TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

source: ANSM - Mis à jour le : 30/05/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate d'imipramine ............. 10 mg

Pour un comprimé enrobé.

Excipients: lactose, saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé enrobé.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Episodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés).

·Enurésie nocturne de l'enfant dans le cas où toute pathologie organique a été exclue.

·Douleurs neuropathiques de l'adulte.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

DEPRESSION

Posologie

La posologie usuelle pour le traitement de la dépression varie de 75 à 150 mg par jour.

La posologie initiale est le plus souvent de 75 mg mais elle peut être adaptée individuellement dans la fourchette des doses recommandées. Cette posologie sera éventuellement réévaluée après 3 semaines de traitement effectif à doses efficaces.

Mode dadministration

Les caractéristiques pharmacocinétiques de ce médicament autorisent une seule prise journalière, pendant les repas ou à distance de ceux-ci. Il peut être nécessaire, selon les cas, de prendre le médicament au plus tard vers 16 heures, afin de prévenir une éventuelle insomnie.

Durée du traitement

Le traitement par antidépresseur est symptomatique.

Le traitement dun épisode est de plusieurs mois (habituellement de lordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de lépisode dépressif.

ENURESIE (à partir de 6 ans)

Laugmentation des doses, si nécessaire, se fera de façon progressive.

De 6 à 12 ans : 1 à 3 comprimés à 10 mg par jour (10 à 30 mg dimipramine).

Plus de 12 ans : 2 à 5 comprimés à 10 mg par jour (20 à 50 mg dimipramine).

Les posologies préconisées sont faibles par rapport à celles utilisées dans la dépression. Leffet anticholinergique périphérique constitue un avantage dans cette indication.

DOULEURS NEUROPATHIQUES DE LADULTE

Le traitement doit débuter à doses faibles : 10 à 25 mg par jour. La dose est ensuite progressivement augmentée, par palier de 10 à 25 mg toutes les semaines, selon la tolérance. La posologie est individuelle (25 à 300 mg/jour), une dose quotidienne de 25 à 75 mg est généralement suffisante.

Le traitement dentretien doit se faire à la plus petite dose efficace, et lintérêt du traitement doit être réévalué de façon périodique.

Populations à risques

Sujet âgé

Le traitement sera initié à posologie faible, cest-à-dire en pratique à la moitié de la posologie minimale recommandée (voir rubrique 5.2). Laugmentation des doses, si nécessaire, sera progressive, en pratiquant une surveillance clinique : les effets indésirables des imipraminiques peuvent en effet avoir des conséquences graves chez la personne âgée (chutes, confusions).

Insuffisance hépatique et rénale

Il convient de diminuer la posologie (voir rubrique 5.2). Tofranil doit être administré avec prudence chez les patients atteints dune insuffisance hépatique légère à modérée ou dune insuffisance rénale. Cependant, il ne doit pas être administré chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Population pédiatrique

Chez les enfants et adolescents, il nexiste pas suffisamment de preuve de lefficacité et de la tolérance de Tofranil dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs et les douleurs neuropathiques. Lutilisation de Tofranil chez les enfants et adolescents est déconseillée dans ces indications.

Il nexiste pas de donnée sur lutilisation de Tofranil dans le traitement de lénurésie chez les enfants de moins de 6 ans.

Utiliser les doses adaptées de comprimés (10 ou 25 mg) en fonction de la dose journalière prescrite.

Arrêt du traitement

Un arrêt brutal ou une réduction brutale des doses doivent être évités du fait de la survenue possible de symptômes de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à limipramine ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

·Hypersensibilité connue aux antidépresseurs tricycliques du groupe des dibenzazépines

·Risque connu de glaucome par fermeture de langle

·Risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques

·Infarctus du myocarde récent

·Association aux IMAO irréversibles (iproniazide). Respecter un délai de deux semaines entre larrêt de lIMAO et le début du traitement par lantidépresseur sérotoninergique, et dau moins une semaine entre larrêt de lantidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par lIMAO.

·Insuffisance hépatique sévère

·Allaitement

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

Utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans

L'utilisation de l'imipramine est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, excepté chez les enfants de plus de 6 ans dans le traitement dénurésie nocturne après exclusion de toutepathologie organique. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement dopposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo.

Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire lobjet dune surveillance attentive pour détecter lapparition de symptômes suicidaires.

De plus, les données de tolérance à long terme chez lenfant sur la croissance, la maturation sexuelle et le développement cognitif, émotionnel et comportemental sont limitées.

Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru didées suicidaires, dauto-agression et de suicide. Ce risque persiste jusquà obtention dune rémission significative. Lamélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être étroitement surveillés jusquà obtention de cette amélioration. Lexpérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les autres troubles psychiatriques dans lesquels TOFRANIL est prescrit peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions demploi que celles mentionnées pour les patients souffrant dépisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant dautres troubles psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue didées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire lobjet dune surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse dessais cliniques contrôlés versus placebo sur lutilisation dantidépresseurs chez ladulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.

Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue dune aggravation clinique, lapparition didées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Autres effets psychiatriques

Chez certains patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques peuvent être observés au cours du traitement par antidépresseurs tricycliques :

·Une augmentation de lanxiété chez les patients présentant des troubles anxieux (plus prononcée les premiers jours de traitement et disparaissant généralement dans les 2 semaines) ;

·Une réactivation dun délire chez les patients schizophrènes ;

·Des épisodes hypomaniaques ou maniaques chez les patients présentant un trouble bipolaire. En cas de virage maniaque franc, le traitement par imipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.

Une réduction de la posologie peut être nécessaire chez certains patients.

Chez les patients prédisposés et les patients âgés, les antidépresseurs tricycliques peuvent provoquer des psychoses (délirantes) pharmacogéniques, notamment la nuit, ces troubles pouvant également être favorisés par lutilisation de médicaments ayant des effets anticholinergiques. Ces troubles cèdent généralement dans les quelques jours qui suivent larrêt du traitement.

Affections cardiaques et vasculaires

Limipramine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant daffections cardiovasculaires, notamment les patients avec une insuffisance cardiaque, une cardiomyopathie, des arythmies, des troubles de la conduction et chez les patients âgés.

Une surveillance de la fonction cardiaque et un ECG simposent chez ces patients. Des cas isolés de prolongation de lintervalle QTc ainsi que de très rares cas de tachycardie ventriculaire et de mort soudaine ont été rapportés avec Tofranil.

Il est conseillé de contrôler la pression artérielle avant de commencer le traitement par Tofranil, car les patients atteints dhypotension orthostatique ou de troubles de la circulation sanguine risquent de présenter une chute de la pression artérielle.

Convulsions

Les antidépresseurs tricycliques sont connus pour abaisser le seuil épileptogène, de ce fait, TOFRANIL doit être utilisé avec précaution chez les patients épileptiques ou présentant des facteurs de risque de convulsions, tels que lésions cérébrales détiologies variées, en cas dadministration concomitante de médicaments abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.5 la liste des substances concernées) et en cas délectroconvulsivothérapie concomitante. Le risque de crises convulsives étant dose-dépendant, la posologie maximale recommandée de TOFRANIL ne doit pas être dépassée. La survenue de crises convulsives impose larrêt du traitement.

Effets anticholinergiques

Une diminution de la sécrétion lacrymale et laccumulation des sécrétions mucoïdes dues aux propriétés anticholinergiques des antidépresseurs tricycliques peuvent entraîner des lésions de lépithélium cornéen chez les porteurs de lentilles de contact.

Populations particulières

·En cas de traitement avec des antidépresseurs tricycliques, une attention particulière doit être portée aux patients ayant une insuffisance hépatique ou rénale sévère ou une tumeur de la glande surrénale (ex. phéochromocytome, neuroblastome) pour lesquels une crise hypertensive pourrait survenir.

·Il convient dêtre prudent chez les patients souffrant dhyperthyroïdie ou traités par hormones thyroïdiennes (majoration possible des effets indésirables cardiaques).

·Une surveillance périodique des enzymes hépatiques est recommandée chez les patients souffrant de troubles hépatiques.

·Une attention particulière doit être portée chez les patients présentant une constipation chronique, les antidépresseurs tricycliques pouvant entraîner un iléus paralytique, spécialement chez les sujets âgés et alités.

·Une augmentation des caries dentaires a été signalée chez des patients traités au long cours par antidépresseurs tricycliques. Des contrôles dentaires réguliers sont donc recommandés.

Numération leucocytaire

Des modifications de la formule leucocytaire nont été rapportées que dans des cas isolés sous TOFRANIL, des numérations sanguines régulières et la surveillance des symptômes tels quangine, fièvre et maux de gorge sont nécessaires, en particulier au cours des premiers mois de traitement. Elles sont également recommandées en cas de traitement à long terme. Quelques rares cas dagranulocytose ont été rapportés chez des patients traités par TOFRANIL.Une surveillance régulière de la numération formule sanguine ainsi que des symptômes évocateurs (fièvre, maux de gorge) est recommandée, en particulier au cours des premiers mois de traitement.

Anesthésie

Avant toute anesthésie générale ou locale, lanesthésiste doit être informé que le patient est sous traitement par TOFRANIL.

Arrêt de traitement

Larrêt brutal du traitement ou la réduction brutale de la dose doivent être évités pour prévenir lapparition de symptômes de sevrage. Si la décision est prise darrêter le traitement, celui-ci doit être diminué très progressivement, en tenant compte du fait que larrêt brutal peut être associé à certains symptômes céphalées, malaises, sensations vertigineuses, nausées, anxiété, troubles du sommeil (pour la description des risques encourus en cas darrêt du traitement par Tofranil, voir rubrique 4.8).

Lactose Saccharose

En raison de la présence de lactose et de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, dintolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, de déficit en lactase de Lapp ou de déficit en sucrase-isomaltase.

Interactions médicamenteuses

La prise concomitante dimipramine avec les IMAO-A réversibles (moclobémide, bleu de méthylène, linezolide), la clonidine, les sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine pour action systémique par voie IM ou IV) est déconseillée (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de boissons alcoolisées avec limipramine est à éviter, comme avec tout médicament psychotrope.

Précautions particulières demploi

Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.

En cas de virage maniaque franc, le traitement par limipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.

Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents dépilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique, en raison de la possibilité dabaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose larrêt du traitement.

Limipramine doit être utilisée avec prudence :

·Chez le sujet âgé présentant :

oUne plus grande sensibilité à lhypotension orthostatique et à la sédation ;

oUne constipation chronique (risque diléus paralytique) ;

oUne éventuelle hypertrophie prostatique ;

·Chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits ;

·Dans les insuffisances hépatiques légères à modérées et insuffisances rénales, en raison du risque de surdosage (voir rubrique 5.2).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

*Syndrome sérotoninergique :

Certains surdosages ou certains médicaments peuvent conduire à un syndrome sérotoninergique, justifiant l'arrêt immédiat du traitement.

Ces médicaments sont essentiellement représentés par

·Linézolide

·Bleu de méthylène

·Millepertuis

·Péthidine et tramadol

·La plupart des antidépresseurs

·La classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

·Certains agents tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine)

·Inhibiteurs mixtes de la recapture (venlafaxine, milnacipran, sibutramine)

·Avec des indications autres que la dépression : atomoxétine, duloxétine, oxitriptan

·IMAO, en particulier les non sélectifs, et certains inhibiteurs sélectifs de la MAO-A

Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (parfois brutale), simultanément ou successivement, d'un ensemble de symptômes qui peuvent nécessiter une hospitalisation voire entraîner le décès dans des cas exceptionnels.

Les symptômes peuvent être :

·Gastro-intestinaux (diarrhée),

·Neuropsychiatriques (agitation, confusion, hypomanie),

·Moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),

·Végétatifs (variations de tension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).

Le strict respect de la posologie prescrite constitue un facteur essentiel dans la prévention de lapparition de ce syndrome.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ IMAO irréversibles (iproniazide)

Risque de développement d'un syndrome sérotoninergique *.

Respecter un délai de deux semaines entre larrêt de lIMAO et le début du traitement par lantidépresseur sérotoninergique, et dau moins une semaine entre larrêt de lantidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par lIMAO.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Antihypertenseurs centraux (clonidine)

Inhibition de leffet antihypertenseur de la clonidine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).

+ Les inhibiteurs réversibles de la monoamine oxydase A (moclobémide), y compris le linézolide et le bleu de méthylène

Risque de développement d'un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion éventuellement coma.

Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique accrue est nécessaire. Initier lassociation aux doses minimales recommandées.

+ Sympathomimétiques alpha et bêta (voie I.M. et I.V.) (adrénaline, dopamine, noradrénaline, norépinephrine)

Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de lentrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluoxetine, fluvoxamine, paroxetine, sertraline)

Augmentation des concentrations plasmatiques de lantidépresseur imipraminique avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.

Si lassociation thérapeutique est utilisée : renforcer la surveillance clinique et, si nécessaire, procéder à une adaptation posologique.

+ Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous cutanée)

Troubles du rythme ventriculaire sérieux par augmentation de lexcitabilité cardiaque.

Limiter la dose, par exemple, moins de 0,1 mg dadrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure chez ladulte.

+ Anticoagulants oraux (acénocoumarol, apixaban, dabigatran, fluindione, phénindione, rivaroxaban, tioclomarol, warfarine)

Augmentation du risque hémorragique.

Surveillance clinique et, le cas échéant, la surveillance de l'INR plus fréquente. Ajustement éventuel de la dose de l'anticoagulant oral pendant et à la fin de l'utilisation de lassociation.

Associations à prendre en compte

+ Médicaments abaissant la pression artérielle

Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.

+ Médicaments atropiniques

Il faut prendre en considération le fait que les événements indésirables des substances atropiniques peuvent sadditionner, augmentant la probabilité de rétention urinaire, dattaque de glaucome aigue, de constipation, de sécheresse buccale, etc ...

Les différents médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs tricycliques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les agents anti-parkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les phénothiazines neuroleptiques, et la clozapine.

+ Médicaments abaissant le seuil épileptogène

L'utilisation simultanée de médicaments qui sont proconvulsivants ou qui abaissent le seuil de épileptogène doit être examinée avec soin, compte tenu de la gravité du risque encouru. Ces médicaments sont notamment représentés par la majorité des antidépresseurs (tricycliques, inhibiteurs de recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.

+ Baclofène

Risque daugmentation de lhypotonie musculaire.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque

Effet vasodilatateur et risque dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Dapoxétine

Risque de majoration des effets indésirables, notamment de type vertiges ou de syncopes.

+ Orlistat

Risque déchec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.

+ Alcool

Majoration de la dépression centrale.

Laltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et lutilisation de machines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

D'après lexpérience acquise sur l'homme, limipramine est susceptible de provoquer des troubles du développement lorsquelle est administrée pendant la grossesse.

Des rapports isolés ayant mis en évidence une possible relation entre ladministration dantidépresseurs tricycliques et des effets indésirables sur le ftus (troubles du développement), Tofranil doit donc être utilisé après un examen des bénéfices pour la mère et du risque pour le ftus. Le maintien dun bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie.

A ce jour, les données semblent exclure un risque malformatif particulier de limipramine.

Chez les nouveau-nés, de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur imipraminique, des signes dimprégnation (notamment atropiniques) et/ou de sevrage ont parfois été décrits :

·Troubles neurologiques dans la première semaine de vie (hypotonie, hyperexcitabilité, trémulations, voire exceptionnellement convulsions) ;

·Troubles respiratoires (polypnées, accès de cyanose, voire exceptionnellement détresse respiratoire) ;

·Troubles digestifs (difficulté de mise en route de lalimentation, retard à lémission du méconium et distension abdominale).

Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont le plus souvent de courte durée et peu sévères.

Compte-tenu de ces données, lutilisation de limipramine est possible quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.

Allaitement

Le passage dans le lait maternel est mal connu mais probablement faible ; néanmoins, par mesure de précaution, lallaitement est à éviter pendant la durée du traitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Lattention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de survenue deffets indésirables tels que troubles visuels, vertiges, somnolence et autres symptômes nerveux centraux (voir rubrique 4.8) associés à la prise dimipramine. Les patients doivent être avertis sur limportance déviter de conduire des véhicules ou dutiliser des machines sils ressentent ces effets indésirables.

Ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à lexécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation dappareils ou la conduite de véhicules à moteur.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Il peut être difficile de distinguer certains effets indésirables de certains symptômes de la dépression, tels que fatigue, asthénie, troubles du sommeil, nervosité, agitation, anxiété, constipation et sécheresse buccale.

Les patients âgés sont particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques, neurologiques, psychiatriques ou cardiovasculaires. Leur capacité à métaboliser et à éliminer les médicaments peut être réduite, aboutissant à un risque daugmentation des concentrations plasmatiques aux doses thérapeutiques.

Les effets indésirables (tableau 1) sont classés par catégorie de fréquence, les plus fréquents dabord, en utilisant la convention suivante : très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, <1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence non connue (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Tableau 1

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rare

Leucopénie, agranulocytose, éosinophilie, thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Très rare

Réaction anaphylactique

Affections endocriniennes

Très rare

Sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare

Prise de poids anormale

Très rare

Anorexie mentale, augmentation de la glycémie, diminution de la glycémie,

Affections psychiatriques

Fréquent

Nervosité, état confusionnel, délire, hallucinations, anxiété, agitation, manie, hypomanie, troubles de la libido, trouble du sommeil, désorientation

Rare

Trouble psychotique

Très rare

Agressivité

Fréquence non connue

Idées et comportements suicidaires *

Affections du système nerveux

Très fréquent

Tremblements

Fréquent

Étourdissements, céphalées, sédation, somnolence, paresthésies

Rare

Convulsions,

Très rare

Myoclonies, trouble extrapyramidal, ataxie, dysarthrie, syndrome sérotoninergique (en association)

Affections oculaires

Fréquent

Vision floue, troubles de laccommodation, diminution de la sécrétion lacrymale, sécheresse oculaire

Peu fréquent

Mydriase

Très rare

Glaucome

Affections de loreille et du labyrinthe

Fréquent

Vertiges

Très rare

Acouphènes

Affections cardiaques

Très fréquent

Tachycardie sinusale

Fréquent

Arythmies, palpitations, troubles de la conduction, par ex. élargissement du complexe QRS, bloc de branche, modifications de lintervalle PQ

Très rare

Insuffisance cardiaque, arythmie ventriculaire, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, torsades de pointes, infarctus du myocarde

Affections vasculaires

Très fréquent

Bouffées de chaleur, hypotension orthostatique

Très rare

Vasospasme

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rare

Alvéolite allergique (avec ou sans éosinophilie)

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Sécheresse buccale, constipation

Peu fréquent

Nausées, vomissements

Très rare

Iléus paralytique, ulcération de la langue, stomatite, caries dentaires

Affections hépatobiliaires

Très rare

Hépatite (avec ou sans ictère)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Dermatite allergique, éruption cutanée, urticaire

Peu fréquent

Hyperhidrose

Très rare

Purpura, pétéchies, réaction de photosensibilité, alopécie, hyperpigmentation cutanée

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Trouble de la miction

Très rare

Rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare

Gynécomastie, galactorrhée

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquence indéterminée

Mort subite

Investigations

Très fréquent

Électrocardiogramme anormal (par ex. modification des ondes T et ST)

Fréquent

Test de la fonction hépatique anormal

Très rare

Glycémie anormale, perte de poids, électroencéphalogramme anormal, allongement de lintervalle QT sur lélectrocardiogramme, augmentation de la tension artérielle

*Des cas didées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par TOFRANIL ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4).

Symptômes de sevrage à larrêt du traitement

Larrêt du traitement par limipramine, particulièrement quand il est brutal, peut entraîner des symptômes de sevrage.

Ont été observés : vomissements, douleur abdominale, diarrhée, insomnie, nervosité, irritabilité, anxiété, sensations vertigineuses, nausées, céphalées, malaises. Il est donc recommandé de diminuer progressivement les doses dimipramine lorsque le traitement nest plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Des cas dimpuissance ont été également observés.

De très rares cas de cardiomyopathie ont été rapportés.

Effets liés à la nature même de la maladie dépressive :

·Levée de linhibition psychomotrice, avec risque suicidaire,

·Inversion de lhumeur avec apparition dépisodes maniaques,

·Réactivation dun délire chez les sujets psychotiques,

·Manifestations paroxystiques dangoisse.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus montrent un risque accru de fracture osseuse chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et des antidépresseurs tricycliques (ATC). Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Signes et symptômes

En cas de surdosage volontaire ou accidentel impliquant des doses de lordre de 10 mg/kg chez ladulte, 5 mg/kg chez lenfant, on peut observer des manifestations cardiovasculaires sévères (essentiellement des troubles de la conduction conditionnant la gravité de l'intoxication), ainsi que lapparition ou le renforcement de symptômes anticholinergiques, un état confusionnel, des convulsions ou un coma (parfois retardé).

Prise en charge et traitement

Il y a lieu, dans ce cas, de faire hospitaliser immédiatement le malade dans un service spécialisé et de limiter labsorption par ladministration de charbon activé (administration pouvant être répétée en raison du cycle entéro-hépatique) voire par un lavage gastrique, si le patient est intubé.

La prise en charge doit comporter un traitement symptomatique et une surveillance neurologique (coma souvent peu profond, mouvements anormaux, agitation, convulsions parfois précoces), hémodynamique et électrocardiographique, pouvant être prolongée sur plusieurs jours en fonction de la persistance de signes de gravité (coma, convulsions, élargissement du QRS à lECG, troubles du rythme ventriculaire, hypotension artérielle voire collapsus, complications respiratoires) et/ou de signe dimprégnation (pouvant se limiter à des troubles anticholinergiques dont lun des plus constants est la tachycardie sinusale).

Il nexiste aucun antidote spécifique. Les convulsions seront traitées par administration de benzodiazépines. Lélargissement du QRS > 0,12 seconde nécessite ladministration de bicarbonate de sodium molaire avec une surveillance attentive de la kaliémie. L'administration de flumazénil (antidote des intoxications par benzodiazépines fréquemment associées) ou de physostigmine est déconseillée en raison du risque de convulsions. L'hémodialyse ou la dialyse péritonéale sont inefficaces.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : antidépresseur tricyclique. Inhibiteur de la recapture de la noradrenaline et de la sérotonine. Inhibiteur non sélectif de la recapture de la monoamine

Code ATC : NO6AA02

Mécanisme daction

Les effets biochimiques, vraisemblablement à lorigine de leffet thérapeutique, reposent sur une diminution du recaptage présynaptique de la noradrénaline (NA) et de la sérotonine (5‑HT) dont la transmission synaptique est facilitée. L'imipramine peut donc être considérée comme un inhibiteur du recaptage "mixte" de la NA et de la 5-HT en proportions similaires.

Leffet sédatif, lorsquil se manifeste, est en rapport avec la composante histaminergique de la molécule.

Par ailleurs, celle-ci exerce un effet anticholinergique central et périphérique, à lorigine deffets indésirables.

Les propriétés adrénolytiques peuvent provoquer une hypotension orthostatique.

Lamélioration portant spécifiquement sur lhumeur est souvent retardée par rapport aux améliorations symptomatiques telles que le ralentissement idéomoteur, linsomnie ou lanxiété. Cette notion doit être prise en compte avant linterruption dun traitement pour raison dinefficacité, ainsi que dans lajustement des doses efficaces.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Le chlorhydrate dimipramine est rapidement et presque complètement absorbé dans le tractus gastro-intestinal. Lingestion de nourriture na aucun effet sur son absorption et sa biodisponibilité. Au cours de son premier passage dans le foie, limipramine administrée oralement est partiellement transformée en son métabolite actif, la desméthylipramine, qui possède également une activité antidépressive.

La biodisponibilité de limipramine est variable dun sujet à lautre (de 25 à 50 % environ). En raison dun effet de premier passage hépatique important, la biodisponibilité de limipramine est réduite après administration par voie orale denviron 50 % par rapport à ladministration parentérale.

Ladministration orale de 50 mg trois fois par jour pendant 10 jours génère des concentrations plasmatiques stationnaires moyennes entre 21-67 ng/mL pour limipramine et 34-136 ng/mL pour la desméthylipramine.

Distribution

Les concentrations dimipramine dans le liquide céphalorachidien et dans le plasma sont étroitement apparentées. Le volume de distribution est élevé, en moyenne de 211 kg-1. La clairance totale plasmatique de limipramine, calculée après administration intraveineuse, est 1 l/min. La demi-vie délimination plasmatique de limipramine varie dun sujet à lautre : elle est comprise entre 9 et 20 heures.

Limipramine passe la barrière hémato-encéphalique ainsi que dans le lait maternel. Limipramine et son métabolite, la desméthylimipramine, se retrouvent dans le lait maternel à des concentrations similaires aux concentrations plasmatiques.

Liaison aux protéines plasmatiques

La liaison aux protéines est importante, en moyenne de 85 %.

Biotransformation

Le foie joue un rôle majeur dans le processus de métabolisation des antidépresseurs imipraminiques : captation (effet de premier passage) puis biotransformation intense, ce qui explique :

·La forte valeur de la clairance plasmatique, rapportée au débit sanguin hépatique (1,5 l/min)

·Le faible pourcentage de composés actifs retrouvés au niveau urinaire.

En principe, limipramine est N-déméthylé sous la forme N-desméthylimipramine (désimipramine) (métabolite actif) par CYP3A4, CYP2C19, et CYP1A2. Limipramine et la désipramine subissent une hydroxylation, catalysée par CYP2D6 pour former de la 2-hydroximipramine (métabolite actif) et de la 2-hydroxydesipramine (métabolite actif). Les deux voies métaboliques sont sous contrôle génétique.

Le métabolite principal de limipramine est la desméthylimipramine ou désipramine, composé actif, dont la demi-vie est un peu plus longue que celle de la molécule-mère. Lhydroxylation de ces deux molécules donne naissance à dautres métabolites actifs. Leur inactivation se fait par conjugaison avec lacide glucuronique, aboutissant à des substances hydrosolubles éliminées dans les urines ou la bile.

Elimination

Limipramine est éliminée du sang avec une demi-vie de 19 heures.

80 % des conjugués hydrosolubles sont excrétés dans lurine et 20 % dans les fèces. Seulement 5 % environ de la dose est excrété inchangé. Egalement 6 % de la dose est excrété sous forme de désipramine.

Comme la biodisponibilité systémique est plus élevée chez le patient âgé en raison dune clairance plasmatique réduite, il est conseillé de leur donner un dosage plus faible quaux patients appartenant à dautres classes dâge.

Relation concentration-activité

Pour la désipramine, la fourchette thérapeutique communément retenue se situe entre 115 et 250 ng/ml, 180 à 350 ng/ml pour la somme imipramine/désipramine. En pratique courante, le dosage plasmatique nest pas nécessaire pour assurer le suivi thérapeutique. Toutefois, on distingue 2 groupes de malades pour lesquels le monitoring des concentrations plasmatiques peut être souhaitable :

·les patients à risque : sujet âgé, pathologie cardiaque, hépatique, rénale, enfant (voir rubrique 4.4)

·les patients résistants au traitement ou chez lesquels les effets indésirables sont marqués ou encore polymédiqués (voir rubrique 4.5).

Caractéristiques des patients

Sujet âgé

Du fait dune clairance métabolique réduite chez les personnes âgées, les patients âgés présentent des concentrations plasmatiques plus élevées que les sujets plus jeunes. Il est conseillé de leur donner un dosage plus faible quaux patients appartenant à dautres classes dâge.

Population pédiatrique

Chez lenfant, la clairance moyenne et la demi-vie délimination ne diffèrent pas de façon significative par rapport aux contrôles effectués chez ladulte, mais il existe une forte variabilité dun patient à lautre.

Insuffisance hépatique

Etant donné que le médicament est principalement éliminé par métabolisation, un impact significatif sur la clairance du médicament est attendu chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique. Une prudence particulière est recommandée chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée. Limipramine est contre-indiquée chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique sévère.

Insuffisance rénale

Des observations chez des patients atteints d'insuffisance rénale chronique suggèrent un allongement des temps d'élimination des métabolites actifs et inactifs.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

LImipramine n'a pas de potentiel mutagène ou cancérogène. Des études menées chez quatre espèces (souris, rat, lapin et singe) ont montré que l'imipramine administrée par voie orale n'a pas de potentiel tératogène. Des expériences avec des doses élevées dimipramine administrée par voie parentérale ont principalement montré des effets maternotoxiques et foetotoxique; leur relation avec des effets tératogènes n'a pas pu être établie de façon concluante

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Silice colloïdale anhydre V (Aérosil 200 V), glycérol anhydre, lactose, stéarate de magnésium, amidon de maïs, acide stéarique, talc.

Enrobage: hypromellose (HPM 603 C), polymère de vinylpyrrolidone et d'acétate de vinyle (Kollidon VA 64), cellulose microcristalline (Avicel PH 101), macrogol 8000, povidone K30, saccharose, dioxyde de titane (E171), dispersion d'oxyde de fer rouge (E172) dans le dioxyde de titane (30/70), talc.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à l'abri de l'humidité et à une température inférieure à 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

60 comprimés enrobés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

AMDIPHARM LIMITED

3 Burlington Road

DUBLIN 4

IRLANDE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·310 676-2: 60 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 30/05/2017

Dénomination du médicament

TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

Chlorhydrate dimipramine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?

3. Comment prendre TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : antidépresseur tricyclique. Inhibiteur de la recapture de la noradrenaline et de la sérotonine. Inhibiteur non sélectif de la recapture de la monoamine - Code ATC : NO6AA02

Chaque comprimé enrobé contient 10 mg de chlorhydrate dimipramine

Tofranil appartient à une classe de médicaments appelés antidépresseurs tricycliques. Inhibiteur de la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine. Inhibiteur non sélectif de la recapture de la monoamine.

Tofranil est utilisé dans :

·le traitement des épisodes dépressifs

·dans lénurésie nocturne de lenfant (émission involontaire durines dans la nuit), dans le cas où toute maladie organique a été exclue

·dans les douleurs neuropathiques de l'adulte.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?  Retour en haut de la page

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé :

·Si vous êtes allergique à l'imipramine ou à l'un des autres ingrédients (mentionnés à la rubrique 6),

·Si vous êtes allergique à des antidépresseurs tricycliques du groupe des dibenzazépines comme la clomipramine

·Si vous souffrez ou avez déjà souffert dune augmentation de la pression à l'intérieur de l'il (risque de glaucome par fermeture dangle)

·Si vous avez des difficultés pour uriner dorigine prostatique ou autre

·Si vous avez récemment subi un infarctus du myocarde

·Si vous prenez dautres antidépresseurs tel que liproniazide (Prise ou utilisation dautres médicaments).

·Si vous souffrez de problèmes hépatiques sévères

·Si vous allaitez

En cas de doute, il est indispensable de demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Enfants et adolescents de moins de 18 ans

L'efficacité et la sécurité d'emploi de l'imipramine n'ont pas été étudiées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans dans l'épisode dépressif. L'imipramine ne doit de ce fait généralement pas être utilisée chez les patients de moins de 18 ans.

Ne pas interrompre brutalement le traitement, en raison du risque d'apparition d'un syndrome de sevrage (voir Comment prendre TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé- Risque de syndrome de sevrage).

Comme pour tous les autres antidépresseurs, l'action de ce médicament ne se manifeste qu'au bout de plusieurs jours. Il est donc important de poursuivre le traitement régulièrement, même en l'absence d'amélioration immédiate, sauf avis contraire de votre médecin.

Idées suicidaires et aggravationde votre dépression ou de votre trouble anxieux

Si vous souffrez de dépression et/ou de troubles anxieux, vous pouvez parfois avoir des idées dauto-agression (agression envers vous-même) ou de suicide. Ces pensées peuvent être majorées la première fois que vous prenez un antidépresseur, car ce type de médicament n'agit pas tout de suite mais généralement après 2 semaines environ ou plus de traitement.

Vous êtes plus susceptible de présenter ce type de pensées dans les cas suivants :

·si vous avez déjà eu des idées suicidaires ou d'auto-agression dans le passé.

·si vous êtes un jeune adulte. Les études cliniques ont montré que le risque de comportement suicidaire était accru chez les jeunes adultes de moins de 25 ans présentant une maladie psychiatrique et traités par antidépresseur.

Contactez immédiatement votre médecin ou aller directement à lhôpital le plus proche si vous avez des idées suicidaires ou d'auto-agression.

Vous pouvez vous faire aider par un ami ou un parent, en lui expliquant que vous êtes dépressif ou que vous souffrez d'un trouble anxieux, et en lui demandant de lire cette notice.

Vous pouvez lui demander de vous signaler s'il pense que votre dépression ou votre anxiété s'aggrave, ou s'il s'inquiète d'un changement dans votre comportement.

En raison de la présence de lactose et de saccharose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de galactosémie (incapacité à métaboliser le galactose), d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, de déficit en lactase ou de déficit en sucrase-isomaltase (maladies rares entraînant une incapacité à métaboliser les sucres).

Informez votre médecin ou votre pharmacien avant de commencer à utiliser TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé :

·Si vous souffrez ou avez déjà souffert de maladies cardiaques ou vasculaires (vaisseaux sanguins)

·Si vous souffrez ou avez déjà souffert de maladies psychiatriques ou de troubles de lhumeur tels que la psychose

·Si vous souffrez dépilepsie

·Si vous souffrez dun trouble de la prostate quelconque

·Si vous souffrez dune maladie rénale ou hépatique

·Si vous souffrez de constipation chronique

·Si vous souffrez dhyperthyroïdie

·Si vous souffrez dune tumeur de la surrénale

·Si vous portez des lentilles de contact (sécrétion réduite de larmes)

·Si vous avez de la fièvre ou une douleur cardiaque (angine)

·Si vous avez une anesthésie locale ou générale programmée

En cas de doute ne pas hésiter à demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Autres médicaments et TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez pris récemment ou envisagez de prendre tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Vous devez également dire à votre médecin si vous prenez un des médicaments suivants :

·la clonidine, un médicament utilisé pour traiter lhypertension artérielle,

·de ladrénaline, dopamine, noradrénaline ou norépinéphrine par voie injectable, bucco-dentaire ou sous-cutanée,

·dautres antidépresseurs tels que la moclobémide ou un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluvoxamine, fluoxétine, paroxétine, sertraline),

·des médicaments pour traiter des troubles de la coagulation tels que lacenocoumarol, lapixaban, le dabigatran, la fluindione, la phenindione, le rivaroxaban, le tioclomarol ou la warfarine

TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé avec des aliments, boissons et de lalcool

L'absorption de boissons alcoolisées est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament

Grossesse

Ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être utilisé pendant la grossesse.

Allaitement

Ce médicament passe en faibles quantités dans le lait maternel. Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est attirée notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de survenue deffets indésirables tels que troubles visuels, somnolence et autres symptômes nerveux centraux associés à la prise de ce médicament.

Dans de telles situations, la conduite ou lutilisation de machines doivent être évitées.

TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé contient contient du lactose et du sucrose

Si votre médecin vous a indiqué que vous présentiez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin en cas de doute.

Mode et voie d'administration

Tofranil est administré oralement avec de leau.

Durée du traitement

Dans la dépression, le traitement est habituellement de plusieurs mois (de l'ordre de 6 mois).

Si vous avez pris plus de TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé que vous nauriez dû

Si vous avez pris plus de Tofranil, comprimé que vous nauriez dû, contactez immédiatement votre médecin ou le service des urgences de lhôpital le plus proche. Emmenez lemballage et tout comprimé restant avec vous.

Si vous oubliez de prendre TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

Ne prenez pas de double dose pour compenser une dose oubliée

Si vous arrêtez de prendre TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé

N'arrêtez pas votre traitement sans l'avis de votre médecin. En cas d'arrêt brutal du traitement, vous pouvez ressentir dans les premiers jours des symptômes tels que : troubles du sommeil, anxiété, sensations vertigineuses, nausées, maux de tête, malaises.

Pour éviter la survenue de ces troubles, votre médecin vous conseillera dans la plupart des cas de réduire progressivement les doses sur plusieurs semaines.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations <à votre médecin, pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Très fréquents (peut affecter plus dune personne sur 10) :

Tremblements, tachycardie (accélération des battements cardiaques), bouffées de chaleur, hypotension orthostatique (vertiges lors du passage de la position couchée ou assise à debout), sécheresse buccale, constipation pouvant être sévère, résultats dexamens cardiaques anormaux

Fréquents (peut affecter jusquà une personne sur 10) :

Nervosité, état de confusion mentale, délire, hallucinations, anxiété, agitation, manie, hypomanie, troubles de la libido, troubles du sommeil, désorientation, étourdissements, maux de tête, somnolence, sédation, sensation anormale du corps, comme lengourdissement, paresthésie (par exemple sensations de brûlures ou picotements dans les membres), vision floue, troubles de laccommodation (aptitude de lil à sadapter pour voir de près ou de loin), diminution de la sécrétion lacrymale, sécheresse oculaire, vertiges, problèmes cardiaques (troubles de la conduction), palpitations, réactions allergiques au niveau de la peau, éruption cutanée, urticaire (démangeaison cutanée), difficultés à uriner, résultats anormaux aux tests de la fonction hépatique

Peu fréquents (peut affecter jusquà une personne sur 100)

Pupilles dilatées, nausées, vomissements, transpiration excessive

Rares (peut affecter jusquà une personne sur 1 000) :

Convulsions, trouble psychotique, prise de poids anormale

Très rares (peut affecter jusquà une personne sur 10 000) :

Possibilité de modifications du bilan sanguin (hyperéosinophilie, leucopénie, thrombopénie, exceptionnellement agranulocytose) pouvant se traduire par une fièvre inexpliquée, des signes d'infection ou des saignements de nez ou des gencives, réaction allergique, sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique, anorexie, modification de la glycémie (quantité de sucre dans le sang), agressivité, contractions / mouvements musculaires involontaires, ataxie (troubles de la coordination des mouvements), dysarthrie (troubles de larticulation), glaucome (pression intraoculaire accrue), acouphènes (bourdonnement dans les oreilles), insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, ulcération de la langue, obstruction de lintestin, stomatite (inflammation de la muqueuse buccale), inflammation des poumons, hépatite, photosensibilité, perte de cheveux, noircissement de la peau, tâches rouges / violettes sur la peau, incapacité à laisser passer lurine, augmentation du volume des seins, galactorrhée (écoulement de lait par le mamelon en dehors des périodes normales d'allaitement), glycémie anormale, perte de poids, résultats anormaux de lanalyse de lactivité cérébrale, tension artérielle augmentée

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles) :

Idées et comportements suicidaires, syncope

Effets pouvant apparaître en cas darrêt brutal du traitement

En cas darrêt brutal du traitement, vous pouvez ressentir dans les premiers jours des symptômes tels que : vomissements, douleur abdominale, diarrhée, insomnie, nervosité, irritabilité, sensations vertigineuses, anxiété, nausées, maux de tête, malaises.

Pour éviter la survenue de ces troubles, votre médecin vous conseillera dans la plupart des cas de réduire progressivement les doses sur plusieurs semaines.

Narrêtez pas votre traitement sans lavis de votre médecin.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte.

Ce médicament est à conserver à une température inférieure à 30°C et à l'abri de l'humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé  Retour en haut de la page

·La substance active est:

Chlorhydrate d'imipramine ............. 10 mg

Pour un comprimé enrobé.

·Les autres composants sont:

Silice colloïdale anhydre, glycérol anhydre, lactose, stéarate de magnésium, amidon de maïs, acide stéarique, talc.

Enrobage: hypromellose, polymère de vinylpyrrolidone et d'acétate de vinyle, cellulose microcristalline, macrogol 8000, povidone K30, saccharose, dioxyde de titane (E171), dispersion d'oxyde de fer rouge (E172) dans le dioxyde de titane (30/70), talc.

Quest-ce que TOFRANIL 10 mg, comprimé enrobé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimé enrobé.

Boîte de 60 comprimés.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

AMDIPHARM LIMITED

3 Burlington Road

DUBLIN 4

IRLANDE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

CENTRE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES

76, avenue du Midi

63802 COURNON D'AUVERGNE

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

ROTTENDORF PHARMA GMBH

OSTENFELDER STRASSE 51-61

59320 ENNIGERLOH

ALLEMAGNE

Ou

AMDIPHARM UK LIMITED

CAPITAL HOUSE

85 KING WILLIAM STREET

LONDON

EC4N 7BL

ROYAUME UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Sans objet.

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Source : ANSM

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