PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 25/10/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Pravastatine sodique..... 40 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (207,36 mg).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé.

Comprimé de couleur jaune, avec une barrette de sécabilité.

Comprimé oblong avec le marquage « 40 » sur une face.

Le comprimé peut être divisé en doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Hypercholestérolémie

Traitement des hypercholestérolémies primaires ou des dyslipidémies mixtes, en complément d'un régime, quand la réponse au régime et aux autres traitements non pharmacologiques (par exemple, exercice, perte de poids) est insuffisante.

Prévention primaire

Réduction de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires chez les patients présentant une hypercholestérolémie modérée ou sévère et exposés à un risque élevé de premier événement cardiovasculaire, en complément d'un régime (voir rubrique 5.1).

Prévention secondaire

Réduction de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires chez les patients ayant un antécédent d'infarctus du myocarde ou d'angor instable et avec un taux de cholestérol normal ou élevé, en plus de la correction des autres facteurs de risque (voir rubrique 5.1).

Post-transplantation

Réduction des hyperlipidémies de post-transplantation chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur à la suite d'une transplantation d'organe (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.1).

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Avant de débuter un traitement par pravastatine, toute cause secondaire d'hypercholestérolémie doit être éliminée et les patients doivent être soumis à un régime pauvre en lipides standard qui doit être poursuivi pendant toute la durée du traitement.

Posologie

Hypercholestérolémie

La dose recommandée est de 10 à 40 mg une fois par jour. La réponse thérapeutique est observée une semaine après le début du traitement et l'effet maximum d'une dose donnée après quatre semaines. De ce fait, des bilans lipidiques périodiques doivent être pratiqués et la posologie ajustée en conséquence. La dose journalière maximale est de 40 mg.

Prévention cardiovasculaire

Dans toutes les études de prévention de la morbidité et de la mortalité, la seule dose initiale et d'entretien étudiée était de 40 mg par jour.

Posologie après transplantation

A la suite d'une transplantation d'organe, la dose initiale recommandée chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur (voir rubrique 4.5) est de 20 mg par jour.

En fonction de la réponse sur les paramètres lipidiques, la posologie peut être augmentée à 40 mg sous surveillance médicale étroite (voir rubrique 4.5).

Population pédiatrique (8 - 18 ans) présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote

La dose recommandée est de 10 à 20 mg une fois par jour entre 8 et 13 ans, des doses supérieures à 20 mg n'ayant pas été étudiées dans cette population ; et de 10 à 40 mg par jour entre 14 et 18 ans (pour les filles et adolescentes en âge de procréer, voir rubrique 4.6 ; pour les résultats de l'étude voir rubrique 5.1).

Patients âgés

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez ces patients, sauf s'ils présentent des facteurs de risque prédisposants (voir rubrique 4.4).

Patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique

Une dose initiale de 10 mg par jour est recommandée chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée ou sévère ou d'insuffisance hépatique significative. La posologie doit être ajustée sous surveillance médicale en fonction de la réponse sur les paramètres lipidiques.

Traitements concomitants

Les effets hypolipidémiants des comprimés de pravastatine sur le cholestérol total et le cholestérol LDL sont majorés en cas d'association à une résine chélatrice des acides biliaires (par ex., colestyramine, colestipol). Les comprimés de pravastatine doivent être administrés soit une heure avant, soit au moins quatre heures après la résine (voir rubrique 4.5).

Pour les patients prenant de la ciclosporine, associée ou non à d'autres immunosuppresseurs, le traitement doit être initié par 20 mg de pravastatine sodique une fois par jour et une augmentation à 40 mg doit être réalisée avec précaution (voir rubrique 4.5).

Mode dadministration

Les comprimés de pravastatine doivent être administrés par voie orale de préférence le soir au cours ou en dehors des repas.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Affection hépatique évolutive, y compris élévations prolongées et inexpliquées des taux de transaminases sériques au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (> 3 x LSN) (voir rubrique 4.4);

·Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

La pravastatine n'a pas été évaluée chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote. Le traitement n'est pas adapté quand l'hypercholestérolémie est liée à un cholestérol HDL élevé.

Comme pour les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, l'association de la pravastatine et des fibrates n'est pas recommandée.

Chez les enfants avant la puberté, le rapport bénéfice/risque du traitement devra être soigneusement évalué par les médecins avant instauration du traitement.

Troubles hépatiques

Comme avec les autres traitements hypolipidémiants, une élévation modérée des taux de transaminases hépatiques a été observée. Dans la majorité des cas, les taux de transaminases hépatiques sont revenus à leur valeur initiale sans qu'il ait été nécessaire d'arrêter le traitement.

Une attention particulière doit être portée aux patients chez lesquels survient une élévation des taux de transaminases et le traitement doit être interrompu si une élévation de l'alanine aminotransférase (ALAT) et de l'aspartate aminotransférase (ASAT) supérieure à trois fois la limite supérieure de la normale persiste.

Il convient d'être prudent quand la pravastatine est administrée à des patients ayant un antécédent d'affection hépatique ou de consommation importante d'alcool.

Troubles musculaires

Comme avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines), la pravastatine a été associée à la survenue de myalgies, de myopathies et très rarement de rhabdomyolyses. Une atteinte musculaire doit être envisagée chez tout patient traité par une statine présentant des symptômes musculaires inexpliqués tels que : douleur ou sensibilité musculaire, faiblesse musculaire ou crampes musculaires. Dans de tels cas, un dosage de créatine phosphokinase (CPK) devra être pratiqué (voir ci-dessous).

Le traitement par statine doit être temporairement interrompu si le taux de CPK est > 5 x LSN ou s'il existe des signes cliniques sévères. Très rarement (de l'ordre de 1 cas sur 100 000 patient-années), une rhabdomyolyse peut survenir, associée ou non à une insuffisance rénale secondaire. Une rhabdomyolyse est une atteinte aiguë des muscles squelettiques potentiellement mortelle qui peut apparaître de façon imprévisible durant le traitement et qui se caractérise par une destruction musculaire massive associée à une élévation majeure du taux de CPK (en général > 30 ou 40 x LSN), conduisant à une myoglobinurie.

Le risque de myopathie avec les statines semble être exposition-dépendant et peut ainsi varier entre les différentes molécules (caractères lipophiles et profils pharmacocinétiques différents), y compris en fonction de leur dosage et de leur potentiel d'interactions médicamenteuses. Bien qu'il n'y ait pas de contre-indication d'ordre musculaire à la prescription d'une statine, certains facteurs prédisposants peuvent augmenter le risque de toxicité musculaire et en conséquence justifient une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque et une surveillance clinique particulière. Un dosage des CPK est indiqué avant linstauration du traitement par statine chez ces patients (voir ci-dessous).

Au cours d'un traitement par statine, le risque et la sévérité des troubles musculaires sont augmentés par l'association à des médicaments entraînant des interactions médicamenteuses. L'utilisation des fibrates seuls est occasionnellement associée à une myopathie. L'utilisation combinée d'une statine et des fibrates doit généralement être évitée. L'association des statines et de l'acide nicotinique doit également être utilisée avec précaution. Une augmentation de l'incidence des myopathies a également été décrite chez les patients recevant d'autres statines en association avec des inhibiteurs du cytochrome P450. Ceci peut résulter d'interactions pharmacocinétiques qui n'ont pas été documentées pour la pravastatine (voir rubrique 4.5). Les symptômes musculaires associés à un traitement par statine disparaissent généralement après l'arrêt du traitement.

Mesure et interprétation de la créatine phosphokinase :

Un dosage de routine des taux de créatine phosphokinase (CPK) ou d'autres enzymes musculaires n'est pas recommandé chez les patients asymptomatiques traités par statine. Toutefois, le dosage de CPK est recommandé avant traitement par statine chez les patients ayant des facteurs prédisposants et chez les patients présentant des symptômes musculaires durant leur traitement par statine, comme décrit ci-après. Si le taux basal de CPK est significativement augmenté (> 5 x LSN), une nouvelle mesure devra être effectuée environ 5 à 7 jours plus tard pour confirmer le résultat. Lors de la mesure, le taux de CPK doit être interprété en tenant compte d'autres facteurs potentiels pouvant entraîner un dommage musculaire provisoire tel qu'un effort musculaire intense ou un traumatisme musculaire.

Avant linstauration du traitement :

Une attention particulière doit être portée aux patients ayant des facteurs prédisposants tels que : insuffisance rénale, hypothyroïdie, antécédents de toxicité musculaire avec un fibrate ou une statine, antécédent personnel ou familial de maladie musculaire héréditaire ou abus d'alcool. Dans ces situations, un dosage de CPK doit être effectué avant linstauration du traitement. Un dosage de CPK doit également être envisagé avant traitement chez les personnes âgées de plus de 70 ans, en particulier lorsqu'il existe d'autres facteurs prédisposants. Si le taux basal de CPK est significativement augmenté (> 5 x LSN), le traitement ne doit pas être instauré et une nouvelle mesure devra être effectuée 5 à 7 jours plus tard. L'intérêt du taux basal de CPK est de disposer d'une référence en cas d'élévation ultérieure sous traitement par statine.

Pendant le traitement :

Les patients doivent être avertis qu'ils doivent signaler rapidement toute apparition inexpliquée de douleur ou sensibilité musculaire, de faiblesse musculaire ou de crampes. Dans ces situations, un dosage de CPK devra être effectué. Si une augmentation sensible (> 5 x LSN) du taux de CPK est détectée, le traitement par statine doit être interrompu. Un arrêt du traitement doit également être envisagé si les symptômes musculaires sont importants avec une gêne fonctionnelle quotidienne, même si le taux de CPK reste ≤ 5 x LSN. Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK redevient normal, on peut alors réintroduire le traitement par statine, à la dose la plus faible et sous surveillance étroite. Si une maladie musculaire génétique est suspectée, il n'est pas recommandé de reprendre le traitement.

La pravastatine ne doit pas être administrée concomitamment à des formes systémiques dacide fusidique ou dans les sept jours suivant larrêt dun traitement par acide fusidique. Chez les patients pour lesquels lutilisation dune forme systémique dacide fusidique est considérée comme essentielle, le traitement par statines doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique Des cas de rhabdomyolyse (dont certains cas mortels) ont été signalés chez les patients recevant cette association (voir rubrique 4.5). Le patient doit être averti quen cas de symptômes tels que faiblesse, douleur ou sensibilité musculaires, il doit consulter immédiatement un médecin.

Le traitement par statines peut être repris sept jours après la dernière dose dacide fusidique.

Dans des circonstances exceptionnelles où un traitement prolongé par une forme systémique dacide fusidique est nécessaire, par exemple pour traiter des infections sévères, la nécessité dune co-administration de pravastatine et dacide fusidique doit uniquement être envisagée au cas par cas et sous une surveillance médicale étroite.

Très peu de cas de myopathie nécrosante auto-immune (MNAI) ont été rapportés pendant ou après un traitement par une statine. Une MNAI est cliniquement caractérisée par une faiblesse persistante du muscle proximal et une élévation de la créatine phosphokinase, malgré linterruption du traitement par une statine.

Pneumopathie interstitielle

Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés avec certaines statines, surtout en cas de traitement prolongé (voir rubrique 4.8). Le tableau clinique peut comporter une dyspnée, une toux non productive et une dégradation de l'état général (fatigue, amaigrissement et fièvre). Le traitement par les statines doit être interrompu en cas de suspicion de pneumopathie interstitielle.

Diabète

Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement anti-diabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et par conséquent il ne doit pas être un motif darrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biochimique conformément aux recommandations nationales.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Fibrates

L'utilisation de fibrates seuls est occasionnellement associée à des myopathies. Une augmentation du risque dévénements indésirables musculaires, notamment de rhabdomyolyse, a été décrit lorsque les fibrates sont associés avec d'autres statines. Ces événements indésirables ne pouvant être exclus avec la pravastatine, l'utilisation concomitante de la pravastatine et des fibrates (par exemple le gemfibrozil, le fénofibrate) doit généralement être évitée (voir rubrique 4.4). Si cette association est jugée nécessaire, une surveillance étroite de l'état clinique et des CPK des patients sous un tel traitement est nécessaire.

Colestyramine/Colestipol

L'administration concomitante conduit à une diminution d'environ 40 à 50 % de la biodisponibilité de la pravastatine. Aucune diminution cliniquement significative de la biodisponibilité ou de l'effet thérapeutique n'a été observée quand la pravastatine était administrée une heure avant ou quatre heures après la colestyramine ou une heure avant le colestipol (voir rubrique 4.2).

Ciclosporine

Une administration concomitante de pravastatine et de ciclosporine conduit à une augmentation d'un facteur 4 environ de l'exposition systémique à la pravastatine. Toutefois, chez certains patients, l'augmentation de l'exposition à la pravastatine peut être plus importante. Une surveillance clinique et biochimique des patients recevant cette association est recommandée (voir rubrique 4.2).

Warfarine et autres anticoagulants oraux :

Les paramètres de biodisponibilité de la pravastatine à l'état d'équilibre n'ont pas été modifiés après administration de warfarine. L'administration chronique des deux produits n'a pas modifié l'action anticoagulante de la warfarine.

Produits métabolisés par le cytochrome P450 :

La pravastatine n'est pas métabolisée à un degré cliniquement significatif par le système du cytochrome P450. C'est pourquoi les produits métabolisés ou inhibiteurs du cytochrome P450, peuvent être ajoutés à un traitement équilibré par pravastatine sans induire de variation importante de la concentration plasmatique de pravastatine, contrairement à ce qui est observé avec d'autres statines. L'absence d'interaction pharmacocinétique significative avec la pravastatine a été spécifiquement démontrée avec plusieurs produits, notamment ceux qui sont des substrats/inhibiteurs du CYP3A4, par exemple, le diltiazem, le vérapamil, l'itraconazole, le kétoconazole, les inhibiteurs de protéase, le jus de pamplemousse et les inhibiteurs du CYP2C9 (par exemple, le fluconazole).

Dans lune des deux études d'interactions médicamenteuses entre la pravastatine et l'érythromycine, une augmentation statistiquement significative de l'ASC de la pravastatine (70 %) et de la Cmax (121 %) a été constatée. Dans une étude similaire portant sur la clarithromycine, une augmentation statistiquement significative de l'ASC (110 %) et de la Cmax (127 %) a été observée. Bien que ces modifications soient mineures, il convient de se montrer prudent lors de l'association de la pravastatine à l'érythromycine ou la clarithromycine.

Acide fusidique

Le risque de myopathie y compris de rhabdomyolyse peut être augmenté lors de ladministration concomitante dacide fusidique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) nest pas encore connu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains cas mortels) ont été signalés chez les patients recevant cette association.

Lorsquun traitement par une forme systémique dacide fusidique est nécessaire, le traitement par pravastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. Voir également rubrique 4.4.

Antivitamines K

Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, linstauration dun traitement par pravastatine ou laugmentation de sa posologie chez des patients traités concomitamment par des antivitamines K (par ex. warfarine ou autre anticoagulant coumarinique) peut conduire à une élévation du rapport normalisé international (International Normalised Ratio -INR). Larrêt du traitement par pravastatine ou la réduction de sa posologie peut conduire à une diminution de lINR. Dans de telles situations, une surveillance appropriée de lINR est nécessaire.

Autres produits

Dans des études d'interaction, aucune différence statistiquement significative en termes de biodisponibilité n'a été observée quand la pravastatine était administrée avec l'acide acétylsalicylique, les anti-acides (pris une heure avant la pravastatine), l'acide nicotinique ou le probucol.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

La pravastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et doit être administrée aux femmes en âge de procréer uniquement si une conception est improbable et si ces patientes ont été informées du risque potentiel. Une prudence particulière est recommandée chez les adolescentes pour assurer une bonne compréhension du risque potentiel associé à la pravastatine pendant la grossesse. Si une patiente prévoit ou déclare une grossesse, le médecin doit être immédiatement informé et l'administration de la pravastatine doit être arrêtée en raison du risque potentiel pour le ftus.

Allaitement

Une faible quantité de pravastatine est excrétée dans le lait maternel. En conséquence, l'administration de pravastatine pendant l'allaitement est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

La pravastatine n'a aucun effet ou quun effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, lors de la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines, il devra être pris en compte la possible survenue de vertiges et de troubles visuels pendant le traitement.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les fréquences des événements indésirables sont classées comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Essais cliniques :

Les comprimés de pravastatine ont été étudiés à la dose de 40 mg au cours de sept études randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo portant sur plus de 21 000 patients traités par pravastatine (N = 10 764) ou placebo (N = 10 719), représentant plus de 47 000 patient-années d'exposition à la pravastatine. Plus de 19 000 patients ont été suivis pendant une durée médiane de 4,8 à 5,9 ans.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés ; aucun d'entre eux n'a été observé à une fréquence supérieure de 0,3 % dans le groupe traité par pravastatine, comparativement au groupe sous placebo.

Affections du système nerveux

Peu fréquent : sensations vertigineuses, céphalées, troubles du sommeil, insomnies.

Affections oculaires

Peu fréquent : troubles de la vision (notamment vision trouble et diplopie).

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent : dyspepsie/pyrosis, douleur abdominale, nausées/vomissements, constipation, diarrhées, flatulences.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent : prurit, éruption cutanée, urticaire, problèmes capillaires et du cuir chevelu (y compris alopécie).

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent : miction anormale (notamment dysurie, fréquence, nycturie).

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : troubles sexuels.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Peu fréquent : fatigue.

Evénements présentant un intérêt clinique particulier :

Muscles squelettiques

Des effets sur les muscles squelettiques, par exemple, des douleurs musculo-squelettiques, notamment des arthralgies, des crampes musculaires, des myalgies, une faiblesse musculaire et des taux de CPK élevés ont été rapportés dans les études cliniques. Dans le cadre des études CARE, WOSCOPS et LIPID, le pourcentage de myalgies (1,4 % sous pravastatine contre 1,4 % sous placebo), de faiblesse musculaire (0,1 % sous pravastatine contre < 0,1 % sous placebo) et l'incidence des taux de CPK > 3 x LSN et > 10 x LSN (1,6 % sous pravastatine contre 1,6 % sous placebo et 1,0 % sous pravastatine contre 1,0 % sous placebo, respectivement) était similaire au placebo (voir rubrique 4.4).

Effets hépatiques

Des élévations des transaminases sériques ont été rapportées. Dans les trois études à long terme, contrôlées contre placebo, CARE, WOSCOPS et LIPID, la fréquence des anomalies marquées des taux d'ALAT et d'ASAT (> 3 x LSN) était similaire dans les deux groupes de traitement (≤ 1,2 %).

Depuis la mise sur le marché

En plus des événements cités ci-dessus, les événements indésirables suivants ont été rapportés depuis la mise sur le marché de la pravastatine :

Affections du système immunitaire

Très rare : réactions d'hypersensibilité : anaphylaxie, angio-dème, syndrome pseudo-lupique érythémateux.

Affections endocriniennes

Diabète

La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents hypertension artérielle).

Affections psychiatriques

Fréquence indéterminée : dépression.

Affections du système nerveux

Très rare : polyneuropathie périphérique, en particulier en cas d'utilisation prolongée, paresthésies.

Fréquence indéterminée : cauchemars, pertes de mémoire.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquence indéterminée : cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, surtout en cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.4).

Affections gastro-intestinales

Très rare : pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Très rare : ictère, hépatite, nécrose hépatique fulminante.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée : dermatomyosite.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare : rhabdomyolyse, à laquelle peut s'associer une insuffisance rénale aiguë secondaire à la myoglobinurie, myopathie (voir rubrique 4.4), myosite, polymyosite.

Cas isolés de troubles tendineux, parfois compliqués d'une rupture.

Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante auto-immune (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

On dispose à ce jour d'une expérience limitée concernant le surdosage de pravastatine. Il n'existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage. Dans un tel cas, le patient doit recevoir un traitement symptomatique et les mesures de soutien qui s'imposent.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, code ATC : C10AA03

Mécanisme daction

La pravastatine est un inhibiteur compétitif de l'hydroxy-3 méthyl-3 glutaryl coenzyme A (HMG-CoA) réductase, enzyme agissant dans les premières étapes de la biosynthèse du cholestérol, et produit son effet hypolipidémiant de deux façons. En premier lieu, de par son inhibition compétitive réversible et spécifique de lHMG-CoA réductase, elle induit une diminution modérée de la synthèse de cholestérol intracellulaire. Cela induit une augmentation du nombre des récepteurs de LDL à la surface des cellules ainsi qu'un catabolisme via ces récepteurs et une clairance du cholestérol LDL circulant renforcés.

En second lieu, la pravastatine inhibe la production des LDL en inhibant la synthèse hépatique du cholestérol VLDL, précurseur du cholestérol LDL.

Chez les sujets sains tout comme chez les patients hypercholestérolémiques, la pravastatine sodique abaisse les valeurs des paramètres lipidiques suivantes : cholestérol total, cholestérol LDL, apolipoprotéine B, cholestérol VLDL et triglycérides ; le cholestérol HDL et l'apolipoprotéine A sont quant à eux augmentés.

Efficacité clinique

Prévention primaire

L'étude « West of Scotland Coronary Prevention Study (WOSCOPS) » est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo portant sur 6 595 patients de sexe masculin âgés de 45 à 64 ans présentant une hypercholestérolémie modérée à sévère (LDL-C : 155-232 mg/dl [4,0-6,0 mmol/l]) et sans antécédent d'infarctus du myocarde, traités pendant une durée moyenne de 4,8 ans soit par la pravastatine 40 mg/jour soit par placebo, en complément d'un régime.

Les résultats obtenus chez les patients traités par la pravastatine ont été les suivants :

·réduction du risque de décès d'origine coronaire ou d'infarctus du myocarde non fatal (réduction du risque relatif RRR de 31 % ; p = 0,0001 avec un risque absolu de 7,9 % dans le groupe placebo et de 5,5 % dans le groupe des patients traités par pravastatine) ; les effets sur ces événements cardiovasculaires cumulés ont été évidents dès 6 mois de traitement ;

·réduction du nombre total de décès d'origine cardiovasculaire (RRR de 32 %; p = 0,03);

·en prenant en compte les facteurs de risque, une RRR de 24 % (p = 0,039) de la mortalité totale a également été observée chez les patients traités par pravastatine ;

·réduction du risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou angioplastie coronaire) de 37 % (p = 0,009) et à une coronarographie de 31 % (p = 0,007).

Le bénéfice du traitement sur les critères cités ci-dessus n'est pas connu chez les patients âgés de plus de 65 ans, qui ne pouvaient pas être inclus dans l'étude.

En l'absence de données chez les patients ayant une hypercholestérolémie associée à un taux de triglycérides supérieur à 6 mmol/l (5,3 g/l) après 8 semaines de régime, dans cette étude, le bénéfice du traitement par pravastatine n'est pas établi chez ce type de patients.

Prévention secondaire

L'étude « Long-Term Intervention with Pravastatin in Ischemic Disease (LIPID) » est une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, comparant l'effet de la pravastatine (40 mg/jour) à celui d'un placebo chez 9 014 patients âgés de 31 à 75 ans pendant une durée moyenne de 5,6 années et présentant un taux de cholestérol sérique normal ou élevé (cholestérol total initial = 155 à 271 mg/dl [4,0-7,0 mmol/l], cholestérol total moyen = 219 mg/dl [5,66 mmol/l]) ainsi que des taux variables de triglycérides allant jusqu'à 443 mg/dl [5,0 mmol/l] et un antécédent d'infarctus du myocarde ou d'angor instable dans les 3 à 36 mois précédents. Le traitement par la pravastatine a significativement réduit le risque relatif de décès d'origine coronaire de 24 % (p = 0,0004, avec un risque absolu de 6,4 % dans le groupe placebo, et de 5,3 % dans le groupe des patients traités par pravastatine), le risque relatif d'événements coronariens (décès d'origine coronaire ou IDM non fatal) de 24 % (p < 0,0001) et le risque relatif d'infarctus du myocarde fatal ou non de 29 % (p < 0,0001). Chez les patients traités par pravastatine, les résultats ont montré :

·une réduction du risque relatif de mortalité totale de 23 % (p < 0,0001) et du risque de mortalité cardiovasculaire de 25 % (p < 0,0001) ;

·une réduction du risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou angioplastie transluminale percutanée coronaire) de 20 % (p < 0,0001) ;

·une réduction du risque relatif d'accident vasculaire cérébral de 19 % (p = 0,048).

L'étude « Cholesterol And Recurrent Events (CARE) », est une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, comparant les effets de la pravastatine (40 mg/jour) à ceux d'un placebo sur les décès d'origine coronaire et sur les infarctus du myocarde non fatals sur une durée moyenne de 4,9 ans chez 4 159 patients âgés de 21 à 75 ans présentant un taux de cholestérol total normal (cholestérol total initial moyen < 240 mg/dl) et ayant déjà fait un infarctus du myocarde dans les 3 à 20 mois précédents. Le traitement par la pravastatine a significativement réduit :

·le taux de récidives d'événements coronariens (décès d'origine coronaire ou IDM non fatal) de 24 % (p = 0,003, placebo 13,3 %, pravastatine 10,4 %) ;

·le risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou angioplastie transluminale percutanée coronaire) de 27 % (p < 0,001).

Le risque relatif d'accident vasculaire cérébral a également été réduit de 32 % (p = 0,032) et le risque combiné d'accident vasculaire cérébral ou d'accident ischémique transitoire (AIT) de 27 % (p = 0,02).

Le bénéfice du traitement sur les critères cités ci-dessus n'est pas connu chez les patients âgés de plus de 75 ans, qui ne pouvaient pas être inclus dans les études CARE et LIPID.

En l'absence de données chez les patients ayant une hypercholestérolémie associée à un taux de triglycérides supérieur à 4 mmol/l (3,5 g/l) ou supérieur à 5 mmol/l (4,45 g/l) après 4 ou 8 semaines de régime, dans les études CARE et LIPID respectivement, le bénéfice du traitement par pravastatine n'est pas établi chez ce type de patients.

Dans les études CARE et LIPID, environ 80 % des patients ont reçu de l'acide acétylsalicylique dans le cadre de leur traitement.

Transplantation cardiaque et rénale

L'efficacité de la pravastatine chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur à la suite :

·d'une transplantation cardiaque a été évaluée au cours d'une étude prospective randomisée, contrôlée (n = 97). Les patients ont reçu à la fois de la pravastatine sodique (20-40 mg) ou non, et un traitement immunosuppresseur standard constitué de ciclosporine, prednisone et azathioprine. Le traitement par pravastatine a significativement réduit le taux de rejet cardiaque avec retentissement hémodynamique à un an, a amélioré la survie à un an (p = 0,025), et réduit le risque d'anomalie vasculaire coronaire du greffon déterminée par angiographie et à l'autopsie (p = 0,049) ;

·d'une transplantation rénale a été évaluée au cours d'une étude prospective non contrôlée, non randomisée (n = 48) sur une durée de 4 mois. Les patients ont reçu à la fois de la pravastatine (20 mg) ou non, et un traitement immunosuppresseur standard constitué de ciclosporine et prednisone.

Chez les patients ayant subi une transplantation rénale, la pravastatine a significativement réduit à la fois l'incidence des épisodes de rejets multiples et l'incidence des épisodes de rejet aigu confirmés par biopsie, et le recours aux injections répétées de prednisolone et de Muromonab-CD3.

Population pédiatrique (8-18 ans)

Une étude en double aveugle contre placebo chez 214 patients pédiatriques ayant une hypercholesterolémie familiale hétérozygote a été conduite sur plus de 2 ans. Les enfants (8-13 ans) ont été randomisés sous placebo (n = 63) ou 20 mg de pravastatine par jour (n = 65) et les adolescents (âgés de 14 à 18 ans) ont été randomisés sous placebo (n = 45) ou 40 mg de pravastatine par jour (n = 41).

L'inclusion dans cette étude nécessitait un parent ayant un diagnostic clinique ou moléculaire d'hypercholestérolémie familiale. La valeur moyenne basale de LDL-C était de 239 mg/dl (6,2 mmol/l) dans le groupe pravastatine (entre 151 et 405 mg/dl [3,9 - 10,5 mmol/l] et de 237 mg/dl (6,1 mmol/l) dans le groupe placebo (entre 154 et 375 mg/dl [4,0 -9,7 mmol/l]). Lors de l'analyse des données groupées des enfants et des adolescents, il a été montré une réduction moyenne significative de LDL-C de -22,9 % ainsi que du Cholestérol total (- 17,2 %), similaire à l'efficacité démontrée chez les adultes sous 20 mg de pravastatine.

Les effets du traitement par pravastatine étaient similaires dans les deux groupes d'âge. Le LDL-C moyen obtenu était de 186 mg/dl (4,8 mmol/l) (entre 67 et 363 mg/dl [1,7 - 9,4 mmol/l]) dans le groupe pravastatine comparé à 236 mg/dl (6,1 mmol/l) (entre 105 et 438 mg/dl [2,7 - 11,3 mmol/l]) dans le groupe placebo. Chez les sujets recevant la pravastatine, il n'y a pas eu de différence observée sur aucun des paramètres endocriniens surveillés [ACTH, cortisol, DHEAS, FSH, LH, TSH, estradiol (filles) et testostérone (garçons)] par rapport au placebo. Il n'a pas été observé de différences du développement, de modification du volume testiculaire ni de différences de score de Tanner par rapport au placebo. La puissance de cette étude pour détecter une différence entre les groupes de traitement était faible.

L'efficacité à long terme d'un traitement par la pravastatine pendant l'enfance pour réduire la morbidité et la mortalité à l'âge adulte n'a pas été établie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

La pravastatine est administrée par voie orale sous forme active. Elle est rapidement absorbée ; les pics sériques sont atteints 1 à 1,5 heure après l'ingestion. En moyenne, 34 % de la dose administrée par voie orale sont absorbés, avec une biodisponibilité absolue de 17 %.

La présence d'aliments dans le tube digestif entraîne une réduction de la biodisponibilité, mais l'effet hypolipidémiant de la pravastatine est identique, qu'elle soit prise pendant ou en dehors des repas.

Après absorption, 66 % de la pravastatine subit un effet de premier passage hépatique, principal site de son action ainsi que de la synthèse du cholestérol et de la clairance du cholestérol LDL. Des études in vitro ont démontré que la pravastatine est transportée dans les hépatocytes, avec une entrée nettement moindre dans les autres cellules.

Compte-tenu de cet effet important de premier passage hépatique, les concentrations plasmatiques de la pravastatine n'ont qu'une valeur prédictive limitée de l'effet hypolipidémiant.

Les concentrations plasmatiques sont proportionnelles aux doses administrées.

Distribution

Environ 50 % de la pravastatine circulante est liée aux protéines plasmatiques. Le volume de distribution est d'environ 0,5 l/kg.

Une faible quantité de pravastatine passe dans le lait maternel.

Biotransformation et élimination

La pravastatine n'est pas significativement métabolisée par le cytochrome P450 et ne semble pas non plus être un substrat ou un inhibiteur de la glycoprotéine P mais plutôt un substrat d'autres protéines de transport.

Après administration par voie orale, 20 % de la dose initiale sont éliminés dans l'urine et 70 % dans les fèces. La demi-vie d'élimination plasmatique de la pravastatine prise oralement est de 1,5 à 2 heures.

Après administration intraveineuse, 47 % de la dose est éliminée par excrétion rénale et 53 % par excrétion biliaire et biotransformation. Le principal produit de dégradation de la pravastatine est le métabolite isomérique 3-alpha-hydroxy. L'activité inhibitrice de ce métabolite sur la HMG-CoA réductase est de 1/10 à 1/40 de celle du composé mère.

La clairance systémique de la pravastatine est de 0,81 l/H/kg et la clairance rénale est de 0,38 l/H/kg, ce qui indique une sécrétion tubulaire.

Populations à risque

Population pédiatrique

La Cmax moyenne de pravastatine et les valeurs d'ASC pour des sujets pédiatriques de tout âge et sexe rassemblés ont été similaires aux valeurs observées chez les adultes après une dose orale de 20 mg.

Insuffisance hépatique

Chez les patients atteints de cirrhose alcoolique, l'exposition systémique à la pravastatine et à ses métabolites est accrue d'environ 50 % comparativement à un patient ayant une fonction hépatique normale.

Insuffisance rénale

Aucune modification significative n'a été observée chez les patients ayant une insuffisance rénale légère. Toutefois, une insuffisance rénale sévère ou modérée peut entraîner une multiplication par deux de l'exposition systémique à la pravastatine et ses métabolites.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

D'après les études conventionnelles pharmacologiques d'innocuité, de toxicité à doses répétées et de toxicité sur la reproduction, il n'y a pas d'autres risques pour le patient que ceux attendus compte-tenu du mécanisme d'action pharmacologique.

Les études à doses répétées indiquent que la pravastatine peut induire une myopathie et une hépato-toxicité à des degrés variables ; en général, les effets importants sur ces tissus ne sont apparus qu'à des doses au moins 50 fois supérieures à la dose maximale chez l'Homme en mg/kg.

Les études in vitro et in vivo de génotoxicité n'ont pas mis en évidence de risque mutagène.

Chez la souris, une étude de carcinogénicité sur deux ans avec la pravastatine, a démontré aux doses de 250 et 500 mg/kg/jour (≥ 310 fois la dose maximale chez l'Homme en mg/kg), des augmentations statistiquement significatives de l'incidence des carcinomes hépatocellulaires chez les mâles et chez les femelles, et des adénomes pulmonaires chez les femelles uniquement. Chez le rat, une étude de carcinogénicité sur 2 ans à la dose de 100 mg/kg/jour (= 125 fois la dose maximale chez l'Homme en mg/kg), a montré une augmentation statistiquement significative de l'incidence des carcinomes hépatocellulaires chez le mâle uniquement.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Noyau du comprimé : cellulose microcristalline (E460), croscarmellose sodique (E468), macrogol 8000, copovidone, carbonate de magnésium lourd (E504), lactose monohydraté, stéarate de magnésium (E470b), silice colloïdale anhydre (E551), oxyde de fer jaune (E172).

Pelliculage : Opadry clear YS-5-7044 : [hydroxypropylcellulose (E463), macrogol 400, macrogol 3350, hypromellose (E464)].

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

24 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans l'emballage d'origine.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Boîte de 7, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 90, 98, 100, 120 ou 200 comprimés sous plaquettes (PVC/PCTFE-Aluminium ou PVC/PVDC-Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 366 827 6 4 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PCTFE-Aluminium).

·34009 377 424 5 0 : 84 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/ PCTFE-Aluminium).

·34009 219 076 6 7 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

·34009 219 077 2 8 : 84 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 25/10/2016

Dénomination du médicament

PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé

Pravastatine sodique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : C10AA03.

La pravastatine, la substance active de PRAVASTATINE EG, appartient à un groupe de médicaments appelés statines qui agissent en réduisant le taux de cholestérol élevé dans le sang. Le cholestérol est une substance grasse (lipide) qui peut causer le rétrécissement des vaisseaux sanguins du muscle cardiaque (maladie coronarienne).

PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé est indiqué :

·pour diminuer un taux élevé de cholestérol dans le sang lorsquun régime alimentaire, la pratique d'un sport, l'amaigrissement se sont avérés insuffisants,

·si vous présentez un risque de rétrécissement des vaisseaux sanguins du cur en raison d'une très grande quantité de cholestérol dans votre sang, en complément de votre régime alimentaire,

·pour diminuer le risque d'une nouvelle crise cardiaque si vous en avez déjà fait une ou si vous souffrez d'angor instable,

·pour diminuer la quantité de lipides présents dans le sang, chez des personnes ayant eu une transplantation d'organe.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à la pravastatine ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous êtes atteint d'une affection hépatique évolutive ou si vous avez une augmentation du taux des enzymes hépatiques dans le sang sans raison connue.

·si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère avant de prendre PRAVASTATINE EG :

·si vous avez une maladie rénale ou des antécédents de maladie hépatique ;

·si vous avez une consommation régulière de quantités importantes d'alcool ;

·si vous avez un fonctionnement insuffisant de la thyroïde ;

·si vous prenez en même temps d'autres médicaments (fibrates) destiné à diminuer les graisses de votre sang ;

·si vous avez eu des problèmes musculaires après la prise d'un autre médicament destiné à diminuer les graisses de votre sang, ou si quelqu'un de votre famille souffre d'une maladie musculaire héréditaire ;

·si vous prenez ou avez pris durant les sept derniers jours un médicament appelé acide fusidique (utilisé dans le traitement des infections bactériennes) par voie orale ou injectable. Lassociation de lacide fusidique et de PRAVASTATINE EG peut provoquer de sérieux problèmes musculaires (rhabdomyolyse).

Au cours de votre traitement avec ce médicament, si vous êtes diabétique ou si vous présentez un risque de survenue dun diabète, vous serez suivi attentivement par votre médecin. Vous pouvez débuter un diabète si vous avez un taux de sucre (glycémie) et de graisses élevés dans le sang, si vous êtes en surpoids et si vous avez une pression artérielle (tension) élevée.

Informez votre médecin ou votre pharmacien, avant de prendre PRAVASTATINE EG :

·si vous avez une insuffisance respiratoire sévère.

Consultez votre médecin si vous ressentez lun des effets mentionnés ou si vous avez déjà présenté dans le passé lun des effets mentionnés.

·si certaines parties de votre corps deviennent anormalement sensibles pendant le traitement.

Contactez votre médecin immédiatement si vous ressentez, pendant le traitement avec PRAVASTATINE EG, des douleurs musculaires inexpliquées, une faiblesse musculaire ou des crampes, tout particulièrement si ces effets sont associés à une sensation de fatigue ou une fièvre. Ceci pourrait être lié à la prise de PRAVASTATINE EG.

Si nécessaire, votre médecin pourra vous demander d'arrêter votre traitement. PRAVASTATINE EG ne doit pas être utilisé si vous présentez une maladie musculaire ou des problèmes rénaux qui seraient probablement liées à la destruction du tissu musculaire associée à des crampes musculaires, à une fièvre et une coloration anormale rouge-brun de l'urine (rhabdomyolyse).

Informez également votre médecin ou pharmacien si vous avez régulierement une faiblesse musculaire.

Des examens et des médicaments supplémentaires pourraient être nécessaires au diagnostic et à la mise en place dun traitement.

Enfants

Les enfants âgés de moins de 8 ans ne doivent pas utiliser ce médicament. La sécurité d'emploi et l'efficacité n'ont pas été établies dans cette population de patients.

Autres médicaments et PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Si vous prenez PRAVASTATINE EG avec d'autres médicaments, l'effet de PRAVASTATINE EG ou de ces autres médicaments peut être modifié.

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous utilisez ou avez utilisé récemment l'un des médicaments suivants :

·gemfibrozil ou fénofibrate (médicaments appelés fibrates, destinés à diminuer les graisses de votre sang). Leur utilisation en même temps que la pravastatine, la substance active de PRAVASTATINE EG, peut entraîner des troubles musculaires parfois sévères.

·colestyramine ou colestipol (médicaments utilisés pour le traitement des taux de cholestérol élevé). L'effet de la pravastatine est atténué en cas de prise concomitante de l'un de ces médicaments.

·ciclosporine (médicament utilisé pour diminuer les défenses immunitaires de votre corps). L'effet de la pravastatine est fortement augmenté par leur utilisation concomitante.

·érythromycine ou clarithromycine. Ces antibiotiques augmentent l'effet de la pravastatine.

Si vous avez besoin de prendre de lacide fusidique par voie orale pour traiter une infection bactérienne, vous devrez temporairement arrêter dutiliser ce médicament. Votre médecin vous indiquera à quel moment la reprise de PRAVASTATINE EG sera sûre. Prendre PRAVASTATINE EG avec lacide fusidique peut provoquer dans de rares cas une faiblesse, une sensibilité ou une douleur musculaires (rhabdomyolyse). Pour plus dinformations concernant la rhabdomyolyse, reportez-vous à la rubrique 4.

Si vous prenez un médicament utilisé pour traiter et prévenir la formation de caillots sanguins appelé « antivitamine K », informez-en votre médecin avant de prendre PRAVASTATINE EG car la prise concomitante dantivitamines K et de PRAVASTATINE EG peut augmenter les résultats du test sanguin utilisé pour contrôler le traitement par antivitamine K.

PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé avec de lalcool

La consommation d'alcool est déconseillée tant que le traitement par PRAVASTATINE EG n'a pas été arrêté.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Vous nedevez pas prendre PRAVASTATINE EG durant votre grossesse ou pendant que vous allaitez.

Au cours de la grossesse, la substance active pravastatine est très susceptible de nuire au ftus. Pendant l'allaitement, de faibles quantités de pravastatine passent dans le lait maternel et peuvent avoir un effet néfaste sur la santé du nouveau-né. Avant de commencer à prendre PRAVASTATINE EG, vous devez informer votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous envisagez de l'être. Les jeunes filles et femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive fiable. Si, toutefois, vous tombez enceinte pendant le traitement, vous devez cesser de prendre PRAVASTATINE EG et consulter votre médecin.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

PRAVASTATINE EG n'a pas ou peu d'influence sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Toutefois, lors de la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines, il devra être pris en compte la possible survenue de vertiges pendant le traitement.

PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé contient du lactose

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Prenez PRAVASTINE EG une fois par jour, de préférence le soir, pendant ou en dehors des repas.

Sauf prescription différente de votre médecin, la dose recommandée est :

Pour diminuer un taux élevé de cholestérol dans le sang

1 comprimé de PRAVASTATINE EG 10 mg, respectivement 10 mg de pravastatine (votre médecin vous prescrira cette dose plus faible, si besoin) ou ½ à 1 comprimé de PRAVASTATINE EG 40 mg (respectivement 20 à 40 mg de pravastatine) par jour. La dose maximale par jour est de 1 comprimé (respectivement 40 mg de pravastatine).

Dans la prévention des maladies du cur et des vaisseaux sanguins

1 comprimé (respectivement 40 mg de pravastatine) une fois par jour.

Après une transplantation d'organe

½ comprimé (respectivement 20 mg de pravastatine) par jour. La dose peut être augmentée jusquà 1 comprimé (respectivement 40 mg de pravastatine).

Utilisation chez les enfants et les adolescents présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (maladie héréditaire)

La dose recommandée est de 1 comprimé de PRAVASTATINE EG 10 mg, respectivement 10 mg de pravastatine (votre médecin vous prescrira cette dose plus faible, si besoin) ou ½ comprimé de PRAVASTATINE EG 40 mg (respectivement 20 mg de pravastatine) par jour chez les enfants âgés de 8 à 13 ans ou ½ à 1 comprimé de PRAVASTATINE EG 40 mg (respectivement 20 à 40 mg de pravastatine) par jour chez les adolescents âgés de 14 à 18 ans.

Sujets âgés

Aucun ajustement posologique nest nécessaire pour les personnes âgées. La même posologie que pour les adultes peut être utilisée.

Ajustement posologique en cas de troubles hépatiques ou rénaux

La dose sera initialement de 1 comprimé de PRAVASTATINE EG 10 mg, respectivement 10 mg de pravastatine (votre médecin vous prescrira cette dose plus faible) par jour. La dose pourra être ajustée si nécessaire.

Traitements concomitants

Si vous prenez également un médicament contenant de la colestyramine ou du colestipol (médicaments utilisés en cas de cholestérol élevé), vous devez prendre PRAVASTATINE EG au moins une heure avant, ou au moins quatre heures après la prise de ces médicaments.

Si vous prenez au même moment un médicament contenant de la ciclosporine (immunosuppresseur), la dose initiale de PRAVASTATINE EG est de ½ comprimé (respectivement 20 mg de pravastatine) par jour. La dose peut être augmentée jusquà 1 comprimé (respectivement 40 mg de pravastatine).

Suivez rigoureusement ces instructions, sauf avis contraire de votre médecin. Noubliez pas de prendre votre médicament.

Mode d'administration

Prendre les comprimés avec une quantité suffisante de liquide (par exemple, un verre deau).

Durée du traitement

Votre médecin vous précisera quelle sera la durée de prise du traitement par PRAVASTATINE EG. Cela dépendra de votre pathologie.

Si vous avez pris plus de PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Si vous avez pris trop de comprimés, ou si une autre personne en a avalé accidentellement, consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé :

Si vous oubliez une dose, ne vous inquiétez pas. Prenez normalement la prochaine dose prévue. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé :

Prenez PRAVASTATINE EG aussi longtemps que votre médecin vous l'a prescrit. Votre taux de cholestérol peut augmenter à nouveau si vous arrêtez de prendre PRAVASTATINE EG.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Informez votre médecin immédiatement si vous développez lun de ces symptômes pendant le traitement par PRAVASTATINE EG, car les troubles musculaires peuvent être sérieux dans de rares cas (voir également rubrique 2. « Avertissements et précautions »).

Très rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000) :

Inflammation d'un muscle, destruction de fibres musculaires (rhabdomyolyse), à laquelle peut s'associer une insuffisance rénale aiguë.

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes suivants, prévenez immédiatement votre médecin ou rendez-vous au service des urgences de l'hôpital le plus proche !

Réactions d'hypersensibilité (angio-dème, anaphylaxie) comme par exemple une réaction allergique grave avec gonflement du visage, de la langue et de la gorge, qui peut entraîner des difficultés respiratoires importantes. C'est une réaction très rare, mais qui peut être grave.

Dautres effets indésirables peuvent apparaître :

Fréquent : pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10

·Elévation des enzymes hépatiques.

·Sensibilité des muscles et des os, articulations douloureuses (arthralgie), crampes musculaires, douleur musculaire et faiblesse musculaire.

Peu fréquent : pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100

·Vertiges.

·Céphalées.

·Troubles du sommeil.

·Difficultés à dormir.

·Troubles visuels (vision floue ou double).

·Troubles digestifs ou digestion lente (dyspepsie)/ brûlures d'estomac.

·Douleurs abdominales.

·Nausées/vomissements.

·Constipations.

·Diarrhées.

·Flatulences.

·Démangeaisons, éruption cutanée, urticaire.

·Altérations du cuir chevelu et des cheveux (dont chute des cheveux).

·Troubles de la miction : douleurs, mictions fréquentes, surtout la nuit (dysurie).

·Dysfonctionnements sexuels.

·Fatigue.

Très rare : pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000

·Troubles de la sensibilité tactile avec sensation de brûlures ou picotements, engourdissements ou fourmillements (paresthésies), qui peuvent traduire une lésion des terminaisons nerveuses (polyneuropathie périphérique).

·Inflammation du pancréas (pancréatite).

·Couleur jaunâtre de la peau (jaunisse), des tissus et des liquides corporels.

·Inflammation du foie (hépatite), destruction rapide et brutale de tous les tissus hépatiques (nécrose hépatique fulminante).

·Un certain type de maladie chronique de la peau (syndrome pseudo-lupique).

·Inflammation d'un ou plusieurs muscles conduisant à une douleur ou faiblesse dans les muscles (myosite ou polymyosite).

·Dans certains cas, troubles tendineux, parfois associés à des déchirures.

Fréquence indéterminée : la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles

·Cauchemars.

·Pertes de mémoire.

·Dépression.

·Troubles respiratoires incluant toux persistante et/ou essoufflement ou fièvre.

·Faiblesse musculaire constante.

·Dermatomyosite (maladie caractérisée par une inflammation des muscles et de la peau).

Effet indésirable possible, rapporté avec certaines statines (médicaments de la même famille) :

Diabète : La fréquence dépendra de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun à 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m², triglycérides élevés, antécédents dhypertension).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et la plaquette après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans l'emballage dorigine.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Pravastatine sodique..... 40 mg

Pour un comprimé pelliculé.

·Les autres composants sont :

Noyau du comprimé : cellulose microcristalline (E460), croscarmellose sodique (E468), macrogol 8000, copovidone, carbonate de magnésium lourd (E504), lactose monohydraté, stéarate de magnésium (E470b), silice colloïdale anhydre (E551), oxyde de fer jaune (E172).

Pelliculage : hydroxypropylcellulose (E463), macrogol 400, macrogol 3350, hypromellose (E464).

Quest-ce que PRAVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé de couleur jaune, avec le marquage « 40 » sur une face.

Le comprimé peut être divisé en doses égales.

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé en boîte de 7, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 90, 98, 100, 120 ou 200.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Fabricant  Retour en haut de la page

DRAGENOPHARM APOTHEKER PUSCHL GMBH

GOLLSTRASSE 1

D-84529 TITTMONING

ALLEMAGNE

ou

SANICO N.V.

INDUSTRIEZONE IV, VEEDIJK 59

2300 TURNHOUT

BELGIUM

ou

STADA ARZNEIMITTEL AG

STADASTRASSE 2-18

61118 BAD VILBEL

ALLEMAGNE

ou

STADA ARZNEIMITTEL GMBH

MUTHGASSE 36/2

1190 WIEN

AUTRICHE

ou

SWISS CAPS GMBH

GRASSINGERSTRAßE 9

83043 BAD EIBLING

ALLEMAGNE

ou

CENTRAFARM PHARMACEUTICALS B.V.

NIEUWE DONK 3

ETTEN-LEUR, 4879AC

PAYS BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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