ORALAIR 300 IR, comprimé sublingual

source: ANSM - Mis à jour le : 04/05/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux

Traitement dentretien

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Extrait allergénique de pollens des graminées suivantes : dactyle aggloméré (Dactylis glomerata L.), flouve odorante (Anthoxanthum odoratum L.), ivraie vivace (Lolium perenne L.), pâturin des prés (Poa pratensis L.) et fléole des prés (Phleum pratense L.) ........ 300 IR* par comprimé sublingual.

* IR (Indice de Réactivité) :

L'unité IR a été définie pour mesurer l'allergénicité d'un extrait allergénique. Un extrait allergénique titre 100 IR/mL lorsque, utilisé en prick-test à l'aide d'une lancette standardisée (Stallerpoint®), il provoque une papule d'un diamètre de 7 mm (moyenne géométrique) chez 30 sujets sensibilisés a cet allergène. La réactivité cutanée de ces sujets est simultanément démontrée par la positivité d'un prick-test au phosphate de codéine à 9 % ou d'histamine à 10 mg/mL. Lunité IR de Stallergenes n'est pas comparable aux unités utilisées par d'autres fabricants d'allergènes.

Excipient à effet notoire : lactose monohydraté

Un comprimé sublingual de 300 IR contient 81,8 à 83,1 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé sublingual.

Les comprimés de 300 IR sont légèrement tachetés blancs à beiges avec « 300 » gravé sur les deux faces.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement de la rhinite allergique, avec ou sans conjonctivite, aux pollens de graminées, chez les adultes, les adolescents et les enfants (à partir de 5 ans) ayant une symptomatologie clinique significative avec confirmation diagnostique par un test cutané positif aux pollens de graminées et/ou la présence d'IgE spécifiques aux pollens de graminées.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Un traitement par ORALAIR ne doit être prescrit et initié que par des médecins formés et expérimentés dans le traitement des maladies allergiques. Le traitement chez l'enfant devra être conduit par un médecin formé et expérimenté dans le traitement des maladies allergiques de l'enfant.

La première prise du comprimé ORALAIR doit être effectuée sous surveillance médicale pendant 30 minutes.

Posologie

La thérapie se compose d'un traitement d'initiation (incluant une augmentation progressive de la dose sur une durée de 3 jours) et d'un traitement d'entretien.

La boîte dORALAIR destinée au traitement en phase d'initiation contient les médicaments pour le premier mois de traitement incluant des comprimés ORALAIR 100 IR et ORALAIR 300 IR en 2 plaquettes différentes :

Jour 1

1 x 100 IR comprimé

Jour 2

2 x 100 IR comprimés

Jour 3

1 x 300 IR comprimé

Jour 4

1 x 300 IR comprimé

Jour 5

1 x 300 IR comprimé

Jour 30

1 x 300 IR comprimé

La boîte dORALAIR destinée au traitement dentretien ne contient que des comprimés ORALAIR 300 IR et sera utilisée à partir du 2e mois en poursuivant par un comprimé sublingual ORALAIR 300 IR par jour. Cette posologie sera maintenue jusqu'à la fin de la saison pollinique

Le traitement doit être initié environ 4 mois avant le début estimé de la saison pollinique et poursuivi jusquà la fin de la saison pollinique

Lorsqu'il n'y a pas d'amélioration significative des symptômes au cours de la première saison pollinique, la poursuite du traitement n'est pas justifiée

Généralement, si le traitement est interrompu moins de 7 jours, il peut être poursuivi. En cas dinterruption du traitement pendant une durée supérieure à 7 jours, il est recommandé de poursuivre le traitement sous surveillance médicale.

Population spécifiques

Il n'y a pas d'expérience clinique concernant l'immunothérapie spécifique par ORALAIR chez les patients âgés de plus de 50 ans.

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité dORALAIR chez les enfants âgés de moins de 5 ans nont pas été établies.

Aucune donnée concernant le traitement avec ORALAIR chez les enfants au-delà dune saison pollinique nest disponible.

La posologie à utiliser chez les adolescents et les enfants à partir de 5 ans est la même que chez les adultes.

Mode dadministration

Le comprimé sublingual doit être placé sous la langue jusqu'à sa dissolution complète (pendant au moins 1 minute) avant d'avaler.

Il est recommandé de prendre le comprimé pendant la journée lorsque la bouche est vide.

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité (allergie) à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1;

·Asthme sévère et/ou instable (VEMS < 70 % de la valeur théorique) ;

·Déficit immunitaire sévère ou maladie auto-immune;

·Affections malignes (par ex. cancer) ;

·Inflammations de la muqueuse buccale (notamment lichen plan, ulcération ou mycose).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

En cas de chirurgie bucco-dentaire, y compris d'extraction dentaire, le traitement par ORALAIR doit être arrêté jusquà cicatrisation complète. La prudence est requise en cas dimmunothérapie spécifique chez les patients traités par des anti-dépresseurs tricycliques et par les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Des cas dsophagite à éosinophiles ont été rapportés lors de traitement par immunothérapie sublinguale. Pendant le traitement par ORALAIR, si des symptômes gastro-sophagiens sévères ou persistants incluant dysphagie et douleur thoracique apparaissent, ORALAIR doit être interrompu et le patient devra être examiné par son médecin. Le traitement ne pourra être repris quaprès avis médical.

Les patients prenant des bêta-adrénergiques (bêta-bloquants) peuvent ne pas répondre aux doses habituelles dadrénaline utilisées lors du traitement des réactions systémiques graves, dont lanaphylaxie. En particulier, les bêtabloquants antagonisent les effets cardiostimulant et bronchodilatateur de ladrénaline.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Aucune interaction n'a été rapportée lors des études cliniques menées avec ORALAIR et au cours desquelles les patients pouvaient prendre des médicaments pour traiter les symptômes de l'allergie (antihistaminiques, corticostéroïdes).

Aucune donnée n'est disponible sur les risques éventuels de l'association d'une immunothérapie avec d'autres allergènes administrée au cours du traitement par ORALAIR.

En cas de réactions allergiques sévères, l'utilisation d'adrénaline peut être nécessaire. Les effets de ladrénaline peuvent être potentialisés jusquà mettre en jeu le pronostic vital chez les patients traités par des anti-dépresseurs tricycliques ou par les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).

Aucune donnée clinique n'est disponible concernant la vaccination au cours d'une immunothérapie spécifique par ORALAIR. La vaccination pourra être envisagée sans interrompre le traitement par ORALAIR, seulement après un examen médical évaluant l'état général du patient.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il n'existe pas de donnée clinique sur lutilisation dORALAIR chez la femme enceinte.

Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable déviter linitiation dune immunothérapie au cours de la grossesse. En cas de survenue de grossesse en cours de traitement, lutilisation dORALAIR peut être poursuivie si nécessaire mais sous étroite surveillance.

Allaitement

Lexcrétion de lextrait allergénique de pollens de 5 graminées dans le lait maternel nest pas connue.

Par mesure de précaution, il est préférable déviter linitiation dune immunothérapie au cours de lallaitement.

Cependant, dans la mesure où lexposition systémique à la substance active dORALAIR de la femme qui allaite est négligeable, lutilisation dORALAIR peut être envisagée pendant lallaitement en tenant compte du bénéfice du traitement pour la mère et du bénéfice de lallaitement pour lenfant.

Fertilité

Il nexiste pas de données chez lhomme concernant leffet dORALAIR sur la fertilité.

Aucune étude sur la fertilité na été effectuée chez lanimal avec la substance active dORALAIR. Lexamen histopathologique des organes reproducteurs mâles et femelles au cours des études de toxicité dose répétée avec lextrait allergénique de pollens de 5 graminées na cependant pas rélévé deffet délétère.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

ORALAIR n'a aucun effet ou quun effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Lors dun traitement par ORALAIR, les patients sont exposés à des allergènes susceptibles de provoquer des réactions au site d'application et/ou des symptômes allergiques systémiques.

Des réactions au site d'application (telles que prurit oral et irritation de la gorge) sont donc possibles au cours du traitement. En cas de réaction au site d'application, un traitement symptomatique (par exemple avec des antihistaminiques) peut être envisagé.

Comme dans toute immunothérapie allergénique, des réactions allergiques sévères, comprenant des troubles laryngo-pharyngés sévères ou des réactions allergiques systémiques (telles que affection cutanée ou muqueuse dapparition soudaine, détresse respiratoire, symptômes gastro-intestinaux persistants, ou diminution de la pression artérielle et/ou symptômes associés) peuvent survenir. Les patients doivent être informés des signes et symptômes associés, de la nécessité de prendre un avis médical et dinterrompre le traitement si de telles réactions se produisent. Le traitement ne doit être repris que sur avis médical.

Résumé du profil de tolérance

Dans le cadre dessais cliniques contrôlés contre placebo, un total de 1 038 adultes et 154 patients pédiatriques atteints de rhinoconjonctivite allergique aux pollens de graminées ont été traités par ORALAIR 300 IR une fois par jour. Les effets indésirables rapportés chez ces patients ont sont résumés dans le tableau ci-dessous.

La majorité des effets indésirables ayant conduit à une sortie prématurée de létude consistaient en des réactions au site dapplication. Celles-ci étaient dintensité légère ou modérée et sans gravité.

Tableau des effets indésirables

Tableau récapitulatif des effets indésirables liés au médicament par système dorgane et fréquence [Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100), rare (≥1/10 000, <1/1000)]. Dans chaque catégorie de fréquence, les réactions graves sont présentées en premier.

Système / Fréquence / Effets indésirables

Infections et infestations

Fréquent

Rhinopharyngite, rhinite

Peu fréquent

Herpès buccal, otite

Troubles hématologiques et du système lymphatique

Peu fréquent

Lymphadénopathie

Troubles du système immunitaire

Peu fréquent

Hypersensibilité, syndrome d'allergie orale

Troubles psychiatriques

Peu fréquent

Dépression

Troubles du système nerveux

Très fréquent

Céphalée

Peu fréquent

Rare

Dysgueusie, somnolence, sensation de vertige

Anxiété

Troubles oculaires

Fréquent

Prurit oculaire, conjonctivite, augmentation de la sécretion lacrymale

Peu fréquent

Rougeur oculaire, dème oculaire, sécheresse oculaire

Troubles de l'oreille et du labyrinthe

Fréquent

Prurit de l'oreille

Peu fréquent

Gêne au niveau de l'oreille

Troubles vasculaires

Rare

Bouffé congestive

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Très fréquent

Irritation de la gorge

Fréquent

Asthme, rhinite allergique (congestion nasale, éternuement, rhinorrhée, gêne nasale), toux, douleur oropharyngée, dème pharyngé, congestion des sinus, dyspnée, dysphonie, sécheresse de la gorge, formation de cloques oropharyngées, gêne oropharyngée

Peu fréquent

Hypoesthésie pharyngée, sensation de gorge serrée, sibilances, dème laryngé

Troubles gastro-intestinaux

Très fréquent

Prurit oral

Fréquent

Douleur abdominale, diarrhée, vomissement, dème buccal, prurit de la langue, dème labial, paresthésie orale, dyspepsie, dème de la langue, hypoesthésie orale, stomatite, prurit labial, gêne buccale, nausée, glossodynie, sécheresse buccale, dysphagie

Peu fréquent

Douleur buccale, gingivite, chéilite, gastrite, glossite, augmentation de la taille des glandes salivaires, reflux gastro-sophagien, affection de la langue, hypersalivation, ulcération de la bouche, douleur sophagienne, dème palatin, affection buccale, odynophagie, éructation

Troubles cutanés et du tissu sous-cutané

Fréquent

Urticaire, prurit, dermatite atopique

Peu fréquent

Rare

Angiodème, rash, acné

dème de la face

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Gêne thoracique

Peu fréquent

Sensation de boule dans la gorge, asthénie, syndrome grippal

Investigations

Rare

Augmentation du taux des polynucléaires éosinophiles

Lésions, intoxications et complications liées aux administrations

Peu fréquent

Excoriation

Dans un essai clinique incluant des adultes traités par ORALAIR durant trois saisons polliniques, les effets indésirables rapportés étaient moins fréquents au cours des deuxième et troisième périodes de traitement que pendant la première année de traitement.

Description dune sélection de réactions indésirables

Lors dun traitement par ORALAIR, les patients sont exposés à des allergènes susceptibles de provoquer des réactions au site d'application et/ou des symptômes allergiques systémiques.

Des réactions au site d'application (telles que prurit oral et irritation de la gorge) sont donc possibles au cours du traitement. En cas de réaction au site d'application, un traitement symptomatique (par exemple avec des antihistaminiques) peut être envisagé.

Comme dans toute immunothérapie allergénique, des réactions allergiques, comprenant des réactions laryngo-pharyngées sévères ou des réactions anaphylactiques (telles que affection cutanée ou muqueuse dapparition soudaine, détresse respiratoire, symptômes gastro-intestinaux persistants, ou diminution de la pression artérielle et/ou symptômes associés) peuvent survenir. Les patients doivent être informés des signes et symptômes associés, de la nécessité de prendre un avis médical et dinterrompre le traitement si de telles réactions se produisent. Le traitement ne doit être repris que sur avis médical.

Population pédiatrique

Le profil de sécurité dans la population pédiatrique est comparable à celui de ladulte. Les effets indésirables suivants, listés dans le tableau récapitulatif, ont été rapportés plus fréquemment chez lenfant que chez l'adulte : toux, rhinopharyngite, dème buccal (très fréquent), syndrome d'allergie orale, chéilite, glossite, sensation de boule dans la gorge, gêne au niveau de l'oreille (fréquent).

Dautres effets indésirables ont été rapportés uniquement chez les enfants et les adolescents : angine, bronchite (fréquent), douleur thoracique (peu fréquent).

Effets indésirables rapportés depuis la commercialisation

Depuis la commercialisation, des exacerbations dasthme, desréactions allergiques systémiques et des sophagites à éosinophiles ont été rapportées chez ladulte, ladolescent et lenfant avec une fréquence indeterminée (la fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté.

Le risque d'effets indésirables, incluant réactions systémiques ou locales sévères, augmente si la dose journalière administrée est supérieure à celle qui est recommandée. En cas de symptômes annonçant une réaction sévère tels que: angio-oedème, difficultés de déglutition, dyspnée, dysphonie ou sensation de gonflement dans la gorge, un avis médical immédiat est requis.

En cas de surdosage, le traitement des effets indésirables est symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Extraits allergéniques, pollen de graminées, code ATC : V01AA02

Mécanisme daction

ORALAIR est utilisé pour traiter des patients ayant des symptômes d'allergie médiée par des IgE spécifiques tels qu'une rhinite et/ou une conjonctivite provoquée par les pollens de graminées.

Le système immunitaire est la cible de l'effet pharmacodynamique. L'objectif est d'induire une réponse immunitaire contre l'allergène avec lequel est traité le patient. Le mode d'action complet et exact de l'immunothérapie spécifique n'est pas entièrement connu et documenté. Le traitement par ORALAIR a montré qu'il induit une réponse systémique compétitive des anticorps anti-graminées et une augmentation des IgG spécifiques. La signification clinique de ces résultats n'a pas été établie.

Efficacité clinique (étude V034.04) :

Une étude européenne multicentrique multinationale, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo a été menée. Létude a inclus 628 adultes présentant une rhinite et/ou rhinoconjonctivite allergique saisonnière aux pollens de graminées, confirmée par des tests cutanés et/ou la présence dIgE spécifiques aux pollens de graminées

Les patients ont été randomisés dans 4 groupes : placebo (n = 156), ORALAIR 100 IR/jour (n = 157), ORALAIR 300 IR/jour (n = 155) et ORALAIR 500 IR/Jour (n = 160)

Chaque patient a reçu une dose sublinguale, quotidienne, pendant environ 4 mois avant le début de la saison pollinique et pendant toute une saison pollinique. Lanalyse des résultats était basée sur 569 patients évaluables (placebo: n = 148; ORALAIR 100 IR : n = 142 ; ORALAIR 300 IR : n = 136 ; ORALAIR 500 IR : n = 143). Lefficacité a été déterminée en fonction du score total de symptômes de rhinoconjonctivite (voir détail du score plus bas) durant cette saison pollinique unique.

Les résultats de cette étude ont montré une efficacité comparable des doses 500 IR et 300 IR, avec des données de sécurité en faveur de la dose 300 IR, établissant ainsi la posologie préconisée à 300 IR par jour.

Les résultats concernant l'efficacité de la dose 300 IR par rapport au groupe placebo (le nombre de sujets inclus dans la population en Intention de Traiter (ITT) était de 136 pour ORALAIR et 148 pour le placebo) ont été les suivants:

Étude V034.04 : résultats sur les critères d'efficacité (au cours d'une seule saison pollinique)

Critère de jugement principal:

Étude VO34.04

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

Moyenne [IC 95%]

Diff. relative moyenne*

Valeur de p**

Score des symptômes de rhinoconjonctiviteA

3,58 (2,98)

2,91

4,93 (3,23)

4,62

-1,39 [-2,09 ; -0,69]

27,3%

0,0001

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

A Moyenne des scores totaux de symptômes de rhinoconjonctivite quotidiens pour chaque patient au cours de la saison pollinique. Les symptômes de rhinoconjonctivite incluaient éternuements, rhinorrhée, prurit nasal, congestion nasale, larmoiement et prurit oculaire (échelle du score : 0 à 18, la valeur la plus élevée de 18 correspond au niveau de présence permanent très sévère pour les six symptômes).

Critères de jugement secondaires :

Étude VO34.04

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

Moyenne [IC 95%]

Diff. relative

moyenne*

Valeur de p**

Utilisation de médicaments de secours B

19,7% (24,8)

10.6%

27,9 % (29,3)

19,7%

Score qualité de vie C

1,08 (0,96)

0,89

1,37 (1,01)

1,20

-0,25 [-0,47 ; -0,04]

21,1%

<0,0199

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

B Utilisation de médicaments symptomatiques de secours: pourcentage de jours par patient avec au moins une prise d'un médicament de secours, valeur de p 0,0194 NS (test de Wilcoxon).

C Qualité de vie évaluée au moment du pic pollinique à l'aide du questionnaire Qualité de vie de la rhinoconjonctivite (RQLQ) (échelle de scores de 0 à 7, la valeur la plus élevée du score reflète la qualité de vie la plus mauvaise).

Evaluation globale de l'efficacité du traitement par le patient: 119/135 patients (88%) du groupe ORALAIR 300 IR et 108/147 patients (73%) du groupe placebo ont noté une amélioration légère à modérée ou bonne à excellente par rapport à leurs souvenirs de la saison pollinique précédente.

Les résultats de lanalyse ANCOVA des scores moyens pour chacun des six symptômes individuels de rhinoconjonctivite, cotés de 0 à 3, ont montré une différence en faveur des comprimés 300 IR comparés au placebo pour les éternuements (-019), rhinorrhée (-0,23), prurit nasal (-0,23), congestion nasale (-0,28), prurit oculaire (-0,24) et larmoiement (-0,21).

La proportion de patients n'utilisant pas de médicaments de secours était de 35,3% dans le groupe 300 IR et de 270% dans le groupe placebo (NS).

Analyses post-hoc (réalisées après la levée du double aveugle) :

Étude VO34.04

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

moyenne [IC 95%]

Diff. relative moyenne*

Valeur de p**

Score moyen ajusté des symptômes D

4,17 (3,39)

3,57

5,88 (3,82)

5,26

-1,84 [-2,66 ; -1,02]

29,1%

<0,0001**

Score moyen de médicaments de secours E

0,31 (0,43)

0,16

0,48 (0,53)

0,31

-0,17 [-0,29 ; -0,05]

35,0%

0,0047**

PSCD2-0 F

43,5% (33,8)

38,6

28,7% (30,7)

17,1

0,0001***

PSFD G

25,3% (30,2)

10,9

14,9% (23,6)

0,0

0,0006***

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

*** test de Wilcoxon

D Score moyen ajusté des symptômes (AASS) : score moyen des symptômes quotidiens, ajusté en fonction de la consommation de médicaments (pour chaque patient, utilisant les scores quotidiens des symptômes et le score quotidien d'utilisation des médicaments symptomatiques de secours).

E Score moyen de médicaments symptomatiques de secours : moyenne des scores quotidiens de médicaments symptomatiques de secours consommés pour chaque patient au cours de la saison pollinique. La consommation de médicaments a été pondérée comme suit : pas de médicaments symptomatiques de secours = 0, antihistamines (oral et/ou oculaire) = 1, corticostéroïdes nasaux = 2 et corticostéroïdes oraux = 3.

F Pourcentage des jours avec symptômes contrôlés (PSCD2-0) : pourcentage des jours avec un score des symptômes inférieur ou égal à 2 et sans médicament symptomatique de secours.

G Proportion des jours sans symptôme et sans médicament de secours (PSFD) : pourcentage des jours sans symptôme et sans prise de médicament symptomatique de secours.

Soixante et un patients (45%) du groupe 300 IR ont présenté plus de 50% de jours avec contrôle des symptômes (score des symptômes inférieur ou égal à 2 et pas de prise de médicaments symptomatiques de secours) sur l'ensemble de la saison pollinique, contre 40 patients (27%) dans le groupe Placebo.

Population pédiatrique

Une étude européenne multicentrique multinationale, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo a été menée.

L'étude incluait 278 patients âgés de 5 à 17 ans présentant une rhinite et/ou une rhinoconjonctivite allergique saisonnière aux pollens de graminées, confirmée par des tests cutanés et/ou la présence d'IgE spécifiques aux pollens de graminées.

Les patients ont été randomisés en 2 groupes: placebo (n = 139) ou ORALAIR 300 IR/jour (n = 139). Chaque patient a reçu une dose sublinguale, quotidienne, pendant environ 4 mois avant le début de la saison pollinique ainsi que pendant toute une saison pollinique. Un schéma posologique croissant a étè suivi pendant les 3 premiers jours du traitement, partant d'une dose initiale de 100 IR le premier jour, puis une dose de 200 IR le 2ème jour puis 300 IR au troisième jour. Lanalyse des résultats est basée sur 266 patients évaluables (placebo, n = 135; ORALAIR 300 IR, n = 131). L'efficacité a été déterminée en fonction du score total de symptômes de rhinoconjonctivite (voir détails du score plus bas) durant cette saison pollinique unique

Les résultats concernant l'efficacité de la dose 300 IR par rapport au groupe placebo (le nombre de sujets inclus dans la population en Intention de Traiter (lTT) était respectivement de 131 pour ORALAIR et 135 pour le placebo) ont été les suivants:

Étude V052.06 : résultats obtenus sur les critères d'efficacité (au cours d'une seule saison pollinique) :

Critère de jugement principal :

Étude VO52.06

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

moyenne [IC 95%]

Diff. relative moyenne*

Valeur de p*

Score des symptômes de rhinoconjonctivite A

3,25 (2,86)

2,48

4,51 (2,93)

4,08

-1,13 [-1,80 ; -0,46]

28,0%

0,001

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

AScore des symptômes: Moyenne des scores totaux de symptômes de rhinoconjonctivite quotidiens pour chaque patient au cours de la saison pollinique. Les symptômes de rhinoconjonctivite incluaient éternuements, rhinorrhée, prurit nasal, congestion nasale, larmoiement et prurit oculaire (échelle du score: 0 à 18, la valeur la plus élevée de 18 correspond au niveau de présence permanent très sévère pour les six symptômes).

Critères de jugement secondaires :

Étude VO52.06

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

moyenne [IC 95%]

Diff. relative

moyenne*

Valeur de p**

Score moyen ajusté de médicaments symptomatiques de secours B

0,60 (0,61)

0,39

0,79 (0,65)

0,76

-0,20 [-0,34 ; -0,06]

24,1%

0,0064

Utilisation de médicaments symptomatiques de secours C

35,4% (33,2)

26,8%

46,5% (34,6)

49,0%

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

BScore moyen de médicaments symptomatiques de secours : moyenne des scores quotidiens de médicaments symptomatiques de secours consommés pour chaque patient au cours de la saison pollinique. La consommation de médicaments a été pondérée comme suit : pas de médicaments symptomatiques de secours = 0, antihistamines (oral et/ou oculaire) = 1, corticostéroïdes nasaux = 2 et corticostéroïdes oraux = 3.

CUtilisation de médicaments symptomatiques de secours : pourcentage de jours par patients avec au moins une prise dun médicament symptomatique de secours, valeur de p 0,0194 NS (test de Wilcoxon)

Scores des symptômes individuels: les résultats de l'analyse ANCOVA des scores moyens pour chacun des six symptômes individuels de rhinoconjonctivite, cotés de 0 à 3, ont montré une différence en faveur des comprimés 300 IR comparés au placebo pour la rhinorrhée (-0,16), la congestion nasale (026), le prurit oculaire (-0,33) et le larmoiement (-021)

La proportion de patients n'utilisant pas de médicaments symptomatiques de secours était de 183% dans le groupe 300 IR et 148% dans le groupe placebo (NS)

Analyses post-hoc (réalisées après la levée du double aveugle) :

Étude VO52.06

ORALAIR 300IR

Moyenne (DS)

Médiane

Placebo

Moyenne (DS)

Médiane

Diff. absolue ajustée

moyenne [IC 95%]

Diff. relative

moyenne*

Valeur de p**

Score moyen ajusté des symptômes D

4,30 (3,57)

3,33

6,12 (3,85)

5.28

-1,64 [-2,51 ; -0,78]

29,8%

0,0002**

PSCD2-0 E

33.8% (30,0)

30,0

23,7% (27,2)

12.2

0,0107***

PSFD F

19,2% (24,9)

5,2

10,5% (18,4)

0,0

0,0037***

* Différence relative moyenne: Différence absolue / Placebo

** ANCOVA

*** test de Wilcoxon

D Score moyen ajusté des symptômes (AASS) : score moyen des symptômes quotidiens, ajusté en fonction de la consommation de médicaments (pour chaque patient, en utilisant les scores quotidiens des symptômes et le score quotidien d'utilisation des médicaments symptomatiques de secours).

E Pourcentage des jours avec symptômes contrôlés (PSCD2-0) : pourcentage des jours avec un score des symptômes inférieur ou égal à 2 et sans médicament symptomatique de secours.

F Proportion des jours sans symptôme et sans médicament de secours (PSFD) : pourcentage des jours sans symptôme et sans prise de médicament symptomatique de secours.

Quarante-quatre patients (34%) du groupe 300 IR ont présenté plus de 50% de jours avec contrôle des symptômes (score des symptômes inférieur ou égal à 2 et pas de prise de médicament symptomatique de secours) sur l'ensemble de la saison pollinique, contre 26 patients (19%) dans le groupe placebo.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

La plupart des allergènes contenus dans ORALAIR sont un mélange de protéines et de glycoprotéines. Il n'y a pas de passage systémique des extraits allergéniques intacts. Aussi, aucune étude pharmacocinétique chez l'animal ou chez l'homme n'a été conduite pour étudier le profil pharmacocinétique et le métabolisme d'ORALAIR.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les données pré-cliniques issues des études conventionnelles de toxicité après administration unique et après administration répétée chez l'animal, de génotoxicité, de tolérance locale et de développement embryo-ftal n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.

Dans une étude de toxicité chez le rat juvénile, une posologie journalière administrée pendant 10 semaines à la dose la plus élevée (correspondant à 300 fois la dose thérapeutique chez l'homme) a été associée à un temps de thromboplastine partielle activée (TTPA) significativement raccourci chez le mâle uniquement, sans quaucun signe clinique ni anomalie histologique n'ait été observé

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

§Mannitol (E421) ;

§Cellulose microcristalline ;

§Croscarmellose sodique ;

§Silice colloïdale anhydre ;

§Stéarate de magnésium ;

§Lactose monohydraté.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

A conserver dans lemballage extérieur dorigine à labri de lhumidité. Ne pas congeler.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Traitement dentretien

1 x 30 comprimés sublinguaux de 300 IR dans une plaquette thermoformée (alu/alu) composée dun film (polyamide/aluminium/chlorure de polyvinyle) dun côté et dune feuille scellée à chaud (aluminium) recouverte dun vernis (vinyle) sur lautre face. Boîte de 1 ou de 3.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

STALLERGENES

6 RUE ALEXIS DE TOCQUEVILLE

92160 ANTONY

FRANCE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·368 952-2 ou 34009 368 952 2 5 : 1 plaquette thermoformée (Alu/Alu) de 30 comprimés sublinguaux de 300 IR ; boîte de 1.

·368 953-9 ou 34009 368 953 9 3 : 1 plaquette thermoformée (Alu/Alu) de 30 comprimés sublinguaux de 300 IR ; boîte de 3.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 04/05/2016

Dénomination du médicament

ORALAIR 300 IR, comprimé sublingual

Traitement dentretien

Extrait allergénique de pollens de graminées:

dactyle aggloméré (Dactylis glomerata L.), flouve odorante (Anthoxanthum odoratum L.), ivraie vivace (Lolium perenne L.), pâturin des prés (Poa pratensis L.) et fléole des prés (Phleum pratense L.)

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d'autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Sommaire notice

Que contient cette notice :

1. Qu'est-ce que Oralair 300 IR, comprimé sublingual et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre Oralair 300 IR, comprimé sublingual ?

3. Comment prendre Oralair 300 IR, comprimé sublingual ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver Oralair 300 IR, comprimé sublingual ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

ORALAIR contient un extrait allergénique de pollens de 5 graminées

Le traitement par ORALAIR est destiné à augmenter votre tolérance aux pollens de graminées dans le but de réduire ainsi vos symptômes allergiques

Indications thérapeutiques

ORALAIR est utilisé pour le traitement de lallergie aux pollens de graminées se manifestant par une rhinite (éternuements, écoulement nasal ou démangeaisons, congestion nasale) avec ou sans conjonctivite (démangeaison des yeux et larmoiement) chez les adultes, adolescents et enfants à partir de 5 ans

Avant la mise en route de ce traitement, votre allergie aux pollens de graminées sera diagnostiquée par un médecin expérimenté et formé au traitement des maladies allergiques qui effectuera les tests cutanés et/ou sanguins appropriés

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Contre-indications

Ne prenez jamais ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux:

·si vous êtes allergique à l'un des composants (autres que les extraits allergéniques de pollens de graminées) contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6) ;

·si vous souffrez d'asthme grave et/ou non contrôlé ;

·si votre système immunitaire est très affaibli ou si vous souffrez d'une maladie attaquant votre système immunitaire (déficit immunitaire);

·si vous souffrez d'une maladie dite maligne (par exemple un cancer) ;

·si vous avez une inflammation dans la bouche.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mise en garde et précautions demploi

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale buccale ou une extraction dentaire : vous devez interrompre le traitement ORALAIR jusquà la cicatrication complète des lésions buccales.

Informez votre médecin si vous avez des antécédentsdsophagite à éosinophiles.

Durant le traitement par ORALAIR, sil apparaît des douleurs abdominales sévères ou persistantes, des difficultés à avaler ou des douleurs thoraciques, contactez votre médecin, qui pourra juger si la poursuite du traitement par ORALAIR est appropriée.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux

Informez votre médecin si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Informez votre médecin en particulier si vous prenez certains médicaments contre la dépression (anti-dépresseurs tricycliques et inhibiteurs de la monamine oxydase (IMAO)).

Des traitements symptomatiques (par exemple antihistaminiques et/ou corticostéroïdes nasaux) peuvent être utilisés avec ORALAIR.

Avant de prendre ORALAIR, adressez-vous à votre médecin ou pharmacien si vous prenez des bêtabloquants (médicaments souvent prescrits en cas de troubles cardiaques et de tension artérielle élevée mais également présents dans certains collyres oculaires ou pommades), ceux-ci pouvant diminuer lefficacité de ladrénaline utilisée pour traiter des réactions systémiques graves.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse

Si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou planifiez de lêtre, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Il n'y a pas d'expérience concernant l'utilisation d'ORALAIR au cours de la grossesse. Il est recommandé de ne pas commencer d'immunothérapie si vous êtes enceinte. En cas de survenue d'une grossesse en cours de traitement, veuillez consulter votre médecin qui jugera sil convient ou non de poursuivre le traitement en cours.

Allaitement

Si vous allaitez, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Il n'y a pas d'expérience concernant l'utilisation d'ORALAIR au cours de l'allaitement. Aucun effet n'est attendu sur les enfants allaités au cours du traitement. Néanmoins, il est préférable de ne pas débuter un traitement par ORALAIR pendant la période où vous allaitez. Si vous désirez allaiter pendant un traitement déjà en cours, demandez conseil à votre médecin, qui pourra juger si la poursuite du traitement par ORALAIR est appropriée.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Aucun effet sur la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines n'a été observé avec ORALAIR.

Liste des excipients à effet notoire

ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux contient du lactose

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

ORALAIR doit être prescrit par des médecins formés et expérimentés dans le traitement des allergies. Lorsqu'il est prescrit à des enfants, le médecin doit avoir l'expérience adaptée pour la prise en charge des enfants.

Le premier comprimé du traitement dinitiation devra être pris sous la surveillance du médecin (au moins pendant 30 minutes) afin d'avoir la possibilité de discerner avec lui les effets indésirables qui peuvent éventuellement survenir après la prise du comprimé sublingual.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

La thérapie se compose d'un traitement d'initiation (incluant une phase d'augmentation progressive de la dose sur les 3 premiers jours) qui se poursuit par un traitement d'entretien.

Cette présentation doit être utilisée pour la phase dentretien du traitement (à partir du 2ème mois de traitement).

Prendre 1 comprimé de 300 IR une fois par jour.

Mode dadministration

Le comprimé sublingual doit être gardé sous la langue jusqu'à sa dissolution complète (pendant au moins 1 minute) avant d'avaler.

Il est conseillé de prendre le comprimé pendant la journée, bouche vide.

Durée du traitement

Se conformer à la prescription de votre médecin jusqu'à la fin du traitement. Commencez le traitement environ 4 mois avant le début de la saison pollinique et poursuivez jusqu'à la fin de la saison pollinique.

Il n'y a pas d'expérience concernant l'immunothérapie par ORALAIR chez les patients âgés de plus de 50 ans.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Il ny a pas dexpérience avec ORALAIR chez les enfants de moins de 5 ans.

Il ny a pas dexpérience au-delà dune saison pollinique chez les enfants.

La posologie chez les adolescents et les enfants à partir de 5 ans est la même que chez les adultes.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux que vous nauriez dû :

Si vous avez pris plus d'ORALAIR que vous nauriez dû, des symptômes allergiques peuvent se manifester, y compris des symptômes locaux dans la bouche et la gorge. Si les manifestations sont importantes, contactez immédiatement votre médecin.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux :

Si vous ne terminez pas le traitement avec ORALAIR, vous pouvez ne pas observer de bénéfice continu du traitement.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux :

Si vous ne terminez pas le traitement avec ORALAIR, vous pouvez ne pas observer de bénéfice continu du traitement.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Au cours du traitement par ORALAIR, vous allez être exposé(e) à des substances pouvant provoquer des réactions se manifestant localement (au site d'application) et/ou sur tout votre corps. Des réactions au site d'application (telles que démangeaison de la bouche et irritation de la gorge) peuvent donc survenir. Ces réactions surviennent généralement au début du traitement, sont temporaires et diminuent au cours du temps.

Arrêtez de prendre ORALAIR et contactez votre médecin immédiatement si vous développez ou observez:

Des symptômes sévères qui affectent la gorge ou des symptômes allergiques qui affectent l'ensemble de votre corps (cest à dire une apparition soudaine d'une maladie avec atteinte de la peau et/ou des muqueuses, difficulté à respirer, douleur abdominale persistante ou symptômes liés à une chute de la tension artérielle).

Le traitement ne doit être repris que sur avis médical.

Les autres effets indésirables possibles sont les suivants :

Très fréquent (survient chez plus d'1 personne sur 10) :

Irritation de la gorge, démangeaison dans la bouche, mal de tête.

Fréquent (survient chez moins d'1 personne sur 10) :

Asthme, douleur d'estomac, diarrhée, vomissement, rhinite (nez bouché, nez qui coule, éternuement, démangeaison nasale, gêne nasale), inflammation des yeux, démangeaison oculaire, yeuxlarmoyants, démangeaison des oreilles, gonflement ou démangeaison des lèvres, gonflement ou démangeaison ou douleur au niveau de la langue, troubles dans la bouche (tels que sécheresse, picotement, engourdissement, inflammation, douleur, cloque ou gonflement), troubles de la gorge (tels que sécheresse, gêne, douleur, cloque ou gonflement), difficulté à avaler, enrouement, toux, gêne au niveau de la poitrine, brûlures d'estomac, problèmes de digestion, nausée, démangeaison, urticaire, difficulté à respirer, congestion des sinus, affection persistante de la peau caractérisée par sécheresse, rougeur et démangeaison, lésion cutanée consécutive à un grattage, inflammation de la bouche, inflammation du nez et de la gorge.

Peu fréquent (survient chez moins d'1 personne sur 100) :

Yeux secs, yeux rouges, gonflement des yeux, gêne au niveau des oreilles, infection des oreilles, inflammation des gencives ou des lèvres ou de la langue, ulcération de la langue, gonflement du palais, augmentation de la taille des glandes salivaires, production excessive de salive, engourdissement de la gorge, sensation de gorge serrée, sensation de corps étranger dans la gorge, réaction allergique s'accompagnant d'un gonflement du visage et de la gorge, éructation, ganglions enflés, éruption cutanée, acné, herpès labial, syndrome grippal, modification du goût, somnolence, sensation de vertige, dépression, hypersensibilité, éternuement, fatigue, ulcération de la bouche.

Rare (survient chez moins d'1 personne sur 1000) :

Rougeur, gonflement du visage, augmentation du taux des polynucléaires éosinophiles, anxiété.

Dans un essai clinique, les adultes traités par ORALAIR durant trois saisons polliniques consécutives ont rapporté moins deffets indésirables au cours des deuxième et troisième années par rapport à la première année de traitement.

Fréquence non connue

Des cas additionnels dinflammation de lsophage ont été rapportés.

Effets indésirables chez les enfants et les adolescents

Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus fréquemment chez les enfants et les adolescents qui ont reçu ORALAIR que chez les adultes : toux, inflammation du nez et de la gorge, gonflement dans la bouche (très fréquent), syndrome d'allergie orale, inflammation des lèvres, sensation de boule dans la gorge, inflammation de la langue, gêne au niveau des oreilles (fréquent).

Les effets indésirables suivants ont également été rapportés chez les enfants et les adolescents : bronchite, angine (fréquent), douleur au niveau de la poitrine (peu fréquent).

Effets indésirables supplémentaires chez les adultes, les adolescents et les enfants (apparus après la commercialisation, fréquence inconnue) :

Aggravation de l'asthme, réaction allergique généralisée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration: Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Date de péremption

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption mentionnée sur l'emballage extérieur et sur la plaquette thermoformée après « EXP ». La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine à l'abri de l'humidité. Ne pas congeler.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Ce que contient ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux

·La substance active est un extrait allergénique de pollens de graminées de : dactyle aggloméré (Dactylis glomerata L.), flouve odorante (Anthoxanthum odoratum L.), ivraie vivace (Lolium perenne L.), pâturin des prés (Poa pratensis L.) et fléole des prés (Phleum pratense L.). Un comprimé sublingual contient 300 IR.

LIR (Indice de Réactivité) exprime lactivité et est déterminé chez le patient sensibilisé à laide dun prick-test.

·Les autres composants sont : mannitol (E 421) ; cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium et lactose monohydraté.

Forme pharmaceutique et contenu

Aspect de ORALAIR 300 IR, comprimés sublinguaux et contenu de lemballage extérieur

Comprimé sublingual

1 x 30 comprimés sublinguaux de 300 IR dans une plaquette thermoformée.

Boîte de 1 ou de 3.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Les comprimés sont légèrement mouchetés blancs à beige avec « 300 » gravé sur les deux faces.

Les comprimés sont fournis dans des plaquettes thermoformées (alu/alu) composées dun film (polyamide/aluminium/chlorure de polyvinyle).

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché et fabricant

Titulaire

STALLERGENES

6 RUE ALEXIS DE TOCQUEVILLE

92160 ANTONY

FRANCE

Exploitant

STALLERGENES

6 RUE ALEXIS DE TOCQUEVILLE

92160 ANTONY

FRANCE

Fabricant

STALLERGENES

6 RUE ALEXIS DE TOCQUEVILLE

92160 ANTONY

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est {mois AAAA}

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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