ORAP 4 mg, comprimé

source: ANSM - Mis à jour le : 08/04/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ORAP 4 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Pimozide .............. 4,00 mg

Pour un comprimé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Chez l'adulte

Etats psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques: délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).

Chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans

Chorées, maladie des tics de Gilles de la Tourette.

Chez l'enfant de plus de 6 ans

Troubles graves du comportement (agitation, automutilations, stéréotypies) notamment dans le cadre des syndromes autistiques.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Réservé à ladulte et à lenfant de plus de 6 ans.

La posologie minimum efficace sera toujours recherchée. Si létat clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, 2 à 4 mg/jour, puis augmenté progressivement par paliers hebdomadaires de 2 à 4 mg.

Ladministration se fera de préférence en une seule prise quotidienne, le soir au coucher.

Posologie du pimozide

·Etats psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).

Réservé à ladulte: 6 à 10 mg/jour.

Dans certains cas exceptionnels, la posologie pourra être augmentée jusquà 16 mg par jour maximum.

·Chorées, maladie des tics de Gilles de la Tourette :

Chez ladulte: 6 à 10 mg/jour.

Dans certains cas exceptionnels, la posologie pourra être augmentée jusquà 16 mg par jour maximum. Chez lenfant de plus de 6 ans: 0,02 à 0,2 mg/kg/jour.

·Troubles graves du comportement (agitation, automutilations, stéréotypies) notamment dans le cadre des syndromes autistiques:

Chez lenfant de plus de 6 ans: 0,02 à 0,2 mg/kg/jour.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les cas suivants:

·hypersensibilité connue au pimozide ou à lun des composants du produit,

·état comateux, dépression du système nerveux central due à lalcool ou à dautres agents dépresseurs du S.N.C.,

·maladie de Parkinson,

·manifestations cardiaques cliniquement significatives (Infarctus du myocarde récent, insuffisance cardiaque décompensée, arythmie traitée par antiarythmique de la classe Ia et III)

·syndrome congénital dallongement de lintervalle QT ou antécédents familiaux dallongement de lintervalle QT, patients ayant des antécédents darythmie cardiaque ou de torsades de pointes. Un ECG est donc recommandé avant initiation du traitement pour exclure ces pathologies,

·syndrome acquis dallongement de lintervalle QT, tel que lors dune association avec des médicaments susceptibles dallonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5), lors dune hypokaliémie ou dune hypomagnésémie connue,

·bloc auriculo-ventriculaire du second ou troisième degré,

·en association avec :

odopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide)

oles antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal), posaconazole, voriconazole), aprepitant, boceprevir, certains macrolides (clarithromycine, érythromycine, josamycine, télithromycine), cobicistat, diltiazem, , dompéridone, efavirenz, hydroxyzine, inhibiteurs de protéases (amprenavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir), ombitasvir + paritaprévir, paroxétine, pipéraquine, sertraline, citalopram, escitalopram, stiripentol, télaprevir, triclabendazole (voir rubrique 4.5.).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

Augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence

Les résultats de deux études observationnelles menées chez un grand nombre de patients ont montré que les patients âgés atteints de démence et traités par antipsychotiques présentent une faible augmentation du risque de mortalité comparés à ceux qui ne sont pas traités. Les données disponibles sont insuffisantes pour établir une estimation précise de ce risque et la cause de cette augmentation est inconnue.

ORAP nest pas autorisé dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence.

Syndrome malin des neuroleptiques

Comme pour dautres antipsychotiques, ORAP a été associé à la survenue du syndrome malin des neuroleptiques, réponse idiosyncrasique caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité végétative, une altération de la conscience. Lhyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement arrêté et un traitement symptomatique approprié et une surveillance régulière doivent être mis en place.

Allongement de lintervalle QT (voir rubrique 4.3)

Les neuroleptiques de la classe des diphénylbutylpipéridines prolongent de façon dose-dépendante lintervalle QT. Cet effet connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire grave, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par lexistence dune bradycardie, dune hypokaliémie, dun QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant lintervalle QT) (voir rubrique 4.8).

Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de sassurer avant toute administration, de labsence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :

·bradycardie inférieure à 55 battements par minute,

·hypokaliémie,

·allongement congénital de lintervalle QT,

·traitement en cours par un médicament susceptible dentraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Un ECG doit être réalisé avant initiation du traitement par pimozide et périodiquement au cours du traitement.

Lorsque des modifications de la repolarisation (prolongation de lintervalle QT, modifications de londe T ou apparition de londe U) apparaissent ou lorsquune arythmie se développe, la nécessité du traitement par le pimozide devra être ré-évaluée chez ces patients.

Un suivi régulier devra être mis en place et la dose de pimozide devra être réduite ou le traitement par le pimozide arrêté. Si lallongement de lintervalle QT ou QTc dépasse 500 msec, le pimozide devra être arrêté.

Une surveillance régulière de la kaliémie et de la magnésémie est recommandée en cours de traitement.

Accident vasculaire cérébral

Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque plus élevé daccident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme dune telle augmentation de risque nest pas connu. Une élévation du risque avec dautres antipsychotiques ou chez dautres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral.

Maladie de parkinson

En dehors de situations exceptionnelles, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.

Dyskinésie tardive

Comme avec tous les antipsychotiques, une dyskinésie tardive peut survenir chez certains patients au cours de traitements à long terme ou après arrêt du traitement. Ce syndrome est principalement caractérisé par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Ces manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être masqué lorsque le traitement est réintroduit, lorsque le dosage est augmenté ou lors du passage à un autre antipsychotique. Le traitement doit être arrêté dès que possible.

Utilisation chez lenfant

Chez lenfant, du fait du retentissement cognitif, un examen clinique annuel évaluant les capacités dapprentissage est recommandé. La posologie sera régulièrement adaptée en fonction de létat clinique de lenfant.

La prise de comprimé est contre-indiquée chez lenfant avant 6 ans car elle peut entraîner une fausse-route.

Alcool

Labsorption dalcool est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.

Hyperglycémie / Syndrome métabolique

Des cas dhyperglycémie ou dintolérance au glucose et la survenue ou lexacerbation dun diabète ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques (voir rubrique 4.8).

Les patients traités par ORAP, doivent faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète.

Thromboembolies veineuses

Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les médicaments antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par ORAP, et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.

La prise de ce médicament est déconseillée en association avec lalcool, la lévodopa, les antiparkinsoniens dopaminergiques, les antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes, la méthadone, dautres neuroleptiques et médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes, la quinupristine / dalfopristine, hydroxychloroquine, crizotinib, idélalisib, oxybate de sodium (voir rubrique 4.5).

Précautions demploi

Schizophrénie

Dans la schizophrénie, la réponse au traitement par les neuroleptiques peut être retardée.

Après arrêt brusque de fortes doses de neuroleptiques, il a été très rarement rapporté des symptômes aigus de sevrage incluant nausées, vomissements, signes transitoires de dyskinésie et insomnie. Un arrêt progressif du traitement est donc recommandé.

Après arrêt du traitement, même progressif, une rechute peut être observée. La réapparition des symptômes peut ne devenir évidente que quelques semaines à quelques mois après cet arrêt.

Effets extrapyramidaux

Comme tous les neuroleptiques, des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (voir rubrique 4.8.). Les antiparkinsoniens de type cholinergique peuvent être prescrits si nécessaire, mais ne doivent pas être administrés en routine à titre préventif.

Régulation thermique

Des troubles de la capacité corporelle à diminuer la température corporelle centrale ont été associés aux antipsychotiques. Une attention particulière est recommandée en cas de prescription chez des patients susceptibles dêtre exposés à des situations qui peuvent contribuer à une élévation de la température corporelle centrale, par exemple exercice physique intense, exposition à des températures très élevées, traitement par des médicaments ayant une activité cholinergique ou patients sujets à déshydratation.

Effets endocriniens

Les effets hormonaux des neuroleptiques antipsychotiques incluent une hyperprolactinémie qui peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie, une oligoménorrhée ou une aménorrhée et des troubles de lérection.

Populations à risque

Sujet âgé

En raison dune plus grande sensibilité à la sédation, à lhypotension orthostatique et aux effets extrapyramidaux le pimozide doit être utilisé avec prudence.

Affections cardiovasculaires graves (voir « Mises en garde » et rubrique 4.8).

Épilepsie, convulsions

Comme dautres antipsychotiques, le pimozide peut abaisser le seuil épileptogène notamment chez les patients épileptiques et les sujets présentant dautres facteurs prédisposant aux convulsions (désintoxication alcoolique, atteinte cérébrale). Des états de Grand Mal ont également été rapportés chez des patients traités par ORAP.

La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques.

Insuffisants hépatiques et/ou rénaux

En raison dun risque daccumulation, le pimozide doit être utilisé avec prudence.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. Lhypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de lintervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments concernés sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques. D'autres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.

Pour le dolasétron, lérythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.

Lutilisation dun médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.

Toutefois certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, de l'hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques.

Cependant, le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.

Médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il sagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.

Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique

Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. C'est le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alpha-bloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et lintensité de cet effet indésirable. Se reporter aux interactions propres à chaque classe, avec les niveaux de contrainte correspondants.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+Antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal), posaconazole, voriconazole).

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Aprepitant :

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Certains macrolides (clarithromycine, érythromycine, josamycine, télithromycine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Diltiazem

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Dopaminergiques hors Parkinson (cabergoline, quinagolide)

Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et du neuroleptique.

+Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Efavirenz

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Inhibiteurs de protéases (amprenavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir) boostés ou non par ritonavir

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+boceprevir, telaprevir

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Cobicistat

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Ombitasvir + paritaprévir

Augmentation des concentrations plasmatiques du pimozide par diminution de son métabolisme hépatique par la bithérapie

+Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Certains inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (paroxétine, sertraline, citalopram, escitalopram)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Stiripentol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Triclabendazole

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (inhibition du métabolisme hépatique du médicament torsadogène).

Respecter un délai de 24 heures entre larrêt du triclabendazole et la prise du médicament torsadogène, et inversément.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) :

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribedil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, selegiline, tolcapone)

Antagonisme réciproque du dopaminergique et du neuroleptique.

Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité dun traitement par neuroleptique chez le patient parkinsonien traité par dopaminergique, diminuer progressivement la posologie du dopaminergique jusquà larrêt (larrêt brutal du dopaminergique expose à un risque de « syndrome malin des neuroleptiques »).

+Autres neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, fluphénazine, propericiazine, halopéridol, lévomépromazine, pipampérone, pipotiazine, sertindole, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes : antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), et autres médicaments tels que arsénieux, dolasetron IV, diphémanil, méquitazine, mizolastine, prucalopride, toremifene, vandetanib, vincamine IV, moxifloxacine, spiramycine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Alcool (boisson ou excipent)

Majoration par lalcool de leffet sédatif des neuroleptiques.

Laltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicule et lutilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool.

+Lévodopa

Antagonisme réciproque de la lévodopa et du neuroleptique. Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.

+Quinupristine, dalfopristine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Hydroxycholoroquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Méthadone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+Crizotinib

Risque de majoration de la toxicité du pimozide par diminution deson métabolisme et/ou augmentation desa biodisponibilité par le crizotinib.

+Idélalisib

Augmentation des concentrations plasmatiques du pimozide par diminution de son métabolisme hépatique par lidelalisib.

+ Oxybate de sodium

Majoration de la dépression centrale. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et lutilisation de machine.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Anagrélide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+Ciprofloxacine, levofloxacine, norfloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association

+Azithromycine, roxithromycine

Risque majoré du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique.

Effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+Bradycardisants : antiarythmiques de classe Ia, bêta-bloquants, certains anti-arythmiques de classe III, certains antagonistes du calcium, digitaliques, la pilocarpine, anticholinestérasiques, le fingolimod

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+Lithium

Risque dapparition de signes neuropsychiques évocateurs dun syndrome malin des neuroleptiques ou dune intoxication au lithium.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début dassociation.

+Médicaments hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), gluco-minéralcorticoïdes, tétracosactide).

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+Ondansétron

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

Associations à prendre en compte

+Bêta-bloquants (sauf esmolol et sotalol) (voir aussi en association faisant lobjet de précautions demploi, Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque)

Effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale.

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+Médicaments abaissant la pression artérielle (antihypertenseurs, dérivés nitrés, alpha-bloquants à visée urologique )

Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.

+Dapoxétine

Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+Orlistat

Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse pour éviter toute décompensation. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse.

Les études animales ont montré une toxicité de la reproduction et aucun effet tératogène na été observé (voir rubrique 5.3).

Au cours du premier trimestre de la grossesse, les données cliniques sont insuffisantes pour conclure.

Compte tenu de ces données, il est préférable d'éviter d'utiliser le pimozide au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme.

Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont ORAP) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque dévénements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en terme de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de lalimentation.

S'il s'avère indispensable de prescrire un traitement par pimozide au cours de la grossesse, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.

Allaitement

ORAP peut être excrété dans le lait maternel. Si lutilisation dORAP savère indispensable, lallaitement doit être interrompu.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs et les utilisateurs de machines, sur les risques de diminution de la vigilance, somnolence, sensations de vertige, liés à ce médicament.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les fréquences sont présentées suivant la convention suivante :

Très fréquent ≥ 1/10

Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare ≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Très rare < 1/10 000

Fréquence indéterminée Ne peut être estimée sur la base des données disponibles

Classes de systèmes dorganes

Effets Indésirables

Fréquences

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent

(≥ 1/1 000 à < 1/100)

Indéterminée

Affections endocrines

Hyperglycémie; Hyperprolactinémie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie.

Hyponatrémie (due à une polydipsie ou à un SIADH).

Affections psychiatriques

Dépression; Insomnie; Agitation; Impatience.

Trouble de l'humeur, Anxiété

Affections du système nerveux

Vertige; Somnolence.

Trouble extrapyramidal; Akathisie; Céphalées; Tremblement; Léthargie.

Bradykinésie; Roue dentée (Phénomène de); Dyskinésie; Dystonie; Dysarthrie.

Syndrome malin des neuroleptiques; Etat de Grand Mal (épileptique); Dyskinésie tardive.

Affections oculaires

Vision trouble.

Révulsion oculaire.

Affections cardiaques

Arythmies ventriculaires telles que torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, arrêt cardiaque.

Mort subite inexpliquée (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi).

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique.

Affections gastro-intestinales

Constipation; Sécheresse buccale; Vomissement; Hypersialorrhée.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyperhidrose.

Hyperséborrhée.

Prurit; Rash.

Urticaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rigidité musculaire.

Spasmes musculaires.

Rigidité de la nuque.

Affections du rein et des voies urinaires

Nycturie.

Pollakiurie.

Glycosurie; Rétention urinaire.

Affections hématologiques

Thrombopénie.

Affections des organes de reproduction et des seins

Dysfonction érectile.

Aménorrhée.

Galactorrhée; Gynécomastie; Diminution de la libido.

Manifestations générales et anomalies au site dadministration

Fatigue.

dème de la face.

Troubles de la thermorégulation.

Investigations

Prise de poids.

Allongement de lintervalle QT sur lélectrocardiogramme, Electroencéphalogramme anormal, Elévation des enzymes hépatiques.

Grossesse, puerpérium et conditions périnatales

Syndrome de sevrage néonatal (voir rubrique 4.6).

Des cas de thrombo-embolies veineuses, y compris des cas dembolies pulmonaires ainsi que de thromboses veineuses profondes, ont été rapportés avec les antipsychotiques (fréquence indéterminée).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

Les symptômes correspondent à une exacerbation des effets pharmacologiques du produit.

Les symptômes les plus fréquents sont des réactions extrapyramidales.

Le risque de troubles du rythme ventriculaire pouvant être associé à un allongement de l'espace QT et à une arythmie ventriculaire incluant une torsade de pointes doit être pris en compte. Les troubles du rythme ventriculaire peuvent, lorsqu'ils sont sévères, s'accompagner d'une hypotension et d'un collapsus circulatoire.

Traitement

Il n'existe pas d'antidote spécifique au pimozide.

Un suivi ECG en continu doit être réalisé du fait du risque d'allongement de l'intervalle QT et d'arythmie ventriculaire avec torsades de pointes et les fonctions vitales doivent être monitorées.

Du fait de la longue demi-vie du pimozide, la surveillance clinique devra être maintenue pendant plusieurs jours (≥ 4 jours).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANTIPSYCHOTIQUE, Code ATC: N05AG02. (Système nerveux central)

Le pimozide est un dérivé diphénylbutylpipéridine ayant des propriétés neuroleptiques. Il est caractérisé par:

·son action sur les symptômes psychotiques productifs (délire et hallucinations),

·son activité sur les éléments déficitaires (retrait autistique, inhibition),

·la discrétion des effets secondaires neurologiques et hypnosédatifs,

·une action prolongée sur 24 heures permettant une prise quotidienne.

Le pimozide est un antagoniste sélectif des récepteurs dopaminergiques possédant une forte affinité pour les récepteurs D2.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Le pimozide est une molécule fortement basique et très lipophile.

Chez le chien, les concentrations cérébrales les plus élevées sont observées au niveau des aires des terminaisons nerveuses dopaminergiques telles que le noyau caudé ou l'hypophyse.

Chez l'homme, il a été montré que :

·après administration orale de pimozide radiomarqué, près de 58% étaient excrétés dans les urines et 13 % dans les fèces ;

·le pic plasmatique du pimozide est atteint en 8 heures environ (intervalle : 4 12 heures) après l'administration orale ;

·la demi-vie d'élimination moyenne du pimozide est d'environ 55 heures chez le patient schizophrène ;

·le pimozide subit une importante métabolisation de premier passage et est largement métabolisé par N-déalkylation oxydative dans le foie. Le métabolisme du pimozide est catalysé principalement par l'isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4) et le CYP2D6 (voir rubrique 4.5 Interactions). Les principaux métabolites sont la 1-(4-piperidyl)-2-benzimidazolinone et lacide 4,4-bis (4-fluorophenyl)-butyrique. Ces métabolites nont pas dactivité antipsychotique. Les métabolites sont éliminés essentiellement par voie urinaire, la molécule inchangée composant moins de 1 % de l'excrétion urinaire et 95 % de l'excrétion fécale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Des études de toxicité à doses répétées par voie orale allant jusqu'à 12 mois chez le chien et 18 mois chez le rat ont révélé un effet sur la glande mammaire. La dose sans effet est 0,04 mg/kg de poids corporel par jour chez le rat. Les autres effets centraux observés semblent être liés à l'activité pharmacologique du pimozide.

Le pimozide n'est pas mutagène. Les études de cancérogenèse ne révèlent pas de tumeurs induites par le traitement chez le rat ou la souris mâle. Par contre, on note une augmentation de l'incidence des adénomes hypophysaires et des adénocarcinomes au niveau de la glande mammaire chez la souris femelle. Les modifications histopathologiques au niveau de la glande mammaire et de l'hypophyse sont probablement dues à la prolactine et ont été observées chez des rongeurs après hyperprolactinémie consécutive à des traitements par neuroleptiques, et la signification pour l'homme est inconnue.

Des études de reproduction par voie orale et sous-cutanée chez le rat et le lapin, ont montré une embryotoxicité à des doses similaires à celles de l'exposition maximale humaine. Un retard de croissance ftal et une toxicité ftale ont été observés à des doses 6 fois supérieures à celles de l'exposition maximale humaine exprimée en mg/kg. Aucun effet tératogène n'a été observé.

Des études in vitro menées avec le pimozide ont montré un blocage des canaux cardiaques hERG et une prolongation de la durée du potentiel d'action dans des curs isolés perfusés. Cet effet sur le canal hERG pourrait être atténué par l'effet de blocage du pimozide sur le canal cardiaque calcique L.

Dans un certain nombre d'études in vivo menées chez lanimal, un allongement significatif de lintervalle QTc après une administration intraveineuse ou orale de pimozide a été démontré. Les doses administrées ayant allongé l'intervalle QTc n'ont pas provoqué darythmies.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Hydrogénophosphate de calcium dihydraté, cellulose microcristalline, amidon de maïs, povidone K30, talc, huile végétale hydrogénée, oxyde de fer jaune (E172), laque aluminique d'indigotine (E132).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polyvinyl-Aluminium)

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

EUMEDICA SA

AVENUE WINSTON CHURCHILL 67

1180 BRUXELLES

BELGIQUE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·313 072-0: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polyvinyl-Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 08/04/2016

Dénomination du médicament

ORAP 4 mg, comprimé

Pimozide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Sommaire notice

Que contient cette notice :

1. Qu'est-ce que ORAP 4 mg, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ORAP 4 mg, comprimé

3. Comment prendre ORAP 4 mg, comprimé

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ORAP 4 mg, comprimé ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE ORAP 4 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

ANTIPSYCHOTIQUE

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué dans le traitement de certains troubles de la personnalité et dans certaines formes de tics.

Chez l'enfant de plus de 6 ans, il peut être préconisé dans certains troubles graves du comportement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ORAP 4 mg, comprimé ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais ORAP 4 mg, comprimé :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active (pimozide) ou à lun des composants contenus dans ORAP,

·en cas daltération de la conscience due à lalcool ou à dautres agents,

·si vous souffrez dune maladie de Parkinson,

·si vous avez des problèmes cardiaques ou en avez eu par le passé (incluant des battements cardiaques irréguliers),

·en association avec certains médicaments :

odopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide),

oles antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal), posaconazole, voriconazole),

ocertains macrolides (clarithromycine, érythromycine, josamycine, télithromycine),

oinhibiteurs de protéases (amprenavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir),

oaprepitant, boceprevir, cobicistat, diltiazem, dompéridone, efavirenz, hydroxyzine, ombitasvir + paritaprévir, paroxétine, pipéraquine, sertraline, citalopram, escitalopram, stiripentol, télaprevir, triclabendazole (voir «Prise ou utilisation d'autres médicaments»)

Ce médicament ne doit pas être utilisé chez lenfant de moins de 6 ans.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions demploi

Mises en garde spéciales

Arrêter le traitement et consulter durgence un médecin :

·si vous ressentez une rigidité des muscles ou des troubles de la conscience au cours du traitement,

·si vous avez une fièvre inexpliquée ou une forte transpiration ou encore si vous devenez pâle au cours du traitement.

Afin de dépister un éventuel trouble cardiaque, votre médecin pourra être amené à vous faire pratiquer un électrocardiogramme.

Si vous êtes diabétiques ou que vous présentez des facteurs de risque de diabète, vous devrez surveiller très attentivement votre glycémie (taux de sucre dans le sang) pendant le traitement.

Chez l'enfant, un suivi médical régulier est indispensable.

Ce médicament sera utilisé avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral

Il doit également être utilisé avec précaution chez les patients âgés atteints de démence.

La prise de ce médicament doit être évitée en association avec lalcool et certains médicaments (voir rubrique « Autres médicaments et ORAP 4 mg, comprimé »)

Précautions d'emploi

Prévenez votre médecin en cas d'antécédents :

·de convulsions,

·de maladie du foie,

·de maladie cardiaque, ou d'antécédents familiaux de maladie cardiaque ou si vous prenez des médicaments pour le cur. Votre médecin pourra vous demander de faire un suivi régulier au cours du traitement par ORAP 4 mg, comprimé,

·de maladie des reins,

·personnel ou quelqu'un de votre famille, de formation de caillots sanguins, car la prise d'antipsychotiques a été associée à la formation de caillots sanguins.

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre ORAP 4 mg, comprimé.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et ORAP 4 mg, comprimé

·Ce médicament ne doit pas être associé avec en association avec:

odopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide),

oles antifongiques azolés (itraconazole, kétoconazole, fluconazole, miconazole (voie générale et gel buccal), posaconazole, voriconazole),

ocertains macrolides (clarithromycine, érythromycine, josamycine, télithromycine),

oinhibiteurs de protéases (amprenavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir),

oaprepitant, boceprevir, cobicistat, diltiazem, dompéridone, efavirenz, hydroxyzine, ombitasvir + paritaprévir, paroxétine, pipéraquine, sertraline, citalopram, escitalopram, stiripentol, télaprevir, triclabendazole (voir «Contre-indications»)

Ce médicament doit être évité en association avec lalcool, la lévodopa, les antiparkinsoniens dopaminergiques, les antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes, la méthadone, dautres neuroleptiques et médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes, la quinupristine / dalfopristine, hydroxychloroquine, crizotinib, idélalisib, oxybate de sodium (voir Mises en garde spéciales).

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Interactions avec les aliments et les boissons

ORAP avec des aliments, boissons et alcool

La prise dalcool est formellement déconseillée pendant le traitement.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse. Si vous découvrez que vous êtes enceinte, consultez votre médecin, lui seul peut juger de la nécessité de poursuivre le traitement.

Les symptômes suivants peuvent apparaître chez les nouveau-nés dont les mères ont pris ORAP durant le dernier trimestre de la grossesse (les 3 derniers mois) : tremblements, raideur et/ou faiblesse musculaire, endormissement, agitation, problème de respiration, et difficultés à salimenter. Si votre bébé développe lun de ces symptômes, vous devez contactez votre médecin.

Allaitement

ORAP peut être excrété dans le lait maternel. Si lutilisation dORAP savère indispensable, lallaitement doit être interrompu.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de diminution de la vigilance, somnolence, sensations de vertige, attachés à l'emploi de ce médicament.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE ORAP 4 mg, comprimé ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

Réservé à ladulte et à lenfant de plus de 6 ans.

La posologie est variable est doit être adaptée à chaque cas.

Un test sanguin peut être demandé par votre médecin pour savoir si la dose de pimozide doit être augmentée.

Respecter toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode dadministration

Voie orale.

Avaler le(s) comprimé(s) sans le(s) croquer, avec un peu deau.

Fréquence dadministration

En une prise, le soir.

Durée de traitement

Ne pas interrompre le traitement sans laccord de votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de ORAP 4 mg, comprimé que vous nauriez dû :

Un surdosage peut se révéler par une rigidité musculaire.

En cas de prise dune dose excessive de médicament, prévenir immédiatement un médecin ou un service durgence en raison du risque de survenue de troubles cardiaques graves.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre ORAP :

Prenez la dose suivante à l'heure habituelle, ne doublez pas la dose.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Ont été rapportés :

Très fréquemment (concerne plus d'1 patient sur 10) :

·Vertiges;

·Somnolence;

·Transpiration excessive;

·Besoin fréquent duriner pendant la nuit.

Fréquemment (concerne entre 1 à 10 patients sur 100) :

·Perte dappétit;

·Dépression;

·Insomnie;

·Agitation;

·Impatience;

·Troubles associant une rigidité, des tremblements et/ou des mouvements anormaux (symptômes extrapyramidaux);

·Besoin impératif de bouger;

·Maux de tête;

·Tremblements;

·Léthargie;

·Vision trouble;

·Constipation;

·Sécheresse buccale;

·Vomissements;

·Production excessive de salive;

·Peau grasse;

·Rigidité musculaire;

·Besoin fréquent duriner;

·Difficulté d'érection;

·Fatigue extrême;

·Prise de poids.

Peu fréquemment (concerne entre 1 à 10 patients sur 1 000) :

·Ralentissement des mouvements;

·Mouvements seffectuant par à-coups;

·Mouvements anormaux;

·Troubles de la prononciation;

·Révulsion oculaire;

·Spasmes musculaires;

·Absence de règles;

·dème du visage;

·Démangeaisons de la peau;

·Eruption cutanée.

Fréquence indéterminée :

·Hyperglycémie (augmentation du taux de sucre dans le sang);

·Excès de prolactine (hormone provoquant la lactation);

·Diminution du taux de sodium dans le sang;

·Trouble de l'humeur;

·Anxiété;

·Association dune fièvre, dune respiration plus rapide, de sueurs dune raideur musculaire et dune somnolence (syndrome malin des neuroleptiques);

·Convulsions;

·Mouvements anormaux tardifs;

·Troubles graves du rythme cardiaque;

·Mort subite;

·Chute de la pression artérielle lors du passage brusque de la position couchée ou assise à debout;

·Urticaire;

·Rigidité de la nuque;

·Présence de sucre dans les urines;

·Rétention urinaire;

·Diminution du taux de plaquettes dans le sang;

·Ecoulement de lait au niveau des mamelons;

·Gonflement des seins, même chez lhomme;

·Perte du désir sexuel;

·Fièvre ou diminution de la température du corps;

·Anomalie au niveau de l'électrocardiogramme;

·Anomalies au niveau de lélectroencéphalogramme;

·Augmentation des enzymes du foie;

·Syndrome de sevrage chez les nouveau-nés dont les mères ont pris ORAP durant le dernier trimestre de la grossesse (les 3 derniers mois) Fréquence indéterminée (voir Utilisation pendant la grossesse et lallaitement).

Des caillots sanguins veineux, particulièrement au niveau des jambes (les symptômes incluent gonflement, douleur et rougeur au niveau des jambes), peuvent se déplacer via les vaisseaux sanguins jusquaux poumons et provoquer une douleur dans la poitrine et une difficulté à respirer. Si vous ressentez un de ces symptômes, consulter immédiatement un médecin.

Il faut arrêter immédiatement le traitement et consulter d'urgence un médecin:

si vous ressentez une rigidité des muscles ou des troubles de la conscience au cours du traitement;

si vous avez une fièvre inexpliquée ou une forte transpiration ou encore si vous devenez pâle au cours du traitement.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ORAP 4 mg, comprimé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser ORAP 4 mg, comprimé après la date de péremption mentionnée sur la boîte.

La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Ce que contient ORAP :

La substance active est:

Pimozide .............. 4,00 mg

Pour un comprimé.

Les autres composants sont:

Hydrogénophosphate de calcium dihydraté, cellulose microcristalline, amidon de maïs, povidone K30, talc, huile végétale hydrogénée, oxyde de fer jaune (E172), laque aluminique d'indigotine (E132).

Forme pharmaceutique et contenu

Aspect de ORAP et contenu de lemballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé. Boîte de 30.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

EUMEDICA SA

AVENUE WINSTON CHURCHILL 67

1180 BRUXELLES

BELGIQUE

Exploitant

EUMEDICA SA

AVENUE WINSTON CHURCHILL 67

1180 BRUXELLES

BELGIQUE

Fabricant

LUSOMEDICAM ENTA SOCIEDADE TECNICA FARMACEUTICA, S.A.

ESTRADA CONSIGLIERI PEDROSO, 69-B

QUELUZ DE BAIXO

2730-055 BARCARENA

PORTUGAL

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est < {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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