OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 27/07/2010

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Oxaliplatine .. 5 mg

Pour 1 ml de solution reconstituée.

Flacon de 50 mg: chaque flacon contient 50 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 10 ml de solvant.

Flacon de 100 mg: chaque flacon contient 100 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 20 ml de solvant.

Flacon de 150 mg: chaque flacon contient 150 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 30 ml de solvant.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Poudre pour solution pour perfusion.

Poudre blanche à blanc cassé.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

En association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (AF), l'oxaliplatine est indiqué pour le:

·traitement adjuvant des cancers coliques de stade III (stade C de Dukes), après résection complète de la tumeur primitive,

·traitement des cancers colorectaux métastatiques.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et formé, ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, conformément à la politique de l'hôpital. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local (voir rubrique 6.6).

Posologie

RESERVE A L'ADULTE

La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m2 par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines pendant 12 cycles (6 mois).

La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers métastatiques colorectaux est de 85 mg/m2 par voie intraveineuse, répétée toutes les deux semaines.

La dose sera ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique 4.4).

L'administration de l'oxaliplatine doit toujours précéder celle des fluoropyrimidines, c'est -à-dire le 5-fluorouracile (5-FU).

L'oxaliplatine est administré en perfusion I.V. de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5 % afin d'obtenir une concentration entre 0,2 mg/ml minimum et 0,7 mg/ml (0,70 mg/ml étant la concentration la plus élevée autorisée en pratique clinique pour une dose d'oxaliplatine de 85 mg/m2).

L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les 2 semaines, un schéma contenant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé.

Populations particulières

·Insuffisants rénaux: L'oxaliplatine n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique 4.3). Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose recommandée (voir rubrique 4.4). Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients avec une faible altération de la fonction rénale.

·Insuffisants hépatiques Une étude de phase I incluant des patients présentant différents degrés d'insuffisance hépatique a montré que la fréquence et la sévérité des troubles hépato-biliaires semblaient corrélées à l'évolutivité de la maladie et aux anomalies initiales des explorations fonctionnelles hépatiques. Lors du développement clinique, aucun ajustement de la dose n'a été effectué chez les patients présentant des anomalies des fonctions hépatiques.

·Sujets âgés Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile chez les sujets de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé.

Mode d'administration

L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse.

L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation.

L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5%, afin d'obtenir une concentration de 0,2 mg/ml minimum, doit être perfusé soit par voie veineuse périphérique, soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures et toujours préalablement au 5-fluorouracile.

En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Instructions d'utilisation: voir rubrique 6.6.

Publicité
4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

·Allaitement.

·Myélosuppression avant le premier cycle de traitement (neutrophiles < 2 x 109/l et/ou plaquettes < 100 x 109/l).

·Neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement.

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

L'utilisation de l'oxaliplatine doit être réservée aux unités spécialisées dans l'administration de cytotoxiques et l'oxaliplatine doit être administré sous le contrôle d'un médecin qualifié dans l'utilisation des chimiothérapies anticancéreuses.

En raison d'informations limitées sur la tolérance chez les patients porteurs d'une altération modérée de la fonction rénale, le rapport bénéfices/risques pour le patient doit être convenablement évalué avant administration.

Dans cette situation, la fonction rénale doit faire l'objet d'une surveillance particulière et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité.

Les patients ayant des antécédents de manifestations allergiques à d'autres produits contenant du platine doivent faire l'objet d'une surveillance clinique particulière. En cas d'apparition de manifestations de type anaphylactique, interrompre immédiatement la perfusion et entreprendre un traitement symptomatique approprié. La ré-administration de l'oxaliplatine chez ces patients est contre-indiquée.

En cas d'extravasation, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique local habituel entrepris.

La tolérance neurologique de l'oxaliplatine doit faire l'objet d'une surveillance particulière, notamment en cas d'association avec des médicaments présentant une toxicité neurologique particulière. Un examen neurologique doit être pratiqué avant chaque administration puis périodiquement.

Chez les patients ayant présenté des dysesthésies pharyngolaryngées aiguës (voir rubrique 4.8), durant ou dans les heures suivant une perfusion de deux heures, l'administration ultérieure d'oxaliplatine s'effectuera sur une durée de six heures.

En cas de survenue de symptômes neurologiques (paresthésies, dysesthésies), l'adaptation recommandée de la dose d'oxaliplatine doit être effectuée en fonction de la durée et de la sévérité de ces symptômes:

·dans le cas où les symptômes durent plus de 7 jours et sont douloureux, la dose d'oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant).

·si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, la dose d'oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m2 (traitement de cancer métastasé) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant).

·si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu.

·lorsqu'une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l'interruption du traitement par oxaliplatine, sa reprise pourra être envisagé.

Les patients devront être avertis d'une persistance possible des symptômes de neuropathie sensitive périphérique après la fin du traitement. Après administration de l'oxaliplatine en traitement adjuvant, des paresthésies modérées locales ou des paresthésies interférant sur les activités fonctionnelles peuvent persister jusque 3 ans après l'arrêt du traitement.

La toxicité digestive de l'oxaliplatine, à type de nausées et vomissements, justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique 4.8).

Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile. Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés.

En cas d'atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 109/l ou plaquettes < 50 x 109/l), retarder l'administration du cycle suivant jusqu'au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme doit être pratiqué avant initiation d'un traitement par l'oxaliplatine ainsi qu'avant chaque nouveau cycle.

Les patients doivent être convenablement informés du risque de survenue de diarrhées/vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie, après l'administration d'oxaliplatine et de 5-flurorouracile, et doivent contacter en urgence leur médecin traitant afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée.

En cas de survenue de mucites/stomatites avec ou sans neutropénie, l'administration suivante sera reportée jusqu'à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/l.

L'oxaliplatine étant associé au 5-fluorouracile (avec ou sans acide folinique), les toxicités propres au 5-fluorouracile doivent faire l'objet des modifications de doses habituellement recommandées pour ce produit.

La survenue d'une diarrhée de grade 4, d'une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1,0 x 109/l), ou d'une thrombopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 109/l) nécessitera, en plus de l'adaptation de la dose de 5-fluorouracile, de réduire la dose d'oxaliplatine de 85 mg/m2 à 65 mg/m2 (traitement des cancers métastasés) ou 75 mg/m2 (traitement adjuvant).

En cas d'apparition d'anomalies des explorations fonctionnelles hépatiques ou d'hypertension portale ne résultant manifestement pas de métastases hépatiques, la survenue de troubles vasculaires hépatiques, très rares, doit être envisagée

Devant l'apparition de symptômes respiratoires inexpliqués, tels qu'une toux non productive, une dyspnée, des râles crépitants ou des infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu, jusqu'à ce que l'exploration pulmonaire ait éliminé une pneumopathie interstitielle (voir rubrique 4.8).

Pour l'utilisation pendant la grossesse, voir la rubrique 4.6.

Dans les études précliniques, des effets génotoxiques ont été observés avec l'oxaliplatine. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités par ce produit de ne pas engendrer d'enfant pendant le traitement et les 6 mois qui suivent, et de prendre les dispositions nécessaires pour la conservation de sperme avant le traitement, en raison des effets stérilisants possibles, et éventuellement irréversibles de l'oxaliplatine.

La survenue d'une grossesse étant déconseillée pendant le traitement par l'oxaliplatine, les femmes en âge de procréer devront utiliser une méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.6).

Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Chez des patients ayant reçu une dose unique de 85 mg/m2 d'oxaliplatine, immédiatement avant l'administration de 5-fluorouracile, aucune modification du niveau d'exposition au 5-fluorouracile n'a été observée.

In vitro, aucune variation significative de la fixation de l'oxaliplatine aux protéines plasmatiques n'a été observé avec les produits suivants: érythromycine, salicylés, granisétron, paclitaxel, valproate de sodium.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Aucune information sur la sécurité d'emploi de l'oxaliplatine n'est à ce jour disponible chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité de l'oxaliplatine sur la reproduction. L'oxaliplatine est donc déconseillé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes de contraception. L'utilisation d'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le ftus et avec son consentement.

Chez la femme, l'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement, et pendant 6 mois chez l'homme.

Le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant le traitement par l'oxaliplatine.

L'oxaliplatine peut avoir des effets stérilisants (voir rubrique 4.4).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude relative aux effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été effectuée. Toutefois, le traitement par l'oxaliplatine étant susceptible de provoquer des sensations vertigineuses, des nausées et vomissements, et d'autres symptômes neurologiques interférant sur la démarche et l'équilibre, il peut influencer de façon minime à modérée l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les événements indésirables les plus fréquents, en cas d'association avec le 5-fluorouracile/l'acide folinique (5-FU/AF) ont été de type digestif (diarrhée, nausées, vomissements et mucite), hématologique (neutropénie, thrombocytopénie) et neurologique (neuropathie sensitive périphérique aiguë et cumulée). Globalement, ces effets indésirables ont été plus fréquents et sévères sous oxaliplatine associé au 5-FU/AF que sous 5-FU/AF seul.

Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues d'études cliniques dans lesquelles l'oxaliplatine a été administré pour le traitement de cancers métastasés ou comme traitement adjuvant (incluant respectivement 416 et 1108 patients dans les groupes oxaliplatine + 5-FU/AF) et de rapports de pharmacovigilance.

Les fréquences de ce tableau sont définies selon la convention suivante: très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, ≤ 1/10), peu fréquent (> 1/1000, ≤ 1/100), rare (> 1/10000, ≤ 1/1000), très rare (≤ 1/10000) y compris cas isolés.

D'autres détails sont fournis après le tableau.

Tableau 1: Effets indésirables par classe de systèmes d'organes

Classe de systèmes d'organes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Infections et infestations

Infection

Neutropénie fébrile/ état infectieux neutropénique (neutropénie de grade 3,4 et infections documentées)* Rhinite, infection des voies respiratoires supérieures

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie, neutropénie, thrombocytopénie*

Thrombocytopénie immuno- allergique, anémie hémolytique

Leucopénie, lymphopénie*

Affections du système immunitaire

Allergie/réaction allergique2

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie

Déshydratation

Acidose métabolique

Troubles de la glycémie, hypokaliémie, anomalies de la natrémie

Affections psychiatriques

Dépression, insomnie

Nervosité

Affections du système nerveux

Neuropathie sensitive périphérique, céphalées Troubles sensoriels Dysgueusie

Sensations vertigineuses, névrite motrice, syndrome méningé

Dysarthrie

Affections oculaires

Conjonctivite, troubles de la vision

Baisse transitoire de l'acuité visuelle, anomalies du champ visuel Névrite optique

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Ototoxicité

Surdité

Affections vasculaires

Epistaxis

Hémorragies, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, rectorragie Bouffées vasomotrices

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée, toux

Douleur thoracique, hoquet

Pneumopathie interstitielle, fibrose pulmonaire**

Affections gastro- intestinales

Diarrhées, nausées, vomissements, stomatite / mucite, douleur abdominale, constipation

Dyspepsie, reflux gastro- sophagien

Iléus, obstruction intestinale

Colite, y compris diarrhée à Clostridium difficile

Pancréatite

Affections hépatobiliaires

Augmentation des phosphatases alcalines, hyperbilirubinémie, augmentation de la LDH, augmentation des enzymes hépatiques (SGPT/ALAT, SGOT/ASAT)

Maladie veino- occlusive du foie

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Affection cutanée, alopécie

Exfoliation cutanée (syndrome pieds-mains), éruption érythémateuse, hypersudation, atteinte unguéale

Affections musculo- squelettiques et systémiques

Dorsalgie

Arthralgie, douleur osseuse

Affections du rein et des voies urinaires

Dysurie, anomalies de la fréquence mictionnelle, augmentation de la créatinine, hématurie

Néphropathie tubulo- interstitielle aiguë

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fièvre3, fatigue, asthénie, douleur, prise de poids (traitement adjuvant) Réaction au site d'injection1

Perte de poids (traitement des cancers métastasés)

1L'extravasation peut provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique 4.4).

2Cas fréquents de réactions allergiques tels que rash cutané (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite. Réactions anaphylactiques fréquentes incluant des cas de bronchospasme, d'angidème, d'hypotension et de choc anaphylactique

3cas très fréquents de fièvre, d'origine infectieuse (associées ou non à une neutropénie) ou fièvres isolées de type immunologique.

*Voir rubrique détaillée ci-dessous.

**Voir rubrique 4.4.

Toxicité hématologique:

Tableau 2: Incidence par patient (%), par grade

Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m2 toutes les 2 semaines

Traitement des cancers métastasés

Traitement adjuvant

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Anémie

82,2

3

< 1

75,6

0,7

0,1

Neutropénie

71,4

28

14

78,9

28,8

12,3

Thrombocytopénie

71,6

4

< 1

77,4

1,5

0,2

Neutropénie fébrile

5,0

3,6

1,4

0,7

0,7

0,0

Infection neutropénique

1,1

0,7

0,4

1,1

0,6

0,4

Toxicité digestive:

Tableau 3: Incidence par patient (%), par grade

Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m2 toutes les 2 semaines

Traitement des cancers métastasés

Traitement adjuvant

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Nausées

69,9

8

< 1

73,7

4,8

0,3

Diarrhées

60,8

9

2

56,3

8,3

2,5

Vomissements

49,0

6

1

47,2

5,3

0,5

Mucite / Stomatite

39,9

4

< 1

42,1

2,8

0,1

La toxicité digestive de l'oxaliplatine, de type nausées et vomissements, justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif.

Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (voir rubrique 4.4). Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés.

Système nerveux:

La toxicité limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie périphérique sensitive caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95 % des patients traités. La durée de ces symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, s'accroît avec la répétition de ceux-ci.

La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite, selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose, voire l'arrêt du traitement (voir rubrique 4.4).

Cette gêne fonctionnelle, qui comprend des difficultés lors de l'exécution des gestes fins, est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m2 (soit 10 cycles) est d'environ 10%, et atteint 20 % pour une dose cumulée de 1020 mg/m2 (soit 12 cycles).

Dans la majorité des cas, la symptomatologie neurologique s'améliore ou disparaît complètement à l'arrêt du traitement. En traitement adjuvant du cancer colique, la symptomatologie est discrète ou inexistante 6 mois après l'arrêt du traitement chez 87 % des patients. Après 3 ans de suivi, environ 3 % des patients présentent encore des paresthésies localisées persistantes d'intensité modérée (2,3 %) ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles (0,5 %).

Des manifestations neurosensorielles aiguës ont été rapportées (voir rubrique 5.3). Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent en général par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypoesthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée survient chez 1% à 2% des patients et se caractérise par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée/sensation de suffocation sans signe objectif de détresse respiratoire (sans cyanose, ni hypoxie) ou par laryngospasmes ou bronchospasmes (sans stridor ou sifflement). Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible, même en l'absence de tout traitement. L'allongement de la durée de la perfusion dans les cycles suivants favorise la diminution de l'incidence de ce syndrome (voir rubrique 4.4). D'autres symptômes sont parfois observés: spasme de la mâchoire/spasmes musculaires/contractions musculaires - involontaires/secousses musculaires/myoclonies, troubles de la coordination/troubles de la marche/ataxie/troubles de l'équilibre, oppression/gêne/douleur laryngée ou thoracique. Des anomalies des nerfs crâniens peuvent accompagner ces troubles neurologiques ou apparaître de façon isolée et se manifester par une symptomatologie variée: ptose, diplopie, aphonie/dysphonie/raucité de la voix, parfois décrite comme une paralysie des cordes vocales, troubles de la sensibilité de la langue ou dysarthrie, parfois décrite comme une aphasie, névralgie du trijumeau/douleur faciale/douleur oculaire, diminution de l'acuité visuelle, anomalies des champs visuels.

D'autres symptômes neurologiques comme la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte ont été rapportés lors de traitements par l'oxaliplatine. Des cas isolés de névrites optiques ont été rapportés.

Réactions allergiques:

Tableau 4: Incidence par patient (%), par grade

Oxaliplatine et 5-FU/AF 85 mg/m2 toutes les 2

Traitement des cancers métastasés

Traitement adjuvant

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Tous grades

Grade 3

Grade 4

Réactions allergiques / allergie

9,1

1

< 1

10,3

2,3

0,6

Affections hépatobiliaires:

Des cas de maladie veino-occlusive du foie ou des manifestations pathologiques liées à ce type de troubles hépatiques, notamment une péliose hépatique, une hyperplasie nodulaire régénérative ou une fibrose périsinusoïdale ont été rapportés. Ces troubles peuvent se manifester cliniquement par une hypertension portale et/ou une élévation des transaminases.

Affections du rein et des voies urinaires:

Des néphropathies tubulo-interstitielles aiguës conduisant à une insuffisance rénale aiguë ont été observées.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Il n'y a pas d'antidote connu à l'oxaliplatine. En cas de surdosage, une exacerbation des effets indésirables peut être attendue. Une surveillance hématologique doit être instaurée, ainsi qu'un traitement symptomatique des autres toxicités.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique: Dérivés du platine, code ATC: L01XA03

L'oxaliplatine est un agent antinéoplasique, appartenant à une nouvelle classe de platine dans laquelle l'atome de platine est complexé avec un 1,2-diaminocyclohexane (« DACH ») et un groupe oxalate

L'oxaliplatine est un énantiomère unique, le cis-[oxalate (trans l-1,2-DACH) platine].

L'oxaliplatine présente un large spectre d'activité cytotoxique in vitro et antitumoral in vivo dans divers systèmes de modèles tumoraux y compris des modèles de cancer colorectal de l'homme. L'oxaliplatine s'est aussi montré efficace, in vitro et in vivo, dans différentes lignées résistant au cisplatine.

Une action cytotoxique synergique avec le 5-fluorouracile a été mise en évidence in vitro et in vivo.

Les études sur le mécanisme d'action, bien que celui-ci ne soit pas totalement élucidé, montrent que les dérivés hydratés résultant de la biotransformation de l'oxaliplatine interagissent avec l'ADN pour former des ponts intra- et inter-brins entraînant une interruption de la synthèse de l'ADN, cause de l'activité cytotoxique et antitumorale.

Chez les patients avec un cancer colorectal métastatique, l'efficacité d'oxaliplatine (85 mg/m2 répété toutes les deux semaines) en association avec le 5-fluorouracile/acide folinique (5-FU/AF) a été rapportée dans trois études cliniques:

·En traitement de 1ère intention, une étude comparative de phase III à 2 groupes (de Gramont, A et coll., 2000) a randomisé 420 patients entre un groupe 5-FU/AF seul (LV5FU2, N = 210) ou un groupe associant l'oxaliplatine et le 5-FU/AF (FOLFOX4, N = 210).

·Chez des patients prétraités, une étude comparative de phase III à trois groupes (Rothenberg, ML et coll., 2003) a randomisé 821 patients réfractaires à l'association irinotecan (CPT-11) + 5-FU/AF entre un groupe 5-FU/AF seul (LV5FU2, N = 275), l'oxaliplatine en monothérapie (N = 275) et l'association oxaliplatine/5-FU/AF (FOLFOX4, N = 271).

·Enfin, une étude non contrôlée de phase II (André, T et coll., 1999) a inclus des patients réfractaires au 5-FU/FA seul, qui ont été traités par l'association oxaliplatine/5-FU/AF (FOLFOX4, N = 57).

Les deux études cliniques randomisées en 1ère intention (de Gramont, A et coll.) et chez les patients prétraités (Rothenberg ML et coll.), ont montré un taux de réponse significativement supérieur et une prolongation de la survie sans progression (PFS)/temps jusqu'à progression (TTP) comparativement au traitement 5-FU/AF seul. Dans l'étude de Rothenberg et coll. effectuée chez des patients prétraités, la différence de survie globale médiane (OS) entre l'association oxaliplatine/5-FU/AF et le 5-FU/AF seul n'a pas atteint le seuil de signification statistique.

Tableau 5: Taux de réponse sous FOLFOX4 versus LV5FU2

Taux de réponse, % (IC 95 %) revue radiologique indépendante, analyse en ITT

LV5FU2

FOLFOX4

Oxaliplatine en monothérapie

Traitement de 1ère intention (de Gramont et coll., 2000) Evaluation de la réponse toutes les 8 semaines

22 (16-27)

49 (42-46)

NA*

Valeur P = 0,0001

Patients prétraités (Rothenberg et coll., 2003) (réfractaires au CPT-11 + 5-FU/AF) Evaluation de la réponse toutes les 6 semaines

0,7 (0,0-2,7)

11,1 (7,6-15,5)

1.1 (0,2-3,2)

Valeur de P = 0,0001

Patients prétraités (André, T. et coll., 1999) (réfractaires au 5-FU/AF) Evaluation de la réponse toutes les 12 semaines

NA*

23 (13-36)

NA*

*NA: Non applicable

Tableau 6: Survie médiane sans progression (PFS) / Durée médiane jusqu'à progression (TTP) sous FOLFOX4 versus LV5FU2

PFS/TTP médiane, mois (IC 95 %) revue radiologique indépendante, analyse en ITT

LV5FU2

FOLFOX4

Oxaliplatine en monothérapie

Traitement de 1ère intention (de Gramont et coll., 2000) (PFS)

6,0 (5,5-6,5)

8,2 (7,2-8,8)

NA*

P (log-des rangs) = 0,0003

Patients prétraités (Rothenberg et coll., 2003) (TTP) (réfractaires au CPT-11 + 5-FU/AF)

2,6 (1,8-2,9)

5,3 (4,7-6,1)

2.1 (1,6-2,7)

P (log-des rangs) = 0,0001

Patients prétraités (André, T. et coll., 1999) (réfractaires au 5-FU/AF)

NA*

5,1 (3,1-5,7)

NA*

*NA: Non applicable

Tableau 7: Survie globale (OS) médiane sous FOLFOX4 versus LV5FU2

OS médiane, mois (IC 95 %) analyse en ITT

LV5FU2

FOLFOX4

Oxaliplatine en monothérapie

Traitement de 1ère intention (de Gramont et coll., 2000)

14,7 (13,0-18,2)

16,2 (14,7-18,2)

NA*

Log-rank P = 0,12

Patients prétraités (Rothenberg et coll., 2003) (TTP) (réfractaires au CPT-11 + 5-FU/AF)

8,8 (7,3-9,3)

9,9 (9,1-10,5)

8,1 (7,2-8,7)

Log-rank P = 0,09

Patients prétraités (André, T. et coll., 1999) (réfractaires au 5-FU/AF)

NA*

10,8 (9,3-12,8)

NA*

*NA: Non applicable

Chez les patients prétraités (Rothenberg ML et coll., 2003), initialement symptomatiques, une amélioration significative des symptômes liés à la maladie a été constatée chez une proportion plus élevée de patients traités par oxaliplatine/5-FU/AF comparativement à ceux traités par 5-FU/AF seul (27,7 % vs. 14,6 %, p = 0,0033).

Chez les patients non prétraités (de Gramont A et coll., 2000), il n'a pas été trouvé de différence significative en termes de qualité de vie entre les deux groupes de traitement. Cependant, les scores de qualité de vie étaient généralement meilleurs dans le groupe témoin concernant l'état de santé globale et la douleur et moins bons dans le groupe oxaliplatine pour les nausées/vomissements.

Dans le cadre du traitement adjuvant, après résection complète de la tumeur primitive de cancer colique, l'étude comparative de phase III MOSAIC a randomisé 2246 patients (899 stade II / B2 Duke et 1347 stade III / C Duke) dans les groupes 5-FU/AF seul (LV5FU2, N=1123 (B2 / C = 448 / 675) ou oxaliplatine/5-FU/AF (FOLFOX4, N=1123 (B2 / C) = 451 / 672).

Tableau 8: Etude MOSAIC: survie sans maladie à 3 ans (analyse en ITT)* pour la population globale

Groupe de traitement

LV5FU2

FOLFOX4

Pourcentage de survie sans maladie à 3 ans (IC 95 %)

73,3 (70,6-75,6)

78,7 (76,2-81,1)

Rapport de risques (IC 95 %)

0,76 0,64-0,89

Test du log des rangs stratifié

P = 0,0008

*suivi médian jusqu'à 44,2 mois (tous les patients suivis pendant au moins 3 ans)

L'étude a démontré une survie sans maladie à 3 ans globalement supérieure dans le groupe oxaliplatine/5-FU/AF (FOLFOX4) que dans le groupe 5-FU/AF seul (LV5FU2).

Tableau 9: Etude MOSAIC: survie sans maladie à 3 ans (analyse en ITT)* en fonction du stade de la maladie

Stade de la maladie

Stade II (B2 selon la classification de Duke)

Stade III (C selon la classification de Duke)

Groupe de traitement

LV5FU2

FOLFOX4

LV5FU2

FOLFOX4

Pourcentage de survie sans maladie à 3 ans (IC 95 %)

84,3 (80,9-87,7)

87,4 (84,3-90,5)

65,8 (62,1-69,5)

72,8 (69,4-76,2)

Rapport de risques (IC 95 %)

0,79 (0,57-1,09)

0,75 (0,62-0,90)

Test du log des rangs stratifié

P = 0,151

P =0,002

*suivi médian jusqu'à 44,2 mois (tous les patients suivis pendant au moins 3 ans)

Survie globale (analyse en ITT)

Au moment de l'analyse de la survie sans maladie à 3 ans, qui constituait le principal critère d'évaluation de l'étude MOSAIC, 85,1 % des patients étaient encore vivants dans le groupe FOLFOX4, contre 83,8 % dans le groupe LV5FU2. On a donc observé une diminution globale du risque de mortalité de 10 % en faveur du FOLFOX4, qui n'a cependant pas atteint la signification statistique (rapport de risques = 0,90). Par rapport au stade de la maladie, les chiffres étaient respectivement de 92,2 % versus 92,4 % dans la sous-population de patients en stade II (B2 de Duke) (rapport de risques = 1,01) et 80,4 % versus 78,1 % dans la sous-population en stade III (C de Duke) (rapport de risques = 0,87), pour les groupes FOLFOX4 et LV5FU2.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Les propriétés pharmacocinétiques des différents métabolites actifs n'ont pas été déterminées. Les paramètres pharmacocinétiques du platine ultrafiltré, c'est-à-dire de l'ensemble des formes de platine non-conjugué, actif et inactif, après perfusion de deux heures de 130 mg/m2 d'oxaliplatine répétée toutes les 3 semaines pendant 1 à 5 cycles et de 85 mg/m2 d'oxaliplatine répétée toutes les 2 semaines pendant 1 à 3 cycles, sont présentés dans le tableau ci-dessous:

Tableau 10: Résumé des paramètres pharmacocinétiques du platine ultrafiltré estimé en ultrafiltrat après l'administration de doses multiples de 85 mg/m2 répétées toutes les 2 semaines ou de 130 mg/m2 répétées toutes les 3 semaines

Dose

Cmax

ASC0-48

ASC

t1/2α

t1/2β

t1/2γ

Vss

CL

µg/ml

µg.h /ml

µg.h /ml

h

h

h

l

l / h

85 mg/m2 moyenne

0,814

4,19

4,68

0,43

16,8

391

440

17,4

ET

0,193

0,647

1,40

0,35

5,74

406

199

6,35

130 mg/m2 moyenne

1,21

8,20

11,9

0,28

16,3

273

582

10,1

ET

0,10

2,40

4,60

0,06

2,90

19,0

261

3,07

Valeurs moyennes ASC0-48 et valeurs Cmax calculées sur le cycle 3 (85 mg/m2) ou sur le cycle 5 (130 mg/m2).

Valeurs moyennes ASC, Vss, CL et CLR0-48 calculées sur le cycle 1.

Valeurs Cfinale, Cmax, ASC, ASC0-48, Vss et CL calculées par une analyse non compartimentale.

t1/2α, t1/2β, t1/2γ: calculés par une analyse compartimentale (cycles1-3 combinés).

Au terme d'une perfusion de 2 h, 15% du platine administré sont retrouvés dans la circulation systémique, les 85% restants étant rapidement distribués dans les tissus ou éliminés dans les urines. La fixation irréversible aux hématies et dans le plasma est à l'origine, dans ces milieux, de demi-vies proches du temps de renouvellement naturel des hématies et de l'albumine sérique. Aucune accumulation du platine n'a été observée dans le plasma ultrafiltré après la perfusion de 85 mg/m2 toutes les 2 semaines ou de 130 mg/m2 toutes les 3 semaines et un état d'équilibre a été atteint au cycle 1 dans ce milieu; la variabilité inter- et intra-individuelle est, en général, faible.

In vitro, les métabolites résultent d'une dégradation non enzymatique et aucune biotransformation du cycle diaminocyclohexane (DACH) médiée par le cytochrome P450 n'a été mise en évidence.

L'oxaliplatine est fortement métabolisé chez l'homme; le produit intact n'est pas détectable dans le plasma ultrafiltré à la fin d'une perfusion de 2 h. Plusieurs métabolites cytotoxiques comprenant les formes monochloro-, dichloro- et diaquo-DACH platine et, à des temps plus tardifs, un nombre de métabolites inactivés ont été identifiés dans la circulation systémique.

Le platine est éliminé principalement dans les urines, la clairance étant prédominante dans les 48 heures suivant l'administration.

Au 5ème jour, environ 54 % de la dose sont retrouvés dans les urines et moins de 3 % dans les fèces

Une diminution significative de la clairance de 17,6 ± 2,18 l/h à 9,95 ± 1,91 l/h chez les insuffisants rénaux a été observée avec une diminution statistiquement significative du volume de distribution de 330 ± 40,9 à 241 ± 36,1 l. L'effet d'une insuffisance rénale sévère sur la clairance du platine n'a pas été étudié.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les organes cibles identifiés dans les espèces utilisées lors des études non cliniques (souris, rat, chien et/ou singe) à dose unique et à doses répétées comprenaient la moelle osseuse, l'appareil digestif, les reins, les testicules, le système nerveux et le cur. A l'exception du cur, les toxicités sur les organes cibles chez l'animal sont similaires à celles observées avec les autres platines et les autres cytotoxiques, qui interagissent avec l'ADN, utilisés dans le traitement des cancers chez l'homme. Des effets sur le cur, comprenant des anomalies électrophysiologiques avec une fibrillation ventriculaire létale, n'ont été observés que chez le chien. La cardiotoxicité est considérée comme spécifique au chien non seulement car elle n'a été observée que chez cette espèce, mais aussi parce que les doses similaires aux doses létales chez le chien (150 mg/m2) ont été bien tolérées chez l'homme. Les études non cliniques effectuées sur des neurones sensitifs de rats suggèrent que les symptômes neurosensoriels aigus dus à l'oxaliplatine pourraient être liés à une interaction avec les canaux Na+ voltages-dépendants.

L'oxaliplatine s'est avéré mutagène et clastogène sur des cellules de mammifère et a montré une toxicité embryo-ftale chez le rat. Bien qu'aucune étude du pouvoir carcinogène n'ait été réalisée, l'oxaliplatine est considéré comme étant probablement carcinogène.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Lactose monohydraté.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Le médicament dilué ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments dans la même poche ou la même tubulure de perfusion. A condition de respecter les instructions d'utilisation décrites dans la rubrique 6.6, l'oxaliplatine peut être administré avec l'acide folinique au moyen d'une tubulure en Y.

·NE PAS mélanger avec des médicaments ou des solutions alcalines, en particulier le 5-fluorouracile, les préparations à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres médicaments. Les solutions et les médicaments alcalins ont un impact néfaste sur la stabilité de l'oxaliplatine (voir rubrique 6.6).

·NE PAS reconstituer ou diluer l'oxaliplatine avec des solutions salines ou des solutions contenant des ions chlorures (notamment les chlorures de calcium, potassium ou sodium).

·NE PAS mélanger à d'autres médicaments dans la même poche ou la même tubulure de perfusion (voir rubrique 6.6. pour les instructions concernant l'administration simultanée avec l'acide folinique).

·NE PAS utiliser de matériel d'injection contenant de l'aluminium.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

4 ans.

Solution reconstituée dans le flacon d'origine:

La solution reconstituée doit être diluée immédiatement.

Solution pour perfusion après dilution:

Après dilution de la solution reconstituée dans une solution de glucose à 5 %, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.

Toutefois, du point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Médicament dans son emballage d'origine: Pas de précautions particulières de conservation.

Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué et dilué, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Flacon en verre incolore Type I, avec bouchons en élastomère de chlorobutyle.

Boîtes de 1 flacon contenant 50, 100 ou 150 mg d'oxaliplatine.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Comme pour tout agent potentiellement toxique, l'oxaliplatine doit être manipulé et préparé avec précaution.

Instructions concernant la manipulation

La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement.

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné, ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, en conformité avec la politique de l'hôpital. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Le personnel doit disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets.

Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques.

Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet (cf. ci-dessous la rubrique « Elimination des déchets »).

En cas de contact cutané avec la poudre, la solution reconstituée ou la solution à perfuser, éliminer immédiatement et soigneusement le produit avec de l'eau.

En cas de contact d'une muqueuse avec la poudre, la solution reconstituée ou la solution à perfuser, éliminer immédiatement et soigneusement le produit avec de l'eau

Précautions particulières d'administration

·NE JAMAIS utiliser de matériel d'injection contenant de l'aluminium.

·NE JAMAIS administrer non dilué.

·Seule une solution pour perfusion de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée pour la dilution.

·NE JAMAIS reconstituer ou diluer avec du chlorure de sodium ou une solution contenant des chlorures

·NE JAMAIS administrer en extravasculaire.

·NE JAMAIS mélanger avec d'autres médicaments dans la même poche de perfusion ni administrer simultanément par la même ligne de perfusion

·NE JAMAIS mélanger avec des solutions ou des médicaments alcalins, en particulier le 5-fluorouracile, les préparations à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres médicaments Les solutions ou médicaments alcalins ont un impact néfaste sur la stabilité de l'oxaliplatine.

Instructions concernant l'utilisation avec l'acide folinique (sous forme de folinate de calcium ou de folinate disodique)

La solution pour perfusion intraveineuse d'oxaliplatine à 85 mg/m2 dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être administrée en même temps que la solution pour perfusion intraveineuse d'acide folinique dans une solution de glucose à 5%, en 2 à 6 heures, au moyen d'une tubulure en Y placée juste avant le site de perfusion.

Ces deux médicaments ne doivent pas être mélangés dans la même poche de perfusion. L'acide folinique ne doit pas contenir de trométamol à titre d'excipient et ne doit être dilué que dans une solution isotonique de glucose à 5 % mais jamais dans des solutions alcalines ou des solutions de chlorure de sodium ou contenant des chlorures.

Instructions concernant l'utilisation avec le 5-fluorouracile

L'oxaliplatine doit toujours être administré avant les fluoropyrimidines, c'est-à-dire le 5-fluorouracile.

Une fois l'oxaliplatine administré, rincer la tubulure et perfuser le 5-fluorouracile.

Pour des informations supplémentaires sur les médicaments pouvant être associés à l'oxaliplatine, voir les résumés correspondants des caractéristiques du produit, édités par les fabricants.

Toute solution reconstituée présentant des signes de précipitation ne doit pas être administrée et doit être détruite conformément aux normes locales en vigueur relatives à la mise au rebut des déchets à risque (voir ci-dessous).

Reconstitution de la solution à partir de la poudre

·L'eau pour préparations injectables ou une solution de glucose à 5 % (50 mg/ml) doivent être utilisées pour reconstituer la solution.

·Pour un flacon de 50 mg: ajouter 10 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

·Pour un flacon de 100 mg: ajouter 20 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

·Pour un flacon de 150 mg: ajouter 30 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

Procéder à une vérification visuelle avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particules visibles peuvent être utilisées.

Ce médicament est destiné à un usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée (voir « Elimination des déchets » ci-dessous).

Dilution avant perfusion

Extraire la quantité nécessaire de la solution reconstituée à partir du (des) flacon(s) puis diluer dans 250 ml à 500 ml de solution de glucose à 5 % afin d'obtenir une concentration d'oxaliplatine comprise entre 0,2 mg/ml minimum et 0,7 mg/ml, fourchette de concentrations pour laquelle la stabilité physicochimique de l'oxaliplatine a été démontrée.

Administrer par perfusion intraveineuse.

Après dilution dans du glucose à 5 %, la stabilité physicochimique a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre 2 à 8°C.

Du point de vue microbiologique, cette solution pour perfusion doit toutefois être utilisée immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

Procéder à une vérification visuelle avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particules peuvent être utilisées.

Le médicament est destiné à un usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée.

NE JAMAIS utiliser de solution de chlorure de sodium ni pour la reconstitution ni pour la dilution de la solution. La compatibilité de la solution pour perfusion d'oxaliplatine a été vérifiée avec des dispositifs d'administration représentatifs en PVC.

Perfusion

L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas de préhydratation.

L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5 %, afin d'obtenir une concentration de 0,2 mg/ml minimum, doit être perfusé soit par voie veineuse périphérique, soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures. Lorsque l'oxaliplatine est administré avec du 5-fluorouracile, la perfusion d'oxaliplatine doit précéder celle de 5-fluorouracile.

Elimination des déchets

Tout produit non utilisé ainsi que le matériel utilisé pour la reconstitution, la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures classiques hospitalières relatives aux agents cytotoxiques suivant les dispositions légales en vigueur sur l'élimination des déchets toxiques.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MEDAC GmbH

FEHLANDTSTRASSE 3

20354 HAMBOURG

ALLEMAGNE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·570 432-6 ou 34009 570 432 6 1: poudre (contenant 50 mg d'oxaliplatine) en flacon (verre). Boîte de 1.

·570 433-2 ou 34009 570 433 2 2: poudre (contenant 100 mg d'oxaliplatine) en flacon (verre). Boîte de 1.

·572 154-3 ou 34009 572 154 3 9: poudre (contenant 150 mg d'oxaliplatine) en flacon (verre). Boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 27/07/2010

Dénomination du médicament

OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion

Oxaliplatine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient sérieux ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?

3. COMMENT UTILISER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

Classe pharmacothérapeutique: Dérivés du platine, code ATC: L01XA03

Indications thérapeutiques

Oxaliplatine medac est un médicament anticancéreux, qui contient du platine. Il est indiqué dans le traitement du cancer du gros intestin (traitement du cancer du côlon de stade III après résection complète de la tumeur primitive, traitement du cancer du côlon ou du rectum métastasé).

Oxaliplatine medac est utilisé en association à d'autres médicaments anticancéreux, le 5-fluorouracile et l'acide folinique.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Vous ne devez pas recevoir Oxaliplatine medac:

·si vous êtes allergique (hypersensible) à l'oxaliplatine ou l'un des autres composants contenus dans Oxaliplatine medac,

·si vous allaitez,

·si votre nombre de cellules sanguines est déjà réduit,

·si vous avez des picotements ou un engourdissement des doigts et/ou orteils, et avez des difficultés à effectuer des gestes fins, comme boutonner des vêtements,

·si vous souffrez de problèmes rénaux sévères.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec Oxaliplatine medac:

·si vous avez des antécédents de réaction allergique à des médicaments contenant du platine, comme le carboplatine, le cisplatine,

·si vous souffrez de problèmes rénaux modérés,

·si vous présentez un engourdissement ou des picotements des doigts ou des orteils, ou des difficultés à avaler Ces symptômes peuvent persister pendant des durées allant jusqu'à 3 ans après la fin du traitement et ne sont parfois pas réversibles. Votre médecin effectuera régulièrement un examen neurologique, notamment si vous recevez d'autres médicaments susceptibles d'avoir des effets sur les nerfs,

·si vous souffrez de diarrhées, nausées ou vomissements persistants ou sévères,

·si vous avez des ulcérations au niveau des lèvres ou des aphtes buccaux,

·si vous présentez des saignements anormaux ou des ecchymoses («bleus») ou bien des signes d'infection (comme un mal de gorge ou de la fièvre) Comme l'oxaliplatine diminue le nombre de cellules sanguines, une surveillance régulière de la numération-formule sanguine est nécessaire,

·si vous souffrez de symptômes respiratoires inexpliqués comme une toux non productive, des difficultés à respirer ou des râles crépitants,

·si vous recevez également du 5-fluorouracile, en raison du risque accru de diarrhées, vomissements, aphtes et anomalies sanguines,

·si vous ressentez une sensation de gêne au site d'injection pendant la perfusion (fuite possible dans les tissus environnants).

Interactions avec d'autres médicaments

Prise / utilisation d'autres médicaments

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

L'oxaliplatine est déconseillé si vous êtes enceinte. Si vous pouvez être enceinte, vous devez utiliser une méthode de contraception efficace. En cas de survenue de grossesse en cours de traitement, informez immédiatement votre médecin. L'utilisation de méthodes de contraception appropriées devra être poursuivie pendant 4 mois après l'arrêt du traitement chez une femme, et pendant 6 mois chez un patient de sexe masculin.

L'allaitement est déconseillé pendant le traitement par l'oxaliplatine.

L'oxaliplatine peut avoir des effets stérilisants, qui peuvent être irréversibles. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités par l'oxaliplatine de ne pas engendrer d'enfant pendant le traitement et les 6 mois qui suivent, et de prendre les dispositions nécessaires pour la conservation de sperme avant le traitement.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines:

Le traitement par l'oxaliplatine étant susceptible d'augmenter le risque de sensations vertigineuses, nausées et vomissements, et d'autres symptômes neurologiques interférant sur la démarche et l'équilibre, il peut influencer de façon minime à modérée l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

L'usage d'Oxaliplatine medac est réservé à l'adulte.

Oxaliplatine medac vous sera prescrit par un spécialiste en traitement anticancéreux. Ce médicament sera administré sous surveillance médicale.

Ce médicament vous sera administré par voie veineuse en perfusion de 2 à 6 heures. La solution à injecter sera reconstituée en mélangeant la poudre avec de l'eau pour préparations injectables ou une solution de glucose à 5 %. Cette solution reconstituée sera ensuite diluée dans du glucose à 5 %.

La solution d'Oxaliplatine medac sera reconstituée par un professionnel de santé.

La posologie d'Oxaliplatine medac est fondée sur votre surface corporelle, calculée à partir de votre taille et de votre poids.

A titre indicatif, la dose recommandée chez l'adulte (y compris le sujet âgé) est de 85 mg/m2 de surface corporelle toutes les deux semaines, avant la perfusion des autres médicaments anticancéreux.

La posologie que vous recevrez dépendra également des résultats de vos analyses sanguines et des effets indésirables éventuels que vous avez déjà présentés sous Oxaliplatine medac.

La durée du traitement sera déterminée par votre médecin.

Il durera au maximum 6 mois après résection complète de la tumeur primitive.

Votre médecin veillera à vous administrer une posologie adaptée à votre maladie. En cas de surdosage, les effets indésirables peuvent être plus importants. Votre médecin pourra alors vous administrer un traitement symptomatique.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Sans objet.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, Oxaliplatine medac est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tous n'y soient pas sujets. Si vous présentez des effets indésirables, il est essentiel d'en informer votre médecin avant le traitement suivant.

Avertissez immédiatement votre médecin si vous constatez l'un des symptômes suivants:

·diarrhées ou vomissements persistants ou sévères,

·stomatite/mucite (ulcérations au niveau des lèvres ou aphtes buccaux),

·gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la gorge,

·symptômes respiratoires inexpliqués comme une toux non productive, des difficultés à respirer ou des râles crépitants,

·difficultés à avaler,

·engourdissements ou picotements au niveau des doigts ou des orteils,

·fatigue extrême,

·saignements anormaux ou ecchymoses (« bleus »),

·signes d'infection, comme un mal de gorge ou une fièvre,

·sensation de gêne au niveau du site d'injection pendant la perfusion.

Effets indésirables très fréquents (observés chez plus de 1 patient sur 10):

·Atteinte des nerfs se manifestant par une faiblesse, des picotements ou un engourdissement au niveau des doigts, des orteils, autour de la bouche ou dans la gorge, parfois accompagnés de crampes. Ces manifestations sont souvent déclenchées par l'exposition au froid, par exemple l'ouverture d'un réfrigérateur ou le contact avec une boisson froide. Vous pourrez également avoir des difficultés à effectuer des gestes précis, comme boutonner des vêtements. Même si ces symptômes disparaissent dans la plupart des cas, ils peuvent parfois persister après la fin du traitement.

·Certaines personnes ont éprouvé une impression désagréable de picotements en abaissant les bras ou le torse, lorsque leur cou était fléchi.

·L'oxaliplatine peut parfois provoquer une gêne au niveau de la gorge, notamment lors de la déglutition, et donner une impression de difficultés respiratoires. Cette sensation apparaît généralement pendant la perfusion ou dans les heures qui suivent et peut être déclenchée par l'exposition au froid. Bien que déplaisante, cette sensation ne dure pas longtemps et disparaît généralement sans traitement. Des spasmes de la mâchoire, anomalies de la sensibilité de la langue, pouvant interférer sur l'élocution, et une sensation d'oppression thoracique ont également été décrits. Il est possible que votre médecin modifie votre traitement en conséquence.

·Troubles du goût.

·Maux de tête.

·Signes d'infection, comme un mal de gorge ou une fièvre.

·Diminution du nombre de globules blancs, exposant à un risque accru d'infections.

·Diminution du nombre de globules rouges, pouvant provoquer une pâleur de la peau, ainsi qu'une faiblesse et des difficultés respiratoires.

·Diminution des plaquettes sanguines, qui augmente le risque de saignement ou d'ecchymose.

Des analyses de sang seront effectuées avant le début du traitement et tous les cycles ultérieurs, pour vérifier que vous avez un nombre de cellules sanguines suffisant.

·Saignements de nez.

·Réactions allergiques: éruption cutanée, y compris rougeur et démangeaisons cutanées, gonflement des mains, des pieds, des chevilles, du visage, de la bouche ou de la gorge (pouvant provoquer des difficultés à respirer ou avaler) et sensation de malaise.

·Essoufflement, toux.

·Perte ou manque d'appétit.

·Nausées, vomissements, nécessitant un traitement symptomatique généralement prescrit par votre médecin avant le traitement, et pouvant être poursuivi après le traitement.

·Diarrhées; si vous souffrez de diarrhées ou vomissements persistants ou sévères, demandez immédiatement un avis à votre médecin.

·Ulcérations de la bouche ou des lèvres, aphtes buccaux.

·Douleurs d'estomac, constipation.

·Atteinte cutanée.

·Perte de cheveux.

·Mal de dos.

·Fatigue, perte de force/faiblesse, douleur corporelle.

·Douleur ou rougeur au niveau du site d'injection pendant la perfusion.

·Fièvre.

·Prise de poids.

·Anomalies de la glycémie (concentration de glucose (sucre) dans le sang), par exemple taux trop élevé, provoquant une sensation de soif, une sécheresse de la bouche ou un besoin d'uriner très fréquent.

·Diminution des concentrations sanguines de potassium (hypokaliémie), susceptible d'interférer sur le rythme cardiaque.

·Anomalies des concentrations de sodium dans le sang, par exemple diminution des taux de sodium (hyponatrémie), à l'origine d'une fatigue et d'une confusion, de spasmes musculaires, convulsions ou coma.

·Anomalies sanguines évoquant une atteinte de la fonction hépatique (augmentation des phosphatases alcalines, de la bilirubine, de la LDH et des enzymes hépatiques).

Effets indésirables fréquents (observés chez moins de 1 patient sur 10 mais chez plus de 1 sur 100):

·Diminution du nombre de globules blancs d'un type particulier, accompagnée de fièvre et/ou infection généralisée.

·Déshydratation.

·Dépression.

·Troubles du sommeil.

·Sensations vertigineuses.

·Inflammation des nerfs, à l'origine de spasmes musculaires, de crampes, de perte de certains réflexes.

·Raideur de la nuque, difficulté à supporter la lumière vive et maux de tête.

·Conjonctivite, troubles visuels.

·Saignements anormaux, présence de sang dans les urines et les selles.

·Caillots sanguins, généralement dans une jambe, à l'origine de douleur, dème ou rougeur.

·Caillots sanguins dans les poumons, provoquant une douleur thoracique et des difficultés respiratoires.

·Ecoulement nasal.

·Infection des voies respiratoires supérieures.

·Bouffées vasomotrices.

·Douleurs dans la poitrine, hoquet.

·Troubles de la digestion et brûlures d'estomac.

·Perte de poids.

·Desquamation cutanée, éruption cutanée, transpiration accrue et atteinte des ongles.

·Douleurs articulaires et osseuses.

·Douleurs lors de la miction ou modification de fréquence des mictions.

·Anomalies sanguines évoquant une modification de la fonction rénale (par exemple, augmentation de la créatinine).

Effets indésirables peu fréquents (observés chez moins de 1 patient sur 100 mais chez plus de 1 sur 1 000):

·Nervosité.

·Problèmes d'audition.

·Constipation ou obstruction intestinale.

·Anomalies de l'équilibre acidobasique de l'organisme.

Effets indésirables rares (observés chez moins de 1 patient sur 1 000 mais chez plus de 1 sur 10 000):

·Diminution du nombre de plaquettes due à une réaction allergique.

·Diminution du nombre de globules rouges due à une destruction cellulaire.

·Troubles de l'élocution.

·Baisse transitoire de l'acuité visuelle, anomalies du champ visuel.

·Surdité.

·Symptômes respiratoires inexpliqués, difficultés respiratoires, lésion pulmonaire provoquant un essoufflement.

·Inflammation intestinale à l'origine de douleurs abdominales ou de diarrhées, y compris infection bactérienne sévère (Clostridium difficile).

·Inflammation du nerf optique.

Effets très rares (observés chez moins de 1 patient sur 10 000):

·Inflammation du pancréas.

·Atteinte du foie nécessitant une surveillance médicale.

·Modifications de la fonction rénale.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si vous ressentez un des effets mentionnés comme étant sérieux, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Oxaliplatine medac ne doit jamais entrer en contact avec les yeux ou la peau. En cas de projection accidentelle, avertissez immédiatement le médecin ou l'infirmière.

5. COMMENT CONSERVER OXALIPLATINE MEDAC 5 mg/ml, poudre pour solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser ce médicament après la date de péremption mentionnée sur l'emballage. La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Solution reconstituée dans le flacon d'origine:

La solution reconstituée doit être diluée immédiatement.

Solution pour perfusion après dilution:

Après dilution de la solution reconstituée dans une solution de glucose à 5 %, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 24 heures entre 2°C et 8°C.

Toutefois, du point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient Oxaliplatine medac ?

La substance active est:

Oxaliplatine .. 5 mg

Pour 1 ml de solution reconstituée.

Flacon de 50 mg: chaque flacon contient 50 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 10 ml de solvant.

Flacon de 100 mg: chaque flacon contient 100 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 20 ml de solvant.

Flacon de 150 mg: chaque flacon contient 150 mg d'oxaliplatine à reconstituer dans 30 ml de solvant.

L'autre composant est: le lactose monohydraté.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que Oxaliplatine medac et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de poudre pour solution pour perfusion.

Chaque flacon contient une poudre pour solution pour perfusion blanche à blanc cassé contenant 50 mg, 100 mg ou 150 mg d'oxaliplatine. Boîte de 1 flacon.

OXALIPLATINE MEDAC doit être dissout et reconstitué sous forme de solution avant de pouvoir être injecté dans une veine.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

MEDAC GmbH

FEHLANDTSTRASSE 3

20354 HAMBOURG

ALLEMAGNE

Exploitant

NORDIC PHARMA

216, BOULEVARD SAINT GERMAIN

75007 PARIS

FRANCE

Fabricant

MEDAC GmbH

FEHLANDTSTRASSE 3

20354 HAMBOURG

ALLEMAGNE

Site de production:

THEATERSTR.6

22880 WEDEL

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants:

[à compléter par le titulaire]

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAfssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Précautions particulières d'élimination

Comme pour tout agent potentiellement toxique, l'oxaliplatine doit être manipulé et préparé avec précaution.

Instructions concernant la manipulation

La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement.

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui les manipule, en conformité avec la politique de l'hôpital. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Le personnel doit disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets.

Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des produits cytotoxiques.

Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet (voir « Elimination des déchets » ci-dessous).

En cas de contact cutané avec la poudre, la solution reconstituée ou la solution à perfuser, éliminer immédiatement et soigneusement le produit avec de l'eau.

En cas de contact d'une muqueuse avec la poudre, la solution reconstituée ou la solution à perfuser, éliminer immédiatement et soigneusement le produit avec de l'eau.

Précautions particulières d'administration

·NE JAMAIS utiliser de matériel d'injection contenant de l'aluminium.

·NE JAMAIS administrer non dilué.

·Seule une solution pour perfusion de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être utilisée pour la dilution.

·NE JAMAIS reconstituer ou diluer avec du chlorure de sodium ou une solution contenant des chlorures

·NE JAMAIS administrer en extravasculaire.

·NE JAMAIS mélanger avec d'autres médicaments dans la même poche de perfusion ni administrer simultanément par la même ligne de perfusion

·NE JAMAIS mélanger avec des solutions ou des médicaments alcalins, en particulier le 5-fluorouracile, les préparations à base d'acide folinique contenant du trométamol en tant qu'excipient et les sels de trométamol d'autres médicaments Les solutions ou médicaments alcalins ont un impact néfaste sur la stabilité de l'oxaliplatine.

Instructions concernant l'utilisation avec l'acide folinique (sous forme de folinate de calcium ou de folinate disodique)

La solution pour perfusion intraveineuse d'oxaliplatine à 85 mg/m2 dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5% (50 mg/ml) doit être administrée en même temps que la solution pour perfusion intraveineuse d'acide folinique dans une solution de glucose à 5%, en 2 à 6 heures, au moyen d'une tubulure en Y placée juste avant le site de perfusion.

Ces deux médicaments ne doivent pas être mélangés dans la même poche de perfusion. L'acide folinique ne doit pas contenir de trométamol à titre d'excipient et ne doit être dilué que dans une solution isotonique de glucose à 5 % mais jamais dans des solutions alcalines ou des solutions de chlorure de sodium ou contenant des chlorures.

Instructions concernant l'utilisation avec le 5-fluorouracile

L'oxaliplatine doit toujours être administré avant les fluoropyrimidines, c'est-à-dire le 5-fluorouracile.

Une fois l'oxaliplatine administré, rincer la tubulure et perfuser le 5-fluorouracile.

Pour des informations supplémentaires sur les médicaments pouvant être associés à l'oxaliplatine, voir les résumés correspondants des caractéristiques du produit, édités par les fabricants.

Toute solution reconstituée présentant des signes de précipitation ne doit pas être administrée et doit être détruite conformément aux normes locales en vigueur relatives à la mise au rebut des déchets à risque (voir ci-dessous).

Reconstitution de la solution à partir de la poudre

·L'eau pour préparations injectables ou une solution de glucose à 5 % (50 mg/ml) doivent être utilisées pour reconstituer la solution.

·Pour un flacon de 50 mg: ajouter 10 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

·Pour un flacon de 100 mg: ajouter 20 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

·Pour un flacon de 150 mg: ajouter 30 ml de solvant pour obtenir une concentration de 5 mg d'oxaliplatine/ml.

Procéder à une vérification visuelle avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particules visibles peuvent être utilisées.

Ce médicament est destiné à un usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée (voir « Elimination des déchets » ci-dessous).

Dilution avant perfusion

Extraire la quantité nécessaire de la solution reconstituée à partir du (des) flacon(s) puis diluer dans 250 ml à 500 ml de solution de glucose à 5 % afin d'obtenir une concentration d'oxaliplatine comprise entre 0,2 mg/ml minimum et 0,7 mg/ml, fourchette de concentrations pour laquelle la stabilité physicochimique a été démontrée.

Administrer par perfusion intraveineuse.

Après dilution dans du glucose à 5 %, la stabilité physicochimique a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre 2 à 8°C.

Du point de vue microbiologique, cette solution pour perfusion doit toutefois être utilisée immédiatement.

En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

Procéder à une vérification visuelle avant utilisation. Seules les solutions limpides sans particules peuvent être utilisées.

Le médicament est destiné à un usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée.

NE JAMAIS utiliser de solution de chlorure de sodium ni pour la reconstitution ni pour la dilution de la solution.

La compatibilité de la solution pour perfusion d'oxaliplatine a été vérifiée avec des dispositifs d'administration représentatifs en PVC.

Perfusion

L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas de préhydratation.

L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5 %, afin d'obtenir une concentration de 0,2 mg/ml minimum, doit être perfusé soit par voie veineuse périphérique, soit par voie veineuse centrale sur une durée de 2 à 6 heures. Lorsque l'oxaliplatine est administré avec du 5-fluorouracile, la perfusion d'oxaliplatine doit précéder celle de 5-fluorouracile.

Elimination des déchets

Tout produit non utilisé ainsi que le matériel utilisé pour la reconstitution, la dilution et l'administration doivent être détruits conformément aux procédures classiques hospitalières relatives aux agents cytotoxiques suivant les dispositions légales en vigueur sur l'élimination des déchets toxiques.

Autres

Sans objet.

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Source : ANSM

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité