LOVENOX 10 000 UI anti-Xa/1 ml, solution injectable en seringue préremplie

source: ANSM - Mis à jour le : 02/06/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

10 000 UI (100 mg)/1 ml

Chaque seringue préremplie contient 10 000 UI dactivité anti-Xa (correspondant à 100 mg) dénoxaparine sodique dans 1 ml deau pour préparations injectables.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

Lénoxaparine sodique est une substance biologique obtenue par dépolymérisation alcaline dester benzylique dhéparine dérivé de la muqueuse intestinale porcine.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable en seringue préremplie.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

LOVENOX est indiqué chez ladulte dans :

·Le traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie à risque modéré et élevé, en particulier en chirurgie orthopédique ou générale, dont la chirurgie oncologique.

·Le traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse chez les patients atteints dune affection médicale aiguë (telle quinsuffisance cardiaque aiguë, insuffisance respiratoire, infections sévères ou maladies rhumatismales) et dont la mobilité est réduite, à risque thromboembolique veineux augmenté.

·Le traitement de la thrombose veineuse profonde (TVP) et de lembolie pulmonaire (EP), à lexclusion de lEP susceptible de relever dun traitement thrombolytique ou chirurgical.

·La prévention de la formation dun thrombus dans le circuit de circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse.

·Le syndrome coronaire aigu :

oTraitement de langor instable et de linfarctus du myocarde sans élévation du segment ST (NSTEMI), administré en association avec lacide acétylsalicylique par voie orale.

otraitement de linfarctus du myocarde aigu avec élévation du segment ST (STEMI), incluant les patients éligibles à un traitement médical ou à une intervention coronaire percutanée (ICP) secondaire.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie à risque modéré et élevé

Le risque thromboembolique individuel pour chaque patient peut être estimé à laide dun modèle de stratification du risque validé.

·Chez les patients à risque thromboembolique modéré, la dose recommandée dénoxaparine sodique est de 2 000 UI (20 mg) une fois par jour par injection SC. Ladministration préopératoire (2 heures avant lintervention chirurgicale) de 2 000 UI (20 mg) dénoxaparine sodique sest révélée être efficace et sûre en chirurgie, en chirurgie à risque modéré.

Chez les patients à risque modéré, le traitement par énoxaparine sodique doit être maintenu pendant une période minimale de 7 à 10 jours, quel que soit le statut de rétablissement du patient (par ex., mobilité). Le traitement prophylactique doit être poursuivi tant que le patient est en mobilité significativement réduite.

·Chez les patients à risque thromboembolique élevé, la dose recommandée dénoxaparine sodique est de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour administrée par injection SC.Le traitement doit de préférence être initié 12 heures avant lintervention chirurgicale. Sil est nécessaire dinstaurer le traitement prophylactique préopératoire par énoxaparine sodique plus de 12 heures avant lintervention chirurgicale (par ex., patient à risque élevé en attente dune intervention chirurgicale orthopédique différée), la dernière injection doit être administrée au plus tard 12 heures avant lintervention chirurgicale et le traitement doit être repris 12 heures après lintervention chirurgicale.

oPour les patients faisant lobjet dune intervention chirurgicale orthopédique majeure, il est recommandé de prolonger le traitement thromboprophylactique jusquà 5 semaines.

oPour les patients à risque thromboembolique veineux élevé (TEV) faisant lobjet dune intervention chirurgicale abdominale ou pelvienne pour un cancer, il est recommandé de prolonger le traitement thromboprophylactique jusquà 4 semaines.

Traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse chez les patients atteints dune affection médicale aiguë

La dose recommandée dénoxaparine sodique est de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour par injection SC.

Le traitement par énoxaparine sodique est prescrit pendant au moins 6 à 14 jours, quel que soit le degré de rétablissement du patient (par ex : mobilité). Le bénéfice nest pas établi pour un traitement au-delà de 14 jours.

Traitement de la TVP et de lEP

Lénoxaparine sodique peut être administrée par voie SC soit en une injection de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour, soit en une injection de 100 UI/kg (1 mg/kg) deux fois par jour.

Le schéma thérapeutique doit être sélectionné par le médecin en fonction dune évaluation individuelle incluant lévaluation du risque thromboembolique et du risque hémorragique. Le schéma posologique de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) administré une fois par jour doit être utilisé chez les patients sans complications présentant un faible risque de récidive dévénement thromboembolique. Le schéma posologique de 100 UI/kg (1 mg/kg) administré deux fois par jour doit être utilisé pour tous les autres patients, tels que les patients obèses, présentant une EP symptomatique, un cancer, une récidive dévénement thromboembolique ou une thrombose veineuse proximale (veine iliaque).

Le traitement par énoxaparine sodique est prescrit pour une durée moyenne de 10 jours. Un traitement anticoagulant oral doit être instauré quand cela est approprié (voir « Relais entre lénoxaparine sodique et les anticoagulants oraux » à la fin de la rubrique 4.2).

Prévention de la formation dun thrombus dans le circuit de circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse.

La dose recommandée est de 100 UI/kg (1 mg/kg) dénoxaparine sodique.

Pour les patients à risque hémorragique élevé, la dose doit être réduite à 50 UI/kg (0,5 mg/kg) pour un abord vasculaire double ou à 75 UI/kg (0,75 mg/kg) pour un abord vasculaire simple.

Pendant lhémodialyse, lénoxaparine sodique doit être introduite dans la ligne artérielle du circuit au début de la séance de dialyse. Leffet de cette dose est généralement suffisant pour une séance de 4 heures ; cependant, si des anneaux de fibrine sont décelés, par exemple après une séance plus longue que dhabitude, il est possible dadministrer une dose supplémentaire de 50 UI à 100 UI/kg (0,5 à 1 mg/kg).

Aucune donnée nest disponible chez les patients utilisant lénoxaparine sodique pour la prophylaxie ou le traitement et durant les séances dhémodialyse.

Syndrome coronaire aigu : traitement de langor instable et du NSTEMI, et traitement du STEMI aigu

·Pour le traitement de langor instable et du NSTEMI, la dose recommandée dénoxaparine sodique est de 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures par injection SC administrée en association avec un traitement antiplaquettaire. Le traitement doit être maintenu pendant au moins 2 jours, puis doit être poursuivi jusquà stabilisation clinique. La durée habituelle du traitement est de 2 à 8 jours.

Lacide acétylsalicylique est recommandé pour tous les patients sans contre-indications à une dose de charge initiale de 150 à 300 mg (chez les patients naïfs dacide acétylsalicylique) et à une dose dentretien de 75 à 325 mg/jour au long cours, quelle que soit la stratégie de traitement.

·Pour le traitement dun STEMI aigu, la dose recommandée dénoxaparine sodique est un bolus intraveineux (IV) unique de 3 000 UI (30 mg) suivie immédiatement dune dose SC de 100 UI/kg (1 mg/kg), puis par une dose de 100 UI/kg (1 mg/kg) administrée par voie SC toutes les 12 heures (avec un maximum de 10 000 UI [100 mg] pour chacune des deux premières doses SC). Le traitement antiplaquettaire approprié, tel que lacide acétylsalicylique par voie orale (75 mg à 325 mg une fois par jour) doit être administré concomitamment, sauf en cas de contre-indication. La durée de traitement recommandée est de 8 jours, ou jusquà la sortie de lhôpital, selon la première occurrence. Lorsquelle est administrée conjointement avec un agent thrombolytique (spécifique de la fibrine ou non spécifique de la fibrine), lénoxaparine sodique doit être administrée entre 15 minutes avant et 30 minutes après le début du traitement fibrinolytique.

oPosologie chez les patients âgés de 75 ans ou plus, voir le paragraphe « patients âgés ».

oPour les patients pris en charge par une ICP, si la dernière dose dénoxaparine sodique SC a été administrée moins de 8 heures avant linflation du ballonnet, il nest pas nécessaire dadministrer une dose supplémentaire. Si la dernière administration SC a eu lieu plus de 8 heures avant linflation du ballonnet, un bolus IV de 30 UI/kg (0,3 mg/kg) dénoxaparine sodique doit être administré.

Population pédiatrique

La sécurité demploi et lefficacité de lénoxaparine sodique nont pas été établies dans la population pédiatrique.

Patients âgés

Pour toutes les indications, à lexception du STEMI, aucune diminution de la dose nest nécessaire chez les patients âgés, sauf si la fonction rénale est altérée (voir ci-dessous « insuffisance rénale » et la rubrique 4.4).

Pour le traitement dun STEMI aigu chez les patients âgés de 75 ans ou plus, ne pas administrer le bolus IV initial. Il est recommandé de démarrer le traitement avec une dose de 75 UI/kg (0,75 mg/kg) SC toutes les 12 heures (maximum de 7500 UI [75 mg] pour les deux premières injections SC uniquement, suivies par ladministration de 75 UI/kg [0,75 mg/kg] SC pour les doses restantes). Pour une administration chez des patients âgés présentant une insuffisance rénale, voir ci-dessous le paragraphe « insuffisance rénale » et la rubrique 4.4.

Insuffisance hépatique

Les données disponibles relatives aux patients présentant une insuffisance hépatique sont limitées (voir rubriques 5.1 et 5.2) et la prudence est recommandée en cas dutilisation chez ces patients (voir la rubrique 4.4).

Insuffisance rénale (voir les rubriques 4.4 et 5.2)

·Insuffisance rénale sévère

En raison du manque de données dans cette population, lénoxaparine sodique nest pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale (clairance de la créatinine < 15 ml/min) mis à part lors de la prévention de la formation dun thrombus dans le circuit de circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse.

Tableau de la posologie pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine [15 à 30] ml/min) :

Indication

Schéma posologique

Prophylaxie de la maladie thromboembolique veineuse

2 000 UI (20 mg) SC une fois par jour

Traitement de la TVP et de lEP

100 UI/kg (1 mg/kg) SC une fois par jour

Traitement de langor instable et du NSTEMI

100 UI/kg (1 mg/kg) SC une fois par jour

Traitement du STEMI aigu (patients âgés de moins de 75 ans)

Bolus IV de 1 x 3 000 UI (30 mg) suivi immédiatement de 100 UI/kg (1 mg/kg) SC, puis 100 UI/kg (1 mg/kg) SC toutes les 24 heures

Traitement du STEMI aigu (patients âgés de plus de 75 ans)

Pas de bolus IV initial, 100 UI/kg (1 mg/kg) SC, puis 100 UI/Kg (1 mg/kg) SC toutes les 24 heures

Les ajustements posologiques recommandés ne sappliquent pas à lindication dhémodialyse.

·Insuffisance rénale modérée et légère

Même si aucun ajustement posologique nest recommandé chez les patients atteints dinsuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 50 ml/min) et légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min), il est conseillé de mettre en place une surveillance clinique étroite.

Mode dadministration

LOVENOX ne doit pas être administré par voie intramusculaire.

Pour le traitement prophylactique de la maladie thromboembolique faisant suite à une intervention chirurgicale, le traitement de la TVP et de lEP, le traitement de langor instable et du NSTEMI, lénoxaparine sodique doit être administrée par injection SC.

·Dans le cas dun STEMI aigu, le traitement doit être instauré par une injection bolus IV unique, immédiatement suivie dune injection SC.

·Pour la prévention de la formation dun thrombus dans le circuit de circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse, lénoxaparine est administrée à travers la ligne artérielle du circuit de dialyse.

La seringue préremplie jetable est prête à lemploi.

·Technique dinjection SC :

Il est préférable de pratiquer linjection lorsque le patient est allongé. Lénoxaparine sodique est administrée par injection SC profonde.

En cas dutilisation de seringues préremplies, ne pas expulser la bulle dair de la seringue avant linjection afin déviter la perte dune quantité de médicament. Lorsque la quantité de médicament à injecter nécessite dêtre ajustée en fonction du poids corporel du patient, utiliser les seringues préremplies graduées permettant datteindre le volume requis, en éliminant lexcédent avant linjection. Dans certains cas, il nest pas possible datteindre la dose exacte en raison des graduations sur la seringue ; le volume doit alors être arrondi à la graduation la plus proche.

Ladministration doit se faire dans la paroi abdominale antérolatérale ou postérolatérale alternativement à droite ou à gauche.

Laiguille doit être introduite verticalement dans un pli cutané pincé entre le pouce et lindex sur toute sa longueur. Le pli cutané doit être maintenu pendant toute la durée de linjection. Ne pas frotter le site dinjection après administration.

Pour les seringues préremplies équipées dun système de sécurité automatique, le système de sécurité se déclenche à la fin de linjection (voir les instructions dans la rubrique 6.6).

En cas dauto-administration, il convient de recommander au patient de suivre les instructions fournies dans la notice dinformation destinée au patient incluse dans la boîte de ce médicament.

·Injection par voie IV (bolus) (uniquement pour lindication de STEMI aigu) :

Dans le cas dun STEMI aigu, le traitement doit être instauré par une injection bolus IV unique, immédiatement suivie dune injection SC.

Pour linjection IV, il est possible dutiliser soit le flacon multidose, soit une seringue préremplie.

Lénoxaparine sodique doit être administrée par une voie veineuse. Elle ne doit pas être mélangée ou administrée concomitamment avec dautres médicaments. Afin déviter léventuel mélange de lénoxaparine sodique avec dautres médicaments, laccès IV choisi doit être rincé avec une quantité suffisante de solution saline ou de solution de glucose avant et après ladministration du bolus IV dénoxaparine sodique, afin de nettoyer le dispositif dadministration du médicament. Lénoxaparine sodique peut être administrée en toute sécurité avec une solution saline normale (0,9 %) ou du glucose à 5 % dans de leau.

oBolus initial de 3 000 UI (30 mg)

Pour le bolus initial de 3 000 UI (30 mg), à laide dune seringue préremplie dénoxaparine sodique graduée, expulser le volume en excès pour ne conserver que 3 000 UI (30 mg) dans la seringue. La dose de 3 000 UI (30 mg) peut être directement injectée dans la voie veineuse.

oBolus supplémentaire en cas dICP, lorsque la dernière administration SC a été pratiquée plus de 8 heures avant linflation du ballonnet.

Pour les patients pris en charge par une ICP, un bolus IV supplémentaire de 30 UI/kg (0,3 mg/kg) doit être administré si la dernière administration SC a été pratiquée plus de 8 heures avant linflation du ballonnet.

Afin de garantir lexactitude du petit volume à injecter, il est recommandé de diluer le médicament jusquà 300 UI/ml (3 mg/ml).

Pour obtenir une solution de 300 UI/ml (3 mg/ml), à laide dune seringue préremplie de 6 000 UI (60 mg) dénoxaparine sodique, il est recommandé dutiliser une poche de perfusion de 50 ml (cest-à-dire, en utilisant soit une solution saline normale [0,9 %] soit du glucose à 5 % dans de leau) de la façon suivante :

Prélever 30 ml de la poche de perfusion avec une seringue, puis éliminer le liquide. Injecter lintégralité du contenu de la seringue préremplie de 6 000 UI (60 mg) dénoxaparine sodique dans les 20 ml restant dans la poche. Mélanger délicatement le contenu de la poche. Prélever le volume requis de solution diluée avec une seringue et administrer dans la voie veineuse.

Lorsque la dilution est terminée, le volume à injecter peut être calculé en utilisant la formule suivante [Volume de solution diluée (ml) = poids du patient (kg) x 0,1] ou en utilisant le tableau ci-dessous. Il est recommandé de préparer la dilution immédiatement avant utilisation.

Volume à injecter à travers la ligne IV une fois la dilution terminée à une concentration de 300 UI (3 mg)/ml.

Poids

Dose requise

30 UI/kg (0,3 mg/kg)

Volume à injecter après dilution jusquà une concentration finale de 300 UI (3 mg)/ml

[kg]

UI

[mg]

[ml]

45

1350

13,5

4,5

50

1500

15

5

55

1650

16,5

5,5

60

1800

18

6

65

1950

19,5

6,5

70

2100

21

7

75

2250

22,5

7,5

80

2400

24

8

85

2550

25,5

8,5

90

2700

27

9

95

2850

28,5

9,5

100

3000

30

10

105

3150

31,5

10,5

110

3300

33

11

115

3450

34,5

11,5

120

3600

36

12

125

3750

37,5

12,5

130

3900

39

13

135

4050

40,5

13,5

140

4200

42

14

145

4350

43,5

14,5

150

4500

45

15

·Injection dans une ligne artérielle :

Pour la prévention de la formation dun thrombus dans la circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse, il est administré via la ligne artérielle dun circuit de dialyse.

Relais entre lénoxaparine sodique et les anticoagulants oraux

·Relais entre lénoxaparine sodique et les antivitamines K (AVK)

Le suivi clinique et les tests de laboratoire [temps de prothrombine exprimé par le rapport international normalisé (INR)] doivent être intensifiés pour surveiller leffet des AVK.

Étant donné quil y a un intervalle de temps avant que lAVK atteigne son effet maximal, le traitement par énoxaparine sodique doit être poursuivi à une dose constante pendant aussi longtemps que nécessaire afin de maintenir lINR au cours de deux tests successifs dans la plage de valeurs thérapeutiques souhaitées pour lindication,.

Pour les patients en cours de traitement par AVK, lAVK doit être interrompu et la première dose dénoxaparine sodique doit être administrée lorsque lINR est en dessous de la plage de valeurs thérapeutiques.

·Relais entre lénoxaparine sodique et les anticoagulants oraux directs (AOD)

Pour les patients en cours de traitement par énoxaparine sodique, arrêter lénoxaparine sodique et démarrer lAOD entre 0 et 2 heures avant le moment auquel ladministration suivante dénoxaparine sodique aurait dû avoir lieu, conformément à linformation produit de lAOD.

Pour les patients en cours de traitement par AOD, la première dose dénoxaparine sodique doit être administrée au moment où la dose dAOD suivante serait prise.

Administration lors dune rachianesthésie/péridurale ou dune ponction lombaire

Lors dune anesthésie/analgésie péridurale ou rachidienne ou dune ponction lombaire, un suivi neurologique attentif est recommandé en raison du risque dhématomes intra-rachidiens (voir rubrique 4.4).

·Aux doses utilisées pour la prophylaxie

Aux doses prophylactiques un délai sans injection dau moins 12 heures doit être respecté entre la dernière injection dénoxaparine sodique et la mise en place dune aiguille ou dun cathéter.

Pour les techniques continues, un intervalle similaire dau moins 12 heures doit être respecté avant de retirer le cathéter.

Pour les patients dont la clairance de la créatinine est de [15 à 30] ml/min, envisager de doubler à au moins 24 heures le délai entre le moment de linjection et la mise en place du cathéter ou son retrait.

Linstauration dun traitement pré-opératoire par énoxaparine sodique à la dose de 2 000 UI (20 mg) 2 heures avant une rachianesthésie nest pas compatible avec celle-ci.

·Aux doses utilisées pour le traitement

Aux doses curatives, un délai sans injection dau moins 24 heures doit être respecté entre la dernière injection dénoxaparine sodique et la mise en place dune aiguille ou dun cathéter (voir également la rubrique 4.3).

Pour les techniques continues, un délai similaire de 24 heures doit être respecté avant de retirer le cathéter.

Pour les patients dont la clairance de la créatinine est de [15 à 30] ml/min, envisager de doubler à au moins 48 heures le délai entre le moment de linjection et la mise en place du cathéter ou son retrait.

Les patients recevant les doses biquotidiennes (cest-à-dire, 75 UI/kg [0,75 mg/kg] deux fois par jour ou 100 UI/kg [1 mg/kg] deux fois par jour) ne doivent pas prendre la deuxième dose dénoxaparine sodique afin de permettre un délai suffisant avant la mise en place ou le retrait dun cathéter.

Les taux danti-Xa sont encore décelables à la fin des délais décrits ci-dessus et le fait de retarder ces injections nexclut pas la survenue dun hématome intra-rachidien.

De même, il est préférable de ne pas utiliser lénoxaparine sodique pendant au moins 4 heures suite à une ponction rachidienne/péridurale ou après le retrait dun cathéter. Ce délai doit se baser sur lévaluation du rapport bénéfice-risque, en tenant compte à la fois du risque de thrombose et du risque de saignement dans le contexte de la procédure, ainsi que des facteurs de risque du patient.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Lénoxaparine sodique est contre-indiquée chez les patients présentant:

·Une lhypersensibilité à lénoxaparine sodique, à lhéparine ou à ses dérivés, y compris à dautres héparines de bas poids moléculaire (HBPM), ou à lun des excipients mentionnés dans la rubrique 6.1.

·Un antécédent de thrombopénie induite par héparine (TIH) à médiation immunitaire au cours des 100 derniers jours ou en présence danticorps circulants (voir également la rubrique 4.4).

·Un saignement actif cliniquement significatif ou une affection associée à un risque élevé dhémorragie, telle qu un accident vasculaire cérébral hémorragique récent, un ulcère gastro-intestinal, la présence dune tumeur maligne à risque élevé de saignement, une intervention chirurgicale récente du cerveau, du rachis ou ophtalmologique, des varices sophagiennes connues ou suspectées, des malformations artérioveineuses, un anévrysme vasculaire ou des anomalies vasculaires intrarachidiennes ou intracérébrales majeures.

·Rachianesthésie ou anesthésie péridurale ou locorégionale lorsque lénoxaparine sodique est utilisée pour un traitement curatif dans les 24 heures précédentes (voir rubrique 4.4).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Généralités

Lénoxaparine sodique nest pas interchangeable (unité pour unité) avec dautres HBPM. Ces médicaments diffèrent par leurs procédés de fabrication, leurs poids moléculaires, leurs activités anti-Xa et anti-IIa spécifiques, leurs unités, leurs posologies et leur efficacité clinique et sécurité demploi. Cela se traduit par des différences au niveau de leurs propriétés pharmacocinétiques et activités biologiques associées (par ex., activité antithrombine et interactions avec les plaquettes). Par conséquent, une attention particulière et un respect des règles de bon usage spécifiques à chaque médicament sont nécessaires.

Antécédents de TIH (> 100 jours)

Lutilisation dénoxaparine sodique chez les patients ayant des antécédents de TIH à médiation immunitaire au cours des 100 derniers jours ou en présence danticorps circulants est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Les anticorps circulants peuvent persister plusieurs années.

Lénoxaparine sodique doit être utilisée avec une extrême prudence chez les patients ayant des antécédents (> 100 jours) de thrombopénie induite par héparine sans anticorps circulants. La décision dutiliser de lénoxaparine sodique dans de tels cas doit être prise uniquement après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque et après avoir envisagé des alternatives thérapeutiques non hépariniques (par ex., danaparoïde sodique ou lépirudine).

Surveillance de la numération plaquettaire

Le risque de TIH médiée par des anticorps existe également avec les HBPM. En cas de survenue de thrombopénie, elle se manifeste généralement entre le 5e et le 21e jour après le début du traitement par énoxaparine sodique.

Le risque de TIH est plus élevé chez les patients postopératoires et principalement après une intervention cardiaque ainsi que chez les patients atteints de cancer.

Il est donc recommandé de réaliser une numération plaquettaire avant linstauration du traitement par énoxaparine sodique, puis régulièrement par la suite au cours du traitement.

En cas de symptômes cliniques suggérant une TIH (tout nouvel épisode de thromboembolie artérielle et/ou veineuse, toute lésion cutanée douloureuse au site dinjection, toute réaction allergique ou anaphylactoïde sous traitement), une numération plaquettaire doit être réalisée. Les patients doivent être informés que ces symptômes peuvent survenir et dans ce cas, ils doivent en informer leur médecin traitant.

En pratique, si une diminution significative confirmée de la numération plaquettaire est observée (30 à 50 % de la valeur initiale), le traitement par énoxaparine sodique doit être immédiatement interrompu et relayé par un autre traitement anticoagulant non héparinique.

Hémorragie

Comme avec dautres anticoagulants, des saignements peuvent se produire dans nimporte quel site. En cas de saignement, lorigine de lhémorragie doit être recherchée et un traitement approprié doit être instauré.

Lénoxaparine sodique, comme tout autre anticoagulant, doit être utilisée avec prudence dans les situations associées à un risque accru de saignement telles que :

·Hémostase altérée,

·antécédent dulcère gastroduodénal,

·accident vasculaire cérébral ischémique récent,

·hypertension artérielle sévère,

·rétinopathie diabétique récente,

·chirurgie neurologique ou ophtalmologique,

·utilisation concomitante de médicaments affectant lhémostase (voir rubrique 4.5).

Tests biologiques

Aux doses utilisées pour le traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse, lénoxaparine sodique na pas dinfluence significative sur le temps de saignement, les tests de coagulation sanguine globale, lagrégation plaquettaire et sur la liaison du fibrinogène aux plaquettes.

À des doses plus élevées, des augmentations du temps de céphaline activée (TCA) et du temps de coagulation activée (ACT) peuvent se produire. Ces augmentations du TCA et de lACT ne sont pas corrélées de façon linéaire avec laugmentation de lactivité antithrombotique de lénoxaparine sodique et, par conséquent ne permettent pas de contrôler lactivité de lénoxaparine sodique.

Anesthésie rachidienne/péridurale ou ponction lombaire

Les anesthésies rachidiennes/péridurales ou les ponctions lombaires ne doivent pas être pratiquées dans les 24 heures suivant ladministration dénoxaparine sodique à des doses curatives (voir également la rubrique 4.3).

Des cas dhématomes intrarachidiens ont été signalés lors de lutilisation dénoxaparine sodique lors dune anesthésie rachidienne/péridurale ou de ponctions lombaires ayant entraîné une paralysie prolongée ou permanente. Ces événements sont rares avec les schémas posologiques dénoxaparine sodique de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour ou à une dose inférieure. Le risque de survenue de ces événements est plus élevé avec lutilisation postopératoire de cathéters périduraux implantés, avec lutilisation concomitante de traitements modifiant lhémostase, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), en cas de procédure péridurale ou de ponction lombaire traumatique ou répétée, ou chez les patients présentant des antécédents de chirurgie rachidienne ou de malformation rachidienne.

Il faut tenir compte du profil pharmacocinétique de lénoxaparine sodique pour réduire le risque potentiel de saignement associé à lutilisation dénoxaparine sodique lors dune anesthésie/analgésie péridurale ou rachidienne ou dune rachicentèse (voir la rubrique 5.2). La pose ou le retrait dun cathéter péridural ou une ponction lombaire sont à réaliser de préférence lorsque leffet anticoagulant de lénoxaparine sodique est faible. Toutefois, le délai exact pour atteindre un effet anticoagulant suffisamment faible chez chaque patient nest pas connu. Pour les patients présentant une clairance de la créatinine de [15 à 30 ml/minute], dautres paramètres doivent être pris en compte, en raison dune élimination plus lente de lénoxaparine sodique (voir la rubrique 4.2).

Si le traitement anticoagulant est administré dans le cadre dune anesthésie/analgésie péridurale ou rachidienne ou dune ponction lombaire, un suivi fréquent doit être mis en place afin de déceler tout signe et symptôme dune atteinte neurologique, tel quune douleur dorsale au niveau de la colonne vertébrale, des déficits moteurs et sensoriels (engourdissement ou faiblesse au niveau des membres inférieurs), un dysfonctionnement des intestins et/ou de la vessie. Les patients doivent être informés quils doivent signaler immédiatement tout signe ou symptôme décrit ci-dessus. Si des signes ou symptômes dhématome rachidien sont suspectés, il est urgent de poser le diagnostic et dinitier un traitement, notamment envisager une décompression de la moelle épinière, même sil est possible que ce traitement ne parvienne pas à prévenir ou à récupérer les séquelles neurologiques.

Nécrose cutanée/Vascularite cutanée

Des cas de nécrose et de vascularite cutanées ont été signalés avec des HBPM et doivent conduire à un arrêt rapide du traitement.

Procédures de revascularisation coronaire percutanée

Afin de minimiser le risque de saignement suite à une procédure vasculaire pendant la prise en charge dun angor instable, dun NSTEMI et dun STEMI aigu, les intervalles de temps recommandés entre les doses dinjection dénoxaparine sodique doivent être respectés précisément. Il est important datteindre lhémostase au site de ponction après une ICP. Si un dispositif de fermeture est utilisé, la gaine peut être immédiatement retirée. Si une méthode de compression manuelle est utilisée, la gaine doit être retirée 6 heures après la dernière injection IV/SC dénoxaparine sodique. Si le traitement par énoxaparine sodique doit se poursuivre, la dose suivante programmée doit être administrée au plus tôt 6 à 8 heures après le retrait de la gaine. Le site de la procédure doit être surveillé pour déceler tout signe de saignement ou de formation dun hématome.

Endocardite infectieuse aiguë

Lutilisation dhéparine nest généralement pas recommandée chez les patients atteints dendocardite infectieuse aiguë en raison du risque dhémorragie cérébrale. Si une telle utilisation est considérée comme étant absolument nécessaire, la décision doit être prise uniquement après une évaluation prudente du rapport bénéfice-risque.

Prothèses valvulaires cardiaques mécaniques

Il nexiste pas détude spécifique sur lutilisation dénoxaparine sodique pour la thromboprophylaxie chez les patients porteurs de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques. Des cas isolés de thrombose sur prothèses de valve mécaniques ont été signalés chez des patients ayant reçu de lénoxaparine sodique en thromboprophylaxie. Des facteurs confondants, incluant la maladie sous-jacente et des données cliniques limitées, ne permettent pas dévaluer correctement ces cas. Dans certains cas, il sagissait de femmes enceintes chez lesquelles la thrombose a entraîné le décès de la mère et du ftus.

Femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques

Lutilisation dénoxaparine sodique en thromboprophylaxie chez les femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques na pas été étudiée de façon spécifique. Dans le cadre dune étude clinique chez des femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques traitées par énoxaparine sodique (100 UI/kg [1 mg/kg], 2 fois par jour) pour réduire le risque thromboembolique, 2 femmes sur 8 ont développé des caillots résultant en un blocage de la valve et entraînant le décès de la mère et du ftus. Des cas isolés de thrombose de valves ont été rapportés post-commercialisation chez des femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques traitées par énoxaparine sodique en thromboprophylaxie. Les femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques mécaniques peuvent être à haut risque thromboembolique.

Patients âgés

Aucune tendance daugmentation des saignements nest observée chez les patients âgés traités à doses prophylactiques. Les patients âgés (en particulier les patients âgés de 80 ans et plus) pourraient présenter un risque accru de complications hémorragiques aux doses thérapeutiques. Une surveillance clinique étroite est recommandée, et une diminution de la posologie chez les patients âgés de plus de 75 ans traités pour un STEMI pourraient être envisagées (voir les rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance rénale

Chez les patients présentant une insuffisance rénale, lexposition à lénoxaparine est augmentée, associée à une élévation du risque de saignement. Chez ces patients, une surveillance clinique étroite est recommandée, et une surveillance biologique par la mesure de lactivité anti-Xa pourrait être envisagée (voir les rubriques 4.2 et 5.2).

En raison du manque de données dans cette population, lénoxaparine sodique nest pas recommandée chez les patients atteints dune insuffisance rénale terminale (clairance de la créatinine < 15 ml/min) en dehors de la prévention de la formation dun thrombus dans le circuit de circulation extracorporelle au cours de lhémodialyse.

Chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 30 ml/min), il est recommandé dajuster la posologie pour les traitements curatif et prophylactique (voir rubrique 4.2), en raison dune exposition à lénoxaparine sodique significativement augmentée.

Aucun ajustement posologique nest recommandé chez les patients atteints dinsuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 50 ml/min) et légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min).

Insuffisance hépatique

Lénoxaparine sodique doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant une insuffisance hépatique, en raison du risque augmenté de saignements. Une adaptation de la posologie, sur la base dune surveillance de lactivité anti-Xa, nest pas fiable chez les patients avec une cirrhose hépatique et nest pas recommandée (voir rubrique 5.2).

Patients de faible poids

Une augmentation de lexposition à lénoxaparine sodique avec des doses prophylactiques (non ajustées en fonction du poids) a été observée chez des femmes et des hommes de faible poids corporel (< 45 kg et < 57 kg respectivement), ce qui pourrait augmenter le risque hémorragique. Une surveillance clinique étroite est donc recommandée chez ces patients (voir rubrique 5.2).

Patients obèses

Les patients obèses ont un risque thromboembolique plus élevé. La sécurité demploi et lefficacité des doses prophylactiques chez les patients obèses (IMC > 30 kg/m2) nont pas été entièrement déterminées et il nexiste aucun consensus sur lajustement de la posologie. Ces patients doivent faire lobjet dune surveillance étroite pour déceler tout signe ou symptôme de maladie thromboembolique.

Hyperkaliémie

Les héparines peuvent supprimer la sécrétion surrénale daldostérone et entraîner une hyperkaliémie (voir rubrique 4.8), en particulier chez les patients atteints de diabète, présentant une insuffisance rénale chronique, une acidose métabolique préexistante, prenant des médicaments connus pour augmenter les taux de potassium (voir rubrique 4.5). Les taux plasmatiques de potassium doivent être régulièrement surveillés, en particulier chez les patients à risque.

Traçabilité

Les HBPM sont des médicaments biologiques. Afin daméliorer la traçabilité des HBPM, il est recommandé aux professionnels de santé de consigner le nom commercial et le numéro de lot du produit administré dans le dossier médical du patient.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Associations déconseillées

·Médicaments modifiant lhémostase (voir rubrique 4.4)

Il est recommandé darrêter certains médicaments qui modifient lhémostase avant un traitement par énoxaparine sodique, à moins que cela ne soit strictement indiqué. Si lassociation est indiquée, lénoxaparine sodique doit être utilisée sous surveillance clinique et biologique étroite, lorsque nécessaire.

Ces médicaments incluent :

oles salicylés systémiques, lacide acétylsalicylique à des doses anti-inflammatoires et les AINS, y compris le kétorolac ;

oles thrombolytiques (par ex., altéplase, rétéplase, streptokinase, ténectéplase, urokinase) et anticoagulants (voir rubrique 4.2).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Les médicaments suivants peuvent être administrés avec prudence en association avec lénoxaparine sodique :

·Autres médicaments modifiant lhémostase, tels que :

oLes inhibiteurs de lagrégation plaquettaire, y compris lacide acétylsalicylique utilisé à une dose antiagrégante (cardioprotection), le clopidogrel, la ticlopidine et les antagonistes de la glycoprotéine IIb/IIIa indiqués dans le syndrome coronaire aigu, en raison du risque de saignement ;

ole Dextran 40 ;

oles glucocorticoïdes systémiques.

·Médicaments augmentant le taux de potassium :

Les médicaments augmentant le taux de potassium sérique peuvent être administrés en association avec lénoxaparine sodique dans le cadre dune surveillance clinique et biologique étroite (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Dans lespèce humaine, aucune donnée ne montre que lénoxaparine traverse la barrière placentaire pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse. Aucune information nest disponible en ce qui concerne le premier trimestre.

Les études chez lanimal nont pas en mis en évidence de ftotoxicité ni de tératogénicité (voir rubrique 5.3). Les données chez lanimal ont montré que le passage de lénoxaparine à travers le placenta est minime.

Lénoxaparine sodique ne doit être utilisée pendant la grossesse que si le médecin en a clairement établi la nécessité.

Les femmes enceintes recevant de lénoxaparine sodique doivent faire lobjet dune surveillance étroite pour déceler tout signe de saignement ou danticoagulation excessive, et elles doivent être informées du risque dhémorragie. Dans lensemble, les données suggèrent quil ny a aucune preuve daugmentation du risque dhémorragie, de thrombopénie ou dostéoporose par rapport aux femmes qui ne sont pas enceintes, à lexception des femmes enceintes porteuses de prothèses valvulaires cardiaques (voir rubrique 4.4).

Sil est prévu de procéder à une anesthésie péridurale, il est recommandé darrêter le traitement par héparine avant (voir rubrique 4.4).

Allaitement

Chez la femme, lexcrétion de lénoxaparine sous forme inchangée dans le lait nest pas connue. Chez les rates allaitantes, le passage de lénoxaparine ou de ses métabolites dans le lait est très faible.

Labsorption orale dénoxaparine sodique est peu probable. LOVENOX peut être utilisé pendant lallaitement.

Fertilité

Il nexiste aucune donnée clinique sur lénoxaparine sodique relative à la fertilité. Les études chez lanimal nont montré aucun effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Lénoxaparine sodique na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de sécurité

Lénoxaparine sodique a été évaluée chez plus de 15 000 patients dans le cadre dessais cliniques : 1 776 en prophylaxie de la thrombose veineuse profonde suite à une chirurgie orthopédique ou abdominale chez des patients à risque de complications thromboemboliques, 1 169 en prophylaxie médicale de la thrombose veineuse profonde chez des patients atteints dune affection médicale aiguë et présentant une mobilité très restreinte, 559 pour le traitement de la TVP avec ou sans EP, 1 578 pour le traitement dun angor instable et dun infarctus du myocarde sans onde Q et 10 176 pour le traitement dun STEMI aigu.

Le schéma posologique de lénoxaparine sodique administré pendant ces essais cliniques varie selon les indications. La dose dénoxaparine sodique était de 4 000 UI (40 mg) SC une fois par jour en prophylaxie de la thrombose veineuse profonde suite à une chirurgie ou en prophylaxie chez les patients atteints dune affection médicale aiguë présentant une mobilité très restreinte. Dans le traitement de la TVP avec ou sans EP, les patients recevant de lénoxaparine sodique étaient traités soit par une dose SC de 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures, soit par une dose SC de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour. Dans les études cliniques pour le traitement de langor instable et de linfarctus du myocarde sans onde Q, les doses étaient de 100 UI/kg (1 mg/kg) par voie SC toutes les 12 heures, et dans létude clinique pour le traitement dun STEMI aigu, le schéma posologique de lénoxaparine sodique était un bolus IV de 3 000 UI (30 mg) suivi par une dose SC de 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures.

Dans les études cliniques, les hémorragies, la thrombopénie et la thrombocytose étaient les effets les plus fréquemment rapportés (voir rubrique 4.4 et « Description deffets indésirables sélectionnés » ci-dessous).

Liste récapitulative des effets indésirables

Les autres effets indésirables observés dans les études cliniques et rapportés au cours de lexpérience post-commercialisation (* indique les effets rapportés durant lexpérience post-commercialisation) sont détaillés ci-dessous.

Les fréquences sont déterminées de la façon suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque classe de système dorganes, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Affections hématologiques et du système lymphatique

·Fréquent : hémorragie, anémie hémorragique*, thrombopénie, thrombocytose

·Rare : éosinophilie*

·Rare : cas de thrombopénie immuno-allergique avec thrombose ; dans certains cas, la thrombose sest compliquée dun infarctus dun organe ou dune ischémie dun membre (voir rubrique 4.4)

Affections du système immunitaire

·Fréquent : réaction allergique

·Rare : réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, y compris choc*

Affections du système nerveux

·Fréquent : maux de tête*

Affections vasculaires

·Rare : hématome intrarachidien*. Ces réactions ont entraîné des lésions neurologiques de gravité variable, comprenant la paralysie prolongée ou permanente (voir la rubrique 4.4)

Affections hépatobiliaires

·Très fréquent : élévations des enzymes hépatiques (principalement des taux de transaminases > 3 fois la limite supérieure de la normale)

·Peu fréquent : atteintes hépatocellulaires*

·Rare : atteinte hépatique cholestatique*

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Fréquent : urticaire, prurit, érythème

·Peu fréquent : dermatite bulleuse

·Rare : alopécie*

·Rare : vascularite cutanée*, nécrose cutanée* survenant généralement au site dinjection (ces réactions ont généralement été précédées dun purpura ou de placards érythémateux, infiltrés et douloureux). Nodules au site dinjection* (nodules inflammatoires qui ne sont pas une formation kystique dénoxaparine). Ils se résorbent après quelques jours et ne sont pas un motif darrêt du traitement.

Affections musculo-squelettiques, systémiques et osseuses

·Rare : ostéoporose* lors dun traitement prolongé (plus de 3 mois).

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

·Fréquent : hématome au site dinjection, douleur au site dinjection, autre réaction au site dinjection (telle quun dème, une hémorragie, une hypersensibilité, une inflammation, un nodule, une douleur ou une réaction)

·Peu fréquent : irritation locale ; nécrose cutanée au site dinjection

Investigations

·Rare : hyperkaliémie* (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Description deffets indésirables sélectionnés

Hémorragies

Des hémorragies majeures ont été rapportées au maximum chez 4,2 % des patients (patients en chirurgie), dont certaines ont été fatales. Chez les patients en chirurgie, les complications hémorragiques étaient considérées comme majeures : (1) hémorragie avec conséquence clinique significative ou (2) hémorragie accompagnée dune diminution du taux dhémoglobine ≥ 2 g/dl ou ayant nécessité la transfusion de 2 ou plus culots globulaires. Les hémorragies rétropéritonéales et intracrâniennes étaient dans tous les cas considérées comme majeures.

Comme avec les autres anticoagulants, une hémorragie peut survenir en présence de facteurs de risques associés, tels que des lésions organiques susceptibles de saigner, des procédures invasives ou lutilisation concomitante de médicaments ayant un effet sur lhémostase (voir les rubriques 4.4 et 4.5).

Classe de systèmes dorganes

Prophylaxie en chirurgie

Prophylaxie médicale

Traitement des TVP, avec ou sans EP

Traitement de langor instable et de lIDM sans onde Q

Traitement du STEMI aigu

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent : Hémorragieα

Fréquent :

Hémorragieα

Très fréquent

Hémorragieα

Fréquent : Hémorragieα

Fréquent : Hémorragieα

Rare : Hémorragie rétropéritonéale

Peu fréquent :

Hémorragie intracrânienne, hémorragie rétropéritonéale

Rare : Hémorragierétropéritonéale

Peu fréquent :Hémorragie intracrânienne, hémorragie rétropéritonéale

α : tel que, hématome, ecchymoses en dehors du site dinjection, hématome au niveau dune plaie, hématurie, épistaxis et hémorragie gastro-intestinale.

Thrombopénie et thrombocytose

Classe de systèmes dorganes

Prophylaxie en chirurgie

Prophylaxie médicale

Traitement des TVP, avec ou sans EP

Traitement de langor instable et de lIDM sans onde Q

Traitement du STEMI aigu

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent : Thrombocy-toseβ

Peu fréquent : Thrombopénie

Très fréquent : Thrombocytoseβ

Peu fréquent : Thrombopénie

Fréquent :Thrombocytoseβ Thrombopénie

Fréquent : Thrombopénie

Fréquent : Thrombocytopénie

Très rare : Thrombopénie immuno-allergique

β : Augmentation de la numération plaquettaire > 400 G/l

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité de lénoxaparine sodique chez les enfants nont pas été établies (voir rubrique 4.2).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Signes et symptômes

Le surdosage accidentel après administration IV, extracorporelle ou SC dénoxaparine sodique pourrait entraîner des complications hémorragiques. Suite à ladministration par voie orale de doses même massives, il est peu probable que lénoxaparine sodique soit absorbée.

Prise en charge

Les effets anticoagulants peuvent être largement neutralisés par linjection IV lente de protamine. La dose de protamine dépend de la dose dénoxaparine sodique injectée :

·1 mg de protamine neutralise leffet anticoagulant de 100 UI (1 mg) dénoxaparine sodique, si cette dernière a été administrée au cours des 8 dernières heures.

·Une perfusion de 0,5 mg de protamine pour100 UI (1 mg) dénoxaparine sodique peut être administrée si lénoxaparine sodique a été administrée plus de 8 heures avant ladministration de protamine, ou sil a été déterminé quune deuxième dose de protamine est requise.

·Au-delà de 12 heures après linjection dénoxaparine sodique, il nest pas nécessaire dadministrer la protamine.

Cependant, même à des doses élevées de protamine, lactivité anti-Xa de lénoxaparine sodique nest jamais complètement neutralisée (environ 60 % au maximum). (Voir les informations de prescription pour les sels de protamine).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : agent antithrombotique, groupe de lhéparine ; code ATC : B01AB05

Effets pharmacodynamiques

Lénoxaparine est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM) dont le poids moléculaire moyen est denviron 4 500 daltons, au sein de laquelle les activités antithrombotiques et anticoagulantes de lhéparine standard ont été dissociées. La substance médicamenteuse est le sel de sodium.

Dans le système purifié in vitro, lénoxaparine sodique a une activité anti-Xa élevée (environ 100 UI/mg) et une faible activité anti-IIa ou antithrombine (environ 28 UI/mg) et le rapport entre les deux est de 3,6. Ces activités anticoagulantes sont médiées par lantithrombine III (ATIII) résultant en activités antithrombotiques chez lhomme.

Au-delà de lactivité anti-Xa/IIa, dautres propriétés antithrombotiques et anti-inflammatoires de lénoxaparine ont été identifiées chez des sujets sains et des patients, ainsi que dans des modèles non cliniques.

Elles comprennent linhibition dépendante de lATIII dautres facteurs de coagulation, tels que le facteur VIIa, linduction de la libération dun inhibiteur de la voie du facteur tissulaire (TFPI) endogène ainsi quune libération réduite du facteur de von Willebrand (vWF) de lendothélium vasculaire dans la circulation sanguine. Ces facteurs sont connus pour contribuer à leffet antithrombotique global de lénoxaparine sodique.

Lorsquelle est utilisée comme traitement prophylactique, lénoxaparine sodique naffecte pas significativement le temps de céphaline activée (TCA). Lorsque lénoxaparine sodique est utilisée comme traitement curatif, le TCA peut être prolongé de 1,5 à 2,2 fois au pic dactivité, par rapport au temps de contrôle.

Efficacité et sécurité clinique

Prévention de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie

Prophylaxie prolongée de la MTEV en chirurgie orthopédique :

Dans une étude menée en double aveugle portant sur la prophylaxie prolongée des patients ayant bénéficié dune chirurgie de remplacement de la hanche, 179 patients ne présentant pas de maladie thromboembolique veineuse initialement traités, durant leur hospitalisation, par de lénoxaparine sodique à une dose de 4 000 UI (40 mg) SC, ont été randomisés pour recevoir, après la sortie de lhôpital, un traitement comprenant soit de lénoxaparine sodique à une dose de 4 000 UI (40 mg) (n = 90) SC une fois par jour, soit un placebo (n = 89) pendant 3 semaines. Lincidence de TVP pendant la prophylaxie prolongée était significativement plus faible pour lénoxaparine sodique comparée au placebo, et aucune EP na été rapportée. Aucune hémorragie majeure nest survenue.

Les données defficacité sont fournies dans le tableau ci-dessous.

Enoxaparine sodique 4 000 UI (40 mg) SC une fois par jour n (%)

Placebo SC une fois par jour n (%)

Tous les patients ayant reçu une prophylaxie prolongée

90 (100)

89 (100)

Total de TEV

6 (6,6)

18 (20,2)

·Total de TVP (%)

6 (6,6)

18 (20,2)

·TVP proximale (%)

5 (5,6)

7 (8,8)

*valeur p par rapport au placebo = 0,008

#chiffre de la valeur p par rapport au placebo = 0,537

Dans une deuxième étude menée en double aveugle, 262 patients ne présentant pas de MTEV et ayant bénéficié dune chirurgie de remplacement de la hanche, initialement traités, pendant leur hospitalisation, avec de lénoxaparine sodique à une dose de 4 000 UI (40 mg) SC, ont été randomisés pour recevoir après la sortie de lhôpital un traitement comprenant soit de lénoxaparine sodique à une dose de 4 000 UI (40 mg) (n = 131) SC une fois par jour, soit un placebo (n = 131) pendant 3 semaines. Comme dans la première étude, lincidence de MTEV pendant la prophylaxie prolongée était significativement plus faible pour lénoxaparine sodique comparée au placebo pour le total dévénements thromboemboliques veineux (énoxaparine sodique : 21 [16 %] par rapport au placebo : 45 [34,4 %] ; p = 0,001), de même que pour la TVP proximale (énoxaparine sodique : 8 [6,1 %] par rapport au placebo : 28 [21,4 %] ; p = < 0,001). Aucune différence au niveau des saignements majeurs na été constatée entre le groupe de lénoxaparine sodique et le groupe du placebo.

Prophylaxie prolongée de la TVP suite à une chirurgie oncologique

Un essai multicentrique, en double aveugle, a comparé un schéma posologique de quatre semaines et un schéma posologique dune semaine de prophylaxie par énoxaparine sodique en termes de sécurité demploi et defficacité chez 332 patients bénéficiant dune intervention programmée pour un cancer abdominal ou pelvien. Les patients ont reçu de lénoxaparine sodique (4 000 UI [40 mg] SC) 1 fois par jour pendant 6 à 10 jours, puis ils ont été randomisés pour recevoir soit de lénoxaparine sodique, soit un placebo pendant 21 jours supplémentaires. Une vénographie bilatérale a été réalisée entre le 25è et le 31è jour, ou plus tôt si des symptômes de thromboembolie veineuse survenaient. Les patients ont été suivis pendant trois mois. La prophylaxie par énoxaparine sodique pendant quatre semaines après lintervention chirurgicale pour un cancer abdominal ou pelvien a réduit significativement lincidence des thromboses confirmées par vénographie, comparativement à la prophylaxie par énoxaparine sodique pendant une semaine. Les taux de thromboembolie veineuse à la fin de la phase en double aveugle étaient de 12,0 % (n = 20) dans le groupe du placebo et de 4,8 % (n = 8) dans le groupe de lénoxaparine sodique ; p = 0,02. Cette différence persistait à trois mois [13,8 % vs 5,5 % (n = 23 vs 9), p = 0,01]. Il ny a pas eu de différences dans les taux de saignement, ni dautres complications durant les périodes en double aveugle ou de suivi.

Traitement prophylactique de la maladie thromboembolique veineuse chez les patients atteints dune affection médicale aiguë avec mobilité réduite

Dans une étude multicentrique menée en double aveugle, en groupes parallèles, lénoxaparine sodique à une dose de 2 000 UI (20 mg) ou de 4 000 UI (40 mg) SC une fois par jour a été comparée à un placebo dans la prophylaxie médicale de la TVP chez des patients présentant une réduction importante de la mobilité lors dune affection médicale aiguë (définie par une distance de marche < 10 mètres pendant ≤ 3 jours). Cette étude a inclus des patients atteints dinsuffisance cardiaque (classe III ou IV selon la NYHA) ; dinsuffisance respiratoire aiguë ou dinsuffisance respiratoire chronique compliquée et dune infection aiguë ou de rhumatisme aigu ; si ces affections étaient associées à au moins un facteur de risque dETEV (âge ≥ 75 ans, cancer, antécédent dETEV, obésité, varices, hormonothérapie et maladie cardiaque ou insuffisance respiratoire chroniques).

Au total, 1 102 patients ont été inclus dans létude et 1 073 patients ont été traités. Le traitement a été poursuivi pendant 6 à 14 jours (durée médiane de 7 jours). Administrée à une dose de 4 000 UI (40 mg) SC une fois par jour, lénoxaparine sodique a significativement réduit lincidence dETEV comparativement au placebo. Les données defficacité sont fournies dans le tableau ci-dessous.

Énoxaparine sodique 2 000 UI (20 mg) SC une fois par jour n (%)

Énoxaparine sodique 4 000 UI (40 mg) SC une fois par jour n (%)

Placebo n (%)

Tous les patients traités pendant une affection médicale aiguë

287 (100)

291 (100)

288 (100)

Total dETEV (%)

43 (15,0)

16 (5,5)*

43 (14,9)

·TVP totales (%)

43 (15,0)

16 (5,5)

40 (13,9)

·TVP proximale (%)

13 (4,5)

5 (1,7)

14 (4,9)

ETEV = événements thromboemboliques veineux incluant la TVP, lEP et le décès considéré comme étant dorigine thromboembolique.

*valeur p par rapport au placebo = 0,0002

Environ 3 mois après linclusion, lincidence des ETEV restait significativement plus faible dans le groupe énoxaparine sodique à la dose de 4 000 UI (40 mg) par rapport au groupe placebo.

La survenue dhémorragies totales et majeures était respectivement de 8,6 % et de 1,1 % dans le groupe placebo, de 11,7 % et de 0,3 % dans le groupe énoxaparine sodique à la dose de 2 000 UI (20 mg) et de 12,6 % et 1,7 % dans le groupe énoxaparine sodique à la dose de 4 000 UI (40 mg).

Traitement de la thrombose veineuse profonde avec ou sans embolie pulmonaire

Dans une étude multicentrique, en groupes parallèles, 900 patients présentant une TVP aiguë dun membre inférieur, avec ou sans EP, ont été randomisés pour recevoir un traitement dans le cadre dune hospitalisation par soit (i) de lénoxaparine sodique à la dose de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) SC une fois par jour, soit (ii) de lénoxaparine sodique à la dose de 100 UI/kg (1 mg/kg) SC toutes les 12 heures, soit (iii) un bolus IV dhéparine (5 000 UI) suivi par une perfusion continue (administrée pour atteindre un TCA de 55 à 85 secondes). Au total, 900 patients ont été randomisés dans létude et tous les patients ont été traités. Tous les patients ont également reçu de la warfarine sodique (dose ajustée en fonction du temps de prothrombine nécessaire pour atteindre un rapport international normalisé [INR] de 2,0 à 3,0), en commençant dans les 72 heures de linstauration du traitement par énoxaparine sodique ou par héparine standard, et ce traitement sest poursuivi pendant 90 jours. Le traitement par énoxaparine sodique ou héparine standard a été administré pendant au moins 5 jours et jusquà ce que lINR cible pour la warfarine sodique ait été atteint. Les deux schémas posologiques de lénoxaparine sodique étaient équivalents au traitement par héparine standard sur la réduction du risque de récidive de maladie thromboembolique veineuse (TVP et/ou EP). Les données defficacité sont fournies dans le tableau ci-dessous.

Énoxaparine sodique 150 UI/kg (1,5 mg/kg) SC une fois par jour n (%)

Énoxaparine sodique 100 UI/kg (1 mg/kg) SC une fois par jour n (%)

Héparine Traitement IV ajusté en fonction du TCA n (%)

Tous les patients traités atteints de TVP, avec ou sans EP

298 (100)

312 (100)

290 (100)

ETEV totales (%)

13 (4,4)*

9 (2,9)

12 (4,1)

·TVP seule (%)

11 (3,7)

7 (2,2)

8 (2,8)

·TVP proximale (%)

9 (3,0)

6 (1,9)

7 (2,4)

·EP (%)

2 (0,7)

2 (0,6)

4 (1,4)

ETEV = événement thromboembolique veineux (TVP et/ou EP)

*Les intervalles de confiance à 95 % pour les différences entre les traitements pour le total dETEV étaient les suivants :

·Enoxaparine sodique une fois par jour vs héparine (-3,0 à 3,5).

·Enoxaparine sodique toutes les 12 heures vs héparine (-4,2 à 1,7).

Les taux dhémorragies majeures étaient respectivement de 1,7 % dans le groupe énoxaparine sodique à la dose de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour, de 1,3 % dans le groupe énoxaparine sodique à la dose de 100 UI/kg (1 mg/kg) deux fois par jour et de 2,1 % dans le groupe héparine.

Traitement de langor instable et de linfarctus du myocarde sans élévation du segment ST

Dans une étude multicentrique de grande envergure, 3 171 patients inclus à phase aiguë dun angor instable ou dun infarctus du myocarde sans onde Q ont été randomisés pour recevoir en association avec de lacide acétylsalicylique (100 à 325 mg une fois par jour), soit de lénoxaparine sodique à 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures, soit une injection IV dhéparine non fractionnée ajustée en fonction du TCA. Les patients devaient être traités à lhôpital pendant au moins 2 jours et au maximum 8 jours, jusquà la stabilisation clinique, procédures de revascularisation ou leur sortie de lhôpital. Les patients devaient être suivis jusquà 30 jours. En comparaison avec lhéparine, lénoxaparine sodique a significativement réduit lincidence du critère combiné associant angine de poitrine, infarctus du myocarde et décès, avec une diminution de 19,8 % à 16,6 % (réduction du risque relatif de 16,2 %) au jour 14. Cette réduction de cette incidence du critère combiné a été maintenue après 30 jours (de 23,3 à 19,8 % ; réduction du risque relatif de 15 %).

Il ny a pas eu de différence significative dans les hémorragies majeures, même si des hémorragies au site de linjection SC étaient plus fréquentes.

Traitement de linfarctus du myocarde avec élévation du segment ST

Dans une étude multicentrique de grande envergure, 20 479 patients présentant un STEMI et éligibles à un traitement fibrinolytique ont été randomisés pour recevoir soit de lénoxaparine sodique sous la forme dun bolus IV unique de 3 000 UI (30 mg) et une dose SC de 100 UI/kg (1 mg/kg) suivie dune injection SC de 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures, soit de lhéparine non fractionnée ajustée en fonction du TCA par voie IV pendant 48 heures. Tous les patients ont également été traités par de lacide acétylsalicylique pendant au moins 30 jours. La posologie de lénoxaparine sodique était ajustée pour les patients atteints dune insuffisance rénale sévère et pour les patients âgés de plus de 75 ans. Les injections SC dénoxaparine sodique ont été administrées jusquà la sortie de lhôpital ou pendant huit jours au maximum (selon la première occurrence).

4 716 patients ont bénéficié dune intervention coronarienne percutanée (ICP) associée à un traitement antithrombotique en aveugle. Par conséquent, pour les patients sous énoxaparine sodique, lICP a été pratiquée sous énoxaparine sodique (pas de changement de traitement) en utilisant le schéma posologique établi dans les études précédentes, à savoir, aucune administration supplémentaire si la dernière administration par voie SC a été effectuée moins de 8 heures avant linflation du ballonnet, ou un bolus IV de 30 UI/kg (0,3 mg/kg) dénoxaparine sodique si la dernière administration SC a été effectuée plus de 8 heures avant linflation du ballonnet.

Lénoxaparine sodique comparée à lhéparine non fractionnée a significativement diminué lincidence du critère principal dévaluation, un critère composite du décès toutes causes confondues ou dune récidive dinfarctus du myocarde au cours des 30 premiers jours suivant la randomisation [9,9 pour cent dans le groupe énoxaparine sodique, vs 12,0 pour cent dans le groupe héparine non fractionnée], avec une réduction du risque relatif de 17 pour cent (p < 0,001).

Les bénéfices du traitement par lénoxaparine sodique, démontrés sur plusieurs critères defficacité, sont apparus à 48 heures, où il a été observé une réduction du risque relatif de 35 pour cent de récidive dinfarctus du myocarde, comparativement au traitement par héparine non fractionnée (p < 0,001).

Leffet bénéfique de lénoxaparine sodique sur le critère principal dévaluation était homogène dans les sous-groupes clés, dont lâge, le sexe, la localisation de linfarctus, les antécédents de diabète, les antécédents dinfarctus du myocarde, le type dagent fibrinolytique administré et le délai écoulé jusquau traitement par le médicament à létude.

Un bénéfice thérapeutique significatif a été observé avec lénoxaparine sodique, comparée à lhéparine non fractionnée, chez les patients ayant bénéficié dune intervention coronarienne percutanée dans les 30 jours suivant la randomisation (réduction du risque relatif de 23 pour cent) ou ayant été traités médicalement (réduction du risque relatif de 15 pour cent, p = 0,27).

Le taux de survenue à 30 jours du critère dévaluation composite associant décès, récidive dinfarctus du myocarde ou une hémorragie intracrânienne (une mesure du bénéfice clinique net) était significativement plus faible (p < 0,0001) dans le groupe énoxaparine sodique (10,1 %) comparativement au groupe héparine (12,2 %), ce qui correspond à une réduction du risque relatif de 17 % en faveur du traitement par énoxaparine sodique.

Lincidence des saignements majeurs à 30 jours était significativement plus élevée (p < 0,0001) dans le groupe énoxaparine sodique (2,1 %) par rapport au groupe héparine (1,4 %). Lincidence de saignements gastro-intestinaux était plus élevée dans le groupe énoxaparine sodique (0,5 %) par rapport au groupe héparine (0,1 %), tandis que lincidence dhémorragies intracrâniennes était similaire entre les deux groupes (0,8 % avec lénoxaparine sodique par rapport à 0,7 % avec lhéparine).

Leffet bénéfique de lénoxaparine sodique sur le critère principal dévaluation observé durant les 30 premiers jours sest maintenu au cours dune période de suivi de 12 mois.

Insuffisance hépatique

Selon les données de la littérature, lutilisation de lénoxaparine sodique à 4000 UI (40 mg) chez les patients cirrhotiques (classe B-C de Child-Pugh) sest avérée sûre et efficace en prévention des thromboses de la veine porte. Ces données comportent toutefois quelques limites. Une attention doit être portée chez les patients avec une insuffisance hépatique en raison de leur risque augmenté de saignement (voir rubrique 4.4) et aucune étude pour déterminer une posologie na été réalisée chez les patients cirrhotiques (classe A, B ou C de Child Pugh).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Caractéristiques générales

Les paramètres pharmacocinétiques de lénoxaparine sodique ont principalement été étudiés en termes de durée de lactivité anti-Xa dans le plasma et également par lactivité anti-IIa, aux doses recommandées après une administration SC unique et répétée, et après une administration IV unique. La détermination quantitative des activités pharmacocinétiques anti-Xa et anti-IIa a été effectuée par des méthodes amidolytiques validées.

Absorption

La biodisponibilité absolue de lénoxaparine sodique après une injection SC, en fonction de lactivité anti-Xa, est proche de 100 %.

Différentes doses, formules et schémas posologiques peuvent être utilisés.

Le niveau plasmatique maximal moyen dactivité anti-Xa est observé dans un délai de 3 à 5 heures après linjection SC et atteint une activité anti-Xa denviron 0,2, 0,4, 1,0 et 1,3 UI anti-Xa/ml suite à ladministration SC unique de doses de 2 000 UI, 4 000 UI, 100 UI/kg et 150 UI/kg (20 mg, 40 mg, 1 mg/kg et 1,5 mg/kg), respectivement.

Un bolus IV de 3 000 UI (30 mg) immédiatement suivi dune injection SC de 100 UI/kg (1 mg/kg) toutes les 12 heures a fourni un niveau dactivité anti-Xa maximum initial de 1,16 UI/ml (n = 16) et une exposition moyenne correspondant à 88 % des taux à létat déquilibre. Létat déquilibre est atteint le deuxième jour du traitement.

Après une administration SC de doses répétées de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour et de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour chez des volontaires sains, létat déquilibre est atteint le 2e jour, avec un rapport dexposition moyen environ 15 % plus élevé quaprès une dose unique. Après ladministration SC de doses répétées de 100 UI/kg (1 mg/kg) deux fois par jour, létat déquilibre est atteint entre le 3e et le 4e jour, avec une exposition moyenne environ 65 % plus élevée quaprès une dose unique et des taux dactivité anti-Xa maximaux et résiduels moyens denviron 1,2 et 0,52 UI/ml, respectivement.

Le volume dinjection et la concentration de la dose sur une plage allant de 100 à 200 mg/ml ne modifient pas les paramètres pharmacocinétiques chez les volontaires sains.

La pharmacocinétique de lénoxaparine sodique semble être linéaire dans lintervalle de doses recommandées.

La variabilité intra et inter-individuelle est faible. Suite à ladministration SC répétée, aucune accumulation ne se produit.

Lactivité plasmatique anti-IIa après ladministration SC est environ dix fois plus faible que lactivité anti-Xa. Le niveau maximal moyen dactivité anti-IIa est observé environ 3 à 4 heures après une injection SC et atteint 0,13 UI/ml et 0,19 UI/ml suite à ladministration répétée de la dose de 100 UI/kg (1 mg/kg) deux fois par jour et de la dose de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour, respectivement.

Distribution

Le volume de distribution de lactivité anti-Xa de lénoxaparine sodique est denviron 4,3 litres et est proche du volume sanguin.

Biotransformation

Lénoxaparine sodique est principalement métabolisée dans le foie par désulfatation ou dépolymérisation en composés de poids moléculaire plus bas, ayant un pouvoir biologique réduit.

Élimination

Lénoxaparine sodique est un médicament à faible clairance, avec une clairance plasmatique anti-Xa moyenne de 0,74 l/h après une perfusion IV de 150 UI/kg (1.5 mg/kg) pendant 6 heures.

Lélimination est monophasique, avec une demi-vie denviron 5 heures après une dose SC unique, jusquà environ 7 heures après une administration répétée.

La clairance rénale de fragments actifs représente environ 10 % de la dose administrée et lexcrétion rénale totale des fragments actifs et non actifs représente 40 % de la dose.

Populations particulières

Patients âgés

Daprès les résultats dune analyse pharmacocinétique de la population, le profil cinétique de lénoxaparine sodique nest pas différent chez les sujets âgés comparativement à des sujets plus jeunes lorsque la fonction rénale est normale.

Cependant, étant donné que la fonction rénale décline avec lâge, les patients âgés peuvent montrer une élimination réduite de lénoxaparine sodique (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

Dans une étude menée chez des patients atteints dune cirrhose avancée et traités par énoxaparine sodique à la dose de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour, une diminution de lactivité anti-Xa maximale a été associée à une augmentation de la sévérité de linsuffisance hépatique (évaluée par les catégories de Child-Pugh). Cette diminution a été principalement attribuée à une diminution du taux dATIII faisant suite à une diminution de la synthèse dATIII chez les patients présentant une insuffisance hépatique.

Insuffisance rénale

Une relation linéaire entre la clairance plasmatique anti-Xa et la clairance de la créatinine à létat déquilibre a été observée, ce qui indique une diminution de la clairance de lénoxaparine sodique chez les patients présentant une fonction rénale diminuée. Une exposition anti-Xa représentée par lASC, à létat déquilibre, est marginalement augmentée en cas dinsuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min) et modérée (clairance de la créatinine de 30 à 50 ml/min) après ladministration SC de doses répétées de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour. Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min), lASC à létat déquilibre est significativement augmentée de 65 % en moyenne après ladministration SC de doses répétées de 4 000 UI (40 mg) une fois par jour (voir les rubriques 4.2 et 4.4).

Hémodialyse

La pharmacocinétique de lénoxaparine sodique a semblé être similaire à celle de la population témoin après ladministration dune dose IV unique de 25 UI, 50 UI ou 100 UI/kg (0,25, 0,50 ou 1,0 mg/kg), cependant, lASC était deux fois plus élevée que celle de la population témoin.

Poids

Après ladministration répétée dune dose SC de 150 UI/kg (1,5 mg/kg) une fois par jour, lASC moyenne de lactivité anti-Xa est marginalement plus élevée à létat déquilibre chez des volontaires sains obèses (IMC de 30 à 48 kg/m2) comparée à celle des sujets témoins non obèses, tandis que le niveau dactivité anti-Xa plasmatique nest pas augmenté. On observe une clairance ajustée en fonction du poids plus faible chez les sujets obèses recevant des doses SC.

Lorsquune dose non ajustée en fonction du poids a été administrée, il a été découvert quaprès ladministration dune dose SC unique de 4 000 UI (40 mg), lexposition anti-Xa est 52 % plus élevée chez les femmes de faible poids (< 45 kg) et 27 % plus élevée chez les hommes de faible poids (< 57 kg) comparativement à celle des sujets témoins de poids normal (voir la rubrique 4.4).

Interactions pharmacocinétiques

Aucune interaction pharmacocinétique na été observée entre lénoxaparine sodique et les thrombolytiques lors dune administration concomitante.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

En plus de leffet anticoagulant de lénoxaparine sodique, il na été démontré aucune preuve deffets indésirables à la dose de 15 mg/kg/j administrée par voie SC pendant 13 semaines dans les études de toxicité conduites chez le rat et le chien et à la dose de 10 mg/kg/j SC et IV pendant 26 semaines dans les études de toxicité conduites chez le rat et le singe.

Dans les tests in vitro, incluant le test dAmes, le test de mutation directe des lymphomes chez la souris, lénoxaparine sodique na montré aucune activité mutagène. Dans les tests daberration chromosomique in vitro sur des lymphocytes humains et le test daberration chromosomique in vivo sur de la moelle osseuse de rat, lénoxaparine sodique na montré aucune activité clastogène.

Aucune preuve deffet tératogène ou de foetotoxicité na été montrée lors des études conduites chez les rates et les lapines gravides, recevant des doses dénoxaparine SC jusquà 30 mg/kg/j. Il a été découvert que lénoxaparine sodique navait aucun effet sur la fertilité ou la performance de reproduction des rats mâles et femelles à des doses SC allant jusquà 20 mg/kg/jour.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Injection par voie SC

Ne pas mélanger avec dautres produits.

Injection par voie IV (bolus) (uniquement pour lindication STEMI aigu) :

Lénoxaparine sodique peut être administrée en toute sécurité avec une solution saline normale (0,9 %) ou du glucose à 5 % dans de leau (voir rubrique 4.2).

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans l'emballage d'origine.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

·1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) - boîte de 2 ou 10.

·1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité ERISTM - boîte de 2 ou 10.

·1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité PREVENTISTM - boîte de 2.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

INSTRUCTIONS DUTILISATION : SERINGUE PRÉREMPLIE

Les seringues pré-remplies de LOVENOX peuvent être, selon les présentations, dotées ou non dun système de sécurité.

Mode d'emploi des seringues sécurisées/technique de l'injection sous-cutanée :

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM ou PREVENTISTM

LOVENOX est une solution injectable en seringue pré-remplie équipée d'un système de sécurité automatique, destiné à éviter les piqûres accidentelles après injection. Les instructions pour son utilisation sont présentées ci-dessous ainsi que dans la notice.

Information spécifique pour les seringues non dotées dun système de sécurité

LOVENOX est une solution injectable en seringue pré-remplie. Les instructions pour son utilisation sont présentées ci-dessous ainsi que dans la notice.

Information commune à toutes les présentations

Une utilisation appropriée des seringues est nécessaire pour réduire le risque de douleur et dapparition decchymoses au niveau du site dinjection. Veiller à respecter les instructions dutilisation.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM ou PREVENTISTM

Afin déviter les piqûres accidentelles après injection, les seringues pré-remplies sont équipées dun système de sécurité automatique.

Information commune à toutes les présentations

·Préparation du site dinjection :

Avant de procéder à linjection, lavez-vous les mains et séchez-les. Nettoyer (sans frotter) avec un tampon imbibé d'alcool la zone choisie pour réaliser linjection.

Choisissez une zone différente de labdomen pour chaque injection.

·Retirer le bouchon de protection de l'aiguille.

·Ajuster (si nécessaire) la dose à injecter :

La quantité de produit à injecter doit être ajustée en fonction du poids du patient ; aussi, le volume excédentaire doit être éliminé avant injection en orientant la seringue vers le bas (afin de garder la bulle dair dans la seringue).

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM ou PREVENTISTM :

Si ce volume excédentaire nest pas éliminé, le système de sécurité ne pourra pas se déclencher en fin dinjection.

Lorsquil ny a pas de volume excédentaire, ne pas purger la seringue avant injection.

L'apparition d'une goutte à l'extrémité de l'aiguille est possible. Dans ce cas, éliminer la goutte avant injection en tapotant sur le corps de la seringue (aiguille vers le bas).

·Procéder à l'injection :

L'injection doit être réalisée, de préférence sur un patient allongé, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale, tantôt à droite, tantôt à gauche. L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, dans l'épaisseur d'un pli cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur. Le pli doit être maintenu durant toute la durée de l'injection.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM

·Le système de sécurité s'active dans la continuité du geste lorsque le piston arrive en butée, protégeant ainsi entièrement l'aiguille souillée, sans procurer de gêne au patient.

Il est nécessaire d'appuyer à fond sur le piston pour déclencher le système de sécurité.

Remarque:Le système de sécurité ne peut être activé que lorsque la seringue est entièrement vide.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité PREVENTISTM

·Retirer la seringue du site dinjection sans lâcher le piston

·Maintenir laiguille à lécart de vous et de toute autre personne. Poussez fermement le piston pour activer le système de sécurité. Un « clic » confirmera lactivation du système de sécurité. Laiguille est alors automatiquement recouverte par le manchon de protection.

Remarque :Le système de sécurité ne peut être activé que lorsque la seringue est entièrement vide.

Information commune à toutes les présentations

·Jeter immédiatement la seringue dans le container prévu à cet effet.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

FRANCE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 336 061 5 2: 1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) - boîte de 2.

·34009 336 062 1 3: 1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) - boîte de 10.

·34009 364 688 9 4: 1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité ERISTM - boîte de 2.

·34009 364 689 5 5: 1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité ERISTM - boîte de 10.

·34009 300 142 7 1: 1 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre) avec système de sécurité PREVENTISTM - boîte de 2.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de lAgence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) www.ansm.sante.fr.

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 02/06/2017

Dénomination du médicament

LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable

Enoxaparine sodique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ?

3. Comment utiliser LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : agent antithrombotique, groupe de lhéparine - code ATC : B01AB05

LOVENOX contient une substance active appelée énoxaparine sodique qui est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).

LOVENOX agit de deux façons.

1) En empêchant les caillots sanguins existants de grossir. Cela permet à votre organisme de les désagréger et de les empêcher de vous nuire.

2) En empêchant la formation de caillots sanguins dans votre sang.

LOVENOX peut être utilisé pour :

·Traiter les caillots sanguins dans votre sang

·Empêcher la formation de caillots sanguins dans votre sang dans les cas suivants :

oAvant et après une intervention chirurgicale

oLorsque vous êtes atteint(e) dune maladie aiguë et êtes confronté(e) à une mobilité réduite

oLorsque vous présentez un angor instable (une affection qui se manifeste lorsque votre cur reçoit une quantité insuffisante de sang)

oAprès un infarctus du myocarde (crise cardiaque)

·Prévenir la formation de caillots sanguins dans les circuits de lappareil pour dialyse (utilisée par les personnes atteintes dinsuffisance rénale terminale (maladie rénale grave)

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais LOVENOX :

·Si vous êtes allergique à lénoxaparine sodique ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6). Les signes de réaction allergique comprennent : éruption cutanée, troubles de la déglutition ou de la respiration, gonflement des lèvres, du visage, de la gorge ou de la langue.

·Si vous êtes allergique à lhéparine ou à dautres héparines de bas poids moléculaire, telles que la nadroparine, la tinzaparine ou la daltéparine.

·Si vous avez eu une réaction à lhéparine ayant entraîné une diminution importante du nombre de vos plaquettes (cellules de la coagulation) (cette réaction est appelée thrombopénie induite par héparine) au cours des 100 derniers jours ou si vous présentez des anticorps dirigés contre lénoxaparine dans votre sang.

·Si vous saignez abondamment ou si vous êtes atteint(e) dune affection associée à un risque élevé de saignement (tel quun ulcère de lestomac, une chirurgie récente du cerveau ou des yeux), y compris un accident vasculaire cérébral hémorragique récent.

·Si vous utilisez LOVENOX pour traiter des caillots sanguins dans votre sang et devez faire lobjet dune rachianesthésie ou dune anesthésie péridurale, ou dune ponction lombaire dans les 24 heures.

Avertissements et précautions

LOVENOX ne doit pas être remplacé par dautres médicaments appartenant au groupe des HBPM. Cela est dû au fait que les HBPM ne sont pas exactement identiques et nont pas la même activité, ni les mêmes instructions dutilisation.

Consultez votre médecin ou pharmacien avant dutiliser LOVENOX si :

·Vous avez déjà eu une réaction à lhéparine ayant causé une diminution importante du nombre de plaquettes.

·Vous devez faire lobjet dune rachianesthésie, dune anesthésie péridurale ou dune ponction lombaire (voir Interventions chirurgicales et anesthésiques) : un délai entre la prise de LOVENOX et cette procédure doit être respecté.

·Vous portez une valve cardiaque.

·Vous présentez une endocardite (une infection de lenveloppe interne du cur).

·Vous avez des antécédents dulcère de lestomac.

·Vous avez été victime récemment dun accident vasculaire cérébral.

·Vous êtes atteint(e) dhypertension.

·Vous êtes atteint(e) de diabète ou présentez des problèmes au niveau des vaisseaux sanguins dans lil causés par le diabète (dénommés rétinopathie diabétique).

·Vous avez récemment subi une opération des yeux ou du cerveau.

·Vous êtes âgé(e) (plus de 65 ans) et en particulier si vous avez plus de 75 ans.

·Vous avez une insuffisance rénale.

·Vous avez une insuffisance hépatique.

·Vous êtes en sous-poids ou en surpoids.

·Vous présentez un taux élevé de potassium dans votre sang (cela peut être vérifié par une analyse de sang).

·Vous utilisez actuellement des médicaments qui majorent le risque hémorragique (voir la rubrique ci-dessous Autres médicaments).

Vous devrez peut-être faire lobjet dune analyse de sang avant de commencer à utiliser ce médicament et régulièrement durant son utilisation ; cela permettra de vérifier le taux de plaquettes (cellules de coagulation) et celui du potassium dans votre sang.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et LOVENOX

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez ou pourriez prendre tout autre médicament.

·Warfarine (utilisée pour fluidifier le sang)

·Aspirine (également appelée acide acétylsalicylique ou AAS), clopidogrel ou dautres médicaments utilisés pour prévenir la formation de caillots sanguins (voir également la rubrique 3, « Changement de médicament anticoagulant »)

·Injection de Dextran (utilisé comme substitut de sang)

·Libuprofène, le dicloflénac, le kétorolac ou dautres médicaments appelés anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui sont utilisés pour traiter la douleur, le gonflement dans le cadre de larthrite et dautres affections

·La prednisolone, la dexaméthasone ou dautres médicaments utilisés pour traiter lasthme, la polyarthrite rhumatoïde et dautres affections

·Des médicaments qui augmentent le taux de potassium dans votre sang, tels que les sels de potassium, les diurétiques, certains médicaments pour les problèmes cardiaques

Interventions chirurgicales et anesthésiques

Si vous devez faire lobjet dune ponction lombaire ou dune intervention chirurgicale au cours de laquelle une anesthésie péridurale ou rachidienne est réalisée, informez votre médecin que vous utilisez LOVENOX. Voir la section « Ne jamais utiliser LOVENOX ». Informez également votre médecin de tout problème au niveau de votre colonne vertébrale ou si vous avez déjà subi une intervention chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale.

LOVENOX avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou si vous prévoyez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Si vous êtes enceinte et portez une valve cardiaque mécanique, vous pourriez présenter un risque plus important de développer des caillots sanguins. Votre médecin doit vous en parler.

Si vous allaitez ou prévoyez dallaiter, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

LOVENOX na pas deffet sur la capacité à conduire et à utiliser des machines.

Il est conseillé de faire enregistrer le nom commercial et le numéro du lot du produit que vous utilisez par votre professionnel de santé.

LOVENOX contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de votre médecin ou votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

Utiliser ce médicament

·Normalement, LOVENOX vous sera administré par votre médecin ou votre infirmier/ière. En effet, il doit être administré par injection.

·Lorsque vous rentrerez chez vous, il est possible que vous deviez continuer à utiliser LOVENOX et que vous deviez vous ladministrer vous-même (voir les instructions ci-dessous sur les modalités dadministration).

·LOVENOX est généralement administré par injection sous la peau (voie sous-cutanée).

·LOVENOX peut être administré par une injection dans votre veine (voie intraveineuse) après certains types dinfarctus du myocarde ou après une intervention.

·LOVENOX peut être introduite dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, en début de séance.

Ninjectez pas LOVENOX dans un muscle.

Quelle quantité recevrez-vous

·Votre médecin décidera de la quantité de LOVENOX à vous administrer. La quantité dépendra de la raison pour laquelle il est utilisé.

·Si vous avez une insuffisance rénale, il est possible que vous receviez une quantité plus faible de LOVENOX.

1. Traitement des caillots sanguins dans votre sang

·La dose habituelle est de 150 UI (1,5 mg) pour chaque kilogramme de votre poids une fois par jour ou de 100 UI (1 mg) pour chaque kilogramme de votre poids deux fois par jour.

·Votre médecin décidera de la durée pendant laquelle vous devrez recevoir LOVENOX.

2. Prévention de la formation de caillots sanguins dans votre sang dans les cas suivants :

Intervention chirurgicale ou périodes de mobilité réduite dues à une maladie

·La dose dépendra de votre risque de développer un caillot. Vous recevrez une dose de 2 000 UI (20 mg) ou de 4 000 UI (40 mg) de LOVENOX une fois par jour.

·Si vous devez faire lobjet dune intervention chirurgicale, votre première injection sera généralement administrée 2 heures ou 12 heures avant votre intervention.

·Si votre mobilité est réduite en raison dune maladie, vous recevrez normalement une dose de 4 000 UI (40 mg) de LOVENOX tous les jours.

·Votre médecin décidera de la durée pendant laquelle vous devrez recevoir LOVENOX.

Après un infarctus du myocarde

LOVENOX peut être utilisé pour deux types dinfarctus du myocarde différents infarctus du myocarde avec élévation du segment ST ou infarctus du myocarde sans élévation du segment ST. La quantité de LOVENOX qui vous sera administrée dépendra de votre âge et du type dinfarctus du myocarde que vous avez eu.

Infarctus du myocarde sans élévation du segment ST :

·La dose habituelle est de 100 UI (1 mg) pour chaque kilogramme de poids toutes les 12 heures.

·Normalement, votre médecin vous prescrira également de laspirine (acide acétylsalicylique).

·Votre médecin décidera de la durée pendant laquelle vous devrez recevoir LOVENOX.

Infarctus du myocarde avec élévation du segment ST si vous êtes âgé(e) de moins de 75 ans :

·Une dose initiale de 3 000 UI (30 mg) de LOVENOX vous sera injectée dans une veine.

·Au même moment, vous recevrez également LOVENOX en injection sous la peau (injection sous-cutanée). La dose habituelle est de 100 UI (1 mg) pour chaque kilogramme de votre poids, toutes les 12 heures.

·Normalement, votre médecin vous prescrira également de laspirine (acide acétylsalicylique).

·Votre médecin décidera de la durée pendant laquelle vous devrez recevoir LOVENOX.

Infarctus du myocarde avec élévation du segment ST si vous êtes âgé(e) de plus de 75 ans :

·La dose habituelle est de 75 UI (0,75 mg) pour chaque kilogramme de votre poids toutes les 12 heures.

·La quantité maximale de LOVENOX administrée lors des deux premières injections est de 7 500 UI (75 mg).

·Votre médecin décidera de la durée pendant laquelle vous devrez recevoir LOVENOX.

Pour les patients faisant lobjet dune opération dénommée intervention coronaire percutanée (ICP) :

Selon le moment où vous recevrez votre dernière dose de LOVENOX, votre médecin pourra décider dadministrer une dose supplémentaire de LOVENOX avant une ICP. Il sagit dune injection dans votre veine.

3. Prévention de la formation de caillots sanguins dans le circuit de dialyse

·La dose habituelle est de 100 UI (1 mg) pour chaque kilogramme de votre poids.

·LOVENOX est introduit dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, en début de séance. La quantité est généralement suffisante pour une séance de 4 heures. Cependant, votre médecin peut vous administrer une dose supplémentaire de 50 UI à 100 UI (0,5 à 1 mg) pour chaque kilogramme de votre poids, si nécessaire.

Instructions dutilisation de la seringue

Mode d'emploi des seringues sécurisées/technique de l'injection sous-cutanée :

Information commune à toutes les présentations

Une utilisation appropriée des seringues est nécessaire pour réduire le risque de douleur et dapparition decchymoses au niveau du site dinjection. Veiller à respecter les instructions dutilisation.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM ou PREVENTISTM

Afin d'éviter les piqûres accidentelles après injection, les seringues pré-remplies sont équipées d'un système de sécurité automatique.

Information commune à toutes les présentations

·Préparation du site dinjection :

Avant de procéder à linjection, lavez-vous les mains et séchez-les. Nettoyer (sans frotter) avec un tampon imbibé d'alcool la zone choisie pour réaliser linjection.

Choisissez une zone différente de labdomen pour chaque injection.

·Retirer le bouchon de protection de l'aiguille.

·Ajuster (si nécessaire) la dose à injecter :

La quantité de produit à injecter doit être ajustée en fonction du poids du patient ; aussi, le volume excédentaire doit être éliminé avant injection en orientant la seringue vers le bas (afin de garder la bulle dair dans la seringue).

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM ou PREVENTISTM :

Si ce volume excédentaire nest pas éliminé, le système de sécurité ne pourra pas se déclencher en fin dinjection.

Lorsquil ny a pas de volume excédentaire, ne pas purger la seringue avant injection.

L'apparition d'une goutte à l'extrémité de l'aiguille est possible. Dans ce cas, éliminer la goutte avant injection en tapotant sur le corps de la seringue (aiguille vers le bas).

·Procéder à l'injection :

L'injection doit être réalisée, de préférence sur un patient allongé, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale, tantôt à droite, tantôt à gauche. L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, dans l'épaisseur d'un pli cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur. Le pli doit être maintenu durant toute la durée de l'injection.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité ERISTM

·Le système de sécurité s'active dans la continuité du geste lorsque le piston arrive en butée, protégeant ainsi entièrement l'aiguille souillée, sans procurer de gêne au patient.

Il est nécessaire d'appuyer à fond sur le piston pour déclencher le système de sécurité.

Remarque :Le système de sécurité ne peut être activé que lorsque la seringue est entièrement vide.

Information spécifique pour les seringues dotées du système de sécurité PREVENTISTM

·Retirer la seringue du site dinjection sans lâcher le piston

·Maintenir laiguille à lécart de vous et de toute autre personne. Poussez fermement le piston pour activer le système de sécurité. Un « clic » confirmera lactivation du système de sécurité. Laiguille est alors automatiquement recouverte par le manchon de protection.

Remarque :Le système de sécurité ne peut être activé que lorsque la seringue est entièrement vide.

Information commune à toutes les présentations

·Jeter immédiatement la seringue dans le container prévu à cet effet.

Changement de traitement anticoagulant

·Passage dun traitement par LOVENOX à des anticoagulants appelés antivitamines K (par ex., warfarine)

Votre médecin vous demandera de faire des analyses de sang appelées INR et vous indiquera en conséquence à quel moment arrêter LOVENOX.

·Passage dun traitement par des anticoagulants appelés antivitamines K (par ex., warfarine) à LOVENOX.

Arrêtez de prendre lantivitamine K. Votre médecin vous demandera de faire des analyses de sang appelées INR et vous indiquera en conséquence à quel moment commencer LOVENOX.

·Passage dun traitement par LOVENOX à un traitement par anticoagulant oral direct

Arrêtez de prendre LOVENOX. Commencez à prendre lanticoagulant oral direct dans les 2 heures précédant le moment où vous auriez dû recevoir linjection suivante, puis continuez le traitement normalement.

·Passage dun traitement par anticoagulant oral direct à LOVENOX

Arrêtez de prendre lanticoagulant oral direct. Attendez 12 heures après la dernière dose de lanticoagulant oral direct avant de commencer le traitement par LOVENOX.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

La sécurité demploi et lefficacité de LOVENOX nont pas été évaluées chez les enfants ou les adolescents.

Si vous avez utilisé plus de LOVENOX que vous nauriez dû

Si vous pensez que vous avez utilisé trop ou trop peu de LOVENOX, informez votre médecin, votre infirmier/ière ou votre pharmacien immédiatement, même si vous ne présentez aucun signe. Si un enfant sinjecte ou avale accidentellement LOVENOX, emmenez-le immédiatement au service durgence dun hôpital.

Si vous oubliez dutiliser LOVENOX

Si vous avez oublié de vous administrer une dose, prenez-là dès que vous vous en rendez compte. Ne vous administrez pas une double dose le même jour pour compenser une dose oubliée. La mention sur un agenda ou un carnet vous aidera à ne pas manquer une dose.

Si vous arrêtez dutiliser LOVENOX

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, adressez-vous à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Il est important que vous continuiez à recevoir des injections de LOVENOX jusquà ce que votre médecin décide de les arrêter. Si vous arrêtez le traitement, vous pourriez développer un caillot sanguin qui peut être très dangereux.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme les autres médicaments similaires (médicaments diminuant la coagulation du sang) LOVENOX peut entraîner des saignements susceptibles de mettre la vie en danger. Dans certains cas, les saignements peuvent ne pas être visibles.

Si vous présentez le moindre événement hémorragique qui ne sarrête pas de lui-même ou si vous présentez des signes de saignement excessif (faiblesse exceptionnelle, fatigue, pâleur, étourdissements, maux de tête ou gonflement inexpliqué), consultez immédiatement votre médecin.

Votre médecin peut décider de vous garder sous surveillance étroite ou changer votre traitement.

Arrêtez dutiliser LOVENOX et informez un médecin ou un(e) infirmier/ière immédiatement si vous observez le moindre signe de réaction allergique sévère (comme une difficulté à respirer, un gonflement des lèvres, de la bouche, de la gorge ou des yeux).

Vous devez informer votre médecin immédiatement.

Si vous présentez des signes dobstruction dun vaisseau sanguin par un caillot, tels que :

·Douleur à type de crampe, rougeur, chaleur ou gonflement au niveau dune de vos jambes : ce sont des symptômes de thrombose veineuse profonde.

·Essoufflement, douleur thoracique, perte de connaissance ou toux sanglante : ce sont des symptômes dembolie pulmonaire.

Si vous présentez une éruption cutanée douloureuse de boutons de couleur rouge foncé sous la peau, qui ne disparaissent pas si vous exercez une pression sur eux.

Votre médecin pourra vous demander de faire une analyse de sang pour vérifier votre numération plaquettaire.

Liste des effets indésirables possibles :

Très fréquent (peut affecter plus dune personne sur 10)

·Saignement.

·Augmentation des taux denzymes hépatiques.

Fréquent (peut affecter jusquà 1 personne sur 10)

·Vous avez plus decchymoses que dhabitude. Cela pourrait être dû à un problème sanguin causé par un faible nombre de plaquettes.

·Tâches roses sur la peau. Elles sont plus susceptibles dapparaître autour de la zone où LOVENOX a été injecté.

·Éruption cutanée (urticaire).

·Peau rouge qui démange.

·Ecchymoses ou douleur au site dinjection.

·Diminution du nombre de globules rouges.

·Nombre élevé de plaquettes dans le sang.

·Maux de tête.

Peu fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100)

·Mal de tête important dapparition soudaine. Cela pourrait être un signe de saignement dans le cerveau.

·Sensation de sensibilité et de gonflement au niveau de lestomac. Vous pourriez saigner au niveau de lestomac.

·Larges lésions cutanées de forme irrégulière avec ou sans cloques.

·Irritation cutanée (irritation locale).

·Vous remarquez un jaunissement de la peau ou des yeux et vos urines deviennent plus foncées. Il pourrait sagir dun problème hépatique.

Rare (peut affecter jusquà 1 personne sur 1 000)

·Réaction allergique sévère. Les signes peuvent être notamment : une éruption cutanée, des difficultés pour avaler ou respirer, un gonflement des lèvres, du visage, de la gorge ou de la langue.

·Augmentation du taux de potassium dans votre sang. Il est plus probable que cela se produise chez les personnes ayant des problèmes rénaux ou atteintes de diabète. Votre médecin pourra le vérifier en effectuant une analyse de sang.

·Une augmentation du nombre déosinophiles dans votre sang. Votre médecin pourra le vérifier en effectuant une analyse de sang.

·Chute de cheveux.

·Ostéoporose (une affection rendant vos os plus susceptibles de se briser) après une utilisation au long cours.

·Des picotements, un engourdissement et une faiblesse musculaire (en particulier dans la partie inférieure de votre corps) lorsque vous avez fait lobjet dune ponction lombaire ou dune anesthésie au niveau de la colonne vertébrale.

·Difficulté à contrôler votre vessie ou vos intestins (vous ne pouvez pas vous contrôler lorsque vous allez aux toilettes).

·Nodule induré ou bosse au site dinjection.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur létiquette. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

A conserver dans l'emballage d'origine.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Enoxaparine sodique.

Une seringue préremplie de 1 ml contient 10 000 UI anti-Xa correspondant à 100 mg d'énoxaparine sodique.

·Lautre composant est :

Eau pour préparations injectables.

Quest-ce que LOVENOX 10 000 UI (100 mg)/1 ml solution injectable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable en seringue préremplie de 1 ml. Boîte de 2 ou 10 seringues.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

BOULEVARD INDUSTRIEL,

ZONE INDUSTRIELLE

76580 LE TRAIT

ou

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

180 RUE JEAN JAURES

94702 MAISONS-ALFORT CEDEX

ou

CHINOIN PHARMACEUTICAL AND CHEMICAL WORKS PRIVATE CO. LTD

CSANYIKVOLGY SITE

MISKOLC, CSANYIKVOLGY H 3510

HONGRIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats Membres de lEspace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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