ROPIVACAÏNE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule

source: ANSM - Mis à jour le : 08/09/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule.

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chaque ml de solution injectable contient 7,5 mg de chlorhydrate de ropivacaïne.

Chaque ampoule de 10 ml contient 75 mg de chlorhydrate de ropivacaïne.

Chaque ampoule de 20 ml contient 150 mg de chlorhydrate de ropivacaïne.

Excipient(s) à effet notoire : sodium.

Chaque ampoule de 10 ml contient 1,3 mmol (ou 29,9 mg) de sodium.

Chaque ampoule de 20 ml contient 2,6 mmol (ou 59,8 mg) de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable.

Solution limpide, incolore, avec un pH compris entre 4,0 et 6,0 et une osmolalité comprise entre 255 et 305 mOsm/Kg.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Anesthésie chirurgicale (chez ladulte et lenfant de plus de 12 ans) :

·Bloc péridural en vue d'une intervention chirurgicale, y compris lors des césariennes.

·Bloc périphérique (blocs plexiques et tronculaires).

·Infiltration pariétale (nerfs périphériques et infiltrations).

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

La ropivacaïne devra être uniquement utilisée par, ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les techniques d'anesthésies locorégionales.

Posologie

Adulte et enfant de plus de 12 ans :

Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs rachidiens les plus couramment utilisés. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L'expérience du médecin et la connaissance de l'état clinique du patient sont importants pour le choix de la dose.

Concentration (mg/ml)

Volume

(ml)

Dose

(mg)

Délai d'installation (minutes)

Durée (heures)

ANESTHESIE CHIRURGICALE

Administration péridurale lombaire

Chirurgie

7,5

15-25

113-188

10-20

3-5

10,0

15-20

150-200

10-20

4-6

Césarienne

7,5

15-20

113-1501)

10-20

3-5

Administration péridurale thoracique

Etablissement d'un bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire

7,5

5-15 (fonction du niveau d'injection)

38-113

10-20

s.o.2)

Bloc périphérique*

Bloc du plexus rachial

7,5

30-40

225-3003)

10-25

6-10

Infiltration pariétale (par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

7,5

1-30

7,5-225

1-15

2-6

Les doses indiquées dans ce tableau sont les doses nécessaires à l'obtention d'un bloc satisfaisant. Elles constituent un guide d'utilisation chez l'adulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai d'installation et la durée. Les chiffres de la colonne "dose" correspondent aux doses moyennes nécessaires. Il convient de consulter les références standards disponibles, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels propres à chaque patient.

* Bloc périphérique : la recommandation de dose qui figure ne concerne que le bloc plexique brachial. Les autres blocs périphériques, peuvent nécessiter des doses plus faibles. Il n'y a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs.

1) L'augmentation des doses se fera graduellement ; la dose de départ sera d'environ 100 mg (97,5 mg correspondent à 13 ml de solution ; 105 mg à 14 ml) et administrée pendant 3 à 5 minutes. Si nécessaire, on pourra administrer en supplément jusqu'à 50 mg au total répartis en deux doses.

2) s.o.: sans objet.

3) la dose pour un bloc périphérique doit être ajustée en fonction du site d'administration et de l'état du patient. Les blocs du plexus brachial intrascalénique et supraclaviculaire peuvent être associés à une fréquence plus élevée d'effets indésirables sérieux indépendamment de l'anesthésique local utilisé (voir rubrique 4.4).

Mode d'administration

Administration périneurale et péridurale par injection.

Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsqu'une dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à l'injection d'une dose-test de 3 à 5 ml de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine) (Lidocaïne 2% Adrénalinée (épinéphrine) 1/200000). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachi-anesthésie.

L'aspiration devra être effectuée avant et pendant l'administration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, l'injection devra être arrêtée immédiatement.

Dans les blocs périduraux en vue d'une intervention chirurgicale, des doses uniques allant jusqu'à 250 mg de chlorhydrate de ropivacaïne ont été utilisées et bien tolérées.

Dans le bloc plexique brachial, une dose unique de 300 mg a été utilisée chez un nombre limité de patients et a été bien tolérée.

Lorsque sont réalisés des blocs prolongés par perfusion péridurale continue ou par administration répétée en bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et lors d'analgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusqu'à 675 mg de chlorhydrate de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, tout comme l'ont été des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusqu'à 28 mg/heure pendant 72 heures. Sur un nombre limité de patients, des doses plus élevées jusqu'à 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu d'effets indésirables.

Dans le traitement des douleurs post-opératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s'il est institué en pré-opératoire, un bloc péridural peut être réalisé avec ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml à l'aide d'un cathéter péridural. L'analgésie est maintenue par une perfusion de ROPIVACAINE KABI 2 mg/ml. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 ml (12-28 mg) par heure permet une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs post-opératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale d'administration est de 3 jours. Cependant, une surveillance étroite de l'effet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet. Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.

Dans les études cliniques, une perfusion péridurale de chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml seul ou mélangé à du fentanyl 1 à 4 μg/ml a été administrée en traitement post opératoire jusquà 72 heures. L'association de chlorhydrate de ropivacaïne et de fentanyl améliore l'analgésie mais entraîne les effets indésirables des opiacés. L'association de chlorhydrate de ropivacaïne et de fentanyl a été étudiée uniquement pour le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml.

Lorsque les blocs périphériques nerveux sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu'en injections répétées, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire localement un traumatisme nerveux doivent être considérés. Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral a été établi avec 300 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml et le bloc interscalénique avec 225 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml avant la chirurgie. L'analgésie était maintenue avec le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml. Le niveau de perfusion ou d'injection répétées de 10-20 mg par heure pendant 48 heures a permis une analgésie adéquate et bien tolérée.

Des concentrations supérieures à 7,5 mg/ml n'ont pas été étudiées dans les césariennes.

Insuffisance rénale

Il ny a pas lieu de modifier la dose pour une utilisation en dose unique ou à court terme pour les patients ayant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Insuffisance hépatique

Le chlorhydrate de ropivacaïne est métabolisé par le foie et doit donc être utilisé avec précaution chez les patients atteints de maladies sévères du foie. Les ré-injections doivent être diminuées en raison dune élimination plus lente (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique jusquà 12 ans inclus

Lutilisation de ROPIVACAÏNE KABI 7,5 mg/ml et 10 mg/ml, solution injectable en ampoule peut provoquer des effets systémiques et centraux chez lenfant. Les dosages inférieurs (2 mg/ml, 5 mg/ml) sont donc plus appropriés pour lutilisation dans cette population.

L'anesthésie chirurgicale (par exemple par administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. ROPIVACAÏNE KABI 10 mg/ml est recommandé pour l'anesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de l'intervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par exemple administration péridurale pour le traitement des douleurs aiguës).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active, aux autres anesthésiques locaux à liaison amide ou à lun des excipients listés en rubrique 6.

·Les contre-indications générales propres à l'anesthésie locorégionale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé doivent être prises en compte.

·Anesthésie locorégionale intraveineuse.

·Anesthésie paracervicale obstétricale.

·Hypovolémie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Les techniques d'anesthésie locorégionale devront toujours être réalisées dans des locaux bien équipés, à l'aide d'un personnel compétent. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la réanimation d'urgence devront être immédiatement disponibles.

Les patients devant subir un bloc majeur doivent être dans des conditions optimales et une voie intraveineuse doit être mise en place avant la réalisation du bloc.

Le médecin responsable doit prendre les précautions nécessaires pour éviter toute injection intra-vasculaire (voir rubrique 4.2) et doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications, comme par exemple une injection sous arachnoïdienne accidentelle qui peut entraîner une rachianesthésie étendue avec apnée et hypotension (voir rubriques 4.8 et 4.9). Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après bloc plexique brachial et bloc péridural. Ceci semble être vraisemblablement le résultat d'une injection intraveineuse accidentelle ou d'une absorption rapide à partir du site d'injection.

Des précautions doivent être prises pour éviter toute injection dans les zones inflammées.

Effets cardiovasculaires

Les patients traités par des médicaments anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone) doivent être étroitement surveillés et un ECG de contrôle peut être envisagé car les effets cardiaques peuvent être additifs (voir rubrique 4.5).

De rares cas darrêts cardiaques ont été rapportés lors de lutilisation de chlorhydrate de ropivacaïne en anesthésie « péridurale » ou « bloc nerveux périphérique », en particulier après administration accidentelle intra-vasculaire chez les patients âgés ou présentant une pathologie cardiaque concomitante. Dans certains cas, la réanimation a été difficile. En cas darrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.

Blocs au niveau de la tête et du cou

Certaines techniques d'anesthésie locorégionale, telles que l'injection au niveau de la tête et du cou, peuvent entraîner une fréquence plus élevée d'effets indésirables graves, quel que soit l'anesthésique local utilisé.

Blocs nerveux périphériques majeurs

Les blocs nerveux périphériques majeurs peuvent impliquer une administration dun volume important danesthésique local dans des zones très vascularisées, souvent proches de gros vaisseaux où existe une augmentation du risque dinjection intra-vasculaire et/ou une absorption systémique rapide pouvant entraîner des concentrations plasmatiques élevées.

Hypersensibilité

La possibilité d'allergie croisée avec d'autres anesthésiques locaux à liaison amide doit être prise en compte (voir rubrique 4.3).

Hypovolémie

Les patients en état d'hypovolémie quelle quen soit l'origine peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères lors d'anesthésie péridurale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé (voir rubrique 4.3).

Patients en mauvais état général

Les patients qui présentent un état général médiocre du fait de leur âge ou d'autres facteurs de risque tels qu'un bloc auriculo-ventriculaire partiel ou complet, une affection hépatique sévère ou une insuffisance rénale sévère nécessitent une attention particulière, bien qu'une anesthésie locorégionale soit fréquemment indiquée chez ces patients.

Insuffisants hépatiques et rénaux

La chlorhydrate de ropivacaïne est métabolisé par le foie et doit être utilisé avec prudence en cas d'insuffisance hépatique sévère, et les ré-injections limitées en raison d'une élimination retardée.

Chez l'insuffisant rénal, aucune adaptation posologique n'est en principe nécessaire en administration unique ou en traitement de courte durée. Une acidose et une hypoprotéinémie plasmatique, souvent associées à l'insuffisance rénale, peuvent augmenter le risque de toxicité systémique.

Porphyrie aiguë

La solution de ROPIVACAINE KABI peut être porphyrinogénique et ne doit être prescrit aux patients ayant une porphyrie aiguë que lorsquil ny a pas dalternative thérapeutique plus sûre. Des précautions appropriées (selon les standards, et/ou faisant suite à une consultation dexperts) doivent être prises pour les patients vulnérables.

Administration prolongée

Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités de façon concomitante par des inhibiteurs puissants du cytochrome CYP 1A2 comme la fluvoxamine et lénoxacine (voir rubrique 4.5).

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité de ROPIVACAÏNE KABI 7,5 mg/ml et 10 mg/ml, solution injectable en ampoule chez lenfant jusquà 12 ans inclus nont pas été établies.

Une attention particulière est recommandée chez le nouveau-né en raison de l'immaturité des voies métaboliques. La plus grande variabilité des concentrations plasmatiques de chlorhydrate de ropivacaïne observée dans les essais cliniques chez les nouveau-nés semble indiquer qu'il peut y avoir une augmentation du risque de toxicité systémique dans ce groupe d'âge.

Ce médicament contient 0,13 mmol (2,99 mg) de sodium par ml. Ceci doit être pris en tenir compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Le chlorhydrate de ropivacaïne doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant d'autres anesthésiques locaux ou des médicaments apparentés sur le plan de la structure aux anesthésiques locaux à liaison amide, comme par exemple certains anti-arythmiques tels que la lidocaïne et la mexiletine car les effets systémiques toxiques sont additifs. L'administration concomitante de ROPIVACAINE KABI et d'anesthésiques généraux ou de morphiniques peut potentialiser chacun des effets (indésirables) de ces produits. Des études d'interaction spécifique entre le chlorhydrate de ropivacaïne et les médicaments anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone) n'ont pas été réalisées, mais une surveillance est conseillée (voir rubrique 4.4).

Le cytochrome P450 (CYP) 1A2 intervient dans la formation de la 3-hydroxyropivacaïne, le métabolite principal.

In vivo, la clairance plasmatique de chlorhydrate de ropivacaïne a été diminuée jusqu'à 77% lors de l'administration concomitante de fluvoxamine, un puissant inhibiteur sélectif du cytochrome CYP1A2. De ce fait, les inhibiteurs puissants du cytochrome CYP1A2 comme la fluvoxamine et l'énoxacine lorsqu'ils sont donnés concomitamment avec ROPIVACAINE KABI, peuvent interagir avec le chlorhydrate de ropivacaïne. Une administration prolongée de chlorhydrate de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités parallèlement avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (voir rubrique 4.4).

In vivo, la clairance plasmatique de chlorhydrate de ropivacaïne a été diminuée de 15% lors de l'administration concomitante de kétoconazole, un inhibiteur sélectif et puissant du cytochrome CYP3A4. Toutefois, une conséquence clinique de l'inhibition de cette isoenzyme est peu probable.

In vitro, le chlorhydrate de ropivacaïne est un inhibiteur compétitif du cytochrome CYP 2D6, mais aux concentrations thérapeutiques plasmatiques atteintes, elle ne semble pas inhiber cette isoenzyme.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

En dehors de son utilisation en obstétrique, il n'y a pas de données précises sur l'utilisation du chlorhydrate de ropivacaïne chez la femme enceinte. Les études expérimentales chez l'animal n'ont pas montré d'effets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire et ftal, l'accouchement et le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Allaitement

Il n'y a pas de données disponibles sur le passage de la ropivacaïne dans le lait maternel.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude sur les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été réalisée. Selon la dose administrée, les anesthésiques locaux peuvent exercer une influence mineure sur la fonction mentale et la coordination, même en l'absence de toxicité patente pour le SNC et peuvent transitoirement altérer la motricité et la vigilance.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Le profil des effets indésirables de ROPIVACAINE KABI est analogue à celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide, de longue durée d'action. Les effets indésirables devront être différenciés des effets physiologiques du bloc lui-même (par exemple une baisse de la pression artérielle et une bradycardie au cours de l'anesthésie péridurale) ainsi que des effets liés à lintroduction de laiguille de ponction (par exemple hématome rachidien, céphalées post ponction durale, méningite et abcès péridural).

Les effets indésirables les plus souvent rapportés : nausées et hypotension sont très fréquents lors de l'anesthésie et de la chirurgie en général et il n'est pas possible de distinguer ceux attribuables à l'état clinique, aux effets attendus du bloc ou à des réactions dues au médicament.

Le pourcentage de patients susceptibles de présenter des effets indésirables varie en fonction de la voie d'administration de ROPIVACAÏNE KABI. Les effets indésirables systémiques ou locaux de chlorhydrate de ropivacaïne surviennent généralement en cas de surdosage, d'absorption rapide ou d'une injection intra-vasculaire accidentelle.

Les fréquences sont définies comme suit :

Très fréquent :

(≥ 1/10),

Fréquent :

(≥ 1/100 à < 1/10),

Peu fréquent :

(≥ 1/1 000 à < 1/100),

Rare :

(≥ 1/10 000 à < 1/1 000),

Très rare :

(< 1/10 000),

Inconnu :

(ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Troubles psychiatriques :

Peu fréquent : anxiété.

Troubles du système nerveux central :

Fréquent : céphalées, paresthésie, vertiges.

Peu fréquent : symptômes de toxicité sur le système nerveux central (convulsions, convulsions Grand Mal, étourdissements, attaques, paresthésie circumorale, engourdissement de la langue, hyperacousie, acouphènes, troubles visuels, dysarthrie, contractions musculaires, tremblements)* ; hypoesthésie.

Troubles cardiaques :

Fréquent : bradycardie, tachycardie.

Rare : arrêt cardiaque, arythmie.

Troubles vasculaires :

Très fréquent : hypotension a.

Fréquent : hypertension.

Peu fréquent : syncope.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :

Peu fréquent : dyspnée.

Troubles gastro-intestinaux :

Très fréquent : nausées.

Fréquent : vomissements b.

Troubles rénaux et urinaires :

Fréquent : rétention d'urine.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent : douleur dorsale, élévation de température, rigidité.

Peu fréquent : hypothermie.

Rare : réactions allergiques (réactions anaphylactiques, dème angioneurotique et urticaire).

* Ces symptômes apparaissent généralement en raison d'injection intra-vasculaire accidentelle, d'un surdosage ou d'une absorption rapide (voir rubrique 4.9).

a L'hypotension est moins fréquente chez les enfants (> 1/100).

b Les vomissements sont plus fréquents chez les enfants (> 1/10).

Effets secondaires liés à la classe thérapeutique

Complications neurologiques

Une neuropathie et des anomalies médullaires (par exemple syndrome de l'artère spinale antérieure, arachnoïdite, syndrome de la queue de cheval) qui peuvent aboutir dans de rares cas à des séquelles permanentes, ont été associées à l'anesthésie locorégionale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé.

Bloc rachidien total

Une rachianesthésie totale peut survenir si une dose péridurale trop élevée est accidentellement administrée en intrathécal.

Toxicité systémique aiguë

Les réactions systémiques toxiques impliquent principalement le système nerveux central (SNC) et le système cardiovasculaire (SCV). De telles réactions sont dues à une concentration sanguine élevée de l'anesthésique local qui peut être due à une injection (accidentelle) intravasculaire ou à un surdosage ou une absorption exceptionnellement rapide à partir de zones très vascularisées (voir rubrique 4.4). Les réactions du système nerveux central sont similaires pour tous les anesthésiques locaux, alors que les réactions cardiaques dépendent davantage de la substance active, à la fois qualitativement et quantitativement.

Système nerveux central

La toxicité sur le système nerveux central correspond à une réaction dose-dépendante, comportant des symptômes et des signes de gravité croissante. On observe initialement des symptômes tels que des troubles de la vue ou de l'audition, un engourdissement péribuccal, des vertiges, des sensations ébrieuses, des fourmillements et des paresthésies. Une dysarthrie, une rigidité musculaire et des secousses musculaires sont des signes plus graves et peuvent précéder le développement de convulsions généralisées. Ces signes ne doivent pas être interprétés à tort comme une pathologie neurologique sous-jacente. Peuvent y succéder une perte de conscience et des crises convulsives tonico-cloniques (Grand Mal), dont la durée peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent rapidement lors des convulsions du fait de l'activité musculaire accrue ainsi que des troubles respiratoires. Une apnée peut survenir dans les cas sévères. L'acidose respiratoire et métabolique augmente et aggrave les effets toxiques des anesthésiques locaux.

La récupération suit la redistribution de la substance active à partir du système nerveux central, puis le métabolisme et lexcrétion consécutifs. La récupération peut être rapide, à moins que des quantités importantes de médicament n'aient été injectées.

Toxicité cardiovasculaire

La toxicité cardiovasculaire correspond à une situation plus grave. Une hypotension artérielle, une bradycardie, une arythmie et même un arrêt cardiaque peuvent être observés du fait de concentrations systémiques élevées d'anesthésiques locaux. Chez les volontaires, la perfusion intraveineuse de chlorhydrate de ropivacaïne a donné lieu à une dépression de la conduction et de la contractilité cardiaques.

Les effets cardiovasculaires toxiques sont généralement précédés de signes de toxicité du système nerveux central, sauf si le patient est soumis à une anesthésie générale ou à une sédation majeure par des médicaments tels que des benzodiazépines ou des barbituriques.

Population pédiatrique

La fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez lenfant sont supposés être les mêmes que chez ladulte, sauf lhypotension qui survient moins souvent chez lenfant (<1 sur 10) et les vomissements qui surviennent plus souvent chez lenfant (> 1/10).

Chez les enfants, les signes précoces de toxicité liés à l'administration d'un anesthésique local peuvent être difficiles à détecter car ces patients ne sont parfois pas capables de les exprimer oralement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes de surdosage

L'injection intra-vasculaire accidentelle d'anesthésiques locaux peut donner lieu à des effets toxiques immédiats (quelques secondes à quelques minutes). En cas de surdosage, il se peut que le pic de concentration plasmatique ne soit pas atteint en une à deux heures en fonction du site dinjection et de ce fait, les signes de toxicité peuvent être retardés (voir rubrique 4.8 « Toxicité systémique aiguë », « Système nerveux central » et « Toxicité cardiovasculaire »).

Traitement de surdosage

S'il apparaît des signes de toxicité systémique aiguë, l'injection de l'anesthésique local devra être arrêtée immédiatement et les symptômes neurologiques (convulsions, dépression) devront être rapidement pris en charge par la mise en place dune ventilation assistée appropriée et ladministration danti-convulsivants.

S'il se produit un arrêt circulatoire, une réanimation cardio-pulmonaire immédiate doit être instituée. Une oxygénation et une ventilation optimales, le maintien de l'hémodynamique et le traitement de l'acidose sont d'une importance vitale.

S'il apparaît une dépression cardiovasculaire (hypotension artérielle, bradycardie), un traitement approprié doit être mis en place avec des solutés de remplissage, des vasopresseurs et/ou des agents décontractant musculaire. Les doses données aux enfants sont proportionnelles à leur âge et à leur poids.

En cas darrêt cardiaque une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUE LOCAL à liaison amide, code ATC : N01BB09 (N : système nerveux central).

Le chlorhydrate de ropivacaïne est un anesthésique local de type amide de longue durée d'action avec des effets anesthésiques et analgésiques. A des doses élevées il induit une anesthésie chirurgicale, alors qu'à des doses plus faibles, il donne lieu à un bloc sensitif, associé à un bloc moteur limité et stable.

Le mécanisme d'action consiste en une diminution réversible de la perméabilité membranaire des fibres nerveuses aux ions sodium. Ainsi, la vitesse de dépolarisation diminue et le seuil d'excitabilité augmente, induisant un blocage local de l'influx nerveux.

La propriété la plus caractéristique du chlorhydrate de ropivacaïne est sa longue durée d'action. Le délai d'installation et la durée d'efficacité de l'anesthésie sont dépendants du site d'administration mais ne sont pas influencés par la présence d'un vasoconstricteur (par exemple l'épinéphrine). Pour les informations concernant le délai d'installation et la durée d'efficacité de ROPIVACAÏNE KABI (voir rubrique 4.2).

Les perfusions intraveineuses de chlorhydrate de ropivacaïne chez les volontaires sains ont été bien tolérées à des doses faibles avec les symptômes neurologiques attendus à la dose maximale tolérée. L'expérience clinique dont on dispose sur ce médicament montre une bonne marge de sécurité lorsqu'il est utilisé aux doses recommandées.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption ou Distribution

Le chlorhydrate de ropivacaïne présente un centre chiral et est développé sous forme d'énantiomère S-(-). Il est très liposoluble. Tous ses métabolites ont un effet anesthésique local mais présentent une puissance d'action considérablement plus faible et une durée d'action plus courte que la ropivacaïne.

Les concentrations plasmatiques du chlorhydrate de ropivacaïne dépendent de la dose, de la voie d'administration et de la vascularisation du site d'injection. Le chlorhydrate de ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la Cmax plasmatique est proportionnelle à la dose.

Le chlorhydrate de ropivacaïne présente une absorption complète et biphasique à partir de l'espace péridural avec une demi-vie des deux phases de l'ordre de 14 minutes et de 4 heures chez l'adulte. L'absorption lente est le facteur limitant la vitesse d'élimination du chlorhydrate de ropivacaïne, d'où la demi-vie d'élimination apparente plus longue après administration péridurale qu'après administration intraveineuse. Le chlorhydrate de ropivacaïne présente également une absorption biphasique à partir de l'espace péridural caudal chez l'enfant.

La clairance plasmatique totale moyenne du chlorhydrate de ropivacaïne est de l'ordre de 440 ml/min, la clairance rénale est de 1 ml/min, le volume de distribution à l'état d'équilibre est de 47 L et la demi-vie terminale de 1,8 h après une administration intraveineuse. Le taux d'extraction hépatique intermédiaire du chlorhydrate de ropivacaïne est de l'ordre de 0,4. Le produit est principalement lié à l'a1-glycoprotéine acide dans le plasma. Le pourcentage de la fraction non liée est de l'ordre de 6%.

Pendant des perfusions continues péridurales et interscaléniques, une élévation des concentrations plasmatiques totales, liée à une élévation post-opératoire de l'a1-glycoprotéine acide a été observée.

Les variations de concentration de la fraction non liée, c'est-à-dire pharmacologiquement active, ont été bien inférieures à celles des concentrations plasmatiques totales.

Comme le chlorhydrate de ropivacaïne a un taux d'extraction hépatique intermédiaire à faible, son taux d'élimination devrait dépendre de la concentration plasmatique de la fraction non liée. L'élévation postopératoire de l'a1-glycoprotéine acide diminue la fraction non liée en raison d'une liaison aux protéines augmentée, ce qui diminue la clairance totale et entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques totales, comme cela a été observé dans les études chez l'enfant et chez l'adulte. La clairance de la fraction non liée du chlorhydrate de ropivacaïne reste inchangée, comme illustrée par les concentrations stables de la fraction non liée au cours de la perfusion postopératoire. La concentration plasmatique de la fraction non liée est responsable des effets pharmacodynamiques systémiques et de la toxicité.

Le chlorhydrate de ropivacaïne traverse facilement le placenta et l'équilibre des concentrations de la fraction non liée sera rapidement atteint. La liaison aux protéines plasmatiques est plus faible chez le ftus que chez la mère donnant des concentrations plasmatiques totales plus faibles chez le ftus que chez la mère.

Métabolisme et Élimination

Le chlorhydrate de ropivacaïne subit une métabolisation importante, principalement par hydroxylation aromatique. Au total, 86% de la dose sont excrétés dans les urines après administration intraveineuse dont seulement 1% sous forme inchangée. Le métabolite principal est la 3-hydroxy-ropivacaïne dont 37% sont excrétés dans les urines, principalement sous forme conjuguée. L'excrétion urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, du métabolite N-déalkylé (PPX) et du métabolite 4-hydroxy-déalkylé représente 1 à 3% de la quantité excrétée. La 3-hydroxy-ropivacaïne conjuguée et non-conjuguée présente des concentrations à peine décelables dans le plasma.

Le profil métabolique chez ladulte est comparable chez les enfants âgés de plus d'un an.

Il n'existe aucun élément faisant penser à une racémisation in vivo du chlorhydrate de ropivacaïne.

Pharmacocinétique chez lenfant

La pharmacocinétique du chlorhydrate de ropivacaïne chez l'enfant a été déterminée par une analyse de population poolée sur des données recueillies chez 192 enfants de 0 à 12 ans.

Jusqu'à maturité de la fonction hépatique, la clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne et du métabolite PPX, ainsi que le volume de distribution de la fraction non liée de la ropivacaïne dépendent à la fois du poids corporel et de l'âge ; ensuite ces variables dépendent principalement du poids corporel. La maturation de la clairance de la fraction non liée de chlorhydrate de ropivacaïne paraît être complète à l'âge de 3 ans, celle du PPX à l'âge d'un an, et celle du volume de distribution de la ropivacaïne non liée à l'âge de 2 ans. Le volume de distribution du PPX non lié dépend seulement du poids corporel. Comme le PPX a une demi-vie plus longue et une clairance plus faible, il peut s'accumuler au cours de la perfusion péridurale.

La clairance du chlorhydrate de ropivacaïne non lié (Clu) pour des âges supérieurs à 6 mois atteint des valeurs dans les limites de celles de l'adulte. Les valeurs de la clairance totale de la ropivacaïne (Cl) mentionnées dans le tableau ci-dessous sont celles qui ne sont pas influencées par l'élévation postopératoire de l'a1- glycoprotéine acide.

Estimation des paramètres pharmacocinétiques obtenus à partir de l'analyse poolée d'une population pédiatrique

Age

Poidsa (kg)

Club (L/h/kg)

Vuc (L/kg)

Cld (L/h/kg)

T1/2 e (h)

T1/2 PPXf (h)

Nouveau-né

3,27

2,40

21,86

0,096

6,3

43,3

1 mois

4,29

3,60

25,94

0,143

5,0

25,7

6 mois

7,85

8,03

41,71

0,320

3,6

14,5

1 an

10,15

11,32

52,60

0,451

3,2

13,6

4 ans

16,69

15,91

65,24

0,633

2,8

15,1

10 ans

32,19

13,94

65,57

0,555

3,3

17,8

a) Poids médian en fonction de l'âge selon les données OMS

b) Clairance du chlorhydrate de ropivacaïne non lié

c) Volume de distribution du chlorhydrate de ropivacaïne non lié

d) Clairance du chlorhydrate de ropivacaïne total

e) Demi-vie terminale du chlorhydrate de ropivacaïne

f) Demi-vie terminale de PPX

La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée après un bloc caudal unique a tendance à être plus élevée chez les nouveau-nés et le temps pour atteindre la Cumax (tmax) diminue avec l'âge. La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée à la fin des 72 heures de la perfusion péridurale continue aux doses recommandées montre aussi des taux plus élevés chez les nouveau-nés en comparaison aux nourrissons et aux enfants (voir aussi rubrique 4.4).

Moyenne simulée et limites observées de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée

Age

Dose (mg/kg)

Cumaxa (mg/L)

tmax (h)

Cumaxc (mg/L)

0-1 mois

2,00

0,0582

2,00

0,05-0,08 (n=5)

1-6 mois

2,00

0,0375

1,50

0,02-0,09 (n=18)

6-12 mois

2,00

0,0283

1,00

0,01-0,05 (n=9)

1-10 ans

2,00

0,0221

0,50

0,01-0,05 (n=60)

a) concentration plasmatique maximale non liée

b) temps pour atteindre la concentration plasmatique maximale non liée

c) concentration plasmatique maximale non liée observée et « dose-normalisée »

A 6 mois, valeur-seuil pour l'adaptation de la dose recommandée lors de la perfusion péridurale continue, la clairance de la ropivacaïne non liée atteint 34%, et celle du PPX non lié 71% de leurs valeurs à maturité. L'exposition systémique est plus élevée chez le nouveau-né, et est aussi un peu plus élevée chez le nourrisson entre 1 et 6 mois, par comparaison à l'enfant plus âgé, ce qui est dû à l'immaturité de la fonction hépatique. Cependant, ceci est partiellement compensé par une dose recommandée 50% plus faible pour la perfusion continue chez l'enfant de moins de 6 mois.

Des simulations de la somme des concentrations plasmatiques des fractions non liées de ropivacaïne et PPX, basées sur les paramètres cinétiques et leur variance obtenus dans l'analyse de population, montrent que pour un bloc caudal unique, la dose recommandée doit être multipliée par un facteur 2,7 dans le groupe le plus jeune, et un facteur 7,4 dans le groupe d'âge entre 1 et 10 ans pour que la limite supérieure prédite de l'intervalle de confiance à 90% atteigne le seuil de toxicité. Les facteurs de multiplication correspondants pour la perfusion péridurale sont respectivement de 1,8 et 3,8.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études pharmacologiques de sécurité d'emploi, de toxicité à dose unique et doses répétées, les études de reproduction, de génotoxicité et de toxicité locale, n'ont pas mis en évidence de risque pour l'espèce humaine en dehors de ceux attendus du fait des effets pharmacodynamiques des doses élevées de chlorhydrate de ropivacaïne (par exemple troubles neurologiques incluant convulsions et cardiotoxicité).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique (pour lajustement du pH), hydroxyde de sodium (pour lajustement du pH), eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.

Une précipitation peut survenir dans les solutions alcalines en raison de la faible solubilité du chlorhydrate de ropivacaïne à pH > 6,0.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Avant ouverture : 3 ans.

Après ouverture :

Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. Sil nest pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de stockage avant utilisation sont de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas excéder 24 heures à [2-8 °C].

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.

Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

10 ml en ampoules polypropylène transparentes ; boîte de 1, 5 ou 10 avec/sans suremballage stérile.

20 ml en ampoules polypropylène transparentes ; boîte de 1, 5 ou 10 avec/sans suremballage stérile.

Ces ampoules en polypropylène sont spécialement conçues pour sadapter aux seringues Luer Lock et Luer Fit.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Manipulation

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule ne contient pas de conservateurs et est destiné à l'usage unique. Toute solution non utilisée doit être jetée.

Ce médicament doit être inspecté visuellement avant utilisation. La solution ne doit être utilisée que si elle est limpide, exempte de particules et si le contenant nest pas endommagé.

Les ampoules ne doivent pas être re-stérilisées à l'autoclave.

Elimination des déchets

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

FRESENIUS KABI FRANCE

5 PLACE DU MARIVEL

92316 SEVRES CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 577 399 4 2 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 1.

·34009 577 400 2 3 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 1 avec suremballage stérile.

·34009 577 401 9 1 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 5.

·34009 577 402 5 2 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 5 avec suremballage stérile.

·34009 577 403 1 3 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 10.

·34009 577 404 8 1 : 10 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 10 avec suremballage stérile.

·34009 577 405 4 2 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 1.

·34009 577 406 0 3 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 1 avec suremballage stérile.

·34009 577 407 7 1 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 5.

·34009 577 408 3 2 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 5 avec suremballage stérile.

·34009 577 410 8 2 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 10.

·34009 577 411 4 3 : 20 ml en ampoules (polypropylène); boîte de 10 avec suremballage stérile.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

Médicament réservé à lusage hospitalier.

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source: ANSM - Mis à jour le : 08/09/2016

Dénomination du médicament

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable

Chlorhydrate de ropivacaine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?

3. Comment utiliser ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

ROPIVACAINE KABI contient une substance active, le chlorhydrate de ropivacaïne, qui est un médicament appelé anesthésique local. Ces substances sont utilisées dans les anesthésies limitées à une région du corps.

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable est utilisée :

Chez ladulte et lenfant de plus de 12 ans pour anesthésier des régions du corps. Il est utilisé pour traiter la douleur ou pour la soulager. Il peut être utilisé pour :

·lanesthésie limitée à une région du corps lors dintervention chirurgicale mineure ou majeure y compris les césariennes.

·Soulager la douleur pendant laccouchement, après une intervention chirurgicale, ou après un accident.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable :

·si vous êtes allergique au chlorhydrate de ropivacaïne, aux autres anesthésiques locaux à liaison amide ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament (listé en rubrique 6).

·Si vous avez une diminution du volume total de sang (hypovolémie). Celle-ci sera déterminée par le personnel médical.

·En administration par voie intraveineuse pour lanesthésie dune partie de votre corps.

·En cas dinjection dans le col de lutérus pour soulager la douleur lors de laccouchement.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère avant dutiliser ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable.

Enfants

Chez lenfant jusquà 12 ans inclus. Dautres dosages (2 mg/ml, 5 mg/ml) sont plus appropriés.

Des précautions doivent être prises pour éviter toute administration de ROPIVACAÏNE KABI directement dans les vaisseaux car linjection intraveineuse peut donner lieu à des effets toxiques immédiats. Ne pas injecter dans une zone inflammée.

Prévenez votre médecin, pharmacien, infirmière ou tout autre professionnel de santé avant ladministration de ROPIVACAÏNE KABI,en cas de :

·état de faiblesse générale dû à lâge ou à dautres facteurs ;

·maladies cardiaques (blocage complet ou partiel de la conduction cardiaque) ;

·problèmes hépatiques avancés ;

·problèmes graves de rein.

Prévenez votre médecin si vous avez un de ces problèmes car il pourrait être nécessaire dajuster la dose de ROPIVACAINE KABI.

Prévenez votre médecin, pharmacien, infirmière ou tout autre professionnel de santé avant ladministration de ROPIVACAÏNE KABI :

·si vous souffrez de porphyrie aiguë (problèmes de fabrication des pigments rouges du sang causant parfois des symptômes neurologiques).

Prévenez également votre médecin si quelquun de votre famille souffre de porphyrie car votre médecin pourrait décider dutiliser un autre anesthésique.

Autres médicaments et ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

Des précautions doivent être prises si vous prenez les médicaments suivants :

·d'autres anesthésiques locaux (ex. lidocaïne) ou des médicaments apparentés sur le plan de la structure aux anesthésiques locaux à liaison amide, comme par exemple certains médicaments utilisés pour traiter les battements cardiaques irréguliers (arythmie) comme la mexiletine ou lamiodarone,

·d'autres anesthésiques généraux ou opioïdes, comme la morphine ou la codéine,

·médicaments indiqués dans le traitement de la dépression (ex. fluvoxamine),

·certains antibiotiques (ex. enoxacine).

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Si vous êtes enceinte, si vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou si vous souhaitez être enceinte, demandez dabord conseil à votre médecin, pharmacien, avant de prendre ce médicament.

Les effets sur la grossesse du chlorhydrate de ropivacaïne ainsi que son passage dans le lait ne sont pas connus.

Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

ROPIVACAÏNE KABI peut provoquer des somnolences et altérer vos réflexes. Après administration de ROPIVACAÏNE KABI, il est donc recommandé de ne pas conduire ou utiliser de machines jusquau jour suivant.

En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable contient du sodium.

Ce médicament contient au maximum 0,148 mmol (soit 3,4 mg) de sodium par ml. En en tenir compte chez les personnes suivant un régime pauvre en sel strict.

3. COMMENT UTILISER ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou votre infirmier/ère. Vérifiez auprès de votre médecin ou infirmier/ère en cas de doute.

La dose utilisée dépend de la nature de l'intervention, de votre condition physique, de votre âge et de votre poids. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire à la production d'un bloc efficace.

La dose usuelle chez l'adulte et lenfant de plus de 12 ans se situe entre 2 mg et 300 mg de chlorhydrate de ropivacaïne.

La dose usuelle chez le nourrisson et l'enfant(de 0 à 12 ans inclus) se calcule en fonction du poids du corps, soit 1 à 2 mg par kg de masse corporelle.

Méthode dadministration :

ROPIVACAINE KABI vous sera administré par votre médecin. Ce médicament vous sera administré par injection.

Durée de traitement :

L'administration de ce médicament dure entre2 et 10 h dans le cas de certaines anesthésies pré-opératoires et peut durer jusqu'à 72 h dans le cadre du traitement de la douleur per ou post-opératoire.

Si vous avez utilisé plus de ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule que vous nauriez dû :

Les premiers symptômes de surdosage sont :

·des troubles de l'audition ou de la vue ;

·un engourdissement de la zone autour de la bouche ;

·des vertiges ou sensations ébrieuses ;

·des fourmillements ;

·des troubles de l'élocution caractérisés par une mauvaise articulation (dysarthrie) ;

·une rigidité musculaire, des secousses musculaires, des crises (convulsions) ;

·une chute de la pression artérielle ;

·un ralentissement du rythme cardiaque ou des battements irréguliers.

Ces symptômes peuvent précéder un arrêt cardiaque, un arrêt respiratoire ou des convulsions graves.

Si vous ressentez un de ces symptômes ou si vous estimez avoir reçu une dose trop élevée de ROPIVACAINE KABI, veuillez en informer votre médecin ou un autre professionnel de santé immédiatement.

En cas de toxicité aiguë, des actions correctives appropriées seront prises immédiatement par le personnel médical.

Si vous avez des questions sur lutilisation de ce médicament, demandez à votre médecin, votre pharmacien, infirmier/ère ou tout autre professionnel de santé.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables importants nécessitant une attention particulière :

Les réactions allergiques soudaines menaçant le pronostic vital (telles quanaphylaxie, angiodème et urticaire) sont rares.

Les symptômes possibles incluent :

·lapparition soudaine déruptions cutanées, durticaire, de réactions cutanées bulleuses ;

·de gonflement du visage, des lèvres, de la langue et des autres parties du corps ;

·un essoufflement, une respiration sifflante ou difficile.

Si vous pensez que ROPIVACAINE KABI est la cause dune réaction allergique, prévenez votre médecin ou un autre professionnel de santé immédiatement.

Autres effets indésirables possibles :

Très fréquents (touche plus d1 personne sur 10) :

·baisse de la pression artérielle (hypotension) ; ceci peut provoquer une sensation de vertiges, détourdissements ;

·se sentir malade (nausées).

Fréquents (touche jusquà 1 personne sur 10) :

·maux de tête, fourmillements, vertiges ;

·ralentissement ou accélération des battements du cur (bradycardie, tachycardie) ;

·élévation de la pression artérielle (hypertension) ;

·être malade (vomissements) ;

·difficultés à uriner (rétention durine) ;

·douleur dorsale, élévation de température, raideur musculaire (rigidité).

Peu fréquents (touche jusquà 1 personne sur 100) :

·anxiété ;

·certains symptômes peuvent apparaître lors dune injection dans un vaisseau sanguin par accident ou lors dun surdosage (voir aussi la rubrique « Si vous avez utilisé plus de ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule que vous nauriez dû»). Ces effets peuvent être des crises (convulsions, attaques), sensation détourdissements, vertiges, engourdissement des lèvres, autour de la bouche, de la langue, troubles de laudition, problèmes avec votre vue (vision), troubles de lélocution (dysarthrie), contractions musculaires et tremblements, diminution de la sensation du toucher (hypoasthésie).

·Malaise (syncope( ;

·difficultés à respirer (dyspnée) ;

·diminution de la température.

Rarement (touche jusquà 1 personne sur 1 000) :

·crise cardiaque, irrégularités du rythme cardiaque (arythmie cardiaque).

Effets indésirables possibles observés avec dautres anesthésiques locaux pouvant se produire avec ROPIVACAINE KABI :

·engourdissement, dû à lirritation nerveuse causée par laiguille ou linjection ; ceci ne dure généralement pas longtemps ;

·lésions des nerfs pouvant être rarement irréversibles ;

·une injection trop importante de ROPIVACAINE KABI dans le liquide rachidien peut provoquer un engourdissement complet du corps (anesthésie).

Enfants

Chez lenfant, les effets indésirables sont les mêmes que pour les adultes à lexception de la baisse de la pression artérielle qui survient moins souvent chez les enfants (moins dun enfant sur 10) et des nausées et des vomissements qui surviennent plus fréquemment chez les enfants (touchant plus dun enfant sur 10).

Si vous ressentez un effet indésirable, veuillez en informer votre médecin, votre pharmacien ou tout autre professionnel de santé. Cela inclut tout effet indésirable non mentionné dans cette notice.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne pas utiliser ce médicament après la date de péremption figurant sur le suremballage, lampoule ou la boîte. La date fait référence au dernier jour de ce mois.

Ne pas mettre au réfrigérateur, ni congeler.

Nutilisez pas ce médicament si la solution contient un précipité.

Le médecin et le personnel hospitalier sont responsables du stockage et de la qualité du produit après ouverture sil nest pas utilisé immédiatement. Ils sont aussi responsables de lélimination des déchets et matériels souillés.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de ropivacaine.............. 7,5 mg/ml

·Les excipients sont : Chlorure de sodium, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium (ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

Quest-ce que ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

ROPIVACAINE KABI est une solution pour injection limpide et incolore. ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule est disponible en boîte de 1, 5 ou 10 ampoules transparentes en polypropylène de 10 ml et 20 ml avec ou sans suremballage stérile.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

FRESENIUS KABI FRANCE

5 PLACE DU MARIVEL

92316 SEVRES CEDEX

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

FRESENIUS KABI FRANCE

5 PLACE DU MARIVEL

92316 SÈVRES

Fabricant  Retour en haut de la page

FRESENIUS KABI NORGE AS

SVINESUNDSVEIEN 80

NO-1753 HALDEN

NORVEGE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Manipulation :

Ropivacaïne Kabi devra être uniquement utilisé par, ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les techniques d'anesthésies locorégionales (voir rubrique 3).

Conservation :

Avant ouverture : 3 ans.

Après ouverture:

Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. Sil nest pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de stockage avant utilisation sont de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas excéder 24 heures à [2-8 °C].

ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml, solution injectable en ampoule ne contient pas de conservateurs et est destiné à l'usage unique. Toute solution non utilisée doit être jetée.

Ce médicament doit être inspecté visuellement avant utilisation. La solution ne doit être utilisée que si elle est limpide, exempte de particules et si le contenant nest pas endommagé.

Les ampoules ne doivent pas être re-stérilisées à l'autoclave.

Posologie

Adulte et enfant de plus de 12 ans :

Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs rachidiens les plus couramment utilisés. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L'expérience du médecin et la connaissance de l'état clinique du patient sont importants pour le choix de la dose.

Concentration (mg/ml)

Volume

(ml)

Dose

(mg)

Délai d'installation (minutes)

Durée (heures)

ANESTHESIE CHIRURGICALE

Administration péridurale lombaire

Chirurgie

7,5

15-25

113-188

10-20

3-5

10,0

15-20

150-200

10-20

4-6

Césarienne

7,5

15-20

113-1501)

10-20

3-5

Administration péridurale thoracique

Etablissement d'un bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire

7,5

5-15 (fonction du niveau d'injection)

38-113

10-20

s.o.2)

Bloc périphérique*

Bloc du plexus rachial

7,5

30-40

225-3003)

10-25

6-10

Infiltration pariétale (par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

7,5

1-30

7,5-225

1-15

2-6

Les doses indiquées dans ce tableau sont les doses nécessaires à l'obtention d'un bloc satisfaisant. Elles constituent un guide d'utilisation chez l'adulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai d'installation et la durée. Les chiffres de la colonne "dose" correspondent aux doses moyennes nécessaires. Il convient de consulter les références standards disponibles, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels propres à chaque patient.

* Bloc périphérique : la recommandation de dose qui figure ne concerne que le bloc plexique brachial. Les autres blocs périphériques, peuvent nécessiter des doses plus faibles. Il n'y a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs.

1) L'augmentation des doses se fera graduellement ; la dose de départ sera d'environ 100 mg (97,5 mg correspondent à 13 ml de solution ; 105 mg à 14 ml) et administrée pendant 3 à 5 minutes. Si nécessaire, on pourra administrer en supplément jusqu'à 50 mg au total répartis en deux doses.

2) s.o.: sans objet.

3) la dose pour un bloc périphérique doit être ajustée en fonction du site d'administration et de l'état du patient. Les blocs du plexus brachial intrascalénique et supraclaviculaire peuvent être associés à une fréquence plus élevée d'effets indésirables sérieux indépendamment de l'anesthésique local utilisé (voir rubrique 4.4).

Mode d'administration

Administration périneurale et péridurale par injection.

Une aspiration soigneuse avant et pendant l'injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsqu'une dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à l'injection d'une dose-test de 3 à 5 ml de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine) (Lidocaïne 2% Adrénalinée (épinéphrine) 1/200000). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachi-anesthésie.

L'aspiration devra être effectuée avant et pendant l'administration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, l'injection devra être arrêtée immédiatement.

Dans les blocs périduraux en vue d'une intervention chirurgicale, des doses uniques allant jusqu'à 250 mg de chlorhydrate de ropivacaïne ont été utilisées et bien tolérées.

Dans le bloc plexique brachial, une dose unique de 300 mg a été utilisée chez un nombre limité de patients et a été bien tolérée.

Lorsque sont réalisés des blocs prolongés par perfusion péridurale continue ou par administration répétée en bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et lors d'analgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusqu'à 675 mg de chlorhydrate de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, tout comme l'ont été des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusqu'à 28 mg/heure pendant 72 heures. Sur un nombre limité de patients, des doses plus élevées jusqu'à 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu d'effets indésirables.

Dans le traitement des douleurs post-opératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s'il est institué en pré-opératoire, un bloc péridural peut être réalisé avec ROPIVACAINE KABI 7,5 mg/ml à l'aide d'un cathéter péridural. L'analgésie est maintenue par une perfusion de ROPIVACAINE KABI 2 mg/ml. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 ml (12-28 mg) par heure permet une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs post-opératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale d'administration est de 3 jours. Cependant, une surveillance étroite de l'effet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet. Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.

Dans les études cliniques, une perfusion péridurale de chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml seul ou mélangé à du fentanyl 1 à 4 μg/ml a été administrée en traitement post opératoire jusquà 72 heures. L'association de chlorhydrate de ropivacaïne et de fentanyl améliore l'analgésie mais entraîne les effets indésirables des opiacés. L'association de chlorhydrate de ropivacaïne et de fentanyl a été étudiée uniquement pour le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml.

Lorsque les blocs périphériques nerveux sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu'en injections répétées, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire localement un traumatisme nerveux doivent être considérés. Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral a été établi avec 300 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml et le bloc interscalénique avec 225 mg de chlorhydrate de ropivacaïne 7,5 mg/ml avant la chirurgie. L'analgésie était maintenue avec le chlorhydrate de ropivacaïne 2 mg/ml. Le niveau de perfusion ou d'injection répétées de 10-20 mg par heure pendant 48 heures a permis une analgésie adéquate et bien tolérée.

Des concentrations supérieures à 7,5 mg/ml n'ont pas été étudiées dans les césariennes.

Insuffisance rénale

Il ny a pas lieu de modifier la dose pour une utilisation en dose unique ou à court terme pour les patients ayant une insuffisance rénale.

Insuffisance hépatique

Le chlorhydrate de ropivacaïne est métabolisé par le foie et doit donc être utilisé avec précaution chez les patients atteints de maladies sévères du foie. Les ré-injections doivent être diminuées en raison dune élimination plus lente.

Population pédiatrique jusquà 12 ans inclus

Lutilisation de Ropivacaïne Kabi 7,5 mg/ml et 10 mg/ml, solution injectable en ampoule peut provoquer des effets systémiques et centraux chez lenfant. Les dosages inférieurs (2 mg/ml, 5 mg/ml) sont donc plus appropriés pour lutilisation dans cette population.

L'anesthésie chirurgicale (par exemple par administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. Ropivacaïne Kabi 10 mg/ml est recommandé pour l'anesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de l'intervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par exemple administration péridurale pour le traitement des douleurs aiguës).

Incompatibilités

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.

Une précipitation peut survenir dans les solutions alcalines en raison de la faible solubilité du chlorhydrate de ropivacaïne à pH > 6,0.

Précautions particulières délimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

[1] Si la demande concerne plusieurs spécialités, la liste des spécialités concernées est fournie en annexe

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Source : ANSM

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