PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable

source: ANSM - Mis à jour le : 29/11/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chaque comprimé contient 4 mg de périndopril tert-butylamine, correspondant à 3,338 mg de périndopril.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé.

Comprimé blanc, rond et biconvexe portant une barre de cassure sur une face et la mention « 4 » sur lautre face. Le comprimé peut être divisé en deux demi-doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Hypertension artérielle :

Traitement de l'hypertension artérielle.

Insuffisance cardiaque :

Traitement de l'insuffisance cardiaque symptomatique.

Coronaropathie stable :

Réduction du risque d'événements cardiaques chez les patients ayant des antécédents d'infarctus du myocarde et/ou de revascularisation.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Il est recommandé de prendre le périndopril tert-butylamine une fois par jour le matin, avant le petit- déjeuner, avec suffisamment de liquide (par exemple de l'eau).

Il faut ajuster la dose au cas par cas en fonction du profil du patient et de la réponse tensionnelle (voir rubrique 4.4).

Hypertension :

Le périndopril tert-butylamine peut être utilisé en monothérapie ou en association avec des antihypertenseurs appartenant à d'autres classes (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).

La dose initiale recommandée est de 4 mg une fois par jour, le matin.

Les patients dont le système rénine-angiotensine-aldostérone est fortement stimulé (en particulier hypertension rénovasculaire, déplétion sodique et/ou hydrique, décompensation cardiaque ou hypertension sévère) peuvent présenter une diminution excessive de la pression artérielle après la prise de la dose initiale. Chez ces patients, il est donc recommandé d'utiliser une dose initiale de 2 mg et il faut instaurer le traitement sous surveillance médicale.

La dose peut être augmentée à 8 mg une fois par jour au bout d'un mois de traitement.

Une hypotension symptomatique est possible après l'instauration du traitement par le périndopril tert-butylamine ; ce risque est accru en cas de traitement concomitant par des diurétiques. La prudence est donc recommandée car ces patients peuvent présenter une déplétion hydrique et/ou sodée.

Si possible, il faut arrêter le diurétique 2 à 3 jours avant l'instauration du traitement par le périndopril tert-butylamine (voir rubrique 4.4).

Chez les hypertendus dont le traitement diurétique ne peut pas être arrêté, il faut utiliser initialement une dose de 2 mg de périndopril tert-butylamine. Il faut surveiller la fonction rénale et la kaliémie. Il faut ensuite ajuster la posologie du périndopril tert-butylamine en fonction de la réponse tensionnelle. Si nécessaire, le traitement diurétique peut être réinstauré.

Chez les patients âgés, il faut prescrire initialement une dose de 2 mg, qui pourra ensuite être progressivement augmentée à 4 mg au bout d'un mois puis à 8 mg si nécessaire selon l'état de la fonction rénale (voir tableau plus bas).

Insuffisance cardiaque symptomatique :

Il est recommandé d'instaurer le traitement par le périndopril tert-butylamine sous surveillance médicale étroite, avec une dose initiale de 2 mg le matin, généralement en association avec un diurétique (autre qu'un diurétique d'épargne potassique) et/ou la digoxine et/ou un bêtabloquant. Cette dose peut être augmentée par paliers de 2 mg à des intervalles d'au moins 2 semaines, jusqu'à 4 mg une fois par jour si la tolérance est bonne.

Il faut ajuster la dose en fonction de la réponse clinique du patient considéré.

En cas d'insuffisance cardiaque sévère et chez les autres patients considérés comme à haut risque (perturbation de la fonction rénale et tendance aux troubles électrolytiques, traitement concomitant par des diurétiques et/ou vasodilatateurs), il faut assurer une surveillance médicale étroite au début du traitement (voir rubrique 4.4).

Chez les patients exposés à un risque élevé d'hypotension symptomatique, par exemple en raison d'une déplétion sodée avec ou sans hyponatrémie, d'une hypovolémie ou d'un traitement diurétique puissant, il faut, dans la mesure du possible, corriger ces anomalies avant le traitement par le périndopril tert-butylamine. Il faut étroitement surveiller la pression artérielle, la fonction rénale et la kaliémie, aussi bien avant que pendant le traitement par le périndopril tert-butylamine (voir rubrique 4.4).

Coronaropathie stable :

Instaurer le traitement par le périndopril tert-butylamine à la dose de 4 mg une fois par jour pendant deux semaines, puis augmenter à 8 mg une fois par jour, selon l'état de la fonction rénale et à condition que la dose de 4 mg soit bien tolérée.

Les patients âgés doivent recevoir 2 mg une fois par jour pendant une semaine, puis 4 mg une fois par jour la semaine suivante. Par la suite, la dose peut être portée à 8 mg une fois par jour selon l'état de la fonction rénale (voir Tableau 1 «Ajustement de la dose en cas d'insuffisance rénale»). Il ne faut augmenter la dose que si la dose précédente a été bien tolérée.

Ajustement de la posologie en cas d'insuffisance rénale :

En cas d'insuffisance rénale, il faut fixer la posologie en fonction de la clairance de la créatinine, selon les modalités indiquées au Tableau 1 ci-dessous :

Tableau 1 : Ajustement de la posologie en cas d'insuffisance rénale

Clairance de la créatinine (ml/min)

Dose recommandée

ClCR ≥ 60

4 mg par jour

30 < ClCR < 60

2 mg par jour

15 < ClCR < 30

2 mg un jour sur deux

Patients sous hémodialyse*,

ClCR < 15

2 mg le jour de la dialyse

*L'élimination du périndoprilate lors d'une dialyse est de 70 ml/min. Les patients sous hémodialyse doivent prendre la dose après la séance de dialyse.

Ajustement de la posologie en cas d'insuffisance hépatique :

Aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire en cas d'insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Enfants et adolescents :

Du fait de l'absence de données concernant la tolérance et l'efficacité chez l'enfant et l'adolescent, l'utilisation du périndopril tert-butylamine n'est pas recommandée dans cette tranche d'âge.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·hypersensibilité à la substance active, à l'un des excipients listés en rubrique 6.1 ou à un autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC),

·antécédents d'dème de Quincke lors d'un traitement précédent par un IEC,

·dème angioneurotique héréditaire ou idiopathique,

·lassociation de PERINDOPRIL SANDOZ à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1),

·2ème et 3ème trimestres de la grossesse (cf. rubriques 4.4 et 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Coronaropathie stable

Si un épisode d'angor instable (majeur ou non) survient pendant le premier mois de traitement par le périndopril, il faut soigneusement évaluer le rapport bénéfice/risque avant de poursuivre le traitement.

Hypotension

Les IEC peuvent provoquer une diminution excessive de la pression artérielle. L'hypotension symptomatique est rare en cas d'hypertension non compliquée ; le risque d'hypotension est augmenté en cas d'hypovolémie induite par exemple par un traitement diurétique, un régime hyposodé, une dialyse, une diarrhée ou des vomissements et en cas d'hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). Une hypotension symptomatique a été observée chez des patients souffrant d'insuffisance cardiaque symptomatique, avec ou sans insuffisance rénale associée. Le risque est accru chez les patients atteints d'une insuffisance cardiaque sévère, attestée par l'utilisation de fortes doses de diurétiques de l'anse, une hyponatrémie ou une altération de la fonction rénale. Chez les patients encourant un risque élevé d'hypotension symptomatique, il faut étroitement surveiller l'instauration du traitement et les ajustements de la dose (voir rubriques 4.2 et 4.8). Les mêmes règles de prudence s'appliquent aux patients souffrant de cardiopathie ischémique ou de maladie vasculaire cérébrale, chez lesquels une réduction excessive de la pression artérielle pourrait aboutir à un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

S'il apparaît une hypotension, il faut installer le patient en décubitus dorsal et, au besoin, mettre en route une perfusion intraveineuse de soluté salé physiologique. Une réponse hypotensive transitoire ne constitue pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui est généralement possible sans difficulté une fois que la pression artérielle a augmenté sous l'effet du remplissage vasculaire.

Chez certains patients souffrant d'insuffisance cardiaque congestive avec pression artérielle normale ou basse, le périndopril peut provoquer une diminution supplémentaire de la pression artérielle systémique. Cet effet, prévisible, ne justifie généralement pas l'arrêt du traitement. Si l'hypotension devient symptomatique, une réduction de la dose ou l'arrêt du traitement par le périndopril peut être nécessaire.

Sténose des valves aortiques et mitrale/cardiomyopathie hypertrophique

Comme les autres IEC, le périndopril doit être administré avec prudence en cas de sténose de la valve mitrale et d'obstacle à l'éjection ventriculaire gauche, par exemple sténose aortique ou cardiomyopathie hypertrophique.

Insuffisance rénale

En cas d'altération de la fonction rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/min), il faut initialement adapter la dose de périndopril en fonction de la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2) puis en fonction de la réponse au traitement. Chez ces patients, il faut systématiquement surveiller la kaliémie et la créatininémie (voir rubrique 4.8).

En cas d'insuffisance cardiaque symptomatique, une hypotension secondaire à l'instauration du traitement par l'IEC peut provoquer une détérioration supplémentaire de la fonction rénale. Une insuffisance rénale aiguë, généralement réversible, a été signalée dans cette situation.

Chez certains patients présentant une sténose bilatérale de l'artère rénale ou une sténose de l'artère rénale sur rein unique on a constaté, sous traitement par un IEC, des augmentations de l'azotémie et de la créatininémie, généralement réversibles après l'arrêt du traitement. La probabilité de tels phénomènes est particulièrement élevée en cas d'insuffisance rénale préexistante. La présence concomitante d'une hypertension rénovasculaire augmente le risque d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale. Chez ces patients, il faut instaurer le traitement à faible dose, sous surveillance médicale étroite, et être prudent lors de l'augmentation ultérieure de la dose. Un traitement diurétique pouvant contribuer à ces anomalies, il faut arrêter le traitement diurétique et surveiller la fonction rénale pendant les premières semaines du traitement par le périndopril.

Des augmentations de l'urée et de la créatinine sanguine, généralement mineures et transitoires, ont été observées chez certains hypertendus sans antécédents apparents de maladie vasculaire rénale, surtout en cas d'administration simultanée de périndopril et d'un diurétique. Ce phénomène, plus fréquent en cas d'anomalies rénales préexistantes, peut exiger une réduction de la posologie et/ou l'arrêt du diurétique et/ou du périndopril.

Patients sous hémodialyse

Des réactions anaphylactoïdes ont été signalées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité et traités en même temps par un IEC. Chez ces patients, il faut envisager l'usage d'un autre type de membrane de dialyse ou d'un antihypertenseur appartenant à une classe différente.

Transplantation rénale

On n'a aucune expérience de l'utilisation du périndopril chez des patients ayant eu récemment une transplantation rénale.

Hypersensibilité/dème de Quincke

Un dème de Quincke touchant le visage, les extrémités, les lèvres, les muqueuses, la langue, la glotte et/ou le larynx a été signalé, rarement, chez des patients traités par des IEC, y compris le périndopril tert-butylamine (voir rubrique 4.8). Ce phénomène peut survenir à tout moment au cours du traitement. Dans ces cas, il faut immédiatement arrêter l'administration de périndopril tert-butylamine et instaurer une surveillance adéquate qui sera poursuivie jusqu'à la disparition totale des symptômes. Un dème limité au visage et aux lèvres disparaît généralement sans traitement, bien que des antihistaminiques se soient avérés utiles pour soulager ces symptômes.

Un dème de Quincke affectant le larynx peut être mortel. En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx exposant à un risque d'obstruction des voies aériennes, il faut rapidement instaurer un traitement d'urgence, qui peut comporter l'administration d'adrénaline et/ou des mesures visant à maintenir le dégagement des voies aériennes. Il faut étroitement surveiller le patient jusqu'à la disparition totale et définitive des symptômes.

Le risque d'dème de Quincke induit par un IEC peut être accru chez les patients qui ont des antécédents d'dème de Quincke non dû à un traitement par un IEC (voir rubrique 4.3).

Un angio-dème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n'était pas précédé d'un angio-dème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d'une chirurgie et les symptômes ont disparu à l'arrêt de l'IEC. L'angio-dème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC.

Utilisation concomitante dinhibiteurs de mTOR (par exemple : sirolimus, évérolimus, temsirolimus) :

Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent avoir un risque plus élevé dangio-dème (par exemple dème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).

Réactions anaphylactoïdes lors d'une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)

Dans de rares cas, des patients recevant des IEC au cours d'une aphérèse des LDL par adsorption sur sulfate de dextran ont présenté des réactions anaphylactoïdes engageant le pronostic vital. Ces réactions peuvent être évitées par la suspension temporaire du traitement par l'IEC avant chaque séance d'aphérèse.

Réactions anaphylactiques pendant une désensibilisation

Des patients recevant un IEC au cours d'une désensibilisation (par exemple venin d'hyménoptère) ont présenté des réactions anaphylactoïdes. Chez les mêmes patients, ces réactions ont pu être évitées par la suspension temporaire du traitement par l'IEC, mais elles se sont reproduites après réexposition accidentelle.

Insuffisance hépatique

Dans de rares cas, l'administration d'un IEC a été associée à un syndrome débutant par un ictère cholestatique et évoluant vers une hépatite nécrosante fulminante parfois mortelle. La physiopathologie de ce syndrome est inconnue. S'il apparaît un ictère ou une augmentation importante du taux des enzymes hépatiques sous traitement par un IEC, il faut arrêter le traitement et assurer une surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).

Neutropénie/agranulocytose/thrombopénie/anémie

Des cas de neutropénie/agranulocytose, thrombopénie et anémie ont été signalés chez des patients recevant un IEC. La neutropénie est rare chez les patients dont la fonction rénale est normale et qui ne présentent pas d'autres facteurs de complication. Des cas sporadiques d'anémie hémolytique ont été signalés chez des patients présentant un déficit congénital en G6-PD. Il faut utiliser le périndopril avec une extrême prudence chez les patients présentant une collagénose vasculaire, les patients recevant un traitement immunosuppresseur, de l'allopurinol ou du procaïnamide et s'il existe une association de ces facteurs de complication, en particulier en cas d'insuffisance rénale préexistante. Chez certains de ces patients, il est survenu des infections graves qui, dans quelques cas, n'ont pas répondu à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril est utilisé chez ces patients, une surveillance périodique de la numération leucocytaire est recommandée et il faut demander aux patients de signaler tout signe d'infection.

Origine ethnique

Les cas d'dème de Quincke induits par un IEC sont plus fréquents chez les patients noirs que chez les autres patients. Comme pour les autres IEC, l'effet antihypertenseur du périndopril peut être plus faible chez les patients noirs que chez les patients d'autres origines ethniques, peut-être parce que la prévalence de l'hypertension à rénine basse est plus élevée chez ces sujets.

Toux

Une toux a été rapportée sous traitement par des IEC. Cette toux présente les caractéristiques suivantes : toux non productive, persistante et disparaissant après l'arrêt du traitement. Lors du diagnostic étiologique d'une toux, il faut envisager une toux induite par un IEC.

Intervention chirurgicale/anesthésie

Chez les patients soumis à une intervention chirurgicale majeure ou recevant des anesthésiques hypotenseurs, le périndopril tert-butylamine peut inhiber la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatrice de rénine. Il faut donc interrompre le traitement la veille de l'opération. Une hypotension imputée à ce mécanisme peut être corrigée par un remplissage vasculaire.

Hyperkaliémie

Une augmentation de la kaliémie a été observée chez certains patients traités par un IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque d'hyperkaliémie sont les suivants : insuffisance rénale, diabète mal contrôlé et administration concomitante de diurétiques d'épargne potassique, d'un supplément potassique ou de substituts du sel contenant du potassium ou d'autres médicaments connus pour augmenter la kaliémie (par exemple héparine). Si l'administration concomitante des produits susmentionnés est jugée nécessaire, il faut régulièrement surveiller la kaliémie.

Diabétiques

Chez les diabétiques traités par un hypoglycémiant oral ou par l'insuline, il faut étroitement surveiller l'équilibre glycémique pendant le premier mois de traitement par un IEC (voir rubrique 4.5).

Lithium

L'administration simultanée de lithium et de périndopril n'est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Diurétiques d'épargne potassique, suppléments potassiques et substituts du sel contenant du potassium

L'administration simultanée de périndopril et de diurétiques d'épargne potassique, de suppléments potassiques et de substituts du sel contenant du potassium n'est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARAII) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARAII ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.

Les IEC et les ARAII ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse.

En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. (voir rubriques 4.3 et 4.6).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Diurétiques

Après l'instauration d'un traitement par un IEC, la diminution de la pression artérielle peut être excessive chez les patients sous traitement diurétique, en particulier en cas de déplétion volumique et/ou sodée. Il est possible de réduire les effets hypotenseurs en arrêtant le diurétique, en augmentant les apports liquidiens et sodés avant l'instauration du traitement par le périndopril et en utilisant ce dernier à une dose initiale faible, qui sera ensuite progressivement augmentée.

Diurétiques d'épargne potassique, suppléments potassiques et substituts du sel contenant du potassium

Bien que la kaliémie demeure généralement comprise dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par le périndopril. Les diurétiques d'épargne potassique (par exemple spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts du sel contenant du potassium peuvent significativement augmenter la kaliémie. L'association du périndopril aux produits susmentionnés n'est donc pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une administration conjointe est indiquée en raison d'une hypokaliémie prouvée, il faut être prudent et contrôler fréquemment la kaliémie.

Lithium

Des augmentations réversibles des taux sériques de lithium et des manifestations de toxicité du lithium ont été signalées lors de l'administration concomitante de lithium et d'un IEC. L'administration simultanée de diurétiques thiazidiques peut accentuer la toxicité du lithium et accroître le risque déjà augmenté par la prise d'IEC. Il n'est pas recommandé d'associer du périndopril au lithium, mais si une telle association s'avère indispensable il faut étroitement surveiller la lithiémie (voir rubrique 4.4).

Anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), y compris aspirine à une dose ≥3 g/jour

Les AINS peuvent atténuer l'effet antihypertenseur des IEC. De plus, les AINS et les IEC provoquent une augmentation additive de la kaliémie et peuvent conduire à une détérioration de la fonction rénale. Ces effets sont généralement réversibles, mais de rares cas d'insuffisance rénale aiguë sont possibles, surtout en cas d'altération préexistante de la fonction rénale, par exemple chez les patients âgés ou déshydratés.

Antihypertenseurs et vasodilatateurs

L'administration concomitante de ces produits peut accentuer l'effet hypotenseur du périndopril. L'utilisation concomitante de trinitrine ou d'autres dérivés nitrés ou d'autres vasodilatateurs peut induire une diminution supplémentaire de la pression artérielle.

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) avec les IEC, ARAII ou laliskiren

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion , dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Antidiabétiques

Des études épidémiologiques suggèrent que l'administration concomitante d'un IEC et d'antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut renforcer l'effet hypoglycémiant et par là favoriser l'hypoglycémie. Il semble que le risque de survenue de ce phénomène soit plus élevé au cours des premières semaines d'administration conjointe et en cas d'insuffisance rénale.

Acide acétylsalicylique, thrombolytiques, bêtabloquants, dérivés nitrés

Le périndopril peut être administré en même temps que de l'acide acétylsalicylique (utilisé à titre thrombolytique), des thrombolytiques, des bêtabloquants et/ou des dérivés nitrés.

Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques/anesthésiques

L'administration simultanée d'un IEC et de certains anesthésiques, antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques peut renforcer l'effet hypotenseur de l'IEC (voir rubrique 4.4).

Sympathomimétiques

Les sympathomimétiques peuvent atténuer les effets antihypertenseurs des IEC.

Or

Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissement et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections d'or (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.

Racécadotril

Les IEC (par exemple périndopril) sont connus pour causer des angio-dèmes. Ce risque peut être accru lors de lutilisation concomitante avec du racécadotril (médicament utilisé contre les diarrhées aiguës).

Inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus)

Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR peuvent avoir un risque plus élevé dangio-dème (voir rubrique 4.4).

Les antiacides peuvent diminuer la biodisponibilité du périndopril.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

L'utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie). (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition aux IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voute du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Allaitement

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation du périndopril tert-butylamine au cours de l'allaitement, PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

Toutefois, en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines, il faut tenir compte du fait que le traitement provoque parfois des sensations vertigineuses ou une fatigue.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Par convention, la fréquence des réactions indésirables énumérées ci-dessous est définie comme suit :

Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100) ; rare (≥1/10 000 à <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Fréquence indeterminée

Affections hématologiques et du système lymphatiques

Diminution de l'hémoglobine et de l'hématocrite, thrombopénie, leucopénie/neutropénie, agranulocytose ou pancytopénie. Une anémie hémolytique a été signalée chez des patients souffrant de déficit congénital en G6PDH, (voir rubrique 4.4).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5

Affections psychiatriques

Troubles de l'humeur ou du sommeil

Affections du système nerveux

Céphalées, sensations ébrieuses, vertiges, paresthésies

Affections oculaires

Troubles visuels

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Acouphènes

Affections cardiaques

Arythmie, angor et infarctus du myocarde, éventuellement dus à une hypotension excessive chez les patients exposés à un risque élevé (voir rubrique 4.4).

Affections vasculaires

Hypotension et effets liés à l'hypotension

Accident vasculaire cérébral, éventuellement dus à une hypotension excessive chez les patients exposés à un risque élevé (voir rubrique 4.4).

Vascularite

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux, dyspnée

Bronchospasme

Pneumopathie à éosinophiles, rhinite

Affections gastro-intestinales

Nausées, vomissements, douleur abdominale, dysgueusie, dyspepsie, diarrhée, constipation

Sécheresse de la bouche

Pancréatite

Affections hépatobiliaires

Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash, prurit

dème de Quincke du visage, des membres, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx, urticaire (voir rubrique 4.4

Aggravation du psoriasis

Erythème polymorphe

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Crampes musculaires

Affections du rein et des voies urinaires

Insuffisance rénale

Insuffisance rénale aiguë

Affections des organes de reproduction et du sein

Impuissance

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

Sueurs

Investigations (Examens biologiques)

Des augmentations de l'urée et de la créatinine sanguine ainsi qu'une hyperkaliémie réversibles après l'arrêt du traitement peuvent survenir, en particulier en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque sévère et d'hypertension rénovasculaire.

Dans de rares cas, on a signalé une augmentation du taux des enzymes hépatiques et de la bilirubine sanguine.

Essais cliniques

Pendant la phase randomisée de l'essai EUROPA, seuls les événements indésirables graves ont été recensés.

Quelques patients ont présenté des événements indésirables graves: 16 (0,3%) des 6 122 patients du groupe périndopril et 12 (0,2%) des 6 107 patients du groupe placebo. Dans le groupe périndopril, une hypotension a été observée chez 6 patients, un dème de Quincke chez 3 patients et un arrêt cardiaque brutal chez un patient. La proportion de patients qui ont arrêté le traitement en raison d'une toux, d'une hypotension ou d'une autre manifestation d'intolérance a été plus élevée dans le groupe périndopril que dans le groupe placebo [respectivement 6,0% (n=366) contre 2,1% (n=129)].

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Les données disponibles à propos du surdosage chez l'homme sont restreintes.

Un surdosage en IEC peut se manifester par les symptômes suivants : hypotension, choc circulatoire, troubles électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, sensations vertigineuses, anxiété et toux.

En cas de surdosage, le traitement recommandé consiste en une perfusion intraveineuse de soluté salé isotonique. En cas d'hypotension, le patient doit être placé en décubitus dorsal, les membres inférieurs surélevés (position antichoc). S'il est disponible, un traitement par perfusion d'angiotensine II et/ou des catécholamines intraveineuses peut également être envisagé. Le périndopril peut être éliminé de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4 «Mises en garde spéciales et précautions d'emploi, Patients sous hémodialyse»). La mise en place d'un stimulateur cardiaque est indiquée en cas de bradycardie réfractaire au traitement. Il faut surveiller en continu les signes vitaux, l'ionogramme sérique et les taux de créatinine.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe Pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de lEnzyme de Conversion (IEC) non associés - Code ATC : C09AA04

Le périndopril est un inhibiteur de l'enzyme qui convertit l'angiotensine I en angiotensine II (enzyme de conversion de l'angiotensine, ECA). L'enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de l'angiotensine I en angiotensine II (un vasoconstricteur) et induit également la dégradation de la bradykinine (un vasodilatateur) en un heptapeptide inactif. L'inhibition de l'ECA aboutit à une réduction du taux plasmatique d'angiotensine II, entraînant une augmentation de l'activité rénine plasmatique (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et une réduction de la sécrétion d'aldostérone. Comme l'ECA inactive la bradykinine, son inhibition aboutit aussi à une augmentation de l'activité des systèmes kallikréine-kinine circulants et locaux, ce qui active le système des prostaglandines. Ce mécanisme pourrait contribuer à l'effet hypotenseur des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (par exemple la toux).

Le périndopril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites n'inhibent pas l'activité de l'ECA in vitro.

Hypertension

Le périndopril est actif contre l'hypertension de tout degré de sévérité : légère, modérée et sévère ; il réduit la pression artérielle systolique et diastolique en décubitus et en orthostatisme.

Le périndopril réduit les résistances vasculaires périphériques, ce qui conduit à une diminution de la pression artérielle. En conséquence, le débit sanguin périphérique augmente, sans modification de la fréquence cardiaque.

Le débit sanguin rénal augmente généralement tandis que le débit de filtration glomérulaire (DFG) reste habituellement inchangé.

L'effet antihypertenseur est maximal 4 à 6 heures après la prise d'une dose unique et persiste pendant au moins 24 heures : l'effet au moment de la concentration minimale représente environ 87-100% de l'effet au moment du pic.

La diminution de la pression artérielle est rapide. Chez les répondeurs, une normalisation est obtenue en l'espace d'un mois et elle persiste sans développement d'une tachyphylaxie.

L'arrêt du traitement ne provoque pas d'augmentation «rebond» de la pression artérielle.

Le périndopril atténue l'hypertrophie ventriculaire gauche.

Il est établi que le périndopril a des propriétés vasodilatatrices chez l'homme. Il améliore l'élasticité des gros troncs artériels et diminue le rapport média/lumière des petites artères.

L'adjonction d'un diurétique thiazidique provoque une synergie additive. Un traitement associant un IEC et un diurétique thiazidique réduit aussi le risque d'hypokaliémie lié au traitement diurétique.

Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARAII) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).

Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARAII, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARAII ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

Insuffisance cardiaque

Le périndopril tert-butylamine réduit le travail cardiaque en provoquant une diminution de la précharge et de la post-charge.

Les études menées chez des patients souffrant d'insuffisance cardiaque ont démontré :

·une diminution des pressions de remplissage ventriculaire droite et gauche,

·une réduction des résistances vasculaires périphériques totales,

·une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de l'index cardiaque.

Dans les études comparatives, la première administration de 2 mg de périndopril tert-butylamine à des patients souffrant d'insuffisance cardiaque légère à modérée n'a induit aucune diminution significative de la pression artérielle, comparativement à un placebo.

Coronaropathie stable

L'étude EUROPA est un essai clinique multicentrique international, randomisé et contrôlé, mené en double insu comparativement à un placebo pendant 4 ans.

Cette étude a porté sur 12 218 patients âgés de plus de 18 ans, qui ont été affectés par randomisation à un groupe traité par 8 mg de périndopril (n=6 110) ou un groupe placebo (n=6 108).

Ces patients présentaient une coronaropathie sans signes cliniques d'insuffisance cardiaque. Globalement, 90% d'entre eux avaient des antécédents d'infarctus du myocarde et/ou d'intervention de revascularisation coronaire. La plupart des patients ont reçu le produit à l'étude en plus d'un traitement classique comprenant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêtabloquants.

Le principal critère d'efficacité était un critère composite comprenant la mortalité d'origine cardio-vasculaire, les infarctus du myocarde non-mortels et/ou les arrêts cardiaques réanimés avec succès. Le traitement par 8 mg de périndopril une fois par jour a induit une réduction absolue significative du critère principal de 1,9% (réduction de 20% du risque relatif, IC à 95% [9,4 ; 28,6] - p<0,001).

Chez les patients ayant des antécédents d'infarctus du myocarde et/ou de revascularisation, le périndopril a induit une réduction absolue de 2,2% du critère principal, correspondant à une réduction relative du risque de 22,4% (IC à 95% [12,0 ; 31,6] - p<0,001), comparativement au placebo.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Après administration orale, le périndopril est rapidement absorbé et sa concentration plasmatique atteint sa valeur maximale en l'espace d'une heure. La biodisponibilité est de 65 à 70%.

Environ 20% de la quantité totale de périndopril absorbée sont convertis en périndoprilate, le métabolite actif.

En sus du périndoprilate actif, il se forme 5 autres métabolites, tous inactifs.

La demi-vie plasmatique du périndopril est d'une heure. La concentration plasmatique maximale de périndoprilate est atteinte en l'espace de 3 à 4 heures.

Comme la prise d'aliments diminue la conversion du périndopril en périndoprilate et, donc, la biodisponibilité, il faut prendre le périndopril tert-butylamine par voie orale en une prise quotidienne unique, le matin, avant le petit déjeuner.

Le volume de distribution du périndoprilate non lié est d'environ 0,2 l/kg. Le taux de liaison aux protéines est faible (le taux de liaison du périndoprilate à l'enzyme de conversion de l'angiotensine est inférieur à 30%), mais dépend de la concentration.

Le périndoprilate est éliminé dans l'urine et la demi-vie de la fraction non liée est d'environ 3 à 5 heures. La dissociation du périndoprilate lié à l'enzyme de conversion de l'angiotensine conduit à une demi-vie d'élimination «efficace» de 25 heures, si bien que l'état d'équilibre est atteint en l'espace de 4 jours.

Aucune accumulation de périndopril n'est observée après administration répétée.

L'élimination du périndoprilate est diminuée chez les patients âgés et en cas d'insuffisance cardiaque ou rénale.

Une adaptation posologique est souhaitable en cas d'insuffisance rénale, en fonction du degré de sévérité de celle-ci (clairance de la créatinine).

Une dialyse élimine le périndoprilate de la circulation avec une clairance de 70 ml/min.

Les paramètres pharmacocinétiques du périndopril sont modifiés en cas de cirrhose : la clairance hépatique de la molécule-mère est diminuée de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée n'est pas réduite, si bien qu'aucun ajustement posologique n'est nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Dans les études de toxicité chronique menées par voie orale chez le rat et le singe, le rein est l'organe cible, avec des lésions réversibles.

Aucun effet mutagène n'a été observé dans les études menées in vitro ou in vivo.

Les études de toxicité sur la reproduction (menées chez le rat, la souris, le lapin et le singe) n'ont montré aucun signe d'embryotoxicité ou de tératogénicité. Il est cependant établi que les IEC, en tant que classe, exercent des effets indésirables aux derniers stades du développement ftal. Chez les rongeurs et le lapin, ces effets aboutissent à une mort ftale et à des anomalies congénitales : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité périnatale et postnatale ont été observées.

Les études de longue durée menées chez le rat et la souris n'ont pas montré de carcinogénicité.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Cellulose microcristalline, cellulose microcristalline silicifiée, polacriline potassique, dioxyde de silicone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium et hydroxypropyl-bêta-cyclodextrine.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.

A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

7, 10, 14, 15, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 90, 100, 112, 120 et 500 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 384 844 6 5 : 7 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 845 2 6 : 10 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 846 9 4 : 14 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 847 5 5 : 15 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 848 1 6 : 20 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 849 8 4 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 850 6 6 : 30 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 851 2 7 : 50 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 852 9 5 : 56 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 853 5 6 : 60 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 854 1 7 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 855 8 5 : 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 856 4 6 : 112 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 384 857 0 7 : 120 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 572 563 0 2 : 500 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

à compléter ultérieurement par le titulaire

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

à compléter ultérieurement par le titulaire

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 29/11/2016

Dénomination du médicament

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable

Périndopril tert-butylamine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d'autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.

Que contient cette notice ?

1. QU'EST-CE QUE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?

3. COMMENT PRENDRE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

1. QUEST-CE QUE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe Pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de lEnzyme de Conversion (IEC) non associés - Code ATC : C09AA04

Le périndopril appartient à une classe de médicaments appelés les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC). Ces derniers agissent en dilatant les vaisseaux sanguins, ce qui aide le cur à faire circuler le sang dans les vaisseaux.

Les comprimés de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable sont utilisés :

·pour le traitement de l'hypertension artérielle,

·pour le traitement de l'insuffisance cardiaque (situation dans laquelle le cur ne parvient pas à éjecter suffisamment de sang pour répondre aux besoins du corps),

·pour réduire le risque d'événements cardiaques tels que crises cardiaques chez les patients souffrant de maladie coronarienne stable (maladie dans laquelle l'apport de sang au cur est réduit ou bloqué) et ayant déjà eu une crise cardiaque et/ou une opération visant à améliorer l'apport de sang au cur, par une dilatation des vaisseaux qui alimentent le cur.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable :

·si vous êtes allergique (hypersensible) au périndopril ou à l'un des autres composants de ce médicament (listés en rubrique 6) ou à tout autre IEC,

·si vous avez présenté des symptômes tels que sifflements respiratoires, gonflement du visage, de la langue ou de la gorge, démangeaisons intenses, éruptions cutanées, évanouissement ou sensations vertigineuses lors d'un traitement antérieur par un IEC ou dans d'autres circonstances (ces troubles sont appelés «dème angioneurotique»),

·si vous avez une tendance au gonflement des tissus, héréditaire ou d'origine inconnue (dème angioneurotique héréditaire ou idiopathique),

·si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de laliskiren pour diminuer votre pression artérielle,

·si vous êtes enceinte depuis plus de 3 mois (Il est également préférable d'éviter de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable en début de grossesse, voir rubrique Grossesse et Allaitement).

Si vous pensez que vous êtes dans l'une des situations énumérées ci-dessus, ne prenez pas les comprimés. Consultez votre médecin et demandez-lui conseil.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin AVANT de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable :

·si vous êtes exposé(e) à une diminution excessive de la pression artérielle. Cela peut être le cas, entre autres, si vous souffrez d'insuffisance cardiaque, d'insuffisance rénale ou d'anomalies de l'équilibre hydro-électrolytique, par exemple parce que vous prenez des diurétiques (médicaments qui augmentent la production d'urine), vous suivez un régime pauvre en sel ou présentez des vomissements ou une diarrhée,

·si vous présentez un rétrécissement aortique (rétrécissement de la principale artère partant du cur), un rétrécissement mitral (rétrécissement du diamètre de la valvule mitrale dans le cur), une cardiomyopathie hypertrophique (maladie du myocarde) ou une sténose de l'artère rénale (rétrécissement du diamètre de l'artère apportant du sang au rein),

·si vous avez présenté des réactions d'hypersensibilité ou un gonflement tissulaire (dème angioneurotique) pendant un traitement par le périndopril ou par d'autres IEC. L'dème angioneurotique est plus fréquent chez les patients noirs que chez les patients d'autre origine ethnique,

·si vous avez un problème cardiaque,

·si vous avez un problème hépatique,

·si vous avez un problème rénal,

·si vous êtes traité(e) par dialyse,

·si vous souffrez d'une maladie du collagène telle que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie,

·si vous suivez un régime pauvre en sel ou utilisez des substituts du sel contenant du potassium,

·si vous souffrez d'un diabète mal compensé,

·si vous prenez lun des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

oun « antagoniste des récepteurs de langiotensine II » (ARAII) (aussi connu sous le nom de sartans par exemple valsartan, telmisartan, irbesartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète,

oaliskiren.

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ».

·si vous prenez lun des médicaments suivants, le risque dangio-dème est augmenté :

oracécadotril (utilisé pour traiter la diarrhée),

osirolimus, évérolimus, temsirolimus et autres médicaments appartenant à la classe des inhibiteurs de mTOR (utilisés pour éviter le rejet dorganes transplantés).

·si vous allaitez.

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d'utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique Grossesse).

Vous devez également prévenir votre médecin ou le personnel médical du fait que vous prenez PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable :

·si vous avez un épisode de douleur thoracique (angine de poitrine),

·si vous devez subir une anesthésie et/ou une opération,

·si vous avez récemment souffert de diarrhée ou de vomissements,

·si vous devez subir un traitement de désensibilisation pour réduire les effets d'une allergie aux piqûres d'abeilles ou de guêpes,

·si vous devez subir une aphérèse des LDL (élimination du cholestérol de votre sang à l'aide d'une machine),

·si votre pression artérielle n'est pas suffisamment diminuée en raison de votre origine ethnique (en particulier chez les patients noirs),

·si vous présentez une toux sèche persistante.

Enfants et adolescents

L'utilisation des comprimés de périndopril n'est pas recommandée chez l'enfant et ladolescent.

Autres médicaments et PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Vous devez en particulier consulter votre médecin si vous utilisez l'un des médicaments suivants, pour vous assurer que vous pouvez prendre en même temps du périndopril en toute sécurité :

·autres médicaments destinés au traitement de l'hypertension artérielle, y compris diurétiques (médicaments qui font uriner),

·diurétiques épargneurs de potassium (par exemple spironolactone, triamtérène ou amiloride), suppléments de potassium et substituts du sel contenant du potassium,

·médicaments destinés au traitement du diabète (insuline ou comprimés), dans le but de diminuer les taux sanguins de sucre,

·lithium pour le traitement de la manie ou de la dépression,

·médicaments utilisés pour le traitement de troubles psychiques tels que dépression, anxiété, schizophrénie ou autres psychoses,

·allopurinol utilisé pour le traitement de la goutte,

·immunosuppresseurs utilisés pour le traitement de maladies auto-immunes (par exemple polyarthrite rhumatoïde) ou après une transplantation,

·procaïnamide, médicament utilisé pour le traitement des troubles du rythme cardiaque,

·anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) utilisés pour le soulagement des douleurs, y compris aspirine (si la dose est égale ou supérieure à 3 g/jour),

·médicaments utilisés pour le traitement de la diminution de la pression artérielle, du choc ou de l'asthme (par exemple éphédrine, noradrénaline ou adrénaline),

·vasodilatateurs, y compris dérivés nitrés (médicaments qui dilatent les vaisseaux sanguins),

·héparine (un anticoagulant),

·sels dor (aurothiomalate de sodium) utilisés pour le traitement de larthrite,

·médicaments, qui sont le plus souvent utilisés pour traiter la diarrhée (racécadotril) ou pour éviter les rejets dorganes transplantés (sirolimus, évérolimus, temsirolimus et autres médicaments appartenant à la classe des inhibiteurs de mTOR). Voir la rubrique « Avertissements et précautions ».

Votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre dautres précautions :

·si vous prenez un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARAII) ou de laliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable » et « Avertissements et précautions »).

Si vous avez des doutes sur ces médicaments, consultez votre médecin.

Avant toute anesthésie ou opération, signalez à votre médecin ou dentiste le fait que vous prenez du périndopril car votre pression artérielle pourrait diminuer brutalement pendant l'anesthésie.

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable avec des aliments et boissons

Il est recommandé de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable avant un repas, avec une quantité suffisante de liquide (par exemple de l'eau), afin de réduire l'influence des aliments sur l'effet du médicament.

Si vous prenez PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable, il ne faut pas prendre de compléments alimentaires ou de substituts du sel contenant du potassium. Le taux sanguin de potassium risque de trop augmenter. De plus, la présence de beaucoup de sel (ordinaire, NaCl) dans les aliments peut réduire l'effet antihypertenseur de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez de contracter une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. Votre médecin vous recommandera normalement d'arrêter de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable avant d'être enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera de prendre un autre médicament à la place de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable. PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant.

Allaitement

Informez votre médecin si vous allaitez ou êtes sur le point de commencer à allaiter. PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable est déconseillé aux femmes qui allaitent et votre médecin pourrait choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est un nouveau-né ou un prématuré.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les effets sur l'aptitude à la conduite de véhicules et à l'utilisation de machines n'ont pas été étudiés.

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable n'affecte pas la vigilance, mais diverses réactions telles que sensations vertigineuses ou faiblesse, liées à la réduction de la pression artérielle, sont possibles chez certains patients, surtout au début du traitement et lors des augmentations de la dose. Si vous présentez de tels effets, votre aptitude à la conduite de véhicules ou à l'utilisation de machines peut être perturbée.

3. COMMENT PRENDRE PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable peut être utilisé seul ou en association avec d'autres médicaments qui diminuent la pression artérielle.

La posologie usuelle de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable est la suivante :

Hypertension artérielle :

En général, la dose initiale et la dose d'entretien sont de 4 mg une fois par jour, chez l'adulte. Au bout d'un mois, cette dose peut être augmentée à 8 mg par jour, qui est la dose maximale recommandée.

Si vous avez 65 ans ou plus, la posologie initiale est généralement de 2 mg une fois par jour. Au bout d'un mois, elle peut être augmentée à 4 mg par jour et, si nécessaire, à 8 mg par jour.

Insuffisance cardiaque :

Le traitement doit être entrepris sous surveillance médicale étroite, à la dose de 2 mg une fois par jour. Deux semaines plus tard, il est possible d'augmenter la dose à 4 mg par jour, si nécessaire.

Maladie coronarienne stable :

La posologie initiale usuelle est de 4 mg une fois par jour. Au bout de 2 semaines, la posologie peut être augmentée à 8 mg une fois par jour, à condition que la posologie de 4 mg soit bien tolérée.

Si vous avez 65 ans ou plus, la posologie initiale habituelle est de 2 mg une fois par jour. Au bout d'une semaine, elle peut être augmentée à 4 mg une fois par jour et ensuite, une semaine plus tard, à 8 mg une fois par jour.

Votre médecin pourra vous prescrire un examen de sang pour vérifier que vos reins fonctionnent normalement avant d'augmenter la posologie à 8 mg par jour.

En cas de perturbation de votre fonction rénale, votre médecin ajustera la posologie de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable.

Le traitement de ces maladies doit généralement être poursuivi à vie.

Prenez votre/vos comprimé(s) avec un verre d'eau, de préférence tous les jours à la même heure, le matin, avant le petit-déjeuner. Si vous prenez des diurétiques, il se peut que votre médecin en réduise la posologie ou vous les fasse arrêter au début de votre traitement par le périndopril.

Utilisation chez les enfants et les adolescents :

PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable nest pas recommandé chez l'enfant.

Si vous avez pris plus de PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable que vous nauriez dû :

Si vous avez pris un nombre excessif de comprimés, adressez-vous immédiatement au service des urgences de l'hôpital le plus proche ou à votre médecin. En cas de surdosage, le symptôme le plus probable est une diminution de la pression artérielle. S'il apparaît une importante diminution de la pression artérielle (se manifestant par des symptômes tels que sensations vertigineuses ou évanouissement), il faut vous allonger avec les jambes surélevées.

Si vous oubliez de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable :

Il est important que vous preniez votre médicament tous les jours. Toutefois, si vous avez oublié de prendre une ou plusieurs doses, prenez-en une dès que vous constatez l'oubli et ensuite continuez suivant les modalités prescrites. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose oubliée.

Si vous arrêtez de prendre PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable :

Si vous souhaitez arrêter de prendre ce médicament, consultez toujours votre médecin. Même si vous vous sentez bien, il peut être nécessaire de continuer à prendre ce médicament.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Ces effets indésirables sont peu fréquents (ils peuvent toucher jusquà un patient sur 100). Cependant, si vous remarquez l'un des effets indésirables suivants, consultez immédiatement votre médecin :

·gonflement du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge,

·difficultés respiratoires,

·sensations vertigineuses ou évanouissement,

·accélération anormale ou irrégularité des battements cardiaques.

Il s'agit de symptômes traduisant une réaction grave (dème angioneurotique), qui peut survenir avec tous les autres médicaments de ce type (IEC). Cette réaction exige un traitement immédiat, généralement en milieu hospitalier.

Autres effets indésirables possibles :

Fréquents (pouvant toucher jusquà un patient sur 10) :

·toux, essoufflement,

·sensation détourdissements par suite de la diminution de la pression artérielle (en particulier après la prise des premières doses, après augmentation de la dose ou en cas de traitement concomitant par des diurétiques),

·maux de tête, sensation vertigineuse, vertiges, fatigue, sensations de fourmillements et picotements, crampes musculaires, troubles visuels (par exemple vision floue, douleur oculaire), acouphènes (sensation de bourdonnements dans les oreilles),

·nausées, vomissements, douleur abdominale, modifications du goût, sensation d'indigestion, diarrhée, constipation,

·éruptions cutanées, démangeaisons.

Peu fréquents (pouvant toucher jusquà un patient sur 100) :

·modifications de l'humeur ou du sommeil,

·bronchospasme (sensation d'oppression thoracique, sifflements respiratoires et essoufflement),

·sécheresse de la bouche,

·troubles rénaux,

·Impuissance,

·sueurs.

Rare (pouvant toucher jusquà 1 patient sur 1000) :

·aggravation du psoriasis.

Très rares (pouvant toucher jusquà un patient sur 10 000) :

·confusion,

·troubles du rythme cardiaque, crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux (ces phénomènes ont été signalés sous traitement par des IEC, par suite d'une réduction de la pression artérielle),

·angine de poitrine (sensation d'oppression thoracique),

·pneumopathie à éosinophiles (type rare de pneumonie), rhinite (obstruction du nez ou écoulement nasal),

·pancréatite (inflammation du pancréas),

·hépatite (inflammation du foie),

·érythème polymorphe (réaction cutanée due à une allergie résultant de très nombreuses causes diverses),

·modifications du nombre de cellules sanguines : votre médecin pourra vous prescrire des examens de sang périodiques pour surveiller ce phénomène.

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

·hypoglycémie (faible taux sanguin de sucre),

·vascularite (inflammation des vaisseaux sanguins).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.

A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable   Retour en haut de la page

·La substance active est : Périndopril tert-butylamine

Chaque comprimé contient 4 mg de périndopril tert-butylamine, correspondant à 3,338 mg de périndopril.

·Les autres composants sont :

Cellulose microcristalline, cellulose microcristalline silicifiée, polacriline potassique, dioxyde de silicone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium et hydroxypropyl-bêta-cyclodextrine.

Quest-ce que PERINDOPRIL SANDOZ 4 mg, comprimé sécable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Les comprimés dosés à 4 mg de périndopril tert-butylamine sont blancs, ronds et biconvexes et portent une barre de cassure sur une face et la mention « 4 » sur lautre face. Le comprimé peut être fractionné en deux moitiés identiques.

Boîte de 7, 10, 14, 15, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 90, 100, 112, 120 et 500 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

Fabricant  Retour en haut de la page

LEK PHARMACEUTICALS D.D.

VEROVSKOVA 57

1526 LJUBLJANA

SLOVENIE

ou

LEK S.A.

UL. DOMANIEWSKA 50 C

02-672 VARSOVIE

POLOGNE

ou

SALUTAS PHARMA GMBH

OTTO-VON-GUERICKE-ALLEE 1

39179 BARLEBEN

ALLEMAGNE

ou

SALUTAS PHARMA GMBH

DIESELSTRASSE 5

70839 GERLINGEN

ALLEMAGNE

ou

LEK PHARMACEUTICALS D.D.

trimlini 2d

9220 lendava

SLOVENIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

à compléter ultérieurement par le titulaire

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

à compléter ultérieurement par le titulaire

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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