SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable

source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Acénocoumarol............. 4,0 mg

Pour un comprimé quadrisécable

Excipient à effet notoire :

Chaque comprimé contient 304,4 mg de lactose

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé quadrisécable.

Comprimé rond, blanc, plat, à bords biseautés, portant sur une face une barrette de fractionnement en croix avec la gravure « A » sur chaque quadrant et « CG » sur l'autre face du comprimé.

Le comprimé peut être divisé en quatre quart de doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Cardiopathies emboligènes : prévention des complications thrombo-emboliques en rapport avec certains troubles du rythme auriculaire (fibrillations auriculaires, flutter, tachycardie atriale), certaines valvulopathies mitrales, les prothèses valvulaires.

·Prévention des complications thrombo-emboliques des infarctus du myocarde compliqués : thrombus mural, dysfonction ventriculaire gauche sévère, dyskinésie emboligène, en relais de lhéparine.

·Traitement des thromboses veineuses profondes et de lembolie pulmonaire ainsi que la prévention de leur récidive, en relais de lhéparine.

Ces indications sont détaillées en rubrique 4.2 surveillance biologique.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Mode dadministration

VOIE ORALE

Avaler les comprimés avec un verre deau.

Rythme dadministration

Ce médicament doit être administré en une prise par jour, à la même heure. Il est préférable que la prise ait lieu le soir, afin de pouvoir modifier la posologie dès que possible après les résultats de lINR.

Posologie

Population générale

En raison dune importante variabilité interindividuelle, la posologie dantivitamine K (AVK) est strictement individuelle.

La dose initiale, toujours probatoire, doit être aussi proche que possible de la dose déquilibre. Elle est habituellement de 4 mg, à adapter en fonction des résultats biologiques.

Ne pas utiliser de dose de charge.

Chez les sujets à risque hémorragique particulier (poids < 50 kg, sujet âgé, insuffisant hépatique), la dose initiale est habituellement plus faible.

La surveillance biologique dun traitement par AVK est indispensable et repose sur lINR. La dose déquilibre sera déterminée en adaptant la dose initiale en fonction de lINR (voir ci-dessous).

Surveillance biologique et adaptation posologique

Le test biologique adapté de surveillance des AVK est lINR

LINR ou International Normalized Ratio est un mode dexpression du temps de Quick, qui tient compte de la sensibilité du réactif (thromboplastine) utilisé pour réaliser le test.

Ce mode dexpression réduit les causes de variabilité inter-laboratoire et permet une meilleure surveillance du traitement, que lancien taux de prothrombine (TP).

En dehors de tout traitement par AVK, lINR dun sujet normal est de ≤ 1,2.

Dans la majorité des situations (cf. tableau ci-dessous), un INR compris entre 2 et 3 avec une valeur cible de 2,5 est recherché, ce qui signifie que :

·lINR idéal vers lequel il faut tendre est de 2,5,

·un INR inférieur à 2 reflète une anticoagulation insuffisante,

·un INR supérieur à 3 traduit un excès danticoagulation.

Dans tous les cas, un INR supérieur à 5 est associé à un risque hémorragique (voir conduite à tenir en cas de surdosage rubrique 4.9).

Rythme des contrôles biologiques

Avant initialisation du traitement, il est recommandé de faire un contrôle de lINR afin de détecter déventuels troubles de la coagulation et de pouvoir ainsi adapter au mieux la posologie initiale.

Le premier contrôle doit seffectuer après la 3ème prise dAVK (cest-à-dire du 4ème jour), pour dépister une hypersensibilité individuelle : un INR supérieur à 2 annonce un surdosage à léquilibre et doit faire réduire la posologie.

Le deuxième contrôle seffectue en fonction des résultats du premier INR, pour apprécier lefficacité anticoagulante (selon les cas entre 3 à 6 jours après le 1er contrôle).

Les contrôles ultérieurs doivent être pratiqués (1 à 2 fois par semaine) jusquà stabilisation de lINR, puis avec un espacement progressif jusquà un intervalle maximal de 1 mois. Léquilibre du traitement nest parfois obtenu quaprès plusieurs semaines.

Après un changement de posologie, le premier contrôle doit être fait 3 jours après une modification de dose, les contrôles doivent être répétés jusquà stabilisation (1 à 2 fois par semaine).

NR recommandés et durées de traitement

Les zones thérapeutiques et durées de traitement conseillées sont précisées dans les tableaux ci-après, en fonction des principales situations. Elles sont conformes aux recommandations actuelles françaises et internationales.

Relais de lhéparinothérapie

En raison du temps de latence de laction anticoagulante des AVK, lhéparine doit être maintenue à dose inchangée pendant toute la durée nécessaire, au moins 5 jours et jusquà ce que lINR soit dans la zone thérapeutique recherchée 2 jours consécutifs.

Quand il y a eu arrêt des AVK, suite à une hémorragie grave, lorsque le saignement est contrôlé, et si lindication des AVK est maintenue, un traitement par héparine non fractionnée ou HBPM à dose curative est recommandé, en parallèle de la reprise des AVK. Il est recommandé que la réintroduction de lanticoagulation orale se déroule en milieu hospitalier, sous surveillance clinique et biologique.

En cas de thrombopénie induite par lhéparine (TIH de type II), il est déconseillé dintroduire précocement les AVK dès larrêt de lhéparine, en raison du risque dhypercoagulabilité par baisse précoce de la protéine S (anticoagulante). Les AVK ne seront administrés quaprès la mise en route dun anticoagulant daction rapide non héparinique (danaparoïde ou hirudine) et lorsque le taux de plaquettes sera à nouveau supérieur à 100 Giga/L.

Oubli dune dose

En cas doubli dune dose, la prise est possible dans les 8 heures après lheure habituelle dadministration. Passé ce délai, il est préférable de ne pas prendre la dose oubliée et de reprendre la dose suivante à lheure habituelle et le patient ne doit pas prendre de dose double pour compenser la dose manquée. Le patient devra signaler un oubli lors du contrôle de lINR et le noter dans son carnet de suivi.

Recommandations INR et durée de traitement

·Prévention des complications thrombo-emboliques artérielles et veineuses des cardiopathies emboligènes

INDICATIONS

Recommandations

INR durée de traitement

Troubles du rythme supra-ventriculaires (fibrillations auriculaires et flutters auriculaires) selon les conditions suivantes :

âge

< 75 ans avec facteur de risque *

> 75 ans **

* antécédent daccident cérébral ischémique transitoire ou constitué, HTA, insuffisance cardiaque, diabète.

En labsence de facteur(s) de risque avant 75 ans, la prescription daspirine est recommandée.

** après évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque (voir rubrique 4.4)

Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ;

à long terme

Valvulopathies mitrales

(particulièrement le rétrécissement mitral) si facteur(s) favorisant(s) : FA ou flutter, antécèdent thrombo-embolique, dilatation de loreillette gauche et/ou image de contraste spontané décelé en échographie transoesophagienne et/ou thrombus intra-auriculaire gauche à léchocardiogramme.

Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ;

à long terme

Prothèses valvulaires

- prothèses mécaniques

INR cible fonction du type de prothèse et des caractéristiques du patient (voir tableau ci-dessous) ;

à long terme

- prothèses biologiques

cible 2.5 ; INR 2 à 3

3 mois

INR cibles recommandés pour les prothèses mécaniques

1.Risque thrombogénique intrinsèque des prothèses a

2.Facteurs de risque liés au patient b

3.Aucun facteur de risque

4.≥ 1 facteur de risque

5.Faible

6.2.5

7.3.0

8.Moyen

9.3.0

10.3.5

11.Elevé

12.3.5

13.4.0

14.Risque thrombogénique intrinsèque des prothèses a

15.Facteurs de risque liés au patient b

16.Aucun facteur de risque

17.≥ 1 facteur de risque

18.Faible

19.2.5

20.3.0

21.Moyen

22.3.0

23.3.5

24.Elevé

25.3.5

26.4.0

a Risque thrombogénique des prothèses mécaniques :

Faible : prothèses ayant fait la preuve de leur efficacité avec une anticoagulation modérée

Elevé : prothèses dancienne génération, en particulier à bille

Moyen : toutes les autres prothèses, y compris dintroduction récente

b Facteurs de risque liés au patient : position mitrale, tricuspide ou pulmonaire de la prothèse ; antécédents thrombo-emboliques ; grosse OG >50 mm ; sténose mitrale quel que soit le degré ; FE< 35% ; certains troubles du rythme auriculaire tels que FA, flutter, tachycardie atriale.

·Prévention des complications thrombo-emboliques des infarctus du myocarde compliqués : thrombus mural, dysfonction ventriculaire gauche sévère, dyskinésie emboligène...

Recommandations INR durée de traitement

Cible 2.5 ; INR 2 à 3 ;

Au moins 3 mois (la poursuite du traitement sera discutée au cas par cas)

·Traitement des thromboses veineuses profondes et de lembolie pulmonaire ainsi que la prévention de leurs récidives, en relais de lhéparine

Recommandations INR durée de traitement

Cible 2.5 ; INR 2 à 3;

Durée minimale de 3 mois à moduler en fonction du contexte clinique et de la présence de facteurs de modulation (voir tableau ci-dessous)

Contexte clinique de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV)

Durée de traitement*

MTEV avec facteur déclenchant majeur transitoire (chirurgie, immobilisation prolongée de 3 jours ou plus, fracture des membres inférieurs dans les 3 derniers mois)

3 mois

MTEV avec facteur de risque persistant majeur (cancer en cours de traitement, syndrome des antiphospholipides)

≥ 6 mois, tant que le facteur persiste

MTEV idiopathique

≥ 6 mois

* La durée de traitement peut être allongée ou réduite en présence de facteurs de modulation tels que thrombophilie majeure connue, récidive de MTEV, risque hémorragique élevé, instabilité de lINR

Populations particulières

Population pédiatrique

Lexpérience des anticoagulants oraux, y compris avec lacénocoumarol, chez lenfant demeure limitée. Linitiation et la surveillance du traitement relèvent dun service spécialisé (voir aussi rubrique 4.4).

Les AVK sont à éviter autant que possible chez les nourrissons de moins dun mois.

Pour cet anticoagulant oral, les posologies chez lenfant ne reposent que sur lexpérience pratique.

La dose moyenne à administrer per os pour obtenir un INR cible à létat déquilibre entre 2 et 3, doit être calculée en fonction de lâge mais surtout du poids :

Chez lenfant de plus de 3 ans, la dose par kg de poids corporel se rapproche de celle de ladulte.

Chez lenfant de moins de 3 ans, et notamment avant 12 mois, les doses moyennes utilisées sont plus élevées et plus variables dun enfant à lautre que chez lenfant plus âgé.

Une dose initiale recommandée pour obtenir à léquilibre un INR entre 2 et 3 est proposée à titre indicatif dans le tableau ci-dessous. Elle est toujours probatoire, et doit être aussi proche que possible de la dose attendue à léquilibre.

En pratique, pour ce médicament, la dose initiale conseillée correspond à la moyenne des doses utilisées par les spécialistes.

Doses initiales recommandées en mg/kg/jour

< 12 mois

12 mois 3 ans

> 3 ans 18 ans

Acénocoumarol

0,14

0,08

0,05

Le rythme dadministration (une ou deux fois par jour), seffectue suivant les mêmes principes que chez ladulte. Cependant des précautions particulières et une surveillance biologique plus fréquente de lINR est recommandée. Une fois lINR cible atteint, lintervalle entre 2 INR ne doit pas dépasser 15 jours. Chez lenfant, les changements dans le régime alimentaire, les interactions médicamenteuses, les infections intercurrentes entraînent des variations importantes de lINR. Chez lenfant de moins de 3 ans, il faudra de plus tenir compte dune plus grande variabilité des INR et des difficultés liées à lutilisation de ce produit (régurgitations, contrôle des prises, fréquence des prélèvements sanguins).

Sujet âgé et très âgé (≥ 65 ans)

Le traitement doit être débuté par une dose plus faible. En effet, la dose moyenne déquilibre est plus faible chez le sujet âgé que chez le sujet jeune, habituellement ½ à ¾ de la dose (voir rubriques 4.4, 5.1 et 5.2).

Des précautions particulières et une surveillance biologique de lINR plus fréquente est recommandée.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·Hypersensibilité à la substance active, lacénocoumarol (ou aux dérivés coumariniques) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·insuffisance hépatique sévère,

·en cas dassociation avec les médicaments ou composés suivants (voir rubrique 4.5) :

1. lacide acétylsalicylique :

oPour des doses anti-inflammatoires dacide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour),

oPour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal,

2. le miconazole utilisé par voie générale ou en gel buccal,

3. les AINS pyrazolés : la phénylbutazone (toutes les formes de phénylbutazone y compris locales),

4. en cas dassociation avec le millepertuis.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

Avant de décider linstauration dun traitement par AVK, une attention particulière sera portée aux fonctions cognitives du patient ainsi quau contexte psychologique et social, en raison des contraintes liées au traitement.

Ce médicament est généralement déconseillé :

·en cas de risque hémorragique.

La décision de débuter ou de continuer le traitement par AVK, doit être prise en fonction du rapport bénéfice/risque propre à chaque patient et à chaque situation. Les situations à risque sont en particulier les suivantes :

olésion organique susceptible de saigner,

ointervention récente neuro chirurgicale ou ophtalmologique ou possibilité de reprise chirurgicale,

oulcère gastro-duodénal récent ou en évolution,

ovarices sophagiennes,

ohypertension artérielle non contrôlée,

oantécédent daccident vasculaire cérébral hémorragique (excepté en cas dembolie systémique),

·en cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 20mL/min),

·en association avec (voir rubrique 4.5) :

olacide acétylsalicylique ou un de ses dérivés

§Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) en labsence dantécédent dulcère gastro-duodénal,

§Pour des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal,

oles autres AINS (sauf AINS pyrazolés : phénylbutazone, voir rubrique 4.3),

ole 5-fluoro-uracile et par extrapolation tegafur et capécitabine,

ola méthylprednisolone,

ola noscapine,

ole sulfaméthoxazole.

Le patient doit être informé et éduqué au bon suivi de son traitement. Il faut notamment insister sur la nécessité :

ode prendre son traitement sans oubli, tous les jours à la même heure ;

odeffectuer régulièrement le contrôle biologique (INR), de préférence dans le même laboratoire ;

odêtre très vigilant sur les médicaments associés, qui peuvent perturber léquilibre du traitement (voir rubrique 4.5).

La remise au patient et lutilisation du carnet dinformation et de suivi pour le traitement par AVK sont recommandés.

Lapport en vitamine K du régime alimentaire doit être régulier, afin de ne pas perturber léquilibre de lINR. Les aliments les plus riches en vitamine K sont : les choux (frisé, choux de Bruxelles, chou blanc, brocolis ), les épinards, les asperges (voir rubrique 4.5).

En raison du temps de latence de plusieurs jours, les AVK ne constituent pas un traitement durgence.

Le risque daccident hémorragique est maximal durant les premiers mois du traitement. La surveillance doit donc être particulièrement rigoureuse durant cette période, en particulier lors du retour à domicile dun patient hospitalisé.

En cas de saignement lors dun traitement par anticoagulant, il faut rechercher un surdosage par la pratique dun INR (voir rubrique 4.9). En labsence de surdosage, lorigine du saignement sera recherchée et si possible traitée. De plus, une adaptation thérapeutique transitoire sera discutée en fonction de lindication et de la situation.

La ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intrarachidien. Elle devra être différée chaque fois que possible. Cest un acte invasif qui justifie larrêt du traitement AVK avec un relais si nécessaire par une héparine, voire la neutralisation du traitement AVK en cas durgence (voir paragraphe Chirurgie ou dactes médicaux invasifs sous AVK ci-dessous).

Au cours dun traitement anticoagulant, éviter les injections intra-musculaires qui peuvent provoquer des hématomes.

Association AVK-aspirine faible doses :

Chez les patients ayant une indication dAVK et nécessitant de faibles doses daspirine (75-100 mg) du fait dune pathologie artérielle confirmée, lassociation AVK-aspirine faible dose doit reposer sur une analyse individuelle des risques thrombo-emboliques et hémorragiques.

Une contraception est souhaitable chez les femmes en âge de procréer (voir rubrique 4.6).

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Précautions demploi

En cas dinsuffisance rénale sévère, ce médicament est généralement déconseillé. Cependant, dans les cas où il est utilisé, les doses initiales administrées devront être plus faibles et la surveillance de lINR plus rapprochée.

La posologie sera adaptée et la surveillance accrue en cas :

·dinsuffisance hépatique modérée,

·dhypoprotidémie,

·au cours de tout évènement pathologique intercurrent, en particulier dépisode infectieux aigu.

En cas de déficit congénital connu ou suspecté en protéine S ou C, ladministration dAVK doit toujours se faire sous couvert dune héparinothérapie et, dans le cas de déficits sévères en protéine C (<20%), la perfusion de concentré de protéine C lors de lintroduction des AVK peut être discutée pour prévenir la survenue de nécroses cutanées observées à lintroduction des AVK.

Populations particulières

Chez lenfant et le sujet âgé (≥ 65 ans), la prudence est de mise. Il est recommandé de surveiller très fréquemment lINR (voir rubrique 4.2).

Chez le sujet âgé et très âgé, le risque hémorragique est élevé. Aussi, linstauration dun traitement antivitaminique K, de même que la poursuite de ce traitement, ne devra se faire quaprès une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque. La décision dun traitement et son suivi doivent notamment prendre en compte les risques particuliers liés au terrain :

·fréquence des pathologies associées et des associations thérapeutiques,

·fréquence et gravité des accidents hémorragiques, liés en particulier au risque de chute,

·risque daltération des fonctions cognitives entraînant un risque derreur de prise.

Le risque de surdosage, en particulier en début de traitement, doit être particulièrement surveillé.

Chirurgie ou actes médicaux invasifs sous AVK

En cas de chirurgie ou dactes médicaux invasifs, plusieurs attitudes sont possibles et doivent être discutées en fonction du risque thrombotique propre au patient et du risque hémorragique, lié en particulier au type de chirurgie.

Procédures qui peuvent être réalisées sans interrompre les AVK

Le traitement par AVK avec maintien de lINR dans la zone thérapeutique habituelle (2 à 3) peut être poursuivi dans certaines chirurgies ou actes invasifs, responsables de saignements peu fréquents, de faible intensité ou aisément contrôlés. Des gestes dhémostase locale peuvent savérer nécessaires. Toutefois, la prise dautres médicaments interférant avec lhémostase, ou lexistence dune comorbidité, augmente le risque hémorragique et peut conduire à choisir linterruption des AVK. Ces situations concernent : la chirurgie cutanée, la chirurgie de la cataracte, les actes de rhumatologie de faible risque hémorragique, certains actes de chirurgie bucco-dentaire, certains actes dendoscopie digestive.

Situations qui imposent un relais par une héparine, si linterruption des AVK est nécessaire pour un acte programmé

·Si linterruption des AVK est nécessaire pour un acte programmé, lorsque le risque thrombo-embolique fonction de lindication du traitement par AVK est élevé, un relais pré et post opératoire par une héparine à doses curatives (héparine non fractionnée ou HBPM si elles ne sont pas contre-indiquées) est recommandé.

Linterruption se fera 4 à 5 jours avant lintervention sous surveillance de lINR, intervention lorsque lINR est inférieur à 1,5 puis reprise du traitement AVK en post opératoire sous couvert, éventuellement, dune héparinothérapie tant que lINR est inférieur à 2.

Chez les patients porteurs de valves mécaniques cardiaques, le relais pré et post opératoire est recommandé quel que soit le type de prothèses valvulaire mécanique.

Chez les patients en ACFA, le risque thromboembolique élevé est défini par un antécédent daccident ischémique cérébral, transitoire ou permanent, ou dembolie systémique.

Chez les patients ayant un antécédent de MTEV, le risque thromboembolique élevé est défini par un accident (TVP et/ou EP) datant de moins de 3 mois, ou maladie thromboembolique récidivante idiopathique (nombre dépisodes ≥ 2, au moins un accident sans facteur déclenchant).

·Dans les autres cas, le relais post-opératoire par une héparine à doses curatives est recommandé lorsque la reprise des AVK dans les 24 à 48 heures post-opératoires nest pas possible du fait de lindisponibilité de la voie entérale.

Prise en charge préopératoire du patient pour une chirurgie ou un acte invasif urgent à risque hémorragique

En cas de chirurgie ou dacte invasif URGENT (un acte urgent est défini par un délai dintervention ne permettant pas datteindre un objectif dun INR < 1,5 ou 1,2 en neurochirurgie) à risque hémorragique (chirurgie abdominale, orthopédique, neurochirurgie, ponction lombaire), la mesure de lINR doit être réalisée à ladmission du patient.

La conduite à tenir est alors la suivante :

·Ladministration de concentrés de complexes prothrombiniques (CCP aussi appelés PPSB de type Kaskadil et Octaplex) est recommandée.

·Association de 5 mg de vitamine K à ladministration des concentrés de complexes prothrombiniques, sauf si la correction de lhémostase est nécessaire pendant moins de 4 heures. Ladministration par voie entérale doit être privilégiée, lorsquelle est possible.

·Réalisation dun INR dans les 30 minutes suivant ladministration du CCP et avant la réalisation de la chirurgie ou acte invasif recommandé. En cas dINR insuffisamment corrigé, il est recommandé dadministrer un complément de dose de CCP, adaptée à la valeur de lINR suivant les recommandations des RCP du médicament.

·La réalisation dun INR 6 à 8 heures après lantagonisation est recommandée.

Calciphylaxie

La calciphylaxie est un syndrome rare de calcification vasculaire avec nécrose cutanée, associée à une forte mortalité. Cette pathologie est principalement observée chez des patients sous dialyse au stade final de maladie rénale ou chez des patients présentant des facteurs de risque connus tels qu'un déficit en protéines C ou S, une hyperphosphatémie, une hypercalcémie ou une hypoalbuminémie. De rares cas de calciphylaxie ont été signalés chez des patients prenant des antagonistes de la vitamine K, y compris SINTROM, également en l'absence de maladie rénale. Lorsqu'une calciphylaxie est diagnostiquée, un traitement approprié doit être instauré et l'arrêt du traitement par SINTROM doit être envisagé.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Les médicaments susceptibles dinteragir avec les AVK sont très nombreux.

Si un autre traitement doit être débuté, modifié ou supprimé, il est nécessaire deffectuer un contrôle de lINR 3 à 4 jours après chaque modification.

Associations contre-indiquées

+Acide acétylsalicylique

·Pour des doses anti-inflammatoires dacide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour)

·Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.

Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.

+Anti-inflammatoires non stéroïdiens pyrazolés : phénylbutazone

Pour toutes les formes de phénylbutazone, y compris locales : augmentation du risque hémorragique de lantivitamine K (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).

+Miconazole (voie générale et gel buccal)

Avec le miconazole par voie générale et gel buccal : hémorragies imprévisibles, éventuellement graves.

+Millepertuis

Diminution des concentrations plasmatiques de lantivitamine K, en raison de son effet inducteur enzymatique, avec risque de baisse defficacité voire dannulation de leffet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (évènement thrombotique).

En cas dassociation fortuite, ne pas interrompre brutalement la prise de millepertuis mais contrôler lINR avant puis après larrêt du millepertuis.

Associations déconseillées

+Acide acétylsalicylique et ses dérivés

·Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) en labsence dantécédent dulcère gastro-duodénal.

·Pour des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour) et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal. Nécessité dun contrôle le cas échéant, en particulier du temps de saignement.

Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.

+AINS(sauf AINS pyrazolés voir associations contre-indiquées)

Augmentation du risque hémorragique de lanticoagulant oral (agression de la muqueuse gastroduodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique étroite, voire biologique.

+Clindamycine

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la clindamycine et après son arrêt.

+Fluorouracile (et, par extrapolation autres fluoropyrimidines)

Augmentation importante de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Si elle ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le cytotoxique et 8 jours après son arrêt.

+Noscapine

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

+Sulfaméthoxazole

Augmentation importante de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Si lassociation ne peut être évitée, contrôle plus fréquent de lINR et adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + trimétoprime) et après son arrêt.

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+Allopurinol

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique (diminution de son métabolisme hépatique).

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lallopurinol et 8 jours après son arrêt.

+Alpha-tocophérol

Avec la vitamine E utilisée à des doses supérieures ou égales à 500 mg/j : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par vitamine E et après son arrêt.

+Aminogluthétimide

Décrit pour warfarine et acénocoumarol. Diminution de leffet de lantivitamine K, par augmentation de son métabolisme hépatique par laminogluthémide.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par aminogluthétimide et deux semaines après son arrêt.

+Amiodarone

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lamiodarone et 8 jours après son arrêt.

+Androgènes

Augmentation du risque hémorragique par effet direct sur la coagulation et/ou les systèmes fibrinolytiques.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par landrogène et après son arrêt.

+Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone)

Diminution (ou, rarement, augmentation avec la phénytoïne) de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par lanticonvulsivant inducteur.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lanticonvulsivant inducteur et 8 jours après son arrêt.

+ Antipurine

Diminution de leffet antivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique. Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K à la mise en route du traitement par limmunomodulateur et après son arrêt.

+Aprépitant

Risque de diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par laprépitant.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant et après lassociation.

+Benzbromarone

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la benzbromarone et après son arrêt.

+Bosentan

Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.

+Certaines céphalosporines (céfamandole, céfopérazone, céfotétan, ceftriaxone)

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR.

Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la céphalosporine et après son arrêt.

+Cimétidine

Avec la cimétidine utilisée à des doses supérieures ou égales à 800 mg/j : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique (diminution de son métabolisme hépatique).

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la cimétidine et 8 jours après son arrêt.

+Colchicine

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la colchicine et 8 jours après son arrêt.

+Cholestyramine

Diminution de leffet de lantivitamine K (diminution de son absorption intestinale).

Prendre la cholestyramine à distance de lantivitamine K (plus de 2 heures, si possible).

+Cyclines

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.

+Cytotoxiques

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.

Contrôle plus fréquent de lINR.

+Danazol

Augmentation du risque hémorragique par effet direct sur la coagulation et/ou les systèmes fibrinolytiques.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.

+Disulfirame

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le disulfirame et 8 jours après son arrêt.

+Dronédarone

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la dronédarone et 8 jours après son arrêt.

+Econazole

Quelle que soit la voie dadministration de léconazole : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par éconazole et après son arrêt.

+Fibrates

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le fibrate et 8 jours après son arrêt.

+Fluconazole, itraconazole,

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lazolé et 8 jours après son arrêt.

+Fluoroquinolones (ciprofloxacine, enoxacine, fleroxacine, gemifloxacine, levofloxacine, lomefloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine, pefloxacine)

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la fluoroquinolone et après son arrêt.

+Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de lantivitamine K et sur celui des facteurs de la coagulation.

Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.

Lorsque lassociation est justifiée, renforcer la surveillance : le cas échéant, contrôle biologique au 8e jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.

+Griséofulvine

Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par la griséofulvine.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la griséofulvine et 8 jours après son arrêt.

+Héparines de bas poids moléculaire et apparentés et héparines non fractionées (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé)

Augmentation du risque hémorragique.

Lors du relais de lhéparine par lantivitamine K, renforcer la surveillance clinique.

+Hormones thyroïdiennes : levothyroxine, liothyronine sodique, thyroxines, tiraticol

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique (augmentation du métabolisme des facteurs du complexe prothrombinique).

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K lors de linstauration du traitement dune hypothyroïdie ou dun surdosage en hormones thyroïdiennes. Un tel contrôle nest pas nécessaire chez les patients sous traitement thyroïdien substitutif stable.

+Inhibiteurs de lHMG CoA-reductase (statines : atorvastatine, fluvastatine, pitavastatine, pravastatine, rosuvastatine, simvastatine)

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.

+Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir

Variation de leffet de lantivitamine K, le plus souvent dans le sens dune diminution.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant la durée du traitement.

+Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline)

Augmentation du risque hémorragique.

Surveillance clinique et, le cas échéant, contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanticoagulant oral pendant la durée de lassociation et à son arrêt.

+ Levocarnitine

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant la durée du traitement par la lévocarnitine et 8 jours après son arrêt.

+ Ipilimumab

Augmentation du risque dhémorragies digestives. Surveillance clinique étroite.

+Macrolides (sauf spiramycine)

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt.

+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques

Augmentation du risque hémorragique.

Surveillance clinique et, le cas échéant, contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanticoagulant oral pendant la durée de lassociation et à son arrêt.

+Méthylprednisolone

Pour des doses de 0,5 à 1 g de méthylprednisone administrées en bolus : augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle de lINR 2 à 4 jours après le bolus de méthylprednisolone ou en présence de tous signes hémorragiques.

+Névirapine, Efavirenz

Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.

+Nitro-5-imidazolés (métronidazole, ornidazole, secnidazole, tinidazole)

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique par diminution de son métabolisme hépatique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanticoagulant oral pendant le traitement par ces imidazolés et 8 jours après leur arrêt.

+Orlistat

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par lorlistat et après son arrêt.

+Paracétamol

Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique en cas de prise de paracétamol aux doses maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le paracétamol et après son arrêt.

+Pentoxifylline

Augmentation du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la pentoxifylline et 8 jours après son arrêt.

+Pristinamycine

Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la pristinamycine et après son arrêt.

+Proguanil

Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le proguanil et après son arrêt.

+Propafénone

Augmentation de leffet anticoagulant et du risque hémorragique.

Mécanisme invoqué : inhibition du métabolisme de lantivitamine K.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la propafénone et après son arrêt.

+Rifampicine

Diminution de leffet de lantivitamine K par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la rifampicine et 8 jours après son arrêt.

+Ropinirole

Augmentation du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par ropinirole et après son arrêt.

+Sucralfate

Diminution de labsorption digestive de lantivitamine K.

Prendre le sucralfate à distance de lantivitamine K (plus de 2 heures, si possible).

+Sulfafurazol, sulfaméthizol

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement anti-infectieux et 8 jours après son arrêt.

+Tamoxifène

Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K.

+Tibolone

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par la tibolone et après son arrêt.

+Tramadol

Risque daugmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par le tramadol et après son arrêt.

+Viloxazine

Augmentation de leffet anticoagulant et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanticoagulant oral pendant le traitement par la viloxazine et après son arrêt.

+Voriconazole

Augmentation de leffet de lantivitamine K et du risque hémorragique par diminution de son métabolisme hépatique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K pendant le traitement par voriconazole et 8 jours après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+Acide acétylsalicylique à des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour)

Majoration du risque hémorragique, notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.

+Alcool (boissons ou excipients)

Variations possibles de leffet anticoagulant avec augmentation en cas dintoxication aiguë ou diminution en cas dalcoolisme chronique (métabolisme augmenté).

Puisque la sévérité et les premiers signes dune interaction ne sont pas prévisibles, les patients traités par SINTROM doivent limiter leur consommation dalcool, particulièrement sils présentent des troubles de la fonction hépatique.

+Antiagrégants plaquettaires (diflunisal, clopidogrel et ticlopidine)

Augmentation du risque hémorragique.

+Déférasirox

Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.

+Thrombolytiques et inhibiteurs directs de la thrombine (ex : argatroban)

Augmentation du risque hémorragique.

Problème particulier de lantibiotique

De nombreux cas daugmentation de lactivité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques (par ex. amoxicilline, chloramphénicol, clindamycine, érythromycine, fluoroquinolones, néomycine, pristinamycine, tétracyclines). Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, lâge et létat général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de lINR.

Cependant, certaines classes dantibiotiques sont davantage impliquées : il sagit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines, qui imposent dans ces conditions, de renforcer la surveillance de lINR.

Problème particulier des anti-cancéreux

En raison de laugmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle sajoute léventualité dune interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, sil est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, daugmenter la fréquence des contrôles de lINR.

Les médicaments suivants peuvent renforcer leffet anticoagulant de lacénocoumarol :

·Stéroïdes anabolisants, androgènes, antiarythmiques (par ex, quinidine), inhibiteurs de la pompe à protons (par ex, oméprazole), activateurs du plasminogène (par ex, urokinase, streptokinase et alteplase), et anti-acides (par ex, hydroxyde de magnésium).

·Les médicaments inhibiteurs du CYP2C9 peuvent renforcer leffet anticoagulant de lacénocoumarol.

Les médicaments suivants peuvent diminuer leffet anticoagulant de lacénocoumarol :

·Les inducteurs du CYP2C9, CYP2C19 et CYP3A4 peuvent réduire laction anticoagulante de lacénocoumarol.

·Les aliments riches en vitamine K peuvent diminuer les effets de lacénocoumarol.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Avec tous les antivitamines K, un syndrome malformatif a été décrit dans lespèce humaine dans environ 4% à 7% des grossesses entre 6 et 9 semaines daménorrhée (malformations des os propres du nez, ponctuations épiphysaires) ; une ftopathie cérébrale survient dans 1 à 2% des cas au-delà de cette période.

Une possibilité de perte embryonnaire ou ftale est rapportée pendant toute la durée de la grossesse.

En conséquence, chez les femmes en âge de procréer, une contraception est souhaitable lors de lutilisation dantivitamines K. Chez la femme enceinte, la prescription des antivitamines K doit être exclusivement réservée au cas où lhéparine ne peut être utilisée.

En cas de poursuite dantivitamines K pendant la grossesse, le passage à lhéparine simpose à partir de la 36ème semaine daménorrhée.

Le diagnostic prénatal sera adapté à la période dexposition intra-utérine aux antivitamines K.

Allaitement

SINTROM passe en très faible quantité dans le lait maternel, mais aucun effet indésirable na été observé chez les enfants allaités. Lallaitement est donc possible.

Si lallaitement est exclusif, un apport en vitamine K1 est recommandé aux doses usuelles.

Fertilité

Il nexiste pas de données concernant leffet de SINTROM sur la fertilité chez lHomme.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

SINTROM na pas dinfluence connue sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il faut cependant conseiller aux patients de garder sur eux une carte mentionnant la prise de traitement anticoagulant, en cas déventuelles blessures.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Hémorragies: Les manifestations hémorragiques représentent la complication la plus fréquente du traitement avec SINTROM.

Toute structure anatomique peut en être le point de départ et/ou le siège : hémorragie ou hématome intracérébral, hématome du psoas, hémorragie intra-abdominale, hémorragie intra-articulaire.

Il peut sagir dhémorragies non graves par exemple : hématome, épistaxis, gingivorragie.

Les effets indésirables sont listés selon la classification MedDRA par système-organe. Au sein de chaque classe de systèmes dorganes, les événements indésirables sont présentés par ordre décroissant de fréquence selon la convention CIOMS III suivante : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000 ; <1/100) ; rare (≥1/10 000 ; <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau des effets indésirables

Affections du système immunitaire

Rare :

hypersensibilité (ex : urticaire, éruption cutanée, prurit)*

* réversibles après arrêt du traitement.

Affections vasculaires

Fréquent :

hémorragie

Très rare :

vascularite

Affections gastro-intestinales

Rare :

nausées, vomissements

Fréquence indéterminée :

diarrhée, accompagnée ou non de stéatorrhée.

Affections hépatobiliaires

Très rare :

lésions hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rare :

Alopécie

Très rare :

nécrose cutanée localisée peut être en rapport avec un déficit congénital en protéine C ou en son co-facteur la protéine S.

Fréquence indéterminée :

Calciphylaxie

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare :

arthralgies isolées

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Traitement

Lors dun traitement par AVK, la prise en charge dun surdosage devra tenir compte de la demi-vie de la spécialité, de lindication (en particulier en cas de valve mécanique pour lesquelles une correction trop rapide est redoutée) et des caractéristiques propres au malade (âge, risque hémorragique, comorbidités, etc). Les mesures de correction proposées sont progressives pour ne pas provoquer un risque de thrombose.

Dans le cadre de la prise en charge dun surdosage asymptomatique, il est recommandé de privilégier une prise en charge ambulatoire, si le contexte le permet.

Lhospitalisation est préférable sil existe un ou plusieurs facteurs de risque hémorragique individuel.

Conduite à tenir en cas de surdosage asymptomatique ou dhémorragie non grave :

En cas de traitement par AVK avec un INR cible à 2,5 (fenêtre entre 2 et 3)

·INR < 4.5 : pas de saut de prise, pas de vitamine K

·4.5 < INR < 6 : saut dune prise, pas de vitamine K

·6 ≤ INR < 10 : arrêt du traitement, 1 à 2 mg de vitamine K par voie orale (1/2 à 1 ampoule buvable forme pédiatrique)

·INR > 10 : arrêt du traitement, 5 mg de vitamine K par voie orale (½ ampoule buvable forme adulte).

En cas de traitement par AVK avec INR cible ≥ 3 (fenêtre 2.5 3.5, ou 3 4.5)

·INR < 6 : pas de saut de prise, pas de vitamine K.

·6 ≤ INR < 10 : saut dune prise. Un avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient est porteur dune prothèse valvulaire mécanique) est recommandé pour discussion dun traitement éventuel par 1 à 2 mg de vitamine K par voie orale (½ à 1 ampoule buvable forme pédiatrique)

·INR ≥ 10 : un avis spécialisé sans délai, ou une hospitalisation, est recommandé.

Dans tous les cas :

·Un contrôle de lINR doit être réalisé le lendemain.

·En cas de persistance dun INR supra-thérapeutique, les attitudes précédemment décrites restent valables et doivent être reconduites.

·La cause du surdosage doit être identifiée et prise en compte dans ladaptation éventuelle de la posologie.

·La surveillance ultérieure de lINR doit se calquer sur celle habituellement réalisée lors de la mise en route du traitement.

Conduite à tenir en cas dhémorragie grave

En cas dhémorragie grave, la restauration dune hémostase normale (objectif dun INR au moins inférieur à 1,5) doit être réalisée dans un délai le plus bref possible, idéalement en quelques minutes.

Outre larrêt des AVK, il est recommandé dadministrer en urgence un CCP (concentré de complexes prothrombiniques) en association à de la vitamine K (10 mg) par voie orale ou intra veineuse lente, quel que soit lINR de départ.

La réalisation dun INR dans les 30 minutes suivant ladministration du CCP est recommandée.

En cas dINR persistant >1,5, un complément de dose de CCP, adapté à la valeur de lINR suivant le RCP du médicament utilisé, est recommandé. La réalisation dun INR 6 à 8 heures plus tard, puis quotidiennement pendant la période critique, est recommandée.

Ladministration de vitamine K peut être répétée toutes les 12 heures.

Après un traitement par de fortes doses de vitamine K, un délai peut être observé avant le retour de lefficacité des anti-vitamines K. Si le traitement par AVK doit être repris, il faudra envisager une période transitoire de traitement par héparine.

En cas dintoxication en dehors dun traitement par AVK, le niveau de lintoxication doit être évalué par le niveau de lINR et par lexistence éventuelle de complications hémorragiques.

LINR doit être effectuée plusieurs jours de suite (2 à 5 jours) en tenant compte de la demi-vie prolongée de lAVK absorbé. Dès que lINR est modifié, la vitamine K permet de corriger leffet anticoagulant.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : antithrombotiques, code ATC : B01AA07

Mécanisme daction

Lacénocoumarol, la substance active de SINTROM, est un dérivé coumarinique et agit comme un antagoniste de la vitamine K. Les AVK interviennent au niveau de lhépatocyte dans le mécanisme de réduction de la vitamine K. Les antagonistes de la vitamine K produisent leur effet anticoagulant par inhibition de la vitamine-K-epoxide réductase. La vitamine K réduite est le co-facteur dune carboxylase qui convertit lacide glutamique en acide gamma-carboxyglutamique.

Quatre facteurs de la coagulation (facteurs II, VII, IX, X) et deux inhibiteurs (protéines C et S) possèdent des résidus gamma-carboxyglutamiques nécessaires à leur fixation sur des surfaces phospholipidiques qui catalysent leurs interactions. Cette gamma-carboxylation a un effet significatif sur linteraction entre les facteurs de coagulation mentionnés précédemment et les ions calcium. Ainsi, les AVK ont un effet anticoagulant indirect en empêchant la synthèse des formes actives de plusieurs facteurs de la coagulation.

Administrées per os, les AVK induisent une hypoprothrombinémie dans les 36 à 72 heures.

La demi-vie des facteurs de la coagulation dépendant de la vitamine K varie de 6 heures (facteur VII, protéine C) à 2 ou 3 jours (facteurs X, II). Après administration dAVK, les premiers facteurs dont les activités diminuent sont ceux dont la demi-vie est la plus courte, tandis que les derniers seront ceux dont la demi-vie est la plus longue. Cest pourquoi, léquilibre dun traitement par AVK demande plusieurs jours.

Après arrêt de lantivitamine K, laction anticoagulante persiste 2 à 4 jours, la vitesse de correction étant fonction des capacités de synthèse hépatique des facteurs de coagulation vitamine K-dépendant et de la demi-vie de lAVK.

La majorité des études cliniques disponibles avec la classe des AVK ont été effectuées avec la warfarine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Lacénocoumarol, mélange racémique des énantiomères R(+) et S(-), est rapidement absorbé par voie orale, et au moins 60% de la dose est biodisponible dans le compartiment systémique. Le pic de concentration plasmatique de 0,3 ± 0,05 microgrammes/ml est atteint dans les 1 à 3 heures après ladministration dune dose unique de 10 mg.

Les pics de concentration plasmatique et les aires sous la courbe sont proportionnels à la dose lorsquelle est située dans lintervalle de dose 8-16 mg.

Les concentrations plasmatiques inter-individuelles présentent une telle variabilité quaucune corrélation ne peut être établie entre la dose, les concentrations plasmatiques dacénocoumarol et le niveau apparent de prothrombine.

Distribution

Lacénocoumarol absorbé se lie à à 98,7% aux protéines plasmatiques, principalement à lalbumine. Le volume apparent de distribution est de 0,16-0,18 L/kg pour lénantiomère R(+) et 0,22-0,34 L/kg pour lénantiomère S(-).

Lacénocoumarol passe dans le lait maternel, mais en très petites quantités qui ne peuvent pas être détectées par les méthodes analytiques usuelles. Il traverse également la barrière placentaire (voir rubrique 4.6).

Biotransformation

Lacénocoumarol est largement métabolisé. Lhydroxylation en 6- et 7- des deux énantiomères de lacénocoumarol sont les métabolites principaux et le cytochrome P450 2C9 est le catalyseur majeur de la formation de ces 4 métabolites. Les autres enzymes impliquées dans le métabolisme du (R)-acénocoumarol sont le CYP1A2 et le CYP2C19. Par réduction du groupe keto, deux différents métabolites carbinol sont formés. La réduction du groupe nitro conduit à un amino-métabolite. La variabilité génétique liée au CYP2C9 participe à 14% de la variabilité interindividuelle de la réponse pharmacodynamique de lacénocoumarol.

Elimination

Lacénocoumarol est éliminé du plasma avec une demi-vie de 8 à 11 heures. La clairance plasmatique apparente est de 3,65 L/h après administration orale. La clairance plasmatique totale de lénantiomère R(+) qui possède une activité anticoagulante significativement plus élevée, est beaucoup plus basse que celle de lénantiomère S(-).

Seul environ 0,12 à 0,18% de la dose est excrétée sous forme inchangée dans lurine. Lexcrétion cumulée en une semaine des métabolites et de lacénocoumarol conduit à une élimination de 60% de la dose dans lurine et 29% dans les fèces.

Populations particulières

Patients âgés

Dans une étude, les concentrations plasmatiques de lacénocoumarol, produisant un niveau donné de prothrombine, paraissaient plus élevées chez les patients âgés de plus de 70 ans que chez les patients plus jeunes, bien que les doses administrées ne soient pas plus importantes.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Toxicité

Toxicité en dose unique

Lacénocoumarol a démontré une toxicité aiguë modérée chez la souris, le rat et le lapin et plus élevée chez le chien.

Toxicité en doses répétées

L'administration orale répétée dacénocoumarol à des rongeurs pendant 4 à 12 jours a entraîné une mortalité à partir de la dose de 1 mg / kg chez le rat, des signes cliniques de toxicité (y compris perte de poids, sédation, motilité réduite, pâleur des muqueuses, de la peau, et des extrémités, hématomes isolés et respiration irrégulière), et une augmentation importante mais attendue du taux de prothrombine.

Le foie est lorgane présumé cible de la toxicité des dérivés coumariniques dans les études à doses répétées.

Reprotoxicité, tératogénicité

Aucune étude na été conduite chez lanimal afin détudier la toxicité vis-à-vis des fonctions de reproduction.

Cependant, les effets sur la coagulation sont susceptibles de provoquer des malformations ftales et des hémorragies néonatales à la fois chez lanimal et chez lHomme (voir rubrique 4.6).

Mutagénicité

Les résultats des études de génotoxicité in vitro avec l'acénocoumarol et in vitro et in vivo avec des composés dérivés, y compris les autres antagonistes de la vitamine K, suggèrent labsence de potentiel génotoxique de l'acénocoumarol.

Carcinogénicité

Aucune étude de cancérogénèse à long terme na été conduite sur lacénocoumarol.

La coumarine a été associée à une augmentation de la survenue de tumeurs pulmonaires et hépatiques (bénignes) chez la souris, et de tumeurs hépatiques et rénales (bénignes) chez le rat. Les tumeurs hépatiques chez le rat et les tumeurs pulmonaires chez la souris sont considérées comme étant en relation avec des voies métaboliques espèce-spécifiques.

L'administration alimentaire de la coumarine à des rats Sprague-Dawley pendant 2 ans a été associé à une incidence accrue de fibrose, cholangiocarcinome, et / ou des tumeurs des cellules du parenchyme hépatique aux doses administrées les plus fortes (234 et 283 mg / kg, respectivement chez les mâles et les femelles). Lhépatotoxicité de la coumarine et de ses dérivés, mise en évidence chez le Rat, est liée à une induction enzymatique et à la voie de métabolisation et/ou aux métabolites de la coumarine qui sont spécifiques aux espèces de rongeurs étudiés. Les tumeurs rénales observées chez des souris mâles sont considérées comme un effet espèce-spécifique.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Lactose, amidon de maïs, stéarate de magnésium, aérosil 200, amidon de maïs STA-RX 1500.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

5 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

10, 12, 20, 30 ou 50 comprimés sous plaquettes (PVC-Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MERUS LABS LUXCO II SARL

26-28 RUE EDWARD STEICHEN

2540 LUXEMBOURG

LUXEMBOURG

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 335 580 9 3: 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)

·34009 309 657 8 8 : 12 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)

·34009 335 581 5 4: 20 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)

·34009 335 643 0 8: 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)

·34009 309 658 4 9 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2017

Dénomination du médicament

SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable

Acénocoumarol

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce traitement doit être suivi avec une très grande rigueur et une très grande vigilance, car mal équilibré, il peut entraîner des complications hémorragiques ou une rechute de votre maladie. Il nécessite une surveillance biologique particulière, effectuée à laide dun test appelé INR (International Normalized Ratio).

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Quest-ce que SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable ?

3. Comment prendre SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE SINTROM 4 mg, comprime quadrisécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Ce médicament est un anticoagulant de la famille des antivitamines K (également appelé traitement AVK).

Les antivitamines K empêchent laction de la vitamine K. Cette vitamine a un rôle dans la coagulation de votre sang. La prise de ce médicament permet donc de ralentir la coagulation et déviter ainsi la formation de caillots dans vos artères et vos veines.

Ce médicament vous a été prescrit par votre chirurgien ou par votre médecin :

·pour traiter ou prévenir un caillot dans une veine (phlébite),

·pour traiter ou prévenir la formation dun caillot dans les poumons (embolie pulmonaire),

·pour prévenir la formation dun caillot si vous avez déjà une maladie du cur (par exemple certains troubles du rythme cardiaque tels que des fibrillations auriculaires, des anomalies ou une prothèse des valves cardiaques),

·pour traiter ou prévenir une crise cardiaque,

·pour éviter que votre cathéter ne se bouche (le cathéter est un tuyau placé de manière prolongée dans une veine).

Le médecin peut également choisir de vous prescrire ce médicament pour prendre le relais dun autre médicament anticoagulant appartenant à la famille des héparines.

Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez moins bien.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE SINTROM 4 mg, comprime quadrisécable ?  Retour en haut de la page

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Au cours du traitement, vous devrez effectuer régulièrement des analyses de sang et le dosage du médicament sera adapté en fonction de ces résultats.

Ne prenez jamais SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable :

·Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active (lacénocoumarol) ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·Si vous avez une maladie grave du foie (insuffisance hépatique sévère).

·Si vous prenez déjà lun des médicaments suivants :

olaspirine à fortes doses,

ole miconazole (un médicament utilisé pour traiter une infection à champignons) par voie générale ou buccale,

oun médicament anti-inflammatoire contenant de la phénylbutazone (les médicaments anti-inflammatoires sont utilisés habituellement pour traiter les maladies douloureuses et/ou inflammatoires des muscles ou des articulations),

oune préparation à base de millepertuis (plante utilisée en phytothérapie pour traiter certaines dépressions).

Mises en garde et précautions demploi

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable.

·Ce médicament contient un sucre (le lactose qui se décompose en glucose et galactose dans lorganisme). Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

·Ce médicament est généralement déconseillé sauf avis contraire de votre médecin en cas de risque connu de saignement.

Si vous êtes concerné par cette situation, parlez-en immédiatement avec votre médecin avant de prendre SINTROM.

Avant le traitement

Il est nécessaire que votre médecin puisse évaluer votre risque personnel de saignement éventuel.

Ainsi, signalez-lui si vous êtes sujet à des saignements, notamment digestifs, si vous avez présenté un accident vasculaire cérébral (AVC), si vous avez ou avez eu un ulcère de lestomac, des varices sophagiennes, si vous avez une maladie grave des reins (insuffisance rénale sévère), si vous souffrez dhypertension non contrôlée par un traitement médicamenteux et si vous avez récemment subi ou allez subir une intervention chirurgicale importante, notamment au niveau de lil, du cerveau, ou tout autre acte médical pouvant entraîner des saignements importants.

Enfants

Lutilisation de ce médicament chez lenfant est réalisée dans un service spécialisé dun hôpital.

La surveillance du traitement se fera également à lhôpital.

Quest-ce quun INR et à quoi sert-il ?

LINR (terme anglais signifiant International Normalized Ratio) se mesure à partir dune prise de sang. Il permet dévaluer leffet du médicament. Votre médecin en a besoin pour connaître la dose appropriée à votre cas et pour contrôler le bon déroulement du traitement. Une même dose de ce médicament ne provoque pas le même ralentissement de la coagulation chez toutes les personnes.

Pour être efficace le traitement doit être équilibré : le traitement doit être suffisant pouréviter la formation dun caillot et ne doit pas être trop fort ce qui favoriserait des saignementsimportants.

Pourquoi mesure-t-on fréquemment lINR ?

Une fois que votre médecin aura trouvé la dose appropriée, il continuera de vous demander de faire régulièrement un INR pour contrôler leffet de ce médicament. En effet, de nombreux facteurs peuvent augmenter ou diminuer leffet anticoagulant du médicament.

Ensuite, la fréquence des analyses de sang peut diminuer. Mais vous ferez au minimum une prise de sang par mois.

Il vous est conseillé de toujours faire effectuer cet examen par le même laboratoire et de noter le résultat dans le Carnet de suivi (voir également la rubrique 7 « Carnet dinformation et de suivi »).

Comment évaluer un INR ?

Chez une personne qui ne prend pas ce médicament ou un autre médicament de la famille des AVK, lINR est de 1.

Votre médecin vous précisera les limites de lINR adapté à votre cas particulier.

Dans la plupart des cas, lINR doit se situer entre 2 et 3 :

·un INR inférieur à 2 reflète un traitement insuffisant,

·un INR supérieur à 3 reflète un excès danticoagulant.

Dans certains cas, votre médecin souhaitera obtenir un INR plus élevé.

Dans tous les cas, un INR supérieur à 5 vous expose à un risque de saignements importants(voir également le paragraphe « Si vous avez pris plus de SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable que vous nauriez dû »).

Quand commence à agir ce médicament ?

Ce médicament commence à agir 2 à 4 jours après la première prise et continue dagir encore quelques jours après larrêt du traitement.

Si vous commencez à avoir des saignements

Si vous avez un saignement, même mineur, il est possible que votre médicament soit surdosé.

Votre médecin vous demandera alors de faire une prise de sang pour vérifier votre INR et recherchera lorigine de ce saignement (voir également le paragraphe « Si vous avez pris plus de SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable que vous nauriez dû »).

Si vous devez consulter un professionnel de santé

Noubliez pas de signaler à chacun des professionnels de la santé que vous consultez (médecin, dentiste, pharmacien, biologiste, kinésithérapeute, infirmière, sage-femme) que vous suivez un traitement anticoagulant.

Par ailleurs, vous ne devez pas recevoir dinjection intramusculaire. Ce type dinjection peut provoquer un bleu (hématome).

Autres médicaments et SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable

De nombreux médicaments modifient laction de SINTROM :

·soit en augmentant son effet et conduisant ainsi à un risque de saignement,

·soit en diminuant son effet, et conduisant ainsi à un risque de formation de caillots dans vos veines et vos artères.

Ne prenez jamais SINTROM si vous prenez déjà lun des médicaments ou composés suivants :

·laspirine à fortes doses,

·le miconazole (un médicament utilisé pour traiter une infection à champignons) par voie générale ou en gel buccal,

·un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien contenant de la phénylbutazone (les médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdien sont utilisés habituellement pour traiter les maladies douloureuses et/ou inflammatoires des muscles ou des articulations),

·une préparation à base de millepertuis (plante utilisée en phytothérapie pour traiter certaines dépressions).

Ce médicament est généralement déconseillé si vous prenez déjà lun des médicaments ou composés suivants :

·laspirine ou un médicament dérivé de laspirine aux doses habituelles par voie orale,

·un anti-inflammatoire non stéroïdien (sauf AINS pyrazolés),

·la clindamycine (un antibiotique utilisé pour traiter des infections dorigine bactérienne),

·un médicament utilisé dans le traitement de certains cancers (fluoro-uracile ou autres fluoropyrimidines),

·la noscapine (un médicament utilisé pour traiter la toux),

·le sulfaméthoxazole (un antibiotique utilisé pour traiter une infection à bactéries).

Si au cours de votre traitement par SINTROM, votre médecin décide de débuter ou darrêter un autre traitement, il peut vous demander de faire plus fréquemment des examens (y compris des analyses de sang) pour contrôler votre INR.

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable avec des aliments, des boissons et de lalcool

La vitamine K peut diminuer leffet de ce médicament. Certains aliments contiennent de la vitamine K en grande quantité. Les aliments les plus riches en vitamine K sont : les choux (chou frisé, chou de Bruxelles, chou blanc, brocolis...), les épinards et les asperges. Ces aliments ne sont pas interdits, à condition de les répartir dans votre alimentation de manière régulière et sans excès pour ne pas diminuer leffet de ce médicament.

Lalcool est à consommer avec modération puisque cela pourrait modifier le mode daction de ce médicament.

Grossesse et allaitement

Si vous souhaitez être enceinte, votre traitement sera interrompu avant le début de la grossesse sauf si votre médecin juge nécessaire de continuer le traitement avec ce médicament.

Lutilisation de ce médicament est déconseillée pendant la grossesse. Cependant, votre médecin peut décider dutiliser ce médicament dans certaines situations.

Lallaitement est possible.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament

Sportifs

Eviter les sports, les comportements violents ou les travaux pouvant entraîner une coupure, une blessure ou une chute.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

SINTROM na pas dinfluence connue sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Gardez sur vous une carte mentionnant la prise de traitement anticoagulant, en cas déventuels blessures ou accidents.

SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable contient du lactose (voir la rubrique « Mises en garde et précautions demploi »).

3. COMMENT PRENDRE SINTROM 4 mg, comprime quadrisécable ?  Retour en haut de la page

Conseils pour un bon usage de ce médicament

Il est important de bien comprendre les principes et les modalités du traitement afin de ne pas prendre de risque inutile. Nhésitez pas à poser des questions à votre médecin et utilisez le carnet de suivi de traitement prévu (voir également la rubrique 7 « Carnet dinformation et de suivi »).

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

·Votre médecin choisira la première dose en fonction de votre situation. Puis votre médecin modifiera la dose en fonction des résultats de lINR (obtenu lors dune prise de sang). Cette modification a pour but déquilibrer votre traitement.

·Larrêt du traitement et les modifications des doses doivent toujours être décidées par un médecin, si possible celui qui suit votre traitement et jamais par vous-même.

Patients nécessitant une attention particulière

Certains types de patients sont plus sensibles que dautres à laction de ce médicament. Le médecin devra donc adapter la dose de ce médicament et renforcer la surveillance du traitement :

·chez les personnes âgées de plus de 65 ans (risque de surdosage augmenté),

·chez lenfant,

·chez les patients qui ont une maladie des reins (insuffisance rénale légère à modérée),

·chez les patients qui ont une maladie du foie (insuffisance hépatique modérée),

·chez les patients qui ont une diminution du taux de protéines dans le sang (hypoprotidémie),

·chez les patients touchés par une maladie qui nécessite une adaptation de la dose et une plus grande surveillance (en particulier une infection aiguë ou une maladie de la coagulation).

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Lexpérience des anticoagulants oraux chez les enfants et les adolescents demeure limitée.

Mode dadministration

Ce médicament est utilisé par voie orale. Vous devez avaler le ou les comprimés avec un verre deau.

Fréquence dadministration

Pour que le médicament soit efficace, vous devez prendre régulièrement ce médicament. Vous devez prendre le(s) comprimé(s) ou les portions de comprimés chaque jour en une seule prise.

En cas de prise unique, il est préférable de prendre son traitement le soir. Ainsi, si votre médecin décide de modifier votre dose après avoir vu les résultats de votre prise de sang (et notamment lINR), vous pourrez prendre la nouvelle dose le soir même.

Ce médicament peut être pris avant, pendant ou après un repas.

Durée du traitement

Vous devez utiliser ce médicament aussi longtemps que le médecin le juge nécessaire.

Si vous avez pris plus de SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable que vous nauriez dû :

Vous pouvez reconnaître les signes dun surdosage par :

·lapparition dun saignement,

·et/ou une prise de sang qui a montré un INR supérieur à 5.

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien. Si votre médecin ou votre pharmacien nest pas disponible, rendez-vous au service durgence de lhôpital le plus proche.

Dans certains cas, le médecin devra simplement modifier la dose, dans dautres cas il devra mettre en place en urgence un traitement.

Si vous oubliez de prendre SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre. Si vous avez oublié de prendre ce médicament, vous pouvez rattraper cet oubli pendant les 8 heures qui suivent lheure habituelle de prise.

Passé ce délai, il est préférable de ne pas prendre la dose oubliée et de reprendre la prochaine dose à lheure habituelle.

Pensez à signaler un oubli lors dun contrôle dINR (durant une prise de sang) et notez-le dans votre carnet de suivi.

Si vous arrêtez de prendre SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable :

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Certains effets indésirables sont fréquents (de 1 à 10 patients sur 100)

·Saignements

Si vous avez un saignement, même mineur, il est possible que votre dose soit trop forte. Votre médecin vous demandera alors de faire une prise de sang pour vérifier votre INR et recherchera lorigine de ce saignement (voir également le paragraphe « Si vous avez pris plus de SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable que vous nauriez dû »).

·Prévenez immédiatement un médecin ou rendez-vous au service durgence de lhôpital le plus proche si vous avez :

odu sang rouge ou noir dans les selles,

odes vomissements ou des crachats sanglants,

odes saignements qui ne sarrêtent pas.

·Prévenez votre médecin notamment si vous avez :

oun saignement des gencives,

oun saignement du nez,

odu sang dans vos urines,

odes règles abondantes,

oune apparition de bleus (hématomes) sur la peau.

·Parfois, des saignements peuvent ne pas être visibles et être localisés à lintérieur de votre corps. Seuls certains signes permettent de les détecter :

oune fatigue chronique,

oun essoufflement anormal,

oun mal de tête dintensité inhabituelle et brutale qui nest pas guéri par un traitement contre la douleur,

oun malaise inexpliqué.

Ces situations doivent vous faire consulter votre médecin.

Certains effets indésirables sont rares (de 1 à 10 patients sur 10 000)

·desréactions allergiques sous la forme déruptions au niveau de la peau, de démangeaisons ou une urticaire (petites marques rouges sur la peau ressemblant à des piqûres dorties),

·des nausées, des vomissements,

·une perte importante des cheveux.

Certains effets indésirables sont très rares (moins dun patient sur 10 000)

·une inflammation de certains vaisseaux visibles par des rougeurs sous la peau (vascularites),

·une jaunisse (signe possible dune lésion du foie),

·une destruction localisée de la peau (nécrose), le plus souvent localisés au niveau des cuisses, des fesses, du ventre, de la poitrine ou parfois au niveau des orteils,

·des douleurs des articulations.

Certains effets indésirables ont une fréquence indéterminée

·une diarrhée

·Une éruption cutanée douloureuse. Dans de rares cas, SINTROM peut provoquer de graves maladies de la peau, y compris une pathologie appelée calciphylaxie qui peut débuter par une éruption cutanée douloureuse mais qui peut provoquer d'autres complications graves. Cet effet indésirable survient plus fréquemment chez les patients souffrant d'une maladie rénale chronique.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER SINTROM 4 mg, comprime quadrisécable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable   Retour en haut de la page

·La substance active est :

Acénocoumarol......... 4 mg

Pour un comprimé quadrisécable.

·Les autres composants sont : lactose, amidon de maïs, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, amidon de maïs prégélatinisé.

Quest-ce que SINTROM 4 mg, comprimé quadrisécable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous la forme dun comprimé quadrisécable.

Comprimé rond, blanc, plat, à bords biseautés, portant sur une face une barrette de fractionnement en croix avec la gravure « A » sur chaque quadrant et « CG » sur l'autre face du comprimé.

Chaque boîte contient 10, 12, 20, 30 ou 50 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MERUS LABS LUXCO II SARL

26-28 RUE EDWARD STEICHEN,

2540 LUXEMBOURG

LUXEMBOURG

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SERB

40 AVENUE GEORGE V

75008 PARIS

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

MERUS LABS NETHERLANDS B.V.

ALEXANDER BATTALAAN 37

6221 CB MAASTRICHT

PAYS-BAS

FAMAR A.V.E.

ANTHOUSA AVENUE 7

ANTHOUSA ATTIKI, 15344

GRECE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Carnet dinformation et de suivi

Il est important de comprendre les principes et les modalités du traitement afin de ne pas prendre de risque inutile. Nhésitez pas à poser des questions à votre médecin ou à votre pharmacien et utilisez votre carnet de suivi intitulé « Vous et votre traitement anticoagulant par AVK ».

Si vous nen avez pas, demandez-le à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre laboratoire danalyse.

Votre médecin peut en obtenir auprès de la FFC.

Votre centre danalyse et votre pharmacien peuvent en obtenir un auprès du CESPHARM.

Carte dutilisateur

Portez toujours sur vous une carte mentionnant que vous prenez des médicaments de la famille des AVK. Vous trouverez cette carte à détacher dans votre Carnet de suivi de traitement.

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Source : ANSM

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