NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche

source: ANSM - Mis à jour le : 24/01/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de ropivacaïne anhydre ....... 2,00 mg

Sous forme de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté ........ 2,12 mg

Pour 1 ml.

Une poche de 100 ml ou 200 ml de NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche contient respectivement 200 mg ou 400 mg de chlorhydrate de ropivacaïne anhydre.

Excipient :

Chaque poche de 100 ml contient 14,8 mmol (340 mg) de sodium.

Chaque poche de 200 ml contient 29,6 mmol (340 mg) de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable.

Solution limpide, incolore.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Adulte et enfant de plus de 12 ans

·Anesthésie chirurgicale :

oBloc péridural en vue dune intervention chirurgicale, y compris lors des césariennes.

oInfiltration pariétale (nerfs périphériques et infiltrations).

oBloc périphérique (blocs plexiques et tronculaires).

·Traitement de la douleur aiguë :

oPerfusion péridurale continue ou administration intermittente en bolus (douleur post-opératoire ou de laccouchement par voie basse).

oInfiltration pariétale (nerfs périphériques et infiltration).

oBloc périphérique nerveux continu soit par perfusion continue soit par administration intermittente en bolus (douleur post opératoire).

Enfant de 0 à 12 ans :

·Traitement de la douleur aiguë per et post-opératoire chez le nouveau-né, le nourrisson et lenfant jusquà 12 ans compris :

oBloc péridural caudal.

oPerfusion péridurale continue.

Le chlorhydrate de ropivacaïne existe sous trois concentrations : 2 mg/ml, 7,5 mg/ml et 10 mg/ml.

La ropivacaïne à la concentration de 2 mg/ml est adaptée au traitement de la douleur aiguë (voir rubrique 4.2).

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

La ropivacaïne devra être uniquement utilisée par ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les techniques danesthésie locorégionale.

Pour les adultes et les enfants âgés de plus de 12 ans

Posologie :

Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L'expérience du médecin et la connaissance de l'état clinique du patient sont importants pour le choix de la dose.

Tableau 1 - Adultes et enfants âgés de plus de 12 ans

Conc.

Volume

Dose

Délai

dinstallation

Durée

mg/ml

ml

mg

minutes

heures

ANESTHÉSIE CHIRURGICALE

Administration péridurale lombaire

Chirurgie

Césarienne

7,5

10,0

7,5

15-25

15-20

15-20

113-188

150-200

113-1501

10-20

10-20

10-20

3-5

4-6

3-5

Administration péridurale thoracique

Etablissement d'un bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire

7,5

5-15

(fonction du niveau d'injection)

38-113

10-20

s.o.2

Bloc périphérique*

Bloc du plexus brachial

7,5

30-40

225-3003

10-25

6-10

Infiltration pariétale

(par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

7,5

1-30

7,5-225

1-15

2-6

TRAITEMENT DE LA DOULEUR AIGUË

Administration péridurale lombaire

Dose initiale en bolus

Ré-injection

(par ex. accouchement par voie basse)

Perfusion continue

Accouchement

Douleur post-opératoire

2,0

2,0

2,0

2,0

10-20

10-15

(intervalle minimum 30 minutes)

6-10 ml/h

6-14 ml/h

20-40

20-30

12-20 mg/h

12-28 mg/h

10-15

s.o.2

s.o.2

0,5-1,5

s.o.2

s.o.2

Administration péridurale thoracique

Perfusion continue (douleur post-opératoire)

2,0

6-14 ml/h

12-28 mg/h

s.o.2

s.o.2

Infiltration pariétale

(par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

2,0

1-100

2,0-200

1-5

2-6

Bloc périphérique nerveux

(bloc fémoral ou interscalénique) perfusion continue ou administration intermittente en bolus (douleur postopératoire)

2,0

5-10 ml/h

10 ml

10-20 mg/h

20 mg

s.o.2

s.o.2

Les doses indiquées dans ce tableau sont les doses nécessaires à l'obtention d'un bloc satisfaisant. Elles constituent un guide d'utilisation chez l'adulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai d'installation et la durée. Les chiffres de la colonne "Dose" correspondent aux doses moyennes nécessaires.

Il convient de consulter les références standards disponibles, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels propres à chaque patient.

* Bloc périphérique: la recommandation de dose qui figure ne concerne que le bloc plexique brachial. Les autres blocs périphériques, peuvent nécessiter des doses plus faibles. Il ny a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs.

1) L'augmentation des doses se fera graduellement; la dose de départ sera d'environ 100 mg (97,5 mg correspondent à 13 ml de solution; 105 mg à 14 ml) et administrée pendant 3 à 5 minutes. Si nécessaire, on pourra administrer en supplément jusqu'à 50 mg au total, répartis en deux doses.

2) s.o. : sans objet.

3) La dose pour un bloc périphérique doit être ajustée en fonction du site dadministration et de létat du patient. Les blocs du plexus brachial intrascalénique et supraclaviculaire peuvent être associés à une fréquence plus élevée deffets indésirables sérieux indépendamment de lanesthésique local utilisé (voir rubrique 4.4).

L'anesthésie chirurgicale (par exemple par administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. NAROPEINE 10 mg/ml est recommandée pour l'anesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de l'intervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par exemple administration péridurale pour le traitement des douleurs aiguës).

Mode d'administration :

Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsquune dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à linjection dune dose-test de 3 à 5 ml de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachianesthésie.

Laspiration devra être effectuée avant et pendant ladministration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, linjection devra être arrêtée immédiatement.

Dans les blocs périduraux en vue dune intervention chirurgicale, des doses uniques allant jusquà 250 mg de ropivacaïne ont été utilisées et bien tolérées.

Dans le bloc plexique brachial, une dose unique de 300 mg a été utilisée chez un nombre limité de patients et a été bien tolérée.

Lorsque sont réalisés des blocs prolongés par perfusion péridurale continue ou par administration répétée en bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et lors danalgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusquà 675 mg de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, tout comme lont été des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusquà 28 mg/heure pendant 72 heures. Sur un nombre limité de patients, des doses plus élevées jusquà 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu deffets indésirables.

Dans le traitement des douleurs postopératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s'il est institué en préopératoire, un bloc péridural peut être réalisé par la ropivacaïne à la concentration de 7,5 mg/ml à l'aide d'un cathéter péridural. L'analgésie est maintenue par une perfusion de ropivacaïne à la concentration de 2 mg/ml. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 ml (12-28 mg) par heure permet une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs postopératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale dadministration est de 3 jours.

Cependant, une surveillance étroite de leffet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet.

Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.

Dans les études cliniques une perfusion péridurale de NAROPEINE 2mg/ml seule ou mélangée à du fentanyl 1 à 4 µg/ml a été administrée dans le traitement de la douleur post-opératoire dans les 72 heures.

Lassociation de NAROPEINE et fentanyl améliore lanalgésie mais entraîne les effets indésirables des opiacés. L'association de NAROPEINE et fentanyl a été étudiée uniquement pour NAROPEINE 2 mg/ml.

Lorsque les blocs périphériques nerveux sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu'en injections répétées, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire localement un traumatisme nerveux doivent être considérés.

Dans les études cliniques, le bloc nerveux fémoral a été établi avec 300 mg de NAROPEINE 7,5 mg/ml et le bloc interscalénique avec 225 mg de Naropeine 7,5 mg/ml respectivement avant la chirurgie. L'analgésie était maintenue avec NAROPEINE 2 mg/ml.

Le niveau de perfusion ou d'injection répétées de 10-20 mg par heure pendant 48 heures a permis une analgésie adéquate et bien tolérée.

Des concentrations supérieures à 7,5mg/ml n'ont pas été étudiées dans les césariennes.

Pour les enfants âgés de 0 à 12 ans inclus :

Posologie :

Tableau 2 - Enfants âgés de 0 à 12 ans inclus

TRAITEMENT DE LA DOULEUR AIGUE

en per et post-opératoire

Conc.

mg/ml

Volume

ml/kg

Dose

mg/kg

Bloc péridural caudal

Injection unique

Blocs en dessous D 12 chez les enfants ayant un poids allant jusquà 25 kg

2,0

1

2

Perfusion péridurale continue

Chez les enfants pesant jusquà 25 kg

De 0 à 6 mois

Dose bolusa

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

0,5-1

0,1 ml/kg/h

1-2

0,2 mg/kg/h

De 6 à 12 mois

Dose bolusa

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

0,5-1

0,2 ml/kg/h

1-2

0,4 mg/kg/h

De 1 à 12 ans

Dose bolusb

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

1

0,2 ml/kg/h

2

0,4 mg/kg/h

Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide dutilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose peut être nécessaire chez les enfants ayant un poids plus élevé que 25 kg et doit reposer sur le poids idéal.

Le volume en injection unique péridurale caudale et le volume des doses bolus péridurales ne doivent pas dépasser 25 mL quelque soit le patient.

Il convient de consulter les références standards disponibles aussi bien pour les facteurs dépendant de la technique comme ceux dépendant du patient.

a Les plus faibles doses sont recommandées pour les blocs périduraux thoraciques alors que les plus fortes doses sont recommandées pour les blocs périduraux lombaires et caudaux.

b Recommandé pour les blocs périduraux lombaires. En pratique, la dose bolus doit être réduite pour lanalgésie péridurale thoracique.

Méthode dadministration

Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Les fonctions vitales du patient devront être étroitement surveillées, si des symptômes de toxicité apparaissent, linjection devra être immédiatement arrêtée.

Une injection péridurale caudale unique de ropivacaïne 2 mg/ml produit une analgésie post-opératoire adéquate pour la majorité des patients en dessous de D 12 lorsque la dose de 2 mg/kg est administrée dans un volume de 1 ml/kg.

Le volume de linjection péridurale caudale peut être ajusté en vue dobtenir une répartition différente du bloc sensoriel comme recommandé dans les références. Des doses jusquà 3 mg/kg de ropivacaïne 3 mg/ml ont été étudiées chez des enfants de plus de 4 ans. Néanmoins, cette concentration est associée à une incidence plus élevée du bloc moteur.

Un fractionnement de la dose danesthésique local calculé est recommandé quelle que soit la voie dadministration.

Lusage de la ropivacaïne chez le prématuré na pas été documenté.

Publicité
4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la ropivacaïne ou aux autres anesthésiques locaux à liaison amide.

·Contre-indications générales propres à l'anesthésie péridurale, indépendamment de lanesthésique local utilisé.

·Anesthésie locorégionale intraveineuse.

·Anesthésie paracervicale obstétricale.

·Hypovolémie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Les techniques d'anesthésie locorégionale devront toujours être réalisées dans des locaux bien équipés, à l'aide d'un personnel compétent. L'équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la réanimation d'urgence devront être immédiatement disponibles.

Les patients devant subir un bloc périphérique (majeur) doivent être dans des conditions optimales et une voie intraveineuse doit être mise en place avant la réalisation du bloc.

Le médecin responsable doit prendre les précautions nécessaires pour éviter toute injection intravasculaire (voir rubrique 4.2) et doit être correctement formé et connaître le diagnostic et le traitement des effets indésirables, de la toxicité systémique et des autres complications, comme par exemple une injection sous-arachnoïdienne accidentelle qui peut entraîner une rachianesthésie étendue avec apnée et hypotension (voir rubriques 4.8 et 4.9). Des cas de convulsions ont été observés le plus souvent après bloc plexique brachial et bloc péridural. Ceci semble être vraisemblablement le résultat dune injection intraveineuse accidentelle ou dune absorption rapide à partir du site dinjection.

Des précautions devront être prises pour éviter de faire des injections dans les zones enflammées.

Cardiovasculaire

Les patients traités par un médicament anti-arythmique de classe III (exemple amiodarone) doivent être étroitement surveillés et un ECG peut être envisagé car les effets cardiaques peuvent être additifs.

De rares cas darrêts cardiaques ont été rapportés lors de lutilisation de NAROPEINE en anesthésie « péridurale » ou « bloc nerveux périphérique », en particulier après administration accidentelle intravasculaire chez les patients âgés ou présentant une pathologie cardiaque concomitante. Dans certains cas, la réanimation a été difficile. En cas darrêt cardiaque, une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.

Blocs au niveau de la tête et du cou

Certaines techniques d'anesthésie locorégionale, telles que l'injection au niveau de la tête et du cou, peuvent entraîner une fréquence plus élevée d'effets indésirables graves, quel que soit l'anesthésique local utilisé.

Blocs nerveux périphériques majeurs

Les blocs périphériques majeurs peuvent impliquer une administration dun volume important danesthésique local dans les zones très vascularisées, souvent proches de gros vaisseaux où existe une augmentation du risque dinjection intravasculaire et/ou une absorption systémique rapide pouvant entraîner des concentrations plasmatiques élevées.

Hypersensibilité

La possibilité d'allergie croisée avec d'autres anesthésiques locaux à liaison amide doit être prise en compte.

Hypovolémie

Les patients en état d'hypovolémie (quelle que soit l'origine de l'hypovolémie), peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères lors d'anesthésie péridurale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé.

Patients en mauvais état général

Les patients qui présentent un état général médiocre du fait de leur âge ou d'autres facteurs de risque tels qu'un bloc auriculoventriculaire partiel ou complet, une affection hépatique évoluée ou une insuffisance rénale sévère nécessitent une attention particulière, bien qu'une anesthésie locorégionale soit fréquemment indiquée chez ces patients.

Insuffisants hépatiques et rénaux

La ropivacaïne étant métabolisée par le foie, elle doit être utilisée avec prudence en cas d'insuffisance hépatique sévère, et les ré-injections limitées en raison d'une élimination retardée. Chez l'insuffisant rénal, aucune adaptation posologique n'est en principe nécessaire en administration unique ou en traitement de courte durée. Une acidose et une hypoprotidémie plasmatique, souvent associées à l'insuffisance rénale, peuvent augmenter le risque de toxicité systémique.

Porphyrie aiguë

NAROPEINE peut être porphyrinogénique et ne peut être prescrit aux patients ayant une porphyrie aiguë que lorsquil ny a pas dalternative thérapeutique plus sûre. Des précautions appropriées (selon les standards, et/ou faisant suite à une consultation dexperts) doivent être prises pour les patients vulnérables.

Chondrolyse

Il a été rapporté après commercialisation des cas de chondrolyse chez les patients recevant une perfusion post-opératoire intra-articulaire continue d'anesthésiques locaux, y compris la ropivacaïne. La majorité des cas de chondrolyse rapportés ont concerné larticulation de l'épaule. La perfusion intra-articulaire continue doit être évitée avec NAROPEINE, l'efficacité et la sécurité d'emploi n'ayant pas été démontrées.

Excipient à effet notoire

NAROPEINE contient au maximum 3,7 mg de sodium par ml : en tenir compte chez les patients suivant un régime hyposodé.

Administration prolongée

Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités de façon concomitante par des inhibiteurs puissants du cytochrome CYP 1A2 comme la fluvoxamine et lénoxacine (voir rubrique 4.5).

Population pédiatrique

Une attention particulière est recommandée chez le nouveau-né en raison de limmaturité des voies métaboliques. La plus grande variabilité des concentrations plasmatiques de la ropivacaïne observée dans les essais cliniques chez les nouveaux-nés semble indiquer quil peut y avoir une augmentation du risque de toxicité systémique dans ce groupe dâge, notamment lors dune perfusion péridurale continue.

Les doses recommandées chez les nouveaux-nés sont basées sur des données cliniques limitées. Lorsque la ropivacaïne est administrée dans ce groupe dâge, une surveillance régulière de la toxicité systémique (ex : signes de toxicité du SNC, ECG, SpO2) et de neurotoxicité locale (ex : augmentation du temps de récupération) est nécessaire ; cette dernière doit être poursuivie même après larrêt de la perfusion, lélimination de la ropivacaïne étant plus lente chez le nouveau-né.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

La ropivacaïne doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant d'autres anesthésiques locaux ou des médicaments apparentés sur le plan de la structure aux anesthésiques locaux à liaison amide, comme par exemple certains anti-arythmiques, tels que la lidocaïne et la mexilétine car les effets systémiques toxiques sont additifs.

L'administration concomitante de ropivacaïne et d'anesthésiques généraux ou de morphiniques peut potentialiser chacun des effets (indésirables) de ces produits.

Des études dinteraction spécifique entre la ropivacaïne et les médicaments anti-arythmiques de classe III (par exemple amiodarone) nont pas été réalisées, mais une attention est conseillée (voir rubrique 4.4).

Le cytochrome P450 (CYP1A2) intervient dans la formation de la 3-hydroxyropivacaïne, le métabolite principal.

In vivo, la clairance plasmatique de la ropivacaïne a été diminuée jusquà 77 % lors de ladministration concomitante de fluvoxamine, un puissant inhibiteur sélectif du cytochrome CYP1A2. De ce fait, les inhibiteurs puissants du cytochrome CYP1A2 comme la fluvoxamine et lénoxacine lorsquils sont donnés concomitamment au cours dune administration prolongée de ropivacaïne, peuvent interagir avec la ropivacaïne.

Une administration prolongée de ropivacaïne devrait être évitée chez les patients traités parallèlement avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (voir rubrique 4.4).

In vivo, la clairance plasmatique de ropivacaïne a été diminuée de 15% lors de ladministration concomitante de kétoconazole, un inhibiteur sélectif et puissant du cytochrome CYP3A4. Toutefois, une conséquence clinique de linhibition de cette isoenzyme est peu probable.

In vitro, la ropivacaïne est un inhibiteur compétitif de cytochrome CYP2D6, mais, aux concentrations thérapeutiques plasmatiques atteintes, elle ne semble pas inhiber cette isoenzyme.

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

En dehors de son administration péridurale en obstétrique, il ny a pas de données précises sur lutilisation de la ropivacaïne chez la femme enceinte. Les études expérimentales chez lanimal nont pas décelé deffets nocifs directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryonnaire et foetal, laccouchement et le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Allaitement

Il ny a pas de données disponibles sur lexcrétion de la ropivacaïne dans le lait maternel.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune donnée n'est disponible. Selon la dose administrée, les anesthésiques locaux peuvent exercer une influence mineure sur la fonction mentale et la coordination, même en l'absence de toxicité patente pour le SNC et peuvent transitoirement altérer la motricité et la vigilance.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Généraux

Le profil des effets indésirables de la ropivacaïne est analogue à celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide, de longue durée d'action. Les effets indésirables devront être différenciés des effets physiologiques du bloc lui-même ; par exemple une baisse de la pression artérielle et une bradycardie au cours de l'anesthésie péridurale.

Tableau 3 - Tableau des effets indésirables

Les fréquences utilisées dans le tableau de la rubrique 4.8 sont définies ainsi : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000).

Classe de système dorganes

Fréquence

Effet indésirable

Affections psychiatriques

Peu fréquent

anxiété.

Affections du système nerveux central et périphérique

Fréquent

paresthésie, vertiges céphalées

Peu fréquent

symptômes de toxicité sur le système nerveux central (convulsions, épilepsie de type Grand Mal, épilepsie, étourdissement, paresthésie péribuccale, engourdissement de la langue, hyperacousie, acouphènes, troubles visuels, dysarthrie, contractions musculaires, tremblements)*, hypoesthésie.

Affections cardiaques

Fréquent

bradycardie, tachycardie.

Rare

arrêt cardiaque, arythmie.

Affections vasculaires

Très fréquent

hypotensiona.

Fréquent

hypertension.

Peu fréquent

syncope.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Peu fréquent

dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

nausées.

Fréquent

vomissementsb.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

rétention durine

Troubles généraux et anomalies au niveau du site dadministration

Fréquent

élévation de température, frissons, douleur dorsale

Peu fréquent

hypothermie.

Rare

réactions allergiques (réactions anaphylactiques, dème angioneurotique et urticaire).

a Lhypotension est moins fréquente chez les enfants (>1/100)

b Les vomissements sont plus fréquents chez les enfants (>1/10)

* Ces symptômes apparaissent généralement en raison dinjection intravasculaire accidentelle, dun surdosage ou dune absorption rapide (voir rubrique 4.9).

Effets indésirables liés à la classe des anesthésiques locaux

Complications neurologiques

Une neuropathie et des anomalies médullaires (par exemple syndrome de l'artère spinale antérieure, arachnoïdite, syndrome de la queue de cheval) qui peuvent aboutir dans rares de cas à des séquelles permanentes, ont été associées à l'anesthésie locorégionale, indépendamment de l'anesthésique local utilisé.

Bloc rachidien total

Une rachianesthésie totale peut survenir si une dose péridurale est accidentellement administrée en intrathécal.

Toxicité systémique aiguë

Les réactions systémiques toxiques impliquent principalement le système nerveux central et le système cardiovasculaire. De telles réactions sont dues à une concentration sanguine élevée de lanesthésique local qui peut être due à une injection (accidentelle) intravasculaire ou à un surdosage ou une absorption exceptionnellement rapide à partir de zones très vascularisées (voir rubrique 4.4). Les réactions du système nerveux central sont similaires pour tous les anesthésiques locaux, alors que les réactions cardiaques dépendent davantage du médicament, à la fois qualitativement et quantitativement.

Toxicité sur le système nerveux central

Elle correspond à une réaction dose-dépendante, comportant des symptômes et des signes de gravité croissante. On observe initialement des symptômes tels que des troubles de la vue ou de l'audition, un engourdissement péribuccal, des vertiges, des sensations ébrieuses, des fourmillements et des paresthésies. Une dysarthrie, une rigidité musculaire et des secousses musculaires sont des signes plus graves et peuvent précéder le développement de convulsions généralisées. Ces signes ne doivent pas être interprétés à tort comme un comportement névrotique. Peuvent y succéder une perte de conscience et des crises convulsives tonico-cloniques, dont la durée peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent rapidement lors des convulsions du fait de l'activité musculaire accrue ainsi que des troubles respiratoires. Une apnée peut survenir dans les cas sévères. L'acidose respiratoire et métabolique augmente et aggrave les effets toxiques des anesthésiques locaux.

La récupération suit la redistribution de l'anesthésique local à partir du système nerveux central, puis son métabolisme et son excrétion. La récupération peut être rapide, à moins que des quantités importantes de médicament n'aient été injectées.

Toxicité cardiovasculaire

La toxicité cardiovasculaire correspond à une situation plus grave. Une hypotension artérielle, une bradycardie, une arythmie et même un arrêt cardiaque peuvent être observés du fait de concentrations systémiques élevées d'anesthésiques locaux. Chez les volontaires, la perfusion intraveineuse de ropivacaïne a donné lieu à une dépression de la conduction et de la contractilité cardiaques.

Les effets cardiovasculaires toxiques sont généralement précédés de signes de toxicité du système nerveux central, sauf si le patient est soumis à une anesthésie générale ou à une sédation majeure par des médicaments tels que des benzodiazépines ou des barbituriques.

Chez les enfants, les premiers signes de toxicité liés à ladministration dun anesthésique local peuvent être difficiles à détecter car ils sont parfois incapables de les exprimer verbalement (voir rubrique 4.4).

Traitement de la toxicité aigüe systémique

Voir rubrique 4.9.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

L'injection intravasculaire accidentelle d'anesthésiques locaux peut donner lieu à des effets toxiques immédiats (quelques secondes à quelques minutes). En cas de surdosage, il se peut que le pic de concentration plasmatique ne soit pas atteint en une à deux heures en fonction du site dinjection et de ce fait, les signes de toxicité peuvent être retardés (voir rubrique 4.8).

Traitement

Il est nécessaire d'avoir à disposition immédiate des médicaments et du matériel de réanimation.

S'il apparaît des signes de toxicité systémique aiguë, l'injection de l'anesthésique local devra être arrêtée immédiatement.

Un traitement sera nécessaire en cas de convulsions. Le traitement a pour objectif de maintenir l'oxygénation, d'arrêter les convulsions et de maintenir l'hémodynamique.

De l'oxygène doit être administré et une ventilation assistée mise en route si nécessaire. Un anticonvulsivant devra être administré par voie intraveineuse, si les convulsions ne s'arrêtent pas spontanément en 15 à 20 secondes. L'injection intraveineuse de 1-3 mg/kg de thiopental interrompra rapidement les convulsions. On peut également utiliser 0,1 mg/kg de diazépam par voie intraveineuse, bien que l'action de ce produit soit plus lente. Le suxaméthonium arrêtera rapidement les convulsions musculaires, mais le patient nécessitera une ventilation assistée et une intubation trachéale.

S'il apparaît une dépression cardiovasculaire (hypotension artérielle, bradycardie), 5 à 10 mg d'éphédrine seront injectés par voie intraveineuse et répétés si nécessaire au bout de 2 à 3 minutes. Les doses administrées aux enfants seront proportionnelles à leur âge et leur poids.

S'il se produit un arrêt circulatoire, une réanimation cardiopulmonaire immédiate doit être instituée. Une oxygénation et une ventilation optimales, le maintien de l'hémodynamique et le traitement de l'acidose sont d'une importance vitale.

En cas darrêt cardiaque une réanimation prolongée peut être nécessaire pour augmenter les chances de succès.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUE LOCAL à liaison amide. Code ATC : N01BB09, (N : système nerveux central).

La ropivacaïne est un anesthésique local de type amide de longue durée d'action avec des effets anesthésiques et analgésiques. A des doses élevées elle induit une anesthésie chirurgicale, alors qu'à des doses plus faibles, elle donne lieu à un bloc sensitif, associé à un bloc moteur limité et stable.

Le mécanisme d'action consiste en une diminution réversible de la perméabilité membranaire des fibres nerveuses aux ions sodium. Ainsi, la vitesse de dépolarisation diminue et le seuil d'excitabilité augmente, induisant un blocage local de l'influx nerveux.

La propriété la plus caractéristique de la ropivacaïne est sa longue durée d'action. Le délai d'installation et la durée defficacité de l'anesthésie sont dépendants du site d'administration mais ne sont pas influencés par la présence d'un vasoconstricteur (par exemple, ladrénaline (épinéphrine) (voir rubrique. 4.2). Pour plus de détails concernant le délai et la durée d'action de NAROPEINE, voir Tableau 1 dans la rubrique 4.2.

Les perfusions intraveineuses de ropivacaïne chez les volontaires sains ont été bien tolérées à des doses faibles avec les symptômes neurologiques attendus à la dose maximale tolérée. L'expérience clinique dont on dispose sur ce médicament montre une bonne marge de sécurité lorsquil est utilisé aux doses recommandées.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

La ropivacaïne présente un centre chiral et est développé sous forme dénantiomère S- (-). Il est liposolube. Tous ses métabolites ont un effet anesthésique local mais présentent une puissance daction considérablement plus faible et une durée daction plus courte que la ropivacaïne.

Les concentrations plasmatiques de ropivacaïne dépendent de la dose, de la voie d'administration et de la vascularisation du site d'injection. La ropivacaïne présente une pharmacocinétique linéaire et la Cmax plasmatique est proportionnelle à la dose.

La ropivacaïne présente une absorption complète et biphasique à partir de l'espace péridural avec une demi-vie des deux phases de l'ordre de 14 minutes et de 4 heures chez ladulte. L'absorption lente est le facteur limitant la vitesse d'élimination de la ropivacaïne, d'où la demi-vie d'élimination apparente plus prolongée après administration péridurale qu'après administration intraveineuse.

La ropivacaïne présente également une absorption biphasique à partir de lespace péridural caudal chez lenfant.

La clairance plasmatique totale moyenne de la ropivacaïne est de l'ordre de 440 ml/min, la clairance rénale est de 1 ml/min, le volume de distribution à l'état d'équilibre est de 47 litres et la demi-vie terminale de 1,8 heures après une administration intraveineuse. Le taux d'extraction hépatique intermédiaire de la ropivacaïne est de l'ordre de 0,4. Le produit est principalement lié à lalpha1-glycoprotéine acide dans le plasma. Le pourcentage de la fraction non liée est de l'ordre de 6 %.

Pendant des perfusions péridurales continues et perfusions interscaléniques continues, une élévation des concentrations plasmatiques totales, liée à une élévation post-opératoire de lalpha1-glycoprotéine acide a été observée.

Les variations de concentration de la fraction non liée, c'est-à-dire pharmacologiquement active, ont été bien inférieures à celles des concentrations plasmatiques totales.

Comme la ropivacaïne a un taux dextraction hépatique intermédiaire à faible, son taux délimination devrait dépendre de la concentration plasmatique de la fraction non liée. Lélévation postopératoire de lalpha 1-glycoprotéine acide diminue la fraction non liée en raison dune liaison aux protéines augmentée, ce qui diminue la clairance totale et entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques totales, comme cela a été observé dans les études chez lenfant et chez ladulte. La clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne reste inchangée, comme illustré par les concentrations stables de la fraction non liée au cours de la perfusion postopératoire. La concentration plasmatique de la fraction non liée est responsable des effets pharmacodynamiques systémiques et de la toxicité.

La ropivacaïne traverse facilement le placenta et l'équilibre des concentrations de la fraction non liée sera rapidement atteint. La liaison aux protéines plasmatiques est plus faible chez le foetus que chez la mère donnant des concentrations plasmatiques totales plus faibles chez le foetus que chez la mère.

La ropivacaïne subit une métabolisation importante, principalement par hydroxylation aromatique. Au total, 86 % de la dose sont excrétés dans les urines après administration intraveineuse dont seulement 1 % sous forme inchangée. Le métabolite principal est la 3-hydroxy-ropivacaïne dont 37 % sont excrétés dans les urines, principalement sous forme conjuguée. L'excrétion urinaire de la 4-hydroxy-ropivacaïne, du métabolite N-déalkylé et du métabolite 4-hydroxy-déalkylé représente 1 à 3 % de la quantité excrétée. La 3-hydroxy-ropivacaïne conjuguée et non-conjuguée présente uniquement des concentrations décelables dans le plasma. La 3-hydroxy et la 4-hydroxy-ropivacaïne présentent une activité anesthésique locale, inférieure à celle de la ropivacaïne.

Une altération de la fonction rénale a peu ou pas d'influence sur la pharmacocinétique de la ropivacaïne. La clairance rénale du métabolite N-déalkylé (PPX) est corrélée de façon significative à la clairance de la créatinine. Une absence de corrélation entre l'exposition totale, exprimée en ASC, et la clairance de la créatinine indique que la clairance totale du PPX comprend une élimination non rénale, en plus de l'excrétion rénale. Certains patients atteints d'insuffisance rénale peuvent présenter une exposition accrue au PPX résultant d'une faible clairance non-rénale. En raison de la réduction de la toxicité dans le SNC du PPX par rapport à la ropivacaïne, les conséquences cliniques sont considérées comme négligeables lors dun traitement à court terme.

Il n'existe aucun élément faisant penser à une racémisation in vivo de la ropivacaïne.

Le profil métabolique est comparable chez les patients âgés de plus dun an.

Pharmacocinétique chez lenfant

La pharmacocinétique de la ropivacaïne chez lenfant de 0 à 12 ans a été déterminée par une analyse de population poolée sur des données recueillies chez 192 enfants. Jusquà maturité de la fonction hépatique, la clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne et du métabolite PPX, ainsi que le volume de distribution de la fraction non liée de la ropivacaïne dépendent à la fois du poids corporel et de lâge ; ensuite ces variables dépendent principalement du poids corporel. La maturation de la clairance de la fraction non liée de la ropivacaïne paraît être complète à lâge de 3 ans, celle du PPX à lâge dun an, et celle du volume de distribution de la ropivacaïne non liée à lâge de 2 ans. Le volume de distribution du PPX non lié dépend seulement du poids corporel. Comme le PPX a une demi-vie plus longue et une clairance plus faible, il peut saccumuler au cours de la perfusion péridurale.

La clairance de la ropivacaïne non liée (Clu) pour des âges supérieurs à 6 mois atteint des valeurs dans les limites de celles de ladulte. Les valeurs de la clairance totale de la ropivacaïne (CL) mentionnées dans le tableau 4 sont celles qui ne sont pas influencées par lélévation postopératoire de lalpha 1-glycoprotéine acide.

Tableau 4 - Estimation des paramètres pharmacocinétiques obtenus à partir de lanalyse poolée dune population pédiatrique

Age

poidsa

Club

Vuc

CLd

t1/2e

T1/2ppxf

Kg

(L/h/kg)

(L/kg)

(L/h/kg)

(h)

(h)

Nouveau-né

3,27

2,40

21,86

0,096

6,3

43,3

1 mois

4,29

3,60

25,94

0,143

5,0

25,7

6 mois

7,85

8,03

41,71

0,320

3,6

14,5

1 an

10,15

11,32

52,60

0,451

3,2

13,6

4 ans

16,69

15,91

65,24

0,633

2,8

15,1

10 ans

32,19

13,94

65,57

0,555

3,3

17,8

a Poids médian en fonction de lâge selon les données OMS

b Clairance de la ropivacaïne non liée

c Volume de distribution de la ropivacaïne non liée

d Clairance de la ropivacaïne totale

e Demi-vie terminale de la ropivacaïne

f Demi-vie terminale de PPX

La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée après un bloc caudal unique a tendance à être plus élevée chez les nouveaux-nés et le temps pour atteindre la Cumax (tmax) diminue avec lâge (voir tableau 5). La moyenne simulée de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée à la fin des 72 heures de la perfusion péridurale continue aux doses recommandées montre aussi des taux plus élevés chez les nouveaux-nés en comparaison aux nourrissons et aux enfants (voir rubrique 4.4).

Tableau 5 - Moyenne simulée et limites observées de la concentration plasmatique maximale (Cumax) non liée

Age

Dose

Cumaxa

tmaxb

Cumaxc

(mg/kg)

(mg/L)

(h)

(mg/L)

0-1 mois

2,00

0,0582

2,00

0,05-0,08 (n=5)

1-6 mois

2,00

0,0375

1,50

0,02-0,09 (n=18)

6-12 mois

2,00

0,0283

1,00

0,01-0,05 (n=9)

1-10 ans

2,00

0,0221

0,50

0,01-0,05 (n=60)

a concentration plasmatique maximale non liée

b temps pour atteindre la concentration plasmatique maximale non liée

c concentration plasmatique maximale non liée observée et « dose-normalisée »

A 6 mois, valeur-seuil pour ladaptation de la dose recommandée lors de la perfusion péridurale continue, la clairance de ropivacaïne non liée atteint 34 %, et celle du PPX non lié 71 % de leurs valeurs à maturité. Lexposition systémique est plus élevée chez le nouveau-né, et est aussi un peu plus élevée chez le nourrisson entre 1 et 6 mois, par comparaison à lenfant plus âgé, ce qui est dû à limmaturité de la fonction hépatique. Cependant, ceci est partiellement compensé par une dose recommandée 50% plus faible pour la perfusion continue chez lenfant de moins de 6 mois.

Des simulations de la somme des concentrations plasmatiques des fractions non liées de ropivacaïne et PPX, basées sur les paramètres cinétiques et leur variance obtenus dans lanalyse de population, montrent que pour un bloc caudal unique, la dose recommandée doit être multipliée par un facteur 2,7 dans le groupe le plus jeune, et un facteur 7,4 dans le groupe dâge entre 1 et 10 ans pour que la limite supérieure prédite de lintervalle de confiance à 90% atteigne le seuil de toxicité. Les facteurs de multiplication correspondants pour la perfusion péridurale sont respectivement 1,8 et 3,8.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Daprès des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, détudes de toxicité à dose unique et doses répétées, de toxicité de reproduction, de potentiel mutagénique et de tolérance et de toxicité locale, aucun risque pour lespèce humaine na été identifié autre que ceux attendus sur la base des données pharmacologiques de lutilisation de doses élevées de ropivacaïne (par exemple troubles du système nerveux incluant convulsions et cardiotoxicité).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Les compatibilités avec les autres solutions que celles mentionnées au niveau de la rubrique 6.6 n'ont pas été mentionnées.

Une précipitation peut survenir dans les solutions alcalines en raison de la faible solubilité de la ropivacaïne à pH > 6,0.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

Après ouverture: d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les temps de stockage et les conditions avant utilisation sont de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures, entre 2 et 8°C.

Pour les mélanges, voir rubrique 6.6.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne pas congeler.

Pour la conservation après ouverture, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

100 ml en poche (Polypropylène) sous barquette stérile. Boîte de 5.

200 ml en poche (Polypropylène) sous barquette stérile. Boîte de 5.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Les solutions ne contiennent pas de conservateurs et sont destinées à l'usage unique.

Tout produit non utilisé doit être jeté.

Les poches ne doivent pas être re-stérilisées à l'autoclave.

Les poches (Polybag) sont conçues de telle sorte qu'elle ne nécessitent pas l'utilisation de tubulure avec prise d'air.

Les solutions de NAROPEINE pour perfusion présentées dans des poches (polybag) en plastique sont chimiquement et physiquement compatibles avec les médicaments suivants:

Concentration de NAROPEINE: 1-2 mg/ml

Substances ajoutées

Concentrations*

Citrate de fentanyl

1,0-10,0 µg/ml

Citrate de sufentanil

0,4-4,0 µg/ml

Sulfate de morphine

20,0-100,0 µg/ml

Chlorhydrate de clonidine

5-50,0 µg/ml

*Les fourchettes de concentrations présentées dans ce tableau sont plus larges que celles utilisées en clinique.

Les perfusions péridurales de NAROPEINE/citrate de sufentanil, NAROPEINE/sulfate de morphine et NAROPEINE/chlorhydrate de clonidine n'ont pas été évaluées lors des études cliniques.

Le médicament devra être inspecté visuellement avant utilisation. La solution ne devra être utilisée que si elle est limpide et pratiquement exempte de particules visibles et si son conditionnement est intact.

Bien que les mélanges soient chimiquement et physiquement stables pendant 30 jours à une température de 20°C à 30°C, au plan microbiologique, les mélanges doivent être utilisés immédiatement. S'ils ne sont pas utilisés immédiatement, les bonnes conditions d'utilisation et le temps de stockage seront sous la responsabilité de l'utilisateur et celui-ci ne devrait normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C et 8°C.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ASPEN PHARMA TRADING LIMITED

3016 Lake Drive

Citywest Business Campus

DUBLIN 24

IRLANDE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·559 943-8 ou 34009 559 943 8 1 : 100 ml en poche (Polypropylène) sous barquette stérile. Boîte de 5.

·560 009-3 ou 34009 560 009 3 7 : 200 ml en poche (Polypropylène) sous barquette stérile. Boîte de 5.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

source: ANSM - Mis à jour le : 24/01/2017

Dénomination du médicament

NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche

Chlorhydrate de ropivacaïne anhydre.

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre infirmière.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmière.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. Qu'est-ce que NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?

3. Comment prendre NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

Le nom de votre médicament est NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche.

Il contient une substance active qui est le chlorhydrate de ropivacaïne anhydre.

Il appartient à une famille de médicaments appelés « anesthésiques locaux ».

Il vous sera administré par perfusion.

Indications thérapeutiques

NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche est utilisé pour lanesthésie de certaines parties du corps. Il est utilisé pour arrêter la douleur ou procurer un soulagement de la douleur. Il est indiqué :

·dans les anesthésies limitées à une région du corps, lors dinterventions chirurgicales, y compris les césariennes.

·dans le traitement de certaines douleurs aiguës, notamment les douleurs post-opératoires, ou de laccouchement par voie naturelle, ou après un accident.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Nutilisez jamais NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche dans les cas suivants :

·si vous êtes allergique (hypersensible) au chlorhydrate de ropivacaïne ou à lun des autres composants contenus dans NAROPEINE (voir rubrique 6. Informations supplémentaires),

·si vous êtes allergique aux autres anesthésiques locaux de la même famille (comme la lidocaïne ou la bupivacaïne),

·si vous avez eu des antécédents de diminution du volume total de sang (hypovolémie),

·en intra-vasculaire pour lanesthésie dune partie de votre corps, ou au niveau du col de lutérus pour soulager la douleur lors de laccouchement.

·Si vous avez des doutes, si vous êtes dans une des situations décrites ci-dessus, parlez-en à votre médecin avant toute administration de NAROPEINE.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche :

·si vous avez une maladie au niveau du cur, du foie ou des reins. Prévenez votre médecin si vous avez un de ces problèmes, afin quil puisse adapter la dose de NAROPEINE si nécessaire,

·sil vous a déjà été signalé que vous ou un membre de votre famille avez une maladie rare des pigments sanguins appelée porphyrie, il faut informer votre médecin, car il pourrait être amené à vous administrer un produit anesthésique différent,

·avant ladministration de NAROPEINE, prévenez votre médecin de toutes vos maladies ou vos problèmes de santé.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance ou à base de plantes, parlez-en à votre médecin. En effet, NAROPEINE peut interagir sur le fonctionnement dautres médicaments et réciproquement.

En particulier, veuillez indiquer à votre médecin si vous prenez, les médicaments suivants :

·autres anesthésiques locaux.

·antidouleurs puissants (médicaments dérivés de la morphine ou codéine).

·médicaments utilisés pour traiter les battements cardiaques irréguliers (arythmie) tels que la lidocaine et la mexilétine.

Votre médecin a besoin de savoir si vous prenez de tels médicaments afin de prescrire la posologie appropriée de NAROPEINE.

Veuillez indiquer aussi à votre médecin si vous prenez lun des médicaments suivants :

·médicament pour traiter la dépression tel que la fluvoxamine,

·antibiotiques dans le traitement des infections bactériennes tel que lénoxacine.

En effet votre corps élimine plus lentement NAROPEINE lorsque vous prenez ces médicaments. Si vous prenez lun ou lautre de ces médicaments, lutilisation prolongée de NAROPEINE doit être évitée.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Avant que NAROPEINE vous soit administré, prévenez votre médecin si vous êtes enceinte, si vous prévoyez de le devenir, ou si vous allaitez. Leffet du chlorhydrate de ropivacaïne sur la grossesse et son passage dans le lait ne sont pas connus.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Soyez très prudent. Ne pas conduire sans lavis dun professionnel de santé.

NAROPEINE peut entraîner des somnolences et altérer les capacités de réactions. Après que NAROPEINE vous soit administré, vous ne devez pas conduire ou utiliser de machine jusquau lendemain de ladministration.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche

NAROPEINE contient au maximum 3,7 mg de sodium par ml de solution : en tenir compte si vous suivez un régime hyposodé.

3. COMMENT UTILISER NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche vous sera administré par votre médecin.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

La dose utilisée dépend de la nature de lintervention, de votre poids, de votre âge et de votre condition physique.

NAROPEINE vous est administré en injection ou en perfusion. La partie du corps dans laquelle NAROPEINE sera administré dépend du type dintervention. Votre médecin administrera NAROPEINE selon le cas :

·dans la partie du corps qui a besoin dêtre anesthésiée,

·à proximité de la partie du corps qui a besoin dêtre anesthésiée,

·dans une zone éloignée de la partie du corps qui a besoin dêtre anesthésiée. Ceci est le cas pour une injection ou perfusion péridurale (à proximité de la moelle épinière).

Lorsque NAROPEINE est administré dans le corps, selon les zones précisées ci-dessus, il bloque les nerfs qui transmettent les messages de douleur au cerveau. Cela arrête la sensation de douleur, de chaud ou de froid dans la zone concernée mais dautres sensations comme la pression et le toucher peuvent persister.

Votre médecin connaît la voie dadministration appropriée pour ce médicament.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez utilisé plus de NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche que vous nauriez dû :

Les effets indésirables graves liés à un surdosage de NAROPEINE nécessitent un traitement particulier et votre médecin est expérimenté pour gérer ce type de situation. Les premiers signes de surdosage sont les suivants :

·vertiges, sensations détourdissements,

·engourdissement des lèvres et de la zone autour de la bouche,

·engourdissement de la langue,

·troubles de laudition,

·troubles de la vue.

Afin de réduire le risque deffets indésirables graves, votre médecin doit arrêter ladministration de NAROPEINE dès que ces signes apparaissent. Cela signifie que si lun de ces symptômes survient ou que vous pensez avoir reçu trop de NAROPEINE, vous devez prévenir immédiatement votre médecin.

Les effets indésirables les plus graves dus à un surdosage en NAROPEINE sont des troubles délocution, des secousses musculaires, des tremblements, des convulsions et une perte de connaissance.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde ny soit pas sujet.

Effets indésirables importants nécessitant une attention particulière :

Les réactions allergiques soudaines menaçant le pronostic vital (telles quanaphylaxie) sont rares, elles concernent 1 à 10 utilisateurs sur 10 000. Les symptômes possibles incluent lapparition soudaine déruptions cutanées, durticaire, de réactions cutanées bulleuses ; de gonflement du visage, des lèvres, de la langue et des autres parties du corps ; un essoufflement, une respiration sifflante ou difficile. Si vous pensez que NAROPEINE est la cause dune réaction allergique, prévenez votre médecin immédiatement.

Autres effets indésirables possibles :

Très fréquents (concernant plus de 1 utilisateur sur 10) :

·baisse de la pression artérielle (hypotension) ; ceci peut provoquer une sensation de vertiges, détourdissements,

·nausées.

Fréquents (concernant 1 à 10 utilisateurs sur 100) :

·fourmillements,

·vertiges,

·maux de tête,

·ralentissement ou accélération des battements du cur (bradycardie, tachycardie),

·élévation de la pression artérielle (hypertension),

·vomissements,

·rétention durine,

·élévation de température, rigidité,

·douleur dorsale.

Peu fréquents (concernant 1 à 10 utilisateurs sur 1 000) :

·anxiété,

·diminution de la sensibilité,

·syncope,

·difficultés à respirer,

·diminution de la température (hypothermie),

·certains symptômes peuvent apparaître lors dune injection de NAROPEINE dans un vaisseau sanguin par accident ou lors dun surdosage (voir la rubrique « Si vous avez reçu plus de NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche que nous nauriez dû »). Ces effets peuvent être : convulsions, sensation détourdissements, vertiges, engourdissement des lèvres, autour de la bouche, de la langue, troubles de laudition, troubles visuels, troubles de lélocution, contractions musculaires, tremblements.

Rares (concernant 1 à 10 utilisateurs sur 10 000) :

·crise cardiaque (arrêt cardiaque),

·irrégularités du rythme cardiaque (arythmie).

Autres effets indésirables :

·engourdissement, dû à lirritation nerveuse causée par laiguille ou linjection ; ceci ne dure généralement pas longtemps.

Effets indésirables possibles observés avec dautres anesthésiques locaux pouvant se produire avec NAROPEINE :

Rares (concernant 1 à 10 utilisateurs sur 10000) :

·lésions des nerfs pouvant être irréversibles.

·une injection trop importante de NAROPEINE dans le liquide rachidien peut provoquer une anesthésie complète du corps.

Enfants

Chez lenfant, les effets indésirables sont les mêmes que pour les adultes à lexception de la baisse de la pression artérielle qui survient moins souvent chez les enfants (1 à 10 enfants sur 100) et des nausées et des vomissements qui surviennent plus fréquemment chez les enfants (plus dun enfant sur 10).

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent graves, veuillez en informer votre médecin.

5. COMMENT CONSERVER NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche après la date de péremption figurant sur les poches et la boîte.

La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne pas congeler.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Votre médecin ou lhôpital doit normalement stocker NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche.et est responsable de la qualité du produit après ouverture sil nest pas utilisé immédiatement. Le produit doit être inspecté visuellement avant utilisation. La solution doit être uniquement utilisée si elle est limpide, sans particule dun point de vue pratique et si le contenant nest pas endommagé.

Votre médecin ou lhôpital est également responsable de lélimination correcte de NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche non utilisé.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche ?

La substance active est

Chlorhydrate de ropivacaïne anhydre ....... 2,00 mg

Sous forme de chlorhydrate de ropivacaïne monohydraté ........ 2,12 mg

Pour 1 ml.

Les autres composants sont :

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Quest-ce que NAROPEINE 2 mg/ml, solution injectable en poche et contenu de lemballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable en poche. La solution injectable est limpide et incolore.

100 ml en poche (Polypropylène). Boîte de 5.

200 ml en poche (Polypropylène). Boîte de 5.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

ASPEN PHARMA TRADING LIMITED

3016 Lake Drive

Citywest Business Campus

DUBLIN 24

IRLANDE

Exploitant

ASPEN France

100 ROUTE DE VERSAILLES

78160 MARLY-LE-ROI

Fabricant

ASTRAZENECA AB

S-151 85 SODERTALJE

SUEDE

ou

ASTRAZENECA UK LIMITED

SILK ROAD BUSINESS PARK

MACCLESFIELD

CHESSHIRE SK10 2NA

ROYAUME UNI

ou

ASTRAZENECA REIMS

PARC INDUSTRIEL POMPELLE

CHEMIN DE VRILLY

51689 REIMS CEDEX 2

FRANCE

ou

CANA SA PHARMACEUTICAL LABORATORIES

446 IRAKLIOU AVENUE

14122 IRAKLIO ATTIKIS

GRECE

ou

ASTRAZENECA GmbH

TINSDALER WEG 183

22880 WEDEL

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.]

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l'Ansm (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

PREPARATION

Une précipitation peut survenir dans les solutions alcalines en raison de la faible solubilité de la ropivacaïne à pH > 6,0.

Ce médicament contient au maximum 3,7 mg de sodium par ml : en tenir compte chez les patients suivant un régime hyposodé.

Les solutions NAROPEINE 2 mg/ml pour perfusion présentées dans des poches en plastique (Polybag) sont chimiquement et physiquement compatibles avec les médicaments suivants. La compatibilité avec dautres solutions que celles mentionnées ci-dessous na pas été étudiée :

Concentration de NAROPEINE : 1-2 mg/ml

Substances ajoutées

Concentrations*

Citrate de fentanyl

Citrate de sufentanil

Sulfate de morphine

Chlorhydrate de clonidine

1,0 10,0 µg/ml

0,4 4,0 µg /ml

20,0 100,0 µg /ml

5,0 50,0 µg /ml

* Les fourchettes de concentrations présentées dans ce tableau sont plus larges que celles utilisées en clinique.

Les perfusions péridurales de Naropeine/citrate de sufentanil, Naropein/sulfate de morphine et Naropeine/chlorydrate de clonidine n'ont pas été évaluées lors des études cliniques.

Instructions pour lutilisation, la manipulation et lélimination

La ropivacaïne devra être uniquement utilisée par ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les techniques danesthésie régionale.

Les solutions ne contiennent pas de conservateur et sont destinées à lusage unique.

Tout produit non utilisé doit être jeté.

Les poches ne doivent pas être re-stérilisées à lautoclave.

Posologie - adultes et enfants âgés de plus de 12 ans

Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies administrées pour les blocs les plus couramment utilisés. Il est recommandé d'utiliser la plus petite dose nécessaire pour produire un bloc efficace. L'expérience du médecin et la connaissance de l'état clinique du patient sont importants pour le choix de la dose.

Conc.

Volume

Dose

Délai

dinstallation

Durée

mg/ml

ml

mg

minutes

heures

ANESTHÉSIE CHIRURGICALE

Administration péridurale lombaire

Chirurgie

Césarienne

7,5

10,0

7,5

15-25

15-20

15-20

113-188

150-200

113-1501

10-20

10-20

10-20

3-5

4-6

3-5

Administration péridurale thoracique

Etablissement d'un bloc pour le traitement de la douleur post-opératoire

7,5

5-15

(fonction du niveau d'injection)

38-113

10-20

s.o.2

Bloc périphérique*

Bloc du plexus brachial

7,5

30-40

225-3003

10-25

6-10

Infiltration pariétale

(par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

7,5

1-30

7,5-225

1-15

2-6

TRAITEMENT DE LA DOULEUR AIGUË

Administration péridurale lombaire

Dose initiale en bolus

Ré-injection

(par ex. accouchement par voie basse)

Perfusion continue

Accouchement

Douleur post-opératoire

2,0

2,0

2,0

2,0

10-20

10-15

(intervalle minimum 30 minutes)

6-10 ml/h

6-14 ml/h

20-40

20-30

12-20 mg/h

12-28 mg/h

10-15

s.o.2

s.o.2

0,5-1,5

s.o.2

s.o.2

Administration péridurale thoracique

Perfusion continue (douleur post-opératoire)

2,0

6-14 ml/h

12-28 mg/h

s.o.2

s.o.2

Infiltration pariétale

(par ex. petit nerf périphérique et infiltration)

2,0

1-100

2,0-200

1-5

2-6

Bloc périphérique nerveux

(bloc fémoral ou interscalénique) perfusion continue ou administration intermittente en bolus (douleur postopératoire)

2,0

5-10 ml/h

10 ml

10-20 mg/h

20 mg

s.o.2

s.o.2

Les doses indiquées dans ce tableau sont les doses nécessaires à l'obtention d'un bloc satisfaisant. Elles constituent un guide d'utilisation chez l'adulte. Des variations individuelles peuvent survenir sur le délai d'installation et la durée. Les chiffres de la colonne "Dose" correspondent aux doses moyennes nécessaires.

Il convient de consulter les références standards disponibles, aussi bien pour les facteurs influençant les techniques spécifiques de bloc que ceux influençant les besoins individuels propres à chaque patient.

* Bloc périphérique: la recommandation de dose qui figure ne concerne que le bloc plexique brachial. Les autres blocs périphériques, peuvent nécessiter des doses plus faibles. Il ny a actuellement aucune expérience permettant de donner une recommandation spécifique de dose pour les autres blocs.

1) L'augmentation des doses se fera graduellement; la dose de départ sera d'environ 100 mg (97,5 mg correspondent à 13 ml de solution; 105 mg à 14 ml) et administrée pendant 3 à 5 minutes. Si nécessaire, on pourra administrer en supplément jusqu'à 50 mg au total, répartis en deux doses.

2) s.o. : sans objet.

3) La dose pour un bloc périphérique doit être ajustée en fonction du site dadministration et de létat du patient. Les blocs du plexus brachial intrascalénique et supraclaviculaire peuvent être associés à une fréquence plus élevée deffets indésirables sérieux indépendamment de lanesthésique local utilisé (voir rubrique 4.4).

L'anesthésie chirurgicale (par exemple par administration péridurale) nécessite en général le recours à des concentrations et à des doses plus élevées. La ropivacaïne à la concentration de 10 mg/ml est recommandée pour l'anesthésie péridurale pour laquelle un bloc moteur profond est essentiel lors de l'intervention chirurgicale. Des concentrations et des doses plus faibles sont recommandées en analgésie (par exemple administration péridurale pour le traitement des douleurs aiguës).

Mode dadministration - adultes et enfants de plus de 12 ans

Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Lorsquune dose importante doit être injectée, il est conseillé de procéder à linjection dune dose-test de 3 à 5 ml de lidocaïne adrénalinée (épinéphrine). Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue par une accélération transitoire de la fréquence cardiaque et une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachianesthésie.

Laspiration devra être effectuée avant et pendant ladministration de la dose principale qui devra être injectée lentement ou à doses croissantes à une vitesse de 25-50 mg/min tout en surveillant étroitement les fonctions vitales du patient et en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques apparaissent, linjection devra être arrêtée immédiatement.

Lorsque sont réalisés des blocs prolongés par perfusion péridurale continue ou par administration répétée en bolus, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire un traumatisme nerveux local devront être pris en considération. En chirurgie et lors danalgésie post-opératoire, des doses cumulées allant jusquà 675 mg de ropivacaïne, administrées en 24 heures, ont été bien tolérées chez les adultes, tout comme lont été des perfusions péridurales continues à une vitesse allant jusquà 28 mg/heure pendant 72 heures.

Sur un nombre limité de patients, des doses plus élevées jusquà 800 mg par jour ont été administrées avec relativement peu deffets indésirables.

Dans le traitement des douleurs postopératoires, la technique suivante peut être recommandée : sauf s'il est institué en préopératoire, un bloc péridural peut être réalisé par la ropivacaïne à la concentration de 7,5 mg/ml à l'aide d'un cathéter péridural. L'analgésie est maintenue par une perfusion de ropivacaïne à la concentration de 2 mg/ml. Une vitesse de perfusion de 6 à 14 ml (12-28 mg) par heure permet une analgésie satisfaisante, avec un bloc moteur de faible intensité et stable dans la plupart des douleurs postopératoires modérées à sévères. En bloc péridural, la durée maximale dadministration est de 3 jours.

Cependant, une surveillance étroite de leffet analgésique devra être mise en place afin de pouvoir retirer le cathéter dès que la diminution de la douleur le permet.

Grâce à cette technique, une réduction significative des besoins en morphiniques a été observée.

Lorsque les blocs périphériques nerveux sont réalisés aussi bien en perfusion continue qu'en injections répétées, les risques d'atteindre une concentration plasmatique toxique ou d'induire localement un traumatisme nerveux doivent être considérés.

Des concentrations supérieures à 7,5 mg/ml n'ont pas été étudiées dans les césariennes.

Posologie - patients pédiatriques âgés de 0 à 12 ans inclus (concerne uniquement NAROPEINE 2 mg/ml) :

TRAITEMENT DE LA DOULEUR AIGUE

en per et post-opératoire

Conc.

mg/ml

Volume

ml/kg

Dose

mg/kg

Bloc péridural caudal

Injection unique

Blocs en dessous D 12 chez les enfants ayant un poids allant jusquà 25 kg

2,0

1

2

Perfusion péridurale continue

Chez les enfants pesant jusquà 25 kg

De 0 à 6 mois

Dose bolusa

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

0,5-1

0,1 ml/kg/h

1-2

0,2 mg/kg/h

De 6 à 12 mois

Dose bolusa

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

0,5-1

0,2 ml/kg/h

1-2

0,4 mg/kg/h

De 1 à 12 ans

Dose bolusb

Perfusion jusquà 72 heures

2,0

2,0

1

0,2 ml/kg/h

2

0,4 mg/kg/h

Les doses indiquées dans ce tableau constituent un guide dutilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent survenir. Une réduction proportionnelle de la dose peut être nécessaire chez les enfants ayant un poids plus élevé que 25 kg et doit reposer sur le poids idéal.

Le volume en injection unique péridurale caudale et le volume des doses bolus péridurales ne doivent pas dépasser 25 mL quelque soit le patient.

Il convient de consulter les références standards disponibles aussi bien pour les facteurs dépendant de la technique comme ceux dépendant du patient.

a Les plus faibles doses sont recommandées pour les blocs périduraux thoraciques alors que les plus fortes doses sont recommandées pour les blocs périduraux lombaires et caudaux.

b Recommandé pour les blocs périduraux lombaires. En pratique, la dose bolus doit être réduite pour lanalgésie péridurale thoracique.

Mode dadministrations - patients pédiatriques âgées de 0 à 12 ans inclus :

Une aspiration soigneuse avant et pendant linjection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Les fonctions vitales du patient devront être étroitement surveillées, si des symptômes de toxicité apparaissent, linjection devra être immédiatement arrêtée.

Un fractionnement de la dose danesthésique local calculé est recommandé quelle que soit la voie dadministration.

Lusage de la ropivacaïne chez le prématuré na pas été documenté.

Durée de conservation après ouverture :

Après ouverture: d'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les temps de stockage et les conditions avant utilisation sont de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures, entre 2 et 8°C.

Bien que les mélanges pour perfusion soient chimiquement et physiquement stables pendant 30 jours à une température de 20°C à 30°C, au plan microbiologique, les mélanges doivent être utilisés immédiatement. S'ils ne sont pas utilisés immédiatement, les bonnes conditions d'utilisation et le temps de stockage seront sous la responsabilité de l'utilisateur et celui-ci ne devrait normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C et 8°C

Autres

Sans objet.

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Source : ANSM

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité