TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable

source: ANSM - Mis à jour le : 20/04/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Carbamazépine......... 200 mg

Pour un comprimé sécable.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Epilepsie

Chez l'adulte

·soit en monothérapie;

·soit en association à un autre traitement antiépileptique;

·traitement des épilepsies partielles avec ou sans généralisation secondaire;

·traitement des épilepsies généralisées: crises tonico-cloniques.

Chez l'enfant

·soit en monothérapie;

·soit en association à un autre traitement antiépileptique:

·traitement des épilepsies partielles avec ou sans généralisation secondaire;

·traitement des épilepsies généralisées: crises tonico-cloniques.

Psychiatrie

·Prévention des rechutes dans le cadre des troubles bipolaires, notamment chez les patients présentant une résistance relative, des contre-indications ou une intolérance au lithium.

·Traitement des états d'excitation maniaque ou hypomaniaque.

Douleurs

·Traitement des névralgies du trijumeau et du glossopharyngien.

·Traitement des douleurs neuropathiques de l'adulte.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie strictement individuelle selon la réponse clinique, à administrer en 2 ou 3 prises dans la journée.

Avaler les comprimés, pendant ou après le repas, avec un peu deau.

Ne pas les croquer, ni les écraser.

Une recherche des allèles HLA-B*1502 et HLA-A*3101 devrait être effectuée autant que possible avant instauration dun traitement par la carbamazépine chez certains patients (voir rubrique 4.4).

Une recherche de lallèle HLA B*1502 devrait être effectuée autant que possible avant instauration dun traitement par carbamazépine chez les sujets dorigines Thaïlandaise ou chinoise Han car cet allèle prédit fortement le risque grave de syndromes de Steven Johnson associé à la carbamazépine (voir rubrique 4.4).

Epilepsies

La sécabilité des comprimés dosés à 200 mg permet une mise en place du traitement très progressive, par paliers de 2 à 5 jours, de façon à atteindre la dose optimale en 2 semaines environ.

·Chez ladulte : 10 à 15 mg/kg/jour en moyenne, en 2 ou 3 prises.

·Chez lenfant :

Pour les enfants âgés de 4 ans ou moins, la dose initiale est de 20 à 60 mg/jour en augmentant la dose de 20 à 60 mg tous les 2 jours.

Pour les enfants âgés de plus de 4 ans, la dose initiale peut être de 100 mg/jour en augmentant la dose de 100 mg toutes les semaines.

Dose dentretien : 10 à 20 mg/kg/jour en moyenne, à répartir en plusieurs prises au cours de la journée.

Dose maximale recommandée : la dose maximale recommandée est de 35 mg/kg/jour pour un enfant de moins de 6 ans, de 1000 mg/jour pour un enfant âgé de 6 à 15 ans et de 1200 mg/jour à partir de 16 ans.

La forme comprimé nest pas adaptée à lenfant de moins de 6 ans (risque de fausse route).

La forme suspension buvable est plus adaptée chez lenfant de moins de 6 ans.

Lorsque lon substitue la carbamazépine à un autre antiépileptique, réduire graduellement la dose de ce dernier.

Une monothérapie antiépileptique est recommandée chaque fois que possible. Le traitement antiépileptique doit être administré quotidiennement et de façon prolongée parfois indéfiniment. La prescription de carbamazépine nécessite une surveillance régulière. Toute modification posologique, toute substitution médicamenteuse doit seffectuer très progressivement (voir rubrique 4.4).

La dose de carbamazépine doit être adaptée aux besoins de chaque patient pour atteindre un contrôle suffisant des crises épileptiques. Létablissement de la dose optimale de carbamazépine peut être rendu plus aisé par le dosage plasmatique, en particulier en cas de polythérapie antiépileptique. Dans le traitement de lépilepsie, la dose efficace nécessite généralement datteindre des concentrations plasmatiques totales de carbamazépine comprises entre 4 et 12 microgrammes/mL (17 à 50 micromoles/L) (voir rubrique 5.1).

Psychiatrie

·Prévention des rechutes dans le cadre des troubles bipolaires :

400 à 800 mg/jour soit 2 à 4 comprimés à 200 mg/jour, en 2 ou 3 prises.

·Traitement des états dexcitation maniaques ou hypomaniaques :

600 à 1200 mg/jour soit 3 à 6 comprimés à 200 mg/jour, en 2 ou 3 prises.

Douleurs

La posologie initiale est de 200 à 400 mg/jour, en 2 ou 3 prises.

Augmenter les doses jusquà suppression de la douleur.

Dans la névralgie du trijumeau ou du glossopharyngien, la dose maximale recommandée est de 1200 mg/jour. Lorsque la douleur est soulagée, larrêt progressif du traitement doit être réalisé, jusquà la survenue dun nouvel épisode douloureux.

Populations spéciales

Sujet âgé

En raison de possible interactions médicamenteuses et des différences de propriétés pharmacocinétiques entre les antiépileptiques, la posologie de TEGRETOL doit être choisie avec prudence chez le sujet âgé.

Chez le sujet âgé, il est recommandé dinitier le traitement à la dose de 100 mg deux fois par jour. Cette dose initiale peut être augmentée légèrement chaque jour jusquau soulagement de la douleur (habituellement obtenu à 200 mg 3 à 4 fois par jour).

Insuffisance rénale/insuffiance hépatique

Il nexiste pas de données concernant la pharmacocinétique de la carbamazépine chez les patients insuffisants rénaux ou hépatiques.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients.

·Bloc auriculo-ventriculaire.

·Antécédents dhypoplasie médullaire.

·Antécédents de porphyrie hépatique (ex : porphyrie aiguë intermittente, porphyrie variegata, porphyrie cutanée tardive).

·Traitement par le télaprévir, par le voriconazole (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Tout patient prenant ce médicament doit être informé que lapparition de fièvre, dangine ou dune autre infection impose davertir tout de suite le médecin traitant et de contrôler immédiatement lhémogramme (voir Précautions demploi).

Réactions dermatologiques sévères

Des réactions dermatologiques sévères et parfois fatales incluant des Nécroses Epidermiques Toxiques (NET appelé également syndrome de Lyell) et des syndromes de Stevens Johnson (SJS) ont été rapportées très rarement avec TEGRETOL. Les patients devront être informés des signes et symptômes et devront surveiller étroitement toute réaction cutanée. Si des signes ou symptômes évocateurs dun SJS ou dun NET apparaissent (p.ex. éruption progressive, souvent associée à des cloques ou à des lésions des muqueuses), TEGRETOL doit être arrêté immédiatement.

Les meilleurs résultats lors de la prise en charge dun SJS ou dune NET sont lies à un diagnostic précoce et à un arrêt immédiat du médicament suspecté. Larrêt précoce du médicament est associé à un meilleur pronostic.

Si le patient a développé un SJS ou une NET sous carbamazépine, aucun médicament contenant de la carbamazépine ne devra être réintroduit chez ce patient, et ce tout au long de sa vie.

La survenue, en début de traitement, dun érythème généralisé fébrile associé à des pustules doit faire suspecter une pustulose exanthématique généralisée (voir rubrique 4.8) ; elle impose larrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration de TEGRETOL et des spécialités contenant de la carbamazépine.

Lapparition de ces réactions est estimée à 1-6 pour 10 000 nouveaux patients exposés dans les pays où la population Caucasienne est prépondérante, mais le risque dans certains pays dAsie est estimé comme 10 fois plus important.

Pharmacogénomique

II existe de plus en plus de données mettant en évidence le rôle des différents allèles HLA (antigène leucocytaire humain) chez les patients prédisposés aux réactions indésirables à médiation immunitaire.

Les fréquences alléliques citées ici représentent le pourcentage de chromosomes porteurs de lallèle dintérêt dans la population spécifiée. Ceci signifie que le pourcentage des patients porteurs dune copie de lallèle sur au moins un de leur deux chromosomes (cest-à-dire la « fréquence des porteurs ») est presque deux fois plus élevé que la fréquence allélique. Ainsi, le pourcentage des patients potentiellement à risque est presque le double de la fréquence de lallèle.

Association avec HLA-B*1502 chez les populations dorigine thaïlandaise, Chinoise Han et dAsie du Sud-Est

Il a été observé que la présence du de lallèle HLA B*1502 chez les sujets dorigine thaïlandaise ou Chinoise Han était fortement associée au risque de réaction cutanée sévère de type SJS ou NET lors dun traitement par la carbamazépine. La fréquence de lallèle HLA B*1502 est autour de 8% chez les sujets dorigine thaïlandaise et est comprise entre 2 et 12% dans la population Chinoise Han.

Il est recommandé deffectuer, dans la mesure du possible, une recherche de cet allèle chez ces sujets avant linstauration dun traitement par carbamazépine (voir rubrique 4.2). Si le résultat de ce test est positif, la carbamazépine ne devrait pas être instaurée chez ces patients, à lexception des situations où aucune autre alternative thérapeutique nest envisageable.

Les patients pour lesquels la recherche de lallèle HLA B*1502 est négative ont un risque faible de développer une réaction de type SJS ou Lyell, mais ce risque ne doit pas être négligé car ces réactions bien que rares peuvent toujours survenir.

Il existe des données suggérant une majoration du risque de SJS ou NET associés à la carbamazépine chez les populations asiatiques. Du fait de la fréquence de cet allèle chez les autres populations asiatiques (p.ex. plus de 15% aux Philippines et dans certaines populations de Malaisie, jusquà 2 et 6% en Corée et en Inde, respectivement), le test génétique détectant lallèle HLA-B*1502 doit être envisagé chez ces populations à risque.

La fréquence de lallèle HLA-B*1502 est négligeable dans les populations échantillonnées dorigine européenne et hispanique, certaines populations africaines, les populations natives dAmérique et chez les japonais (<1%).

Association avec HLA-A*3101 chez les populations dorigine européenne et japonaise

Il existe des données suggérant que lallèle HLA-A*3101 est associé à une majoration du risque de réactions cutanées induites par la carbamazépine incluant SJS, NET, DRESS (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques), ou PEAG (pustulose exanthématique aiguë généralisée) ou éruption maculopapulaire (voir rubrique 4.8) chez les populations dorigine européenne et japonaise. Toutefois, les données sont insuffisantes pour recommander un dépistage de lallèle HLA-A*3101 avant linstauration du traitement.

La fréquence de allèle HLA-A*3101 varie considérablement selon les populations ethniques. Lallèle HLA-A*3101 a une fréquence de 2 à 5% dans les populations européennes et environ 10% dans la population japonaise.

La présence de allèle HLA-A*3101 peut augmenter le risque de réactions cutanées (généralement moins sévères) de 5,0% dans la population générale à 26,0% chez les sujets originaires du Nord de lEurope, alors que son absence peut réduire le risque de 5,0% à 3,8 %. Si les patients dorigine européenne ou japonaise sont connus pour être positifs pour lallèle HLA-A*3101, lutilisation de la carbamazépine peut être envisagée si le bénéfice prévaut sur le risque encouru.

Syndrome DRESS

La carbamazépine peut entraîner des réactions dhypersensibilité dont le syndrome DRESS (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques), hypersensibilité multi-viscérale retardée pouvant être accompagnée de fièvre, rash, vascularite, polyadénopathie, pseudo lymphome, arthralgie, leucopénie, éosinophilie, hépatosplénomégalie, troubles de la fonction hépatique et syndrome de disparition des canaux biliaires (destruction et disparition des canaux intrahépatiques biliaires). Dautres organes peuvent également être affectés (ex : poumons, reins, pancréas, myocarde, colon) (voir rubrique 4.8).

Lexistence de rares cas de réactions croisées entre la carbamazépine, la phénytoïne et le phénobarbital doit rendre prudent le remplacement de la carbamazépine par lune ou lautre de ces molécules.

Des réactions dhypersensibilité croisée sont décrites entre la carbamazépine et loxcarbazépine.

Crises dépilepsie

La carbamazépine nest pas efficace dans les absences et les crises myocloniques qui peuvent parfois être aggravées.

Lintroduction dun médicament antiépileptique peut, rarement, être suivie dune recrudescence des crises ou de lapparition dun nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations observées dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne la carbamazépine, les causes de ces aggravations peuvent être : un choix de médicament mal approprié vis-à-vis des crises ou du syndrome épileptique du patient, une modification du traitement antiépileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir dautre explication quune réaction paradoxale.

Fonction hépatique

Hémogrammes et bilans hépatiques seront réalisés avant le début du traitement, une fois par semaine le premier mois, puis devant tout signe clinique dappel.

Hyponatrémie

Il est bien établi quune hyponatrémie peut survenir avec la carbamazépine. Chez les patients présentant une atteinte rénale prééxistante avec une natrémie basse ou chez les patients traités de façon concomitante avec des médicaments hyponatrémiants (ex : les diurétiques, les médicaments associés à une sécrétion inappropriée dhormone anti-diurétique [ADH]), la natrémie doit être mesurée avant linitiation dun traitement par la carbamazépine puis renouvelée environ 2 semaines après et ensuite à intervalles dun mois durant les trois premiers mois de traitement, ou selon létat clinique du patient. Ces facteurs de risques concernent particulièrement les patients âgés. Lorsquune hyponatrémie est observée, la restriction hydrique est une mesure corrective majeure si la situation clinique lindique.

Hypothyroïdie

Chez les patients ayant une hypothyroïdie, la carbamazépine peut réduire les concentrations plasmatiques dhormones thyroïdiennes, via une induction enzymatique, nécessitant une augmentation de la posologie de lhormonothérapie thyroïdienne substitutive. Un contrôle de la fonction thyroïdienne est recommandé afin dajuster la posologie de lhormonothérapie thyroïdienne substitutive.

Risque suicidaire

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse dessais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque didées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles nexcluent pas la possibilité dune augmentation de ce risque pour la carbamazépine.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe didées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes didées et de comportements suicidaires.

Effets endocrinologiques

A linstauration du traitement on sassurera que la femme en âge de procréer nest pas enceinte et on instaurera une méthode de contraception efficace avant la mise sous traitement (voir rubrique 4.6).

Surveillance des taux plasmatiques

La survenue deffets indésirables spécifiques au SNC peut être due à un surdosage relatif ou à une variation significative des taux plasmatiques. Dans de tels cas, il est conseillé de surveiller les taux plasmatiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).

Diminution de la dose et effets du sevrage

Larrêt brutal de la carbamazépine peut précipiter les crises, par conséquent la carbamazépine doit être arrêtée progressivement sur une période de 6 mois. Selon les cas, un traitement transitoire par un antiépileptique à effet rapide peut savérer nécessaire.

Interactions médicamenteuses (voir rubrique 4.5)

Lassociation de carbamazépine est déconseillée avec laprépitant, le bocéprevir, bosentan, clozapine, dabigatran, dextropropoxyphène, dronédarone, érythromycine, estroprogestatifs et progestatifs (contraceptifs), fentanyl, isoniazide, inhibiteurs de tyrosines kinases, ivacftor, jus de pamplemousse, lithium, mianserine, millepertuis, nimodipine, praziquantel, ranolazine, sertraline, simvastatine, télithromycine, tramadol, ulipristal, vémurafénib.

Précautions demploi

·La carbamazépine ne doit être utilisée que sous surveillance médicale stricte.

·Surveillance particulière en cas de glaucome, de rétention urinaire, daffections hépatiques ou rénales, dinsuffisance cardiaque et chez les sujets âgés. La posologie de carbamazépine doit être adaptée à chaque cas.

·Ladministration de la carbamazépine sera interrompue en cas de manifestations cutanées allergiques, daltération de la fonction hépatique ou de modification franche de lhémogramme faisant craindre lapparition dune agranulocytose ou dune aplasie médullaire (rares).

·La prise de boissons alcoolisées est formellement déconseillée, la carbamazépine risquant den majorer les effets.

·Le médicament ne devra pas être administré à une dose supérieure à 200 mg par jour aux enfants de moins de 3 ans et, plus généralement, à dose élevée sans une étude préalable de la tolérance individuelle (voir rubrique 4.2).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Médicaments hyponatrémiants

Certains médicaments sont plus fréquemment impliqués dans la survenue dune hyponatrémie. Ce sont les diurétiques, la desmopressine, les antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, la carbamazépine et loxcarbazépine. Lassociation de ces médicaments majore le risque dhyponatrémie.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+Télaprévir

Risque de diminution très importante des concentrations de télaprévir.

+Voriconazole

Risque de baisse de lefficacité du voriconazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Associations déconseillées

+Aprépitant

Risque de diminution très importante des concentrations daprépitant.

+Bocéprevir

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de bocéprevir.

Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.

+Bosentan

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de bosentan.

+Clozapine

Risque de majoration des effets hématologiques graves.

+Dabigatran

Diminution des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec risque de diminution de leffet thérapeutique.

+Dextropropoxyphène

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+Dronédarone

Diminution importante des concentrations de dronadérone par diminution de son métabolisme, sans modification notable du métabolite actif.

+Erythromycine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.

Il est possible dutiliser dautres macrolides (sauf spiramycine) dont linterférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant, en cas de légionellose, lérythromycine reste lantibiotique de référence : une surveillance clinique, avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine, est alors souhaitable en milieu spécialisé.

+Estroprogestatifs et progestatifs (contraceptifs)

Diminution de lefficacité contraceptive, par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par la carbamazépine.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.

+Fentanyl

Diminution des concentrations plasmatiques de fentanyl par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine. Préférer une autre morphinique.

+Isoniazide

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.

+Inhibiteurs des tyrosines kinases

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de linhibiteur de tyrosine kinase, par augmentation de son métabolisme par la carbamazépine.

+Ivacaftor

Diminution importante des concentrations de livacaftor, avec risque de perte defficacité.

+Jus de pamplemousse

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine, avec risque de surdosage, par inhibition de son métabolisme par le jus de pamplemousse.

+Lithium

Risque de neurotoxicité se manifestant par des troubles cérébelleux, confusion, somnolence, ataxie. Ces troubles sont réversibles à larrêt du traitement par le lithium.

+Miansérine

Risque dinefficacité de la miansérine.

+Millepertuis

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de la carbamazépine.

+Nimodipine

Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Praziquantel

Diminution très importante des concentrations plasmatiques du praziquantel, avec risque déchec du traitement, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

+Ranolazine

Risque de diminution importante des concentrations de ranolazine.

+Sertraline

Risque dinefficacité du traitement antidépresseur.

+Simvastatine

Diminution importante des concentrations plasmatiques de simvastatine, par augmentation de son métabolisme hépatique.

+Télithromycine

Diminution des concentrations plasmatiques de la télithromycine, avec risque déchec du traitement anti-infectieux, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

+Tramadol

Risque de diminution des concentrations plasmatiques du tramadol.

+Ulipristal

Risque de diminution de leffet de lulipristal, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Préférer une alternative thérapeutique peu ou pas métabolisée.

+Vémurafénib

Risque de diminution des concentrations du vémurafénib, avec moindre efficacité.

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+Acétazolamide

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage.

Surveillance clinique et, si besoin, contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine et réduction éventuelle de sa posologie.

+Acide valproïque et, par extrapolation, valpromide

Augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif de la carbamazépine avec signes de surdosage. De plus, diminution des concentrations plasmatiques dacide valproïque par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation de la posologie des deux anticonvulsivants.

+Albendazole

Diminution importante des concentrations plasmatiques de lalbendazole et de son métabolite actif par la carbamazépine, avec risque de baisse de son efficacité.

Surveillance clinique de la réponse thérapeutique et adaptation éventuelle de la posologie de lalbendazole pendant le traitement avec la carbamazépine et après son arrêt.

+Antagonistes des canaux calciques (diltiazem, vérapamil, bépridil, dihydropyridines) (voir association déconseillée pour la nimodipine)

Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Antiarythmiques classe IA (disopyramide, hydroquinidine, quinidine)

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de lantiarythmique, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, ECG et contrôle des concentrations plasmatiques ; si besoin, adaptation de la posologie de lantiarythmique pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Antivitamines K

Diminution de leffet anti vitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanti vitamine K pendant le traitement par la carbamazépine et 8 jours après son arrêt.

+Certains antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine) (voir association déconseillée pour la sertraline)

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage.

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine pendant le traitement par lantidépresseur sérotoninergique et après son arrêt.

+Cimétidine ≥ 800 mg/j

En début de traitement, augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine par inhibition de son métabolisme hépatique par la cimétidine.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine, spécialement pendant les premiers jours de traitement par la cimétidine.

+Clarithromycine, josamycine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage, par inhibition de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et, si besoin, dosage plasmatique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+Clonazépam

Augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif de la carbamazépine. De plus, diminution des concentrations plasmatiques de clonazépam par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation éventuelle des posologies des deux anticonvulsivants.

+Corticoïdes (gluco-, minéralo-) (voie générale) (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par la carbamazépine : les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par lhydrocortisone et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Danazol

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine, avec signes de surdosage.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+Déférasirox

Risque de diminutions des concentrations plasmatiques de déférasirox.

Surveiller la ferritinémie pendant et après le traitement par la carbamazépine. Si besoin, adaptation de la posologie de déférasirox.

+Digoxine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine et diminution de la digoxinémie.

Prudence dans linterprétation des concentrations plasmatiques.

+Diurétiques hypokaliémiants (thiazides et apparentés, y compris indapamide ; diurétiques de lanse)

Risque dhyponatrémie symptomatique.

Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.

+Doxycycline

Diminution des concentrations plasmatiques de la doxycycline par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la doxycycline.

+Estrogènes non contraceptifs et progestatifs non contraceptifs, associés ou non à un estrogène

Diminution de lefficacité de lestrogène ou du progestatif.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant ladministration de la carbamazépine et après son arrêt.

+Ethosuximide

Diminution des concentrations plasmatiques déthosuximide.

Surveillance clinique, dosage plasmatique de léthosuximide et augmentation éventuelle de sa posologie.

+Felbamate

Augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif de la carbamazépine. De plus, diminution des concentrations plasmatiques de felbamate par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation éventuelle des posologies des deux anticonvulsivants.

+Fluconazole ≥ 200 mg/j

Augmentation possible des effets indésirables de la carbamazépine.

Adapter la posologie de carbamazépine, pendant et après larrêt du traitement antifongique.

+Halopéridol

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de lhalopéridol et de son efficacité thérapeutique par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Hormones thyroïdiennes

Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4.

Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par linducteur et après son arrêt.

+Hydrocortisone

Risque de diminution de lefficacité de lhydrocortisone (augmentation de son métabolisme) ; les conséquences sont graves lorsque lhydrocortisone est administrée en traitement substitutif ou en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie de lhydrocortisone pendant lassociation et après larrêt de la carbamazépine.

+Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)

Diminution des concentrations sanguines et de lefficacité de limmunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Augmentation de la posologie de limmunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après larrêt de la carbamazépine.

+Inhibiteurs de protéases : amprénavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, tipranavir (voir association contre-indiquée pour le saquinavir)

Risque de baisse de lefficacité de linhibiteur de protéases par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.

+Itraconazole

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de litraconazole.

Surveillance clinique. Si possible, dosages plasmatiques de litraconazole et adaptation éventuelle de sa posologie.

+Ivabradine

Risque de diminution de lefficacité de livabradine, par augmentation de son métabolisme par la carbamazépine.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de livabradine pendant lassociation et après larrêt de la carbamazépine.

+Lamotrigine

Risque daugmentation des effets neurologiques (vertiges, ataxie, diplopie) de la carbamazépine lors de lintroduction de la lamotrigine.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+Méthadone

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque dapparition dun syndrome de sevrage, par augmentation de son métabolisme hépatique.

Augmenter la fréquence des prises de méthadone (2 à 3 fois par jour au lieu dune fois par jour).

+Métronidazole

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du métronidazole pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Montélukast

Risque de baisse de lefficacité du montélukast par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantiasthmatique pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Olanzapine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de lolanzapine et de son efficacité thérapeutique, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, et si besoin, adaptation posologique de lolanzapine.

+Posaconazole

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacite du posaconazole.

Surveillance clinique. Si possible, dosages plasmatiques du posaconazole et adaptation éventuelle de sa posologie.

+Propafénone

Diminution des concentrations plasmatiques de la propafénone par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et ECG. Sil y a lieu, adaptation de la posologie de la propafénone pendant lassociation et après larrêt de la carbamazépine.

+Quinine

Risque de perte de lefficacité de la quinine par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la quinine pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de la carbamazépine, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques et adaptation de la posologie de la carbamazépine pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+Rispéridone

Risque de diminution de la fraction active de rispéridone et de son efficacité thérapeutique par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, et si besoin, adaptation posologique de la rispéridone.

+Stiripentol

Augmentation des concentrations plasmatiques de la carbamazépine, avec risque de surdosage, par inhibition de son métabolisme hépatique par le stiripentol.

Surveillance clinique et dosage plasmatique, lorsque cela est possible, de la carbamazépine associée au stiripentol et adaptation éventuelle de sa posologie.

+Théophylline et, par extrapolation, aminophylline

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de la théophylline par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et, si besoin, de la théophyllinémie. Adaptation éventuelle de la posologie de la théophylline pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

+Tiagabine

Diminution des concentrations plasmatiques de la tiagabine par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Une augmentation de la posologie de tiagabine peut savérer nécessaire en cas dassociation à un anticonvulsivant inducteur enzymatique tel que la carbamazépine.

+Topiramate

Diminution des concentrations du topiramate avec risque de moindre efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, et si besoin, adaptation posologique du topiramate pendant le traitement par la carbamazépine et après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+Atorvastatine, lovastatine, cerivastatine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et/ou de lefficacité de ces molécules par la carbamazépine.

Si nécessaire, adaptation de la posologie de ces molécules pendant le traitement par la carbamazépine.

+Midazolam

Risque de diminution des concentrations plasmatiques du midazolam par la carbamazépine.

+Phénobarbital, et par extrapolation, primidone

Diminution progressive des concentrations plasmatiques de carbamazépine et de son métabolite actif sans modification apparente de lefficacité anticomitiale.

Prudence quant à linterprétation des concentrations plasmatiques.

+Phénytoïne, et par extrapolation, fosphénytoïne

Réduction réciproque des concentrations plasmatiques (augmentation du métabolisme sans modification apparente de lefficacité anticomitiale).

Prudence dans linterprétation des concentrations plasmatiques.

Afin déviter la survenue dune intoxication par la phénytoïne et de concentrations infra-thérapeutiques de carbamazépine, il est recommandé dajuster la concentration plasmatique de phénytoïne à 13 microgrammes/mL avant dajouter le traitement par la carbamazépine.

+Procarbazine

Augmentation des réactions dhypersensibilité (hyperéosinophilie, rash), par augmentation du métabolisme de la procarbazine par la carbamazépine.

+Rifabutine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et/ou de lefficacité de la rifabutine par la carbamazépine.

Si nécessaire, adaptation de la posologie de la rifabutine pendant le traitement par la carbamazépine.

+Rivaroxaban

Diminution des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec risque de diminution de leffet thérapeutique.

Interférences avec les analyses biologiques

La carbamazépine peut interférer avec les analyses de type HPLC (chromatographie liquide haute performance) résultant en des concentrations plasmatiques de perphénazine faussement positives.

La carbamazépine et son métabolite 10,11-époxyde peuvent interférer avec les méthodes de dosage immunologique par polarisation de fluorescence résultant en des concentrations plasmatiques dantidépresseurs tricycliques faussement positives.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Femmes en âge de procréer

En raison du caractère inducteur enzymatique de la carbamazépine, le traitement par TEGRETOL peut conduire à une diminution de lefficacité des contraceptifs oraux contenant des strogènes et/ou de la progestérone. Il convient de surveiller et éventuellement dadapter la posologie du traitement hormonal ou de conseiller lutilisation des méthodes contraceptives alternatives non-hormonales pendant le traitement par TEGRETOL (voir rubrique 4.5).

Grossesse

Dans lespèce humaine, la carbamazépine entraîne un risque de malformations 2 à 3 fois supérieur à celui de la population générale qui est de 3%. Les malformations les plus souvent rencontrées sont des anomalies de fermeture du tube neural (0,5 à 1%), des fentes faciales, des malformations cardiaques et des hypospadias.

Lassociation avec dautres anticonvulsivants est un facteur de risque important dans lapparition de ces malformations. Le risque de malformations associé à une exposition à la carbamazépine administrée en polythérapie pourrait varier en fonction des autres anticonvulsivants co-administrés. Il pourrait être plus important avec les associations comprenant de lacide valproïque.

Les études concernant le développement intellectuel des enfants exposés in utero à la carbamazépine ne permettent pas de conclure mais ne semblent pas en faveur dun effet de la carbamazépine. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ces premiers résultats.

Si une grossesse est envisagée :

Cette situation est loccasion de peser à nouveau lindication du traitement et denvisager le recours à dautres thérapeutiques.

Si la carbamazépine devait être maintenue, le bénéfice dune supplémentation en acide folique sur les malformations décrites ci-dessus nest pas étayé ce jour.

Toutefois compte tenu de son effet bénéfique dans dautres situations, celle-ci peut être proposée à la posologie de 5 mg/j 1 mois avant et 2 mois après la conception.

Pendant la grossesse :

Si un traitement par carbamazépine est maintenu, il conviendra dadministrer la posologie minimale efficace.

Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de lacide folique.

Avant laccouchement :

Les inducteurs enzymatiques peuvent parfois provoquer chez le nouveau-né de mère traitée :

·un syndrome hémorragique survenant dans les 24 premières heures de vie. Une prévention par vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant laccouchement et ladministration de vitamine K1 par voie parentérale (IM ou IV) à la naissance chez le nouveau-né semblent efficaces.

·des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse, quune supplémentation de la mère en vitamine D au cours du 3ème trimestre semble pouvoir prévenir.

Chez le nouveau-né :

Un bilan dhémostase normal chez la mère ne permet pas déliminer des anomalies de lhémostase chez le nouveau-né.

Allaitement

Lallaitement est déconseillé en raison du passage non négligeable de la carbamazépine dans le lait maternel et de la possibilité de survenue de troubles hépatiques chez les nouveau-nés allaités.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Lattention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques liés aux crises dépilepsie, ainsi quaux effets indésirables suivants : étourdissement, somnolence, vertiges, ataxie, troubles de laccommodation, diplopie et vision trouble, associés à lemploi de la carbamazépine.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de sécurité

Dans les situations particulières, comme linstauration du traitement par carbamazépine, une dose initiale trop élevée ou chez les personnes âgées, certains types deffets indésirables surviennent fréquemment ou très fréquemment tels que des effets indésirables spécifiques au SNC (vertiges, céphalées, ataxie, somnolence, fatigue, diplopie, troubles de laccommodation, confusion, agitation), gastro-intestinaux (nausées, vomissement, diarrhée, constipation, anorexie, sécheresse de la bouche) ainsi que des réactions allergiques cutanées.

Ces manifestations doses-dépendantes satténuent habituellement en quelques jours, soit spontanément, soit après une diminution posologique transitoire.

Les effets graves intéressant les systèmes hématologique, hépatique, dermatologique, cardiovasculaire (voir rubrique 4.9) ainsi que les réactions dhypersensibilité imposent larrêt du traitement.

Tableau récapitulatif des effets indésirables issus des essais cliniques et de notifications spontanées

Les effets indésirables issus des essais cliniques (Tableau 1) sont listés selon la terminologie MedDRA par classes de systèmes d'organes. Dans chaque classe de systèmes dorganes, les effets indésirables sont rangés par fréquence, du plus fréquent au moins fréquent. A lintérieur de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés selon un ordre décroissant de gravité. Les catégories de fréquence sont basées sur la convention suivante (CIOMS III) : très fréquent (³1/10), fréquent (³1/100 et <1/10), peu fréquent (³1/1 000 et <1/100), rare (³1/10 000 et <1/1 000), très rare (<1/10 000).

Tableau 1. Effets indésirables issus des études cliniques et de notifications spontanées

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent :

leucopénie.

Fréquent :

thrombocytopénie, hyperéosinophilie.

Rare :

hyperleucocytose, polyadénopathie.

Très rare :

agranulocytose, aplasie médullaire, pancytopénie, anémie aplasique, anémie, anémie mégaloblastique, anémie hémolytique.

Affections du système immunitaire

Rare :

réactions dhypersensibilité* retardée multi-systémiques (syndrome DRESS) avec fièvre, éruption cutanée, conjonctivites, vascularite, polyadénopathies, pseudo lymphome, arthralgie, leucopénie, hyperéosinophilie, hépatosplénomégalie, hépatite pouvant être sévère et syndrome de disparition des canaux biliaires peuvent être associées dans le cadre de ce syndrome. De façon exceptionnelle, latteinte multi-systémique peut concerner le rein, le pancréas, le poumon, le colon, le myocarde. Lexistence de rares cas de réactions croisées entre la carbamazépine, la phénytoïne, le phénobarbital et loxcarbazépine doit rendre prudent le remplacement de la carbamazépine par lune ou lautre de ces molécules.

Très rare :

réaction anaphylactique, angio-dème, hypogammaglobulinémie.

Affections endocriniennes

Fréquent :

dème, rétention liquidienne, prise de poids, hyponatrémie liée à un syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique.

Très rare :

galactorrhée, gynécomastie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare :

carence en acide folique, appétit diminué.

Très rare :

porphyries aiguës (porphyrie aigüe intermittente et porphyrie variegata), porphyries non aiguës (porphyrie cutanée tardive).

Affections psychiatriques

Rare :

agitation, confusion.

Affections du système nerveux

Très fréquent :

ataxie, vertiges, somnolence.

Fréquent :

diplopie, céphalées.

Peu fréquent :

mouvements anormaux (ex : tremblements, dystonie, dyskinésies), nystagmus.

Rare :

troubles oculomoteurs, troubles de la parole (ex : dysarthrie, troubles de lélocution).

Très rare :

syndrome malin des neuroleptiques, méningite aseptique, dysgueusies.

Affections oculaires

Fréquent :

troubles de laccommodation (ex : vision trouble).

Très rare :

conjonctivite.

Affections de loreille et du labyrinthe

Très rare :

troubles de laudition (hypoacousie ou hyperacousie, acouphènes).

Affections cardiaques

Rare :

troubles de la conduction.

Très rare :

arythmies, bloc auriculo-ventriculaire avec ou sans syncope, bradycardie, tachycardie.

Affections vasculaires

Rare :

hypertension ou hypotension artérielle, accidents thromboemboliques.

Très rare :

embolies (ex : embolie pulmonaire).

Affections gastro-intestinales

Très fréquent :

vomissements, nausées.

Fréquent :

sécheresse de la bouche.

Peu fréquent :

diarrhées, constipation.

Rare :

douleurs abdominales.

Très rare :

pancréatite, glossite, stomatite.

Affections hépatobiliaires

Rare :

hépatites, exceptionnels cas de syndrome de disparition des canaux biliaires.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent :

urticaire parfois sévère, réactions cutanées allergiques.

Peu fréquent :

dermatite exfoliatrice.

Rare :

syndrome lupique, prurit.

Très rare :

syndrome de Stevens-Johnson*, syndrome de Lyell*, photosensibilité, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura, alopécie, pustulose exanthématique aiguë généralisée (voir rubrique 4.4).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare :

trouble du métabolisme osseux (diminution des concentrations de calcium plasmatique et de 25-hydroxy-cholécalciférol sanguin) pouvant être à lorigine dune dostéomalacie/ostéoporose, arthralgie, myalgies, crampes.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare :

néphrite tubulo-interstitielle, insuffisance rénale, trouble de la fonction rénale (protéinurie, élévation de la créatinine pouvant entrer ou non dans le cadre dun syndrome dhypersensibilité*), rétention urinaire.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare :

dysfonction sexuelle/dysfonction érectile.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent :

fatigue.

Investigations

Très fréquent :

augmentation isolée de la gammaglutamyltranpeptidase (liée au caractère inducteur enzymatique hépatique de la carbamazépine), cette augmentation est en général sans signification clinique.

Fréquent :

élévation des phosphatases alcalines.

Peu fréquent :

élévation des transaminases.

Très rare :

diminution du taux de T3 et T4.

* II existe de plus en plus de preuves mettant en évidence lassociation de marqueurs génétiques et lapparition deffets indésirables cutanés tels que SJS, NET, DRESS, PEAG et éruption maculopapulaire.

Chez les patients japonais et dEurope du Nord, ces réactions ont été rapportées comme associées à la carbamazépine et à la présence de lallèle HLA-A*3101. Un autre marqueur, HLA-B*1502 a montré quil était fortement associé au SJS et NET chez les patients dorigine Chinoise Han, thaïlandaise et de lAsie du Sud-Est (voir les rubriques 4.2 et 4.4).

Effets indésirables supplémentaires issus de notifications spontanées (fréquence indéterminée)

Infections et infestations

Réactivation dune infection au virus de lherpès humain de type 6.

Affections du système nerveux

Sédation, troubles mnésiques.

Affections gastro-intestinales

Colite.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Kératose lichénoïde, onychomadèse.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Il a été rapporté des cas de diminution de la densité osseuse, dostéopénie, dostéoporose et de fractures chez les patients traités au long cours par la carbamazépine. Le mécanisme des effets osseux na pas été élucidé à ce jour.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de Santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Le dosage plasmatique permet de confirmer lintoxication par la carbamazépine mais les taux ne sont pas toujours corrélés à la gravité de lintoxication.

Les signes et symptômes de surdosage sont habituellement neuromusculaires, cardiovasculaires et respiratoires, ou peuvent correspondre aux effets indésirables mentionnés en rubrique 4.8.

Effets sur le système nerveux central

Troubles de la conscience pouvant évoluer à bas bruit et conduire à un coma profond, convulsions, dyskinésies et dystonies, signes anticholinergiques. Lintoxication peut se compliquer, dans les cas sévères, par une dépression respiratoire.

Effets cardiovasculaires

Tachycardie, bradycardie, hypotension, modifications de lélectrocardiogramme (troubles de la conduction auriculo-ventriculaire et intra-ventriculaire, allongement du QT), pouvant conduire à un collapsus, une défaillance et un arrêt cardiaque.

Effets musculo-squelettiques

Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés lors dune intoxication par la carbamazépine.

Anomalies biologiques

Principalement hypokaliémie, hyponatrémie, acidose métabolique.

Prise en charge

Il ny a pas de traitement antidote spécifique. Les mesures thérapeutiques doivent être adaptées à létat clinique du patient.

Le traitement dune intoxication grave doit être assuré dans une unité de soins intensifs avec surveillance du niveau de conscience, des paramètres cardiovasculaires (monitoring cardiaque), des signes vitaux et correction des désordres électrolytiques.

Recommandations particulières

Lhémodialyse constitue une mesure efficace de traitement du surdosage de carbamazépine.

La durée de la surveillance doit prendre en compte la possibilité dune apparition tardive des symptômes ou dune ré-aggravation secondaire en raison dune absorption retardée, ce risque étant majoré pour les formes à libération prolongée. Lévacuation digestive, qui ne sera pas conseillée de façon systématique, prendra cependant en compte, pour son délai de mise en uvre, ce retard à labsorption ; de même, lutilisation de charbon activé per os, pourra être répétée, dans la limite du respect de leurs contre-indications.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANTIEPILEPTIQUE, dérivé du carboxamide, code ATC : N03AF01

Dérivé de la dibenzazépine.

Mécanisme daction

La carbamazépine agit principalement sur les canaux sodiques voltage dépendant ; les autres mécanismes daction étant partiellement élucidés.

Par ailleurs, la diminution de la libération du glutamate et la stabilisation des membranes neuronales peuvent essentiellement expliquer les effets antiépileptiques.

Les propriétés antimaniaques de la carbamazépine semblent être dues à leffet dépressif sur la régénération de la dopamine et de la noradrénaline.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

La carbamazépine est pratiquement complètement absorbée après administration sous forme de comprimés.

Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 12 heures après administration dune dose unique sous forme de comprimés.

Distribution

Le taux de liaison de la carbamazépine aux protéines plasmatiques est de 70 à 80%.

Lactivité est généralement observée pour des concentrations plasmatiques à léquilibre (soit au bout dune semaine de traitement) de 4 à 12 microgrammes/mL (soit 17 à 50 micromoles/L), et les réactions toxiques surviennent pour des concentrations supérieures à 15 microgrammes/mL.

La substance active traverse le placenta. En outre, pendant la grossesse, la fraction libre est augmentée.

La substance active passe aussi dans le lait maternel, où elle est deux fois moins concentrée.

Métabolisme

La quasi-totalité de la substance active est métabolisée par le foie. Le principal métabolite est le 10,11-époxy-carbamazépine, pharmacologiquement actif. Le cytochrome P450 3A4 a été identifié comme le principal enzyme responsable de la formation de ce métabolite.

La carbamazépine est un puissant inducteur enzymatique et donne lieu à de nombreuses interactions médicamenteuses.

Elimination

En monothérapie, la demi-vie délimination est de lordre de 16 à 24 heures en moyenne. Chez des patients recevant en même temps dautres antiépileptiques inducteurs enzymatiques, la durée de la demi-vie de la carbamazépine peut être abaissée. 2 % de la dose de carbamazépine sont éliminés dans lurine sous forme inchangée.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration unique ou répétée, génotoxicité et cancérogénèse nont pas révélé de risque particulier pour lHomme. Cependant les résultats des études chez lanimal sont insuffisants pour exclure un effet tératogène de la carbamazépine.

Toxicité de la reproduction

Daprès les preuves cumulées issues des différentes études réalisées chez la Souris, le Rat et le Lapin, le potentiel tératogène de la carbamazépine est faible ou nul aux posologies utilisées chez lHomme. Toutefois, les résultats des études chez lanimal ne permettent pas dexclure totalement un effet tératogène de la carbamazépine. Dans une étude de la reproduction chez le Rat, il a été observé une diminution de la prise de poids chez les petits des mères traitées à la dose de 192 mg/kg/j.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Silice colloïdale anhydre, cellulose microcristalline, carmellose sodique, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans lemballage dorigine à labri de lhumidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Plaquettes thermoformées en PVC/PE/PVDC/Aluminium.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4, rue Lionel Terray

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·310 354-5 ou 34009 310 354 5 9 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 20/04/2016

Dénomination du médicament

TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable

Carbamazépine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?

3. COMMENT UTILISER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

TEGRETOL appartient à une classe de médicaments appelés les antiépileptiques.

Indications thérapeutiques

Il est utilisé pour traiter :

·certaines formes dépilepsie et de convulsions

TEGRETOL est utilisé pour traiter différentes formes dépilepsie ou de convulsions chez les adultes et les enfants. Ce médicament peut être pris seul ou en association avec un autre médicament antiépileptique.

·certains troubles de lhumeur

Dans ce cas, TEGRETOL est utilisé quand le traitement par un autre médicament (notamment le lithium) na pas fonctionné ou ne peut pas être utilisé.

·certains types de douleurs

odes douleurs au niveau du visage provoquées par une maladie des nerfs de la face (névralgies du trijumeau et du glossopharyngien).

odes douleurs neuropathiques périphériques chez un adulte.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable dans les cas suivants:

·Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active (la carbamazépine) ou à l'un des autres composants contenus dans TEGRETOL. Vous trouverez la liste des composants à la rubrique 6.

·Si vous avez certains troubles du rythme cardiaque comme un ralentissement du cur (bloc auriculo-ventriculaire).

·Si vous avez eu dans le passé une diminution de vos globules rouges, de vos globules blancs et/ou de vos plaquettes, provoquée par un problème de moelle osseuse (hypoplasie médullaire).

·Si vous avez eu dans le passé une maladie provoquant laccumulation dans le foie de certains composés (porphyrie hépatique).

·En même temps que certains médicaments :

ole télaprévir (utilisé pour traiter le virus de lhépatite C),

ole voriconazole (utilisé pour traiter certaines infections à champignons).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions demploi

Avant de prendre ce médicament, prévenez votre médecin :

·Si vous avez ou avez eu une maladie du cur, du foie ou des reins.

·Si vous avez déjà eu dans le passé une allergie avec un autre médicament antiépileptique.

·Si vous ressentez une gêne quand vous urinez.

·Si vous avez une maladie de lil provoquant une augmentation de la pression à lintérieur de lil (glaucome).

·Si vous prenez des médicaments pouvant diminuer le taux de sodium (sel) sanguin, par exemple des médicaments diurétiques (médicaments utilisés pour aider les reins à éliminer les sels et leau en augmentant la quantité durine produite).

·Si vous savez que votre taux sanguin de sodium est bas (voir la rubrique 4).

·Si vous prenez des hormones thyroïdiennes (en cas dhypothyroïdie).

·Si vous êtes une femme et prenez la pilule contraceptive, TEGRETOL peut rendre inefficace ce moyen de contraception. Vous devez donc utiliser un autre moyen de contraception lors dun traitement par TEGRETOL. Pour cela, demander conseil à votre médecin.

·Si vous avez des origines thaïlandaise ou chinoise Han. Si vous êtes dans ce cas, votre risque davoir une réaction grave de la peau est plus important. Prévenez votre médecin avant de prendre ce médicament.

Pendant le traitement, consultez immédiatement votre médecin ou présentez-vous au service des urgences de lhôpital le plus proche :

·En cas dapparition de lésions cutanées (rougeur, pustules), de fièvre inexpliquée, dangine, ou autre signe dinfection, de manifestations allergiques cutanées ou de jaunisse.

Des éruptions cutanées potentiellement mortelles (Syndrome de Stevens-Johnson et Nécrolyses Epidermiques Toxiques) ont été rapportées sous carbamazépine. Les signes précoces peuvent être des boutons au centre rougeâtre ou des plaques circulaires souvent avec des vésicules (cloques) au centre sur le corps. Les autres signes à rechercher sont des ulcères dans la bouche, la gorge, le nez, les organes génitaux et des conjonctivites (yeux rouges et gonflés). Ces éruptions cutanées potentiellement mortelles sont souvent accompagnées de symptômes pseudo-grippaux. Léruption peut évoluer vers une formation de cloques généralisée ou desquamation de la peau. Le plus grand risque pour la survenue de réactions cutanées graves survient dans les premières semaines de traitement.

Des cas dhypersensibilité médicamenteuse (syndrome DRESS) pouvant être accompagnée de fièvre, éruption cutanée, inflammation des vaisseaux, atteinte des ganglions (augmentation du volume, pseudo lymphome), douleur au niveau des articulations, modification des bilans sanguins, troubles au niveau du foie avec dautres organes pouvant également être affectés (ex : poumons, reins, pancréas, myocarde, colon) ont également été rapportés sous carbamazépine.

Si vous avez développé un Syndrome de Stevens-Johnson ou une Nécrolyse Epidermique Toxique ou un syndrome DRESS avec la carbamazépine, vous ne devrez jamais reprendre ce traitement ou un autre médicament contenant de la carbamazépine.

·Si la fréquence de vos crises dépilepsie augmente ou si des crises dun type différent apparaissent.

·Si vous avez des pensées autodestructrices ou suicidaires. Des pensées autodestructrices ou suicidaires ont été observées chez un petit nombre de personnes traitées par des antiépileptiques tels que la carbamazépine.

Analyses de sang

Votre médecin vous demandera de réaliser des prises de sang :

·avant le début du traitement,

·durant le premier mois de traitement,

·et pendant le traitement si des symptômes inhabituels apparaissent.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien de prendre TEGRETOL 200 mg, comprime sécable.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et TEGRETOL 200 mg, comprime sécable

Vous ne devez jamais utiliser TEGRETOL 200 mg, comprime sécable en même temps que :

·le télaprévir (utilisé pour traiter le virus de lhépatite C),

·le voriconazole (utilisé pour traiter certaines infections à champignons).

Il est déconseillé dutiliser TEGRETOL 200 mg, comprime sécable en même temps que :

·laprépitant (utilisé dans la prévention des nausées et vomissements),

·le bocéprévir (utilisé pour traiter le virus de lhépatite C),

·le bosentan (médicament utilisé pour traiter lhypertension artérielle pulmonaire),

·le dabigatran (médicament anti-coagulant),

·la dronédarone (médicament utilisé pour traiter des troubles des battements du coeur),

·livacaftor (médicament utilisé pour traiter la mucoviscidose),

·la sertraline (médicament utilisé dans la dépression),

·la nimodipine (médicament utilisé pour traiter lhypertension artérielle),

·le fentanyl (médicament utilisé pour traiter la douleur),

·la miansérine (médicament utilisé dans la dépression),

·la simvastatine (médicament principalement utilisé pour traiter un excès de cholestérol),

·la clozapine et le lithium (médicaments utilisés pour traiter certains troubles mentaux),

·les estroprogestatifs et progestatifs (médicaments contraceptifs utilisés pour éviter une grossesse ou pour traiter la ménopause),

·les inhibiteurs des tyrosines kinases (médicaments utilisés pour traiter certains cancers),

·le millepertuis (plante naturelle utilisée pour traiter la dépression),

·le praziquantel (médicaments utilisés pour traiter une infection par un parasite ou un champignon),

·la ranolazine (médicament utilisé pour traiter langor),

·la télithromycine, lizoniazide, lérythromycine (médicaments antibiotiques),

·le tramadol et le dextropropoxyphène (médicaments utilisés pour traiter la douleur),

·lulipristal (médicament utilisé dans la contraception durgence et appelé « pilule du lendemain »),

·le vémurafénib (médicament utilisé pour traiter les mélanomes).

Des précautions sont nécessaires avec dautres médicaments pris en même temps que TEGRETOL.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Interactions avec les aliments et les boissons

TEGRETOL 200 mg, comprime sécable avec des aliments, boissons et de lalcool

Si vous prenez ce médicament, il est déconseillé de consommer :

·du jus de pamplemousse,

·de lalcool ou des boissons alcoolisées.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse, allaitement et fertilité

Grossesse

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Dans la population générale, le risque quun enfant naisse avec une malformation est de 3%. Les femmes prenant ce médicament augmente ce risque de 2 à 3 fois.

Femmes en âge de procréer :

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement. TEGRETOL peut rendre inefficace la pilule contraceptive. Vous devez donc utiliser un autre moyen efficace de contraception lors dun traitement par TEGRETOL. Pour cela, demandez conseil à votre médecin.

Si vous envisagez davoir un enfant :

Vous devez-en parler à votre médecin. Il évaluera alors :

·Si vous pouvez arrêter ce médicament et utiliser un autre traitement.

·Si vous devez tout de même poursuivre le traitement par TEGRETOL.

Pendant la grossesse :

·Votre médecin adaptera votre dose pour obtenir la dose minimale qui est efficace pour vous.

Avant laccouchement :

Vous devrez prendre certaines vitamines pour éviter que ce médicament ne provoque :

·Des saignements durant les 24 premières heures de vie de votre bébé.

·Des troubles dans la formation des os de votre bébé.

Après laccouchement :

Une injection de vitamine K pourra également être prescrite à votre bébé à la naissance pour éviter des saignements.

Allaitement

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

TEGRETOL passe dans le lait maternel. Des troubles du foie pourraient survenir chez les nouveau-nés allaités. Il est déconseillé dallaiter votre enfant durant le traitement.

Sportifs

Sans objet

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut provoquer des étourdissements, une somnolence, des vertiges, un trouble de la coordination des mouvements, des troubles de la vue. Il est déconseillé de conduire si vous ressentez ces effets.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

·Respectez lordonnance de votre médecin. La dose à utiliser est déterminée par votre médecin. Elle est strictement individuelle.

·Suivez régulièrement le traitement. Ne le modifiez pas et ne larrêtez pas brutalement sans prévenir votre médecin auparavant.

Mode d'administration

Voie orale.

Avalez les comprimés avec un verre deau. Vous ne devez pas les croquer, ni les écraser.

SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Fréquence d'administration

La dose est à répartir en plusieurs prises (2-3 prises) par jour, pendant ou après les repas.

SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Durée de traitement

Vous devez impérativement respecter la dose et la durée du traitement prescrite, en particulier vous ne devez pas interrompre le traitement sans demander lavis de votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable que vous n'auriez dû:

Consultez immédiatement un médecin.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable:

Si vous vous en apercevez peu de temps après lheure prévue, prenez la dose habituelle.

Si vous vous en apercevez peu de temps avant la prise suivante, ne doublez pas la dose. Ensuite, continuez comme précédemment. Si vous avez oublié de prendre plusieurs doses, consultez immédiatement votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable :

Larrêt du traitement doit se faire de manière progressive sur plusieurs mois. En effet, larrêt brutal du traitement (ou la diminution importante des doses) peut entraîner la réapparition des crises.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament est susceptible davoir des effets indésirables, bien que tout le monde ny soit pas sujet.

Effets très fréquents ou fréquents survenant dans des situations particulières :

Ces effets surviennent surtout au début du traitement, avec une dose initiale trop élevée ou lorsque le médicament est utilisé chez une personne âgée de plus de 65 ans.

·des vertiges, des maux de tête, une difficulté pour coordonner ses mouvements, une somnolence, de la fatigue, des troubles de la vue (vision double, vision floue), une confusion (conscience perturbée, idées ralenties, désorientation), une agitation.

·des nausées, des vomissements, des diarrhées, une constipation, une perte de lappétit (anorexie), une sécheresse de la bouche.

·des réactions allergiques sur la peau (boutons, démangeaisons, rougeurs).

Les effets indésirables suivants sont très fréquents (plus de 1 personne sur 10) :

·vertiges, difficulté pour coordonner ses mouvements, somnolence, fatigue.

·réactions allergiques (démangeaisons, rougeurs, boutons, gonflement du visage et du cou, difficulté à respirer) et éruptions sur la peau, urticaire.

·diminution du nombre des globules blancs.

·augmentation de gammaglutamyltranspeptidase ou gamma-GT (enzyme du foie).

·nausées, vomissements.

Les effets indésirables suivants sont fréquents (de 1 à 10 personnes sur 100) :

·maux de tête, vision double, vision floue.

·diminution du nombre des plaquettes, augmentation du nombre de certains globules blancs (les éosinophiles).

·augmentation des phosphatases alcalines (enzymes du foie).

·sécheresse de la bouche.

·prise de poids.

·diminution du sodium sanguin.

·dème.

·rétention deau.

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents (de 1 à 10 personnes sur 1 000) :

·tremblements (contraction anormalement prolongée dun groupe de muscles et mouvements involontaires des membres), mouvements anormaux (des membres, de la face et de la bouche), nystagmus (mouvements anormaux des yeux).

·peau qui pèle (dermatite exfoliatrice).

·augmentation des transaminases (enzymes du foie).

·diarrhées, constipation.

Les effets indésirables suivants sont rares (de 1 à 10 personnes sur 10 000) :

·Troubles des mouvements des yeux, troubles de la parole, agitation, confusion (conscience perturbée, idées ralenties, désorientation)

·des démangeaisons, syndrome lupique (maladie auto-immune chronique fréquemment caractérisée par une rougeur du visage et des douleurs articulaires).

·inflammation du foie (hépatite).

·douleurs au ventre.

·augmentation du nombre des globules blancs, augmentation de la taille des ganglions, diminution du taux de vitamine B (carence en acide folique).

·diminution de lappétit.

·troubles du rythme cardiaque, augmentation ou diminution importante de la tension artérielle, formation de caillots dans le sang.

·Réactions allergiques (hypersensibilité) parfois graves qui peuvent associer principalement une fièvre, une éruption cutanée, une rougeur au niveau des yeux (conjonctivite), une inflammation des vaisseaux sanguins (vascularite), une augmentation de taille de plusieurs ganglions, des douleurs des articulations, une baisse des globules blancs, une augmentation de certains globules blancs, une augmentation de taille du foie et de la rate et une inflammation du foie (hépatite). De façon exceptionnelle, l'atteinte peut concerner le rein, le pancréas, le poumon, le colon, le myocarde.

Les effets indésirables suivants sont très rares (moins de 1 personne sur 10 000) :

·réactions allergiques graves de la peau (par exemple, syndrome de Lyell), réactions de la peau à la lumière, bleus, chute des cheveux

·diminution du nombre de globules rouges (anémie), diminution voire disparition des globules rouges, des globules blancs et/ou des plaquettes (aplasie médullaire ou pancytopénie), diminution importante du nombre dun certain type de globules blancs (agranulocytose), augmentation dans le sang de certains composants nocifs (porphyrie) pouvant provoquer des réactions sur la peau

·inflammation de la bouche et de la langue.

·inflammation du pancréas (pancréatite).

·inflammation de lenveloppe entourant le cerveau (méningite aseptique), ensemble deffets appelés syndrome malin des neuroleptiques (caractérisé par la présence de certains ou l'ensemble des symptômes suivants: fièvre, rigidité, douleurs musculaires, secousses musculaires, urines foncées, confusion)

·réactions allergiques (démangeaisons, rougeurs, boutons, dème de Quincke avec gonflement du visage et du cou et difficulté à respirer),

·ralentissement ou accélération du rythme cardiaque, troubles du rythme cardiaque pouvant provoquer parfois un malaise avec perte de connaissance, formation de caillots dans les vaisseaux sanguins pouvant être localisés au niveau des poumons (embolie pulmonaire)

·diminution du taux des hormones thyroïdiennes (T3T4).

·difficulté pour aller uriner, inflammation des reins, mauvais fonctionnement des reins (insuffisance rénale, protéinurie, élévation de lurée et de la créatinine),

·troubles du goût, troubles de laudition,

·rougeurs au niveau des yeux (conjonctivites)

·douleurs articulaires et musculaires, crampes, troubles de la formation des os pouvant provoquer une fragilisation des os,

·diminution du taux dun certain type danticorps (hypogammaglobulinémie).

·écoulement de lait par le mamelon en dehors de l'allaitement, développement de la poitrine chez lhomme.

·diminution des concentrations de calcium et de dérivés de la vitamine D dans le sang.

·trouble sexuel (y compris des troubles de lérection).

Les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence indéterminée) :

·infection causée par la réactivation dun virus de type herpès.

·effet tranquillisant, troubles de la mémoire.

·inflammation du colon.

·chute dongles.

·fractures, diminution de la mesure de densité osseuse.

Lapparition deffets indésirables au niveau du sang, du foie, de la peau, du cur et des vaisseaux, ainsi que des réactions allergiques graves nécessite la CONSULTATION IMMEDIATE DE VOTRE MEDECIN qui pourra juger de larrêt du traitement et envisager un autre traitement.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser TEGRETOL après la date de péremption mentionnée sur la boîte. La date dexpiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans lemballage dorigine à labri de lhumidité.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Nutilisez pas TEGRETOL si vous constatez des signes visibles de détérioration.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable ?

La substance active est:

Carbamazépine ........ 200 mg

Pour un comprimé sécable.

Les autres composants sont:

Silice colloïdale anhydre, cellulose microcristalline, carmellose sodique, stéarate de magnésium.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que TEGRETOL 200 mg, comprimé sécable et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de comprimé sécable. Boîte de 50.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4, rue Lionel Terray

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Exploitant

NOVARTIS PHARMA SAS

2-4, rue Lionel Terray

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Fabricant

NOVARTIS FARMA SpA

via Provinciale Schito, 131

80058 TORRE ANNUNZIATA

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de ANSM (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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