OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 19/09/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

β-estradiol hémihydraté.............. 1,03 mg

Quantité correspondant à β-estradiol......... 1,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 119,1 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé.

Comprimé rond, biconvexe, de couleur blanche, gravés "379" sur une face.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement hormonal substitutif (THS) des symptômes de déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées.

L'expérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Voie orale.

Posologie

La posologie est fonction de chaque cas individuel, habituellement 1 comprimé par jour.

En fonction de l'évolution clinique, la posologie peut être adaptée aux besoins individuels : l'apparition d'une sensation de tension des seins, d'une anxiété, d'une irritabilité indique en général que la dose est trop élevée et doit être diminuée.

Si la dose choisie n'a pas corrigé les symptômes de déficit estrogénique, il faut l'augmenter.

Pour débuter ou poursuivre un traitement dans l'indication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir rubrique 4.4).

OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé peut être utilisé selon le schéma thérapeutique :

·Cyclique, (discontinu), pendant 20 à 25 jours, suivis d'un intervalle libre de tout traitement de 3 à 8 jours. Durant cet intervalle, des hémorragies de privation peuvent apparaître.

·Continu, sans aucune période d'arrêt du traitement.

Un traitement continu, non cyclique, peut être indiqué chez les femmes hystérectomisées dans le cas où les symptômes de déficit estrogénique se manifestent à nouveau fortement au cours de l'intervalle libre.

S'il s'agit d'une prescription chez une femme ne prenant pas de THS ou d'un relais d'un THS combiné continu, le traitement peut être commencé n'importe quel jour.

Par contre, si le traitement préalable est un THS séquentiel, le cycle de traitement en cours doit être terminé avant de commencer un traitement par OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé.

Chez les femmes non hystérectomisées, un progestatif doit être ajouté pour s'opposer au développement d'une hyperplasie endométriale induite par l'estrogène. Le traitement séquentiel par des progestatifs doit se faire selon le schéma suivant :

·si OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé est administré de façon cyclique (discontinue), le progestatif sera administré durant au moins 12 à 14 jours par cycle de 28 jours. Ainsi, il n'y aura aucune administration hormonale pendant l'intervalle libre de chaque cycle ;

·si OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé est administré de façon continue, il est recommandé de prendre le progestatif au moins 12 jours chaque mois.

Dans les deux cas, des saignements peuvent apparaître après l'arrêt du traitement par le progestatif.

Chez les femmes hystérectomisées, il n'est pas recommandé d'associer un progestatif sauf en cas d'antécédent d'endométriose.

Si un comprimé a été oublié, il doit être pris dès que possible. Si l'oubli remonte à plus de 12 heures, il est recommandé de continuer avec le prochain comprimé sans prendre le comprimé oublié.

L'oubli d'une dose peut favoriser la survenue de « spottings » et saignements.

OROMONE 1 mg peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Population pédiatrique

Lutilisation dOROMONE 1 mg dans la population pédiatrique nest pas pertinente.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité connue à la substance active ou à l'un des excipients ;

·Femmes ayant un utérus, sans traitement progestatif associé ;

·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein ;

·Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de l'endomètre) ;

·Hémorragie génitale non diagnostiquée ;

·Hyperplasie endométriale non traitée ;

·Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

·Thrombophilie connue (exemple : déficit en protéine C, protéine S ou antithrombine, voir rubrique 4.4) ;

·Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;

·Affection hépatique aiguë ou antécédents d'affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;

·Porphyrie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Dans l'indication du traitement des symptômes de la ménopause, un THS ne doit être instauré que si les troubles sont perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie.

Dans tous les cas, une réévaluation du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru.

Les preuves concernant les risques associés à lutilisation dun THS chez les femmes en ménopause précoce sont limitées. Cependant, en raison dun risque absolu faible chez les femmes plus jeunes, le rapport bénéfices/risques peut être plus favorable chez ces femmes que chez les femmes plus âgées.

Examen clinique et surveillance

Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable d'effectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et précautions d'emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.

Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris des examens appropriés par imagerie tels quune mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.

Conditions nécessitant une surveillance

Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé, en particulier :

·léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;

·facteurs de risque thrombo-embolique (voir ci-dessous) ;

·facteurs de risque de tumeurs estrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré d'hérédité pour le cancer du sein ;

·hypertension artérielle ;

·troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique) ;

·diabète avec ou sans atteinte vasculaire ;

·lithiase biliaire ;

·migraines ou céphalées sévères ;

·lupus érythémateux disséminé ;

·antécédent d'hyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ;

·épilepsie ;

·asthme ;

·otospongiose.

Arrêt immédiat du traitement

Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue d'une contre-indication ou dans les cas suivants :

·ictère ou altération de la fonction hépatique ;

·augmentation significative de la pression artérielle ;

·céphalée de type migraine inhabituelle ;

·grossesse.

Hyperplasie endométriale et cancer de lendomètre

Chez les femmes ayant un utérus, le risque d'hyperplasie endométriale et de cancer de l'endomètre augmente en cas d'administration prolongée d'estrogènes seuls. Sous estrogènes seuls, le risque de cancer de lendomètre est multiplié par 2 à 12 par rapport aux non utilisatrices, en fonction de la durée dutilisation et de la dose destrogène utilisée (voir rubrique 4.8). Le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans après larrêt du traitement.

Chez les femmes non hystérectomisées, l'association d'un progestatif pendant au moins 12 jours par mois / cycle de 28 jours ou lutilisation dun traitement continu combiné estro-progestatif peut prévenir laugmentation du risque associé aux estrogènes seuls.

La sécurité endométriale de doses quotidiennes supérieures à 2 mg d'estradiol par voie orale, associées à un progestatif, n'a pas été démontrée.

La stimulation par les estrogènes peut conduire à une transformation maligne ou prémaligne des foyers résiduels d'endométriose. L'association d'un progestatif à l'estrogène doit être envisagée en cas de foyers résiduels d'endométriose chez les femmes qui ont subi une hystérectomie suite à une endométriose.

Des métrorragies et des « spottings » peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après l'arrêt du traitement doivent faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin d'éliminer une pathologie maligne.

Cancer du sein

Dune façon générale, les résultats des études suggèrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes traitées par des associations estroprogestatives et probablement aussi par des estrogènes seuls. Ce risque augmente avec la durée dutilisation du THS.

Pour les associations estroprogestatives :

·Une étude randomisée versus placebo, la « Womens Health Initiative Study (WHI) » et des études épidémiologiques ont montré de façon cohérente une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par des associations estroprogestatives, qui devient significative après environ 3 ans (voir rubrique 4.8).

Pour les estrogènes seuls :

·Létude WHI na pas montré daugmentation du risque de cancer du sein chez les femmes hystérectomisées traitées par estrogènes seuls. Les études observationnelles ont rapporté pour la plupart une faible augmentation du risque de diagnostic de cancer du sein qui est substantiellement plus faible que celui rapporté chez les utilisatrices dassociations estroprogestatives (voir rubrique 4.8).

L'augmentation du risque devient significative après quelques années d'utilisation mais diminue dès l'arrêt du traitement pour disparaître progressivement en quelques années (au plus 5 ans).

Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.

Cancer de lovaire

Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein.

Les données épidémiologiques provenant dune importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par estrogènes seuls ou par une combinaison destrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de lutilisation du produit et diminue progressivement après larrêt du traitement.

Dautres études, y compris lessai WHI (Womens Health Initiative), suggèrent quun risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).

Accidents thrombo-emboliques veineux

·Le THS est associé à un risque 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.8).

·Les patientes présentant une maladie thrombotique connue ont un risque accru d'accident thrombo-embolique veineux et le THS pourrait majorer ce risque. Chez ces patientes, l'utilisation d'un THS est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

·Les facteurs de risque reconnus daccidents thrombo-emboliques veineux sont : utilisation destrogènes, âge élevé, intervention chirurgicale importante, immobilisation prolongée, obésité sévère (IMC > 30 kg/m²), grossesse/post-partum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer. En revanche, il nexiste aucun consensus sur le rôle possible des varices sur le risque thrombo-embolique veineux.

·Afin de prévenir tout risque thrombo-embolique veineux post-opératoire, les mesures prophylactiques habituelles doivent être appliquées chez les femmes ayant subi une chirurgie. En cas d'immobilisation prolongée suivant une intervention chirurgicale programmée, une interruption provisoire du traitement est recommandée 4 à 6 semaines avant l'intervention. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura repris une mobilité normale.

·Chez les femmes sans antécédents de thrombose veineuse mais avec un membre de la famille proche ayant des antécédents de thrombose à un jeune âge, des examens peuvent être proposés, tout en informant de leurs limites (seuls certains types de troubles thrombophiliques sont identifiés lors de ces examens). Si un trouble thrombophilique lié à des thromboses chez des membres de la famille est identifié ou si le trouble est sévère (par exemple déficits en antithrombine, en protéine S ou protéine C, ou combinaison de troubles), le THS est contre-indiqué.

·Chez les femmes suivant déjà un traitement à long terme par anticoagulants, le rapport bénéfice/risque dun THS doit être évalué avec précaution.

·La survenue d'un accident thrombo-embolique impose l'arrêt du THS. En cas de survenue de signes évoquant une thrombose tels que gonflement douloureux d'une jambe, douleurs soudaines dans la poitrine ou dyspnée, il est conseillé aux patientes de consulter immédiatement leur médecin.

Maladie coronarienne

Les études randomisées contrôlées n'ont pas mis en évidence de protection contre linfarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne prenant un traitement combiné estrogène-progestatif ou estrogènes seuls.

Pour les associations estroprogestatives :

Le risque relatif de maladie coronarienne est légèrement augmenté lors de lutilisation dun traitement combiné estrogène + progestatif. Le risque absolu de maladie coronarienne étant fortement dépendant de lâge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne dus à lutilisation destrogènes + progestatifs est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause. Ce risque augmentera avec lâge.

Pour les estrogènes seuls :

Les études randomisées contrôlées nont pas mis en évidence daugmentation du risque de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées utilisant des estrogènes seuls.

Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les traitements combinés estroprogestatifs et estrogènes seuls sont associés à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral qui peut être multiplié par 1,5. Le risque relatif ne change pas avec lâge ou lancienneté de la ménopause. Toutefois, comme le risque de base de l'AVC est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.8).

Autres précautions d'emploi

Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.

Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif. De rares cas d'augmentation importante du taux des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.

Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurés par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesurés sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesurés par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant l'augmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées.

Les taux sériques d'autres protéines de liaison telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticoïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. D'autres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).

Il n'y a pas d'amélioration des fonctions cognitives sous THS. Des données suggèrent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou par estrogène seul après 65 ans.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Aucune étude dinteraction na été réalisée.

Lefficacité des estrogènes peut être diminuée :

Le métabolisme des estrogènes peut être augmenté par l'utilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des enzymes du cytochrome P450 2B6, 3A4, 3A5, 3A7, comme les anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et les anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).

Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs du cytochrome P450 3A4, A5, A7, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes.

Les préparations à base de plante contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) pourraient modifier le métabolisme des estrogènes par la voie du cytochrome P450 3A4.

Cliniquement, l'augmentation du métabolisme des estrogènes peut conduire à une diminution de l'effet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.

Les estrogènes peuvent modifier le métabolisme dautres médicaments :

Les estrogènes par eux même peuvent inhiber les enzymes CYP450 métabolisant les médicaments via une inhibition compétitive. Ceci doit être particulièrement pris en considération pour les médicaments qui ont une marge thérapeutique étroite, tels que :

·tacrolimus et ciclosporine A (CYP450 3A4, 3A3)

·fentanyl (CYP450 3A4)

·théophylline (CYP450 1A2)

Cliniquement, cela peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques des substances affectées pouvant aller jusquà des taux toxiques. Par conséquent, une surveillance accrue des taux plasmatiques de ces médicaments pendant une période prolongée pourrait être nécessaire et une diminution de la posologie du tacrolimus, du fentanyl, de la ciclosporine A et de la théophylline peut être nécessaire.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Ce médicament n'a pas d'indication au cours de la grossesse.

La découverte d'une grossesse au cours du traitement par OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé, impose l'arrêt immédiat du traitement.

A ce jour, la plupart des études épidémiologiques n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ou ftotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des doses thérapeutiques d'estrogènes.

Allaitement

Ce médicament n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude sur laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines na été réalisée.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables graves associés à lutilisation d'un traitement hormonal substitutif sont également mentionnés dans la rubrique 4.4.

Le tableau ci-dessous mentionne les effets indésirables qui ont été observés lors d'un traitement hormonal substitutif de la ménopause, selon le système classe organe MedDRA :

Système classe organe MedDRA

Fréquent ≥1/100 à <1/10

Peu fréquent ≥1/1000 à <1/100

Rare ≥1/10000 à <1/1000

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Affections du système nerveux

Céphalée

Sensation vertigineuse

Migraine

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Augmentation du poids, diminution du poids

Affections oculaires

Troubles visuels

Intolérance aux lentilles de contact

Affections cardiaques

Palpitations

Affections des organes de reproduction et du sein

Saignements utérins/vaginaux incluant des spotting

Tension/douleur mammaire

Hypertrophie mammaire, dysménorrhée, perte vaginale, syndrome prémenstruel

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash, prurit

Erythème noueux, urticaire

Hirsutisme, acné

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Crampes musculaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Oedème

Fatigue

Affections psychiatriques

Humeur depressive

Anxiété, diminution de la libido, augmentation de la libido

Affections gastro-intestinales

Nausée, douleur abdominale

Dyspepsie

Flatulence, vomissement

Autres effets indésirables rapportés lors de ladministration dun traitement à base destradiol. La fréquence des effets indésirables nest pas connue si elle nest pas indiquée.

Infections et infestations

·Candidose vaginale

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

·Cancer du seina.

·Tumeurs estrogéno-dépendantes bénignes ou malignes : cancer de lendomètreb, cancer des ovairesc.

·Augmentation de la taille dun leiomyome.

Affections du système immunitaire

·Lupus érythémateux disséminé.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

·Modification du métabolisme des glucides.

·Hypertriglycéridémie.

Affections psychiatriques

·Dépression.

Affections du système nerveux

·Probable démence après 65 ans (voir rubrique 4.4), chorée, aggravation dune épilepsie.

Affections oculaires

·Accentuation de la courbure de la cornée.

Affections cardiaques

·Infarctus du myocardee.

Affections vasculaires

·Accident vasculaire cérébralf.

·Maladie thrombo-embolique artérielle. Pour des informations complémentaires, voir rubriques 4.3 et 4.4.

·Maladie thrombo-embolique veineused (thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs, embolie pulmonaire). Pour des informations complémentaires, voir rubriques 4.3 et 4.4.

Affections gastro-intestinales

·Pancréatite (chez les femmes ayant une hypertriglycéridémie préexistante).

·Reflux gastro-sophagien.

Affections hépatobiliaires

·Altération de la fonction hépatique, parfois avec ictère, asthénie ou malaise, et douleurs abdominales.

·Trouble de la vésicule biliaire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Angioedème.

·Erythème polymorphe, purpura vasculaire

·Chloasma ou mélasme pouvant persister à larrêt du traitement.

·Réactions allergiques cutanées.

Affections du rein et des voies urinaires

·Incontinence urinaire.

·Symptômes de type cystite.

Affections des organes de reproduction et du sein

·Métrorrhagie, modification de lérosion cervicale.

·Maladie fibrokystique du sein.

Affections congénitales, familiales et génétiques

·Aggravation dune porphyrie.

Investigations

·Augmentation des hormones thyroïdiennes totales.

a.Cancer du sein

Il a été rapporté un risque 2 fois plus élevé d'avoir un cancer du sein diagnostiqué chez les femmes prenant un traitement combiné estroprogestatif pendant plus de 5 ans.

Chez les utilisatrices d'estrogènes seuls, le risque est considérablement inférieur à celui observé chez les utilisatrices des associations estroprogestatives.

Le niveau de risque dépend de la durée d'utilisation (voir rubrique 4.4).

Les résultats de la plus grande étude randomisée versus placebo (étude WHI) et de la plus grande étude épidémiologique (MWS) sont présentés :

Etude Million Women Study (MWS) Estimation du risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans dutilisation

Age (année)

Cas supplémentaires pour 1000 femmes nayant jamais utilisées de THS pendant une période de 5 ansa

Risque relatif et intervalle de confiance (IC) 95%

Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS pendant une période de 5 ans (IC 95%)

Pour les estrogènes seuls

50 - 65

9 - 12

1,2

1 - 2 (0 3)

Pour les associations estroprogestatives

50 - 65

9 - 12

1,7

6 (5 7)

# risque relatif global. Le risque relatif nest pas constant mais il peut augmenter avec la durée dutilisation.

Note : Lincidence des cancers du sein étant différentes dans les pays de lEU, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein changera aussi proportionnellement

a données provenant des taux dincidence de base dans les pays développés

Etude américaine Women's Health Initiative Study (WHI) Risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans dutilisation

Age (année)

Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS pendant une période de 5 ans (IC 95%)

Pour les estrogènes conjugués équins (CEE) seuls

50 - 79

21

0,8 (0,7 1,0)

-4 (-6 0)b

Pour les associations estro-progestatives CEE + MPA*

50 - 79

17

1,2 (1,0 1,5)

+4 (0 9)

*Quand lanalyse était limitée aux femmes qui navaient pas utilisé de THS avant létude, il ny avait pas daugmentation du risque visible pendant les 5 années de traitement ; après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non utilisatrices.

b Etude WHI chez les femmes hystérectomisées, qui ne montre pas daugmentation du risque de cancer du sein.

b.Risque de cancer de lendomètre

Chez les femmes non hystérectomisées, le risque est denviron 5 diagnostics de cancer de lendomètre sur 1000 femmes nutilisant pas de THS.

Chez les femmes non hystérectomisées, lutilisation destrogènes seuls nest pas recommandée en raison de laugmentation du risque de cancer de lendomètre (voir rubrique 4.4).

Daprès les études épidémiologiques, le risque de cancer de lendomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires de diagnostics chez 1000 femmes entre 50 et 65 ans, en fonction de la durée dutilisation et de la dose destrogène utilisée.

Lassociation dun progestatif à lestrogène pendant au moins 12 jours par cycle prévient laugmentation de ce risque. Dans létude Million Women Study, lutilisation de THS combiné (séquentiel ou continu) na pas augmenté le risque de cancer de lendomètre (RR de 1,0 (0,8 1,2)).

c.Risque de cancer ovarien

Lutilisation dun THS par estrogènes seuls ou par une combinaison destrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).

Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a rapporté un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes nen ayant jamais pris (RR 1,43, IC 95% 1,31-1,56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne lapparition dun cas supplémentaire pour 2000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans.

d.Risque de maladie thrombo-embolique veineuse

Le THS est associé à un risque relatif 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés :

Etudes WHI Risque supplémentaire de maladie thrombo-embolique après 5 ans dutilisation

Age (année)

Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS

Pour les estrogènes seuls par voie oralec

50 - 59

7

1,2 (0,6 2,4)

1 (-3 10)

Pour les associations estroprogestatives par voie orale

50 - 59

4

2,3 (1,2 4,3)

5 (1 13)

c Etude chez les femmes non hystérectomisées

e.Risque de maladie coronarienne

Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS combinés estroprogestatifs de plus de 60 ans (voir rubrique 4.4).

f.Risque daccident vasculaire cérébral

Lutilisation destrogènes seuls et des traitements combinés estroprogestatifs est associée à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral ischémique qui peut être multiplié par 1,5. Le risque daccident hémorragique nest pas modifié pendant lutilisation de THS.

Le risque relatif ne change pas avec lâge ou lancienneté de la ménopause. Toutefois, comme le risque de base est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'accident vasculaire cérébral chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.4).

Etudes WHI combinées Risque supplémentaire daccident vasculaire cérébrald après 5 ans dutilisation

Age (année)

Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans

Risque relatif et IC 95%

Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS

50 - 59

8

1,3 (1,1 1,6)

3 (1 5)

d aucune différentiation na été faite entre les accidents ischémiques et hémorragiques

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Les études de toxicité aiguë nont pas montré de risque deffets indésirables graves en cas de prise accidentelle dun multiple de la dose thérapeutique journalière.

Des nausées, des vomissements, une somnolence, des sensations vertigineuses et des saignements intercurrents peuvent survenir chez certaines femmes. Il nexiste pas dantidote spécifique et le traitement doit être symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ESTROGENES, code ATC : G03CA03

Mécanisme daction

Le principe actif, 17 β-estradiol de synthèse, est chimiquement et biologiquement identique à l'estradiol endogène humain. Il remplace l'arrêt de production des estrogènes chez les femmes ménopausées et soulage les symptômes climatériques de la ménopause.

Efficacité et sécurité clinique

·Soulagement des symptômes liés au déficit estrogénique et profil des saignements :

Le soulagement des symptômes de la ménopause a été obtenu dès les premières semaines de traitement.

Il a été montré que les bouffées de chaleur étaient significativement réduites après 4 semaines de traitement par 1 mg et 2 mg de 17 β-estradiol.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Lestradiol, estra-1,3,5(10)-triene-3, 17β-diol, est identique à lestradiol ovarien humain. Après administration orale, lestradiol micronisé est rapidement absorbé avec un Tmax de 4 à 6 heures. Lestradiol est en grande partie métabolisé après administration orale entraînant une biodisponibilité absolue denviron 6% ou moins. Les principaux métabolites non conjugués et conjugués sont l'estrone et le sulfate d'estrone, qui sont les estrogènes circulants les plus abondants chez la femme ménopausée. Ces métabolites peuvent contribuer à l'effet estrogénique, à la fois directement et après transformation en estradiol. Les données pharmacocinétiques de ces trois substances (i.e. estradiol, estrone et sulfate destrone) après administration orale destradiol micronisé ont été obtenues au cours détudes chez les femmes ménopausée en bonne santé.

Absorption

Labsorption de lestradiol dépend de la taille des particules. L'estradiol micronisé est rapidement absorbé par le tractus gastro-intestinal.

Le tableau ci-après mentionne la moyenne arithmétique des paramètres pharmacocinétiques à létat déquilibre de lestradiol (E2), de lestrone (E1) et du sulfate destrone (E1S) après administration dune dose unique, pour 1 mg destradiol micronisé. Les données sont présentées sous forme de moyenne arithmétique (écart-type).

Paramètres

E2

E1

Paramètres

E1S

Cmax (pg/ml)

48 (17)

349 (129)

Cmax (ng/ml)

10,5 (5,6)

Cmin (pg/ml)

20,8 (11,7)

146 (75)

Cmin (ng/ml)

2,510 (1,985)

Cmoy(pg/ml)

31,8 (15,3)

231 (106)

Cmoy (pg/ml)

5,280 (3,282)

ASC0-24 (pg.h/ml)

751 (331)

5487 (2476)

ASC 0-24 (ng.h/ml)

129,0 (77,8)

Distribution

Les estrogènes sont retrouvés sous forme libre ou liés. Environ 98-99% des doses destradiol se lient aux protéines plasmatiques, dont environ 30-52% à lalbumine et environ 46-69% à la SHBG (sex-hormone binding globulin).

Biotransformation

Après administration orale, lestradiol est en grande partie métabolisé. Les principaux métabolites non conjugués et conjugués sont l'estrone et le sulfate d'estrone. Ces métabolites peuvent contribuer à l'effet estrogénique, à la fois directement et après transformation en estradiol. Le sulfate destrone peut subir un premier passage hépatique.

Élimination

Les principaux composés retrouvés dans lurine sont les glucuronides de lestrone et de lestradiol. La demi-vie d'élimination de lestradiol et de ses principaux métabolites est comprise entre 10 et 16 heures. Les estrogènes sont excrétés dans le lait maternel.

Linéarité/non-linéarité

Lexposition moyenne de lestradiol (i.e. ASC0-24 et Cmoy) à létat déquilibre après une dose journalière par voie orale de 2 mg destradiol micronisé est environ 2 fois plus importante que celle après une dose journalière d1 mg destradiol micronisé. En tenant compte de la demi-vie délimination de lestradiol micronisé, on peut estimer que les concentrations destradiol à létat déquilibre sont atteintes en approximativement une semaine après une administration journalière par voie orale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Il ny a pas de données de sécurité préclinique pertinentes pour les médecins dans la population cible qui sont complémentaires à celles qui figurent déjà dans dautres rubriques du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Lactose monohydraté, hypromellose, amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY Y-1-7000 blanc (hypromellose, dioxyde de titane (E 171), macrogol 400).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

28 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 rue washington

75008 PARIS

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 351 167 5 8 : 28 comprimés sous plaquette (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 19/09/2017

Dénomination du médicament

OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

Estradiol

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce quOROMONE 1 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique :

OROMONE est un traitement hormonal substitutif (THS). Il contient une hormone féminine, lestradiol.

OROMONE est utilisé chez les femmes ménopausées qui nont plus leurs règles depuis plus de 6 mois.

Lestradiol dans OROMONE provient de substances dorigine végétale.

OROMONE est utilisé pour soulager les symptômes apparaissant après la ménopause.

Pendant la ménopause, la quantité destrogènes produits par le corps de la femme diminue et peut entraîner des symptômes tels quune chaleur au niveau du visage, du cou et de la poitrine (bouffées de chaleur). OROMONE soulage ces symptômes après la ménopause. Votre médecin vous prescrira OROMONE uniquement si ces symptômes affectent de façon importante votre qualité de vie.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Antécédents médicaux et examens réguliers

Lutilisation dun THS entraîne des risques qui doivent être pris en compte au moment de décider s'il convient de prendre, ou de poursuivre votre traitement.

Lexpérience chez la femme ayant une ménopause précoce (due à une insuffisance ovarienne ou à une opération chirurgicale) est limitée. Si vous avez une ménopause précoce, les risques liés à lutilisation dun THS sont différents. Veuillez en parler à votre médecin.

Avant de débuter (ou de recommencer) un THS, votre médecin vous interrogera à propos de vos antécédents médicaux personnels et familiaux. Un examen clinique sera également effectué pouvant inclure un examen de vos seins et un examen pelvien.

Après avoir débuté le traitement par OROMONE, vous devrez consulter régulièrement votre médecin pour faire des examens (au moins une fois par an). Lors de ces examens, votre médecin sera amené à discuter avec vous des bénéfices et des risques si vous continuez le traitement par OROMONE.

Faites des examens réguliers des seins, comme recommandé par votre médecin.

Si lune des conditions suivantes sapplique à vous, si vous avez des doutes sur un des points ci-dessous, parlez-en à votre médecin avant de prendre OROMONE.

Ne prenez jamais OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé :

·si vous avez ou avez eu un cancer du sein ou en cas de suspicion,

·si vous avez un cancer sensible aux estrogènes, tel quun cancer de la muqueuse utérine (endomètre) ou en cas de suspicion,

·si vous avez des saignements vaginaux de cause inconnue,

·si vous avez un développement exagéré de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale) non traité,

·si vous avez ou avez eu des caillots de sang dans les veines (thromboses), dans les jambes (thrombose veineuse profonde), ou dans les poumons (embolie pulmonaire),

·si vous avez des troubles de la coagulation (tels quun déficit en protéine C, protéine S ou en antithrombine),

·si vous avez ou avez eu récemment une maladie causée par des caillots sanguins dans les artères, par exemple crise cardiaque, accident vasculaire cérébral ou angine de poitrine,

·si vous avez ou avez eu une maladie du foie et que les tests hépatiques ne sont pas retournés à la normale,

·si vous avez un trouble rare du sang appelé « porphyrie » qui est transmis par votre famille (maladie héréditaire),

·si vous avez toujours votre utérus et que vous ne prenez pas de progestatifs,

·si vous êtes allergique (hypersensible) à lestradiol ou à l'un des composants dOROMONE (listés en rubrique 6. Informations supplémentaires).

Si lune de ces affections apparaît pour la première fois lors de lutilisation dOROMONE, arrêtez le traitement immédiatement et consultez votre médecin.

Avertissements et précautions

Informez votre médecin si vous avez eu lune des affections suivantes, avant de prendre le traitement, car elles pourraient réapparaître ou saggraver pendant le traitement par OROMONE. Dans ce cas, vous devez consulter votre médecin pour faire des examens plus réguliers :

·fibromes dans lutérus,

·croissance de la muqueuse utérine en dehors de lutérus (endométriose) ou antécédent de développement exagéré de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale),

·risque accru de développer des caillots sanguins (voir Caillots sanguins dans une veine (thrombose)),

·risque accru de développer un cancer sensible aux estrogènes (par exemple si vous avez une mère, une sur ou une grand-mère ayant eu un cancer du sein),

·pression artérielle élevée,

·troubles du foie, tels quune tumeur bénigne du foie,

·diabète,

·lithiase biliaire,

·migraine ou maux de tête sévères,

·maladie du système immunitaire qui affecte plusieurs organes du corps (lupus érythémateux disséminé, LED),

·épilepsie,

·asthme,

·maladie affectant le tympan et laudition (otospongiose),

·taux très élevé de graisses dans votre sang (triglycérides),

·rétention de liquide due à des troubles du cur ou des reins.

Arrêtez de prendre OROMONE et consultez immédiatement votre médecin :

Si vous notez lune des affections suivantes lors du traitement par THS :

·lune des affections mentionnées dans la rubrique « Ne prenez jamais OROMONE »,

·un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux (jaunisse), qui peut être le signe dune maladie du foie,

·votre pression artérielle augmente considérablement (les symptômes peuvent être maux de tête, fatigue, vertiges),

·des maux de tête de type migraine qui apparaissent pour la première fois,

·si vous débutez une grossesse,

·si vous notez des signes de caillots sanguins, tels que :

ogonflement douloureux et rougeur des jambes,

odouleur soudaine dans la poitrine,

odifficulté à respirer.

Pour plus dinformation, voir « Caillots sanguins dans une veine (thrombose) ».

Note : OROMONE nest pas contraceptif. Si vous avez eu vos dernières règles depuis moins de 12 mois ou si vous avez moins de 50 ans, vous pourriez toujours avoir besoin dun contraceptif en plus pour prévenir une grossesse. Demandez conseil à votre médecin.

THS et cancer

Développement exagéré de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale) et cancer de la muqueuse utérine (cancer de lendomètre)

La prise destrogènes seuls augmentera le risque de développement exagéré de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale) et de cancer de la muqueuse utérine (cancer de lendomètre).

La prise dun progestatif, en plus de l'estrogène pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours vous protège contre ce risque supplémentaire. Ainsi, votre médecin vous prescrira un progestatif séparément si vous avez encore votre utérus. Si votre utérus a été enlevé (hystérectomie), demandez à votre médecin si vous pouvez prendre ce médicament sans un progestatif, sans risque.

Si lon considère les femmes qui ont encore leur utérus et qui ne prennent pas de THS, en moyenne, 5 femmes sur 1000 se verront diagnostiquer un cancer de l'endomètre entre 50 et 65 ans. Pour les femmes âgées de 50 à 65 ans qui ont encore un utérus et qui prennent un estrogène seul, entre 10 et 60 femmes sur 1000 se verront diagnostiquer un cancer de l'endomètre (soit 5 à 55 cas supplémentaires), en fonction de la dose et de la durée dutilisation.

Saignements inattendus

Vous pourrez avoir des saignements irréguliers ou des petites pertes de sang (spotting) pendant les 3 à 6 premiers mois après le début du traitement par OROMONE. Cependant, si les saignements inattendus :

·continuent après les 6 premiers mois de traitement,

·commencent après avoir pris OROMONE pendant plus de 6 mois,

·continuent après larrêt dOROMONE

consultez votre médecin dès que possible.

Cancer du sein

Des données suggèrent que la prise de THS combiné estroprogestatif et probablement aussi la prise destrogènes seuls peut augmenter le risque de cancer du sein. Ce sur-risque dépend de la durée dutilisation du THS et apparaît après quelques années. Cependant, il retourne au niveau normal après quelques années (au plus 5 ans) après larrêt du traitement.

Une faible augmentation ou une absence d'augmentation du risque de cancer du sein a été observée chez les femmes qui ont eu leur utérus retiré et qui utilisent un estrogène seul pendant 5 ans.

Comparaison :

Si lon considère les femmes âgées de 50 à 79 ans qui ne prennent pas de THS, en moyenne 9 à 14 femmes sur 1000 se verront diagnostiquer un cancer du sein au cours dune période de 5 ans. Pour les femmes âgées de 50 à 79 ans qui prennent un THS estroprogestatif pendant une période de 5 ans, le nombre de cas sera de 13 à 20 sur 1000 utilisatrices (soit 4 à 6 cas supplémentaires).

Contrôlez régulièrement vos seins et informez votre médecin si vous notez des changements, tels que :

·capitons de la peau,

·modifications du mamelon,

·tout gonflement que vous pouvez voir ou sentir.

Cancer ovarien

Le cancer de lovaire est rare (beaucoup plus rare que le cancer du sein). Lutilisation dun THS par estrogènes seuls ou par une combinaison destrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien.

Le risque de cancer ovarien varie en fonction de lâge. Par exemple, chez les femmes âgées entre 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez 2 femmes sur 2000 en moyenne sur une période de 5 ans. Chez les femmes ayant pris un THS pendant 5 ans, il y aura environ 3 cas sur 2000 utilisatrices (soit environ un cas supplémentaire).

Effets du THS sur votre cur ou votre circulation

Caillots sanguins dans une veine (thrombose)

Le risque de caillots sanguins dans les veines est environ 1,3 à 3 fois plus élevé chez les utilisatrices de THS que chez les non utilisatrices, en particulier pendant la première année dutilisation.

Les caillots sanguins peuvent être graves, et si un caillot va jusquaux poumons, il peut causer une douleur dans la poitrine, un essoufflement, un évanouissement ou même la mort.

Vous avez plus de risques davoir un caillot sanguin dans vos veines si vous vieillissez et que lune de ces conditions sapplique à vous. Informez votre médecin si lune de ces situations sapplique à vous :

·vous ne pouvez pas marcher pendant une longue période suite à une intervention chirurgicale importante, une blessure ou une maladie (voir aussi rubrique 3, Si vous devez subir une intervention chirurgicale),

·vous êtes obèse (IMC > 30 kg/m²),

·vous avez des problèmes de coagulation qui nécessitent un traitement au long terme avec un médicament utilisé pour prévenir les caillots sanguins,

·vous avez un parent proche qui a eu des caillots sanguins dans la jambe, les poumons ou un autre organe,

·vous avez un lupus érythémateux disséminé (LED),

·vous avez un cancer.

Pour les signes de caillots sanguins, voir « Arrêtez de prendre OROMONE et consultez immédiatement votre médecin ».

Comparaison :

Si lon considère les femmes dune cinquantaine dannées qui ne prennent pas de THS, en moyenne 4 à 7 femmes sur 1000 ont un risque davoir un caillot sanguin, au cours dune période de 5 ans. Pour les femmes dune cinquantaine dannées qui prennent un THS estroprogestatif pendant une période de 5 ans, le nombre de cas sera de 9 à 12 sur 1000 utilisatrices (soit 5 cas supplémentaires). Pour les femmes dune cinquantaine dannées qui nont plus dutérus et qui prennent un estrogène seul pendant une période de 5 ans, le nombre de cas sera de 5 à 8 sur 1000 utilisatrices (soit 1 cas supplémentaire).

Maladie cardiaque (crise cardiaque)

Il ny a pas de preuves que le THS participe à la prévention dune crise cardiaque.

Les femmes de plus de 60 ans, prenant un THS estroprogestatif, ont légèrement plus de risques davoir une maladie cardiaque que celles qui nen prennent pas. Pour les femmes qui nont plus dutérus et qui prennent un estrogène seul, il ny a pas de sur-risque davoir une maladie cardiaque.

Accident vasculaire cérébral

Le risque daccident vasculaire cérébral est multiplié par environ 1,5 chez les utilisatrices de THS par rapport aux non utilisatrices. Le nombre de cas supplémentaires daccident vasculaire cérébral dû à lutilisation de THS augmente avec l'âge.

Comparaison :

Si lon considère les femmes dune cinquantaine dannées qui ne prennent pas de THS, en moyenne 8 femmes sur 1000 ont un risque davoir un accident vasculaire cérébral, au cours dune période de 5 ans. Pour les femmes dune cinquantaine dannées qui prennent un THS pendant une période de 5 ans, le nombre de cas sera de 11 sur 1000 utilisatrices (soit 3 cas supplémentaires).

Autres pathologies

Le THS ne prévient pas la perte de mémoire. Il y a des signes de risque accru de perte de mémoire chez les femmes qui commencent à utiliser un THS après 65 ans. Demandez conseil à votre médecin.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

Certains médicaments peuvent empêcher OROMONE dagir correctement, ce qui peut entraîner des saignements irréguliers. Cela concerne les médicaments suivants :

·médicaments pour lépilepsie (tels que phénobarbital, phénytoïne et carbamazépine),

·médicaments pour la tuberculose (tels que rifampicine, rifabutine),

·traitements des infections par VIH (tels que névirapine, éfavirenz, ritonavir et nelfinavir),

·préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

Des taux élevés et dangereux des médicaments suivants peuvent se produire lors du traitement par OROMONE :

·le tacrolimus, la cyclosporine (utilisés par exemple lors de transplantation dorganes),

·le fentanyl, un antalgique,

·la théophylline (utilisée pour lasthme et dans dautres troubles de la respiration).

Par conséquent, une surveillance attentive de ces médicaments pendant un certain temps et une diminution du dosage peuvent être nécessaires.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Tests de laboratoire

Si vous avez besoin dun bilan sanguin, informez votre médecin ou les employés du laboratoire que vous prenez OROMONE car ce médicament peut affecter les résultats de certains tests.

OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons

OROMONE peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Grossesse et allaitement

OROMONE ne doit être utilisé que chez la femme ménopausée. Si vous devenez enceinte, interrompez le traitement et contactez votre médecin.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Leffet dOROMONE sur laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines na pas été étudié.

OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé contient un sucre du lait (lactose).

Si vous avez été informée par votre médecin que vous êtes intolérante ou que vous ne pouvez pas digérer certains sucres :

·parlez-en à votre médecin avant de prendre ce médicament.

Cela inclut certains troubles héréditaires rares qui affectent la façon dont votre corps utilise le lactose (tels quune insuffisance en lactase de Lapp, une malabsorption du glucose-galactose).

3. COMMENT PRENDRE OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Début du traitement par OROMONE

Vous pouvez prendre OROMONE nimporte quel jour :

·si vous ne prenez pas de THS actuellement,

·sil sagit dun relais dun traitement combiné continu, ce qui signifie que vous prenez un comprimé ou utilisez un patch contenant un estrogène et un progestatif tous les jours.

Commencez par prendre OROMONE le jour suivant la fin du cycle de 28 jours :

·sil sagit dun relais dun traitement THS « cyclique » ou « séquentiel », ce qui signifie que vous prenez un comprimé ou utilisez un patch destrogène durant la première partie de votre cycle et après que vous prenez un comprimé ou utilisez un patch contenant un estrogène et un progestatif pendant 14 jours.

Votre médecin veillera à vous prescrire la dose la plus faible pendant une durée la plus courte possible pour traiter vos symptômes. Si vous avez l'impression que la dose est trop forte ou trop faible, parlez-en à votre médecin.

La posologie usuelle est de 1 comprimé par jour, sans interruption entre les boîtes. Les jours de la semaine sont indiqués sur la plaquette pour vous aider à vous rappeler à quel moment prendre les comprimés.

Mode d'administration

Avalez le comprimé avec de leau.

Vous pouvez prendre le comprimé pendant ou en dehors des repas.

Essayez de prendre le comprimé au même moment chaque jour afin dêtre sûre davoir une quantité de produit constante dans votre corps. Cela vous aidera aussi à ne pas oublier de prendre vos comprimés.

Prenez un comprimé par jour.

Des saignements évoquant les règles peuvent survenir pendant la période d'interruption.

Ces saignements sont normaux et peu abondants.

Si des saignements abondants ou irréguliers surviennent, consultez votre médecin.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale

Si vous devez subir une intervention chirurgicale, informez votre chirurgien que vous prenez OROMONE. Il sera peut-être nécessaire darrêter le traitement environ 4 à 6 semaines avant lopération afin de réduire le risque de caillots sanguins (voir rubrique 2. Caillots sanguins dans une veine). Demandez à votre médecin quand vous pourrez reprendre OROMONE.

Si vous avez l'impression que l'effet d'OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus dOROMONE 1 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû

Les signes de surdosage sont habituellement une sensation de douleur au niveau des seins, un gonflement du ventre, des flatulences, des nausées, des vomissements, une irritabilité, des saignements, une anxiété. Aucun traitement spécifique n'est nécessaire.

En cas de persistance des signes, demandez l'avis de votre médecin.

Si vous oubliez de prendre OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

Prenez le comprimé oublié dès que vous vous en apercevez. Si cela fait plus de 12 heures depuis la dernière prise, prenez la dose suivante à lheure habituelle sans prendre le comprimé oublié. Ne prenez pas la dose oubliée. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre.

Si vous n'avez pas pris de comprimé plusieurs jours de suite, des saignements irréguliers ou des spottings peuvent apparaître.

En cas de doute, consultez votre médecin.

Si vous arrêtez de prendre OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé

A l'arrêt du traitement, les signes de déficit en estrogènes liés à la ménopause peuvent réapparaître.

Narrêtez pas de prendre OROMONE sans en parler auparavant à votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants sont rapportés plus fréquemment chez les femmes prenant un THS que chez les femmes qui nen prennent pas :

·cancer du sein,

·grosseur anormale ou cancer de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale ou cancer de lendomètre),

·cancer des ovaires,

·caillots sanguins dans les veines des jambes ou des poumons (thrombo-embolisme veineux),

·maladie cardiaque,

·accident vasculaire cérébral,

·probable perte de mémoire si le THS est débuté après 65 ans.

Pour plus dinformations concernant ces effets indésirables, voir rubrique 2.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir avec ce médicament :

Fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patientes sur 100) :

·maux de tête. Si vous avez des maux de tête de type migraine qui apparaissent pour la première fois, arrêtez de prendre OROMONE et consultez votre médecin immédiatement,

·saignements vaginaux entre les règles,

·augmentation ou diminution du poids,

·éruptions cutanées, démangeaisons,

·douleurs abdominales, nausées.

Peu fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patientes sur 1000) :

·réactions dhypersensibilité (allergies),

·tension des seins, douleur des seins,

·sensations de vertiges,

·troubles visuels,

·palpitations,

·digestion difficile,

·troubles cutanées tels que nodules rouges et douloureux situés sous la peau (érythème noueux), urticaire,

·humeur dépressive,

·dème.

Rares (susceptibles de survenir chez moins de 1 patiente sur 1000) :

·gonflement des seins, règles douloureuses (dysménorrhée), syndrome prémenstruel, écoulement provenant du vagin (pertes vaginales),

·migraine,

·intolérance aux lentilles de contact,

·fatigue,

·vomissements, ballonnement,

·crampes musculaires,

·troubles cutanés (acné, développement exagéré du système pileux).

Autres effets indésirables rapportés lors de lutilisation dun THS :

·mycose vaginale (infection du vagin due à un champignon appelé Candida albicans),

·maladie du système immunitaire qui affecte plusieurs organes (lupus érythémateux disséminé),

·modification du métabolisme des sucres et de lamidon (glucide),

·augmentation du taux de certaines graisses dans le sang (hypertriglycéridémie),

·dépression,

·probable perte de la capacité mentale à penser, se souvenir et raisonner (démence), mouvements musculaires que vous ne pouvez pas contrôler (chorée) ; aggravation dune épilepsie,

·modification de la surface des yeux (accentuation de la courbure de la cornée) ;

·crise cardiaque (infarctus du myocarde),

·caillots sanguins dans les artères (maladie thromboembolique artérielle),

·inflammation du pancréas (pancréatite) chez les femmes ayant des taux élevés de certaines graisses du sang (hypertriglycéridémie) ; maladie pour laquelle les sucs gastriques acides remontent de lestomac dans lsophage (reflux gastro-intestinal) provoquant des brûlures destomac et des régurgitations,

·troubles du foie parfois accompagnés dun jaunissement de la peau (jaunisse), dune sensation de faiblesse (asthénie), dun malaise général et une douleur abdominale,

·troubles de la vésicule biliaire,

·gonflement de la peau autour du visage et de la gorge pouvant entraîner une difficulté à respirer (angioedème), plaques marrons sur la peau (érythème cutané /polymorphe) ; tâches ou points violacés sur la peau (purpura vasculaire), décoloration de la peau, en particulier sur le visage ou le cou (appelée masque de grossesse) qui peut persister à larrêt du médicament (chloasma ou mélasme) ; réactions allergiques cutanées,

·incontinence urinaire, symptômes de type cystite,

·saignements vaginaux entre les règles (métrorragie), modification du col de lutérus (érosion du col utérin) ; maladie fibrokystique du sein ;

·aggravation dune maladie pigmentaire rare du sang (porphyrie),

·augmentation des hormones thyroïdiennes.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Nutilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé  Retour en haut de la page

·La substance active est :

β-estradiol hémihydraté.............. 1,03 mg

Quantité correspondant à β-estradiol......... 1,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

·Les autres composants sont :

Le lactose monohydraté, l'hypromellose, l'amidon de maïs, la silice colloïdale anhydre, le stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY Y-1-7000 blanc (hypromellose, dioxyde de titane (E 171), macrogol 400).

Quest-ce que OROMONE 1 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimés pelliculés blancs, ronds, biconvexes, gravés "379" sur une face. Boîte de 28.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 rue washington

75008 PARIS

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN MEDICAL SAS

42, RUE ROUGET DE LISLE

92150 SURESNES

Fabricant  Retour en haut de la page

ABBOTT BIOLOGICALS B.V.

VEERWEG 12

8121 AA OLST

PAYS-BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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