RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule

source: ANSM - Mis à jour le : 06/10/2015

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Rivastigmine . 6 mg

Sous forme d'hydrogénotartrate de rivastigmine ....... 9,60 mg

Pour une gélule.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Gélule.

Gélule composée d'un corps orange, avec une impression « RG 60 » à l'encre blanche et d'une tête rouge-brun avec une impression « G » à l'encre blanche. Contient une poudre blanche.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères de la maladie d'Alzheimer.

Traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères d'une démence chez les patients avec une maladie de Parkinson idiopathique.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Le traitement doit être instauré et supervisé par un médecin ayant l'expérience du diagnostic et du traitement des patients atteints de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence associée à la maladie de Parkinson. Le diagnostic sera établi selon les critères en vigueur. Le traitement par la rivastigmine ne doit être entrepris que si un proche peut s'assurer régulièrement de la prise du médicament par le patient.

La rivastigmine sera administrée en deux prises quotidiennes, le matin et le soir au moment du repas. Les gélules doivent être avalées entières.

Dose initiale: 1,5 mg deux fois par jour.

Ajustement posologique: la dose initiale est de 1,5 mg 2 fois par jour. Si cette posologie est bien tolérée pendant au moins deux semaines de traitement, elle peut être augmentée à 3 mg 2 fois par jour. Une augmentation ultérieure de la dose à 4,5 mg 2 fois par jour puis à 6 mg 2 fois par jour sera envisagée, sous réserve d'une tolérance satisfaisante de chaque posologie après au moins deux semaines de traitement à chaque palier posologique.

En cas de survenue d'effets indésirables (par exemple: nausées, vomissements, douleurs abdominales, perte d'appétit), d'une perte de poids ou d'une aggravation des symptômes extrapyramidaux (par exemple: tremblements) chez les patients atteints d'une démence associée à la maladie de Parkinson au cours du traitement, ceux-ci peuvent régresser si l'on supprime une ou plusieurs prises. En cas de persistance de ces effets indésirables, la posologie quotidienne devra revenir temporairement à la posologie quotidienne antérieure bien tolérée, ou le traitement pourra être arrêté.

Dose d'entretien: la dose efficace est de 3 à 6 mg 2 fois par jour; afin de garantir une efficacité thérapeutique maximale, il convient de maintenir les patients à leur dose maximale tolérée. La dose maximale quotidienne recommandée est de 6 mg 2 fois par jour.

Le traitement d'entretien peut être poursuivi aussi longtemps qu'un bénéfice thérapeutique existe pour le patient. Par conséquent, le bénéfice clinique de la rivastigmine doit être réévalué régulièrement, spécialement chez les patients traités par des doses inférieures à 3 mg 2 fois par jour.

Si, après 3 mois de traitement à la dose d'entretien, les symptômes liés à la démence du patient ne sont pas favorablement modifiés, le traitement devrait être arrêté. L'arrêt du traitement doit être aussi envisagé lorsqu'il est évident qu'il n'y a plus de bénéfice thérapeutique.

La réponse individuelle à la rivastigmine ne peut être anticipée. Cependant, un effet supérieur du traitement a été observé chez les patients atteints d'une démence modérée associée à la maladie de Parkinson. De façon similaire, un effet plus important a été observé chez les patients avec des hallucinations visuelles (voir rubrique 5.1).

L'effet du traitement n'a pas été étudié au-delà de 6 mois dans des études contrôlées versus placebo.

Reprise du traitement: si le traitement est interrompu pendant plusieurs jours, il devra être repris à 1,5 mg 2 fois par jour. L'ajustement posologique doit ensuite être réalisé comme indiqué ci-dessus.

Insuffisance rénale ou hépatique: en raison d'une augmentation de l'exposition au produit en cas d'insuffisance rénale modérée ou d'insuffisance hépatique légère à modérée, les recommandations d'ajustement posologique en fonction de la tolérance individuelle doivent être étroitement suivies (voir rubrique 5.2).

Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère n'ont pas été étudiés (voir rubrique 4.3).

Enfants: la rivastigmine ne doit pas être utilisée chez l'enfant.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

L'utilisation de ce médicament est contre-indiquée chez les patients présentant:

·une hypersensibilité à la rivastigmine, aux autres dérivés des carbamates ou tout autre excipient utilisé dans la formulation;

·une insuffisance hépatique sévère, en l'absence de données dans cette population.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

L'incidence et la sévérité des effets indésirables augmentent généralement avec l'augmentation des posologies. Si le traitement est interrompu pendant plusieurs jours, il devra être réinstauré à 1,5 mg 2 fois par jour afin de limiter l'apparition d'effets indésirables (exemple: vomissements).

Ajustement posologique: des effets indésirables (tels que, hypertension et hallucinations chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et aggravation des symptômes extrapyramidaux, en particulier tremblements, chez les patients atteints d'une démence associée à la maladie de Parkinson) ont été observés à la suite d'une augmentation de la dose. Ces effets peuvent disparaître après une diminution de la dose. Dans d'autres cas, l'administration de la rivastigmine a été interrompue (voir rubrique 4.8).

Des troubles gastro-intestinaux (tels que nausées et vomissements) peuvent survenir, particulièrement lors de l'instauration du traitement et/ou de l'augmentation posologique. Ces effets indésirables surviennent plus fréquemment chez les femmes. Les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer peuvent perdre du poids. Les inhibiteurs de la cholinestérase, rivastigmine y compris, ont été associés à des pertes de poids chez ces patients. Durant le traitement, le poids des patients doit être surveillé.

En cas de vomissements sévères associés à un traitement par la rivastigmine, les doses doivent être ajustées de manière appropriée, comme recommandé en rubrique 4.2. Quelques cas de vomissements sévères ont été associés à une rupture de l'sophage (voir rubrique 4.8). De tels événements sont apparus en particulier après des augmentations de dose ou avec des doses élevées de rivastigmine.

La rivastigmine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant une maladie du nud sinusal ou des troubles de la conduction cardiaque (bloc sino-auriculaire, bloc atrio-ventriculaire) (voir rubrique 4.8).

La rivastigmine est susceptible d'augmenter la sécrétion d'acide gastrique. Une surveillance s'impose chez les patients présentant un ulcère gastrique ou duodénal en poussée, ou chez les patients prédisposés aux ulcères.

Les inhibiteurs de la cholinestérase doivent être prescrits avec précaution en cas d'antécédents d'asthme ou de bronchopneumopathie obstructive.

Les cholinomimétiques peuvent induire ou aggraver une rétention urinaire et des convulsions. La prudence est recommandée lors du traitement de patients prédisposés à de telles maladies.

L'utilisation de la rivastigmine chez des patients au stade sévère de la maladie d'Alzheimer ou d'une démence associée à la maladie de Parkinson, ou souffrant d'autres types de démences ou d'autres formes de troubles de la mémoire (par exemple déclin cognitif lié à l'âge) n'a pas été étudiée, et par conséquent l'utilisation chez ces patients n'est pas recommandée.

Comme les autres cholinomimétiques, la rivastigmine peut exacerber ou induire des symptômes extrapyramidaux. Une aggravation (incluant bradykinésie, dyskinésie, troubles de la marche) et une augmentation de l'incidence ou de l'intensité des tremblements ont été observées chez les patients atteints d'une démence associée à la maladie de Parkinson (voir rubrique 4.8). Ces événements ont conduit à l'arrêt de la rivastigmine dans quelques cas (par exemple arrêts dus aux tremblements: 1,7 % avec rivastigmine vs 0 % avec placebo). Une surveillance clinique de ces effets indésirables est recommandée.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

En tant qu'inhibiteur de la cholinestérase, la rivastigmine peut potentialiser les effets des myorelaxants analogues de la succinylcholine au cours d'une anesthésie. Le choix des agents anesthésiants doit être effectué avec précaution. Des ajustements posologiques ou un arrêt temporaire du traitement peuvent être envisagés si nécessaire.

En raison de ses propriétés pharmacodynamiques, la rivastigmine ne doit pas être administrée simultanément à d'autres cholinomimétiques, et elle pourrait interférer avec l'activité des anticholinergiques.

Des études menées chez des volontaires sains n'ont pas mis en évidence d'interaction pharmacocinétique entre la rivastigmine et la digoxine, la warfarine, le diazépam ou la fluoxétine. La rivastigmine n'a pas d'incidence sur l'allongement du temps de prothrombine observé sous warfarine. L'administration simultanée de rivastigmine et de digoxine n'a pas entraîné d'effet indésirable sur la conduction cardiaque.

Compte tenu du métabolisme de la rivastigmine, des interactions médicamenteuses métaboliques paraissent improbables, bien qu'elle soit susceptible d'inhiber le métabolisme d'autres médicaments métabolisés par la butyrylcholinestérase.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Aucun effet sur la fertilité ou le développement embryoftal n'a été observé chez le rat et le lapin, sauf à des doses entraînant une toxicité maternelle. Au cours d'études péri/postnatales menées chez le rat, une augmentation de la durée de gestation a été observée. La rivastigmine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf en cas de nécessité clairement définie.

Allaitement

Chez l'animal, la rivastigmine est excrétée dans le lait. Dans l'espèce humaine, il n'existe pas de données concernant le passage de la rivastigmine dans le lait maternel. En conséquence, les femmes traitées par la rivastigmine ne doivent pas allaiter.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

La maladie d'Alzheimer est susceptible de provoquer une dégradation progressive des aptitudes nécessaires à la conduite ou à l'utilisation de machines. De plus, la rivastigmine peut induire des étourdissements et une somnolence, principalement à l'instauration du traitement ou lors de l'augmentation posologique. Par conséquent, chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer traités par la rivastigmine, la capacité à continuer de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines de maniement complexe devrait être évaluée régulièrement par le médecin traitant.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont gastro-intestinaux, incluant nausées (38 %) et vomissements (23 %), en particulier pendant la phase d'ajustement posologique. Dans les études cliniques, il a été observé que les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de présenter des troubles gastro-intestinaux et une perte de poids.

Les effets indésirables suivants, listés dans le Tableau 1 ci-dessous, ont été rapportés chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et traités par la rivastigmine.

Les effets indésirables sont classés par fréquence d'apparition, les plus fréquents d'abord, en utilisant la règle suivante:

·très fréquent (≥ 1/10);

·fréquent (≥ 1/100, < 1/10);

·peu fréquent (≥ 1/1 000, <1/100);

·rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000);

·très rare (< 1/10 000);

·fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1

Infections et infestations

·Très rare

Infection urinaire

Affections psychiatriques

·Fréquent

Agitation

·Fréquent

Confusion

·Peu fréquent

Insomnie

·Peu fréquent

Dépression

·Très rare

Hallucinations

Affections du système nerveux

·Très fréquent

Vertiges

·Fréquent

Céphalée

·Fréquent

Somnolence

·Fréquent

Tremblements

·Peu fréquent

Syncope

·Rare

Convulsions

·Très rare

Symptômes extrapyramidaux (y compris aggravation d'une maladie de Parkinson).

Affections cardiaques

·Rare

Angine de poitrine

·Très rare

Arythmie (par exemple: bradycardie, bloc atrioventriculaire, fibrillation auriculaire et tachycardie)

Affections vasculaires

·Très rare

Hypertension

Affections gastro-intestinales

·Très fréquent

Nausées

·Très fréquent

Vomissements

·Très fréquent

Diarrhée

·Fréquent

Douleur abdominale et dyspepsie

·Rare

Ulcères gastriques et duodénaux

·Très rare

Hémorragie gastro-intestinale

·Très rare

Pancréatite

·Inconnu

Quelques cas de vomissements sévères ont été associés à une rupture de l'sophage (voir rubrique 4.4)

Affections hépatobiliaires

·Peu fréquent

Elévation des enzymes hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous cutané

·Fréquent

Augmentation de la sudation

·Rare

Rash

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

·Fréquent

Fatigue et asthénie

·Fréquent

Malaise

·Peu fréquent

Chute accidentelle

Investigations

·Fréquent

Perte de poids

Le Tableau 2 montre les effets indésirables observés chez des patients atteints de démence associée à la maladie de Parkinson et traités par la rivastigmine.

Tableau 2

Affections psychiatriques

·Fréquent

Insomnie

·Fréquent

Anxiété

·Fréquent

Agitation

Affections du système nerveux

·Très fréquent

Tremblements

·Fréquent

Vertiges

·Fréquent

Somnolence

·Fréquent

Céphalée

·Fréquent

Aggravation d'une maladie de Parkinson

·Fréquent

Bradykinésie

·Fréquent

Dyskinésie

·Peu fréquent

Dystonie

Affections cardiaques

·Fréquent

Bradycardie

·Peu fréquent

Fibrillation auriculaire

·Peu fréquent

Bloc atrioventriculaire

Affections gastro-intestinales

·Très fréquent

Nausées

·Très fréquent

Vomissements

·Fréquent

Diarrhée

·Fréquent

Douleur abdominale et dyspepsie

·Fréquent

Hypersécrétion salivaire

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Fréquent

Augmentation de la sudation

Affections musculo-squelettiques et systémiques

·Fréquent

Rigidité musculaire

Troubles du métabolisme et de la nutrition

·Fréquent

Anorexie

·Fréquent

Déshydratation

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

·Fréquent

Fatigue et asthénie

·Fréquent

Troubles de la marche

Le Tableau 3 liste le nombre et le pourcentage de patients observés pendant l'étude clinique spécifique, conduite pendant 24 semaines sur la rivastigmine administrée à des patients atteints de démence associée à la maladie de Parkinson avec des effets indésirables prédéfinis qui pourraient être le reflet d'une aggravation des symptômes parkinsoniens.

Tableau 3

Effets indésirables prédéfinis susceptibles de provenir d'une aggravation des symptômes parkinsoniens chez des patients atteints de démence associée à la maladie de Parkinson

Rivastigmine n (%)

Placebo n (%)

Nombre total de patients étudiés

362 (100)

179 (100)

Nombre total de patients présentant des effets indésirables prédéfinis

99 (27,3)

28 (15,6)

Tremblements

37 (10,2)

7 (3,9)

Chute

21 (5,8)

11 (6,1)

Maladie de Parkinson (aggravation)

12 (3,3)

2 (1,1)

Sialorrhée

5 (1,4)

0

Dyskinésie

5 (1,4)

1 (0,6)

Syndrome parkinsonien

8 (2,2)

1 (0,6)

Hypocinésie

1 (0,3)

0

Mouvements anormaux

1 (0,3)

0

Bradykinésie

9 (2,5)

3 (1,7)

Dystonie

3 (0,8)

1 (0,6)

Troubles de la marche

5 (1,4)

0

Rigidité musculaire

1 (0,3)

0

Trouble de l'équilibre

3 (0,8)

2 (1,1)

Raideurs musculo-squelettiques

3 (0,8)

0

Rigidité

1 (0,3)

0

Dysfonctionnement moteur

1 (0,3)

0

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptomatologie

La plupart des cas de surdosage accidentel n'ont entraîné aucune symptomatologie ou aucun symptôme clinique et presque tous les patients ont poursuivi le traitement par rivastigmine. Lorsque des symptômes ont été observés, il s'agissait de nausées, vomissements et diarrhées, hypertension ou hallucinations. En raison de l'effet vagotonique connu des inhibiteurs de la cholinestérase sur le rythme cardiaque, une bradycardie et/ou une syncope peuvent également survenir. Un cas d'ingestion de 46 mg a été rapporté: ce malade a récupéré totalement au bout de 24 heures avec un traitement symptomatique.

Traitement

La demi-vie plasmatique de la rivastigmine est de 1 heure environ et la durée de l'inhibition de l'acétylcholinestérase est d'environ 9 heures: en cas de surdosage asymptomatique, il est donc recommandé de suspendre l'administration de rivastigmine pendant les 24 heures suivantes. En cas de surdosage s'accompagnant de nausées et de vomissements importants, des antiémétiques pourront être utilisés. Les autres effets indésirables feront l'objet d'un traitement symptomatique si nécessaire.

En cas de surdosage massif, l'atropine peut être utilisée. Il est recommandé d'administrer initialement 0,03 mg/kg de sulfate d'atropine par voie intraveineuse, puis d'ajuster les doses ultérieures en fonction de la réponse clinique. L'administration de scopolamine comme antidote n'est pas recommandée.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique: ANTICHOLINESTERASIQUES, Code ATC: N06DA03.

La rivastigmine est un inhibiteur de l'acétyl et de la butyrylcholinestérase, de type carbamate: on estime qu'elle facilite la neurotransmission cholinergique en ralentissant la dégradation de l'acétylcholine libérée par les neurones cholinergiques intacts sur le plan fonctionnel. La rivastigmine est donc susceptible d'avoir un effet favorable sur les déficits cognitifs dépendant de ces voies cholinergiques au cours de la maladie d'Alzheimer et d'une démence associée à la maladie de Parkinson.

La rivastigmine interagit avec les enzymes cibles en formant un complexe lié par une liaison covalente qui entraîne une inactivation transitoire des enzymes. Chez de jeunes hommes sains, une dose de 3 mg par voie orale entraîne une diminution d'environ 40 % de l'activité de l'acétylcholinestérase (AChE) dans le LCR dans l'heure et demie après administration. L'activité enzymatique revient à son niveau initial 9 heures environ après le pic d'activité inhibitrice. Chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, l'inhibition de l'acétylcholinestérase dans le LCR par la rivastigmine est dose-dépendante jusqu'à une posologie de 6 mg 2 fois par jour, qui a été la dose maximale étudiée. L'inhibition de l'activité de la butyrylcholinestérase dans le LCR chez 14 patients atteints de la maladie d'Alzheimer, traités par rivastigmine, était similaire à l'inhibition de l'activité de l'AChE.

Etudes cliniques dans la maladie d'Alzheimer

L'efficacité de la rivastigmine a été établie à l'aide de trois outils d'évaluation indépendants et spécifiques chacun d'un domaine particulier, qui ont été utilisés à des intervalles réguliers au cours de périodes de traitement de 6 mois. Ces outils comprennent l'ADAS-Cog (une mesure de la performance cognitive), la CIBIC-plus (une évaluation globale du patient par le médecin, incluant des données recueillies auprès de la personne aidante) et la PDS (une évaluation réalisée par la personne aidante des activités de la vie quotidienne, incluant l'hygiène personnelle, l'autonomie, notamment pour se nourrir, s'habiller, les occupations domestiques telles que les courses, le maintien de la capacité à s'orienter dans différents environnements ainsi que l'implication dans des activités en rapport avec l'argent, etc.).

Les patients étudiés présentaient un score MMSE (Mini-Mental State Examination), examen de l'état mental de Folstein, compris entre 10 et 24.

Les résultats pour les patients répondeurs cliniques, obtenus en regroupant deux études réalisées à doses variables parmi les trois essais pivots multicentriques sur 26 semaines menés chez des patients présentant une maladie d'Alzheimer légère à modérée, sont rassemblés dans le Tableau 4 ci-dessous. Une amélioration cliniquement significative dans ces études a été définie a priori par une amélioration d'au moins 4 points de l'ADAS-Cog, une amélioration de la CIBIC-Plus ou une amélioration d'au moins 10 % de la PDS.

De plus, une définition a posteriori du caractère répondeur est également fournie dans ce tableau. La définition secondaire du caractère répondeur nécessitait une amélioration de 4 points ou plus de l'ADAS-Cog sans aggravation des CIBIC-Plus et PDS. Selon cette définition, la dose quotidienne pour les répondeurs dans le groupe des posologies comprises entre 6 et 12 mg était de 9,3 mg. Il est important de noter que les échelles utilisées dans cette indication varient et que les comparaisons directes des résultats entre différents agents thérapeutiques sont sans valeur.

Tableau 4

Patients présentant une réponse cliniquement significative (%)

Analyse en intention de traiter

Analyse LOCF1

Mesure de la réponse

Rivastigmine

Placebo

Rivastigmine

Placebo

6 -12 mg

N = 472

6 - 12 mg

N = 444

N = 473

N = 379

Amélioration à l'ADAS-Cog d'au moins 4 points

21***

12

25***

12

Amélioration de la CIBIC-Plus

29***

18

32***

19

Amélioration de la PDS d'au moins 10 %

26***

17

30***

18

Au moins 4 points d'amélioration à l'ADAS-Cog sans aggravation des CIBIC-Plus et PDS

10*

6

12**

6

*p < 0,05, **p < 0,01, ***p < 0,001.

1Last Observation Carried Forward (dernières observations rapportées).

Etudes cliniques dans la démence associée à la maladie de Parkinson

L'efficacité de la rivastigmine dans la démence associée à la maladie de Parkinson a été démontrée dans une étude-pivot de 24 semaines, multicentrique, en double aveugle, contrôlée versus placebo ainsi que dans sa phase d'extension en ouvert de 24 semaines. Les patients inclus dans cette étude avaient un score MMSE (Mini-Mental State Examination) compris entre 10 et 24. L'efficacité a été établie à l'aide de deux échelles indépendantes qui ont été utilisées à des intervalles réguliers au cours d'une période de 6 mois de traitement comme le montre le Tableau 5 ci-dessous: l'ADAS-Cog, une mesure des fonctions cognitives et la mesure globale, l'ADCS-CGIC (Alzheimer's Disease Cooperative Study-Clinician's Global Impression of Change), Etude de coopération sur la maladie d'Alzheimer - impression globale de changement par le clinicien.

Tableau 5

Démence associée à la maladie de Parkinson

ADAS-Cog

ADAS-Cog

ADCS-CGIC

ADCS-CGIC

Rivastigmine

Placebo

Rivastigmine

Placebo

Population ITT + RDO

(n = 329)

(n = 161)

(n = 329)

(n = 165)

Moyenne à l'état initial ± ET

23,8 ± 10,2

24,3 ± 10,5

n/a

n/a

Moyenne de l'écart à 24 semaines ± ET

2,1 ± 8,2

-0,7 ± 7,5

3,8 ± 1,4

4,3 ± 1,5

Différence de traitement ajustée

2,881

n/a

Valeur p vs placebo

< 0,0011

< 0,0072

Population ITT - LOCF

(n = 287)

(n = 154)

(n = 289)

(n = 158)

Moyenne à l'état initial ± ET

24,0 ± 10,3

24,5 ± 10,6

n/a

n/a

Moyenne de l'écart à 24 semaines ± ET

2,5 ± 8,4

-0,8 ± 7,5

3,7 ± 1,4

4,3 ± 1,5

Différence de traitement ajustée

3,541

n/a

Valeur p vs placebo

< 0,0011

< 0,0012

1Analyse de covariance avec traitement et pays comme facteurs et ADAS-Cog initiale comme covariable. Une différence positive indique une amélioration.

2Valeurs moyennes présentées par convenance, analyse catégorielle réalisée sur le test van Elteren ITT: Intent-To-Treat (intention de traiter); RDO: Retrieved Drop Outs (patients sortis d'essais et reconvoqués); LOCF: Last Observation Carried Forward (Dernière observation rapportée).

Bien que l'effet du traitement ait été démontré dans la totalité de la population de l'étude, les données suggéraient qu'un effet supérieur du traitement par rapport au placebo a été observé chez les patients atteints d'une démence modérée associée à la maladie de Parkinson. De façon similaire, un effet plus important a été observé chez les patients avec des hallucinations visuelles (voir Tableau 6).

Tableau 6

Démence associée à la maladie de Parkinson

ADAS-Cog

ADAS-Cog

ADAS-Cog

ADAS-Cog

Rivastigmine

Placebo

Rivastigmine

Placebo

Patients avec des hallucinations visuelles

Patients sans hallucinations visuelles

Population ITT + RDO

(n = 107)

(n = 60)

(n = 220)

(n = 101)

Moyenne à l'état initial ± ET

25,4 ± 9,9

27,4 ± 10,4

23,1 ± 10,4

22,5 ± 10,1

Moyenne de l'écart à 24 semaines ± ET

1,0 ± 9,2

-2,1 ± 8,3

2,6 ± 7,6

0,1 ± 6,9

Différence de traitement ajustée

4,271

2,091

Valeur p vs placebo

0,0021

0,0151

Patients avec une démence modérée (MMSE 10-17)

Patients avec une démence légère (MMSE 18-24)

Population ITT + RDO

(n = 87)

(n = 44)

(n = 237)

(n = 115)

Valeur initiale moyenne ± ET

32,6 ± 10,4

33,7 ± 10,3

20,6 ± 7,9

20,7 ± 7,9

Moyenne de l'écart à 24 semaines ± ET

2,6 ± 9,4

-1,8 ± 7,2

1,9 ± 7,7

-0,2 ± 7,5

Différence de traitement ajustée

4,731

2,141

Valeur p vs placebo

0,0021

0,0101

1Analyse de covariance avec traitement et pays comme facteurs et ADAS-Cog initiale comme covariable. Une différence positive indique une amélioration.ITT: Intent-To-Treat (intention de traiter); RDO: Retrieved Drop Outs (patients sortis d'essais et reconvoqués).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

L'absorption de la rivastigmine est rapide et complète. Le pic de concentration plasmatique est atteint au bout d'une heure environ. En raison de l'interaction du principe actif avec l'enzyme cible, l'augmentation de la biodisponibilité est environ de 1,5 fois supérieure à celle attendue lors de l'augmentation des doses. La biodisponibilité absolue après l'administration d'une dose de 3 mg est d'environ 36 ± 13 %.

La prise de rivastigmine simultanément avec la nourriture ralentit la vitesse d'absorption (tmax) d'environ 90 minutes, diminue la Cmax et augmente l'aire sous la courbe (ASC) d'environ 30 %.

Distribution

La liaison de la rivastigmine aux protéines est approximativement de 40 %. Elle traverse facilement la barrière hématoencéphalique et son volume de distribution apparent se situe entre 1,8 et 2,7 l/kg.

Métabolisme

La rivastigmine fait l'objet d'une biotransformation très importante et rapide (demi-vie plasmatique d'une heure environ), essentiellement par hydrolyse en son métabolite décarbamylé grâce à la cholinestérase. In vitro, ce métabolite n'exerce qu'une inhibition minime de l'acétylcholinestérase (< 10 %). Les résultats des études in vitro et des études effectuées chez l'animal indiquent que les isoenzymes principales du cytochrome P450 ne participent que de façon mineure au métabolisme de la rivastigmine. La clairance plasmatique totale de la rivastigmine est approximativement de 130 l/h après une dose intraveineuse de 0,2 mg et n'est plus que de 70 l/h après une dose intraveineuse de 2,7 mg.

Elimination

La rivastigmine non métabolisée n'est pas retrouvée dans les urines; l'excrétion rénale est la voie principale d'élimination des métabolites. Après l'administration de 14C-rivastigmine, l'élimination rénale est rapide et pratiquement complète (> 90 %) en 24 heures. Moins de 1 % de la dose administrée est éliminée dans les selles. Il n'y a pas d'accumulation de la rivastigmine ou de son métabolite décarbamylé chez les patients présentant une maladie d'Alzheimer.

Sujets âgés

La biodisponibilité de la rivastigmine est plus élevée chez le sujet âgé que chez les jeunes volontaires sains. Néanmoins, les études menées chez des patients présentant une maladie d'Alzheimer et âgés de 50 à 92 ans n'ont pas mis en évidence de modification de la biodisponibilité avec l'âge.

Sujets insuffisants hépatiques

Chez les sujets présentant une insuffisance hépatique légère à modérée comparativement à des sujets à fonction hépatique normale, la Cmax de la rivastigmine est augmentée d'environ 60 % et l'ASC est plus que doublée.

Sujets insuffisants rénaux

Chez les sujets présentant une insuffisance rénale modérée, la Cmax et l'ASC de la rivastigmine sont plus que doublées par rapport à des sujets à fonction rénale normale. Par contre, chez l'insuffisant rénal sévère, aucune modification de la Cmax ou de l'ASC n'a été retrouvée.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études de toxicité après administration répétée réalisées chez le rat, la souris et le chien ont uniquement révélé des effets associés à une action pharmacologique exagérée. Il n'a pas été identifié d'organe cible pour la toxicité. Aucune marge de sécurité chez l'homme n'a pu être obtenue au cours des études chez l'animal en raison de la sensibilité des modèles animaux utilisés.

La rivastigmine n'est pas mutagène dans une batterie standard de tests in vitro et in vivo, excepté dans un test d'aberrations chromosomiques sur des lymphocytes périphériques humains à des doses 104 fois supérieures aux doses maximales utilisées en clinique. Le résultat du test in vivo du micronoyau a été négatif.

Aucun caractère de carcinogénicité n'a été retrouvé dans les études menées chez la souris et le rat à la dose maximale tolérée mais l'exposition à la rivastigmine et à ses métabolites a été plus faible que celle observée chez l'homme. Rapportée à la surface corporelle, l'exposition à la rivastigmine et à ses métabolites fut approximativement équivalente à la dose maximale recommandée chez l'homme (12 mg/jour); toutefois, par rapport à la dose maximale chez l'homme, la dose chez l'animal a été six fois supérieure.

Chez l'animal, la rivastigmine traverse la barrière placentaire et est excrétée dans le lait. Les études menées par voie orale chez les rates et les lapines gravides n'ont pas mis en évidence de potentiel tératogène de la rivastigmine.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Contenu de la gélule :

Cellulose microcristalline PH101, cellulose microcristalline 200, hypromellose, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.

Gélule :

Oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.

Encre d'impression :

Encre blanche : vernis, propylène glycol (E1520), dioxyde de titane (E171).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

10, 28, 30, 56, 60, 90, 112, 250 ou 500 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium) ou en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MYLAN S.A.S.

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·491 988-1 ou 34009 491 988 1 8: 10 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·491 989-8 ou 34009 491 989 8 6: 28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·491 990-6 ou 34009 491 990 6 8: 30 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·491 991-2 ou 34009 491 991 2 9: 56 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·491 992-9 ou 34009 491 992 9 7: 60 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·577 668-5 ou 34009 577 668 5 6: 90 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·577 669-1 ou 34009 577 669 1 7: 112 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·577 671-6 ou 34009 577 671 6 7: 250 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·577 672-2 ou 34009 577 672 2 8: 500 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·491 993-5 ou 34009 491 993 5 8: 10 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·491 994-1 ou 34009 491 994 1 9: 28 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·491 995-8 ou 34009 491 995 8 7: 30 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·491 996-4 ou 34009 491 996 4 8: 56 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·491 997-0 ou 34009 491 997 0 9: 60 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·577 673-9 ou 34009 577 673 9 6: 90 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·577 674-5 ou 34009 577 674 5 7: 112 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·577 675-1 ou 34009 577 675 1 8: 250 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

·577 676-8 ou 34009 577 676 8 6: 500 gélules en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Surveillance particulière nécessaire pendant le traitement.

Prescription initiale annuelle réservée aux médecins spécialistes en neurologie, en psychiatrie, aux médecins spécialistes titulaires du diplôme d'études spécialisées complémentaires de gériatrie et aux médecins spécialistes ou qualifiés en médecine générale titulaires de la capacité de gérontologie.

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source: ANSM - Mis à jour le : 06/10/2015

Dénomination du médicament

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule

Rivastigmine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?

3. COMMENT PRENDRE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule appartient à une classe de substances appelées « inhibiteurs de la cholinestérase ».

Indications thérapeutiques

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule est utilisé pour le traitement des troubles de la mémoire chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer.

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule est utilisé pour le traitement de la démence chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?   Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Avant de prendre RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, il est important que vous lisiez la section suivante et que vous discutiez avec votre médecin si vous avez des questions.

Contre-indications

Ne prenez jamais RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule dans les cas suivants:

·si vous êtes allergique (hypersensible) à la rivastigmine, aux autres dérivés des carbamates ou à l'un des autres composants contenus dans RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule.

·si vous avez une grave maladie du foie.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule:

·Si vous avez, ou avez eu une maladie du foie ou des reins, des battements de cur irréguliers, un ulcère évolutif de l'estomac, de l'asthme ou une maladie respiratoire sévère, des difficultés à uriner ou des crises convulsives (crises d'épilepsie ou convulsions).

·Si vous n'avez pas pris RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, pendant quelques jours, ne reprenez pas votre traitement avant d'en avoir parlé à votre médecin.

·Si vous présentez certains symptômes gastro-intestinaux, notamment des nausées (mal au cur) et des vomissements.

·Si vous avez un poids corporel bas.

·Si vous souffrez de tremblements.

Si l'une des situations ci-dessus s'applique à vous, votre médecin pourrait avoir besoin de vous surveiller de façon plus étroite pendant votre traitement par ce médicament.

L'utilisation de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, chez l'enfant et l'adolescent (de moins de 18 ans) n'est pas recommandée.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments:

Prévenez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale pendant votre traitement par RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, vous devez informer le médecin avant de recevoir un anesthésique, dans la mesure où RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, peut augmenter les effets de certains relaxants musculaires au cours de l'anesthésie.

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ne doit pas être administré en même temps que d'autres médicaments ayant le même effet que RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule. RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule peut interférer avec des médicaments anticholinergiques (médicaments utilisés pour soulager les crampes ou les spasmes de l'estomac, pour traiter la maladie de Parkinson ou éviter le mal des transports).

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Il est préférable d'éviter d'administrer RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule au cours de la grossesse, sauf en cas de nécessité clairement définie. Prévenez votre médecin si vous débutez une grossesse au cours du traitement.

Les femmes traitées par RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ne doivent pas allaiter.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines:

Votre maladie peut altérer votre capacité à conduire des véhicules ou utiliser des machines, et vous ne devez pas effectuer ces activités sauf si votre médecin vous indique que vous pouvez le faire en toute sécurité.

RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule peut provoquer des sensations vertigineuses et une somnolence, principalement au début du traitement ou en cas d'augmentation de la posologie. Si vous ressentez ce type d'effet, vous ne devez pas conduire de véhicules ni utiliser de machine.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Avalez les gélules en entier avec une boisson, sans les ouvrir ni les mâcher.

Vous devez prendre RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule deux fois par jour pendant un repas (le matin et le soir).

Votre médecin vous indiquera la posologie de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule que vous devez prendre, en commençant par une faible dose puis en augmentant progressivement en fonction de votre réponse au traitement. La dose la plus élevée qui ne doit pas être dépassée est de 6 mg deux fois par jour. Si vous n'avez pas pris RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule pendant plusieurs jours, ne reprenez pas votre traitement avant d'en avoir parlé à votre médecin.

Vous devez prendre votre médicament tous les jours si vous voulez que le traitement soit efficace.

Indiquez à votre aidant que vous prenez RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule.

Ce médicament ne doit être prescrit que par un spécialiste, et votre médecin doit contrôler régulièrement si l'effet du traitement est obtenu. Votre médecin surveillera votre poids pendant la prise du médicament.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule que vous n'auriez dû:

Prévenez votre médecin si vous vous rendez compte que vous avez accidentellement pris une quantité de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule supérieure à celle qui vous a été prescrite. Vous pourriez avoir besoin d'une surveillance médicale.

Les personnes ayant accidentellement pris une quantité excessive de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ont présenté les symptômes suivants: nausées, vomissements, diarrhée, augmentation de la pression artérielle et hallucinations. Un ralentissement de la fréquence cardiaque et une perte de connaissance peuvent également se produire.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule:

Si vous vous rendez compte que vous avez oublié de prendre votre dose de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule, attendez et prenez la dose suivante à l'heure habituelle.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Les effets indésirables surviennent plus souvent au début du traitement ou lorsque vous augmentez la dose. Les effets indésirables peuvent disparaître graduellement au fur et à mesure que votre organisme s'habitue au médicament.

Les effets indésirables très fréquents (affectant plus de 1 patient sur 10) sont les suivants: sensations vertigineuses, nausées (mal de cur), vomissements, diarrhée et perte d'appétit.

Les effets indésirables fréquents (affectant 1 à 10 patients sur 100) sont les suivants: brûlures d'estomac, douleur de l'estomac, maux de tête, agitation, confusion, faiblesse, fatigue, transpiration, sensation générale de malaise, perte de poids et tremblements.

Peu fréquemment (chez 1 à 10 patients sur 1 000), les patients ont présenté une dépression, de troubles du sommeil, de changements de la fonction hépatique, une perte de conscience ou de chutes accidentelles.

Rarement (chez 1 à 10 patients sur 10 000), les patients ont présenté les symptômes suivants: douleur thoracique, crises convulsives (crises d'épilepsie ou convulsions), éruptions cutanées, et ulcères gastriques et intestinaux.

Très rarement (chez moins de 1 patient sur 10 000), les patients ont présenté les symptômes suivants: hémorragie gastro-intestinale (sang dans les selles ou lors de vomissements), infection du tractus urinaire, inflammation du pancréas (douleur sévère dans la partie supérieure de l'abdomen, accompagnée fréquemment de nausées et de vomissements), troubles du rythme cardiaque (accélération et ralentissement), augmentation de la pression artérielle, hallucinations, aggravation de la maladie de Parkinson ou développement de symptômes similaires (rigidité musculaire, difficultés à effectuer des mouvements).

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles): vomissements sévères pouvant entraîner une rupture de l'sophage (conduit reliant la bouche à l'estomac).

Les patients atteints de démence associée à la maladie de Parkinson ont présenté certains effets indésirables plus fréquemment, ainsi que d'autres effets indésirables: tremblements (très fréquent), troubles du sommeil, anxiété, agitation, aggravation de la maladie de Parkinson ou développement de symptômes similaires (rigidité musculaire, difficultés à réaliser les mouvements), mouvements anormalement lents ou incontrôlables, ralentissement de la fréquence cardiaque, salivation excessive et déshydratation (fréquent), irrégularité de la fréquence cardiaque et mauvais contrôle des mouvements (peu fréquent).

Si des symptômes de ce type surviennent, contactez votre médecin, car vous pourriez avoir besoin de soins médicaux.

Si vous ressentez un des effets indésirables mentionnés comme graves ou si vous présentez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule après la date de péremption (EXP) mentionnée sur la boîte, la plaquette thermoformée ou le flacon.

La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule ?

La substance active est :

Rivastigmine . 6 mg

Sous forme d'hydrogénotartrate de rivastigmine ....... 9,60 mg

Pour une gélule.

Les autres composants sont :

Contenu de la gélule : cellulose microcristalline PH101, cellulose microcristalline 200, hypromellose, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.

Gélule : oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.

Encre d'impression :

Encre blanche : vernis, propylène glycol (E1520), dioxyde de titane (E171).

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament est une gélule contenant une poudre blanche.

La gélule de RIVASTIGMINE MYLAN 6 mg, gélule est composée d'un corps orange, avec une impression « RG 60 » à l'encre blanche et d'une tête rouge-brun avec une impression « G » à l'encre blanche.

Boîte de 10, 28, 30, 56, 60, 90, 112, 250 ou 500 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium) ou en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

MYLAN S.A.S.

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Exploitant

MYLAN S.A.S.

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Fabricant

MYLAN S.A.S.

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

ou

MYLAN S.A.S.

ZAC DES GAULNES

360 AVENUE HENRI SCHNEIDER

69330 MEYZIEU

ou

GENERICS (UK) LIMITED

Station close

Potters Bar

Hertfordshire - EN6 1TL

ROYAUME-UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants:

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAfssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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