PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

source: ANSM - Mis à jour le : 31/03/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Pamidronate de sodium 6 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Excipient : hydroxyde de sodium

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution à diluer pour perfusion (solution stérile).

Solution incolore, limpide, exempte de particules visibles.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Traitement de l'hypercalcémie d'origine maligne.

·Prévention des complications osseuses (fractures pathologiques, compressions médullaires, irradiation ou chirurgie osseuse, hypercalcémie) chez des patients atteints de cancer du sein avec métastases osseuses ou myélomes multiples avec lésions osseuses, en complément du traitement spécifique de la tumeur.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Pour perfusion intraveineuse uniquement

Le pamidronate de sodium ne doit jamais être administré en bolus (voir rubrique 4.4). La solution doit être diluée avant utilisation (voir ci-dessous) et doit être perfusée lentement.

Pour les informations concernant la compatibilité avec les solutions pour perfusion, (voir rubrique 6.4).

La vitesse de perfusion ne doit pas excéder 60 mg/heure (1mg/min) et la concentration de pamidronate de sodium dans la solution pour perfusion ne doit pas excéder 90 mg/250ml.

Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale établie ou suspectée (par exemple ceux ayant une hypercalcémie d'origine maligne ou un myélome multiple), il est recommandé que la vitesse de perfusion n'excède pas 22 mg/heure (voir aussi "Insuffisance rénale").

La perfusion doit être posée dans une veine de taille suffisante afin de minimiser les réactions locales au point de perfusion.

Une dose de 90 mg doit normalement être diluée dans 250 ml d'une solution pour perfusion et perfusée pendant 2 heures. Cependant chez les patients atteints de myélome multiple et chez ceux atteints d'hypercalcémie d'origine maligne, il est recommandé de ne pas administrer plus de 90 mg dans 500 ml sur une durée de 4 heures.

Il n'y a pas d'expérience clinique de l'utilisation de ce produit chez l'enfant et l'adolescent (moins de 18 ans).

Hypercalcémie d'origine maligne :

Il est recommandé d'hydrater le patient avec une solution de chlorure de sodium 0,9% p/v avant et pendant le traitement.

La dose totale recommandée à utiliser pour une cure thérapeutique est fonction du chiffre de calcémie initiale.

Les indications suivantes découlent de données cliniques utilisant la calcémie non corrigée. Cependant, les posologies proposées sont également applicables pour des valeurs de calcémie corrigées en fonction de l'albuminémie ou de la protidémie chez des patients réhydratés.

Calcium sérique initial

Dose totale recommandée

(mmol/litre)

(mg %)

(mg)

Jusqu'à 3,0

Jusqu'à 12,0

15-30

3,0-3,5

12,0-14,0

30-60

3,5-4,0

14,0-16,0

60-90

>4,0

>16,0

90

La dose totale de pamidronate de sodium peut être administrée en une perfusion unique ou en plusieurs perfusions réparties sur 2 à 4 jours consécutifs.

La dose maximale par cure est de 90 mg que ce soit pour les cures initiales ou ultérieures.

Une diminution importante de la calcémie est généralement observée 24 à 48 heures après l'administration de pamidronate et la normalisation est obtenue normalement dans les 3 à 7 jours. Si la normalisation de la calcémie n'est pas obtenue dans ce délai, une autre dose peut être administrée. La durée de la réponse peut varier d'un patient à l'autre et le traitement peut être renouvelé lorsque l'hypercalcémie récidive.

L'expérience clinique actuelle suggère une diminution de l'efficacité thérapeutique en cas d'administration réitérée du produit.

Myélomes multiples de stade III

La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines.

Lésions ostéolytiques avec métastases osseuses associées au cancer du sein

La dose recommandée est de 90 mg toutes les 4 semaines. Cette dose peut être administrée aussi à des intervalles de 3 semaines pour coïncider avec la chimiothérapie si nécessaire.

Insuffisance rénale

Les études de pharmacocinétique indiquent qu'aucun ajustement thérapeutique n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale faible (clairance de la créatinine de 61 à 90 ml/min) à modérée (clairance de la créatinine de 30 à 60 ml/min) (voir rubrique 5.2. « Propriétés pharmacocinétiques »). Pour ces patients, le débit de perfusion ne doit pas excéder 90 mg/4 h (approximativement 22 mg/h).

Le pamidronate de sodium ne doit pas être administré aux patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30ml/min) sauf dans le cas d'une hypercalcémie d'origine tumorale engageant le pronostic vital où le bénéfice surpasse le risque potentiel (voir rubrique 4.4.).

Comme tous les autres biphosphonates I.V., le contrôle de la fonction rénale est recommandé avec mesure de la créatininémie avant chaque dose de pamidonate de sodium. Chez les patients recevant du pamidronate de sodium pour des métastases osseuses ou myélome multiple qui présentent une altération de la fonction rénale, le traitement par pamidronate de sodium doit être suspendu jusquà ce que la fonction rénale revienne à un niveau ne différent pas de plus de 10% de la valeur de base. Cette recommandation est basée sur une étude clinique, dans laquelle laltération de la fonction rénale était définie comme suit :

·chez les patients avec un taux initial de créatinine normal, augmenter de 0,5 mg/dL ;

·chez les patients avec un taux initial de créatinine anormal, augmenter de 1,0 mg/dL.

Insuffisance hépatique

Une étude pharmacocinétique montre quaucun ajustement de dose nest nécessaire chez les patients ayant une fonction hépatique anormale légère à modérée. Le pamidronate de sodium na pas été étudié chez les patients avec une détérioration sévère de la fonction hépatique, cest pourquoi, aucune recommandation ne peut être donnée pour ces patients (voir rubrique 4.4).

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Antécédents d'hypersensibilité au pamidronate, aux autres bisphosphonates ou à l'un des constituants du médicament.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Général

Le pamidronate doit être administré sous le contrôle d'un médecin disposant de l'équipement adapté à la surveillance des paramètres cliniques et biochimiques.

Ce produit apporte moins de 1 mmol de sodium (23 mg) pour la dose maximum (90 mg), soit essentiellement exempt de sodium.

Le pamidronate peut induire une irritation des yeux.

Le pamidronate ne doit jamais être perfusé en bolus car cela peut causer des réactions locales sévères, notamment des thrombophlébites. Le pamidronate doit toujours être dilué et administré en perfusion intraveineuse lente (voir rubrique 4.2).

Il est essentiel que le traitement initial d'une hypercalcémie d'origine tumorale comporte une réhydratation intraveineuse pour maintenir le débit urinaire. Les patients doivent être hydratés correctement pendant le traitement mais il faut éviter une sur-hydratation ; ceci est particulièrement important chez les patients recevant un traitement par des diurétiques. Chez les patients présentant une maladie cardiaque, en particulier chez les personnes âgées, une surcharge en solution saline peut accélérer le développement d'une insuffisance cardiaque (insuffisance ventriculaire gauche ou insuffisance cardiaque congestive). La fièvre (syndrome pseudo grippal) peut aussi contribuer à cette aggravation.

La surveillance de lhypercalcémie standard lié aux paramètres métaboliques incluant la calcémie et la phosphorémie doit être réalisée après linitiation du traitement par pamidronate de sodium.

Les patients ayant subi une chirurgie thyroïdienne sont particulièrement susceptibles de développer une hypocalcémie due à un hypoparathyroïdisme relatif.

Les patients avec une anémie, une leucopénie ou une thrombocytopénie doivent avoir un contrôle hématologique régulier.

Insuffisance rénale :

Le pamidronate ne doit pas être administré avec d'autres bisphosphonates. Si d'autres agents hypocalcémiants sont utilisés avec le pamidronate, il peut se produire une hypocalcémie importante.

Les biphosphonates, incluant le pamidronate de sodium ont été associés à des manifestations rénales toxiques comme une altération de la fonction rénale et potentiellement une insuffisance rénale. Une altération rénale progressive jusquà linsuffisance rénale et une dialyse ont été rapportés chez des patients après la dose initiale ou une dose unique de pamidronate de sodium. En cas d'altération de la fonction rénale pendant le traitement, la perfusion devra être arrêtée. L'altération de la fonction rénale (y compris une insuffisance rénale) a été rapportée après un traitement à long terme de pamidronate chez des patients ayant un myélome multiple. Cependant, compte tenu de la progression d'une maladie sous-jacente et/ou des complications concomitantes, aucune relation cause-effet n'a été établie avec le pamidronate. A cause du risque dune atteinte rénale cliniquement significative qui peut progresser en insuffisance rénale, les doses de pamidronate de sodium ne doivent pas excéder 90 mg et le temps de perfusion recommandé doit être observé (voir rubrique 4.2).

Le pamidronate de sodium est excrété sous forme inchangée par les reins (voir rubrique 5.2), le risque deffets indésirables rénaux peut donc être plus élevé chez les patients ayant une insuffisance rénale.

Le pamidronate de sodium ne doit pas être administré aux patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30ml/min) sauf dans le cas d'une hypercalcémie d'origine tumorale engageant le pronostic vital où le bénéfice surpasse le risque potentiel. Dans de tels cas, le pamidronate doit être administré avec précaution et la fonction rénale doit être soigneusement surveillée.

Les examens normaux de laboratoire (créatininémie et azote uréique du sang) et les paramètres cliniques de la fonction rénale doivent être évalués avant chaque injection de pamidronate de sodium en particulier chez les patients recevant fréquemment les perfusions de pamidronate sur une période prolongée et chez ceux ayant une altération préalable de la fonction rénale ou une prédisposition à des troubles rénaux (par exemple les patients ayant un myélome multiple et / ou une hypercalcémie d'origine maligne).

L'équilibre des liquides physiologiques (production d'urine, pesées quotidiennes) doit également être suivi attentivement.

Insuffisance hépatique

Lutilisation de pamidronate de sodium na pas été étudiée chez les patients ayant des problèmes hépatiques sévères, par conséquent aucune recommandation ne peut être donnée pour cette population (voir rubrique 4.2).

Supplémentation en calcium et vitamine D

En labsence dhypercalcémie, les patients présentant des métastases osseuses à prédominance lytique ou un myélome multiple avec un risque de carence en calcium ou en vitamine D doivent être supplémentés en calcium et en vitamine D par voie orale afin de minimiser le risque dhypocalcémie.

Ostéonécrose de la mâchoire

Une ostéonécrose de la mâchoire a été rapportée principalement chez des patients atteints d'un cancer et traités par les biphosphonates. Chez beaucoup de ces patients, le traitement comportait aussi une chimiothérapie ou des corticostéroïdes. La majorité des cas rapportés étaient associés à des interventions dentaires telles qu'une extraction dentaire. Beaucoup présentaient des signes d'infection localisée, y compris une ostéomyélite.

Lexpérience post-marketing et la littérature montrent une fréquence plus élevée dostéonécrose de la mâchoire selon le type de tumeur (cancer du sein avancé, myélome multiple) et létat dentaire (extraction dentaire, maladie parodontale, traumatisme local incluant lésions dues aux prothèses dentaires mal adaptées).

Les patients atteints de cancer doivent avoir une bonne hygiène dentaire et doivent avoir un examen dentaire avec des soins dentaires préventifs avant l'instauration d'un traitement par les biphosphonates

Au cours du traitement, ces patients devront éviter dans la mesure du possible toutes interventions dentaires invasives. Pour les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours d'un traitement par les biphosphonates, une chirurgie dentaire peut aggraver cette atteinte. Pour les patients nécessitant une intervention dentaire, il n'y a pas de donnée disponible suggérant que l'arrêt des biphosphonates diminuerait le risque d'ostéonécrose de la mâchoire. L'appréciation clinique du médecin traitant devrait orienter la prise en charge de chaque patient en se basant sur l'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.

Douleur musculo-squelettique

Lexpérience post-marketing de douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires sévères et occasionnellement incapacitante ont été rapportées chez les patients sous biphosphonates. Cependant, de tels rapports ne sont pas fréquents. Cette catégorie de médicament inclut le pamidronate de sodium pour perfusion. Le temps jusquà apparition des symptômes varie dun jour à plusieurs mois après le début de la prise du médicament. Les symptômes disparaissent chez la plupart des patients après arrêt du traitement. Certains dentre eux ont eu une recrudescence des symptômes après avoir été traités avec le même produit ou un autre biphosphonate.

Fractures atypiques du fémur

Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur nimporte quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusquau-dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou laine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. Larrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de lévaluation du bénéfice/risque pour le patient.

Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.

Le pamidronate n'est pas recommandé pendant la grossesse.

Il n'y a pas d'expérience clinique de l'utilisation du pamidronate chez l'enfant et l'adolescent (moins de 18 ans).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

L'utilisation concomitante d'autres biphosphonates, d'autres agents antihypercalcémiques et de la calcitonine peut conduire à une hypocalcémie avec symptômes cliniques (paresthésie, tétanie, hypotension).

Chez les patients atteints d'hypercalcémie sévère, le pamidronate a été utilisé en association avec la calcitonine et la mithramycine pour accélérer et potentialiser l'abaissement de la calcémie.

Le pamidronate, du fait de son affinité pour l'os, peut en théorie interférer avec la scintigraphie osseuse.

Le pamidronate a été administré avec d'autres produits antinéoplasiques sans qu'il y ait d'interactions significatives.

Le pamidronate de sodium doit être utilisé avec précaution sil est prescrit avec dautres médicaments potentiellement néphrotoxiques.

Chez les patients ayant un myélome multiple, le risque de dysfonctionnement rénal peut être augmenté lorsque le pamidronate de sodium est utilisé en association avec le thalidomide.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n'existe pas de données correspondantes sur l'administration de pamidronate chez les femmes enceintes. Il ny a pas de preuve équivoque dune tératogénicité chez l'animal. Le pamidronate peut conduire à un risque chez le ftus ou le nouveau-né par son action pharmacologique sur lhémostasie calcique.

Lorsqu'il est administré pendant toute la gestation chez lanimal, pamidronate est à l'origine de défauts de minéralisation osseuse, touchant principalement les os longs et se traduisant par des déformations angulaires.

Le risque potentiel chez l'homme est inconnu ; cest pourquoi le pamidronate ne doit pas être administré chez la femme enceinte sauf dans les cas dhypercalcémie engageant le pronostic vital.

Allaitement

Des données très limitées montrent des taux de pamidronate dans le lait maternel sous le seuil de détection. De plus, la biodisponibilité orale étant faible il est peu probable que le pamidronate soit absorbé totalement par le nourrisson allaité. Cependant, du fait de données insuffisantes et limpact important du pamidronate sur la minéralisation osseuse, lallaitement durant le traitement nest pas recommandé.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les patients doivent être avertis qu'une somnolence et/ou des vertiges peuvent, survenir après une perfusion de pamidronate et que, dans ce cas, ils ne doivent pas conduire de véhicules, utiliser des machines potentiellement dangereuses ou effectuer des activités pouvant être dangereuses à cause dune diminution de lattention.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets secondaires sont généralement modérés et transitoires.

Les effets les plus courants sont des hypocalcémies asymptomatiques, avec le syndrome pseudo grippal et une fièvre (une augmentation de la température corporelle de 1°C à 2°C qui peut durer jusqu'à 48 heures). La fièvre disparaît spontanément et ne nécessite pas de traitement. Des réactions pseudo grippales aiguës apparaissent le plus souvent à la première perfusion de pamidronate. L'hypocalcémie symptomatique est courante. Une inflammation locale des tissus mous au site d'injection peut survenir, en particulier à la plus forte dose. Occasionnellement des cas d'ostéonécrose touchant essentiellement la mâchoire ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Estimation de la fréquence: Très fréquente (≥1/10); fréquente (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), très rare (<1/10 000) ; inconnu (ne pouvant être estimé sur la base des données disponibles).

Les effets secondaires suivants ont été rapportés par les études cliniques et lexpérience post-marketing avec le pamidronate.

Infections et infestations :

Très rare :

Réactivation de Herpes simplex et Herpes zoster.

Troubles sanguins et lymphatiques :

Fréquent :

Anémie, thrombocytopénie, lymphocytopénie.

Très rare :

Leucopénie.

Troubles du système immunitaire :

Peu fréquent :

Réactions allergiques, réactions anaphylactiques, bronchospasme (dyspnée) dème de Quincke (angioneurotique).

Très rare :

Choc anaphylactique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Très fréquent :

Hypocalcémie, hypophosphatémie.

Fréquent:

Hypokaliémie, hypomagnésémie.

Très rare:

Hyperkaliémie, hypernatrémie.

Troubles du système nerveux :

Fréquent:

Hypocalcémie symptomatique (paresthésie, tétanie), maux de tête, insomnie, somnolence.

Peu fréquent :

Convulsions, agitation, vertiges, léthargie.

Très rare:

Confusion, hallucinations visuelles.

Troubles visuels :

Fréquent :

Peu fréquent :

Très rare:

Inconnu :

Conjonctivite.

Uvéite (iritis, iridocyclite).

Sclérite, épisclérite, xanthopsie.

Inflammation de lorbite.

Troubles cardiaques :

Très rare :

Inconnu :

Défaillance ventriculaire gauche (dyspnée, dème pulmonaire), insuffisance cardiaque congestive (dème) liée à une surcharge hydrique.

Fibrillation auriculaire.

Troubles vasculaires :

Fréquent :

Peu fréquent :

Hypertension.

Hypotension.

Troubles respiratoires et médiastinaux :

Très rare :

Syndrome de détresse respiratoire chez l'adulte, maladie interstitielle du poumon.

Troubles gastrointestinaux :

Fréquent :

Nausées, vomissements, anorexie, douleur abdominale, diarrhée, constipation, gastrite.

Peu fréquent :

Dyspepsie.

Troubles cutanés et sous-cutanés :

Fréquent :

Peu fréquent :

Rash.

Prurit.

Troubles du système musculo-squelettique et du tissu conjonctif :

Fréquent :

Douleur osseuse transitoire, arthralgie, myalgie, douleur généralisée.

Peu fréquent :

Crampe musculaire, ostéonécrose.

Troubles urinaires et rénaux :

Peu fréquent :

Rare :

Insuffisance rénale aigüe.

Glomérulosclérose segmentale focale incluant le collapsus, syndrome néphrotique.

Très rare :

Hématurie, détérioration d'une insuffisance rénale préexistante, trouble rénal tubulaire, néphrite tubulo-interstitielle, glomérulonéphropathie.

Troubles généraux et au site d'administration :

Très fréquent :

Fièvre et syndrome pseudo-grippal parfois accompagné de malaise, rigidité, fatigue et réactions vaso-motrices.

Fréquent :

Réaction au point d'administration (douleur, rougeur, tuméfaction, induration, phlébite, thrombophlébite).

Tests de laboratoire :

Fréquent :

Peu fréquent :

Augmentation de la créatininémie.

Bilan hépatique anormal, augmentation de l'urémie.

La survenue d'un grand nombre de ces effets indésirables peut être liée à la maladie sous-jacente.

Lors dun essai clinique comparant les effets de lacide zolédronique (4 mg) et du pamidronate (90 mg), le nombre de fibrillations auriculaires observées à titre deffets indésirables a été plus élevé dans le groupe pamidronate (12/556 ; 2,2%) que dans le groupe acide zolédronique (3/563 ; 0,5%). Précédemment, il avait été observé, dans un essai clinique conduit chez des patientes ménopausées atteintes dostéoporose, une augmentation du taux de fibrillations auriculaires classées comme effets indésirables graves chez les patientes traitées par lacide zolédronique par rapport au groupe placebo (1,3% versus 0,6%). Le mécanisme à lorigine de laugmentation des fibrillations auriculaires en association avec le traitement par lacide zolédronique et le pamidronate nest pas connu.

Au cours de lexpérience post-marketing les réactions suivantes ont été rapportées (fréquence occasionnelle): des cas d'ostéonécrose (touchant essentiellement la mâchoire) principalement chez des patients atteints de cancer traités par les biphosphonates. Beaucoup présentaient des signes d'infection locale dont une ostéomyélite. La majorité des cas concernait des patients cancéreux, à la suite d'extractions ou d'autres chirurgies dentaires. L'ostéonécrose de la mâchoire a de multiples facteurs de risques bien documentés comprenant le cancer, les thérapeutiques associées (par exemple chimiothérapie, radiothérapie, corticostéroïdes) et les co-morbidités (par exemple anémie, troubles de la coagulation, infections, maladies de la bouche préexistantes). Malgré l'absence de lien de causalité démontré, il est prudent d'éviter toute chirurgie dentaire tant que la guérison n'est pas établie de façon prolongée (voir rubrique 4.4). Les données montrent une fréquence plus élevée dostéonécrose de la mâchoire selon le type de tumeur (cancer du sein avancé, myélome multiple).

Au cours de lexpérience post-marketing, les réactions suivantes ont été rapportées (fréquence rare) : fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effets indésirables de classe des bisphosphonates).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Il n'y a pas d'information disponible sur un surdosage en pamidronate.

Les patients qui ont reçu des doses supérieures à celles recommandées sont à surveiller attentivement. En cas d'hypocalcémie importante entraînant une paresthésie, une tétanie et une hypotension, celle-ci peut être traitée par des perfusions de gluconate de calcium. Une hypocalcémie aiguë est peu probable sous pamidronate puisque la calcémie diminue progressivement pendant plusieurs jours après le traitement.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Médicaments agissant sur la minéralisation - Biphosphonate

Code ATC: M05BA03

Le pamidronate de sodium est un inhibiteur puissant de la résorption osseuse ostéoclastique. Il se lie fortement aux cristaux d'hydroxyapatite et inhibe in vitro la formation et la dissolution de ces cristaux. In vivo, l'inhibition de la résorption osseuse ostéoclastique pourrait être due à la liaison du médicament au minéral de l'os.

Le pamidronate empêche l'accession des précurseurs de l'ostéoclaste à l'os.

L'effet antirésorptif local et direct du biphosphonate lié à l'os semble cependant être le mode d'action prédominant in vitro et in vivo.

Les études expérimentales ont démontré que le pamidronate inhibe l'ostéolyse induite par la tumeur lorsqu'il est administré avant ou au moment de l'inoculation ou de la transplantation des cellules tumorales. Les modifications biochimiques reflétant l'effet d'inhibition du pamidronate disodique sur l'hypercalcémie d'origine maligne sont caractérisées par une diminution de la calcémie et de la phosphatémie puis par une diminution de la calciurie, phosphaturie et hydroxyprolinurie.

L'hypercalcémie peut provoquer une déplétion du volume de liquide physiologique extracellulaire et une réduction du taux de filtration glomérulaire (TFG). En contrôlant l'hypercalcémie, le pamidronate disodique améliore le TFG et diminue les taux élevés de créatininémie chez la plupart des patients.

Les essais cliniques chez des patients atteints d'un cancer du sein traité par chimiothérapie et principalement de métastases osseuses lytiques ou de myélome multiple de stade III avec lésions ostéolytiques associées ont montré que le pamidronate prévient ou retarde les complications osseuses (hypercalcémie, fractures, radiothérapie, chirurgie osseuse, compression médullaire) et diminue la douleur osseuse.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption :

Le pamidronate de sodium est administré par perfusion intraveineuse. Par définition, l'absorption est complète à la fin de la perfusion.

Distribution :

Les concentrations plasmatiques de pamidronate augmentent rapidement dès le début de la perfusion et chutent rapidement lorsque l'on arrête la perfusion. La demi-vie plasmatique apparente de distribution est d'environ 0,8 heures. Aussi, les niveaux d'équilibre apparent sont atteints lorsque les perfusions durent plus de 2 à 3 heures. Des pics plasmatiques d'environ 10 nmoles/ml de pamidronate sont obtenus après perfusion de 60 mg sur 1 heure et la clairance plasmatique apparente est d'environ 180 ml/min.

Le pourcentage de la dose retenu dans le corps après l'administration de chaque dose de pamidronate disodique est similaire chez l'animal et chez l'homme. L'accumulation de pamidronate dans l'os n'est donc pas limitée par sa capacité de liaison osseuse et dépend uniquement de la dose totale cumulée administrée.

Le pourcentage de pamidronate circulant lié aux protéines plasmatiques est relativement faible (environ 54 %) et augmente lorsque les concentrations de calcium atteignent des niveaux pathologiquement élevés.

Elimination :

Le pamidronate ne semble pas être éliminé par biotransformation. Après une perfusion intraveineuse, environ 20 à 55 % de la dose se retrouvent sous forme de pamidronate inchangé dans les urines au bout de 72 heures, le restant se répartissant entre les os et les tissus mous. Le pourcentage de pamidronate restant ne dépend pas de la dose (de 15 à 180 mg) et de la vitesse de perfusion (de 1,25 à 60 mg/h). A partir de l'élimination urinaire de pamidronate, on a pu observer deux phases de décomposition avec des demi-vies apparentes d'environ 1,6 et 27 heures. La clairance rénale apparente est d'environ 54 ml/min et il pourrait y avoir une corrélation entre la clairance rénale et la clairance de la créatinine.

Caractéristiques selon les patients :

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale même sévère, aucune accumulation plasmatique de pamidronate susceptible d'avoir une conséquence clinique n'a été observée. Aucun ajustement thérapeutique n'est nécessaire chez ces patients, quel que soit le degré de l'insuffisance rénale (cependant l'expérience chez les insuffisants rénaux sévères est limitée (voir rubriques 4.4. et 4.2).

Une étude pharmacocinétique conduite chez des patients cancéreux n'a pas montré de différence dans l'AUC plasmatique de pamidronate entre les patients à fonction rénale normale et les patients insuffisants rénaux légers à modérés. Chez les patient insuffisants rénaux sévères (clairance à la créatinine < 30 ml/min), l'AUC du pamidronate a été approximativement 3 fois plus importante que chez les patients à fonction rénale normale (clairance à la créatinine > 90 ml/min).

Les études pharmacocinétiques indiquent qu'aucun ajustement thérapeutique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale même sévère. Cependant, en l'absence de données supplémentaires, le débit de perfusion ne doit pas dépasser 22 mg/heure chez les insuffisants rénaux.

Les clairances hépatiques et métaboliques du pamidronate sont non significatives.

Les troubles de la fonction hépatique ne devraient donc pas influencer la pharmacocinétique du pamidronate. De ce fait, il y a peu de risques d'interactions médicamenteuses dues au métabolisme ou à la liaison protéique (voir « Distribution »).

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Chez les rates gestantes, le pamidronate traverse le placenta et saccumule dans les os du ftus, de la même façon quil a été observé chez lanimal adulte.

Il a été montré que le pamidronate augmentait le durée de la gestation et de la parturition chez les rates, entrainant une augmentation de la mortalité chez les nouveaux-nés.

Les hautes doses administrées en intraveineuse chez les rates ont été associées à une intoxication maternelle et à des anomalies du développement ftal (dème ftal, os plus courts) et à une réduction de lossification.

Ces effets sont probablement dus à la diminution de la calcémie maternelle.

Chez les lapines gestantes, une augmentation du taux de résorption, une réduction de lossification ont été observées mais sans effet tératogène à des doses intraveineuses provoquant une intoxication maternelle.

Dans les études chez lanimal, après administration par voie intraveineuse, des lésions tubulaires rénales sont les principaux effets nocifs conséquent du traitement.

Aucun effet cancérogène n'a été mis en évidence au cours d'études à long terme chez le rat et la souris.

Aucune activité génotoxique n'a été observée au cours des études de mutagenèse.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Mannitol, acide phosphorique, hydroxyde de sodium et eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Le pamidronate forme des complexes avec les cations divalents et ne doit pas être mélangé aux solutions intraveineuses contenant du calcium.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée dans du chlorure de sodium à 0,9% et dans du glucose à 5% pendant 24 heures à une température comprise entre +2°C et + 8°C.

D'un point de vue microbiologique, le produit dilué est à utiliser immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C sauf dilution réalisée en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Flacons en verre incolore de 60 mg/10 ml; boîte de 1 ou 4x1.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

A diluer avant l'administration.

Pour des informations sur la compatibilité avec des solutions de perfusion, voir rubrique 6.4.

La concentration de pamidronate de sodium dans la solution injectable ne doit pas excéder 90 mg/250 ml.

Seules des solutions pratiquement exemptes de particules peuvent être utilisées.

A usage unique. Toute solution non utilisée doit être jetée.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

HOSPIRA FRANCE

23-25 avenue du docteur lannelongue

75014 paris

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·381 698-9 ou 34009 381 698 9 8: 10 ml en flacon (verre): Boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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source: ANSM - Mis à jour le : 31/03/2017

Dénomination du médicament

PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Pamidronate de sodium

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

3. COMMENT UTILISER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

Médicaments agissant sur la minéralisation - Biphosphonate

Indications thérapeutiques

Le pamidronate de sodium Hospira fait partie d'un groupe de produits appelés biphosphonates. Son activité est due à sa fixation sur l'os et à la diminution de la destruction osseuse.

Le médicament est utilisé dans le but de faire baisser les taux élevés de calcium dans le sang provoqués par les tumeurs, et de réduire la perte osseuse pouvant survenir chez les patients atteints de certains types de cancer, comme le cancer du sein ou le myélome multiple.

Si vous n'êtes pas certain de la raison pour laquelle ce médicament vous est administré, interrogez votre médecin.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N'utilisez jamais PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion :

Si vous êtes allergique (hypersensible) au pamidronate de sodium, à l'un des excipients du PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA, ou aux bisphosphonates (le groupe auquel appartient PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA).

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions demploi

·si vous avez déjà eu des problèmes de thyroïde ;

·si vous avez une maladie des reins ;

·si vous avez des problèmes cardiaques ;

·si vous avez des problèmes sanguins (anémie, leucopénie (niveau bas de globules blancs) et thrombocytopénie (niveau bas de plaquettes) ;

·PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA peut provoquer une irritation des yeux ;

·PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA ne doit pas être utilisé chez l'enfant.

Informer votre médecin avant de prendre PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA, si vous avez ou avez eu une douleur ou un gonflement de la gencive et/ou de la mâchoire, un engourdissement de la mâchoire, si la mâchoire vous semble lourde ou si vous avez perdu une dent. Ceci pourrait être un symptôme d'ostéonécrose (mort du tissu osseux).

Informer votre médecin, si vos dents sont en mauvais état car ceci est un facteur de risque.

Si vous êtes actuellement traité par un dentiste, ou si vous allez avoir une intervention dentaire, dites à votre dentiste que vous prenez du PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA.

Au cours du traitement par PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA, votre médecin contrôlera votre réponse au traitement à intervalles réguliers.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

·ne pas administrer en même temps que d'autres biphosphonates (le groupe dont fait partie PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA) ou d'autres agents diminuant le taux de calcium dans le sang ;

·autres médicaments affectant les reins (votre médecin ou votre infirmier(ère) les connaîtront/connaîtra) ;

·thalidomide (utilisé dans le traitement de myélomes multiples).

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Il n'y a pas de données cliniques concernant l'utilisation pendant la grossesse de PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA, solution pour perfusion. Des études chez l'animal ont montré des effets nocifs sur la descendance (altérations du squelette). Le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu.

Si vous êtes enceinte, vous ne devez pas être traitée par du pamidronate sauf si un tel traitement est absolument nécessaire.

Lallaitement nest pas recommandé en cas de traitement par PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA, solution pour perfusion.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Si vous avez une sensation de somnolence ou de vertige, ne conduisez pas ou n'utiliser pas de machines qui requièrent une attention parfaite jusqu'à ce que cette sensation ait complètement disparue.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion:

Pamidronate de sodium Hospira contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose maximale (90 mg), c'est-à-dire est quasiment « sans sodium ».

3. COMMENT UTILISER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA doit être administré en perfusion intraveineuse (dans une veine) très lente, jamais en injection rapide.

Votre médecin décidera de la dose qui vous convient ainsi que du nombre et de la fréquence des perfusions dont vous avez besoin.

La perfusion peut durer entre une et plusieurs heures selon la dose.

La dose habituelle est comprise entre 15 mg et 90 mg.

Si vous souhaitez des informations complémentaires sur l'utilisation de ce produit, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Sans objet.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables les plus fréquents sont la diminution de la calcémie, un syndrome pseudo grippal avec fièvre (élévation de la température corporelle de 1°C à 2°C) qui survient au début du traitement et peut persister pendant 48 heures.

Certains patients ressentent une augmentation des douleurs osseuses rapidement après le début du traitement. Cela s'améliore habituellement en quelques jours. Si ce n'est pas le cas, parlez-en à votre médecin.

Les effets indésirables suivants sont très fréquents (survenant chez plus d'un patient sur 10) :

·Fièvre et syndrome pseudo-grippal, parfois accompagné d'une sensation de malaise, de rigidité, d'asthénie, de bouffées de chaleur.

·Baisse du taux de calcium et des phosphatases dans le sang.

Les effets indésirables suivants sont fréquents (survenant chez plus d'un patient sur 100) :

Diminution du nombre de globules blancs du sang (lymphocytopénie), anémie, réduction du nombre de plaquettes dans le sang (thrombocytopénie), diminution du taux de potassium et de magnésium dans le sang, maux de tête, insomnies, somnolence, nausées, sentiment dêtre malade, vomissements, diarrhée, constipation, maux destomac, perte dappétit, douleurs osseuses transitoires, douleurs des articulations, douleurs des muscles, spasmes musculaires, douleur généralisée, douleur, rougeur ou gonflement au point d'injection, veines sensibles ou douloureuses, parfois en même temps qu'un caillot de sang localisé, pression sanguine élevée, fourmillement dans les mains et les pieds, engourdissement, conjonctivite, rash, augmentation de la créatininémie (un test sanguin pour vérifier le fonctionnement des reins).

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents (survenant chez plus dun patient sur 1000) :

Réaction allergique, angiodèmebronchospasme,convulsions, agitation, vertige, léthargie, inflammation des yeux qui entraîne des douleurs et rougeurs, hypotension, maux destomac, indigestion, démangeaisons, crampes musculaires, mort du tissus osseux(ostéonécrose), bilan hépatique anormal, augmentation de lurée dans le sang / sérum, insuffisance rénale aigüe.

Votre professionnel de santé arrêtera immédiatement ladministration de PAMIDRONATE HOSPIRA si vous ressentez les symptômes dun angiooedème, tel quun gonflement du visage, de la langue ou du pharynx, difficulté à avaler, un urticaire ou des difficultés à respirer.

Les effets indésirables suivants sont rares (survenant chez plus d'un patient sur 1000):

Une fracture inhabituelle de los de la cuisse peut survenir rarement, particulièrement chez les patients traités au long cours pour ostéoporose. Contactez votre médecin si vous ressentez une douleur, une faiblesse ou un inconfort au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine car cela peut être un signe précoce dune possible fracture de los de la cuisse. Problème au niveau des reins

Les effets indésirables suivants sont très rares (survenant chez moins d'un patient sur 10 000) :

Dans de très rares cas, le médicament peut provoquer une réaction allergique grave chez certains patients. Les symptômes sont une oppression thoracique, une gêne respiratoire, une rougeur cutanée généralisée, un dème de la peau et des muqueuses, une chute soudaine de la tension artérielle.

Contactez immédiatement un médecin, à l'apparition de tels symptômes.

Réactivation d'un herpès, d'un bouton de fièvre ou d'un zona (réactivation du virus Herpes), diminution du nombre des globules blancs (leucopénie), augmentation du taux de potassium et de sodium dans le sang, confusion, insuffisance cardiaque, problèmes respiratoires, maladie des poumons, problème au niveau des reins (habituellement chez les patients ayant des antécédents rénaux), sang dans les urines, hallucinations visuelles (voir des choses qui n'existent pas), troubles de la vision/douleurs oculaires, inflammation des poumons entraînant une toux, des difficultés et une gêne respiratoire, choc anaphylactique (réaction allergique grave).

Les effets indésirables suivants sont de fréquence inconnue :

Un rythme cardiaque irrégulier (fibrillation auriculaire) a été rapporté chez des patients recevant du pamidronate. Il est actuellement non défini si le pamidronate est la cause de ce rythme cardiaque irrégulier. Veuillez prévenir votre médecin si vous ressentez des battements cardiaques irréguliers, lorsque vous êtes sous traitement par du pamidronate.

Rougeur autour des yeux.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion après la date de péremption mentionnée sur l'étiquette et sur la boîte après EXP.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée dans du chlorure de sodium à 0,9% et dans du glucose à 5% pendant 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C.

D'un point de vue microbiologique, le produit dilué est à utiliser immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C sauf dilution réalisée en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.

Les médicaments ne doivent être jetés ni dans les sanitaires ni dans le vide-ordures. Demander à votre pharmacien comment vous débarrasser des produits dont vous n'avez plus besoin. Ces mesures contribuent à protéger l'environnement.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

La substance active est:

Pamidronate de sodium 6 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Les autres composants sont:

Mannitol, acide phosphorique, hydroxyde de sodium et eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que PAMIDRONATE DE SODIUM HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de solution pour perfusion, stérile, limpide et incolore; boîte de 1 flacon.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

HOSPIRA FRANCE

23-25 avenue du docteur lannelongue

75014 paris

Exploitant

PFIZER PFE FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Fabricant

HOSPIRA UK LIMITED

QUEENSWAY

ROYAL LEAMINGTON SPA

WARWICKSHIRE

CV31 3RW,

ROYAUME UNI

OU

HOSPIRA ENTERPRISES B.V.

RANDSTAD 22-11

1316 BN ALMERE

PAYS-BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants:

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAfssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Administration:

Uniquement en perfusion intraveineuse.

Le pamidronate de sodium ne doit jamais être administré en bolus.

La solution doit être diluée avant utilisation et doit être perfusée lentement.

La concentration de pamidronate de sodium dans la solution pour perfusion ne doit pas excéder 90mg/250ml.

Seules des solutions limpides réellement exemptes de particules doivent être utilisées.

A usage unique. Toute solution inutilisée doit être éliminée.

Incompatibilités:

Le pamidronate forme des complexes avec les cations bivalents et ne doit pas être ajouté à des solutions intraveineuses contenant du calcium.

Stockage et conservation:

La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée dans du chlorure de sodium à 0,9% et dans du glucose à 5% pendant 24 heures à une température comprise entre +2°C et + 8°C.

D'un point de vue microbiologique, le produit dilué est à utiliser immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C sauf dilution réalisée en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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