TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes

source: ANSM - Mis à jour le : 12/09/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de tiapride........... 15,321 mg

Quantité correspondant à tiapride base.... 13,790 mg

Pour 100 ml.

Excipients à effet notoire : parahydroxybenzoate et potassium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution buvable en gouttes.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Chez l'adulte:

·Traitement de courte durée (moins de 4 semaines) des états d'agitation et d'agressivité, notamment en cas de symptômes psychotiques associés ;

·Chorée sévère dans la maladie de Huntington.

Chez l'adulte et l'enfant de plus de 3 ans:

·Forme sévère de la maladie des tics de Gilles de la Tourette lorsque le traitement non pharmacologique nest pas suffisant.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

1 goutte = 5 mg de tiapride.

Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 3 ans.

L'utilisation chez l'enfant de moins de 6 ans sera réservée à des situations exceptionnelles, en milieu spécialisé.

Posologie

La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers.

·Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité, notamment en cas de symptômes psychotiques associés:

oRéservé à l'adulte: 200 à 300 mg maximum par jour, pendant 4 semaines maximum.

·Chorées sévères :

oChez l'adulte: 300 à 800 mg/jour.

Le traitement sera commencé à dose très faible, 25 mg/jour, puis augmenté par palier, très progressivement, jusqu'à obtenir la dose minimale efficace.

·Forme sévère de la maladie des tics de Gilles de la Tourette :

oChez ladulte : 300 à 800 mg/jour.

Le traitement sera commencé à dose très faible, 25 mg/jour, puis augmenté par palier, très progressivement, jusquà obtenir la dose minimale efficace.

oChez l'enfant de plus de 6 ans : 3 à 6 mg/kg/jour. La dose maximale est de 300 mg/jour.

Chez le sujet âgé, la posologie de 200 à 300 mg/jour sera atteinte progressivement.

Le traitement sera instauré à dose faible, 50 mg deux fois par jour. La posologie sera augmentée progressivement par paliers de 50 à 100 mg tous les deux à trois jours. La dose moyenne utilisée chez le sujet âgé est de 200 mg par jour. La dose maximale recommandée est de 300 mg.

Insuffisance rénale

Chez le sujet insuffisant rénal, l'excrétion est corrélée à la clairance de la créatinine. Pour des clairances de la créatinine inférieures à 20 ml/min, les doses journalières seront ajustées selon la gravité de l'insuffisance rénale: une demi-dose pour une clairance de la créatinine de 11 à 20 ml/min et un quart de dose pour une clairance de la créatinine de 10 ml/min.

Insuffisance hépatique

Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique, les données disponibles sont insuffisantes pour établir des recommandations. L'administration doit se faire avec prudence chez ces patients.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

·tumeur prolactino-dépendante connue ou suspectée, par exemple adénome hypophysaire à prolactine et cancer du sein prolactino-dépendant ;

·phéochromocytome, connu ou suspecté ;

·en association avec le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, lhydroxyzine, la pipéraquine, les dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide) (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

·Syndrome Malin des Neuroleptiques potentiellement fatal :

En cas dhyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être lun des éléments du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire) (voir rubrique 4.8). Des cas présentant des signes atypiques tels quune absence de rigidité musculaire ou hypertonie et une fièvre peu élevée ont été observés.

Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder lapparition de lhyperthermie et constituer, par conséquent, des signes dappel précoces.

Bien que cet effet des neuroleptiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.

·Allongement de lintervalle QT : le tiapride prolonge de façon dose-dépendante lintervalle QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire grave, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par lexistence dune bradycardie, dune hypokaliémie, dun QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant lintervalle QT) (voir rubrique 4.8).

Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de sassurer avant toute administration de labsence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :

obradycardie inférieure à 55 battements par minute ;

odéséquilibre électrolytique en particulier hypokaliémie ;

oallongement congénital de lintervalle QT ;

otraitement en cours par un médicament susceptible dentraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de lintervalle QT (voir rubrique 4.3 et 4.5).

TIAPRIDAL doit être prescrit avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque dallongement de lintervalle QT.

Hormis les situations durgence, il est recommandé deffectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités au long cours par un neuroleptique.

·Accident vasculaire cérébral : dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque 3 fois plus élevé daccident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme dune telle augmentation de risque nest pas connu. Une élévation du risque avec dautres antipsychotiques ou chez dautres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral.

·Patients âgés déments : le risque de mortalité est augmenté chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence et traités par antipsychotiques.

Les analyses de 17 études contrôlées versus placebo (durée moyenne de 10 semaines), réalisées chez des patients prenant majoritairement des antipsychotiques atypiques, ont mis en évidence un risque de mortalité 1,6 à 1,7 fois plus élevé chez les patients traités par ces médicaments comparativement au placebo.

A la fin du traitement dune durée moyenne de 10 semaines, le risque de mortalité a été de 4,5 % dans le groupe de patients traités comparé à 2,6 % dans le groupe placebo.

Bien que les causes de décès dans les essais cliniques avec les antipsychotiques atypiques aient été variées, la plupart de ces décès semblait être soit dorigine cardiovasculaire (par exemple insuffisance cardiaque, mort subite) soit dorigine infectieuse (par exemple pneumonie).

Des études épidémiologiques suggèrent que, comme avec les antipsychotiques atypiques, le traitement avec les antipsychotiques classiques peut augmenter la mortalité.

La part respective de lantipsychotique et des caractéristiques des patients dans laugmentation de la mortalité dans les études épidémiologiques nest pas claire.

·Thromboembolie veineuse : des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par TIAPRIDAL et des mesures préventives doivent être mises en uvre (voir rubrique 4.8).

·Cancer du sein : le tiapride peut augmenter les taux de prolactine. Il doit donc être utilisé avec précaution. Quel que soit leur sexe, les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par tiapride.

·Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas déthylisme aigu.

·En dehors de situations exceptionnelles, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.

·Chez lenfant, par insuffisance de données cliniques, la prudence est recommandée lors de lutilisation du produit. De plus, du fait du retentissement cognitif, un examen clinique annuel évaluant les capacités dapprentissage est recommandé. La posologie sera régulièrement adaptée en fonction de létat clinique de lenfant.

·Lutilisation chez lenfant de moins de 6 ans sera réservée à des situations exceptionnelles en milieu spécialisé.

·La prise de ce médicament est déconseillée en association avec lalcool, la lévodopa, les antiparkinsoniens dopaminergiques, les antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes, les neuroleptiques et les autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointe, la méthadone.

·Diminution du péristaltisme : certains antipsychotiques sont associés à une diminution du péristaltisme intestinal, allant de la constipation à lobstruction intestinale, limpaction fécale et liléus paralytique. Des complications avec un taux de mortalité élevé, telles que des colites ischémiques et des nécroses intestinales, conduisant à une dégradation rapide des patients vers un choc septique, ont été très rarement rapportés. Lapparition de symptômes cliniques non spécifiques tels que les douleurs abdominales associées à des vomissements et / ou diarrhée doivent attirer lattention. Une attention particulière est nécessaire chez les patients traités de façon concomitante par des médicaments connus pour induire une constipation (notamment les médicaments ayant des propriétés anticholinergiques) et chez les patients ayant des antécédents de maladie du côlon ou des antécédents de chirurgie abdominale inférieure car ils peuvent aggraver la situation. Il est impératif que la constipation soit reconnue et traitée activement.

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

Précautions d'emploi

·En cas d'insuffisance rénale, réduire la posologie à cause du risque potentiel de coma dû à un surdosage et renforcer la surveillance (voir rubriques 4.2 et 4.8).

·La surveillance du traitement par tiapride doit être renforcée :

ochez les sujets épileptiques en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène ;

ochez le sujet âgé présentant une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique, à une diminution de létat de conscience et au coma ;

oen cas d'affections cardiovasculaires graves, en raison des modifications hémodynamiques, en particulier l'hypotension.

Particulièrement chez les enfants proches de la puberté, une évaluation régulière des effets indésirables endocriniens doit être réalisée.

Des cas de leucopénie, neutropénie et agranulocytose ont été rapportés avec les antipsychotiques dont TIAPRIDAL. Des infections inexpliquées ou de la fièvre peuvent être révélateurs dune leucopénie (voir rubrique 4.8) et nécessiter la réalisation de bilans sanguins immédiats.

Ce médicament contient du potassium. Ce médicament contient 1,13 mg de potassium pour une dose de 300 mg. A prendre en compte chez les patients insuffisants rénaux ou chez les patients suivants un régime hypokaliémiant.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

+ Médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (voir médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (voir médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques. D'autres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.

Pour le dolasétron, lérythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuses sont concernées par cette interaction.

L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.

Toutefois certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques.

Cependant, la dompéridone, le citalopram, lescitalopram, lhydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.

Associations contre-indiquées (Voir rubrique 4.3)

+ Dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide)

Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.

+ Citalopram

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Escitalopram

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées (Voir rubrique 4.4)

+Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, sélégiline, tolcapone)

Antagonisme réciproque du dopaminergique et des neuroleptiques.

Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité dun traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergiques, ces derniers doivent être diminués progressivement jusquà larrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de syndrome malin des neuroleptiques).

+ Autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), et autres médicaments tels que arsénieux, diphémanil, dolasétron IV, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, prucalopride, vincamine IV, moxifloxacine, spiramycine IV, torémifène, vandétanib.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Autres neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupenthixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, zuclopenthixol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par lalcool de leffet sédatif de ces substances.

Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool.

+ Lévodopa

Antagonisme réciproque de la lévodopa et des neuroleptiques.

Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.

+ Méthadone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Azithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Bradycardisants (notamment antiarythmiques de classe Ia, bêta-bloquants, certains antiarythmiques de classe III, certains antagonistes du calcium, digitaliques pilocarpine, anticholinestérasiques)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Clarithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, laxatifs stimulants, glucocorticoïdes, tétracosactide et amphotéricine B par voie IV)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Lithium

Risque dapparition de signes neuropsychiques évocateurs dun syndrome malin des neuroleptiques ou dune intoxication au lithium. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.

+ Roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Odansétron

Avec londansétron administré par voie IV, risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

Associations à prendre en compte

+ Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol), (pour les bêta-bloquants utilisés dans linsuffisance cardiaque, voir aussi Associations faisant lobjet de précautions demploi)

Effet vasodilatateur et risque dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Dapoxétine

Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+ Orlistat

Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.

+ Médicaments abaissant la pression artérielle

Risque de majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse pour éviter toute décompensation. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse.

Il existe des données limitées sur lutilisation du tiapride chez la femme enceinte. Les études chez lanimal nont pas montré deffets néfastes directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire et ftal, laccouchement et le développement postnatal.

L'analyse des grossesses exposées n'a révélé aucun effet malformatif particulier du tiapride.

L'utilisation du tiapride est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.

Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont TIAPRIDAL) au cours du troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque dévénements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en terme de sévérité et de durée après la naissance (voir rubrique 4.8). Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de lalimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.

Allaitement

En l'absence de données sur le passage du tiapride dans le lait maternel, l'allaitement est déconseillé.

Fertilité

Une diminution de la fécondité a été observée chez les animaux traités par tiapride.

Chez la femme, en raison de linteraction avec les récepteurs de la dopamine, le tiapride pourrait entrainer une hyperprolactinémie pouvant être associée avec une aménorrhée, une anovulation, et des problèmes de fécondité (voir rubrique 4.8 Affections endocriniennes).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Les effets indésirables ont été classés par ordre de fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥ 1/100, <1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1000, <1/100 ; rare ≥ 1/10000, <1/1000 ; très rare <1/10 000, fréquence indéterminée (ne peut être estimée avec les données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée

·leucopénie, neutropénie et agranulocytose (voir rubrique 4.4).

Affections endocriniennes

Peu fréquent

·augmentation du taux de prolactine plasmatique réversible après arrêt du médicament pouvant être la cause de : galactorrhée, aménorrhée, gynécomastie, hypertrophie mammaire, douleur mammaire, trouble de lorgasme, impuissance.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée

hyponatrémie, syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique (SIADH).Affections du système nerveux

Fréquent

·Parkinsonisme et symptômes apparentés (tremblements, hypertonie, hypersalivation, hypokinésie) peuvent apparaître. Ces symptômes sont généralement réversibles, après l'administration d'antiparkinsoniens anticholinergiques ;

·céphalées ;

·vertiges, sensation vertigineuse.

Peu fréquent

·dystonie (spasmes, torticolis, crises oculogyres, trismus), akathisie. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'arrêt du traitement ou l'administration d'antiparkinsoniens anticholinergiques.

Rare

·dyskinésies aiguës. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'administration d'antiparkinsoniens anticholinergiques.

Fréquence indéterminée

·des dyskinésies tardives caractérisées par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage et des membres ont été rapportées, comme avec les autres neuroleptiques, surtout après administration prolongée de plus de trois mois. Les antiparkinsoniens anticholinergiques sont sans action ou peuvent provoquer une aggravation ;

·comme avec les autres neuroleptiques, un syndrome malin des neuroleptiques potentiellement fatal (voir rubrique 4.4) ;

·syncope/perte de connaissance,

·convulsion.

Affections psychiatriques

Fréquent

·somnolence/torpeur, insomnie, agitation, indifférence.

Fréquence indéterminée

·confusion, hallucination.

Affections cardiaques

Fréquence indéterminée

·allongement de lintervalle QT ;

·arythmies ventriculaires telles que torsades de pointes, tachycardie ventriculaire,

pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque et une mort subite (voir rubrique 4.4).

Affections vasculaires

Fréquence indéterminée

·des cas de thromboembolies veineuses, y compris des cas dembolies pulmonaires, parfois fatales, ainsi que de thromboses veineuses profondes ont été rapportés avec les antipsychotiques (voir rubrique 4.4).

·hypotension, généralement orthostatique ;

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquence indéterminée

·pneumonie par inhalation.

·dépression respiratoire en association avec dautres médicaments du Système Nerveux Central.

Affections gastro-intestinales

Fréquence indéterminée

·constipation, obstruction intestinale, iléus.

Affections hépatobiliaires

Fréquence indéterminée

·augmentation des enzymes hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée

·rash, y compris éruption érythémateuse, éruption maculopapuleuse et urticaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquence indéterminée

·augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, rhadomyolyse.

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales

Fréquence indéterminée

·syndrome de sevrage néonatal (voir rubrique 4.6).

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fréquent

·asthénie, fatigue.

Peu fréquent

·prise de poids.

Lésions, intoxications et complications dintervention

Fréquence indéterminée

Chutes, particulièrement chez le sujet âgé.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

A ce jour, les données concernant le surdosage aigu avec TIAPRIDAL sont limitées. Les signes et symptômes qui ont été rapportés résultaient généralement dune augmentation des effets pharmacologiques du médicament, se traduisant au plan clinique par somnolence, sédation, coma, hypotension et symptômes extrapyramidaux.

Des cas dissue fatale ont été rapportés principalement en cas dassociation avec dautres substances psychotropes.

Il nexiste pas dantidote connu au tiapride.

En cas de surdosage aigu, lassociation à dautres médicaments doit être recherchée et des mesures appropriées doivent être mises en uvre :

·surveillance étroite des fonctions vitales ;

·surveillance cardiaque sous monitorage (risque dallongement de lintervalle QT et darythmie ventriculaire) qui sera poursuivie jusquau rétablissement du patient ;

·en cas dapparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un traitement anticholinergique doit être administré.

Le tiapride étant faiblement dialysable, lhémodialyse nest pas recommandée pour éliminer le produit.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antipsychotique, code ATC : N05AL03 (N : Système Nerveux Central)

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

En administration per os, une dose de 200 mg de tiapride entraîne l'apparition d'un pic plasmatique de 1,3 une heure après la prise.

La biodisponibilité absolue de la solution buvable de TIAPRIDAL est de 75 %. En cas de prise immédiatement avant le repas, la biodisponibilité est augmentée de 20 %, le pic plasmatique est augmenté de 40 %. Chez le sujet âgé, l'absorption est plus lente.

La distribution corporelle du tiapride est rapide (moins de 1 heure). Le tiapride passe la barrière hématoencéphalique ainsi que la barrière placentaire sans accumulation.

Le passage dans le lait a été observé chez l'animal, le rapport lait/sang est de 1,2.

Le tiapride n'est pas fixé sur les protéines plasmatiques, et très faiblement fixé sur les érythrocytes. Le métabolisme du tiapride chez l'homme est très faible: 70 % de la dose administrée sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines. La demi-vie d'élimination plasmatique est de 2,9 h chez la femme et de 3,6 h chez l'homme.

L'excrétion est essentiellement urinaire, la clairance rénale est de 330 ml/mn.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, acide chlorhydrique, sorbate de potassium, saccharine sodique, arôme agrume*, eau purifiée.

*Composition de l'arôme agrume : alcoolats d'orange, de mandarine, de citron, huile essentielle de citron, acétate de géranyle, n-terpinéol, acétate de linalyle, linalol, alpha-terpinéol, citral, géraniol, hexanol, carvone, aldéhyde acétique, alcool, eau.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Avant ouverture du flacon: 2 ans.

Après ouverture du flacon: 45 jours.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Avant ouverture du flacon: Pas de précautions particulières de conservation.

Après ouverture du flacon: A conserver à une température ne dépassant 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

30 ml en flacon compte-goutte (verre brun).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 346 110 9 4 : 30 ml en flacon compte-goutte (verre brun).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 12/09/2017

Dénomination du médicament

TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes

Tiapride

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?

3. Comment prendre TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antipsychotique - code ATC : N05AL03.

TIAPRIDAL appartient à une famille de médicaments appelés antipsychotiques.

Ce médicament est utilisé pour traiter les personnes souffrant de certains troubles du comportement ou de mouvements involontaires.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active (tiapride) ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·Si vous souffrez dun phéochromocytome (croissance excessive des glandes surrénales situées au-dessus des reins et libérant des substances qui provoquent une pression artérielle élevée) ;

·Si vous avez une tumeur dépendante de la prolactine (hormone provoquant la sécrétion de lait), par exemple certains types de cancer du sein ou des troubles dorigine hypophysaire ;

·Si vous prenez un autre médicament, assurez- vous que lassociation avec TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes nest pas contre-indiquée (Voir le paragraphe « Autres médicaments et TIAPRIDAL5 mg/goutte, solution buvable en gouttes »).

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes.

·Au cours du traitement, en cas dapparition de fièvre inexpliquée même peu élevée ou de rigidité musculaire ou de troubles de la conscience, arrêtez immédiatement votre traitement et consultez durgence votre médecin, votre vie peut être mise en jeu.

·Afin de dépister un éventuel trouble cardiaque, votre médecin pourra pratiquer un électrocardiogramme ainsi quun bilan avant de vous donner ce traitement.

·En effet, ce médicament peut provoquer des troubles du rythme cardiaque (voir rubrique «4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?»).

·Certains antipsychotiques peuvent induire une constipation pouvant aller jusquà des complications plus graves notamment chez des patients traités par dautres médicaments pouvant induire une constipation ou ayant des antécédents de maladie de lintestin. En cas dapparition dune constipation ou de douleurs abdominales avec vomissements et/ou diarrhée parlez-en à votre médecin.

·Utilisez ce médicament avec précaution dans les cas suivants :

ochez les personnes âgées, notamment si elles sont atteintes de démence.

Les personnes âgées sont plus sensibles au risque de troubles de la conscience et de coma, ainsi quau risque dhypotension (par exemple une sensation de vertige survenant le plus souvent lors du passage de la position allongée à la position debout) ;

osi vous présentez des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral (appelé également « attaque cérébrale » et se produisant lorsque la circulation du sang est brusquement interrompue dans une partie du cerveau) ;

osi vous ou quelquun de votre famille avez des antécédents de formation de caillots sanguins au niveau des veines (phlébites), car la prise dantipsychotiques peut provoquer la formation de caillots sanguins ;

osi vous avez une maladie des reins (insuffisance rénale), dans ce cas la dose peut être réduite par votre médecin, car il existe un risque de coma en cas de surdosage ;

osi vous souffrez dépilepsie ou si vous avez des antécédents de convulsions (anciennes ou récentes) ;

osi vous souffrez de la maladie de Parkinson ;

osi vous souffrez dune maladie cardiaque ;

osi vous ou un membre de votre famille avez des antécédents de cancer du sein, en raison de la survenue possible hyperprolactinémie (quantité excessive de prolactine dans le sang).

Votre médecin doit vous surveiller étroitement pendant le traitement.

·En cas de survenue dune infection ou dune fièvre inexpliquée, votre médecin pourra être amené à vous faire pratiquer immédiatement un bilan sanguin. En effet, ce médicament peut provoquer une perturbation des éléments sanguins (diminution du nombre de globules blancs) mis en évidence sur les résultats dune prise de sang (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? »).

Enfant

Ne donnez pas ce médicament à un enfant avant 6 ans car il peut avaler de travers et sétouffer.

Votre enfant devra être suivi régulièrement par un médecin pendant toute la durée du traitement.

Chez les enfants proches de la puberté, une évaluation régulière sera réalisée par un médecin en raison de possibles effets hormonaux.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Autres médicaments et TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes

Vous ne devez jamais prendre ce médicament avec la cabergoline, le quinagolide (médicaments utilisés dans les troubles de la lactation), le citalopram, lescitalopram, lhydroxyzine, la pipéraquine et la dompéridone.

Vous devez éviter de prendre ce médicament avec :

·certains médicaments utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson (lévodopa, amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, sélégiline, tolcapone) ;

·certains médicaments pouvant entraîner des troubles graves du rythme cardiaque (torsades de pointes) tels que :

odes médicaments utilisés pour traiter un rythme cardiaque irrégulier (les antiarythmiques de classe Ia tels que quinidine, hydroquinidine, disopyramide et les antiarythmiques de classe III tels que amiodarone, dronédarone, sotalol, dofétilide et ibutilide) ;

ocertains médicaments utilisés pour traiter les troubles psychiatriques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupenthixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, zuclopenthixol) ;

ocertains antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) ;

oun médicament utilisé pour lutter contre la dépendance à certaines drogues (la méthadone) ;

oet dautres médicaments tels que : diphémanil, dolasétron IV, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, prucalopride, vincamine IV, moxifloxacine, spiramycine IV, arsénieux, torémifène, vandétanib.

·des médicaments contenant de lalcool.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament

TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes avec des aliments et boissons

Comme avec tous les antipsychotiques de cette famille, vous devez éviter la prise de boissons alcoolisées pendant votre traitement.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Ce médicament ne sera utilisé pendant la grossesse que sur les conseils de votre médecin.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.

Si vous avez pris TIAPRIDAL pendant les 3 derniers mois de votre grossesse, différents symptômes suivants peuvent survenir chez votre bébé dont : tremblement, rigidité musculaire et/ou faiblesse musculaire, somnolence, agitation, problèmes respiratoires, problèmes dalimentation.

Si votre bébé souffre dun de ces symptômes, contactez rapidement votre médecin.

Allaitement

Lallaitement est déconseillé pendant le traitement.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut provoquer une somnolence. Vous devez être vigilant si vous conduisez ou si vous utilisez une machine.

TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes contient du parahydroxybenzoate et du potassium.

Ce médicament contient :

·du parahydroxybenzoate et peut provoquer des réactions allergiques,

·1,13 mg de potassium par dose de 300 mg. Vous devez en tenir compte si vous suivez un régime pauvre en potassium ou si vous avez une maladie des reins (insuffisance rénale).

3. COMMENT UTILISER TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?  Retour en haut de la page

Posologie

Réservé à l'adulte et à l'enfant à partir de 3 ans.

La posologie est variable et doit être adaptée à chaque cas.

Veillez a toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

Mode et voie dadministration

Voie orale.

Utiliser le flacon délivrant la solution goutte à goutte en le tenant verticalement, compte-gouttes vers le bas.

Lors de la première utilisation, bien agiter le flacon.

Si vous avez pris plus de TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes que vous nauriez dû :

En cas de prise d'une dose excessive de médicament, prévenir immédiatement un médecin ou un service d'urgence notamment en raison du risque de survenue de troubles cardiaques graves.

Votre vie peut être mise en danger, principalement si vous avez également pris dautres substances agissant sur certains troubles du comportement.

Si vous oubliez de prendre TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes:

Prenez la dose suivante à l'heure habituelle. Ne doublez pas la dose.

Si vous oubliez plusieurs doses ou si l'oubli d'une dose se reproduit, vous devez en informer votre médecin.

Si vous arrêtez de prendre TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes:

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

La survenue dune rigidité des muscles ou de troubles de la conscience ou dune fièvre inexpliquée au cours du traitement nécessite larrêt immédiat du traitement et une consultation médicale durgence.

Les effets indésirables suivants surviennent fréquemment (de 1 à 10 personnes sur 100) :

·tremblements, rigidité musculaire, diminution des mouvements, salivation excessive,

·maux de tête ;

·somnolence, fatigue ;

·insomnie, agitation, indifférence ;

·vertiges, sensations de vertiges.

Les effets indésirables suivants surviennent peu fréquemment (de 1 à 10 personnes sur 1000) :

·torticolis, crises oculogyres (mouvements anormaux des yeux), trismus (contraction intense des mâchoires), impossibilité de rester assis ou de sasseoir ;

·hyperprolactinémie (quantité excessive de prolactine dans le sang, hormone provoquant la lactation) disparaissant à larrêt du traitement et pouvant provoquer : arrêt des règles, écoulement de lait en dehors des périodes normales dallaitement, frigidité (absence de plaisir sexuel chez la femme), gonflement et douleur des seins chez la femme, hypertrophie des seins chez lhomme et impuissance (trouble de lérection) ;

·prise de poids.

Les effets indésirables suivants surviennent rarement (de 1 à 10 personnes sur 10000) :

·mouvements anormaux.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir mais on ne connaît pas leur fréquence. Si vous ressentez un de ces symptômes, consultez immédiatement un médecin :

·mouvements rythmiques, involontaires de la langue et/ou du visage et/ou des membres ;

·fièvre inexpliquée associée à des troubles généraux et neurologiques ;

·perte de connaissance, convulsion ;

·confusion, hallucination ;

·diminution de la pression artérielle, généralement sensation de vertiges en particulier lors du passage de la position allongée ou assise à la position debout (hypotension orthostatique),

·troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner le décès (voir rubrique «Avertissements et précautions») ;

·gonflement, douleur et rougeur au niveau des jambes. En effet, des caillots sanguins veineux, particulièrement au niveau des jambes (phlébites) peuvent se déplacer via les vaisseaux sanguins jusquaux poumons et provoquer une douleur dans la poitrine et une difficulté à respirer (embolie pulmonaire) pouvant entrainer le décès ;

·leucopénie, neutropénie, agranulocytose (quantité basse de globules blancs dans le sang) (voir rubrique «Avertissements et précautions») ;

·diminution de la concentration de sodium contenue dans votre sang ;

·surproduction d'une hormone qui provoque de la rétention d'eau, entraînant de la faiblesse, de la fatigue et de la confusion ;

·chutes particulièrement chez le sujet âgé;

·éruption cutanée, plaques rouges sur la peau qui démangent (urticaire) ;

·problèmes musculaires graves (rhabdomyolyse) pouvant entraîner des douleurs et une faiblesse musculaire, des malaises, de la fièvre, une coloration anormalement foncée des urines, une diminution ou un arrêt de la production durine, et pouvant mettre votre vie en danger ;

·constipation, arrêt du transit intestinal ;

·augmentation de la concentration sanguine dune enzyme musculaire (créatine phosphokinase) ;

·augmentation de la concentration sanguine des enzymes du foie ;

·affection des poumons (pneumonie dinhalation) pouvant se manifester par une inflammation, des difficultés pour respirer, une infection, une toux ;

·dépression respiratoire (en association avec dautres médicaments du système nerveux central) ;

·syndrome de sevrage néo-natal (état de manque pouvant être observé chez le nouveau- né ; dune mère prenant du TIAPRIDAL, se manifestant notamment par une agitation, des tremblements) (voir également la rubrique « Grossesse »).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boite. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Avant ouverture du flacon : Pas de précautions particulières de conservation.

Après ouverture du flacon : Ce médicament est à utiliser dans les 45 jours et à conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient TIAPRIDAL5 mg/goutte, solution buvable en gouttes   Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de tiapride........... 15,321 mg

Quantité correspondant à tiapride base.... 13,790 mg

Pour 100 ml.

·Les autres composants sont : Parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, acide chlorhydrique, sorbate de potassium, saccharine sodique, arôme agrume, eau purifiée.

Quest-ce que TIAPRIDAL 5 mg/goutte, solution buvable en gouttes et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme d'une solution buvable en gouttes.

Boîte de 1 flacon compte-gouttes de 30 ml.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Fabricant  Retour en haut de la page

UNITHER LIQUID MANUFACTURING

1-3, ALLEE DE LA NESTE

ZI DEN SIGAL

31770 COLOMIERS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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