TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable

source: ANSM - Mis à jour le : 14/03/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Oxcarbazépine .......... 60 mg

Pour 1 ml.

Excipients: chaque ml contient également 0,30 mg de parahydroxybenzoate de propyle (E216), 1,20 mg de parahydroxybenzoate de méthyle (E218), 250 mg de sorbitol liquide à 70 % (non cristallisable) et 0,9 mg d'éthanol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Suspension buvable.

Suspension buvable blanc cassé à légèrement rouge-brun.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Traitement des crises épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire.

·En monothérapie ou en association à un autre traitement antiépileptique chez l'adulte et l'enfant à partir de 6 ans.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

En monothérapie comme en association, le traitement par TRILEPTAL débute par une dose cliniquement efficace, répartie en deux prises par jour. La dose peut être augmentée selon la réponse clinique. Lorsqu'on substitue TRILEPTAL à un autre antiépileptique, la dose de ce dernier doit être réduite progressivement lors de linstauration du traitement. Lors d'associations, la charge médicamenteuse antiépileptique globale du patient étant accrue, il peut être nécessaire de réduire la dose de l'antiépileptique associé et/ou daugmenter plus lentement la dose de TRILEPTAL (voir rubrique 4.5).

La prescription de TRILEPTAL suspension buvable doit être donnée en millilitres (voir tableau de conversion ci-dessous qui donne la posologie en milligrammes et en millilitres). La dose prescrite en ml doit être arrondie au 0,5 ml le plus proche.

Les doses recommandées dans le tableau ci-dessous concernent uniquement les enfants âgés de 6 ans ou plus. Les doses doivent être administrées deux fois par jour.

Dose en milligrammes (à administrer deux fois/j)

Dose en millilitres (à administrer deux fois/j)

45 - 75 mg

1.0 ml

76 - 105 mg

1.5 ml

106 - 135 mg

2.0 ml

136 - 165 mg

2.5 ml

166 - 195 mg

3.0 ml

196 - 225 mg

3.5 ml

226 - 255 mg

4.0 ml

256 - 285 mg

4.5 ml

286 - 315 mg

5.0 ml

316 - 345 mg

5.5 ml

346 - 375 mg

6.0 ml

376 - 405 mg

6.5 ml

406 - 435 mg

7.0 ml

436 - 465 mg

7.5 ml

466 - 495 mg

8.0 ml

496 - 525 mg

8.5 ml

526 - 555 mg

9.0 ml

556 - 585 mg

9.5 ml

586 - 615 mg

10.0 ml

616 - 645 mg

10.5 ml

646 - 675 mg

11.0 ml

676 - 705 mg

11.5 ml

706 - 735 mg

12.0 ml

736 - 765 mg

12.5 ml

766 - 795 mg

13.0 ml

796 - 825 mg

13.5 ml

826 - 855 mg

14.0 ml

856 - 885 mg

14.5 ml

886 - 915 mg

15.0 ml

916 - 945 mg

15.5 ml

946 - 975 mg

16.0 ml

976 - 1005 mg

16.5 ml

1006 - 1035 mg

17.0 ml

1036 - 1065 mg

17.5 ml

1066 - 1095 mg

18.0 ml

1096 - 1125 mg

18.5 ml

1126 - 1155 mg

19.0 ml

1156 - 1185 mg

19.5 ml

1186 - 1215 mg

20.0 ml

Surveillance du traitement

Leffet thérapeutique de loxcarbazépine est principalement exercé par le métabolite actif de loxcarbazépine, le dérivé 10-monohydroxy (DMH) (voir rubrique 5).

La surveillance de la concentration plasmatique de loxcarbazépine ou du DMH nest pas justifiée en pratique courante. Cependant, cela peut être utile dans les situations où une altération de la clairance du DMH est attendue (voir rubrique 4.4). Dans ces situations, la dose de TRILEPTAL peut être ajustée (en se basant sur les concentrations plasmatiques mesurées 2-4 heures après la prise de dose) pour maintenir un pic plasmatique de DMH inférieur à 35 mg/l.

Adultes

Monothérapie

Dose initiale recommandée

TRILEPTAL devrait être instauré avec une dose de 600 mg/jour (8-10 mg/kg/jour), répartie en deux prises.

Dose dentretien

La dose pourra être augmentée par paliers de 600 mg/jour au maximum, à intervalles denviron une semaine, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée. Un effet thérapeutique est observé entre 600 mg/jour et 2 400 mg/jour.

Des essais cliniques contrôlés en monothérapie ont montré que la dose de 1 200 mg/jour est efficace chez des patients non traités par d'autres antiépileptiques. Néanmoins, une dose de 2 400 mg/jour s'est révélée efficace dans les épilepsies réfractaires de patients dont le traitement par d'autres antiépileptiques a été substitué par TRILEPTAL en monothérapie.

Dose maximale recommandée

Chez des patients hospitalisés, la posologie a pu être augmentée jusqu'à 2 400 mg/jour sur une période de 48 heures.

Traitement en association à un autre traitement antiépileptique

Dose initiale recommandée

TRILEPTAL devrait être instauré avec une dose de 600 mg/jour (8-10 mg/kg/jour), répartie en deux prises.

Dose dentretien

La dose pourra être augmentée par paliers de 600 mg/jour au maximum, à intervalles denviron une semaine, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée. Un effet thérapeutique est observé entre 600 mg/jour et 2 400 mg/jour.

Dose maximale recommandée

Lors d'essais cliniques contrôlés avec des traitements associés, des posologies journalières de 600 à 2 400 mg se sont avérées efficaces. Cependant, la majorité des patients n'a pu tolérer la dose de 2 400 mg/jour sans une réduction de la posologie des antiépileptiques associés, essentiellement en raison des effets indésirables sur le système nerveux central.

Dans les études cliniques, des posologies quotidiennes supérieures à 2 400 mg/jour n'ont pas été étudiées de façon systématique.

Sujets âgés (65 ans et plus)

Aucune recommandation spécifique de dose nest nécessaire chez les sujets âgés car les doses thérapeutiques sont ajustées individuellement. Les ajustements de doses sont recommandés chez les sujets âgés présentant une altération de la fonction rénale (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir les informations ci-dessous concernant le dosage en cas daltération de la fonction rénale). Une surveillance étroite des taux sériques de sodium est nécessaire chez les patients à risque dhyponatrémie (voir rubrique 4.4).

Patients présentant une altération de la fonction hépatique

Aucun ajustement posologique nest nécessaire en cas d'altération légère à modérée de la fonction hépatique. L'oxcarbazépine na pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Une surveillance est donc nécessaire chez ces patients (voir rubrique 5.2).

Patients présentant une altération de la fonction rénale

En cas d'altération de la fonction rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), le traitement par TRILEPTAL doit débuter à une posologie réduite de moitié par rapport à la posologie initiale habituelle (soit 300 mg/jour), la dose sera ensuite augmentée avec des intervalles d'au moins une semaine afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée (voir rubrique 5.2).

L'augmentation de la posologie chez l'insuffisant rénal peut nécessiter une surveillance accrue.

Population pédiatrique

Dose initiale recommandée

En monothérapie comme en association, TRILEPTAL devrait être instauré avec une dose de 8-10 mg/kg/jour, répartie en deux prises.

Dose dentretien

Lors dessais cliniques avec une utilisation en association, une dose dentretien de 30-46 mg/kg/jour, maintenue pendant plus de deux semaines, sest montrée efficace et bien tolérée chez les enfants. Des effets thérapeutiques ont été observés avec une dose dentretien médiane denviron 30 mg/kg/jour.

Dose maximale recommandée

Si ceci est cliniquement nécessaire, la dose initiale pourra être augmentée par paliers de 10 mg/kg/jour au maximum, à intervalles denviron une semaine, jusquà un maximum de 46 mg/kg/jour, afin d'obtenir la réponse clinique souhaitée (voir rubrique 5.2).

TRILEPTAL est recommandé chez lenfant de 6 ans et plus. La sécurité demploi et lefficacité ont été évaluées lors dessais cliniques contrôlés incluant approximativement 230 enfants âgés de moins de 6 ans (jusquà 1 mois). TRILEPTAL nest pas recommandé chez lenfant de moins de 6 ans compte-tenu que la sécurité demploi et lefficacité nont pas été suffisamment démontrées.

Toutes ces recommandations posologiques (adultes, sujets âgés, enfants) sont basées sur les doses étudiées lors des essais cliniques portant sur tous les groupes dâge. Néanmoins, des doses initiales plus faibles peuvent être envisagées si adaptées.

Méthode dadministration

Avant de prendre TRILEPTAL suspension buvable, secouer énergiquement le flacon et préparer la dose immédiatement après.

La quantité prescrite de suspension buvable doit être prélevée dans le flacon à l'aide de la seringue pour administration orale fournie. TRILEPTAL suspension buvable peut être avalé directement à l'aide de la seringue ou mélangé dans un petit verre d'eau juste avant l'administration. Après chaque utilisation, fermer le flacon et essuyer l'extérieur de la seringue à l'aide d'un tissu propre et sec.

TRILEPTAL peut être pris avec ou sans aliments.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à l'oxcarbazépine ou à l'un des excipients.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Hypersensibilité

Des réactions dhypersensibilité de classe I (immédiate) incluant éruptions cutanées, prurit, urticaire, angioedème et des réactions anaphylactiques ont été rapportées lors de la post-commercialisation. Des cas danaphylaxie et dangioedème touchant le larynx, la glotte, les lèvres et les paupières ont été rapportés chez des patients après la première prise ou après plusieurs prises de TRILEPTAL. Si un patient présente ces réactions lors dun traitement par TRILEPTAL, le traitement doit être arrêté et un traitement alternatif doit être instauré.

En cas d'antécédents de réaction dhypersensibilité à la carbamazépine, les patients doivent être avertis d'un risque de réaction dhypersensibilité (ex : réactions cutanées sévères) à TRILEPTAL dans environ 25-30 % des cas (voir rubrique 4.8)

Des réactions d'hypersensibilité y compris des réactions dhypersensibilité systémique peuvent également survenir chez des patients sans antécédent d'hypersensibilité à la carbamazépine. Ces réactions peuvent être cutanées, hépatiques, sanguines, lymphatique ou affecter dautres organes, de façon isolée ou ensemble dans un contexte de réaction systémique (voir rubrique 4.8). En général, si des signes et symptômes évocateurs de réactions dhypersensibilité apparaissent (voir rubrique 4.8), le traitement par TRILEPTAL doit être immédiatement arrêté.

Réactions dermatologiques

Des réactions dermatologiques sévères, incluant syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse (Syndrome de Lyell) et érythème polymorphe ont été très rarement signalés lors de lutilisation de TRILEPTAL. Ces réactions dermatologiques sévères peuvent nécessiter une hospitalisation car elles peuvent menacer le pronostic vital et très rarement savérer fatales. Ces cas se sont produits chez lenfant et chez les adultes. Le temps moyen dapparition était de 19 jours. Plusieurs cas isolés de réapparition de ces réactions cutanées sévères ont été signalés lors dune reprise du traitement par TRILEPTAL. Si un patient développe une réaction cutanée avec TRILEPTAL, il faudra envisager larrêt immédiat de TRILEPTAL (à moins que létiologie de léruption ne soit pas clairement liée au médicament) et la prescription dun autre traitement antiépileptique doit être envisagée afin déviter lapparition de convulsions.

Le traitement par TRILEPTAL ne doit pas être re-instauré chez les patients qui lont arrêté à cause dune réaction dhypersensibilité (voir rubrique 4.3).

Allèle HLA-B*1502 chez les sujets dorigine chinoise (Han) ou thaïlandaise et chez dautres populations asiatiques.

Les porteurs de lallèle HLA-B*1502 dorigine chinoise (Han) et thaïlandaise ont montré un risque élevé dapparition de réactions cutanées sévères telles que le Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) au cours dun traitement par carbamazépine.

La structure chimique de loxcarbazépine est apparentée à celle de la carbamazépine, et il est possible que les patients porteurs de lallèle HLA-B*1502 puissent aussi présenter un risque de SSJ après traitement par oxcarbazépine.

Il existe des données qui suggèrent quune telle association existe pour loxcarbazépine.

La prévalence de porteurs de HLA-B*1502 est denviron 10% dans les populations chinoises Han et thaïlandaises.

Lorsque cela est possible, il est recommandé de dépister la présence de cet allèle chez ces sujets avant linstauration dun traitement par carbamazépine ou autre composé chimiquement apparenté.

Chez les patients ayant ces origines pour lesquelles la recherche de lallèle HLA-B*1502 est positive, lutilisation de loxcarbazépine peut être envisagée si les bénéfices semblent être supérieurs aux risques.

Du fait de la prévalence de cet allèle dans dautres populations asiatiques (par exemple au-dessus de 15% aux Philippines et en Malaisie), la recherche de lallèle HLA-B*1502 chez les populations à risque peut être envisagée.

La prévalence de lallèle HLA-B*1502 est négligeable, par exemple, chez les descendants européens, africains, chez les populations espagnoles étudiées, et chez les japonais et les coréens (< 1%).

Les fréquences alléliques se réfèrentau pourcentage de chromosomes dans la population qui porte un allèle donné. Comme une personne porte deux exemplaires de chaque chromosome, mais quun seule copie de l'allèle HLA-B*1502 peut être suffisant pour augmenter le risque de SSJ, le pourcentage de patients qui peuvent être à risque est presque égal à deux fois la fréquence de l'allèle.

Allèle HLA-A*3101 Descendants européens et populations japonaises

Des données suggèrent que chez les patients dorigine européenne et les japonais la présence de lallèle HLA-A*3101 est associé à un risque majoré dapparition des réactions cutanées induites par la carbamazépine, tels que le Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), lépidermolyse nécrosante suraiguë (ou Toxic Epidermal Necrolysis (TEN)), le DRESS syndrome (ou Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptom) ou les moins sévères comme la pustulose exanthémateuse aiguë généralisée et léruption maculopapuleuse généralisée.

La fréquence de lallèle HLA-A*3101 varie de manière importante selon les populations. Lallèle HLA-A*3101 a une prévalence de 2 à 5 % dans les populations européennes et denviron 10% dans la population japonaise.

Il est possible que la présence de lallèle HLA-A*3101 augmente le risque de réactions cutanées induites par la carbamazépine (principalement les moins sévères) de 5,0% dans la population générale à 26% chez les sujets dorigine européenne, alors que son absence semble réduire le risque de 5,0% à 3,8%.

Allèle HLA-A*3101 Autres descendants

La fréquence de cet allèle est estimée à moins de 5% dans la majorité des populations dAustralie, dAsie, dAfrique et dAmérique du Nord avec quelques exceptions entre 5 à 12%. Une fréquence supérieure à 15% a été estimée dans quelques groupes ethniques dAmérique du Sud (Argentine et Brésil), Amérique du Nord (Navajo et Sioux aux Etats-Unis et Sonora Seri au Mexique) et dInde du Sud (Tamil Nadu) et entre 10% et 15% dans dautres ethnies natives de ces mêmes régions.

Les fréquences alléliques se réfèrentau pourcentage de chromosomes dans la population qui porte un allèle donné. Comme une personne porte deux exemplaires de chaque chromosome, mais quun seul exemplaire de l'allèle HLA-A*3101 peut être suffisant pour augmenter le risque de SSJ, le pourcentage de patients qui peuvent être à risque est presque égal à deux fois la fréquence de l'allèle.

Il ny pas assez de données disponibles pour recommander un dépistage systématique de lallèle HLA-A*3101 avant de débuter un traitement par carbamazépine, ou par un composé chimiquement apparenté.

Si la présence de lallèle HLA-A*3101 est connue chez des patients dorigine européenne ou japonaise, lutilisation de carbamazépine ou dun composé apparenté peut être envisagée si les bénéfices semblent être supérieurs aux risques.

Limites du dépistage génétique

Les résultats du dépistage génétique ne doivent jamais se substituer à une vigilance clinique appropriée et à un suivi du patient.

Beaucoup de patients asiatiques positifs pour lallèle HLA-B*1502 et traités par TRILEPTAL ne développeront pas de SSJ/TEN et les patients négatifs pour lallèle HLA-B*1502 de toute origine ethnique peuvent toujours développer un SSJ/TEN. Ceci est également vrai pour lallèle HLA-A*3101 par rapport au risque de SSJ, TEN, DRESS, AGEP ou déruption maculopapuleuse. Le développement de ces effets indésirables cutanés sévères et de leur morbidité lié à dautres facteurs possibles tels que la dose dantiépileptique, lobservance, les traitements concomitants, les co-morbidités, et le niveau de surveillance dermatologique nont pas été étudiés.

Information destinée aux professionnels de santé

Si le dépistage de lallèle HLA-B*1502 est réalisé, un « génotypage HLA-B*1502 » en haute résolution est recommandé. Le dépistage est positif si un ou deux allèles HLA-B*1502 sont détectés et négatif si aucun allèle HLA-B*1502 nest détecté. De même, si le dépistage de lallèle HLA-A*3101 est réalisé, un « génotypage HLA-A*3101 » en haute-résolution est recommandé. Le dépistage est positif si un ou deux allèles HLA-A*3101 sont détectés, et négatif si aucun allèle HLA-A*3101 nest détecté.

Risque daggravation des crises épileptiques

Un risque daggravation des crises épileptiques a été rapporté avec TRILEPTAL. Le risque daggravation des crises épileptiques a été particulièrement observé chez les enfants mais il peut aussi se produire chez les adultes. En cas daggravation des crises épileptiques, TRILEPTAL doit être arrêté.

Hyponatrémie

Des hyponatrémies, avec des taux sériques de sodium inférieurs à 125 mmol/l, généralement asymptomatiques et nayant pas nécessité dajustement thérapeutique, ont été rapportées chez 2,7 % des patients traités par l'oxcarbazépine. Lexpérience acquise au cours des études cliniques montre que la natrémie se normalise après réduction de la dose, arrêt du traitement ou mise en uvre dun traitement symptomatique (par exemple restriction hydrique). En cas daffection rénale préexistante associée à une natrémie basse (ex : syndrome de sécrétion inappropriée dhormone anti-diurétique) ou chez les patients recevant de façon concomitante des traitements hyponatrémiants (ex : diurétiques, desmopressine) ou des AINS (ex : indométacine), la natrémie devra être contrôlée avant linstauration du traitement. Par la suite, la natrémie devra être contrôlée après environ deux semaines, puis tous les mois pendant les 3 premiers mois du traitement ou selon les besoins. Ces facteurs de risque peuvent s'appliquer en particulier au sujet âgé.

Chez les patients traités par l'oxcarbazépine et devant commencer un traitement hyponatrémiant les mêmes recommandations devront s'appliquer. De façon générale, sil apparaît des symptômes cliniques évocateurs dhyponatrémie lors du traitement par TRILEPTAL (voir rubrique 4.8), le contrôle de la natrémie doit être envisagé. Dans les autres cas, le contrôle de la natrémie fait partie du bilan biologique habituel.

Un contrôle régulier du poids de tous les patients présentant une insuffisance cardiaque devra être réalisé afin de détecter la survenue d'unerétention liquidienne.

En cas de rétention liquidienne ou d'aggravation de l'état cardiaque, la natrémie devra être contrôlée. Si une hyponatrémie est constatée, la restriction hydrique est une mesure thérapeutique importante.

Bien que, les essais cliniques naient pas établi que loxcarbazépine soit associée à une altération de la conduction cardiaque, théoriquement, les patients présentant des troubles de la conduction préexistants (par ex. bloc auriculo-ventriculaire, arythmie) devront être surveillés attentivement.

Hypothyroïdie

Lhypothyroïdie est un effet indésirable de loxcarbazépine (associé à une fréquence indéterminée, voir rubrique 4.8). Compte-tenu de limportance des hormones thyroïdiennes dans le développement de lenfant après la naissance, une surveillance de la fonction thyroïdienne est recommandée dans la population pédiatrique pendant le traitement par TRILEPTAL.

Fonction hépatique

De très rares cas d'hépatites ont été rapportés dont l'évolution a été favorable dans la plupart des cas. Lorsqu'une anomalie hépatique est suspectée, un contrôle de la fonction hépatique devra être réalisé et l'interruption du traitement par TRILEPTAL envisagée. Il faut être prudent lors du traitement de patients atteints dinsuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.2 et 5.2)

Fonction rénale

Chez les patients présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), il faut être prudent durant le traitement par TRILEPTAL, plus particulièrement en ce qui concerne la dose initiale et laugmentation de dose. Une surveillance des concentrations plasmatiques du DMH peut être envisagée (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Réactions hématologiques

De très rares cas dagranulocytose, anémie aplasique et pancytopénie ont été observés après commercialisation chez des patients traités par TRILEPTAL (voir rubrique 4.8). Larrêt du traitement doit être envisagé en cas dapparition des signes importants de dépression de la moelle osseuse.

Risque suicidaire

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des AEs dans plusieurs indications. Une méta-analyse dessais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des AEs a également montré une légère augmentation du risque didées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles nexcluent pas la possibilité dune augmentation de ce risque pour loxcarbazépine.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe didées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes didées et de comportements suicidaires.

Contraceptifs oraux

Les femmes en âge de procréer doivent être averties que la prise de TRILEPTAL peut rendre inefficaces les contraceptifs oraux (voir rubrique 4.5). Il est recommandé dutiliser dautres formes de contraception, non hormonales, pendant le traitement par TRILEPTAL.

Alcool

La prudence est recommandée en cas de consommation dalcool lors d'un traitement par TRILEPTAL car il y a risque de potentialisation des effets sédatifs.

Arrêt du traitement

Comme pour tous les médicaments antiépileptiques, le traitement par TRILEPTAL doit être arrêté progressivement pour diminuer le risque daugmentation de la fréquence des crises épileptiques.

Surveillance des concentrations plasmatiques

Bien que les corrélations entre les doses et les concentrations plasmatiques doxcarbazépine, et entre les concentrations plasmatiques et lefficacité clinique et la tolérance soient ténues, une surveillance des concentrations plasmatiques peut être nécessaire dans les situations suivantes afin décarter une non-observance ou dans les situations où une altération de la clairance du DMH est attendue, incluant :

·Modifications de la fonction rénale (voir altération de la fonction rénale dans la rubrique 4.2).

·Grossesse (voir rubriques 4.6 et 4.5).

·Utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques (voir rubrique 4.5)

Autres

La suspension buvable doxcarbazépine contient moins de 100 mg d'éthanol par prise. Elle contient des parahydroxybenzoates qui peuvent être à l'origine de réactions allergiques (pouvant être retardées).

En raison de la présence de sorbitol, ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints de rares cas dintolérance héréditaires au fructose.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Induction enzymatique

Loxcarbazépine et son métabolite actif (dérivé monohydroxy DMH) sont des inducteurs faibles in vitro et in vivo des isoenzymes CYP3A4 et CYP3A5 du cytochrome P450 responsables du métabolisme de plusieurs médicaments, par exemple : des immunosuppresseurs (ex. ciclosporine, tacrolimus), des contraceptifs oraux (voir ci-dessous), et dautres antiépileptiques (ex : carbamazépine) entraînant une diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments (voir tableau ci-dessous résumant les résultats avec dautres antiépileptiques).

In vitro, loxcarbazépine et le DMH sont des inducteurs faibles de lUDP-glucuronyl transférase (les effets sur des enzymes spécifiques de cette classe ne sont pas connus). Par conséquent, un effet in vivo sur les médicaments principalement éliminés par conjugaison via les UDP-glucuronyl transférases est peu probable. En cas dinstauration du traitement avec TRILEPTAL ou en cas de changement de posologie, 2 à 3 semaines peuvent être nécessaires pour atteindre le nouveau niveau dinduction.

En cas dinterruption du traitement par TRILEPTAL, une diminution de la posologie du traitement associé peut être nécessaire et elle doit être décidée en fonction des signes cliniques et/ou dun dosage plasmatique. Linduction diminue en général progressivement pendant les 2 à 3 semaines suivant larrêt.

Contraceptifs oraux

Il a été établi que TRILEPTAL avait une influence sur les deux principes actifs dun contraceptif oral [éthinylestradiol (EE) et lévonorgestrel (LNG)]. Les valeurs moyennes de l'ASC, de l'EE et du LNG étaient diminuées respectivement de 48-52 % et 32-52 %. Par conséquent, un traitement par TRILEPTAL peut induire une inefficacité des contraceptifs oraux (voir rubrique 4.4). Une autre méthode contraceptive efficace doit être utilisée.

Inhibition enzymatique

Loxcarbazépine et son métabolite pharmacologiquement actif (le dérivé monohydroxy, DMH) inhibent la CYP2C19. Par conséquent, des interactions peuvent survenir lors dadministration concomitante de fortes doses de TRILEPTAL et de médicaments métabolisés par la CYP2C19 (ex. phénytoïne). Les concentrations plasmatiques de phénytoïne ont augmenté jusquà 40 % quand loxcarbazépine était administrée à des doses supérieures à 1200 mg/jour (voir tableau ci-dessous résumant les résultats avec dautres antiépileptiques). Dans ce cas, une diminution de la dose de phénytoïne peut être nécessaire (voir rubrique 4.2).

Antiépileptiques

Les interactions potentielles entre loxcarbazépine et les autres médicaments antiépileptiques ont été évaluées dans les études cliniques. Le tableau ci-après résume leffet de ces interactions sur les valeurs moyennes des ASC (Aire Sous la Courbe) et de Cmin.

Résumé des interactions entre TRILEPTAL et les autres médicaments antiépileptiques

Antiépileptique administré en association

Influence de TRILEPTAL sur la concentration du médicament antiépileptique

Influence du médicament antiépileptique sur la concentration du DMH

Carbamazépine

Diminution de 0 22 % (augmentation de 30 % de l'époxyde de carbamazépine)

Diminution de 40 %

Clobazam

Non étudié

Pas dinfluence

Felbamate

Non étudié

Pas dinfluence

Lamotrigine

Pas dinfluence

Pas dinfluence

Phénobarbital

Augmentation de 14 - 15 %

Diminution de 30 31 %

Phénytoïne

Augmentation de 0 - 40 %

Diminution de 29 35 %

Acide valproïque

Pas dinfluence

Diminution de 0 - 18 %

Il a été montré que les puissants inducteurs des enzymes du cytochrome P450 (cest-à-dire la carbamazépine, la phénytoïne et le phénobarbital) diminuaient les concentrations plasmatiques de DMH (29-40 %) chez ladulte ; chez lenfant de 4 à 12 ans, la clairance du DMH augmente denviron 35 % en cas dadministration concomitante avec lun des trois antiépileptiques inducteurs enzymatiques par rapport à ladministration en monothérapie). Lassociation de TRILEPTAL avec la lamotrigine a été associée à une augmentation des effets indésirables (nausées, somnolence, vertiges et céphalées). Quand un ou plusieurs antiépileptiques sont administrés en association avec TRILEPTAL, une adaptation posologique minutieuse et/ou un contrôle du taux plasmatique doit être envisagé au cas par cas, principalement chez les enfants traités concomitamment avec la lamotrigine.

Aucun phénomène dauto-induction na été observé avec TRILEPTAL.

Autres interactions médicamenteuses

La cimétidine, lérythromycine, la viloxazine, la warfarine et le dextropropoxyphène nont pas deffet sur la pharmacocinétique du DMH.

Linteraction entre loxcarbazépine et les IMAOs est théoriquement possible par lanalogie structurale avec les antidépresseurs tricycliques.

Des patients traités par des antidépresseurs tricycliques ont été inclus dans les essais cliniques et aucune interaction cliniquement significative n'a été observée.

L'association du lithium avec l'oxcarbazépine pourrait augmenter les effets neurotoxiques.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Femme en âge de procréer et mesures contraceptives

TRILEPTAL peut entraîner une inefficacité des contraceptifs contenant de léthinylestradiol (EE) et du lévonorgestrel (LNG) (voir rubriques 4.4 et 4.5). Les femmes en âge de procréer doivent être informées dutiliser une méthode de contraception très efficace (de préférence non-hormonale, par exemple un implant intra-utérin) pendant le traitement par TRILEPTAL.

Grossesse

Risque lié à lépilepsie et aux antiépileptiques en général :

Chez les femmes traitées pour une épilepsie, une augmentation du nombre de malformations a été observé principalement en cas de polythérapie, particulièrement si elle inclut le valproate.

Par ailleurs, un traitement antiépileptique efficace ne doit pas être arrêté car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le ftus peuvent être graves.

Risque lié à loxcarbazépine :

Il existe un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300-1000 issues de grossesse). Cependant, les données concernant les malformations congénitales liées à loxcarbazépine sont limitées. Les données disponibles nont pas mis en évidence daugmentation du taux global de malformations avec TRILEPTAL par rapport au taux observé dans la population générale (2-3%). Néanmoins, les données relatives étant encore limitées, un risque tératogène modéré ne peut pas être complètement exclu.

Compte tenu de ces données :

En cas de grossesse ou si une grossesse est envisagée :

·il conviendra de réévaluer soigneusement lutilisation du produit ;

·la dose minimale efficace sera prescrite et de préférence une monothérapie sera utilisée au moins pendant le premier trimestre de la grossesse ;

·pendant la grossesse, un traitement antiépileptique efficace par oxcarbazépine ne doit pas être interrompu, laggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au ftus.

Surveillance et prévention :

Certains médicaments antiépileptiques peuvent contribuer au déficit en acide folique, cause possible d'anomalies ftales. Une supplémentation en acide folique est recommandée avant et pendant la grossesse. Compte tenu que lefficacité de cette mesure nest pas démontrée, un diagnostic anténatal spécifique doit être proposé aux femmes quelles soient supplémentées ou non en acide folique.

Des données provenant dun nombre limité de femmes montrent que le taux plasmatique du métabolite actif de loxcarbazépine, le 10-monohydroxy-dérivé (DMH), peut diminuer progressivement pendant la grossesse. Il est recommandé de contrôler étroitement la réponse clinique chez les femmes recevant du TRILEPTAL pendant la grossesse pour sassurer que le contrôle des crises est maintenu. Le dosage plasmatique du DMH peut être nécessaire. Si les doses ont été augmentées pendant la grossesse, le dosage plasmatique du DMH dans le post-partum peut être nécessaire pour la surveillance.

Chez le nouveau-né :

Des syndromes hémorragiques ont été rapportés chez les nouveau-nés avec des médicaments antiépileptiques inducteurs hépatiques. Par mesure de précaution, de la vitamine K1 devra être administrée de façon préventive durant les dernières semaines de la grossesse ainsi qu'au nouveau-né au moment de la naissance.

Allaitement

Loxcarbazépine et son métabolite actif (DMH) sont présents dans le lait maternel. Un rapport de concentration lait/plasma de 0,5 a été trouvé. Les effets chez le nouveau-né exposé ne sont pas connus. Par conséquent, lutilisation de l'oxcarbazépine nest pas recommandée pendant lallaitement.

Fertilité

Aucune donnée clinique relative à la fertilité n'est disponible. Chez les rats, loxcarbazépine na montré aucun effet sur la fertilité. Des effets sur les paramètres de la reproduction ont été observés chez les rates à des doses de DMH comparables aux doses chez lHomme (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Des effets indésirables tels que des sensations vertigineuses, une somnolence, une ataxie, une diplopie, une vision floue, des troubles visuels, une hyponatrémie et une diminution du niveau deconscience ont été rapportés avec TRILEPTAL (pour la liste complète des effets indésirables, voir rubrique 4.8), particulièrement en début de traitement ou lors dajustements de dose (plus fréquemment durant la phase daugmentation de la dose). Les patients doivent donc faire preuve de prudence lors de la conduite dun véhicule ou lors de lutilisation dune machine.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont : somnolence, céphalées, vertiges, diplopie, nausées, vomissements et fatigue rencontrés dans 10 % des patients.

Le profil des effets indésirables par système ou organe est basé sur les effets indésirables survenus dans les études cliniques et évalués comme étant liés à TRILEPTAL. Sont également pris en compte les effets indésirables cliniquement significatifs observés lors d'un usage compassionnel et depuis la commercialisation du produit.

Liste tabulée des effets indésirables

Estimation de la fréquence* : très fréquent : ³ 1/10 ; fréquent : ³ 1/100 - < 10 ; peu fréquent : ³ 1/1000-< 1/100; rare : ³1/10000 - < 1/1000; très rare : < 1/10000 ; fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données existantes.

*Selon la classification des fréquences CIOMS III

Au sein de chaque classe de système -organe, les effets indésirables sont classés par fréquence, les effets indésirables les plus fréquents en premier. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent : leucopénie.

Très rare : thrombopénie.

Indéterminée : dépression médullaire, anémie aplasique, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie.

Affections du système immunitaire

Très rare : hypersensibilité*.

Indéterminée : réactions anaphylactiques.

Affections endocriniennes

Indéterminée : hypothyroïdie.

Affections métaboliques et nutritionnelles

Fréquent : hyponatrémie.

Très rare : hyponatrémie saccompagnant de signes et symptômes tels que convulsions, encéphalopathie, diminution du niveau deconscience, confusion (voir aussi Affections du Système Nerveux pour dautres effets indésirables), troubles visuels (par exemple vision floue), hypothyroïdie, vomissements, nausées.

Indéterminée : syndrome de sécrétion inappropriée dhormone anti-diurétique saccompagnant de signes et symptômes tels que léthargie, nausées, sensations vertigineuses, diminution de losmolalité sérique (sanguine), vomissements, céphalées, état confusionnel ou dautres signes et symptômes neurologiques.

Affections psychiatriques

Fréquent : agitation (par exemple nervosité), instabilité émotionnelle, confusion, dépression, apathie.

Affections du système nerveux

Très fréquent : somnolence, céphalées, vertiges.

Fréquent : ataxie, tremblements, nystagmus, troubles de lattention, amnésie.

Indéterminée : troubles de la parole (y compris dysarthrie) ; plus fréquents durant la phase daugmentation de dose de TRILEPTAL.

Affections oculaires

Très fréquent : diplopie.

Fréquent : vision floue, troubles oculaires.

Affections auditives et du labyrinthe

Fréquent : vertiges.

Affections cardiaques

Très rares : bloc auriculo-ventriculaire, arythmie.

Affections vasculaires

Indéterminée : hypertension.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : vomissements, nausées.

Fréquent : diarrhée, douleur abdominale, constipation.

Très rare : pancréatite et/ou élévation des lipases et/ou amylases.

Affections hépato-biliaires

Très rare : hépatite.

Affections cutanées et du tissu sous-cutané

Fréquent : éruptions cutanées, acné, alopécie.

Peu fréquent : urticaire.

Très rare : syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse (Syndrome de Lyell), angioedème, érythème polymorphe (voir rubrique 4.4).

Indéterminée : syndrome dhypersensibilité médicamenteuse (DRESS) **, pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG) **

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare : lupus érythémateux disséminé.

Indéterminée : des cas de diminution de la densité minérale osseuse, dostéopénie, dostéoporose et de fractures ont été rapportés chez des patients traités au long cours par TRILEPTAL. Le mécanisme par lequel loxcarbazépine agit sur le métabolisme osseux na pas été identifié.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent : fatigue.

Fréquent : asthénie.

Investigations

Peu fréquent : élévation des enzymes hépatiques et des phosphatases alcalines.

Indéterminée : diminution de la T4 (sans signification clinique claire)

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Indéterminée : chute

Très rarement une hyponatrémie cliniquement significative (sodium < 125 mmol/l) accompagnée de signes ou symptômes cliniques peut survenir pendant le traitement. Bien quelle soit généralement mise en évidence pendant les trois premiers mois du traitement, certains patients ont présenté une hyponatrémie inférieure à 125 mmol/l plus dun an après linstauration du traitement (voir rubrique 4.4).

**Effets indésirables issus des cas spontanés et de la littérature (fréquence indéterminée) :

Les effets indésirables suivants sont issus de lexpérience post-commercialisation avec TRILEPTAL provenant de la déclaration des cas spontanés et de ceux de la littérature. Il apparaît que ces effets sont rapportés de façon volontaire par une population de taille non connue, aussi, nest-il pas possible destimer de manière fiable la fréquence de ces effets indésirables. Celle-ci est donc classée comme indéterminée.

* Réaction dhypersensibilité (incluant lhypersensibilité multi-organique) caractérisée par des symptômes tels que rash, fièvre. Dautres organes ou systèmes peuvent être atteints comme les systèmes lymphatique et sanguin (par exemple une éosinophilie, une thrombocytopénie, une leucopénie, une lymphadénopathie, une splénomégalie), le foie (par exemple une hépatite, des tests de la fonction hépatique anormaux), les muscles et les articulations (par exemple un gonflement des articulations, des myalgies, des arthralgies), le système nerveux (par exemple une encéphalopathie hépatique), les reins (par exemple une insuffisance rénale, une néphrite interstitielle, protéinurie), les poumons (par exemple un dème pulmonaire, un asthme, des bronchospasmes, une pneumopathie interstitielle, une dyspnée), un angioedème.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de Santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Des cas isolés de surdosage ont été rapportés. La dose maximale absorbée était denviron 48 000 mg.

Signes et symptômes

Troubles de l'équilibre hydro-électrolytique : hyponatrémie

Affections oculaires : diplopie, myosis, vision floue

Affections gastro-intestinales : nausées, vomissements, hyperkinésie

Troubles généraux et anomalies au site dadministration : fatigue

Investigations : diminution de la fréquence respiratoire, allongement de lintervalle QTc

Affections du système nerveux : endormissement et somnolence, sensations vertigineuses, ataxie et nystagmus, tremblements, troubles de la coordination (coordination anormale), convulsion, céphalée, coma, perte de conscience, dyskinésie

Affections psychiatriques : agressivité, agitation, état confusionnel

Affections vasculaires : hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : dyspnée

Traitement du surdosage

Il nexiste pas dantidote spécifique. Il faut instaurer un traitement symptomatique et mettre en uvre les mesures de soutien qui simposent. Il est recommandé déliminer le médicament par lavage gastrique et/ou de linactiver par ladministration de charbon activé.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique: ANTI-EPILEPTIQUES, Code ATC: N03AF02.

L'activité pharmacologique de l'oxcarbazépine est liée essentiellement à son métabolite (DMH) (voir rubrique 5.2).

Le mécanisme d'action de l'oxcarbazépine et du DMH serait essentiellement dû à un blocage des canaux sodiques voltage-dépendant, ce qui a pour effet de stabiliser les membranes neuronales hyperexcitées, d'inhiber les décharges neuronales répétitives et de diminuer la propagation des influx synaptiques. Il est possible qu'une augmentation de la conductance du potassium et une modulation des canaux calciques voltage-dépendant activés contribuent également aux effets anticonvulsivants. Il n'a pas été observé d'interactions significatives avec les neurotransmetteurs cérébraux ou les sites des récepteurs modulateurs.

L'oxcarbazépine et son métabolite actif (DMH) sont des antiépileptiques puissants et efficaces chez l'animal. Il a été montré qu'ils protégeaient les rongeurs contre les crises tonico-cloniques généralisées et, à moindre degré, contre les crises cloniques. Chez le singe Rhésus porteur d'implants en aluminium, ces substances actives abolissent ou réduisent la fréquence des crises partielles récurrentes chroniques. Chez des souris et rats traités quotidiennement pendant respectivement 5 jours ou 4 semaines par l'oxcarbazépine ou le DMH, il n'a pas été constaté de signe d'accoutumance (c'est-à-dire d'atténuation de l'effet anticonvulsivant) sur les crises tonico-cloniques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Après administration orale, loxcarbazépine est complètement absorbée et largement transformée en son métabolite pharmacologiquement actif (DMH).

Après administration dune dose unique de 600 mg d'oxcarbazépine à des volontaires sains de sexe masculin, à jeun, la valeur moyenne de la Cmax du DMH était de 34 mmol/l, avec une valeur médiane correspondante de tmax de 4,5 heures.

Lors d'une étude chez lhomme évaluant le bilan global après administration d'oxcarbazépine radiomarquée, 2 % seulement de la radioactivité plasmatique totale correspondaient à de loxcarbazépine inchangée, environ 70 % correspondaient à du DMH et le reste à des métabolites secondaires mineurs rapidement éliminés.

Comme les aliments naffectent ni la vitesse ni le taux d'absorption de loxcarbazépine, TRILEPTAL peut être pris avec ou sans aliments.

Distribution

Le volume apparent de distribution du DMH est de 49 litres.

Environ 40 % du DMH sont liés aux protéines sériques, principalement lalbumine. Dans la fourchette thérapeutique, le taux de liaison sest avéré indépendant de la concentration sérique. Ni loxcarbazépine ni le DMH ne se fixent à lalpha-1-glycoprotéine acide.

Loxcarbazépine et son métabolite actif (DMH) traversent le placenta. Dans un cas, les concentrations plasmatiques de DMH étaient comparables chez le nouveau-né et chez la mère.

Métabolisme

Loxcarbazépine est rapidement métabolisée par des enzymes cytosoliques hépatiques en DMH qui est le principal responsable de leffet pharmacologique de TRILEPTAL. Le DMH est lui-même métabolisé par conjugaison à lacide glucuronique. Une faible quantité (4 % de la dose) est oxydée en un métabolite pharmacologique inactif (dérivé 10, 11-dihydroxy, DDH).

Elimination

Loxcarbazépine est éliminée de lorganisme essentiellement sous la forme de métabolites qui sont principalement excrétés par voie rénale. Plus de 95 % de la dose sont retrouvés dans les urines, avec moins de 1 % sous forme doxcarbazépine inchangée. Lexcrétion fécale représente moins de 4 % de la dose administrée. Environ 80 % de la dose sont excrétés dans les urines soit sous forme de glucuronides du DMH (49 %), soit sous forme de DMH inchangé (27 %), tandis que le DDH inactif représente environ 3 % et que des conjugués doxcarbazépine représentent 13 % de la dose.

Loxcarbazépine est rapidement éliminée du plasma avec une demi-vie apparente comprise entre 1,3 et 2,3 heures. En revanche, la demi-vie plasmatique apparente du DMH est en moyenne de 9,3 ± 1,8 heures.

Relation proportionnelle avec la dose

L'état d'équilibre des concentrations plasmatiques du DMH est atteint en 2 à 3 jours lorsque l'oxcarbazépine est administrée deux fois par jour. A létat déquilibre, pour des doses allant de 300 à 2400 mg/jour, la pharmacocinétique du DMH est linéaire et proportionnelle à la dose.

Populations particulières

Patients présentant une altération de la fonction hépatique

La pharmacocinétique et le métabolisme de loxcarbazépine et du DMH ont été étudiés chez des volontaires sains et des patients présentant des troubles hépatiques, après une prise orale unique de 900 mg. La pharmacocinétique de loxcarbazépine et du DMH na pas été modifiée par une altération légère à modérée de la fonction hépatique. TRILEPTAL na pas été étudié chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Patients présentant une altération de la fonction rénale

Il existe une relation linéaire entre la clairance de la créatinine et la clairance rénale du DMH. Quand on administre une dose unique de 300 mg de TRILEPTAL à des patients dont la fonction rénale est perturbée (clairance de la créatinine < 30 ml/min), la demi-vie délimination du DMH est prolongée de 60-90 % (16 à 19 heures) avec un doublement de lASC par comparaison avec des adultes ayant une fonction rénale normale (10 heures).

Enfants

La pharmacocinétique du TRILEPTAL a été étudiée dans des essais cliniques chez des enfants recevant de loxcarbazépine à une dose comprise entre 10-60 mg/kg/jour. La clairance rénale du DMH normalisée par le poids corporel diminue au fur et à mesure que lâge et le poids augmentent et sapprochent des valeurs de lâge adulte. La clairance moyenne du DMH normalisée par le poids corporel chez lenfant entre 4 et 12 ans est environ 40 % supérieure à celle de ladulte. Par conséquent, lexposition au DMH attendue chez des enfants dans cette tranche dâge traités avec une dose similaire ajustée suivant le poids est 2/3 de celle de ladulte. Pour les patients âgés de 13 ans ou plus, avec laugmentation du poids, la clairance attendue du DMH normalisée par le poids est celle de ladulte.

Grossesse

Des données provenant dun nombre limité de femmes montrent que le taux plasmatique du métabolite actif de loxcarbazépine, le 10-monohydroxy-dérivé (DMH) peut diminuer progressivement pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).

Personnes âgées

Après ladministration de doses uniques (300 mg) et multiples (600 mg par jour) d'oxcarbazépine à des volontaires âgés (60 - 82 ans), les concentrations plasmatiques maximales et ASC du DMH étaient 30 % - 60 % plus élevées que chez des volontaires plus jeunes (18-32 ans). Une comparaison entre volontaires jeunes et âgés sur le plan de la clairance de la créatinine montre que la différence sexplique par une diminution de la clairance de la créatinine liée au vieillissement. Les doses thérapeutiques sont ajustées au cas par cas, des recommandations posologiques particulières ne sont pas nécessaires.

Sexe

Aucune différence pharmacocinétique liée au sexe na été observée chez lenfant, ladulte ou les patients âgés.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les données des études précliniques de toxicité, de tolérance pharmacologique et de génotoxicité de loxcarbazépine et de son métabolite pharmacologiquement actif, le dérivé monohydroxy (DMH) ne révèlent aucun danger particulier pour lhomme.

Des signes de néphrotoxicité ont été observés dans des études de toxicité après administration de doses répétées chez le rat, mais pas chez le chien ou la souris.

Immunotoxicité

Les études de leffet immunostimulant menées chez la souris ont montré que le DMH (et à un moindre degré loxcarbazépine) pourrait induire une hypersensibilité retardée.

Mutagènese

Loxcarbazépine a augmenté les fréquences de mutation dans un test dAmes in vitro, en absence dactivation métabolique dans lune des cinq souches bactériennes. Loxcarbazépine et le DMH ont produit des augmentations daberrations chromosomiques et/ou de polyploïdie dans un test in vitro sur un ovaire de Hamster chinois, en labsence dactivation métabolique. Le DMH était négatif au test dAmes, et aucune activité mutagénique ou clastogénique na été trouvée avec loxcarbazépine ou le DMH dans des cellules in vitro de Hamster chinois V79. Loxcarbazépine et le DMH sont tous les deux négatifs pour des effets clastogéniques ou aneugéniques (formations de micro-noyaux) lors dun test in vivo sur de la moëlle osseuse de rat.

Toxicité sur la reproduction

Chez le rat, la fertilité des deux sexes nest pas affectée par loxcarbazépine à des doses orales allant jusquà 150 mg/kg/jour, pour lesquelles il ny a pas de marge de sécurité. Néanmoins, une perturbation du cycle stral et un nombre réduit de corps jaunes, dimplantations et dembryons vivants ont été observés chez les femelles à des doses de DMH comparable à celles des humains (voir rubrique 4.6).

Les études standards de toxicité sur la reproduction chez le rongeur et le lapin ont montré des augmentations de l'incidence de la mortalité embryo-foetal et/ou un léger retard du développement anténatal et/ou postnatal de la progéniture aux doses toxiques pour la mère. Une augmentation des malformations embryo-ftales chez le rat a été observée dans l'une des huit études d'embryotoxicité qui ont été réalisées avec l'oxcarbazépine ou le DMH à des doses qui ont également causé une toxicité pour la mère (voir rubrique 4.6).

Carcinogènese

Dans les études de carcinogènese, il a été observé des tumeurs hépatiques (rats et souris), des tumeurs testiculaires et des tumeurs à cellules granuleuses dans le tractus génital des femelles (rats) chez les animaux traités. La survenue des tumeurs hépatiques était plus probablement une conséquence de linduction des enzymes microsomiales hépatiques, un phénomène inductif, qui bien que ne pouvant être exclu, nest que faible ou absent chez les patients traités par l'oxcarbazépine. Les tumeurs testiculaires peuvent avoir été induites par des concentrations élevées d'hormone lutéïnisante. En raison de l'absence d'une telle augmentation chez l'humain, ces tumeurs sont considérées comme dénuées de signification clinique. Une augmentation de lincidence, liée à la dose, des tumeurs à cellules granuleuses dans le tractus génital des femelles (col de lutérus et vagin) a été observée chez la rate lors dune étude de carcinogénèse avec le DMH. Ces effets ont été observés à des niveaux dexposition comparables aux niveaux dexposition attendus en clinique. Le mécanisme dapparition de ces tumeurs na pas été complètement déterminé mais peut être lié à une augmentation des concentrations destradiol spécifique au rat. La signification clinique de ces tumeurs est peu claire.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Parahydroxybenzoate de propyle (E 216), saccharine sodique, acide sorbique (E 200), stéarate de macrogol 400, parahydroxybenzoate de méthyle (E 218), arôme prune jaune/citron (contenant de l'éthanol), acide ascorbique (E 300), cellulose dispersible (contenant de la cellulose microcristalline et de la carmellose sodique), propylèneglycol, sorbitol liquide à 70 % (non cristallisable), eau purifiée.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

A conserver maximum 7 semaines après la première ouverture du flacon.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Flacon en verre brun (ambré) de type III, contenant 250 ml de suspension buvable. Les flacons ont un bouchon inviolable et sont conditionnés dans une boîte en carton avec une seringue pour administration orale en polypropylène de 10 ml et un adaptateur.

Boîte de 1 flacon.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·357 901-2: 250 ml en flacon (verre brun).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Médicament soumis à prescription médicale.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 14/03/2016

Dénomination du médicament

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable

Oxcarbazépine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit ou a été prescrit à votre enfant. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?

3. COMMENT PRENDRE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

La substance active de TRILEPTAL est l'oxcarbazépine.

TRILEPTAL appartient à un groupe de médicaments appelé anticonvulsivants ou antiépileptiques.

Indications thérapeutiques

Les médicaments comme TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable sont des traitements usuels de lépilepsie.

Lépilepsie est un trouble du cerveau qui provoque chez les gens des crises épileptiques et des convulsions récurrentes. Les crises épileptiques apparaissent en raison dune anomalie transitoire de lactivité électrique du cerveau. Normalement, les cellules du cerveau coordonnent notamment les mouvements du corps en émettant des signaux par les nerfs des muscles dune façon organisée, ordonnée. Dans lépilepsie, les cellules du cerveau émettent trop de signaux dune façon désordonnée pouvant entraîner par exemple une activité musculaire non coordonnée appelée crise épileptique.

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable est utilisé pour traiter les crises épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire. Les crises épileptiques partielles impliquent une zone limitée du cerveau, mais peuvent sétendre à la totalité du cerveau entraînant une crise tonico-clonique généralisée. Il existe deux types de crises épileptiques partielles : simple et complexe. Dans les crises partielles simples, le patient reste conscient alors que dans les crises partielles complexes, la conscience du patient est altérée.

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable agit en maintenant sous contrôle les cellules nerveuses « hyperexcitables » du cerveau, supprimant ou réduisant la fréquence de telles crises.

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable peut être utilisé seul ou en association avec dautres médicaments antiépileptiques.

Généralement, le médecin essayera de trouver le médicament qui agit le mieux pour vous ou pour votre enfant. Toutefois, en cas dépilepsie plus sévère, une association de deux ou plusieurs médicaments peut être nécessaire pour contrôler les crises épileptiques.

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable est utilisé chez ladulte et lenfant à partir de 6 ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Suivez avec précaution toutes les instructions de votre médecin, elles peuvent être différentes des informations générales contenues dans cette notice.

Surveillance durant votre traitement par TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable

Avant et pendant votre traitement par TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable, votre médecin peut effectuer des tests sanguins pour déterminer votre dose. Votre médecin vous dira quand réaliser ces tests.

Contre-indications

Ne prenez jamais TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à loxcarbazépine ou à lun des autres composants contenus dans suspension buvable de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable (listés dans la rubrique 6. « Informations supplémentaires »).

Si ceci sapplique à vous, parlez-en à votre médecin avant de prendre TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable.

Si vous pensez que vous êtes allergique, demandez conseil à votre médecin.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions demploi

Consultez votre médecin avant de prendre TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable si un des cas suivants vous concerne :

·si vous avez déjà eu des manifestations allergiques (éruptions cutanées ou autres signes dallergie) à la carbamazépine ou à tout autre médicament. Si vous êtes allergique à la carbamazépine, la probabilité de développer une réaction allergique à loxcarbazépine (TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable) est approximativement de 1 sur 4 (25 %) ;

·si vous avez une maladie du rein ;

·si vous avez une maladie grave du foie ;

·si vous prenez des diurétiques (médicaments utilisés pour aider les reins à éliminer les sels et leau en augmentant la quantité durine produite) ;

·si vous avez une maladie cardiaque, un essoufflement et/ou un gonflement des pieds et des jambes dû à une rétention de liquides ;

·si votre taux sanguin de sodium dans les prises de sang est bas (voir rubrique 4. « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ») ;

·si vous êtes une femme et que vous prenez une contraception hormonale (telle que la pilule contraceptive) TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable risque darrêter leffet de votre contraception. Pendant votre traitement, utilisez une méthode contraceptive différente ou supplémentaire (non-hormonale). Ceci afin déviter une grossesse non désirée. Parlez immédiatement à votre médecin si vous avez des saignements vaginaux irréguliers ou des pertes vaginales légères. Pour toute question, consultez votre médecin ou un professionnel de santé.

Le risque de réactions cutanées graves associé à la carbamazépine ou à dautres composés chimiquement apparentés peut être prédit par un test sanguin chez les patients chinois Han ou dorigine Thaï. Votre médecin vous indiquera si un test sanguin est nécessaire avant de prendre de loxcarbazépine.

Si vous présentez un des symptômes suivants après le début de votre traitement par TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable, prévenez votre médecin immédiatement ou rendez-vous aux urgences de lhôpital le plus proche de votre domicile :

·si vous présentez une réaction allergique après le début de la prise de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable. Les symptômes sont : gonflement des lèvres, des paupières, du visage, de la gorge, de la bouche ou des difficultés pour respirer dapparition brutale, une fièvre avec un gonflement des ganglions, une éruption cutanée ou des cloques sur la peau,

·si vous constatez des symptômes dune hépatite telle quune jaunisse (coloration jaune de la peau ou du blanc des yeux),

·si vous présentez une augmentation de la fréquence des crises épileptiques. Ceci est particulièrement important pour les enfants, mais cela peut également se produire chez les adultes,

·si vous constatez des symptômes possibles dune maladie du sang tels quune fatigue, un essoufflement court lors dun exercice, un teint pâle, des maux de tête, des frissons, des sensations vertigineuses, des infections fréquentes avec fièvre, une angine, des ulcérations dans la bouche, des saignements ou des bleus apparaissant plus facilement que dhabitude, des saignements de nez, des plaques rougeâtres à violacées, ou des taches inexpliquées sur la peau.

·des pensées autodestructrices ou suicidaires ont également été observées chez un petit nombre de personnes traitées par des anti-épileptiques tels que TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable. Si vous avez ce type de pensées, contactez immédiatement votre médecin.

·si vous constatez un rythme cardiaque rapide ou inhabituellement lent.

Enfants et adolescents

Chez les enfants, votre médecin peut recommander une surveillance de la fonction thyroïdienne avant et pendant le traitement.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable:

Prévenez votre médecin ou votre pharmacien, si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Cela sapplique spécialement si vous prenez :

·des contraceptifs hormonaux comme la « pilule » ; (voir rubrique « Faites attention avec TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ») ;

·dautres antiépileptiques comme la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la lamotrigine ;

·des médicaments qui diminuent la concentration sanguine en sodium comme les diurétiques (utilisés pour aider les reins à éliminer les sels et leau en augmentant la quantité durine produite), la desmopressine et des anti-inflammatoires dits non stéroïdiens comme lindométacine ;

·du lithium et des IMAO (médicaments utilisés pour traiter les troubles de lhumeur et certains types de dépression).

·des médicaments qui contrôlent votre système immunitaire comme la ciclosporine, le tacrolimus.

Interactions avec les aliments et les boissons

Aliments et boissons

TRILEPTAL peut être pris avec ou sans aliments.

L'alcool peut augmenter les effets sédatifs de TRILEPTAL.

Eviter l'alcool autant que possible et demandez conseil à votre médecin.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace.

Prévenez votre médecin en cas de grossesse ou de désir de grossesse. Votre traitement doit être réévalué si vous envisagez une grossesse. Votre médecin vous expliquera les bénéfices et les risques potentiels du traitement.

N'arrêtez pas un traitement par TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable pendant la grossesse sans avoir consulté votre médecin. Il est important de contrôler les crises épileptiques pendant la grossesse.

Cependant un risque danomalie congénitale pour lenfant à naitre ne peut être complétement exclu.

Votre médecin peut vous conseiller de prendre un supplément d'acide folique si vous envisagez une grossesse et pendant votre grossesse.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

Vous ne devez pas allaiter pendant le traitement par TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable.

Ce médicament passe dans le lait maternel et peut entraîner des effets indésirables pour votre bébé.

Si vous allaitez, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines :

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable peut provoquer des étourdissements ou une somnolence, ou peut causer une vision floue, une vision double, un manque de coordination musculaire ou des troubles de la conscience, en particulier en début de traitement ou durant laugmentation de dose.

Vous devez discuter avec votre médecin pour savoir si vous pouvez conduire des véhicules ou utiliser des machines.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable:

La suspension buvable de TRILEPTAL contient du sorbitol.

Si vous présentez une intolérance à certains sucres, contacter votre médecin avant de prendre ce médicament.

La suspension buvable de TRILEPTAL contient moins de 100 mg d'éthanol (alcool) par prise.

La suspension buvable de TRILEPTAL contient des parahydroxybenzoates (parahydroxybenzoate de propyle (E216) et parahydroxybenzoate de méthyle (E218)) qui peuvent être à l'origine de réactions allergiques (pouvant être retardées).

3. COMMENT PRENDRE TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin ou votre pharmacien même si elles sont différentes de celles contenues dans cette notice. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Votre dose doit être donnée en millilitres (ml).

La dose que votre médecin vous a prescrite doit être donnée en millilitres (ml) et non en milligrammes (mg). Cette information est importante car la seringue utilisée pour prélever la dose appropriée dans le flacon est graduée en millilitres. Si votre prescription a été rédigée en milligrammes, contactez votre médecin ou votre pharmacien.

Dose adulte

·La dose usuelle au début du traitement de TRILEPTAL chez les adultes (incluant les personnes âgées) est de 10 ml de suspension buvable (600 mg d'oxcarbazépine) par jour.

·Prenez une dose de 5 ml de suspension buvable (300 mg d'oxcarbazépine) 2 fois par jour.

·Votre médecin pourra augmenter la dose graduellement pour trouver la meilleure dose pour votre enfant. Les meilleurs résultats sont généralement obtenus à des doses comprises entre 10 ml et 40 ml de suspension buvable (600 à 2 400 mg d'oxcarbazépine) par jour.

·Si vous prenez d'autres antiépileptiques, la posologie est la même.

·Si vous avez une maladie rénale (avec insuffisance rénale) la dose au début du traitement est la moitié de la dose usuelle utilisée.

·Si vous avez une maladie grave du foie, votre médecin pourra ajuster votre dose.

Dose enfant

TRILEPTAL peut être pris par les enfants à partir de 6 ans.

La posologie chez l'enfant est calculée par votre médecin et dépend de son poids.

·La dose au début du traitement est de 8 à 10 mg/kg/j répartie en 2 doses égales. Par exemple, un enfant de 30 kg commencera son traitement par une dose de 150 mg (2,5 ml de suspension buvable) 2 fois par jour

·votre médecin pourra augmenter la dose graduellement pour trouver la meilleure dose pour votre enfant. Les meilleurs résultats sont généralement obtenus à la dose de 30 mg/kg/j. La dose maximum pour un enfant est de 46 mg/kg/j.

Comment prendre TRILEPTAL

Pour les instructions complètes, voir section 4 'Instructions pour l'utilisation' à la fin de cette Notice.

Quand prendre TRILEPTAL et quelle est la durée de traitement de TRILEPTAL

Prenez TRILEPTAL deux fois par jour, tous les jours, environ à la même heure, à moins que votre médecin ne vous indique le contraire. Ceci permet d'obtenir un meilleur contrôle de l'épilepsie. Cela vous permettra aussi de vous souvenir quand prendre la solution buvable.

Votre médecin vous donnera la durée de votre traitement ou celle de votre enfant.

La durée de traitement dépend du type de crise épileptique. Un traitement pendant plusieurs années peut être nécessaire pour contrôler les crises épileptiques.

Ne jamais changer de dose ou arrêter le traitement sans prévenir votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable que vous n'auriez dû:

Si vous avez pris plus de solution buvable que ce que votre médecin vous a prescrit, consultez immédiatement votre médecin ou les urgences de l'hôpital le plus proche.

Les symptômes d'un surdosage avec TRILEPTAL peuvent être: somnolence, sensations vertigineuses, nausées, vomissements, augmentation des mouvements incontrôlés, léthargie, confusion, contraction musculaire ou aggravation significative des convulsions, problèmes de coordination et/ou mouvement involontaire des yeux.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable:

Si vous avez oublié une dose, si vous vous en apercevez peu de temps après l'heure prévue, prenez la dose habituelle.

Si vous vous en apercevez peu de temps avant la prise suivante, ne doublez pas la dose. Continuez comme précédemment.

Si vous avez oublié de prendre plusieurs doses, prenez contact immédiatement avec votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable:

Ne jamais arrêter le traitement sans prévenir votre médecin. L'arrêt du traitement doit se faire de manière progressive car un arrêt brutal du traitement peut entraîner la réapparition des crises épileptiques.

Si votre traitement est arrêté, il devra être repris progressivement comme vous l'a indiqué votre médecin.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

La fréquence des effets indésirables possibles est définie selon la convention suivante :

·Très fréquent : survenant chez plus de 1 patient sur 10

·Fréquent : survenant chez 1 à 10 patients sur 100

·Peu fréquent : survenant chez 1 à 10 patients sur 1000

·Très rare : survenant chez moins de 1 patient sur 10 000

·Fréquence indéterminée : fréquence ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles.

Quelques effets indésirables peuvent être graves : demandez une aide médicale immédiatement

Les signes suivants sont très rares, mais ce sont des effets indésirables potentiellement graves qui peuvent nécessiter un traitement médical durgence :

·Gonflement des lèvres, des paupières, du visage, de la gorge ou de la bouche, saccompagnant de difficultés pour respirer, parler ou avaler (révélant des réactions allergiques et un angioedème) ou autres signes dallergie tels que éruption cutanée, fièvre et douleurs dans les muscles et les articulations.

·Apparition de cloques sur la peau et/ou les muqueuses des lèvres, des yeux, de la bouche, des voies nasales ou des voies génitales. Ces lésions sont des manifestations allergiques graves avec parfois un risque vital par décollement rapide et très étendu de la peau incluant un syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson et érythème polymorphe.

·Fatigue, essoufflement lors de lexercice, teint pâle, maux de tête, frissons, sensations vertigineuses, infections fréquentes avec fièvre, angine, ulcérations dans la bouche, saignements ou bleus apparaissant plus facilement que dhabitude, saignement de nez, plaques rougeâtres à violacées ou taches inexpliquées sur la peau révélant une diminution de nombre des plaquettes du sang ou du nombre de cellules sanguines.

·Eruptions cutanées de taches rouges principalement sur le visage pouvant saccompagner de fatigue, fièvre, nausées ou perte dappétit, ce qui peut révéler un lupus érythémateux disséminé.

·Léthargie, confusion, contraction musculaire ou aggravation significative des convulsions (signes possibles dune diminution du taux de sodium dans le sang (voir rubrique 2. « Faites attention avec TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable »).

·Symptômes ressemblant à la grippe avec une jaunisse (coloration jaune de la peau et du blanc des yeux) révélant une hépatite.

·Douleur intense de lestomac (partie supérieure de labdomen), vomissements, perte dappétit pouvant révéler une inflammation du pancréas.

·Prise de poids, fatigue, chute de cheveux, faiblesse musculaire, sensation de froid (signes dune diminution de la fonction de la glande thyroïde).

Si un de ces effets indésirables apparaît, prévenez votre médecin immédiatement ou rendez-vous aux urgences de lhôpital le plus proche de votre domicile.

Le médecin décidera de la poursuite ou non de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable et évaluera la nécessité dun traitement complémentaire.

Autres effets indésirables : prévenez votre médecin dès que possible.

Fréquent: tremblements, troubles de la coordination, mouvements involontaires des yeux, sensation danxiété et de nervosité, dépression, sautes dhumeur, éruptions cutanées.

Très rare : rythme cardiaque irrégulier, ou accélération ou ralentissement du rythme cardiaque.

Fréquence indéterminée : troubles de la parole

Si un de ces effets indésirables apparaît, prévenez votre médecin dès que possible car ils peuvent nécessiter une attention médicale particulière.

Autres effets indésirables, prévenez votre médecin si un de ces effets indésirables vous inquiète :

Ce sont généralement des effets indésirables légers à modérés liés au TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable. La plupart de ces effets sont transitoires et diminuent généralement avec le temps.

Très fréquent : fatigue, maux de tête, sensations vertigineuses, somnolence, nausées, vomissements, vision double.

Fréquent : faiblesse, trouble de la mémoire et de la concentration, apathie (indifférence), agitation, confusion, vision floue, troubles visuels, constipation, diarrhée, douleurs abdominales, acné, chute de cheveux, troubles de léquilibre.

Peu fréquent : urticaire, augmentation des enzymes du foie.

Fréquence indéterminée : augmentation de la tension artérielle, chute.

Prévenez votre médecin si un de ces effets indésirables saggrave.

Des cas de troubles osseux notamment dostéopénie et dostéoporose (amincissement des os) et des fractures ont été rapportés. Prévenez votre médecin ou votre pharmacien si vous êtes sous traitement anti-épileptique de longue durée, si vous avez des antécédents dostéoporose ou si vous prenez des stéroïdes.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable après la date de péremption mentionnée sur le flacon.

La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

A conserver maximum 7 semaines après la première ouverture du flacon.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Ne pas utiliser TRILEPTAL si vous remarquez que l'emballage extérieur est endommagé ou montre des signes d'ouverture.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable ?

La substance active est:

Oxcarbazépine .......... 60 mg

Pour 1 ml.

Les autres composants sont:

Parahydroxybenzoate de propyle (E 216), saccharine sodique, acide sorbique (E 200), stéarate de macrogol 400, parahydroxybenzoate de méthyle (E 218), arôme prune jaune/citron (contenant de l'éthanol), acide ascorbique (E 300), cellulose dispersible (contenant de la cellulose de microcristalline et de la carmellose sodique), propylèneglycol, sorbitol liquide à 70 % (non cristallisable), eau purifiée.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable et contenu de l'emballage extérieur ?

La suspension buvable de TRILEPTAL est de couleur blanc cassé à légèrement rouge-brun. La décoration de la suspension buvable vers une couleur légèrement rouge brun est normale et n'affecte pas la qualité du produit.

TRILEPTAL se présente sous forme d'un flacon de verre brun contenant 250 ml de suspension.

Les flacons possèdent un bouchon inviolable et sont conditionnés dans une boîte en carton avec une seringue de 10 ml et un adaptateur. Chaque boîte contient un flacon.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

Exploitant

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

Fabricant

NOVARTIS PHARMA gmbh

roonstrasse 25

90429 nÜrnberg

allemagne

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants:

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAfssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Instructions pour l'utilisation

Lisez ces instructions attentivement pour savoir comment utiliser ce médicament

Comment utiliser ce médicament

Le système de délivrance se compose de trois éléments:

1. Un adaptateur en plastique que vous devez enfoncer dans le col du flacon. L'adaptateur doit toujours rester dans le flacon.

2. Un flacon contenant 250 ml de médicament, avec un bouchon inviolable. Remettez toujours le bouchon en place après utilisation.

3. Une seringue de 10 ml pour administration orale. Elle s'introduit dans l'adaptateur en plastique pour prélever dans le flacon la dose prescrite.

Comment insérer l'adaptateur en plastique dans le nouveau flacon

1. Secouez le flacon de médicament pendant au moins 10 secondes. 2. Retirez le bouchon inviolable en appuyant fortement dessus et en le tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre (comme indiqué sur le dessus du bouchon). Note: conservez soigneusement le bouchon afin de refermer le flacon après chaque usage.

3. Placez le flacon ouvert sur une table. Enfoncez fortement l'adaptateur en plastique dans le col du flacon aussi loin que vous pouvez. Note: il se peut que vous n'arriviez pas à enfoncer complètement l'adaptateur, mais celui-ci se trouvera définitivement enfoncé dans le flacon lorsque vous revisserez le bouchon. Pour délivrer une dose, veuillez suivre les instructions mentionnées dans la rubrique "Préparation d'une dose de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable".

Préparation d'une dose de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable

TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable peut être avalé directement à l'aide de la seringue pour administration orale ou mélangé dans un petit verre d'eau.

1. Secouez énergiquement le flacon. Préparez la dose immédiatement après. 2. Enfoncez et tournez le bouchon inviolable pour ouvrir le flacon (remettez toujours le bouchon en place après utilisation).

3. Vérifiez que le piston est complètement enfoncé dans le corps de la seringue pour administration orale. 4. Maintenez le flacon en position droite et insérez fortement la seringue dans l'adaptateur en plastique.

5. Maintenez la seringue en place et retournez délicatement le flacon. 6. Tirez lentement et entièrement le piston vers le bas afin que la seringue se remplisse. Repoussez complètement le piston vers le haut afin d'expulser les éventuelles grosses bulles d'air qui pourraient être retenues dans la seringue.

7. Prélevez la dose prescrite: tirez lentement le piston vers le bas jusqu'à ce que le bord supérieur de la bague noire soit au niveau du marqueur indiquant la dose prescrite sur le corps de la seringue. Note: Si la dose prescrite est supérieure à 10 ml, retirez la dose prescrite en deux fois. Premièrement remplissez la seringue jusqu'à la marque 10 ml et retirez 10 ml. Ensuite, vous devrez recharger la seringue afin d'arriver à la quantité restante.

8. Redressez délicatement le flacon. Retirez la seringue en la tournant doucement pour la faire sortir de l'adaptateur en plastique.

9. La dose de TRILEPTAL 60 mg/ml, suspension buvable peut être avalée directement à l'aide de la seringue (le patient doit être assis bien droit et le piston doit être poussé lentement afin de permettre au patient d'avaler le médicament).

Ou bien, la dose peut être mélangée dans un petit verre d'eau juste avant l'administration. Agitez le mélange et buvez-le immédiatement.

10. Remettez le bouchon inviolable en place après utilisation.

11. Nettoyage: après utilisation, essuyez l'extérieur de la seringue avec un tissu propre et sec.

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Source : ANSM

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