RITALINE LP 10 mg, gélule à libération prolongée

source: ANSM - Mis à jour le : 08/03/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de méthylphénidate.............. 10,00 mg

Pour une gélule à libération prolongée.

Excipient à effet notoire : saccharose (sphères de sucre).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Gélule à libération prolongée.

Gélule brun clair opaque et blanc opaque avec les impressions "NVR" et "R10".

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Le méthylphénidate est indiqué dans le cadre d'une prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l'enfant de 6 ans et plus, lorsque des mesures correctives seules s'avèrent insuffisantes. Le traitement doit être suivi par un spécialiste des troubles du comportement chez l'enfant. Le diagnostic doit être établi selon les critères du DSM-IV ou les recommandations de l'ICD-10 et doit se fonder sur l'anamnèse et sur une évaluation complète du patient. Le diagnostic ne peut reposer uniquement sur la présence d'un ou plusieurs symptômes.

L'étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n'existe pas de test diagnostique unique. Pour un diagnostic approprié, il est nécessaire d'utiliser des informations d'ordre médical, éducatif, social et psychologique.

Habituellement, une prise en charge globale comporte des mesures psychologiques, éducatives et sociales, ainsi qu'un traitement médicamenteux qui vise à stabiliser les enfants présentant des troubles du comportement caractérisés par des symptômes pouvant inclure : des antécédents de troubles de l'attention (attention limitée), une incapacité à se concentrer, une labilité émotionnelle, une impulsivité, une hyperactivité modérée à sévère, des signes neurologiques mineurs et un EEG anormal. Les capacités d'apprentissage peuvent être altérées.

Un traitement par méthylphénidate n'est pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision d'utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation approfondie de la sévérité et de la chronicité des symptômes de l'enfant, en tenant compte de son âge.

Une prise en charge éducative appropriée est indispensable et une intervention psychosociale est généralement nécessaire. Lorsque les mesures correctives seules s'avèrent insuffisantes, la décision de prescrire un psychostimulant devra se fonder sur une évaluation rigoureuse de la sévérité des symptômes de l'enfant. Le méthylphénidate devra toujours être utilisé dans l'indication autorisée et conformément aux recommandations de prescription et de diagnostic.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Le traitement doit être initié sous le contrôle d'un spécialiste des troubles du comportement de l'enfant et/ou de l'adolescent.

Dépistage avant traitement

Avant de prescrire le méthylphénidate, une évaluation initiale de l'état cardiovasculaire du patient, incluant la mesure de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, sera réalisée.

Une anamnèse complète devra documenter :

·les traitements concomitants,

·les troubles ou symptômes associés, médicaux et psychiatriques, antérieurs et actuels,

·les antécédents familiaux darythmie ventriculaire, de mort subite notamment dorigine cardiaque ou de décès inexpliqué.

De plus, le poids et la taille du patient devront être mesurés de manière précise avant le début du traitement et être notés sur une courbe de croissance (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Surveillance continue

La croissance des patients ainsi que leur état psychiatrique et cardiovasculaire devront être surveillés en continu (voir également rubrique 4.4).

·La pression artérielle et le pouls doivent être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois.

·La taille, le poids et l'appétit doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et notés sur la courbe de croissance.

·L'apparition de nouveaux troubles psychiatriques ou l'aggravation de troubles psychiatriques pré-existants doivent être suivies à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.

Il convient de surveiller les patients quant au risque d'usage détourné, de mésusage et d'abus de méthylphénidate.

Posologie et adaptation posologigue

L'augmentation de posologie sera réalisée avec prudence au début du traitement par méthylphénidate.

L'adaptation posologique devra débuter à la dose la plus faible possible.

Il existe d'autres dosages de ce médicament ainsi que d'autres médicaments contenant du méthylphénidate.

L'efficacité dans les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité a été prouvée à partir d'une posologie de 0,3 mg/kg/j.

La posologie sera progressive et adaptée à chaque enfant:

·Le traitement sera instauré avec la forme RITALINE 10 mg, comprimé sécable : commencer le traitement par de faibles doses : 1/2 comprimé à 10 mg, 1 à 2 fois par jour (par exemple au petit déjeuner et au repas de midi). Il est préférable de ne pas administrer de méthylphénidate dans les 4 heures qui précèdent le coucher pour éviter les problèmes dendormissement. Cependant, si les effets du médicament se dissipent trop tôt avant le coucher, il existe un risque de nervosité et d'insomnie. Ladministration dune faible dose dans la soirée peut permettre de résoudre ce problème. Les avantages et les inconvénients de ladministration de cette faible dose en soirée pour faciliter lendormissement doivent être considérés.

·la posologie journalière sera augmentée graduellement de 5 à 10 mg par semaine jusqu'à atteindre une posologie optimale.

·La posologie quotidienne maximale est de 60 mg/j.

·Si après avoir ajusté la dose durant 1 mois, aucune amélioration n'est observée, le traitement doit être arrêté.

Une fois la posologie optimale de méthylphénidate atteinte (par exemple: 20 mg/jour), un passage de la forme RITALINE comprimé sécable à la forme RITALINE L.P., gélule à libération prolongée est approprié (voir paragraphe Mode d'administration ).

RITALINE L.P., administrée en une dose unique, possède une biodisponibilité (ASC) comparable à celle de la même dose totale de RITALINE comprimé sécable administré bi quotidiennement (matin et midi).

Le choix de la dose de RITALINE L.P., gélule à libération prolongée se base sur le tableau d'équivalence suivant:

Ancienne posologie de RITALlNE, comprimé sécable

Posologie recommandée de RITALINE L.P., gélule à libération prolongée

10 mg, 2 fois par jour

20 mg en une prise par jour, le matin

15 mg, 2 fois par jour

30 mg en une prise par jour, le matin

20 mg, 2 fois par jour

40 mg en une prise par jour, le matin

RITALINE L.P. ne doit pas être pris trop tard dans la matinée puisquil peut être à lorigine de trouble du sommeil.

Si l'effet du médicament se dissipe trop tôt en fin d'après-midi ou dans la soirée, des troubles du comportement et des difficultés dendormissement peuvent réapparaitre. Le recours à une faible dose de RITALINE à libération immédiate en fin de journée peut permettre de résoudre ces troubles. Dans ce cas, ladministration de deux doses quotidiennes de la forme à libération immédiate de méthylphénidate devra être considérée. Les avantages et les inconvénients de ladministration dune faible dose le soir doivent être considérés pour faciliter lendormissement.

Le traitement ne devrait pas être poursuivi avec RITALINE L.P. si une dose supplémentaire de méthylphénidate à libération immédiate devient nécessaire, sauf sil est déjà connu que cette même dose supplémentaire était déjà nécessaire dans le cadre dun traitement avec un comprimé à libération immédiate administré le matin et le midi.

Le traitement permettant un contrôle satisfaisant des symptômes avec la plus petite dose quotidienne devrait être choisi.

Mode d'administration

RITALINE L.P. doit être administré par voie orale en une seule prise par jour, le matin.

RITALINE L.P. peut être pris avec ou sans aliments. La gélule de RITALINE L.P. peut être avalée entière ou ouverte, pour faciliter la prise et son contenu mélangé avec un peu de nourriture (voir paragraphe Facilité d'administration par ouverture de la gélule).

Les gélules de RITALINE L.P. et leur contenu ne doivent être ni écrasés, ni broyés, ni divisés.

Facilité d'administration par ouverture de la gélule

Les gélules peuvent être ouvertes soigneusement et leur contenu dispersé sur de la nourriture d'une consistance semi solide (par exemple : compote de pommes). Les aliments ne doivent pas être chauds car cela pourrait altérer les propriétés de libération du principe actif de cette forme à libération prolongée.

Le mélange (contenu de la gélule et aliments) doit être avalé immédiatement et entièrement. Ce mélange ne doit pas être conservé en vue d'un usage ultérieur.

Durée dadministration

Utilisation prolongée (plus de 12 mois) chez l'enfant et l'adolescent

L'efficacité et la sécurité d'emploi de l'utilisation à long terme du méthylphénidate n'ont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il n'est ni nécessaire, ni souhaitable, que la durée du traitement par méthylphénidate soit indéfinie. Le traitement est généralement interrompu pendant ou après la puberté. En cas d'administration de méthylphénidate pendant une période de temps prolongée (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH, il conviendra de ré-évaluer régulièrement l'utilité du traitement prolongé pour le patient et ce en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en l'absence de celui-ci. Il est recommandé d'interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin d'évaluer l'état de l'enfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à l'arrêt du traitement qu'il soit temporaire ou définitif.

Diminution de posologie ou arrêt du traitement

En l'absence d'amélioration des symptômes après une adaptation posologique adéquate sur une période d'un mois, le traitement devra être arrêté. En cas d'aggravation paradoxale des symptômes ou de survenue d'autres effets indésirables graves, la posologie sera réduite ou le traitement sera arrêté.

Populations spéciales

Adultes

L'utilisation du méthylphénidate n'est pas autorisée chez l'adulte atteint de TDAH. La sécurité d'emploi et l'efficacité du méthylphénidate n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Sujets âgés

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Enfants de moins de 6 ans

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 6 ans. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Insuffisants rénaux

Aucune étude na été réalisée avec le méthylphénidate chez des patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2).

Insuffisants hépatiques

Aucune étude na été réalisée avec le méthylphénidate chez des patients insuffisants hépatiques.

Le traitement est soumis à une prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en neurologie, psychiatrie et pédiatrie.

La prescription initiale hospitalière a une validité d'un an.

Dans les périodes intermédiaires tout médecin peut renouveler cette prescription.

Ce médicament est délivré par un pharmacien d'officine sur présentation de la prescription initiale hospitalière ou de la prescription d'un autre médecin accompagnée d'une prescription initiale hospitalière datant de moins dun an.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Glaucome.

·Phéochromocytome.

·En cas de traitement par les inhibiteurs irréversibles de la mono-amine-oxydase (IMAO) ou pendant les 14 jours suivant leur arrêt, en raison du risque de survenue de poussées hypertensives (voir rubrique 4.5).

·En cas de traitement par dautres sympathomimétiques indirects ou des sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale) (voir rubrique 4.5).

·Hyperthyroïdie ou thyrotoxicose.

·Diagnostic ou antécédents de dépression sévère, anorexie mentale ou troubles anorexiques, tendances suicidaires, symptômes psychotiques, troubles de l'humeur sévères, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité psychopathique ou limite (borderline).

·Diagnostic ou antécédents de trouble bipolaire (affectif) épisodique et sévère (de type 1) (et mal contrôlé).

·Troubles cardiovasculaires préexistants incluant hypertension sévère, insuffisance cardiaque, artériopathie occlusive, angine de poitrine, cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique, cardiomyopathie, infarctus du myocarde, arythmies et canalopathies (troubles causés par un dysfonctionnement des canaux ioniques) pouvant potentiellement mettre en jeu le pronostic vital.

·Préexistence de troubles cérébrovasculaires, anévrisme cérébral, anomalies vasculaires, y compris vascularite ou accident vasculaire cérébral.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Le méthylphénidate nest pas indiqué chez les enfants présentant des symptômes liés à des facteurs environnementaux (notamment enfants victimes de mauvais traitements) et/ou des symptômes liés à des troubles dorigine psychiatrique, y compris psychotiques.

Le traitement par méthylphénidate n'est pas indiqué chez tous les enfants atteints de TDAH et la décision d'utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation très minutieuse, de la gravité et de la chronicité des symptômes de l'enfant en tenant compte de son âge.

Utilisation à long terme (plus de 12 mois) chez l'enfant et l'adolescent

L'efficacité et la sécurité d'emploi de l'utilisation à long terme du méthylphénidate n'ont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il n'est pas nécessaire ni souhaitable, que la durée du traitement médicamenteux soit indéfinie. Le traitement est habituellement interrompu pendant ou après la puberté. Les patients traités par méthylphénidate à long terme (c'est-à-dire plus de 12 mois) devront être surveillés attentivement conformément aux recommandations décrites dans les rubriques 4.2 et 4.4, relatives à l'état cardiovasculaire, la croissance, l'appétit, l'apparition de nouveaux troubles psychiatriques ou l'aggravation de troubles psychiatriques préexistants. Les troubles psychiatriques devant faire l'objet d'une surveillance sont décrits ci-dessous et incluent de manière non limitative : tics moteurs ou verbaux, comportement agressif ou hostile, agitation, anxiété, dépression, psychose, manie, délire, irritabilité, manque de spontanéité, retrait et persévération excessive.

Le médecin qui décide d'utiliser le méthylphénidate pendant des périodes de temps prolongées (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH, devra ré-évaluer périodiquement l'utilité du traitement sur une période prolongée pour le patient et ce, en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en l'absence de celui-ci. Il est recommandé d'interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin d'évaluer l'état de l'enfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à l'arrêt du traitement qu'il soit temporaire ou définitif.

Populations spéciales

Adultes

L'utilisation de méthylphénidate n'est pas autorisée chez l'adulte atteint de TDAH. La sécurité d'emploi et l'efficacité du méthylphénidate n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Sujets âgés

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Population pédiatrique (enfant de moins de 6 ans)

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez l'enfant âgé de moins de 6 ans. Sa sécurité d'emploi et son efficacité n'ont pas été établies dans cette classe d'âge.

Etat cardiovasculaire

Les patients chez lesquels un traitement par psychostimulants est envisagé devront être soigneusement interrogés quant à leurs antécédents (y compris leurs antécédents familiaux de mort subite cardiaque ou inexpliquée ou d'arythmie maligne ou darythmie ventriculaire) et être soumis à un examen médical rigoureux, afin de rechercher la présence d'une cardiopathie. Un examen cardiaque spécialisé devra ensuite être réalisé si les résultats initiaux font suspecter une cardiopathie ou de tels antécédents. Un examen cardiaque par un spécialiste devra être rapidement réalisé chez les patients présentant, au cours du traitement par méthylphénidate, des symptômes tels que palpitations, douleurs thoraciques à l'effort, syncope inexpliquée, dyspnée ou tout autre symptôme évocateur d'une pathologie cardiaque.

L'analyse des données issues des études cliniques du méthylphénidate chez l'enfant ou l'adolescent atteint de TDAH, a montré que les patients traités par méthylphénidate peuvent fréquemment présenter des modifications des pressions artérielles systolique et diastolique de plus de 10 mm Hg au repos par comparaison au groupe contrôle. Les conséquences cliniques, à court et à long terme, de ces effets cardiovasculaires chez l'enfant et l'adolescent ne sont pas connues, mais la possibilité de complications cliniques résultant des effets observés lors des études cliniques ne peut être exclue. La prudence est indiquée lors du traitement des patients chez lesquels une augmentation de la pression artérielle ou de la fréquence cardiaque est susceptible d'entraîner la décompensation d'une pathologie sous-jacente.

Voir en rubrique 4.3 les contre-indications au traitement par méthylphénidate.

L'état cardiovasculaire devra être surveillé soigneusement. La pression artérielle ainsi que le pouls devront être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au minimum tous les 6 mois.

Les patients qui développeraient des symptômes évocateurs de troubles cardiaques au cours du traitement par méthylphénidate devront être examinés rapidement par un cardiologue.

L'administration de méthylphénidate est contre-indiquée dans lhypertension sévère et dans certains cas de troubles cardiovasculaires préexistants sous réserve de l'obtention d'un avis d'un spécialiste en cardiologie pédiatrique (voir rubrique 4.3).

Mort subite et anomalies cardiaques structurelles préexistantes ou autres troubles cardiaques sévères

Des cas de mort subite ont été rapportés lors de l'utilisation de stimulants du système nerveux central aux doses usuelles chez des enfants, dont certains présentaient des anomalies cardiaques structurelles ou d'autres problèmes cardiaques sévères. Bien que certains problèmes cardiaques sévères puissent entraîner à eux seuls un risque accru de mort subite, le méthylphénidate nest pas recommandé chez les enfants ou les adolescents présentant des anomalies cardiaques structurelles connues, une cardiomyopathie, des anomalies graves du rythme cardiaque ou d'autres problèmes cardiaques sévères qui pourraient les exposer à une vulnérabilité accrue vis-à-vis des effets sympathomimétiques des psychostimulants.

Mésusage et événements cardiovasculaires

Le mésusage du méthylphénidate peut être associé à une mort subite ou à d'autres événements cardiovasculaires sévères.

Troubles vasculaires cérébraux

Voir en rubrique 4.3 les troubles cérébrovasculaires pour lesquels un traitement par méthylphénidate est contre-indiqué. Les patients présentant des facteurs de risque supplémentaires (ex. antécédents de maladie cardiovasculaire, médicaments associés augmentant la pression artérielle) devront être surveillés à chaque visite après l'initiation du traitement à la recherche de signes et de symptômes neurologiques.

La vascularite cérébrale semble être une réaction idiosyncrasique très rare due à l'exposition au méthylphénidate. Il existe peu de preuves suggérant que les patients à risque accru puissent être identifiés et la survenue initiale des symptômes peut être la première manifestation d'un problème clinique sous-jacent. Un diagnostic précoce, fondé sur une forte suspicion, peut permettre l'arrêt rapide du méthylphénidate et l'instauration d'un traitement précoce. Le diagnostic devrait donc être envisagé chez tout patient développant de nouveaux symptômes neurologiques compatibles avec une ischémie cérébrale au cours d'un traitement par méthylphénidate. Ces symptômes peuvent inclure: céphalée sévère, engourdissement, faiblesse, paralysie, altération de la coordination, de la vision, de la parole, du langage ou de la mémoire.

Le traitement par méthylphénidate n'est pas contre-indiqué chez les patients atteints d'hémiplégie cérébrale infantile.

Troubles psychiatriques

Les troubles psychiatriques concomitants sont fréquents dans le TDAH et doivent être pris en compte lors de la prescription de psychostimulants. Les antécédents personnels et familiaux de troubles psychiatriques doivent être systématiquement recherchés avant de débuter un traitement par méthylphénidate (voir rubrique 4.2).

En cas d'apparition de symptômes psychiatriques ou d'exacerbation de troubles psychiatriques préexistants, le méthylphénidate ne doit pas être administré à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques chez le patient.

En cas de psychose aiguë, manie aiguë ou tendance suicidaire aiguë, un traitement du TDAH par méthylphénidate, ne doit pas être mis en place avant que ces troubles ne soient contrôlés par un traitement approprié.

La survenue ou l'aggravation de troubles psychiatriques doivent être surveillées à chaque augmentation de posologie, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite. L'arrêt du traitement peut alors être envisagé.

Aggravation de symptômes psychotiques ou maniaques préexistants

Les patients psychotiques traités par méthylphénidate peuvent présenter une aggravation des troubles du comportement et des troubles de la pensée.

Survenue de nouveaux symptômes psychotiques ou maniaques

Des symptômes psychotiques (hallucinations et illusions visuelles, tactiles, auditives) ou maniaques peuvent survenir après administration de méthylphénidate aux doses usuelles chez des enfants et des adolescents sans antécédents de maladie psychotique ou de manie. En cas d'apparition de symptômes psychotiques ou maniaques, le rôle du méthylphénidate sera évalué et un arrêt du traitement pourra être envisagé (voir rubrique 4.8).

Agressivité ou comportement hostile

L'administration de méthylphénidate peut provoquer l'apparition ou l'aggravation d'une agressivité ou d'un comportement hostile. Néanmoins, lagressivité peut être liée au TDAH et la relation de causalité au traitement est dans ce cas difficile à évaluer.

Les patients traités par méthylphénidate devront être surveillés étroitement au début du traitement, à chaque ajustement de doses puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite afin de déceler la survenue ou une aggravation d'un comportement agressif ou hostile. Le médecin devra évaluer la nécessité d'ajuster le schéma thérapeutique chez les patients présentant un changement dans leur comportement, en gardant à lesprit quune augmentation ou une baisse de dosage peut être appropriée. Linterruption du traitement pourra être envisagée.

Tendances suicidaires

Les patients ayant des idées ou un comportement suicidaire au cours du traitement pour le TDAH devront être immédiatement examinés par leur médecin. L'aggravation d'une affection psychiatrique sous-jacente devra être prise en considération et un possible lien de causalité avec le méthylphénidate devra être envisagé. Le traitement d'une affection psychiatrique sous-jacente pourra être nécessaire et il conviendra alors d'envisager l'arrêt du traitement par méthylphénidate.

Tics

Le méthylphénidate peut provoquer l'apparition ou une aggravation de tics moteurs ou verbaux. Une aggravation du syndrome de Gilles de la Tourette a également été rapportée. Une évaluation des antécédents familiaux ainsi qu'un examen clinique à la recherche de tics ou du syndrome de Gilles de la Tourette devront être réalisées chez l'enfant avant l'administration de méthylphénidate. L'apparition ou l'aggravation de tics devra être surveillée régulièrement au cours du traitement.

La surveillance devra être effectuée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.

Anxiété, agitation ou tension psychique

Le méthylphénidate est associé à une aggravation des symptômes préexistants d'anxiété, d'agitation ou de tension psychique. Une évaluation clinique de l'anxiété, de l'agitation ou de la tension psychique devra être réalisée avant l'administration de méthylphénidate. Une surveillance régulière de la survenue ou de l'aggravation de ces symptômes au cours du traitement devra être réalisée en évaluant les patients à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.

Formes de trouble bipolaire

Lors de l'utilisation de méthylphénidate pour le traitement d'un TDAH, une attention particulière devra être portée chez les patients présentant un trouble bipolaire associé (y compris un trouble bipolaire de type 1 non traité ou d'autres formes de trouble bipolaire), en raison de la survenue possible d'un épisode mixte ou d'un épisode maniaque chez ces patients. Avant d'initier un traitement par méthylphénidate, les patients présentant des symptômes dépressifs associés devront être dépistés correctement afin de déterminer s'ils présentent un risque accru de trouble bipolaire. Ce dépistage devra inclure une anamnèse psychiatrique détaillée, comportant les antécédents familiaux de suicide, de trouble bipolaire et de dépression.

Il est essentiel d'effectuer un suivi étroit et continu de ces patients (voir ci-dessus le paragraphe «Troubles psychiatriques» et la rubrique 4.2). L'apparition de symptômes doit être surveillée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.

Priapisme

Des érections prolongées et douloureuses ont été signalées avec des produits à base de méthylphénidate, principalement en association avec une modification du schéma du traitement par méthylphénidate. Les patients qui développent des érections anormalement prolongées ou fréquentes et douloureuses doivent immédiatement demander conseil à un médecin.

Croissance

Un ralentissement staturo-pondéral modéré a été rapporté lors de l'administration prolongée de méthylphénidate chez l'enfant.

A ce jour, les effets du méthylphénidate sur la taille et le poids définitifs de l'enfant sont inconnus et sont actuellement étudiés.

Au cours du traitement par méthylphénidate, la croissance devra être surveillée : la taille, le poids et l'appétit de l'enfant doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et une courbe de croissance devra être tenue à jour. Il pourra être nécessaire d'interrompre le traitement chez les patients ne présentant pas la croissance ou la prise de poids attendues.

Convulsions

Le méthylphénidate doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d'épilepsie. Le méthylphénidate peut abaisser le seuil épileptogène chez les patients ayant des antécédents de convulsions, chez les patients ayant présenté des anomalies de l'EEG en l'absence de convulsions et rarement chez des patients sans antécédents de convulsions ni anomalies de l'EEG. En cas d'augmentation de la fréquence des convulsions ou d'apparition récente de convulsions, le traitement par méthylphénidate devra être arrêté.

Abus, mésusage et usage détourné

Le risque d'usage détourné, de mésusage ou d'abus de méthylphénidate doit être étroitement surveillé.

Le methylphénidate doit être administré avec précaution chez les patients ayant une dépendance connue aux drogues ou à l'alcool en raison du risque d'abus, de mésusage, ou d'usage détourné.

Une utilisation chronique abusive de méthylphénidate peut entraîner une accoutumance marquée et une dépendance psychique, associées à des troubles comportementaux d'intensité variable. Des épisodes psychotiques caractérisés peuvent survenir, en particulier lors d'une utilisation abusive par voie parentérale.

L'âge du patient, la présence de facteurs de risque de mésusage d'une substance (tels qu'un trouble oppositionnel avec provocation, un trouble de la conduite ou un trouble bipolaire) ainsi qu'un abus de substances antérieur ou actuel par le patient doivent être pris en compte avant de décider l'initiation d'un traitement d'un TDAH. Il est recommandé d'être prudent chez les patients présentant une instabilité émotionnelle, comme chez ceux ayant des antécédents de dépendance aux drogues ou à l'alcool, en raison d'une augmentation possible des doses par les patients.

Pour les patients présentant un risque élevé d'usage médicamenteux abusif, l'utilisation du méthylphénidate et d'autres psychostimulants peut ne pas être adaptée, un traitement par un médicament non stimulant doit être envisagé.

Sevrage

Il est indispensable de surveiller attentivement le patient à l'arrêt du traitement par méthylphénidate, car une dépression ou une hyperactivité chronique peuvent alors être révélées. En conséquence, un suivi prolongé pourra s'avérer nécessaire chez certains patients.

Une surveillance attentive du patient devra être effectuée au cours d'un sevrage pour utilisation abusive de méthylphénidate, en raison d'un risque d'apparition d'une dépression sévère.

Fatigue

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé pour la prévention ou le traitement d'états de fatigue.

Excipients: présence de saccharose

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase-isomaltase.

Choix de la formulation de méthylphénidate

Le choix de la formulation du médicament contenant du méthylphénidate, devra être effectué par le médecin spécialiste au cas par cas ; ce choix dépend de la durée de l'effet souhaitée.

Contrôle anti-dopage

Le méthylphénidate peut donner des résultats faux positifs lors de la recherche d'amphétamines, notamment avec les immuno-essais.

Insuffisance rénale ou hépatique

Il n'y a pas de données sur l'utilisation de méthylphénidate chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique.

Surveillance hématologique

La tolérance à long terme du méthylphénidate n'est pas totalement connue. Un arrêt du traitement devra être envisagé en cas de leucopénie, thrombocytopénie, anémie ou autres modifications incluant celles indiquant une insuffisance rénale ou hépatique sévère. En cas de troubles hématologiques, des mesures appropriées devront être prises.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Interaction pharmacocinétique

L'effet du méthylphénidate sur les concentrations plasmatiques de médicaments administrés de façon concomitante n'est pas connu. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l'association de méthylphénidate avec d'autres médicaments, notamment avec les médicaments à faible marge thérapeutique.

Le cytochrome P450 n'intervient pas de façon cliniquement pertinente dans le métabolisme du méthylphénidate. Une modification significative de la pharmacocinétique du méthylphénidate par l'administration d'inducteurs ou d'inhibiteurs du cytochrome P450 n'est pas attendue. Inversement, les énantiomères d- et l- du méthylphénidate n'inhibent pas de façon significative les cytochromes P450 1A2, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A.

Cependant, des cas d'inhibition possible du métabolisme des anticoagulants coumariniques, des antiépileptiques (ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone), de la phénylbutazone et de certains antidépresseurs (antidépresseurs tricycliques et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) ont été rapportés avec le méthylphénidate. A l'initiation ou à l'arrêt du traitement par méthylphénidate, il peut être nécessaire d'adapter la posologie des médicaments associés et de doser leurs concentrations plasmatiques (ou, dans le cas des anticoagulants coumariniques, le temps de coagulation).

Interactions pharmacodynamiques

Associations contre-indiquées

+ Autres sympathomimétiques indirects et sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale)

Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

+ IMAO irréversibles

Hypertension paroxystique, hyperthermie pouvant être fatale. Du fait de la durée daction de lIMAO, cette interaction est encore possible 15 jours après larrêt de lIMAO.

Associations déconseillées

+ Alcaloïdes de lergot de seigle dopaminergiques ou vasoconstricteurs, et IMAO-A réversibles, y compris linézolide et bleu de méthylène

Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Anesthésiques halogénés

Il existe un risque de poussée hypertensive peropératoire.

En cas d'intervention programmée, il est préférable dinterrompre le traitement quelques jours avant lintervention.

Associations à prendre en compte

+ Agonistes alpha-2 adrénergiques centraux (ex. clonidine)

La sécurité demploi à long terme du méthylphénidate en association avec la clonidine ou avec dautres agonistes alpha-2- adrénergiques centraux na pas été évaluée de manière systématique.

+ Antihypertenseurs

Le méthylphénidate peut diminuer l'efficacité des médicaments utilisés pour traiter lhypertension.

+ Médicaments augmentant la pression artérielle

La prudence est recommandée chez les patients traités par méthylphénidate et recevant un autre médicament pouvant augmenter la pression artérielle (voir également les paragraphes relatifs aux affections cardiovasculaires et vasculaires cérébrales de la rubrique 4.4).

+ Consommation dalcool

L'alcool peut exacerber les effets indésirables centraux des médicaments psychotropes, y compris du méthylphénidate. Il est donc recommandé aux patients de s'abstenir de consommer de l'alcool au cours du traitement.

+ Médicaments dopaminergiques

La prudence est recommandée lors de l'administration de méthylphénidate en association avec des médicaments dopaminergiques, y compris les antipsychotiques. Le méthylphénidate augmente principalement les taux extracellulaires de dopamine ; de ce fait, le méthylphénidate peut provoquer des interactions pharmacodynamiques lorsqu'il est administré avec des agonistes directs ou indirects de la dopamine (y compris la L-DOPA et les antidépresseurs tricycliques) ou avec les antagonistes de la dopamine (y compris les antipsychotiques).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Femmes en âge davoir des enfants

Il nexiste pas de données permettant de soutenir une recommandation particulière concernant les femmes en âge davoir des enfants.

Grossesse

Les données sur l'utilisation du méthylphénidate chez la femme enceinte sont limitées.

Des cas de toxicité cardiorespiratoire néonatale, notamment des tachycardies et des détresses respiratoires ftales, ont été rapportés dans le cadre des notifications spontanées.

Les études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité du méthylphénidate sur la reproduction à doses maternotoxiques (voir rubrique 5.3).

L'administration de méthylphénidate pendant la grossesse n'est pas recommandée sauf si le médecin considère que le retard de l'instauration du traitement représente un risque supérieur pour la grossesse.

Allaitement

Le méthylphénidate a été retrouvé dans le lait maternel de mères traitées par méthylphénidate.

Le cas d'un nourrisson dont le poids corporel a diminué (chiffre indéterminé) pendant la période d'exposition au méthylphénidate a été rapporté. Le nourrisson a retrouvé son poids puis en a repris après l'interruption du traitement de la mère par méthylphénidate. Un risque pour l'enfant allaité ne peut donc être exclu.

Il convient de décider d'arrêter l'allaitement ou de s'abstenir/interrompre du/un traitement par méthylphénidate, en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la mère.

Fertilité

Il nexiste aucune donnée concernant leffet du méthylphénidate sur la fertilité chez lHomme. Chez lanimal, le méthylphénidate na pas modifié les fonctions de reproduction, ni la fertilité à des doses correspondant à de faibles multiples de la dose recommandée en clinique (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

RITALINE a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Le méthylphénidate peut provoquer des sensations vertigineuses, une somnolence ou des troubles visuels, y compris des difficultés daccommodation, une diplopie ou une vision floue, ainsi que des hallucinations et autres effets indésirables affectant le système nerveux central (voir rubrique 4.8).

Les patients doivent être informés de ces effets possibles et avertis, quen cas de survenue, ils doivent éviter les activités potentiellement dangereuses telles que la conduite de véhicules ou lutilisation de machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

La liste ci-dessous présente tous les événements indésirables (El) rapportés au cours des études cliniques et les cas rapportés spontanément après la commercialisation de RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ainsi que les événements indésirables rapportés après administration d'autres formes de chlorhydrate de méthylphénidate. Lorsque la fréquence des El observée avec RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée a été différente de la fréquence observée avec d'autres formulations de méthylphénidate, la fréquence la plus élevée issue des deux bases de données a été retenue.

Les effets indésirables (tableau 1) sont présentés par classes de systèmes dorganes selon la classification MedDRA. Dans chaque classe de systèmes dorganes, les effets indésirables sont rangés par fréquence, du plus fréquent au moins fréquent. De plus, les catégories de fréquence sont déterminées selon la convention suivante :

très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1 : Effets indésirables rapportés avec RITALINE et issus des études cliniques, des notifications spontanées et de la littérature.

Infections et infestations

Fréquent: rhinopharyngite.

Affections hématoloqiques et du système lymphatique

Très rare : anémie, leucopénie, thrombocytopénie, purpura thrombocytopénique.

Fréquence indéterminée : pancytopénie.

Affections du système immunitaire

Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité telles que : dème angioneurotique, réactions anaphylactiques, dème auriculaire, réactions bulleuses, réactions exfoliatrices, urticaire, prurit, rash et éruption cutanée.

Troubles du métabolisme et de la nutrition*

Fréquent : anorexie, diminution de l'appétit, diminution modérée de la prise de poids et de la croissance en cas de traitement prolongé chez l'enfant*.

Affections psychiatriques*

Très fréquent : insomnie, nervosité.

Fréquent : anorexie, labilité émotionnelle, agressivité*, agitation*, anxiété*, dépression*, irritabilité, comportement anormal.

Peu fréquent : troubles psychotiques*, hallucinations auditives, visuelles et tactiles*, colère, idées suicidaires*, altération de l'humeur, mouvements d'humeur, impatiences, pleurs, tics*, aggravation de tics préexistants ou du syndrome de Gilles de la Tourette*, hypervigilance, troubles du sommeil.

Rare : manie*, désorientation, troubles de la libido.

Très rare : comportement suicidaire (y compris suicide) *, état dépressif transitoire*, pensées anormales, apathie, comportement répétitifs, idées fixes.

Fréquence indéterminée : délires*, troubles de la pensée*, état confusionnel, dépendance, logorrhée.

Des cas d'abus et de dépendance ont été décrits plus fréquemment avec les formulations à libération immédiate.

Affections du système nerveux

Très fréquent : céphalée.

Fréquent : vertige, dyskinésie, hyperactivité psychomotrice, somnolence.

Peu fréquent : sédation, tremblements.

Très rare : convulsions, mouvements choréo-athétosiques, déficit neurologique ischémique réversible.

Fréquence indéterminée : troubles cérébrovasculaires* (y compris vascularite, hémorragies cérébrales, accidents vasculaires cérébraux, artérite cérébrale, occlusion cérébrale), convulsions de type grand mal*, migraine.

De très rares cas de syndrome malin des neuroleptiques (SMN) ont été rapportés ; les cas étaient mal documentés et dans la plupart de ces cas, les patients prenaient également dautres médicaments. Par conséquent, le rôle du méthylphénidate nest pas clair.

Affections oculaires

Peu fréquent : diplopie, vision floue.

Rare : difficultés d'accommodation, mydriase, trouble visuel.

Affections cardiaques*

Fréquent : arythmie, palpitations, tachycardie.

Peu fréquent : douleur thoracique.

Rare : angine de poitrine.

Très rare : arrêt cardiaque, infarctus du myocarde.

Fréquence indéterminée : tachycardie supraventriculaire, bradycardie, extrasystoles ventriculaires, extrasystoles.

Affections vasculaires*

Fréquent : hypertension.

Très rare : artérite et/ou occlusion cérébrale, extrémités froides, phénomène de Raynaud.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent : toux, douleur pharyngolaryngée.

Peu fréquent : dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : douleurs abdominales, diarrhée, nausée, gêne épigastrique et vomissements. Ces évènements se manifestent généralement au début du traitement et peuvent être soulagés par la prise concomitante de nourriture. Sécheresse buccale.

Peu fréquent : constipation.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : élévations des enzymes hépatiques.

Très rare : fonction hépatique anormale, y compris coma hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : alopécie, prurit, rash, urticaire.

Peu fréquent : dème angioneurotique, réactions bulleuses, réactions exfoliatrices.

Rare : hyperhidrose, éruption maculaire, érythème.

Très rare : érythème polymorphe, dermatite exfoliatrice, érythème pigmenté fixe.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : arthralgie.

Peu fréquent : myalgie, secousses musculaires.

Très rare : crampes musculaires.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent : hématurie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Rare : gynécomastie.

Fréquence indéterminée : dysfonction érectile, priapisme, érection augmentée et érection prolongée.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent : pyrexie, sensation de nervosité, retard de croissance lors de traitements prolongés chez l'enfant*.

Peu fréquent : douleur thoracique, fatigue.

Très rare : mort subite d'origine cardiaque*.

Fréquence indéterminée : gêne thoracique, hyperthermie.

Investigations

Fréquent : modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque (généralement une augmentation) *, perte de poids*.

Peu fréquent : souffle cardiaque*, augmentation des enzymes hépatiques.

Très rare : augmentation de la phosphatase alcaline sanguine, augmentation de la bilirubine sanguine, diminution de la numération plaquettaire, numération leucocytaire anormale.

* Voir rubrique 4.4.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Le retard de libération de méthylphénidate pour les formulations à libération prolongée devra être pris en compte lors du traitement d'un surdosage.

Signes et symptômes

L'intoxication aiguë par le méthylphénidate est due principalement à l'hyperstimulation du systèmes nerveux central et du système sympathique, et peut se traduire par : vomissements, agitation, tremblements, hyperréflexie, secousses musculaires, convulsions (éventuellement suivies de coma), euphorie, confusion, hallucinations, délire, transpiration, réactions vasomotrices, céphalée, hyperthermie, tachycardie, palpitations, arythmies cardiaques, hypertension, mydriase, et sécheresse des muqueuses.

Traitement

Il n'existe pas d'antidote spécifique en cas de surdosage au méthylphénidate.

Le médecin qui prend en charge un tel surdosage doit garder à lesprit quune seconde libération de méthylphénidate aura lieu environ 4 heures après ladministration de la forme à libération prolongée de RITALINE L.P.

Le traitement consiste en la mise en uvre de mesures dassistance symptomatiques appropriées.

Le patient devra être surveillé afin qu'il ne s'inflige pas de blessures et afin de le protéger contre les stimuli externes qui pourraient aggraver l'hyperstimulation déjà existante. Si la symptomatologie n'est pas trop grave et que le patient est conscient, on pourra évacuer le contenu de l'estomac à l'aide de manuvres émétiques ou d'un lavage gastrique. Avant de procéder à un lavage gastrique, il est nécessaire de contrôler l'agitation et les convulsions (le cas échéant) et de protéger les voies aériennes. Les autres mesures de détoxication intestinale consistent à administrer du charbon activé et un purgatif. En cas d'intoxication sévère, on administrera une benzodiazépine après en avoir évalué soigneusement le dosage, avant de procéder au lavage gastrique.

Des soins intensifs devront être mis en uvre pour maintenir une circulation et les échanges respiratoires suffisants ; des moyens externes de refroidissement peuvent être nécessaires en cas d'hyperthermie.

L'efficacité de la dialyse péritonéale ou de l'hémodialyse extracorporelle n'a pas été établie lors d'un surdosage au méthylphénidate.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : PSYCHOANALEPTIQUES, sympathomimétiques d'action centrale, code ATC : N06BA04 (N : système nerveux central).

Mécanisme daction

Le méthylphénidate est un racémique composé de 1:1 d-méthylphénidate (d-MPH) et I-méthylphénidate (I-MPH).

Le I-énantiomère est probablement inactif pharmacologiquement.

Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central. Son mode daction chez lHomme nest pas complètement élucidé, mais ses effets stimulants pourraient sexpliquer par une inhibition de la recapture de la dopamine dans le striatum, sans déclencher la libération de dopamine. C'est un sympathomimétique indirect. Il augmenterait la concentration des monoamines (dopamine et noradrénaline) dans la fente synaptique.

La relation entre ce mode d'action et l'effet clinique chez l'Homme n'est pas encore complètement élucidée, mais on suppose que l'effet est dû à l'activation de la formation réticulée du tronc cérébral, ainsi que du cortex.

Efficacité et sécurité clinique

Etudes cliniques

RITALINE L.P. a été évalué au cours dun essai clinique en groupes parallèles, contrôlé versus placebo, en double aveugle et randomisé, mené chez 134 enfants âgés de 6 à 12 ans avec un diagnostic de Trouble Déficitaire de lAttention avec Hyperactivité (TDAH) établi selon les critères de DSM-IV. Ces enfants ont reçu une dose unique quotidienne, le matin, comprise entre 10 et 40 mg/jour de RITALINE L.P. ou un placebo, pendant plus de 2 semaines. La dose optimale pour chaque patient a été déterminée dans la phase de titration de létude, avant la randomisation.

Le critère principal defficacité était la variation entre le score initial et le score final de la sous-échelle dévaluation du TDAH-DSM-IV utilisé par les enseignants (CADS-T : Conners ADHD DSM-IV Teachers).

La sous-échelle CADS-T évalue les symptômes dhyperactivité et dinattention.

Lanalyse du critère principal defficacité a montré une différence significative en faveur de RITALINE L.P. (p<0.0001). Un effet thérapeutique statistiquement significatif de RITALINE L.P. versus placebo a également été obtenu lors de lanalyse de tous les critères secondaires defficacité, et lors de deux analyses post-hoc réalisées en fonction des sous-types de TDAH (type combiné et type inattentif).

Les résultats danalyses du critère principal et des critères secondaires sont résumés dans le tableau ci-dessous.

Tableau I : Sous-échelles du TDAH-DSM-IV utilisés par les parents (CADS-P) et les enseignants (CADS-T) : variation par rapport à la valeur de base

(population ITT, analyse LOCF : Last Observation Carried Forward : dernière observation rapportée).

RITALINE L.P.

Placebo

n

Différence moyenne1

(ET2)

n

Différence moyenne1 (ET2)

p-value

Sous-Echelle CADS-T

Total

623

10.7 (15.7)

703

-2.8 (10.6)

< 0.0001

Type Inattentif

62

5.3 (8.25)

70

-1.5 (5.67)

< 0.0001

Type Hyperactif-Impulsif

62

5.4 (7.95)

70

-1.3 (5.93)

< 0.0001

Sous-Echelle CADS-P

Total

63

6.3 (13.5)

70

0.5 (13.55)

0.0043

Type Inattentif

63

2.8 (7.28)

70

0.2 (6.4)

0.0213

Type Hyperactif-Impulsif

63

3.5 (6.87)

70

0.3 (7.66)

0.0015

1score à la fin de la période « placebo washout » moins le score final

2Ecart Type

3pour deux patients (un dans chaque groupe de traitement), les valeurs de CADS-T nétaient pas disponibles au tout début de létude mais lont été après randomisation. Ces patients nont donc pas été inclus dans les statistiques descriptives.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

La prise orale de RITALINE L.P., chez des enfants présentant des troubles déficitaires de lattention avec hyperactivité et chez des adultes, a montré que le méthylphénidate était rapidement absorbé. Une seconde absorption intervient environ 4 heures après la prise.

Ainsi le profil de concentration plasmatique du méthylphénidate en fonction du temps, présente 2 pics distincts espacés par environ 4 heures dintervalle.

RITALINE L.P., administrée en une dose unique, possède une biodisponibilité comparable à celle de la même dose totale de RITALINE comprimé sécable administré bi-quotidiennement (matin et midi).

Les fluctuations journalières des concentrations plasmatiques de méthylphénidate sont moindres pour RITALINE L.P. en une prise quotidienne que pour RITALINE comprimé sécable en 2 prises par jour.

RITALINE L.P. peut être prise pendant ou en dehors du repas. Il ny a pas de différence significative au niveau de la pharmacocinétique lors dune prise de RITALINE L.P. avec un petit déjeuner riche en graisses que lors dune prise de RITALINE L.P. à jeun.

Aucune libération soudaine de la totalité du méthylphénidate contenu dans RITALINE L.P. na été mise en évidence lors dune prise en présence ou en labsence de nourriture.

Pour les patients incapables davaler la gélule de RITALINE L.P., la gélule peut être ouverte afin den mélanger le contenu avec un peu de nourriture (voir rubrique 4.2).

Distribution

Dans le sang, le méthylphénidate et ses métabolites se répartissent entre le plasma (57%) et les érythrocytes (43%). Le méthylphénidate et ses métabolites ont un taux de liaison protéique peu élevé (environ 15%).

Le volume de distribution apparent du méthylphénidate est denviron 13 L/kg après administration par voie orale, le volume de distribution apparent (Vss) après administration par voie IV est de 2,23 L/kg pour le racémique chez le volontaire sain adulte.

Biotransformation

La biotransformation du méthylphénidate par la carboxylestérase CES1A1 est rapide et complète. Les concentrations plasmatiques maximales du métabolite principal désestérifié, lacide α-phényl 2-pipéridine acétique, sont atteintes environ 2 heures après ladministration du méthylphénidate et sont environ 50 fois plus élevées que celles de la substance inchangée.

La demi-vie de lacide α-phényl 2-pipéridine acétique est environ deux fois supérieure à celle du méthylphénidate et la clairance systémique moyenne est de 0,17 L/h/kg. Les métabolites hydroxylés (hydroxyméthylphénidate et acide hydroxyritalinique notamment) ne sont décelables quen faibles quantités. Lactivité thérapeutique semble due essentiellement à la substance inchangée.

Élimination

La demi-vie délimination plasmatique moyenne du méthylphénidate est de 2 heures. La clairance apparente moyenne du racémique est de 10 L/h/kg après administration par voie orale et la clairance systémique du racémique est de 0,565 L/kg après administration par voie IV du racémique chez le volontaire sain adulte.

Après administration orale, environ 90% de la dose est excrétée dans les urines et environ 1% dans les fèces sous forme de métabolites, et ce en 48 à 96 heures.

On ne retrouve que de faibles quantités de méthylphénidate inchangé dans les urines (<1%). La majeure partie de la dose est excrétée dans les urines sous forme dacide α-phényl 2-pipéridine acétique (60-90%).

Populations spéciales

Effet de lâge : La pharmacocinétique du méthylphénidate ne présente pas de différence apparente entre les enfants hyperactifs et les adultes sains.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Carcinogénicité

Les études de carcinogénicité réalisées chez la Souris et le Rat pendant toute leur vie, ont montré une augmentation des tumeurs malignes hépatiques uniquement chez les souris mâles. L'extrapolation de ces résultats à l'espèce humaine n'est pas connue.

Le méthylphénidate n'a pas modifié les fonctions de reproduction, ni la fertilité à des doses correspondant à de faibles multiples de la dose recommandée en clinique.

Toxicité des fonctions de reproduction et de développement

Le méthylphénidate n'est pas considéré comme étant tératogène chez le Rat et le Lapin. Une toxicité ftale (c'est-à-dire perte totale de la portée) et maternelle a été rapportée chez le Rat à doses maternotoxiques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Sphères de sucre (contenant du saccharose), copolymère d'ammonio méthacrylate (type B), copolymère d'acide méthacrylique et de méthacrylate de méthyle (1: 1), talc, citrate de triéthyle, macrogol 6000.

Enveloppe de la gélule :

Tête: oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer noir (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.

Corps: dioxyde de titane (E171), gélatine.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Conserver le flacon soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Flacons de 90 ml ou de 175 ml en polyéthylène haute densité (PEHD) avec bouchon sécurité enfant en polypropylène. Boîte de 28, 30 ou 100 gélules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 416 865 3 5 : 28 gélules en flacon (PEHD)

·34009 416 867 6 4 : 30 gélules en flacon (PEHD)

·34009 579 745 7 2 : 100 gélules en flacon (PEHD)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Stupéfiant.

Prescription limitée à 28 jours.

Médicament soumis à prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l'arrêté du 31 mars 1999.

Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes et/ouaux services spécialisés en neurologie, psychiatrie et pédiatrie.

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source: ANSM - Mis à jour le : 08/03/2017

Dénomination du médicament

RITALINE® L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

Chlorhydrate de méthylphénidate

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?

3. Comment prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : PSYCHOANALEPTIQUES, sympathomimétiques d'action centrale - code ATC : N06BA04 (N : système nerveux central).

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée appartient à un groupe de médicaments appelés psychostimulants.

Dans quels cas est-il utilisé?

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée est utilisé dans le traitement du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) :

·Il est utilisé chez les enfants et les adolescents de 6 à 18 ans.

·Il est utilisé seulement après échec des traitements sans médicament, tels que conseils et thérapie comportementale.

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ne doit pas être utilisé dans le traitement du TDAH chez lenfant de moins de 6 ans ou chez ladulte, car la sécurité et les bénéfices de son utilisation n'ont pas été établis dans ces groupes d'âge.

Comment agit le médicament ?

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée améliore l'activité de certaines parties du cerveau qui ne sont pas assez actives. Le médicament peut contribuer à améliorer l'attention (durée d'attention), la concentration et à réduire les comportements impulsifs.

Ce médicament doit être utilisé dans le cadre d'un programme de traitement global, qui comprend en général des mesures :

·psychologiques,

·éducatives et

·sociales.

Il ne doit être prescrit que par des spécialistes des troubles du comportement de l'enfant ou de l'adolescent. S'il n'est pas possible de guérir le Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), il est en revanche possible de le gérer grâce à des programmes thérapeutiques.

Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ou votre enfant ne ressentez aucune amélioration ou si vous ou votre enfant vous sentez moins bien.

A propos du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH)

Les enfants et les adolescents qui souffrent de Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) ont du mal à :

·rester tranquille et,

·se concentrer.

Ce n'est pas de leur faute s'ils n'y parviennent pas.

La capacité dapprentissage peut être réduite ou pas.

De nombreux enfants et adolescents font tous les efforts possibles pour y parvenir. Mais, avec le Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), ils peuvent rencontrer des problèmes dans leur vie de tous les jours, peuvent avoir des difficultés à apprendre et à faire leurs devoirs et du mal à se comporter correctement à la maison, en classe ou dans d'autres lieux.

Le Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) n'affecte pas l'intelligence de l'enfant ou de l'adolescent.

Le diagnostic ne peut pas être établi uniquement sur la présence dun ou de plusieurs symptômes. Un diagnostic correct nécessite lutilisation de ressources médicales et spécialisées relevant du domaine psychologique, éducatif et social.

Le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée nest pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision dutiliser le médicament doit reposer sur une évaluation très minutieuse de la gravité et de la chronicité des symptômes de lenfant par rapport à lâge de ce dernier. RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée doit toujours être utilisé de cette manière, conformément à lindication autorisée et en respectant les lignes directrices relatives à la prescription et au diagnostic.

Le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ne doit être prescrit et administré que sous la surveillance de spécialistes des troubles du comportement de lenfant ou de ladolescent. Cette prescription initiale a une validité dun an.

Dans les périodes intermédiaires, tout médecin peut renouveler cette prescription.

La délivrance de ce médicament par votre pharmacien ne peut être réalisée que sur présentation de la prescription initiale hospitalière ou de la prescription dun autre médecin accompagnée dune prescription initiale hospitalière datant de moins dun an. Il est donc important que vous conserviez avec précaution ces documents.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée :

·si vous êtes allergique au méthylphénidate ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous avez des problèmes de thyroïde ;

·si vous souffrez de pression élevée à l'intérieur de l'il (glaucome) ;

·si vous présentez une tumeur de la glande surrénale (phéochromocytome) ;

·si vous souffrez de troubles alimentaires tels que manque d'appétit ou refus de se nourrir (anorexie mentale) ;

·si vous avez une tension artérielle très élevée ou un rétrécissement des vaisseaux, pouvant entraîner des douleurs dans les bras et les jambes ;

·si vous avez déjà eu des problèmes cardiaques, tels que crise cardiaque, battements de cur irréguliers, douleur et gêne dans la poitrine, insuffisance cardiaque, maladie cardiaque ou affection cardiaque présente à la naissance ;

·si vous avez eu des problèmes de vaisseaux sanguins dans le cerveau, par exemple accident vasculaire cérébral, gonflement et affaiblissement d'une partie d'un vaisseau (anévrisme cérébral), rétrécissement ou obstruction des vaisseaux, ou inflammation des vaisseaux (vascularite) ;

·si vous souffrez de problèmes de santé mentale tels que :

otrouble de la personnalité psychopathique ou limite,

opensées ou visions anormales ou maladie appelée schizophrénie,

osignes d'un trouble grave de l'humeur tel que :

§envie de vous suicider,

§dépression sévère (vous vous sentez très triste, inutile et désespéré(e)),

§manie (vous vous sentez anormalement excitable, hyperactif(ve) et désinhibé(e)).

·si vous prenez un médicament appelé inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) utilisé pour traiter la dépression ou avez pris un IMAO au cours des 14 derniers jours. La prise d'un IMAO avec RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée peut entraîner une augmentation subite de votre tension artérielle (voir rubrique Autres médicaments et RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée) ;

·si vous prenez certains médicaments utilisés comme décongestionnant nasal qu'ils soient administrés par voie orale ou par voie nasale (pseudoéphédrine, naphazoline, oxymétazoline, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline), (voir rubrique Autres médicaments et RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée) ;

·si vous prenez des médicaments utilisés comme décongestionnant nasal ou stimulant cardiaque (éphédrine, phényléphrine, étiléfrine) (voir rubrique Autres médicaments et RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée) ;

·si vous prenez certains médicaments traitant l'hypotension orthostatique (sensation de malaise au lever) (étiléfrine, midodrine) (voir rubrique Autres médicaments et RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée).

En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée, car il pourrait aggraver ces problèmes.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée.

·si vous avez des problèmes de foie ou de reins ;

·si vous avez eu des crises (convulsions, épilepsie) ou des examens électriques du cerveau (EEG électroencéphalogramme) anormaux ;

·si vous avez déjà consommé de façon abusive ou été dépendants à l'alcool, à des médicaments délivrés sur ordonnance ou à des drogues illicites ;

·si vous êtes de sexe féminin et avez commencé à avoir vos règles (voir la rubrique ci-dessous Grossesse et allaitement ) ;

·si vous avez des contractions répétées, difficiles à contrôler, de certaines parties du corps ou si vous répétez des sons et des mots (tics moteurs ou verbaux) ;

·si vous avez une tension artérielle élevée ;

·si vous avez un problème cardiaque qui ne figure pas dans la rubrique ci-dessus Ne prenez jamais RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ;

·si vous avez des problèmes de vaisseaux sanguins dans le cerveau qui ne figurent pas dans la rubrique ci-dessus Ne prenez jamais RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ;

·si vous avez un problème de santé mentale qui ne figure pas dans la rubrique ci-dessus Ne prenez jamais RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée .

Les autres problèmes de santé mentale sont les suivants :

·sautes d'humeur (vous passez de la manie à la dépression - affection appelée trouble bipolaire );

·apparition ou aggravation d'un comportement agressif ou hostile ;

·vous voyez, entendez ou ressentez quelque chose qui n'existe pas (hallucinations) ;

·vous croyez des choses fausses (illusions) ;

·vous êtes particulièrement soupçonneux(se) (paranoïa) ;

·vous vous sentez agité(e), anxieux(se) ou tendu(e) ;

·vous vous sentez déprimé(e) ou coupable.

Si l'un des cas ci-dessus s'applique à vous ou à votre enfant, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien avant de débuter le traitement, car RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée peut aggraver ces problèmes.

Votre médecin pourra surveiller les effets du médicament sur vous ou votre enfant.

Les vérifications que votre médecin effectuera avant le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée sont les suivantes :

Pour déterminer si RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée est le médicament adapté pour vous ou votre enfant, votre médecin vous demandera :

·quels sont les autres médicaments que vous ou votre enfant prenez ;

·s'il y a des antécédents de mort subite inexpliquée dans votre famille ;

·quelles sont les autres maladies éventuelles (par exemple : affections cardiaques) que vous, votre enfant ou votre famille pouvez avoir ;

·ce que vous ou votre enfant ressentez, par exemple des sentiments d'euphorie ou de dépression, des pensées étranges ou si vous en avez eu dans le passé ;

·si un membre de votre famille a présenté des tics moteurs ou verbaux (contractions répétées, difficiles à contrôler, de certaines parties du corps ou répétition de sons et de mots) ;

·tout problème de santé mentale ou de comportement que vous, votre enfant ou d'autres membres de votre famille avez ou avez eu dans le passé. Votre médecin vous expliquera si vous ou votre enfant avez un risque de sautes d'humeur (passage de la manie à la dépression, appelé trouble bipolaire). Il vérifiera vos antécédents psychiatriques et vos antécédents familiaux de suicide, de trouble bipolaire et de dépression ;

·RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée administrée pendant une période prolongée, peut entraîner un ralentissement de la croissance chez lenfant.

Il est important de donner le plus d'informations possible afin que votre médecin puisse déterminer si RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée est le médicament approprié pour vous ou votre enfant.

Votre médecin pourra décider que d'autres examens sont nécessaires avant que vous ou votre enfant commenciez à prendre ce médicament.

Si vous ou votre enfant développez des symptômes cardiaques au cours du traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée, prévenez rapidement votre médecin qui vous orientera vers un cardiologue.

Au cours du traitement, les garçons et les adolescents peuvent souffrir inopinément dérections prolongées, qui peuvent être douloureuses et survenir à tout moment. Il est important de contacter immédiatement votre médecin si votre érection dure plus de 2 heures, en particulier si elle est douloureuse.

Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares).

Enfants

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ne doit pas être utilisé chez lenfant de moins de 6 ans.

Autres médicaments et RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez jamais RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée si vous ou votre enfant

·prenez un médicament appelé inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) utilisé pour traiter la dépression ou avez pris un IMAO au cours des 14 derniers jours. La prise d'un IMAO avec RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée peut entraîner une augmentation subite de votre tension artérielle.

·prenez certains médicaments utilisés comme décongestionnant nasal qu'ils soient administrés par voie orale ou par voie nasale (pseudoéphédrine, naphazoline, oxymétazoline, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline),

·prenez des médicaments utilisés comme décongestionnant nasal ou stimulant cardiaque (éphédrine, phényléphrine, étiléfrine),

·prenez certains médicaments traitant l'hypotension orthostatique (sensation de malaise au lever) (étiléfrine, midodrine).

Si vous ou votre enfant prenez d'autres médicaments, RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée peut modifier la façon dont ils agissent ou entraîner des effets indésirables.

Si vous ou votre enfant prenez l'un des médicaments suivants, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée :

·d'autres médicaments utilisés pour traiter la dépression (par ex. amitriptyline, imipramine, fluoxétine et paroxétine) ;

·des médicaments utilisés dans le traitement des maladies mentales graves ;

·des médicaments anti-épileptiques (par ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone etc.) ;

·des médicaments utilisés pour faire baisser la tension artérielle (par ex. clonidine, vérapamil, propranolol, etc.) ou l'augmenter ;

·des médicaments qui fluidifient le sang pour prévenir la formation de caillots sanguins (warfarine et acénocoumarol) ;

·un anti-inflammatoire, la phénylbutazone ;

·un antibiotique, le linézolide ;

·des médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ou contre la migraine appelés les alcaloïdes de lergot de seigle.

Si vous n'êtes pas certain(e) que les médicaments que vous ou votre enfant prenez figurent sur la liste ci-dessus, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée.

Intervention chirurgicale

Prévenez votre médecin si vous ou votre enfant devez subir une intervention chirurgicale. Vous ou votre enfant ne devez pas prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée le jour de l'opération si un certain type d'anesthésique doit être utilisé, car il existe un risque d'augmentation subite de la pression artérielle pendant l'intervention.

Dépistage de la toxicomanie

Ce médicament peut induire un résultat positif lors des tests qui sont pratiqués pour constater l'utilisation de drogues, y compris les tests pratiqués chez les sportifs.

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée avec des aliments, boissons et de lalcool

La prise de ce médicament au cours d'un repas permet d'atténuer les douleurs abdominales, les nausées et les vomissements qui peuvent survenir pendant le traitement.

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée, peut être pris avec ou sans nourriture.

Vous ou votre enfant ne devez pas consommer d'alcool pendant le traitement, car l'alcool peut aggraver les effets indésirables de ce médicament. N'oubliez pas que certains aliments et médicaments contiennent de l'alcool.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Les effets de RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée sur l'enfant à naître ne sont pas connus. Avant d'utiliser RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée, vous ou votre fille devez indiquer à votre médecin ou votre pharmacien si vous ou votre fille :

·êtes sexuellement active. Votre médecin parlera avec vous de contraception ;

·êtes ou pensez que vous pouvez être enceinte. Votre médecin décidera si vous ou votre fille devez prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ;

·vous ou votre fille allaitez ou prévoyez d'allaiter. Ce médicament peut passer dans le lait maternel humain. Par conséquent, vous ou votre fille ne devez pas allaiter pendant le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée.

Sportifs

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée contient une substance active pouvant provoquer un test positif lors d'un contrôle antidopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Vous ou votre enfant pouvez ressentir des sensations de vertige, de la somnolence, des problèmes de concentration et des troubles de la vision pendant le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée. Dans ce cas, il peut être dangereux d'effectuer des activités telles que conduire un véhicule, y compris une bicyclette, utiliser des machines, monter à cheval ou grimper dans les arbres.

Soyez très prudent(e). Ne pas conduire sans lavis dun professionnel de santé.

RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée contient du saccharose.

3. COMMENT PRENDRE RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

·votre médecin commencera généralement le traitement à une dose faible et l'augmentera progressivement en fonction des besoins ;

·la dose quotidienne maximale est de 60 mg ;

·prenez RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée une ou deux fois par jour (par exemple au petit déjeuner et/ou au déjeuner) ;

·les gélules doivent être avalées avec un verre d'eau ;

·n'écrasez pas, ne croquez pas ou ne fractionnez pas la gélule ou son contenu ;

·Il est conseillé de ne pas prendre RITALINE L.P.10 mg, gélule à libération prolongée trop tard dans la matinée pour éviter des problèmes d'endormissement.

Si vous ou votre enfant ne pouvez pas avaler RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée, vous pouvez répandre le contenu de la gélule dans une petite quantité de nourriture, de la façon suivante :

·Ouvrez soigneusement la gélule et répandez les petites billes dans une petite quantité de nourriture semi-solide (par exemple compote de pommes).

·Les aliments ne doivent pas être chauds car la chaleur pourrait modifier les propriétés spéciales des petites billes.

·Le mélange médicament/aliments doit être avalé immédiatement.

Ne conservez pas le mélange médicament/aliments pour une utilisation ultérieure.

Si vous ou votre enfant ne vous sentez pas mieux après 1 mois de traitement

Informez-en votre médecin. Il pourra décider de modifier le traitement initial.

Pendant que vous ou votre enfant serez sous traitement, votre médecin vous demandera de faire certains examens

·avant de commencer le traitement, pour s'assurer que RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée sera efficace et bien toléré ;

·après le début du traitement : les examens seront pratiqués au moins tous les 6 mois mais pourront être plus fréquents. Ils seront également pratiqués à chaque modification de la dose ;

·ces examens incluront :

o évaluation de l'appétit ;

o mesure de la taille, du poids, de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, que le médecin inscrira sur un diagramme ;

o évaluation des éventuels problèmes d'humeur, d'état d'esprit ou de tout autre sentiment anormal ou de leur aggravation éventuelle pendant le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée.

Traitement de longue durée

Il n'est pas nécessaire de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée à vie. Si vous ou votre enfant prenez ce médicament depuis plus d'un an, votre médecin devrait arrêter votre traitement pendant une courte période, par exemple pendant les vacances scolaires. Cela permettra de savoir si le médicament est encore nécessaire.

Les patients sous traitement depuis plus d'un an doivent être suivis avec attention, en particulier pour surveiller l'état cardiovasculaire, la croissance, l'appétit, le développement ou l'aggravation de symptômes psychiatriques.

Utilisation non correcte de RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

Il convient de faire attention au risque de détournement, de mésusage et d'abus de ce médicament. Un abus de RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée de longue date peut entraîner un manque d'efficacité des doses usuelles, un comportement anormal, ou des épisodes psychotiques (hallucinations, idées délirantes).

Cela peut aussi signifier que vous ou votre enfant commencez à être dépendant du médicament. Prévenez votre médecin si vous ou votre enfant avez déjà consommé de manière abusive ou avez été dépendant à l'alcool, à des médicaments délivrés sur ordonnance ou à des drogues illicites.

Ce médicament n'est destiné qu'à vous ou à votre enfant. Il ne doit pas être donné à d'autres personnes, même en cas de symptômes similaires.

Si vous ou votre enfant avez pris plus de RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée que vous n'auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin, votre pharmacien ou un service durgences médicales.

Indiquez combien de gélules ont été ingérées.

Les signes d'un surdosage peuvent être : vomissements, agitation, tremblements, augmentation des mouvements incontrôlés, contractions musculaires, crises (pouvant être suivies de coma), sensation de bonheur extrême, confusion, hallucinations (fait de voir, de sentir ou d'entendre des choses qui ne sont pas réelles), transpiration, délires, bouffées de chaleur, maux de tête, fièvre élevée, modifications des battements cardiaques (ralentis, accélérés ou irréguliers), tension artérielle élevée, pupilles dilatées et sécheresse du nez et de la bouche.

Si vous ou votre enfant oubliez de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre. Si vous ou votre enfant avez oublié de prendre une dose, attendez l'heure habituelle pour prendre la dose suivante.

Si vous ou votre enfant arrêtez de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée

Demandez conseil à votre médecin avant darrêter de prendre RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée. Si vous ou votre enfant arrêtez brutalement de prendre ce médicament, les symptômes du Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) pourraient réapparaitre ou des effets indésirables tels qu'une dépression pourraient survenir. Votre médecin pourra décider de réduire progressivement la dose de médicament prise chaque jour avant de l'arrêter complètement.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Même si certaines personnes développent des effets indésirables, la plupart des patients considèrent que RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée les aide. Votre médecin vous parlera de ces effets indésirables.

Certains effets indésirables pourraient être graves. Si vous ou votre enfant présentez lun des effets indésirables cités ci-dessous, consultez immédiatement un médecin :

Fréquent (moins de 1 patient sur 10)

·palpitations,

·battements de cur irréguliers.

Peu fréquent (moins de 1 patient sur 100)

·pensées suicidaires,

·modification de l'humeur, sautes d'humeur ou changements de la personnalité,

·impressions de sentir, de voir ou d'entendre des choses qui ne sont pas réelles (hallucinations), qui sont des signes de psychose,

·langage et mouvements incontrôlés (tics, syndrome de Gilles de la Tourette),

·douleur dans la poitrine,

·souffle au cur (détecté à l'auscultation du cur),

·signes d'allergie tels qu'éruption sur la peau, démangeaisons ou urticaire, cloques, gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou d'autres parties du corps, essoufflement, respiration sifflante ou difficultés pour respirer.

Rare (moins de 1 patient sur 1 000)

·sentiment d'être anormalement excité(e), hyperactif(ve) et désinhibé(e) (manie).

Très rare (moins de 1 patient sur 10 000)

·crise cardiaque,

·crises (convulsions, épilepsie),

·peau qui pèle (desquamation) ou taches rouge-violet,

·spasmes musculaires impossibles à contrôler touchant les yeux, la tête, le cou, le corps et le système nerveux, dus à un manque temporaire d'arrivée de sang au cerveau,

·paralysie ou mouvements et vision réduits, difficultés pour parler (ces effets peuvent parfois être les signes d'une atteinte des vaisseaux du cerveau),

·diminution du nombre de cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) pouvant vous rendre plus sensible aux infections et favoriser les saignements et les ecchymoses ( bleus ),

·augmentation subite de la température du corps, tension artérielle très élevée et convulsions sévères ( syndrome malin des neuroleptiques ). On ne sait pas clairement si cet effet indésirable est dû à RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ou à d'autres médicaments pris en même temps.

Autres effets indésirables (fréquence indéterminée)

·évanouissement inexpliqué, douleur dans la poitrine, essoufflement (ces effets peuvent parfois être les signes d'une maladie cardiaque),

·dépendance au médicament,

·érections prolongées, parfois douloureuses, ou augmentation du nombre dérections.

Les autres effets indésirables sont cités ci-dessous. S'ils deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien :

Très fréquent (plus de 1 patient sur 10)

·maux de tête,

·nervosité,

·insomnie.

Fréquent (moins de 1 patient sur 10)

·douleurs dans les articulations,

·sécheresse de la bouche,

·température élevée (fièvre),

·perte des cheveux,

·somnolence ou envie de dormir anormale,

·perte ou diminution de l'appétit,

·perte de poids,

·démangeaisons, éruption de la peau ou urticaire (plaques rouges surélevées qui démangent),

·toux, mal de gorge ou irritation du nez et de la gorge,

·pression artérielle élevée, battements du cur irréguliers ou accélérés (arythmie ou tachycardie),

·sensation de vertige, mouvements impossibles à contrôler, hyperactivité,

·sentiment d'être agressif(ve), agité(e), anxieux(se), déprimé(e), nerveux(se), irritable et comportement anormal,

·douleurs abdominales, diarrhée, nausées, embarras gastrique et vomissements. Ces effets surviennent habituellement en début de traitement et peuvent être atténués en prenant le médicament au cours des repas.

Peu fréquent (moins de 1 patient sur 100)

·constipation,

·fatigue,

·sang dans les urines,

·tremblements,

·vision double ou floue,

·douleurs musculaires, contractions musculaires,

·essoufflement ou douleur thoracique,

·élévation des enzymes hépatiques (détectée lors d'une analyse de sang),

·colère, incapable de rester tranquille, pleurs, hypervigilance, trouble du sommeil.

Rare (moins de 1 patient sur 1 000)

·troubles de la libido,

·désorientation,

·pupilles dilatées, trouble de la vision,

·gonflement des seins chez les hommes (gynécomastie),

·transpiration excessive, rougeur de la peau, éruption cutanée rouge et surélevée.

Très rare (moins de 1 patient sur 10 000)

·crise cardiaque (avec risque de mort subite),

·crampes musculaires,

·petites marques rouges sur la peau,

·inflammation ou obstruction d'artères dans le cerveau,

·fonctionnement anormal du foie, y compris insuffisance hépatique et coma,

·modifications des résultats des analyses, y compris ceux du foie et du sang,

·tentative de suicide, pensées anormales, absence de sentiment ou d'émotion, comportements répétitifs, obsessions,

·sensation d'engourdissement, de picotements et changement de couleur (du blanc au bleu puis au rouge) des doigts et des orteils lorsqu'il fait froid (syndrome de Raynaud).

Autres effets indésirables (fréquence indéterminée) :

·migraine,

·fièvre très élevée,

·flot incessant et incontrôlé de paroles,

·gêne dans la poitrine,

·impuissance (incapacité à obtenir ou à maintenir une érection),

·battements cardiaques ralentis,

·crise d'épilepsie (convulsions) généralisée,

·croyance en des choses qui ne sont pas réelles, troubles de la pensée, confusion,

·affections des vaisseaux du cerveau (accident vasculaire cérébral, artérite cérébrale).

Effets indésirables supplémentaires chez les enfants :Effets sur la croissance

Lorsqu'il est utilisé pendant plus d'un an, RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée peut provoquer un retard de croissance chez certains enfants. Cela concerne moins d'1 enfant sur 10.

·Il peut y avoir une absence de prise de poids ou d'augmentation de la taille.

·Votre médecin surveillera attentivement votre taille et votre poids ou ceux de votre enfant et contrôlera si vous ou votre enfant vous alimentez correctement.

·Si votre croissance ou celle de votre enfant n'est pas normale, le traitement par RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée pourra être arrêté pendant une courte durée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Conserver le flacon soigneusement fermé, à l'abri de l'humidité.

Nutilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l'environnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée  Retour en haut de la page

·La substance active est:

Chlorhydrate de méthylphénidate ............. 10,00 mg

Pour une gélule à libération prolongée.

·Les autres composants sont

Sphères de sucre (contenant du saccharose), copolymère d'ammonio méthacrylate (type B), copolymère d'acide méthacrylique et de méthacrylate de méthyle (1:1), talc, citrate de triéthyle, macrogol 6000.

Enveloppe de la gélule:

Tête oxyde de fer jaune (E172), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer noir (E172), dioxyde de titane (E171), gélatine.

Corps : dioxyde de titane (E171), gélatine.

Quest-ce que RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de gélule à libération prolongée ; les gélules sont brun clair opaque et blanc opaque avec les impressions NVR et R10.Flacon de 28, 30 ou 100 gélules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

2-4 RUE LIONEL TERRAY

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

{mois AAAA}.

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

INFORMATIONS A LINTENTION DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS AYANT UN Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH)

Ces informations taideront à connaitre les choses essentielles sur ton médicament, appelé RITALINE L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée.

Si tu n'aimes pas lire, une autre personne, par exemple tes parents ou la personne qui s'occupe de toi (parfois appelée ton tuteur ), peut te lire cette information et répondre à tes questions.

Ce sera peut-être plus facile si tu ne lis pas tout en une seule fois.

Pourquoi m'a-t-on donné ce médicament ?

Ce médicament peut aider les enfants et les adolescents qui souffrent de Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH).

·A cause du TDAH, tu peux :

ocourir dans tous les sens ;

one pas pouvoir être attentif(ve) ;

oagir trop vite, sans réfléchir à ce qui va se passer ensuite (être impulsif(ve)).

·Le TDAH a des effets sur la façon dapprendre, se faire des amis et sur ce que tu penses de toi-même. Ce n'est pas de ta faute.

Pendant que tu prendras ce médicament

·En plus de prendre ce médicament, tu recevras aussi de l'aide sur la manière de te débrouiller avec ton TDAH, par exemple en parlant à des spécialistes.

·Ce médicament devrait t'aider, mais il ne guérira pas le TDAH.

·Tu devras aller voir ton médecin plusieurs fois par an pour des examens pour être sûr que le médicament agit bien et que ta croissance et ton développement sont normaux.

·Si tu prends ce médicament depuis plus d'un an, ton médecin pourra arrêter le traitement pour voir s'il est encore nécessaire. Cela se fera probablement pendant les vacances scolaires.

·Si tu prends ce médicament plus d'une fois par jour, tu devras peut-être le prendre à l'école. Toi-même ou tes parents ou la personne qui s'occupe de toi devra vérifier quelles sont les règles de l'école à ce sujet.

·Ne bois pas d'alcool, car l'alcool peut aggraver les effets indésirables de ce médicament.

·Les filles doivent informer immédiatement leur médecin si elles pensent être enceintes. Nous ne connaissons pas l'effet de ce médicament sur l'enfant à naître. Si tu es sexuellement active, parle avec ton médecin de la contraception.

Certaines personnes ne peuvent pas prendre ce médicament

Tu ne peux pas prendre ce médicament si :

·tu as un problème au niveau du cur ;

·tu te sens très malheureux(se), déprimé(e) ou si tu souffres d'une maladie mentale.

Certaines personnes doivent parler à leur médecin avant de commencer à prendre ce médicament

Tu dois parler à ton médecin si :

·tu souffres d'épilepsie (crises, convulsions) ;

·tu es enceinte ou tu allaites ;

·tu prends d'autres médicaments ; ton médecin doit connaître tous les médicaments que tu prends.

Comment dois-je prendre mon médicament (mes gélules) ?

·Avale ta gélule avec de l'eau.

·Ton médecin te dira combien de fois par jour tu dois prendre ton médicament.

·Ne t'arrête pas de prendre le médicament sans en parler d'abord à ton médecin.

Quels sont les effets indésirables éventuels

Les effets indésirables sont les réactions non voulues qui peuvent se produire quand tu prends un médicament. Si un des effets indiqués après se produit, dis-le tout de suite à un adulte en qui tu as confiance. Il pourra ensuite en parler à ton médecin. Les principaux effets qui pourraient se produire sont les suivants :

·Tu as des nausées (mal au cur) ou des vomissements ou des douleurs dans le ventre. Ces effets peuvent ne se produire que les premières fois que tu prendras le médicament. Il est préférable de prendre le médicament avec de la nourriture.

·Tu te sens inquiet(e) ou nerveux(se).

·Tu as des sensations de vertige ou des maux de tête.

·Tu te sens très déprimé(e) et malheureux(se) ou tu veux te faire du mal.

·Ton humeur est différente de ton humeur habituelle, tu n'arrives pas à dormir.

·Tu as des éruptions (boutons ou rougeur) sur la peau, tu te fais facilement des bleus, tu es essoufflé(e).

·Le médicament peut aussi te rendre somnolent(e) (envie de dormir). Si tu te sens somnolent(e), il est important de ne pas pratiquer de sport comme monter à cheval ou faire de la bicyclette, nager ou grimper dans les arbres. Tu pourrais te faire mal et faire mal à d'autres personnes.

·Ton cur bat plus vite que d'habitude.

Si tu ne te sens pas bien pendant que tu prends ton médicament, dis-le tout de suite à un adulte en qui tu as confiance.

Autres choses dont tu dois te rappeler

·Pense à garder ton médicament dans un endroit sûr pour que personne d'autre ne le prenne, en particulier tes frères ou surs plus jeunes.

·Le médicament t'est spécialement destiné, ne le donne à personne d'autre. Le médicament peut te faire du bien à toi, mais il pourrait faire du mal à une autre personne.

·Si tu oublies de prendre ton médicament, ne prends pas deux fois la dose la fois suivante. Prends seulement la dose habituelle au moment suivant.

·Si tu prends trop de médicament, dis-le tout de suite à tes parents ou à la personne qui s'occupe de toi.

·Il est important de ne pas prendre trop de médicament, sinon tu pourrais tomber malade.

·Ne t'arrête pas de prendre ton médicament tant que ton médecin ne te dit pas de le faire.

A qui dois-je poser des questions si je ne comprends pas quelque chose ?

Tes parents, la personne qui s'occupe de toi, le médecin, l'infirmière ou le pharmacien pourront t'aider.

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Source : ANSM

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