MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule

source: ANSM - Mis à jour le : 30/06/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de milnacipran..... 50,00 mg

Quantité correspondant à milnacipran base............. 43,55 mg

Pour une gélule.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Gélule.

La tête de la gélule est rouge brun et le corps est rose pâle.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement des épisodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés) de l'adulte.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

La dose recommandée est de 100 mg par jour, répartie en deux prises de 50 mg, 1 gélule le matin et 1 gélule le soir à prendre de préférence au cours des repas.

Dans ce cas, utiliser des gélules à 50 mg.

Chez le sujet âgé

Une adaptation posologique n'est pas nécessaire tant que la fonction rénale est normale (voir rubrique 5.2).

Chez l'insuffisant rénal

Une adaptation posologique est nécessaire. Il est recommandé de réduire la posologie à 50 ou 25 mg en fonction du degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique 5.2). Dans ce cas, utiliser des gélules à 25 mg.

L'adaptation posologique suivante est recommandée:

Clairance créatinine (Clcr) (ml/mn)

Posologie / 24 h

Clcr ≥ 60

50 mg x 2

60 > Clcr ≥ 30

25 mg x 2

30 > Clcr ≥ 10

25 mg

Durée de traitement

Le traitement par antidépresseur est symptomatique.

Comme lors de tout traitement antidépresseur, l'efficacité du milnacipran apparaît seulement après un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.

Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.

Le traitement par le milnacipran doit être interrompu progressivement.

Traitements psychotropes associés

L'adjonction d'un traitement sédatif ou anxiolytique peut être utile en début de traitement, afin de couvrir la survenue ou l'aggravation de manifestations d'angoisse.

Toutefois, les anxiolytiques ne protègent pas forcément de la levée de l'inhibition.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ,

·association avec les IMAO irréversibles (voir rubrique 4.5),

·allaitement,

·hypertension non contrôlée, maladie coronarienne sévère ou instable, car les augmentations de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peuvent aggraver ces pathologies sous-jacentes.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Suicides/ idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec dautres agents sérotoninergiques, le développement dun syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital, peut survenir sous traitement par milnacipran, en particulier en cas dutilisation concomitante avec dautres substances susceptibles daffecter le système de neurotransmission sérotoninergique (notamment les IMAO irréversibles (iproniazide), les IMAO-A sélectifs réversibles (linézolide, moclobémide, le bleu de méthylène), le millepertuis [Hypericum perforatum], la pethidine, le tramadol, la plupart des antidépresseurs (voir rubrique 4.3 et 4.5)

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent être dordre :

·digestifs (diarrhée),

·neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie),

·moteurs (tremblements, rigidité, myoclonies, hyperreflexie et ataxie),

·végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, éventuellement coma).

Lutilisation concomitante du milnacipran avec les alphas et bétas sympathomimétiques (voies IM et IV) et les IMAO-A sélectifs (tels que le linezolide, le moclobémide et le bleu de méthylène) nest pas recommandée.

Précautions d'emploi

Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier un traitement transitoire symptomatique.

En cas de virage maniaque franc, le traitement par le milnacipran sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.

En cas dictère ou dautres signes de troubles hépatiques, le traitement par milnacipran doit être arrêté. Le traitement ne doit pas être repris à moins quune autre cause ait pu être établie.

Bien qu'aucune interaction n'ait été mise en évidence avec l'alcool, la consommation en est déconseillée, comme avec tout médicament psychotrope.

Chez le volontaire sain, lors de l'association à la lévomépromazine l'exposition systémique au milnacipran est augmentée de 20 %. Chez le sujet âgé et l'insuffisant rénal une augmentation plus importante est à craindre si les deux médicaments sont associés.

Le milnacipran doit être utilisé avec prudence dans les cas suivants :

·Chez les insuffisants rénaux:

ola posologie devra éventuellement être réduite en raison d'un allongement de la durée d'élimination (voir rubrique 4.2);

ochez les patients présentant un obstacle à l'évacuation vésicale, notamment chez les patients avec hypertrophie prostatique ou présentant d'autres troubles génito-urinaires: en raison de la composante noradrénergique du mode d'action du milnacipran, une surveillance de l'apparition de troubles mictionnels est nécessaire;

·Chez les patients hypertendus ou atteints de cardiopathies :

oil est recommandé de surveiller la tension artérielle et la fréquence cardiaque en début de traitement, après une augmentation de la dose et régulièrement pendant le traitement par le milnacipran chez tous les patients, et plus étroitement chez les patients présentant un risque cardiovasculaire connu. En cas délévation prolongée de la pression artérielle ou de fréquence cardiaque élevée, l'arrêt du traitement par le milnacipran doit être envisagé si cliniquement justifié;

·Chez les patients ayant une pression intraoculaire élevée ou présentant un glaucome à angle fermé;

·Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie: le milnacipran doit être utilisé avec précaution et doit être interrompu chez tout patient présentant une convulsion.

Des cas d'hyponatrémie, probablement due au syndrome de sécrétion inapproprié d'hormone antidiurétique, ont été observés chez des patients recevant des médicaments inhibant la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les sujets âgés, les patients prenant des diurétiques ou tout autre traitement connu pour entraîner une hyponatrémie, chez les patients cirrhotiques ou dénutris.

Des cas d'hémorragies, parfois graves, ont été rapportés lors de la prise de médicaments inhibant la recapture de la sérotonine. Une attention particulière est recommandée chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux, par des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire tels que les AINS et l'aspirine ou par d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement. Une attention est également requise chez les patients ayant présenté précédemment des troubles de l'hémostase.

La sécurité et l'efficacité du milnacipran dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs chez ladulte à une posologie supérieure à 100 mg par jour nont pas été établies. Le traitement devra être arrêté chez les patients ne présentant pas une amélioration clinique à la posologie de 100 mg/jour.

Arrêt du traitement

Le risque de symptômes de sevrage observé avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) peut dépendre de plusieurs facteurs dont la durée et la posologie du traitement ainsi que du taux de réduction posologique. Dune manière générale, ces symptômes sont de nature légère à modérée ; cependant, chez certains patients, leur intensité peut être sévère. Ils se produisent généralement au cours des tout premiers jours suivant linterruption du traitement, mais ont été rapportés très rarement chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et disparaissent en 2 semaines, mais peuvent être prolongés chez certains patients (2 ou 3 mois voire plus).

Il est par conséquent recommandé de diminuer progressivement la posologie du milnacipran lors de linterruption du traitement et non brusquement après une utilisation prolongée (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Population pédiatrique

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

L'utilisation du milnacipran est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires.

De plus, on ne dispose d'aucune donnée de tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Les études dinteractions ont été réalisées uniquement chez ladulte.

Syndrome sérotoninergique

Comme avec dautres agents sérotoninergiques, le développement dun syndrome sérotoninergique pouvant engager le pronostic vital, peut survenir sous traitement par milnacipran, en particulier en cas dutilisation concomitante avec dautres substances susceptibles daffecter le système de neurotransmission sérotoninergique (notamment les IMAO irréversibles (iproniazide), les IMAO-A sélectifs réversibles (linézolide, moclobémide, le bleu de méthylène), le millepertuis [Hypericum perforatum], la pethidine, le tramadol, la plupart des antidépresseurs (voir rubrique 4.3 et 4.5)

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent être dordre :

·digestifs (diarrhée)

·neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie)

·moteurs (tremblements, rigidité, myoclonies, hyperreflexie et ataxie)

·végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, éventuellement coma)

Associations contre-indiquées

+ IMAO irréversible (iproniazide)

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*

Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par le milnacipran, et d'au moins une semaine entre l'arrêt du milnacipran et le début du traitement par l'IMAO.

Associations déconseillées

+ Sympathomimétiques alpha et bêta (voies IM et IV)

Dans le cas d'une action systémique par voie parentérale.

Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l'entrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).

+ IMAO sélectif A (linézolide, moclobémide, bleu de méthylène)

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (cf. supra).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Adrénaline

(voie bucco-dentaire ou sous-cutanée) Troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de l'excitabilité cardiaque.

Limiter l'apport, par exemple moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure, chez l'adulte.

Anticoagulants oraux

Les médicaments qui ont un effet sur la fonction plaquettaire, cest à dire les anti-inflammatoires non stéroïdiens et laspirine ou dautres médicaments qui peuvent augmenter le risque de saignement.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les données concernant l'utilisation du milnacipran chez la femme enceinte sont insuffisantes. Les études chez l'animal n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire et ftal, l'accouchement ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).

Un risque a été rapporté pour le nouveau-né en cas d'exposition aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine au cours de la grossesse et peut correspondre, soit à un syndrome de sevrage, soit à une toxicité de la sérotonine: tachypnée, difficulté à s'alimenter, tremblements, hypertonie ou hypotonie, troubles du sommeil, hyperexcitabilité ou plus rarement pleurs persistants. Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont généralement de courte durée et non sévères.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation du milnacipran pendant la grossesse.

Allaitement

En raison d'un faible passage du milnacipran dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Bien qu'il n'ait pas été observé chez le volontaire sain d'altération des fonctions cognitives ou psychomotrices, ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à l'exécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation d'appareils ou la conduite des véhicules à moteur.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables observés durant le traitement par le milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s'estompent par la suite, parallèlement à l'amélioration de l'épisode dépressif.

Le tableau ci-dessous présente les événements indésirables pour lesquels une relation causale na pas été « exclue », qui ont été observés dans 13 études cliniques, dont 5 études contrôlées versus placebo (incluant au total 3 059 patients - 2 557 sous milnacipran et 502 sous placebo) menées chez des patients présentant une dépression.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients déprimés traités par milnacipran dans les études cliniques ont été des nausées et des céphalées.

Tableau des effets indésirables

Estimation de la fréquence :

Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Aucun effet indésirable nest de fréquence « très rare », la colonne « très rare » nest donc pas présente dans le tableau.

Très fréquent

(≥ 10 %)

Fréquent

(≥ 1 % à 10 %)

Peu fréquent

(≥ 0,1 % à 1 %)

Rare

(< 0,1 %)

Fréquence indéterminée

Affections hématologiques et du système lymphatique

ecchymoses (1) (3)saignements cutanéo

muqueux (1) (3)

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Choc anaphylactique

Affections endocriniennes

Sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hyperlipidémie

hyponatrémie(1) (3)

Perte de poids

Affections psychiatriques

Agitation

Anxiété

Dépression

Troubles du

comportement alimentaire

Troubles du sommeil

Attaque de panique

Confusion

Délire

Hallucinations

Manie

Diminution de la libido

Déréalisation

Pensées anormales

Trouble psychotique

Agressivité

Comportement suicidaire

Cauchemars

Idées suicidaires

Affections du système nerveux

Céphalées

Migraine

Tremblement

Etourdissements

Dysesthésie

Somnolence

Troubles de la mémoire

Akathisie

Troubles de léquilibre

Accident vasculaire cérébral

Dyskinésie

Parkinsonisme

Convulsions

Syndrome sérotoninergique(1) (*)

Convulsion (1) (2)

Dysgueusie

Syncope

Affections oculaires

Sécheresse oculaire

Douleur oculaire

Mydriase

Troubles de laccommodation

Vision floue

Perte dacuité visuelle

Affections de loreille et du labyrinthe

Acouphènes

Vertiges

Affections cardiaques

Tachycardie

Palpitations

Arythmies

Bloc de branche

Angor

Extrasystoles

Infarctus du myocarde

Affections vasculaires

Bouffées vasomotrices

Syndrome de Raynaud

Hypertension

Hypotension

Hypotension orthostatique

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux

Dyspnée

Sécheresse nasale

Affection pharyngée

Affections gastro-intestinales

Nausées

Constipation

Diarrhée

Colite

Gastrite

Douleur abdominale

Dyspepsie

Troubles de la motilité gastro-intestinale

Vomissements

Gêne abdominale -

Bouche sèche

Météorisme

Ulcère gastro-duodénal

Hémorroïdes

Stomatite

Affections hépatobiliaires

Augmentation des enzymes hépatiques

Hépatite

Atteinte hépatocellulaire

hépatites cytolytiques(1)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Prurit

Rash

Hyperhidrose

Urticaire

Dermatite

Dermatose

Réaction de photosensibilité

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Douleurs musculo-squelettiques

Raideur musculaire

Myalgies

Affections du rein et des voies urinaires

Dysurie

Pollakiurie

Chromaturie

Incontinence urinaire

Rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Troubles de léjaculation

Aménorrhée

Ménorragie

Dysfonction Erectile

Troubles menstruels

Douleur testiculaire

Métrorragie

Affection prostatique

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fatigue

Pyrexie

Douleur thoracique

Frissons

Sensation détat anormal

Malaise

(1) fréquence estimée à partir des effets indésirables rapportés lors de la surveillance post-commercialisation; non observé dans le groupe placebo des essais cliniques contrôlés.

(2) en particulier chez les patients ayant des antécédents dépilepsie

(3) voir rubrique 4.4

(*) Un syndrome sérotoninergique, en particulier lorsque le milnacipran est associé à dautres médicaments (voir rubrique 4.5), se caractérise par au moins trois symptômes incluant des modifications de létat psychiatrique et du comportement (excitation, confusion, anxiété, agitation, délire et nervosité), une dysfonction motrice (tremblement, raideur, myoclonies, hyperréflexie et ataxie), une hypotension ou hypertension et des symptômes autonomes tels quhypersudation, fièvre, frissons et diarrhée peuvent survenir.

Des cas didées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par milnacipran ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4).

Syndrome de sevrage

Quelques cas de potentiels symptômes de sevrage ont été rapportés après linterruption du traitement par milnacipran.

Généralement, pour les ISRS et les IRSN les symptômes sont de nature légère à modérée et spontanément résolutifs, cependant chez certains patients, ils peuvent être dintensité sévère et/ou se prolonger. Il est donc recommandé, lorsquun traitement par milnacipran nest plus nécessaire, de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques 4.2 et 4.4)

Effets indésirables rapportés après la commercialisation dans lindication dépression (fréquence indéterminée)

·Troubles cutanés et sous-cutanés : Syndrome de Stevens-Johnson

Certains effets indésirables rapportés après la commercialisation chez les patients dépressifs sont liés à la nature même de la maladie dépressive :

·levée de linhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ;

·inversion de lhumeur avec apparition dépisodes maniaques ;

·réactivation dun délire chez les sujets psychotiques ;

·manifestations paroxystiques dangoisse (pour les antidépresseurs psychostimulants).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Quelques cas de surdosage ont été observés sous milnacipran.

Aux doses élevées, l'effet émétisant peut limiter considérablement le risque de surdosage.

A la dose de 200 mg ont été observées très fréquemment (> 10 %): nausées, hypersudation et constipation.

Aux doses de 800 mg à 1 g et en monothérapie, les principaux symptômes observés sont: vomissements, troubles respiratoires (apnées) et tachycardie.

A dose massive (1,9 g à 2,8 g), en association avec d'autres médicaments (notamment des benzodiazépines) s'y ajoutent les signes suivants: somnolence, hypercapnie et troubles de la conscience.

Traitement en cas de surdosage

Il n'existe pas d'antidote spécifique du milnacipran.

Le traitement est symptomatique, avec lavage gastrique et administration de charbon activé dès que possible après ingestion orale.

La surveillance médicale devra être maintenue pendant au moins 24 heures.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique :antidépresseur, autres antidépresseurs - code ATC : N06AX17

Mécanisme daction

Le milnacipran est un inhibiteur double de la recapture de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline (NA).

Contrairement à la plupart des antidépresseurs tricycliques, le milnacipran n'a pas d'affinité pour les récepteurs α1-adrénergiques ou histaminergiques H1.

Des études expérimentales suggèrent l'absence d'affinité du milnacipran pour les récepteurs cholinergiques (muscariniques).

Par ailleurs, le milnacipran n'a également pas d'affinité pour les récepteurs dopaminergiques D1 et D2, benzodiazépiniques et opioïdes.

Chez l'homme,

·à la dose thérapeutique, les concentrations plasmatiques observées sont constamment situées à un niveau correspondant à une inhibition de 50 à 90 % de la noradrénaline et de la sérotonine;

·les effets pharmacologiques observés sur les systèmes digestifs et urogénitaux semblent liés à l'inhibition de la recapture de la noradrénaline susceptible d'exercer un antagonisme d'effet vis-à-vis de l'acétylcholine (effet anticholinergique indirect);

·le milnacipran n'induit aucune modification cliniquement significative de la repolarisation ou de la conduction cardiaque;

·il ne modifie pas les tests cognitifs et a peu d'effet sédatif;

·les troubles du sommeil sont améliorés chez les patients déprimés traités par le milnacipran. Les temps de latence de l'endormissement sont diminués ainsi que le nombre de réveils nocturnes et les temps de latence d'apparition du sommeil paradoxal sont augmentés. La durée totale du sommeil est augmentée.

L'efficacité du milnacipran a été comparée à celle des IRS et des tricycliques et s'est avérée être inférieure à celle de la clomipramine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Le milnacipran est bien absorbé après administration orale. La biodisponibilité est de l'ordre de 85 %. Elle n'est pas modifiée par l'alimentation.

Le pic de concentration plasmatique (Cmax) est atteint environ 2 heures (Tmax) après administration. Il est de l'ordre de 120 ng/ml après prise unique de 50 mg. Les concentrations augmentent proportionnellement à la dose jusqu'à 200 mg par prise.

Après prises répétées, l'état d'équilibre est atteint en 2 à 3 jours avec une augmentation des concentrations de l'ordre de 70 % à 100 % par rapport à la prise unique (Cmax = 216 ng/ml). La variabilité interindividuelle est faible.

Distribution

Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est faible (13 %) et non saturable.

Le volume de distribution du milnacipran est d'environ 5 l/kg avec une clairance totale de l'ordre de 40 l/h.

Les clairances rénales et non rénales sont équivalentes.

Biotransformation

Le métabolisme du milnacipran se milite essentiellement à une glucuroconjugaison.

De très petites quantités de métabolites actifs, sans effet clinique, ont été retrouvées.

Élimination

La demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 8 heures.

L'élimination se fait essentiellement par voie urinaire (90 % de la dose administrée) avec une sécrétion tubulaire du produit inchangé.

Après prises répétées, le milnacipran est totalement éliminé deux à trois jours après l'arrêt du traitement.

Populations à risque

Insuffisants hépatiques

L'insuffisance hépatique n'entraîne pas de modification significative des paramètres pharmacocinétiques du milnacipran.

Insuffisants rénaux

En cas d'insuffisance rénale, l'élimination du milnacipran est ralentie, proportionnellement au degré d'altération de la fonction rénale (voir rubrique 4.2).

Patients âgés de plus de 65 ans

Les paramètres pharmacocinétiques du milnacipran ne sont pas modifiés significativement chez le sujet âgé. Il convient cependant de tenir compte de l'altération physiologique de la fonction rénale (voir rubrique 4.2).

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

En administration répétée, le foie est apparu comme étant l'organe cible chez toutes les espèces animales étudiées. Les premiers effets observés apparaissent à des doses élevées, environ 10 fois la dose thérapeutique humaine et sont réversibles.

Le milnacipran n'est ni mutagène, ni carcinogène.

Les données expérimentales n'ont révélé aucun effet tératogène ou ftotoxique du milnacipran.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Hydrogénophosphate de calcium anhydre, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium, talc.

Composition de l'enveloppe de la gélule

Tête et corps (couleur rose): dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172), gélatine.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Boîte de 14, 28, 56, 84 ou 112 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium) ou (PVC/PVDC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

Arrow Génériques

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 417 141 9 1 : 14 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·34009 417 142 5 2 : 28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·34009 417 143 1 3 : 56 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·34009 418 011 1 2 : 14 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·34009 418 012 8 0 : 28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·34009 418 013 4 1 : 56 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·34009 579 806 6 5 : 84 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·34009 579 807 2 6 : 112 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·34009 579 969 2 5 : 84 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

·34009 579 970 0 7 : 112 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Date de première autorisation: JJ mois AAAA

Date de dernier renouvellement: JJ mois AAAA

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

{JJ mois AAAA}

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Médicament soumis à prescription médicale.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 30/06/2017

Dénomination du médicament

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule

Chlorhydrate de milnacipran

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ?

3. Comment prendre MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique :antidépresseur, autres antidépresseurs - code ATC : N06AX17

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule appartient à une classe de médicaments appelés antidépresseur.

Il est préconisé dans le traitement des états dépressifs de ladulte. Son action ne se manifeste quaprès un certain délai pouvant varier de 1 à 3 semaines.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule

·si vous êtes allergique au milnacipran ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionés dans la rubrique 6.

·en association avec dautres médicaments : les IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) irréversibles (iproniazide (Voir rubrique « Autres médicaments et MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule »),

·si vous allaitez

Si vous présentez une hypertension non contrôlée, une maladie coronarienne sévère ou instable. Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendreMILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule.

Idées suicidaires et aggravation de votre dépression ou de votre trouble anxieux

Si vous souffrez de dépression et/ou de troubles anxieux, vous pouvez parfois avoir des idées d'auto-agression (agression envers vous-même) ou de suicide. Ces manifestations peuvent être majorées au début d'un traitement par antidépresseur, car ce type de médicament n'agit pas tout de suite mais seulement après 2 semaines ou plus de traitement.

Vous êtes plus susceptible de présenter ce type de manifestations dans les cas suivants:

·si vous avez déjà eu des idées suicidaires ou d'auto-agression dans le passé,

·si vous êtes un jeune adulte. Les études cliniques ont montré que le risque de comportement suicidaire était accru, chez les adultes de moins de 25 ans présentant une maladie psychiatrique et traités par antidépresseur.

Si vous avez des idées suicidaires ou d'auto-agression, contactez immédiatement votre médecin ou allez directement à l'hôpital.

Vous pouvez vous faire aider par un ami ou un parent, en lui expliquant que vous êtes dépressif ou que vous souffrez d'un trouble anxieux, et en lui demandant de lire cette notice. Vous pouvez lui demander de vous signaler s'il pense que votre dépression ou votre anxiété s'aggrave, ou s'il s'inquiète d'un changement dans votre comportement.

Prévenir votre médecin en cas :

·dinsomnie ou nervosité en début de traitement,

·de survenue de jaunisse (jaunissement de votre peau et du blanc de vos yeux),

·dinsuffisance rénale : votre médecin pourrait alors être amené à modifier votre dose journalière,

·daugmentation du volume de la prostate (adénome de la prostate) ou de difficultés à uriner,

·dune pression artérielle élevée (hypertension artérielle) ou de maladie du cur,

·de troubles de la vue en rapport avec une augmentation de la pression des liquides contenus dans lil (glaucome à angle fermé),

·dépilepsie ou antécédents dépilepsie.

En cas de de doute, nhésitez pas à demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants et adolescents

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule ne doit habituellement pas être utilisé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Il est également important de savoir que les patients de moins de 18 ans présentent un risque accru d'effets indésirables, tels que tentative de suicide, pensées suicidaires et comportement hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) lorsqu'ils sont traités par cette classe de médicaments. Néanmoins, il est possible que votre médecin décide de prescrire MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule à des patients de moins de 18 ans si il/elle décide que c'est dans l'intérêt du patient.

Si votre médecin a prescrit MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule à un patient de moins de 18 ans et que vous désirez en discuter, adressez-vous à lui. Vous devez informer votre médecin si l'un des symptômes énumérés ci-dessus apparaît ou s'aggrave lors de la prise de MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule par un patient de moins de 18 ans. Vous devez également savoir que la sécurité à long terme concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental de MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule n'a pas encore été établie dans cette tranche d'âge.

Autres médicaments et MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Votre médecin vous dira si vous pouvez prendre MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule avec dautres médicaments

Ne commencez ou narrêtez aucun médicament, y compris ceux disponibles sans ordonnance ainsi que les remèdes naturels et à base de plantes, avant den avoir vérifié la compatibilité auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

Vous ne devez pas prendre ce médicament en même temps que :

·les IMAO irréversibles tels que liproniazide (utilisé dans la dépression) ne doivent pas être pris avec MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule. Après larrêt dun IMAO, respectez un intervalle de temps dau moins 14 jours avant de prendre MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule. Par ailleurs, vous devez attendre au moins 7 jours après larrêt dMILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule avant de pouvoir prendre un IMAO.

Syndrome sérotoninergique

Quand MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule est pris en association avec dautres médicaments, cela peut entrainer un « syndrome sérotoninergique ». Pour les informations relatives aux symptômes de ce syndrome pouvant engager le pronostic vital, voir la rubrique 4. « Quels sont leseffetsindésirables éventuels ? »

Ce syndrome peut survenir au cours dun traitement par MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule, lorsquil est associé à certains autres médicaments, tels que :

·les IMAO irréversibles tels que liproniazide,

·les médicaments contenant du moclobémide, un IMAO-A sélectifs (utilisé pour traiter la dépression),

·les médicaments contenant du linézolide, un antibiotique (utilisé pour traiter les infections),

·les médicaments contenant du tramadol ou de la pethidine (utilisés pour soulager les douleurs).

·les produits contenant du millepertuis (également appeléHypericum perforatum, un médicament à base de plantes utilisé dans le traitement de la dépression légère),

·les médicaments contenant du bleu de méthylène,

·dautres antidépresseurs.

Certains autres médicaments peuvent interagir avec MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule.

Vous ne devez généralement pas prendre ce médicament, sauf avis contraire de votre médecin, en même temps que :

·certains médicaments agissant sur le système cardio-vasculaire (apha and beta sympatomimetiques par voie injectable),

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule avec des aliments et boissons

Labsorption de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool est déconseillée.

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule doit être pris avec un verre d'eau, de préférence au cours d'un repas.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Il est préférable de ne pas prendre ce médicament pendant la grossesse. Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.

Si vous prenez MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule jusqu'à votre accouchement, il se peut que votre bébé présente immédiatement ou peu de temps après, des symptômes réversibles liés à l'arrêt brutal de l'exposition au milnacipran (syndrome de sevrage) ou à limprégnation au milnacipran. Dans ce cas, une surveillance clinique devrait être assurée.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

En raison d'un faible passage du médicament dans le lait maternel, lallaitement est contre-indiqué.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Faites attention si vous conduisez des véhicules ou si vous utilisez des machines. Des risques éventuels de vertiges peuvent apparaître en début de traitement.

MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule contient

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule?  Retour en haut de la page

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La dose habituelle est de 1 gélule le matin et 1 gélule le soir, de préférence au cours d'un repas.

Si vous avez l'impression que l'effet de MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode et voie dadministration

Voie orale.

Avalez la gélule avec un verre d'eau au cours d'un repas.

Durée du traitement

N'arrêtez pas votre traitement sans avis médical, même si vous ressentez une amélioration.

·Si nécessaire, ce traitement doit être interrompu progressivement conformément aux instructions de votre médecins (voir rubriques « Si vous arrêtez de prendre MILNACIPRAN ARROW 25 mg gélule » et « quels sont les effets indésirables éventuels».).

Si vous avez pris plus de MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule que vous n'auriez dû:

Prévenir immédiatement un médecin en cas de surdosage.

Demander une assistance médicale immédiate.

Si vous oubliez de prendre MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule:

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule :

N'arrêtez pas votre traitement sauf si cela vous est demandé par votre médecin. Des symptômes de sevrage peuvent se produire lorsque le traitement est arrêté, il est conseillé de réduire la dose progressivement. La plupart des symptômes de sevrage sont modérés et disparaissent spontanément.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables observés durant le traitement par milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines de traitement.

Vous devez consulter votre médecin immédiatement si vous présentez les symptômes suivants :

·Si vous développez une éruption cutanée ou une réaction allergique telle que démangeaisons, gonflement des lèvres et/ou de la langue ou une respiration sifflante et/ou un essoufflement, arrêtez tout de suite de prendre les gélules et contactez immédiatement votre médecin

·Si vous présentez une faiblesse ou un engourdissement subit(e) du visage, des bras ou des jambes, en particulier dun seul côté, ou des épisodes de troubles de la parole (symptômes daccident vasculaire cérébral).

·Si vous présentez des problèmes cardiaques tels quune douleur dans la poitrine (sensation de contraction, doppression, de serrement).

·Si vous présentez un ensemble de symptômes liés à un excès de sérotonine dans le cerveau (syndrome sérotoninergique), dû à un effet important de MILNACIPRAN ARROW 25 mg, gélule, se manifestant par une forte fièvre, des nausées, une transpiration excessive, une anxiété, des bouffées de chaleur, des contractions ou des tremblements musculaires, des palpitations et une agitation. Ce syndrome est observé en particulier chez les patients qui reçoivent simultanément dautres médicaments ;

Les effets indésirables suivants sont très fréquents (affectant plus de 1 patient sur 10)

·nausées, maux de tête

Les effets indésirables suivants sont fréquents (affectant moins de 1 patient sur 100)

·agitation, anxiété, troubles du comportement alimentaire, troubles du sommeil, comportement suicidaire

·migraine, tremblements, étourdissements, modifications de la sensibilité, somnolence

·perception des battements de cur (palpitations), battements de cur rapides (tachycardie), augmentation de la tension artérielle, bouffées de chaleur

·douleur abdominale, diarrhée, constipation, bouche sèche, indigestion, vomissements

·démangeaisons, éruption cutanée, transpiration excessive

·douleurs musculaires

·incapacité à uriner, mictions anormalement fréquentes (pollakiurie)

·troubles de lérection, de léjaculation, douleur testiculaire

·fatigue

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents (affectant de 1 à 10 patients sur 1 000)

·augmentation du taux de lipides dans le sang, perte de poids

·sentiments de panique, confusion, délire, visions ou sons étranges (hallucinations), comportement ou pensées hyperactifs (manie), baisse de la libido, rêves anormaux, idées suicidaires

·troubles de la mémoire, sensation dagitation (akathisie), troubles de léquilibre, modifications du goût, syncope

·vision floue, sécheresse oculaire, douleur oculaire, baisse de lacuité visuelle, dilatation des pupilles (mydriase)

·sensation détourdissements ou de tournoiement (vertiges), sifflements ou bourdonnements dans les oreilles

·problèmes cardiaques, tels que tension artérielle basse, anomalies de la conduction

·tension artérielle basse, mauvaise circulation sanguine rendant les orteils et les doigts engourdis et pâles (syndrome de Raynaud), hypotension orthostatique

·difficultés pour respirer, toux, nez sec, affections pharyngées

·affections gastro-intestinales telles que gastrite, stomatite, gêne abdominale, ulcère, hémorroïdes

·anomalies du bilan hépatique.

·maladie de peau (dermatose), allergie cutanée (urticaire), inflammation de la peau (dermatite)

·douleur ou raideur musculaire

·affections urinaires tels que troubles de la miction, rétention urinaire, incontinence, possibilité de coloration rouge de lurine

·certaines patientes peuvent présenter des règles abondantes irrégulières ou une absence de règles

·troubles de la prostate

·sensation détat anormal, fièvre, douleur

Les effets indésirables suivants sont rares (affectant moins de 1 patient sur 1 000)

·sécrétion inappropriée dune hormone qui contrôle le volume durine (syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique)

·trouble psychotique

·mouvements involontaires (dyskinésies), parkinsonisme (terme médical pouvant inclure de nombreux symptômes, par exemple augmentation de la sécrétion de salive, raideur musculo‑squelettique, mouvements du corps réduits ou anormaux, absence dexpression du visage, contractions musculaires, tremblement)

·angine de poitrine (angor)

·hépatite, atteinte hépatocellulaire

·sensibilité au soleil (réaction de photosensibilité)

Les effets indésirables suivants ont été rapportés, mais leur fréquence précise ne peut pas être établie et est donc classifiée comme « indéterminée » :

·diminution du taux de sodium dans le sang (hyponatrémie) et saignements de la peau et des muqueuses, convulsions, en particulier chez les patients ayant des antécédents dépilepsie, agressivité.

·certains symptômes peuvent également faire partie de votre dépression.

·syndrome de Stevens-Johnson (une maladie grave généralisée avec éruption touchant la peau et les muqueuses).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de milnacipran..... 50,00 mg

Quantité correspondant à milnacipran base....43,55 mg

Pour une gélule.

·Les autres composants sont :

Hydrogénophosphate de calcium anhydre, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium, talc.

Composition de l'enveloppe de la gélule :

Tête (couleur rouille): dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), gélatine.

Corps (couleur rose): dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172), gélatine.

Quest-ce que MILNACIPRAN ARROW 50 mg, gélule et contenu de lemballage extérieur ?  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de gélule en boîte de 14, 28, 56, 84 et 112 gélules.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ARROW GENERIQUES

26 avenue Tony Garnier

69007 LYON

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ARROW GENERIQUES

26 avenue Tony Garnier

69007 LYON

Fabricant  Retour en haut de la page

ARROW GENERIQUES

26 avenue Tony Garnier

69007 LYON

OU

LABORATOIRES BTT

ZI de KRAFT

67150 ERSTEIN France

OU

GRINDEKS

53 Krustpils Str., Riga, LV 1057

Lettonie

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

{mois AAAA}.

Autres  Retour en haut de la page

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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