LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA 500 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 01/06/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA 500 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Lévétiracétam......... 500,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé.

Comprimé de couleur jaune, de forme oblongue, sécable sur une face avec « 500 » gravé sur lautre face.

La barre de cassure permet seulement de faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA est indiqué en monothérapie dans le traitement des crises partielles avec ou sans généralisation secondaire chez ladulte et ladolescent à partir de 16 ans présentant une épilepsie nouvellement diagnostiquée.

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA est indiqué en association :

·dans le traitement des crises partielles avec ou sans généralisation secondaire chez ladulte, ladolescent, lenfant et le nourrisson à partir de 1 mois présentant une épilepsie;

·dans le traitement des crises myocloniques de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie myoclonique juvénile;

·dans le traitement des crises généralisées tonico-cloniques primaires de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie généralisée idiopathique.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

En monothérapie pour adulte et adolescent à partir de 16 ans

La dose initiale recommandée est de 250 mg 2 fois par jour, elle doit être augmentée après 2 semaines à la dose thérapeutique de 500 mg 2 fois par jour. La dose peut être augmentée à nouveau de 250 mg 2 fois par jour toutes les 2 semaines en fonction de la réponse clinique. La dose maximale est de 1500 mg 2 fois par jour.

Traitement en association pour adulte (≥ 18 ans) et adolescent (12 à 17 ans) pesant 50 kg ou plus

La dose thérapeutique initiale est de 500 mg 2 fois par jour. Cette dose peut être débutée dès le premier jour de traitement.

En fonction de la réponse clinique et de la tolérance, la dose quotidienne peut être augmentée jusquà 1500 mg 2 fois par jour. Les augmentations et diminutions posologiques peuvent se faire par paliers de 500 mg 2 fois par jour toutes les 2 à 4 semaines.

Arrêt du traitement

Si le traitement par lévétiracétam doit être interrompu, il est recommandé de larrêter progressivement (par exemple, chez les adultes et les adolescents pesant plus de 50 kg : diminution de 500 mg deux fois par jour toutes les deux à quatre semaines ; chez les nourrissons de plus de six mois, les enfants et les adolescents pesant moins de 50 kg : la diminution de dose ne doit pas dépasser 10 mg/kg deux fois par jour toutes les deux semaines ; chez le nourrisson (moins de 6 mois) : la diminution de dose ne doit pas dépasser 7 mg/kg deux fois par jour toutes les deux semaines).

Populations particulières

Sujet âgé (65 ans et plus)

Un ajustement de la dose est recommandé chez les sujets âgés présentant une altération de la fonction rénale (voir "Insuffisance rénale" ci-après).

Insuffisance rénale

La dose quotidienne doit être adaptée d'après la fonction rénale.

Pour ladulte, utiliser le tableau ci-dessous et ajuster la posologie comme indiqué. Il est nécessaire de calculer la clairance de la créatinine (CLcr) du patient en ml/min. La CLcr en ml/min peut être estimée à partir de la valeur de la créatinine sérique (en mg/dl), chez ladulte et ladolescent de plus de 50 kg selon la formule suivante :

CLcr (ml/min) =

[140-âge (années)] x poids (kg)

------------------------------------------- (x 0.85 pour les femmes)

72 x créatinine sérique (mg/dl)

Ensuite, la clairance de la créatinine est ajustée à la surface corporelle comme suit :

CLcr (ml/min/1,73 m2) =

CLcr (ml/min)

------------------------------- x 1,73

Surface corporelle (m2)

Adaptation posologique chez ladulte et ladolescent pesant plus de 50 kg ayant une insuffisance rénale :

Groupe

Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m2)

Posologie et fréquence dadministration

Fonction rénale normale

> 80

500 à 1 500 mg 2 fois par jour

Insuffisance rénale légère

50-79

500 à 1 000 mg 2 fois par jour

Insuffisance rénale modérée

30-49

250 à 750 mg 2 fois par jour

Insuffisance rénale sévère

< 30

250 à 500 mg 2 fois par jour

Insuffisance rénale terminale sous dialyse(1)

--

500 à 1 000 mg une fois par jour(2)

(1) Une dose de charge de 750 mg est recommandée le premier jour du traitement par lévétiracétam.

(2) Après une séance de dialyse, une dose supplémentaire de 250 à 500 mg est recommandée.

Chez lenfant insuffisant rénal, la dose de lévétiracétam doit être ajustée selon la fonction rénale car la clairance du lévétiracétam est dépendante de celle-ci. Cette recommandation se base sur une étude chez ladulte insuffisant rénal.

La CLcr en ml/min/1,73 m² peut être estimée à partir de la détermination de la créatinine sérique (mg/dl), chez le jeune adolescent, lenfant et le nourrisson, en utilisant la formule suivante (formule de Schwartz) :

CLcr (ml/min/1,73 m²) =

Taille (cm) x ks

------------------------------------

Créatinine sérique (mg/dl)

ks = 0,45 chez le nourrisson né à terme et jusquà 1 an ; ks = 0,55 chez lenfant de moins de 13 ans et chez ladolescente ; ks = 0,7 chez ladolescent

Adaptation posologique chez le nourrisson, lenfant et ladolescent pesant moins de 50 kg atteint dinsuffisance rénale :

Groupe

Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m²)

Dose et fréquence(1)

Nourrissons de 1 à moins de 6 mois

Nourrissons de 6 à 23 mois, enfants et adolescents pesant moins de 50 kg

Fonction rénale normale

> 80

7 à 21 mg/kg (0,07 à 0,21 ml/kg) 2 fois par jour

10 à 30 mg/kg (0,10 à 0,30 ml/kg) 2 fois par jour

Insuffisance rénale légère

50-79

7 à 14 mg/kg (0,07 à 0,14 ml/kg) 2 fois par jour

10 à 20 mg/kg (0,10 à 0,20 ml/kg) 2 fois par jour

Insuffisance rénale modérée

30-49

3,5 à 10,5 mg/kg (0,035 à 0,105 ml/kg) 2 fois par jour

5 à 15 mg/kg (0,05 à 0,15 ml/kg) 2 fois par jour

Insuffisance rénale sévère

< 30

3,5 à 7 mg/kg (0,035 à 0,07 ml/kg) 2 fois par jour

5 à 10 mg/kg (0,05 à 0,10 ml/kg) 2 fois par jour

Patients atteints dinsuffisance rénale au stade terminal sous dialyse

--

7 à 14 mg/kg (0,07 à 0,14 ml/kg) une fois par jour(2), (4)

10 à 20 mg/kg (0,10 à 0,20 ml/kg) une fois par jour(3), (5)

(1) Lévétiracétam, solution buvable doit être utilisée pour les doses inférieures à 250 mg, pour des doses non multiples de 250 mg, quand la dose recommandée ne peut être atteinte en prenant plusieurs comprimés ainsi que pour les patients ne pouvant pas avaler de comprimé.

(2) Une dose de charge de 10,5 mg/kg (0,105 ml/kg) est recommandée le premier jour de traitement par lévétiracétam.

(3) Une dose de charge de 15 mg/kg (0,15 ml/kg) est recommandée le premier jour de traitement par lévétiracétam.

(4) Après dialyse, une dose supplémentaire de 3,5 à 7 mg/kg (0,035 à 0,07 ml/kg) est recommandée.

(5) Après dialyse, une dose supplémentaire de 5 à 10 mg/kg (0,05 à 0,10 ml/kg) est recommandée.

Insuffisance hépatique

Aucun ajustement de la dose nest nécessaire chez le patient atteint d'insuffisance hépatique légère à modérée. Chez le patient atteint d'insuffisance hépatique sévère, la clairance de la créatinine peut sous-estimer linsuffisance rénale. Par conséquent, une réduction de 50 % de la dose quotidienne dentretien est recommandée en cas de clairance de la créatinine < 60 ml/min/1,73 m2.

Population pédiatrique

Le médecin doit prescrire la forme pharmaceutique, la présentation et le dosage les plus adaptés en fonction de lâge, du poids et de la dose.

La forme comprimé nest pas adaptée à lutilisation chez le nourrisson ou lenfant de moins de six ans. Lévétiracétam, solution buvable est la forme pharmaceutique adaptée à lutilisation dans cette population. De plus, les dosages disponibles en comprimé ne sont pas appropriés au traitement initial des enfants pesant moins de 25 kg, aux patients ne pouvant pas avaler de comprimé ou à ladministration de doses inférieures à 250 mg. Dans tous ces cas, lévétiracétam, solution buvable doit être utilisée.

En monothérapie

La sécurité et lefficacité de LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA chez lenfant et ladolescent de moins de 16 ans nont pas été établies en monothérapie.

Pas de donnée disponible.

Traitement en association chez le nourrisson de 6 à 23 mois, lenfant (2 à 11 ans) et ladolescent (12 à 17 ans) pesant moins de 50 kg

Lévétiracétam, solution buvable est la forme à utiliser de préférence chez les nourrissons et les enfants de moins de 6 ans.

Pour les enfants de 6 ans et plus, Lévétiracétam, solution buvable doit être utilisée pour des doses de moins de 250 mg, quand la dose recommandée en prenant plusieurs comprimés nest pas multiple de 250 mg et pour les patients incapables d'avaler des comprimés.

La dose minimale efficace doit être utilisée. La dose initiale pour un enfant ou un adolescent de 25 kg doit être de 250 mg deux fois par jour avec une dose maximale de 750 mg deux fois par jour.

La posologie chez lenfant de 50 kg ou plus est la même que chez ladulte.

Traitement en association chez le nourrisson âgé de 1 mois à moins de 6 mois

La solution buvable est la forme à utiliser chez le nourrisson.

Mode dadministration

Les comprimés pelliculés doivent être avalés avec une quantité suffisante de liquide et peuvent être pris au cours ou en dehors des repas. La posologie quotidienne sera administrée en deux prises égales.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Hypersensibilité au principe actif ou aux autres dérivés de la pyrrolidone, ou à lun des excipients listés en rubrique 6.1.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Insuffisance rénale

Ladministration de lévétiracétam à linsuffisant rénal peut nécessiter une adaptation de la dose. Chez le patient atteint dinsuffisance hépatique sévère, lévaluation de la fonction rénale est recommandée avant de déterminer la dose à administrer (voir rubrique 4.2.).

Insuffisance rénale aiguë

L'utilisation du lévétiracétam a été très rarement associée à une insuffisance rénale aiguë, avec un temps d'apparition allant de quelques jours à plusieurs mois.

Numération de la formule sanguine

De rares cas daltération de la numération de la formule sanguine (neutropénie, agranulocytose, leucopénie, thrombocytopénie et pancytopénie) ont été décrits en association avec l'administration de lévétiracétam, généralement en début du traitement. Une numération de la formule sanguine complète est conseillée chez les patients souffrant de faiblesse importante, de fièvre, dinfections récurrentes ou de troubles de la coagulation (voir rubrique 4.8).

Suicide

Des cas de suicide, tentative de suicide, idées et comportement suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques (y compris le lévétiracétam). Une méta-analyse des essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des médicaments antiépileptiques a montré une légère augmentation du risque de pensées et comportements suicidaires. Le mécanisme de ce risque n'est pas connu.

Par conséquent, les patients présentant des signes de dépression et/ou des idées et comportements suicidaires devront être surveillés et un traitement approprié devra être envisagé. Il devra être recommandé aux patients (et à leur personnel soignant) de demander un avis médical si des signes de dépression et/ou des idées et comportements suicidaires surviennent.

Population pédiatrique

La forme comprimé nest pas adaptée aux nourrissons et aux enfants de moins de 6 ans.

Les données disponibles chez lenfant ne suggèrent pas deffet sur la croissance et la puberté. Toutefois, des effets à long terme chez lenfant sur lapprentissage, le développement intellectuel, la croissance, les fonctions endocrines, la puberté et la capacité à avoir des enfants demeurent inconnus.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Médicaments antiépileptiques

Les études cliniques menées chez ladulte montrent que le lévétiracétam ne modifie pas les concentrations plasmatiques des autres médicaments antiépileptiques (phénytoïne, carbamazépine, acide valproïque, phénobarbital, lamotrigine, gabapentine et primidone) et que ceux-ci nont pas dinfluence sur la pharmacocinétique du lévétiracétam.

Comme chez ladulte, il na pas été mis en évidence dinteraction médicamenteuse cliniquement significative chez des enfants recevant jusquà 60 mg/kg/jour de lévétiracétam. Une évaluation rétrospective des interactions pharmacocinétiques chez des enfants et adolescents épileptiques (de 4 à 17 ans) a confirmé que le traitement en association par le lévétiracétam administré par voie orale ninfluence pas les concentrations sériques à létat déquilibre de la carbamazépine et du valproate administrés de façon concomitante. Toutefois, des données suggèrent une augmentation de la clairance du lévétiracétam de 20% chez les enfants prenant des médicaments antiépileptiques inducteurs enzymatiques. Aucun ajustement posologique nest nécessaire.

Probénécide

Le probénécide (500 mg quatre fois par jour), inhibiteur de la sécrétion tubulaire rénale, sest avéré inhiber la clairance rénale du métabolite principal mais pas celle du lévétiracétam. Néanmoins, la concentration de ce métabolite reste faible.

Méthotrexate

Il a été rapporté que l'administration concomitante de lévétiracétam et de méthotrexate diminuait la clairance du méthotrexate, entraînant une augmentation/prolongation de la concentration sanguine en méthotrexate jusquà des niveaux potentiellement toxiques. Les taux plasmatiques de méthotrexate et lévétiracétam doivent être surveillés attentivement chez les patients traités de façon concomitante par les deux médicaments.

Contraceptifs oraux et autres interactions pharmacocinétiques

Le lévétiracétam à la dose de 1 000 mg par jour na pas modifié la pharmacocinétique des contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel) ; les paramètres endocriniens (hormone lutéinisante et progestérone) nont pas été modifiés. Le lévétiracétam à la dose de 2 000 mg par jour na pas modifié la pharmacocinétique de la digoxine et de la warfarine ; les temps de prothrombine nont pas été modifiés. Ladministration concomitante avec la digoxine, les contraceptifs oraux et la warfarine na pas modifié la pharmacocinétique du lévétiracétam.

Laxatifs

Des cas isolés de diminution de lefficacité du lévétiracétam ont été rapportés lorsque le laxatif osmotique macrogol a été administré de façon concomitante à la prise orale de lévétiracétam. Cest pourquoi le macrogol ne doit pas être pris par voie orale pendant 1 heure avant et 1 heure après la prise de lévétiracétam

Nourriture et alcool

Limportance de labsorption du lévétiracétam na pas été modifiée par la consommation d'aliments, mais le taux dabsorption a été légèrement réduit.

Aucune donnée nest disponible quant à linteraction du lévétiracétam et de lalcool.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les données post-commercialisation de différents registres grossesses prospectifs ont documenté le déroulement et lissue de grossesse de plus de 1 000 femmes exposées au lévétiracétam en monothérapie durant le premier trimestre de grossesse. Dans lensemble, ces données nont pas suggéré daugmentation substantielle du risque de malformation congénitale majeure, bien quun risque tératogène ne puisse être complétement exclu. Les thérapies comprenant plusieurs antiépileptiques sont associées à un risque plus élevé de malformations congénitales que les monothérapies, cest pourquoi une monothérapie doit être envisagée. Les études chez lanimal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Sauf en cas de nécessité clinique, LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA nest pas recommandé pendant la grossesse ni chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception.

Des changements physiologiques pendant la grossesse peuvent affecter la concentration en lévétiracétam. Une diminution des concentrations plasmatiques en lévétiracétam a été observée pendant la grossesse. Cette diminution est plus prononcée pendant le troisième trimestre (jusquà 60 % de la concentration de base avant grossesse). Une prise en charge clinique appropriée des femmes enceintes traitées par le lévétiracétam devra être assurée. Larrêt des traitements anticomitiaux peut entraîner une aggravation de la maladie, qui peut être préjudiciable à la mère et au ftus.

Allaitement

Le lévétiracétam est excrété dans le lait maternel. Par conséquent, lallaitement nest pas recommandé. Toutefois, si un traitement par le lévétiracétam est nécessaire pendant lallaitement, le rapport bénéfice/risque du traitement devra être évalué en considérant limportance de lallaitement.

Fertilité

Aucun impact sur la fertilité na été détecté lors des études sur lanimal (voir rubrique 5.3). Aucune donnée clinique nest disponible, le risque potentiel pour lhomme est inconnu.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Le lévétiracétam a une influence mineure ou modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

En raison de la possibilité de différences individuelles en matière de sensibilité, certains patients sont susceptibles de présenter, particulièrement en début de traitement ou après une augmentation de la dose, une somnolence ou dautres symptômes impliquant le système nerveux central. Il est donc recommandé à ces patients d'être prudents lors de lexécution de tâches délicates telles que la conduite dun véhicule ou l'utilisation de machines. Il est conseillé aux patients de ne pas conduire ou de ne pas utiliser de machines tant quil na pas été établi que leurs capacités pour de telles activités ne sont pas affectées.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été : rhinopharyngite, somnolence, céphalée, fatigue et sensation vertigineuse. Le profil de tolérance présenté ci-dessous est basé sur lanalyse de lensemble des essais cliniques contrôlés versus placebo réalisés dans toutes les indications, soit un total de 3416 patients traités par lévétiracétam. Ces données sont complétées par celles de lutilisation du lévétiracétam dans les études correspondantes de suivi en ouvert, ainsi que par celles issues de la surveillance après commercialisation. Le profil de tolérance du lévétiracétam est généralement similaire au sein des différentes classes dâge (adultes et patients pédiatriques) et pour toutes les indications approuvées dans lépilepsie.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés au cours des études cliniques (adulte, adolescent, enfant et nourrisson de plus de 1 mois) et depuis la commercialisation sont présentés par classe-organe et par fréquence, dans le tableau ci-dessous. Les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité et leur fréquence est définie de la façon suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).

MedDRA SOC

Catégories de fréquence

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Infections et infestations

Rhinopharyngite

Infection

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombocytopénie, leucopénie

Pancytopénie, neutropénie, agranulocytose

Affections du système immunitaire

Syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), hypersensibilité (y compris angio dème et anaphylaxie)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie

Perte de poids, prise de poids

Hyponatrémie

Affections psychiatriques

Dépression, hostilité/agressivité, anxiété, insomnie, nervosité/irritabilité

Tentative de suicide, idée suicidaire, trouble psychotique, trouble du comportement, hallucination, colère, état confusionnel, attaque de panique, labilité émotionnelle/sautes dhumeur, agitation

Suicide, trouble de la personnalité, trouble de la pensée

Affections du système nerveux

Somnolence, céphalée

Convulsion, trouble de léquilibre, sensation vertigineuse, léthargie, tremblement

Amnésie, trouble de la mémoire, trouble de la coordination/ ataxie, paresthésie, trouble de lattention

Choréoathétose, dyskinésie, hyperkinésie

Affections oculaires

Diplopie, vision trouble

Affections de loreille et du labyrinthe

Vertige

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux

Affections gastro-intestinales

Douleur abdominale, diarrhée, dyspepsie, vomissement, nausée

Pancréatite

Affections hépatobiliaires

Anomalies des tests de la fonction hépatique

Insuffisance hépatique, hépatite

Affections du rein et des voies urinaires

Insuffisance rénale aigüe

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Eruption cutanée

Alopécie, eczéma, prurit

Nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Faiblesse musculaire, myalgie

Rhabdomyolyse et élévation du taux de créatine phosphokinase (CPK)*

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Asthénie/fatigue

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Blessure

* La prévalence est significativement plus élevée chez les patients japonais par rapport aux patients non japonais.

De rares cas d'encéphalopathie ont été observés après l'administration de lévétiracétam. Ces effets indésirables sont généralement survenus en début du traitement (quelques jours à quelques mois) et ont disparu après l'arrêt du traitement.

Description deffets indésirables sélectionnés

Le risque danorexie est plus important lorsque le lévétiracétam est co-administré avec du topiramate.

Dans plusieurs cas dalopécie, une régression a été observée à larrêt du lévétiracétam.

Une aplasie médullaire a été identifiée dans quelques cas de pancytopénie.

Population pédiatrique

Chez les patients âgés de 1 mois à moins de 4 ans, un total de 190 patients a été traité par le lévétiracétam au cours détudes contrôlées versus placebo et détudes de suivi en ouvert. Soixante de ces patients ont été traités par le lévétiracétam au cours détudes contrôlées versus placebo. Chez les patients âgés de 4 à 16 ans, un total de 645 patients a été traité par le lévétiracétam au cours détudes contrôlées versus placebo et détudes de suivi en ouvert. 233 de ces patients ont été traités par le lévétiracétam au cours des études contrôlées versus placebo. Les données au sein de ces deux tranches dâges pédiatriques sont complétées par la surveillance de lutilisation du lévétiracétam après commercialisation.

De plus, 101 nourrissons de moins de 12 mois ont été exposés dans une étude de sécurité post‑autorisation. Aucun nouveau signal de sécurité na été identifié pour les nourrissons épileptiques âgés de moins de 12 mois traités par lévétiracétam.

Le profil de tolérance du lévétiracétam est généralement similaire au sein des différentes tranches dâge et dans toutes les indications approuvées dans lépilepsie. Les résultats de tolérance des patients pédiatriques suivis dans les études cliniques contrôlées versus placebo sont comparables au profil de tolérance du lévétiracétam chez les adultes, à lexception des effets indésirables comportementaux et psychiatriques qui sont plus fréquents chez les enfants que chez les adultes. Chez les enfants et les adolescents âgés de 4 à 16 ans, les vomissements (très fréquent, 11,2 %), lagitation (fréquent, 3,4 %), les sautes dhumeur (fréquent, 2,1 %), la labilité émotionnelle (fréquent, 1,7 %), lagressivité (fréquent, 8,2 %), le comportement anormal (fréquent, 5,6 %) et la léthargie (fréquent, 3,9 %) ont été rapportés plus fréquemment que dans les autres classes dâge ou que dans le profil de tolérance général. Chez les nourrissons et les enfants âgés de 1 mois à moins de 4 ans, lirritabilité (très fréquent, 11,7 %) et les troubles de la coordination (fréquent, 3,3 %) ont été rapportés plus fréquemment que dans les autres classes dâge ou que dans le profil de tolérance général.

Une étude de tolérance dans la population pédiatrique, étude de non infériorité, en double aveugle, contrôlée versus placebo, a permis dévaluer les effets cognitifs et neuropsychologiques du lévétiracétam chez les enfants de 4 à 16 ans ayant des crises partielles. Il a été conclu que LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA nétait pas différent (non inférieur) du placebo pour la modification du score Leiter-R Attention and Memory, Memory Screen Composite dans la population per protocole par rapport au score à linclusion. Les résultats concernant les fonctions comportementale et émotionnelle ont indiqué une aggravation du comportement agressif chez les patients traités par lévétiracétam, selon une mesure standardisée et systématique utilisant un instrument validé, la Child Behavior Check List dAchenbach (CBCL). Cependant, les sujets traités par lévétiracétam dans létude de suivi à long terme en ouvert nont pas présenté, en moyenne, daltération des fonctions comportementale et émotionnelle, en particulier, les mesures du comportement agressif nont pas montré daggravation par rapport aux valeurs à linclusion.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

Somnolence, agitation, agressivité, diminution du niveau de conscience, dépression respiratoire et coma ont été observés lors de surdosage avec lévétiracétam.

Conduite à tenir en cas de surdosage

Après un surdosage important, des vomissements peuvent être provoqués ou un lavage gastrique réalisé. Il nexiste aucun antidote spécifique du lévétiracétam. Le traitement du surdosage sera symptomatique et pourra comporter une hémodialyse. Le taux délimination par dialyse est de 60 % pour le lévétiracétam et de 74% pour le métabolite principal.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : antiépileptique, autres antiépileptiques, code ATC : N03AX14

Le principe actif, le lévétiracétam, est un dérivé de la pyrrolidone (le S-énantiomère de lacétamide α-éthyl-2-oxo-1-pyrrolidine), chimiquement non apparenté aux substances actives anticomitiales existantes.

Mécanisme daction

Le mécanisme daction du lévétiracétam nest pas complètement élucidé.

Des essais in vitro et in vivo suggèrent que le lévétiracétam ne modifie pas les caractéristiques cellulaires de base ni la neurotransmission normale.

Des études in vitro montrent que le lévétiracétam agit sur les concentrations calciques intra-neuronales en inhibant partiellement les canaux calciques de type-N et en réduisant la libération du calcium des réserves intra-neuronales. De plus, le lévétiracétam inverse partiellement leffet inhibiteur du zinc et des béta-carbolines sur les canaux GABAergiques et GLYCINergiques.

Par ailleurs, des études in vitro ont montré que le lévétiracétam se lie à un site spécifique du tissu cérébral des rongeurs. Ce site de liaison est la protéine 2A de la vésicule synaptique qui semble être impliquée dans la fusion vésiculaire et lexcrétion cellulaire des neurotransmetteurs.

Le lévétiracétam et ses analogues montrent un degré daffinité pour la protéine 2A de la vésicule synaptique en corrélation avec la puissance de protection contre les crises dans le modèle dépilepsie des souris audiogènes.

Cette découverte suggère que linteraction entre le lévétiracétam et la protéine 2A de la vésicule synaptique semble contribuer au mécanisme daction antiépileptique du médicament.

Effets pharmacodynamiques

Le lévétiracétam induit une protection contre les crises sur un grand nombre de modèles animaux de convulsions de type partielles et primaires généralisées sans avoir un effet proconvulsivant. Le métabolite principal est inactif.

Chez lhomme, une activité dans les épilepsies partielles et généralisées (décharge épileptiforme/réponse photoparoxystique), a confirmé le large spectre du profil pharmacologique du lévétiracétam.

Efficacité et sécurité clinique

En association dans le traitement des crises partielles avec ou sans généralisation secondaire de ladulte, ladolescent, lenfant et le nourrisson de plus de 1 mois épileptique

Chez ladulte, lefficacité du lévétiracétam a été démontrée dans trois études en double aveugle contrôlées versus placebo aux doses de 1 000 mg, 2 000 mg ou 3 000 mg par jour, réparties en deux prises sur une durée de traitement allant jusquà 18 semaines. Dans une analyse poolée, le pourcentage de patients atteignant une réduction de 50 % ou plus de la fréquence des crises partielles par semaine par rapport à la valeur de base à dose stable (12/14 semaines) était de 27,7 %, 31,6 % et 41,3 % pour les patients traités respectivement par 1 000, 2 000 ou 3 000 mg de lévétiracétam et de 12,6 % pour les patients sous placebo.

Population pédiatrique

Chez les enfants (de 4 à 16 ans), lefficacité du lévétiracétam a été établie lors dune étude en double aveugle contrôlée versus placebo incluant 198 patients sur 14 semaines de traitement. Dans cette étude, les patients recevaient du lévétiracétam à dose fixe soit 60 mg/kg/jour (répartis en 2 prises).

44,6 % des patients traités par lévétiracétam et 19,6 % des patients sous placebo ont présenté une réduction de 50 % ou plus par rapport à la valeur de base de la fréquence des crises partielles par semaine. Avec un traitement maintenu à long terme, 11,4 % des patients étaient libres de crise depuis au moins 6 mois et 7,2 % des patients depuis au moins un an.

Chez les jeunes enfants (de 1 mois à moins de 4 ans), lefficacité du lévétiracétam a été établie au cours d'une étude en double aveugle, contrôlée contre placebo, incluant 116 patients avec une durée de traitement de 5 jours. Au cours de cette étude, les patients ont reçu une dose quotidienne de 20 mg/kg, 25 mg/kg, 40 mg/kg ou 50 mg/kg de solution buvable, en suivant le plan de titration indiqué pour leur âge. Dans cette étude, une dose de 20 mg/kg/jour allant jusquà 40 mg/kg/jour a été utilisée pour les nourrissons dun mois à moins de six mois et une dose de 25 mg/kg/jour allant jusquà 50 mg/kg/jour a été utilisée pour les nourrissons et les enfants de 6 mois à moins de 4 ans. La dose quotidienne totale a été administrée en deux prises par jour.

Le critère principal defficacité a été le taux de patients répondeurs (pourcentage de patients présentant une réduction de la fréquence quotidienne moyenne des crises partielles supérieure ou égale à 50 %, par rapport à la période de référence) évalué par une lecture centralisée en aveugle sur une vidéo-EEG de 48 heures. Lanalyse de lefficacité a porté sur 109 patients ayant eu au moins une vidéo-EEG de 24 heures pendant la période de référence et pendant la période dévaluation. 43,6 % des patients traités par le lévétiracétam et 19,6 % des patients sous placebo ont été considérés comme répondeurs.

Les résultats sont concordants dans tous les groupes dâge. Lors de la poursuite du traitement à long terme, 8,6 % des patients étaient libres de crise pendant au moins 6 mois et 7,8 % pendant au moins 1 an. 35 nourrissons âgés de moins de 1 an présentant des crises partielles ont été exposés dans les études cliniques contrôlées versus placebo, dont seulement 13 étaient âgés de moins de 6 mois.

Monothérapie dans le traitement des crises partielles avec ou sans généralisation secondaire chez les patients à partir de 16 ans présentant une épilepsie nouvellement diagnostiquée

Lefficacité du lévétiracétam en monothérapie a été établie au cours dun essai comparatif de non infériorité en double aveugle, groupes parallèles, versus carbamazépine à libération prolongée (LP) chez 576 patients de 16 ans et plus présentant une épilepsie nouvellement ou récemment diagnostiquée. Les patients devaient avoir des crises partielles non provoquées ou seulement des crises généralisées tonico-cloniques. Les patients étaient randomisés pour recevoir carbamazépine LP 400- 1 200 mg/jour ou lévétiracétam 1 000-3 000 mg/jour. La durée du traitement pouvait aller jusquà 121 semaines en fonction de la réponse thérapeutique.

73,0 % des patients sous lévétiracétam et 72,8% des patients traités par carbamazépine LP ont été libres de crise pendant 6 mois ; la différence absolue ajustée entre les traitements était de 0,2 % (IC 95% : -7,8 8,2). Plus de la moitié des sujets sont restés libres de crise pendant 12 mois (56,6 % et 58,5 % des patients sous lévétiracétam et sous carbamazépine LP respectivement).

Dans une étude correspondant à la pratique clinique, chez un nombre limité de patients répondeurs au lévétiracétam utilisé en association (36 patients adultes sur 69), les antiépileptiques associés ont pu être arrêtés.

En association dans le traitement des crises myocloniques de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie myoclonique juvénile.

Lefficacité du lévétiracétam a été établie lors dune étude en double aveugle contrôlée versus placebo sur 16 semaines chez des patients de 12 ans et plus souffrant dépilepsie généralisée idiopathique et présentant des crises myocloniques dans différents syndromes épileptiques. La majorité des patients avaient une épilepsie myoclonique juvénile.

Dans cette étude, le lévétiracétam était administré à la posologie de 3 000 mg/jour répartis en deux prises. 58,3 % des patients traités par lévétiracétam et 23,3 % des patients sous placebo ont présenté au moins une réduction de 50 % du nombre de jours avec crises myocloniques par semaine. Avec un traitement maintenu à long terme, 28,6 % des patients étaient libres de crises myocloniques pendant au moins 6 mois et 21,0% étaient libres de crises myocloniques pendant au moins un an.

En association dans le traitement des crises généralisées tonico-cloniques primaires de ladulte et de ladolescent à partir de 12 ans présentant une épilepsie généralisée idiopathique.

Lefficacité du lévétiracétam a été démontrée dans une étude en double aveugle contrôlée versus placebo sur 24 semaines incluant des adultes, des adolescents et un nombre limité denfants souffrant dépilepsie généralisée idiopathique avec crises généralisées tonico-cloniques primaires (GTCP) dans différents syndromes épileptiques (épilepsie myoclonique juvénile, épilepsie- absences de ladolescent, épilepsies-absences de lenfant, épilepsie avec crises Grand-mal du réveil).

Dans cette étude, la dose de lévétiracétam était de 3 000 mg par jour pour ladulte et ladolescent et de 60 mg/kg/jour chez lenfant répartis en 2 prises.

72,2% des patients traités par le lévétiracétam et 45,2 % des patients sous placebo avaient une diminution de la fréquence des crises GTCP de 50 % ou plus par semaine. Avec un traitement maintenu à long terme, 47,4 % des patients étaient libres de crises tonico-cloniques pendant au moins 6 mois et 31,5 % pendant au moins un an.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Le lévétiracétam est une substance très soluble et perméable. Le profil pharmacocinétique est linéaire, avec une faible variabilité intra- et inter-individuelle. Il ny a pas de modification de la clairance après une administration répétée. Il nexiste aucune preuve de variabilité significative liée au sexe, à l'origine ethnique, ou au cycle nycthéméral. Le profil pharmacocinétique est comparable chez le volontaire sain et le patient épileptique.

Du fait de l'absorption complète et linéaire du lévétiracétam, les taux plasmatiques du produit peuvent être prédits à partir de la dose orale exprimée en mg/kg de poids corporel. Il nest donc pas nécessaire de surveiller les taux plasmatiques du lévétiracétam.

Une corrélation significative entre les concentrations salivaire et plasmatique a été montrée chez ladulte et lenfant (rapport des concentrations salivaire/plasmatique de 1 à 1,7 pour la forme comprimé et 4 heures après ladministration pour la solution buvable).

Adultes et adolescents

Absorption

Le lévétiracétam est rapidement absorbé après administration orale. La biodisponibilité orale absolue est proche de 100 %.

Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) sont atteintes 1,3 heure après la prise. Létat déquilibre est obtenu après 2 jours dun schéma dadministration biquotidienne.

Les concentrations maximales (Cmax) sont généralement égales à 31 et 43 μg/ml après respectivement une dose unique de 1 000 mg et une dose répétée de 1 000 mg 2 fois par jour.

Lampleur de labsorption est indépendante de la dose et nest pas modifiée par les aliments.

Distribution

Aucune donnée concernant la distribution tissulaire n'est disponible chez l'homme.

Ni le lévétiracétam ni son métabolite principal, ne se lient de façon significative aux protéines plasmatiques (< 10 %).

Le volume de distribution du lévétiracétam est denviron 0,5 à 0,7 l/kg, une valeur proche de celui de leau échangeable.

Biotransformation

Le lévétiracétam nest pas métabolisé de façon importante chez lhomme. La voie métabolique principale (24 % de la dose) consiste en une hydrolyse enzymatique du groupe acétamide. La production du métabolite principal, ucb L057, est indépendante des isoformes du cytochrome P450 hépatique. Lhydrolyse du groupe acétamide a pu être mesurée au niveau dun grand nombre de tissus, y compris les cellules sanguines. Le métabolite ucb L057 est pharmacologiquement inactif.

Deux métabolites mineurs ont également été identifiés. Lun obtenu par hydroxylation du cycle pyrrolidone (1,6 % de la dose), et lautre par louverture du cycle pyrrolidone (0,9 % de la dose). Les autres composés, non identifiés, nont représenté que 0,6 % de la dose.

In vivo, aucune interconversion énantiomérique na été mise en évidence pour le lévétiracétam ou pour son métabolite principal.

In vitro, le lévétiracétam et son métabolite principal nont pas montré dinhibition des activités des isoformes du cytochrome P450 hépatique (CYP3A4, 2A6, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 1A2) de lenzyme glucuronyl transférase (UGT1A1 et UGT1A6) et de lhydroxylase époxyde. En outre, in vitro le lévétiracétam naffecte pas la glucuronidation de lacide valproïque.

Sur les hépatocytes humains en culture, le lévétiracétam a peu ou pas deffet sur le CYP1A2, SULTIE1 ou UGTIA1. Le lévétiracétam a causé une légère induction du CYP 2B6 et du CYP 3 A4.

Les données in vitro et les données dinteraction in vivo sur les contraceptifs oraux, la digoxine et la warfarine montrent quaucune induction enzymatique significative nest attendue in vivo. En conséquence, une éventuelle interaction du lévétiracétam avec dautres molécules ou vice versa est peu probable.

Elimination

La demi-vie plasmatique chez ladulte est de 7±1 heures et ne varie pas avec la dose, la voie dadministration ou la répétition des doses. La clairance corporelle totale moyenne est de 0,96 ml/min/kg.

La principale voie délimination est urinaire, représentant environ 95 % de la dose (avec environ 93 % de la dose éliminée en 48 heures). Lélimination par voie fécale ne représente que 0,3 % de la dose.

Lélimination urinaire cumulative du lévétiracétam et de son métabolite principal représente respectivement 66 % et 24 % de la dose au cours des 48 premières heures.

La clairance rénale du lévétiracétam et de lucb L057 est respectivement de 0,6 et 4,2 ml/min/kg, ce qui indique que le lévétiracétam est éliminé par filtration glomérulaire suivie dune réabsorption tubulaire, et que le métabolite principal est également éliminé par sécrétion tubulaire active en sus dune filtration glomérulaire. Lélimination du lévétiracétam est corrélée à la clairance de la créatinine.

Sujet âgé

Chez le sujet âgé, la demi-vie est augmentée denviron 40 % (10 à 11 heures), ce qui s'explique par la diminution de la fonction rénale dans cette population (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale

La clairance corporelle apparente du lévétiracétam et de son métabolite principal est corrélée à la clairance de la créatinine. Il est donc recommandé dajuster la dose quotidienne dentretien de lévétiracétam en fonction de la clairance de la créatinine chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée à sévère (voir rubrique 4.2).

Chez les sujets anuriques adultes ayant une insuffisance rénale au stade terminal, la demi-vie a été denviron 25 heures entre les séances de dialyse et de 3,1 heures lors des séances de dialyse.

Lélimination fractionnelle du lévétiracétam a été de 51 % au cours dune séance classique de dialyse de 4 heures.

Insuffisance hépatique

Chez le sujet atteint d'insuffisance hépatique légère à modérée, il ny a eu aucune modification significative de la clairance du lévétiracétam. Chez la plupart des sujets atteints d'insuffisance hépatique sévère, la clairance du lévétiracétam a été réduite de plus de 50 % en raison dune insuffisance rénale associée (voir rubrique 4.2).

Population pédiatrique

Enfant (4 à 12 ans)

Après administration dune dose orale unique (20 mg/kg) à des enfants épileptiques (de 6 à 12 ans), la demi-vie du lévétiracétam a été de 6,0 heures. La clairance corporelle apparente, ajustée sur le poids, a été supérieure denviron 30 % à celle des adultes épileptiques.

Après administration répétée dune dose par voie orale (20 à 60 mg /kg/jour) à des enfants épileptiques (âgés de 4 à 12 ans), le lévétiracétam a été rapidement absorbé. Le pic de concentration plasmatique était obtenu 0,5 à 1 heure après administration.

Des augmentations linéaires et proportionnelles à la dose étaient observées pour le pic de concentration plasmatique et laire sous la courbe. La demi-vie délimination était approximativement de 5 heures. La clairance corporelle apparente était de 1,1 ml/min/kg.

Nourrisson et enfant (de 1 mois à 4 ans)

Après administration unique dune dose (20 mg/kg) de solution buvable à 100 mg/ml à des enfants épileptiques (âgés de 1 mois à 4 ans), le lévétiracétam était rapidement absorbé et le pic de concentration plasmatique était observé approximativement une heure après ladministration. Les résultats pharmacocinétiques indiquaient que la demi-vie était plus courte (5,3 heures) que chez ladulte (7,2 heures) et la clairance apparente plus rapide (1,5 ml/min/kg) que chez ladulte (0 ,96 ml/min/kg).

Dans lanalyse pharmacocinétique de population réalisée chez des patients de 1 mois à 16 ans, le poids corporel sest révélé significativement corrélé à la clairance apparente (augmentation de la clairance parallèle à laugmentation du poids corporel) et au volume apparent de distribution. Lâge aussi a eu une influence sur ces deux paramètres. Cet effet était prononcé pour les enfants les plus jeunes, a diminué avec lavancée en âge, pour devenir négligeable vers 4 ans.

Dans les deux analyses pharmacocinétiques de population, il a été observé une augmentation denviron 20 % de la clairance apparente du lévétiracétam lorsquil a été co-administré à un antiépileptique inducteur enzymatique.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les données pré-cliniques ne révèlent aucun risque particulier pour lhomme sur la base des études classiques de tolérance pharmacologique, de génotoxicité ou du potentiel de carcinogénicité.

Les effets indésirables pouvant avoir une pertinence en clinique, bien que nayant pas été observés dans les études cliniques mais rapportés chez le rat et dans une moindre proportion chez la souris à des niveaux dexposition identiques à ceux utilisés chez lhomme, étaient des modifications hépatiques indiquant une réponse dadaptation comme augmentation du poids, hypertrophie centrolobulaire, infiltration adipeuse et élévation des enzymes hépatiques dans le plasma.

Aucun effet indésirable na été observé chez le rat mâle ou femelle sur la fertilité, ni sur le taux de reproduction, à des doses allant jusquà 1800 mg/kg/jour (6 x la MRHD évaluée en fonction de la surface corporelle en mg/m2 ou de lexposition) administrées aux parents et à la génération F1.

Deux études du développement fto-embryonnaire (DFE) ont été réalisées chez le rat à 400, 1 200 et 3 600 mg/kg/jour. À 3 600 mg/kg/jour, dans une seule des études de DFE, une légère diminution du poids ftal associée à une augmentation marginale des variations/anomalies mineures du squelette ont été observées. Il ny a eu aucun effet sur la mortalité embryonnaire et aucune augmentation de lincidence des malformations. Le NOAEL (niveau sans effet indésirable observé) était de 3 600 mg/kg/jour pour les rates gravides (12 x la MRHD évaluée en fonction de la surface corporelle en mg/m2) et de 1 200 mg/kg/jour pour les ftus.

Quatre études du développement embryo-ftal ont été réalisées chez le lapin, couvrant les doses de 200, 600, 800, 1 200 et 1800 mg/kg/jour. Le niveau de dose de 1800 mg/kg/jour a induit une toxicité maternelle marquée et une diminution du poids ftal, associées à une augmentation des anomalies cardio-vasculaires/squelettiques chez les ftus. Le NOAEL était < 200 mg/kg/jour pour les mères et de 200 mg/kg/jour pour les ftus (égal à la MRHD évaluée en mg/ m2).

Une étude du développement périnatal et postnatal a été réalisée chez le rat avec des doses de lévétiracétam de 70, 350 et 1800 mg/kg/jour. Le NOAEL était ≥ 1800 mg/kg/jour pour les femelles F0 et pour la survie, la croissance et le développement de la descendance F1 jusquau sevrage (6 x la MRHD évaluée en mg/m2).

Des études réalisées sur des rats et des chiens nouveau-nés et juvéniles ont démontré labsence deffets indésirables sur les paramètres standards dévaluation du développement ou de la maturation à des doses allant jusquà 1800 mg/kg/jour, (6 à 17 fois la MRHD évaluée en mg/m2).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, croscarmellose sodique, povidone, cellulose microcristalline, talc, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry jaune AMB 84F82508 (alcool polyvinylique, talc, dioxyde de titane (E171), macrogol 6000, macrogol 3350, oxyde de fer jaune (E172)).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Boîte de 30, 60 et 100 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·416 268-5 ou 34009 416 268 5 2 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·416 269-1 ou 34009 416 269 1 3 : 60 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·416 273-9 ou 34009 416 273 9 2 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription médicale.

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source: ANSM - Mis à jour le : 01/06/2017

Dénomination du médicament

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA 500 mg, comprimé pelliculé

Lévétiracétam

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous ou votre enfant.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique: antiépileptique, autres antiépileptiques code ATC : N03AX14

Le lévétiracétam est un médicament antiépileptique (médicament utilisé pour traiter les crises dépilepsie).

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé est utilisé :

·seul, chez ladulte et ladolescent à partir de 16 ans présentant une certaine forme dépilepsie nouvellement diagnostiquée. L'épilepsie est une maladie où les patients ont des crises répétées (convulsions). Le lévétiracétam est utilisé pour la forme d'épilepsie où les crises naffectent initialement quun seul côté du cerveau, mais qui par la suite pourraient s'étendre à des zones plus larges des deux côtés du cerveau (crise partielle avec ou sans généralisation secondaire). Le lévétiracétam vous a été prescrit par votre médecin afin de réduire le nombre de crises.

·en association à dautres médicaments antiépileptiques pour traiter :

oles crises partielles avec ou sans généralisation chez ladulte, ladolescent, lenfant et le nourrisson à partir de lâge de 1 mois;

oles crises myocloniques (mouvements brefs et saccadés dun muscle ou dun groupe de muscles) de ladulte et ladolescent à partir de 12 ans ayant une épilepsie myoclonique juvénile ;

oles crises généralisées tonico-cloniques primaires (crises graves avec une perte de conscience) de ladulte et ladolescent à partir de 12 ans ayant une épilepsie généralisée idiopathique (ce type dépilepsie qui est supposé avoir une cause génétique).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé :

·si vous êtes allergique au lévétiracétam, aux dérivés de pyrrolidone ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé

·Si vous souffrez de troubles rénaux, suivez les instructions de votre médecin. Il décidera si votre posologie doit être adaptée.

·Si vous notez un ralentissement de la croissance ou un développement pubertaire inattendu de votre enfant, contactez votre médecin.

·Un petit nombre de personnes traitées par des antiépileptiques comme LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ont eu des idées autodestructrices ou suicidaires. Si vous présentez des symptômes de dépression et/ou des idées suicidaires, contactez votre médecin.

Enfants et adolescents

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA ne doit pas être utilisé seul (en monothérapie) chez lenfant et ladolescent de moins de 16 ans.

Autres médicaments et LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez pas de macrogol (un médicament utilisé comme laxatif) une heure avant et une heure après la prise de lévétiracétam car cela pourrait entraîner une perte de son effet.

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé avec des aliments, boissons et de lalcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité. Un risque danomalie congénitale pour lenfant à naître ne peut être complétement exclu. Le lévétiracétam a montré des effets indésirables sur la reproduction lors détudes chez lanimal à des doses plus élevées que celles qui sont nécessaires pour contrôler vos crises.

Lallaitement nest pas recommandé durant le traitement.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA peut altérer votre capacité à conduire ou à manipuler un outil ou une machine, car il peut vous rendre somnolent. Cet effet est plus fréquent au début du traitement ou après augmentation de la dose. Vous ne devez pas conduire ou utiliser de machine tant quil na pas été établi que vos capacités pour de telles activités ne sont pas affectées.

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé contient

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Prenez le nombre de comprimés indiqué par votre médecin.

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA doit être pris deux fois par jour, une fois le matin et une fois le soir, approximativement à la même heure chaque jour.

Monothérapie

Posologie chez ladulte et ladolescent (à partir de lâge de 16 ans) :

Posologie usuelle : comprise entre 1 000 mg et 3 000 mg par jour.

Quand vous allez prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA pour la première fois, votre médecin vous prescrira une dose plus faible (500 mg par jour) pendant 2 semaines, avant de vous prescrire la dose usuelle la plus faible de 1 000 mg.

Par exemple : si votre dose quotidienne est de 1 000 mg, vous débuterez par une dose initiale réduite de 2 comprimés de 250 mg le matin et 2 comprimés de 250 mg le soir.

Traitement en association

Posologie chez ladulte et ladolescent (12 à 17 ans) de 50 kg ou plus :

Posologie usuelle : comprise entre 1 000 mg et 3 000 mg par jour.

Par exemple : si votre dose quotidienne est de 1 000 mg, vous devriez prendre 2 comprimés de 250 mg le matin et 2 comprimés de 250 mg le soir.

Posologie chez le nourrisson (1 mois à 23 mois), lenfant (2 à 11 ans) et ladolescent (12 à 17 ans) de moins de 50 kg :

Votre médecin prescrira la forme pharmaceutique la mieux adaptée en fonction de lâge, du poids et de la dose.

Lévétiracétam 100 mg/ml, solution buvable est une formulation plus adaptée aux nourrissons et aux enfants de moins de six anset aux enfants et adolescents (de 6 à 17 ans) pesant moins de 50 kg et lorsque les comprimés ne permettent pas dobtenir le bon dosage.

Mode dadministration

Avalez vos comprimés de LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA avec une quantité suffisante de liquide (par ex. un verre deau). Vous pouvez prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA avec ou sans aliments.

La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé si vous éprouvez des difficultés à l'avaler en entier.

Durée du traitement

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA est un traitement chronique. Vous devez poursuivre votre traitement par LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA aussi longtemps que votre médecin vous la prescrit.

Narrêtez pas votre traitement sans lavis de votre médecin car cela pourrait augmenter vos crises.

Si vous avez pris plus de LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Les effets indésirables possibles après surdosage sont : envie de dormir, agitation, agressivité, diminution de la vigilance, inhibition de la respiration et coma.

Contactez votre médecin si vous avez pris plus de comprimés quil ne le fallait. Celui-ci mettra en place le traitement le plus adapté au surdosage.

Si vous oubliez de prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé :

Contactez votre médecin si vous avez oublié de prendre une ou plusieurs doses.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé :

En cas darrêt de traitement, LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé doit être arrêté progressivement afin déviter laugmentation de la fréquence des crises convulsives. Si votre médecin décide d'arrêter votre traitement par LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé, il vous donnera les instructions concernant l'arrêt progressif de LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Prévenez immédiatement votre médecin, ou rendez vous au service d'urgence le plus proche, si vous ressentez :

·faiblesse, sensation détourdissement ou de vertige ou difficultés à respirer, car cela pourrait être des signes d'une réaction allergique (anaphylactique) grave

·gonflement du visage, des lèvres, de la langue et de la gorge (dème de Quincke)

·symptômes pseudo-grippaux et éruption cutanée sur le visage suivie d'une éruption cutanée étendue avec une température élevée, une augmentation des taux d'enzymes hépatiques observée dans les tests sanguins et une augmentation dun type de globules blancs (éosinophilie) et un gonflement des ganglions lymphatiques (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques [DRESS])

·symptômes tels que faible volume d'urine, fatigue, nausées, vomissements, confusion et dème des jambes, des chevilles ou des pieds, car cela pourrait être un signe de diminution soudaine de la fonction rénale

·éruption cutanée pouvant former des cloques et ressembler à de petites cibles (taches sombres centrales entourées par une zone plus pâle, avec un anneau sombre autour du bord) (érythème polymorphe)

·une éruption cutanée généralisée avec des cloques et décollement de la peau, en particulier autour de la bouche, du nez, des yeux et des organes génitaux (syndrome de Stevens-Johnson)

·une forme plus grave d'éruption cutanée provoquant un décollement de la peau sur plus de 30 % de la surface du corps (nécrolyse épidermique toxique)

·signes de changements mentaux graves ou si quelqu'un de votre entourage remarque des signes de confusion, somnolence (endormissement), amnésie (perte de mémoire), troubles de la mémoire (oubli), un comportement anormal ou d'autres signes neurologiques, y compris mouvements involontaires ou incontrôlés. Cela pourrait être les symptômes d'une encéphalopathie.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont rhinopharyngite, somnolence (envie de dormir), maux de tête, fatigue et étourdissements. Au début du traitement ou lors dune augmentation de la dose, les effets indésirables tels quenvie de dormir, fatigue et étourdissements peuvent être plus fréquents. Ces effets devraient cependant diminuer avec le temps.

Très fréquents : pouvant survenir chez plus d1 patient sur 10

·rhinopharyngite ;

·somnolence (envie de dormir) ; maux de tête.

Fréquents : pouvant survenir chez 1 à 10 patients sur 100

·anorexie (perte dappétit) ;

·dépression, hostilité ou agressivité, anxiété, insomnie, nervosité ou irritabilité ;

·convulsion, trouble de léquilibre, étourdissement (sensation vertigineuse), léthargie (manque dénergie et denthousiasme), tremblement (tremblement involontaire) ;

·vertige (sensation de rotation) ;

·toux ;

·douleur abdominale, diarrhée, dyspepsie (troubles de la digestion), vomissement, nausée ;

·éruption cutanée;

·asthénie/fatigue.

Peu fréquents : pouvant survenir chez 1 à 10 patients sur 1 000

·diminution du nombre des plaquettes sanguines, diminution du nombre des globules blancs ;

·perte de poids, prise de poids ;

·tentative de suicide et idée suicidaire, trouble mental, comportement anormal, hallucination, colère, confusion, attaque de panique, instabilité émotionnelle/sautes dhumeur, agitation ;

·amnésie (perte de mémoire), trouble de la mémoire (oublis), troubles de la coordination/ataxie (difficulté à contrôler les mouvements), paresthésie (fourmillements), trouble de lattention (manque de concentration) ;

·diplopie (vision double), vision trouble ;

·valeurs élevées/anormales des tests de la fonction hépatique ;

·perte de cheveux, eczéma, prurit ;

·faiblesse musculaire, myalgie (douleur musculaire) ;

·blessure.

Rares : pouvant survenir chez 1 à 10 patients sur 10 000

·infection ;

·diminution de tous les types de cellules sanguines ;

·réactions allergiques sévères (DRESS, réaction anaphylactique [réaction allergique grave et importante], dème de Quincke [gonflement du visage, des lèvres, de la langue et de la gorge]) ;

·diminution de la concentration de sodium dans le sang ;

·suicide, troubles de la personnalité (problèmes comportementaux), troubles de la pensée (réflexion lente, incapacité à se concentrer) ;

·spasmes musculaires incontrôlables affectant la tête, le torse et les membres, difficultés à contrôler les mouvements, hyperkinésie (hyperactivité) ;

·pancréatite ;

·insuffisance hépatique, hépatite ;

·diminution soudaine de la fonction rénale ;

·éruption au niveau de la peau, pouvant former des cloques et se présenter sous la forme de petites cocardes (un bouton central foncé entouré dune zone plus claire et dun anneau sombre en bordure)(érythème multiforme), éruption généralisée avec des ampoules et un décollement de la peau notamment autour de la bouche, du nez, des yeux et des parties génitales (syndrome de Stevens-Johnson), et une forme plus grave entraînant un décollement de la peau sur plus de 30 % de la surface du corps (nécrolyse épidermique toxique) ;

·rhabdomyolyse (dégradation du tissu musculaire) et augmentation de la créatine phosphokinase sanguine associée. La prévalence est significativement plus élevée chez les patients japonais par rapport aux patients non japonais.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquéesur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Lévétiracétam... 500,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

·Les autres composants sont :

Amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, croscarmellose sodique, povidone, cellulose microcristalline, talc, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry jaune AMB 84F82508 (alcool polyvinylique, talc, dioxyde de titane (E171), macrogol 6000, macrogol 3350, oxyde de fer jaune (E172)).

Quest-ce que LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

LEVETIRACETAM MYLAN PHARMA 500 mg se présente sous forme de comprimé pelliculé, de couleur jaune, de forme oblongue, gravé « 500 » sur une face et une barre de cassure sur lautre face.

Boîte de 30, 60 et 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

Fabricant  Retour en haut de la page

MYLAN SAS

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT PRIEST

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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