LARIAM 250 mg, comprimé sécable

source: ANSM - Mis à jour le : 27/07/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

Lariam 250 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de méfloquine... 274,09 mg

(Correspond à méfloquine......... 250 mg)

Pour un comprimé sécable de 493,30 mg.

Excipient à effet notoire : lactose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Chimioprophylaxie du paludisme en zone dincidence élevée de paludisme chimiorésistant.

·Traitement des accès simples de paludisme contracté en particulier en zone de résistance aux amino-4-quinoléïnes (chloroquine).

Remarque : en cas de vomissements itératifs, d'accès compliqués, graves ou pernicieux, un traitement antipaludique par voie parentérale est nécessaire.

Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

CHIMIOPROPHYLAXIE DU PALUDISME

Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : la dose de méfloquine base recommandée en prophylaxie est de 250 mg en une prise par semaine.

Chez l'adulte et l'enfant dont le poids est compris entre 15 et 45 kg (soit pour l'enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) : la dose de méfloquine base, recommandée en prophylaxie est de 5 mg/kg en une prise par semaine.

Soit à titre indicatif, en fonction du poids :

·Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kg : 1 comprimé à 250 mg une fois par semaine.

·Chez ladulte et lenfant entre 45 et 15 kg (soit pour lenfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) :

ode 31 à 45 kg : 3/4 de comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;

ode 20 à 30 kg : 1/2 comprimé à 250 mg en une prise par semaine ;

ode 15 à 19 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg une fois par semaine.

En l'absence de données cliniques, il convient d'éviter l'utilisation de la méfloquine en prophylaxie chez les enfants de moins de 15 kg.

Afin de s'assurer que la prise de méfloquine est bien tolérée avant le départ en zone d'endémie palustre, il est recommandé de prévoir la première prise 10 jours avant le départ et la deuxième prise 3 jours avant le départ. Les prises suivantes se feront toutes les semaines à jour fixe.

Afin de réduire le risque d'accès palustre par reviviscence des formes intrahépatiques, et du fait de la longue demi vie de la méfloquine, la dernière prise aura lieu au moins 3 semaines après le retour de la zone d'endémie.

TRAITEMENT CURATIF

La dose totale de méfloquine recommandée pour traiter un accès palustre est de 25 mg/kg et doit être administrée en moins de 24 heures.

Afin de réduire le risque de survenue d'effets indésirables et leur intensité, la dose totale sera répartie en 2 à 3 prises pouvant être espacées par un intervalle de 6 à 12 heures.

A titre indicatif, le schéma posologique suivant peut être proposé en fonction du patient :

Au-dessus de 60 kg ***: 6 comprimés à 250 mg,

soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard, puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 46 kg à 60 kg : 5 comprimés à 250 mg

soit : 3 comprimés à 250 mg puis 2 comprimés à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 31 kg à 45 kg : 3 à 4 comprimés à 250 mg

soit : 2 à 3 comprimés à 250 mg puis 1 comprimé à 250 mg 6 à 8 heures plus tard.

De 21 kg à 30 kg : 2 à 3 comprimés à 250 mg répartis en 2 prises à 12 heures d'intervalle.

De 5 kg** à 20 kg : 1/4 de comprimé à 250 mg/2,5 kg ou 1 comprimé à 250 mg/10 kg en répartissant la dose en 2 prises à 12 heures dintervalle.

*** Aucune donnée n'est disponible pour l'administration de doses supérieures à 6 comprimés à 250 mg chez des patients de poids très important.

** En labsence de donnée chez les nourrissons de moins de 3 mois ou pesant moins de 5 kg, il conviendra déviter lutilisation de la méfloquine en traitement curatif dans cette tranche dâge.

Si, malgré une posologie correcte, le traitement par la méfloquine n'entraîne pas d'amélioration dans les 48-72 heures et si la persistance de la parasitémie est confirmée, il faut suspecter une résistance du Plasmodium à la méfloquine et envisager un autre traitement antipaludique.

De même, lorsqu'un accès de paludisme se déclare alors qu'une chimioprophylaxie par la méfloquine a été correctement suivie, une résistance du Plasmodium à la méfloquine doit également être suspectée, il conviendra alors de choisir un autre antipaludique que la méfloquine pour traiter l'accès palustre. Concernant lutilisation de lhalofantrine, voir les rubriques 4.3, 4.4 et 4.5.

Du fait de la mise en évidence d'une résistance croisée de Plasmodium falciparum entre méfloquine et halofantrine, l'utilisation de l'halofantrine pour traiter un accès palustre à Plasmodium falciparum suspect de résistance à la méfloquine doit être évitée.

Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Pour les personnes partiellement immunisées, par exemple les personnes nhabitant pas dans des régions impaludées, la dose totale standard devrait également être utilisée.

Quelle que soit la région de contamination, une association thérapeutique à base dartémisine (ACT) est recommandée comme traitement de référence de P. falciparum malaria. La méfloquine fait partie des molécules recommandées dans cette association thérapeutique ACT.

Mode d'administration

La méfloquine a un goût amer et légèrement piquant.

Les comprimés doivent être avalés sans les croquer avec un verre de liquide et de préférence au cours d'un repas.

Chez l'enfant de moins de 6 ans ainsi que chez les personnes ayant des troubles de la déglutition, les comprimés peuvent être écrasés et dissous dans de l'eau.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la substance active ou à d'autres substances apparentées (par exemple, quinine, quinidine) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

·l'utilisation de la méfloquine en traitement prophylactique est contre-indiquée chez les patients présentant une dépression active, un antécédent de dépression, une anxiété généralisée, une psychose, une tentative de suicide, des idées suicidaires et un comportement de mise en danger de soi-même, une schizophrénie ou dautres troubles psychiatriques (voir rubrique 4.4).

·l'utilisation de la méfloquine en traitement prophylactique est contre-indiquée chez les patients présentant un antécédent de convulsions quelle quen soit lorigine (voir rubriques 4.4 et 4.5).

·antécédent de fièvre bilieuse hémoglobinurique, une complication du paludisme avec une hémolyse intravasculaire aiguë responsable dune hémoglobinurie.

·insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.4 et 4.8).

·lutilisation de lhalofantrine est contre-indiquée pendant un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine, en raison dun risque dallongement de lintervalle QTc potentiellement fatal (voir rubriques 4.4 et 4.5).

·traitement concomitant par de lacide valproïque et par extension par du valpromide (voir rubriques 4.4 et 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Troubles neuropsychiatriques

La méfloquine peut entraîner des symptômes psychiatriques tels quune anxiété, une paranoïa, une dépression, des hallucinations ou une psychose. Des symptômes psychiatriques tels que des rêves anormaux / cauchemars, des insomnies, une anxiété aiguë, une dépression, une agitation ou une confusion mentale, doivent être considérés comme des prodromes deffets indésirables plus graves (voir rubrique 4.8, notamment dans la description des effets indésirables spécifiques). Des cas de suicide, didées suicidaires et de comportement de mise en danger de soi-même comme une tentative de suicide ont été rapportés (voir rubrique 4.8).

Les patients traités en chimioprophylaxie du paludisme par méfloquine doivent être informés quen cas de survenue de tels effets ou en cas de changement de leur état mental durant lutilisation de la méfloquine, ils doivent immédiatement arrêter le traitement et consulter un médecin, afin que la méfloquine soit remplacée par un traitement prophylactique alternatif du paludisme.

Ces effets indésirables peuvent également survenir jusquà plusieurs mois après larrêt du médicament. Chez quelques patients, il est rapporté que des troubles neuropsychiatriques (à type de dépression, vertiges et pertes déquilibre) peuvent persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du médicament.

Afin de réduire le risque de survenue de ces effets indésirables, la méfloquine ne doit pas être utilisée en traitement prophylactique chez des patients présentant ou ayant présenté un trouble psychiatrique (voir rubrique 4.3).

Une augmentation du risque d'apparition de syndrome neuropsychiatrique survenant après guérison d'un accès palustre sévère a été mise en évidence en Asie du Sud Est, chez des patients chez qui le traitement antipaludique administré par voie parentérale a été relayé par l'administration par voie orale de méfloquine. Il a été décrit des cas de convulsions, de confusion mentale, de psychose, de tremblements fins des extrémités. L'évolution a été favorable et sans séquelles après 1 à 10 jours. En conséquence, et dans la mesure du possible, il est préférable d'éviter l'utilisation de la méfloquine comme traitement de relais par voie orale au décours d'un accès palustre sévère.

Hypersensibilité

Des réactions dhypersensibilité allant de manifestations cutanées modérées à des réactions anaphylactiques peuvent survenir (voir rubriques 4.3 et 4.8).

Toxicité cardiaque

Les patients doivent être informés quen cas de symptômes de troubles du rythme ou de palpitations survenant durant un traitement prophylactique avec la méfloquine, ils doivent consulter immédiatement un médecin. Ces symptômes peuvent, dans de rares cas, précéder des effets indésirables cardiaques graves (voir rubrique 4.8).

En raison dun risque dallongement de lintervalle QTc potentiellement fatal, lhalofantrine ne doit pas être utilisée pendant un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique 4.5).

Ladministration concomitante de méfloquine et dautres substances apparentées (par exemple, quinine, quinidine et chloroquine) peut provoquer des anomalies de lélectrocardiogramme.

Etant donné laugmentation des concentrations plasmatiques et lallongement de la demi-vie délimination de la méfloquine après ladministration concomitante de kétoconazole, un risque dallongement de lintervalle QTc est également attendu lorsque le kétoconazole est administré en association à un traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine (voir rubrique 5.2).

Troubles convulsifs

Chez les patients atteints dépilepsie, la méfloquine peut augmenter le risque de convulsions. Par conséquent, l'administration de méfloquine en prophylaxie est contre-indiquée chez les sujets présentant des antécédents de convulsions (voir rubrique 4.3).

L'administration de méfloquine en traitement curatif peut néanmoins être envisagée chez ces sujets en cas de nécessité absolue.

Afin déviter la survenue de troubles convulsifs, les interactions médicamenteuses suivantes (voir rubriques 4.3 et 4.5) devront être prises en considération :

·contre-indication avec lacide valproïque et par extension avec le valpromide

·précaution demploi lors de la co-administration avec des anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (voir dans cette même rubrique le paragraphe inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450). En cas de co-administration avec un anticonvulsivant inducteur enzymatique, il est important dinstaurer une surveillance des concentrations plasmatiques du médicament anticonvulsivant et une adaptation posologique si nécessaire.

·précaution demploi avec les médicaments connus pour diminuer le seuil de convulsion représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine),les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones),la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol ou certains antibiotiques (voir rubrique 4.5).

Neuropathies

Des cas de polyneuropathies (basées sur des symptômes neurologiques comme une douleur, une sensation de brûlure, des troubles sensitifs ou une faiblesse musculaire, seuls ou associés) ont été rapportés chez des patients recevant de la méfloquine.

Le traitement avec la méfloquine doit être immédiatement interrompu en cas de survenue de symptômes de neuropathie, incluant une douleur, une sensation de brûlure, des fourmillements, un engourdissement et/ou une faiblesse musculaire, afin de prévenir le développement dun trouble irréversible (voir rubrique 4.8).

L'attention est également attirée sur le risque de survenue détourdissements, de vertiges, de pertes de l'équilibre ou dautres troubles neuropsychiatriques (voir rubrique 4.8) induits par la méfloquine et pouvant survenir lors de la conduite de véhicules et de l'utilisation de machines, ainsi quau cours d'activités ou de certains sports (exemple pilotage davions, alpinisme, plongée..) nécessitant une attention soutenue, une coordination fine des mouvements (voir rubrique 4.7).

Troubles oculaires

Tout patient présentant un trouble visuel doit immédiatement consulter un médecin car certaines affections (comme des troubles rétiniens ou une neuropathie optique) peuvent nécessiter larrêt du traitement avec la méfloquine.

Pneumopathie potentiellement dorigine allergique

Des cas de pneumopathies potentiellement dorigine allergique ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Les patients développant des signes de dyspnée, une toux sèche, généralement associés à une fièvre et potentiellement des céphalées, pendant le traitement avec la méfloquine doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement un médecin.

Hypoglycémie

Le risque dhypoglycémie chez des patients atteints dhyperinsulinisme congénital doit être pris en compte.

Utilisation à long terme

Durant les études cliniques, le médicament na pas été administré au-delà dun an.

Si le médicament est administré durant une période prolongée, des évaluations périodiques incluant des contrôles de la fonction hépatique et des examens ophtalmologiques périodiques doivent être réalisées.

Résistance au médicament selon la situation géographique

Des résistances au médicament selon la situation géographique ont été observées pour le Plasmodium falciparum, aussi le médicament de choix pour le traitement prophylactique du paludisme peut être différent dune région à lautre. Une résistance de Plasmodium falciparum à la méfloquine a été rapportée, principalement dans les régions dAsie du Sud-Est, avec des résistances multiples. Dans certaines régions, une résistance croisée entre la méfloquine et lhalofantrine ainsi quentre la méfloquine et la quinine a été mise en évidence. Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales concernant l'évolution des chimiorésistances.

Lorsque Plasmodium vivax est seul responsable d'un accès palustre, un traitement par la méfloquine n'est justifié que pour les zones où existent des souches de Plasmodium vivax résistantes à la chloroquine (telles que par exemple en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Irian Jaya en Indonésie, Myanmar et Vanuatu).

Interactions médicamenteuses particulières (voir aussi rubrique 4.5)

·Vaccins

Il est recommandé de pratiquer les vaccinations avec des bactéries vivantes atténuées orales au moins 3 jours avant la première dose de méfloquine (voir rubrique 4.5).

·Inhibiteurs et inducteurs du cytochrome CYP3A4

La méfloquine na pas deffet inhibiteur ou inducteur sur le système enzymatique du cytochrome P450. Par conséquent, il nest pas attendu de modification du métabolisme des médicaments administrés en association avec la méfloquine.

Cependant, des inducteurs (par exemple rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, éfavirenz) ou des inhibiteurs de lisoenzyme CYP3A4 peuvent modifier la pharmacocinétique et le métabolisme de la méfloquine, conduisant à une augmentation ou à une diminution des concentrations plasmatiques de méfloquine. Les conséquences cliniques de ces effets ne sont pas connues mais une surveillance clinique étroite est recommandée.

·Anticoagulants ou antidiabétiques

Les effets de la méfloquine chez les voyageurs prenant en particulier un anticoagulant ou un antidiabétique, doivent être contrôlés avant le départ.

Populations particulières :

·Insuffisance hépatique

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, lélimination de la méfloquine peut être retardée, entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques et une augmentation du risque deffets indésirables.

La méfloquine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

·Insuffisance rénale

En raison de données cliniques limitées, la méfloquine doit être administrée avec prudence chez l'insuffisant rénal. La méfloquine et ses principaux métabolites ne sont pas éliminés de façon importante lors dune hémodialyse.

Intolérance au galactose

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Associations contre-indiquées

·Valproïque (acide) et, par extrapolation, valpromide

Risque de survenue de crises épileptiques par augmentation du métabolisme de lacide valproïque et effet proconvulsivant de la méfloquine.

·Halofantrine

Lutilisation de lhalofantrine pendant le traitement prophylactique ou curatif du paludisme avec la méfloquine ou pendant les 15 semaines suivant la dernière dose de méfloquine provoque un allongement significatif de lintervalle QTc (voir rubriques 4.3 et 4.4). Un allongement cliniquement significatif de lintervalle QTc na pas été observé avec la méfloquine seule.

Associations déconseillées

·Quinine

Pour la quinine administrée par voie IV : risque majoré de survenue de crises épileptiques par addition des effets proconvulsivants. Respecter un délai minimum de 12 heures entre la fin de l'administration IV de quinine et le début de l'administration de méfloquine.

·Fingolimod

Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.

Associations à prendre en compte

·Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (notamment antiarythmiques de classe Ia et III, médicaments hypokaliémiants, certains neuroleptiques ou encore certains médicaments administrés par voie injectable tels que le dolasétron, lérythromycine, la spiramycine et la vincamine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique

·Autres bradycardisants (notamment antiarythmiques de classe Ia, bêta-bloquants, antiarythmiques de classe III, certains antagonistes du calcium, digitaliques, pilocarpine, anticholinestérasiques)

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

·Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène (notamment la plupart des antidépresseurs [imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine], les neuroleptiques [phénothiazines et butyrophénones], la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol ou certains antibiotiques).

Risque accru de convulsions.

·Inhibiteurs et inducteurs du CYP3A4 notamment certains anti-convulsivants

(voir rubrique 4.4 aux paragraphes Troubles convulsifs et Interactions médicamenteuses particulières).

·Vaccins

Lors de ladministration concomitante de méfloquine et dun vaccin vivant oral contre la fièvre typhoïde, une diminution de limmunisation ne peut être exclue. Par conséquent, il est recommandé de pratiquer les vaccinations avec des bactéries vivantes atténuées orales au moins 3 jours avant la première dose de méfloquine.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un possible effet tératogène et foetotoxique.

En clinique :

Lanalyse dun nombre élevé de grossesses exposées na révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier de la méfloquine administrée à titre prophylactique.

Les données en traitement curatif sont moins nombreuses. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer labsence de risque.

En conséquence :

·en raison de la gravité du paludisme en cours de grossesse, on doit fortement décourager une femme enceinte ou souhaitant l'être de voyager en zone d'endémie palustre. Lutilisation de la méfloquine à titre prophylactique peut être envisagée quel que soit l'âge de la grossesse dans le strict respect des indications.

·lutilisation de la méfloquine à titre curatif est réservé chez la femme enceinte au traitement des accès simples de paludisme en cas de contre-indication à la quinine ou en cas de résistance du Plasmodiumfalciparum à la quinine.

Allaitement

La méfloquine passe dans le lait maternel. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter de l'administrer chez la femme qui allaite.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'attention doit être attirée sur les risques détourdissements, de vertiges, de pertes de l'équilibre ou dautres troubles neurologiques ou psychiatriques pouvant survenir lors de la conduite de véhicules et de l'utilisation de machines, ainsi quau cours dactivités ou de certains sports nécessitant une attention soutenue, une coordination fine des mouvements (exemple pilotage davions, alpinisme, plongée..).

Ces troubles peuvent apparaître très tardivement jusqu'à plusieurs mois après larrêt du traitement, et persister longtemps. Des étourdissements, des vertiges et des pertes de l'équilibre qui ont persisté jusquà plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du traitement, ont été rapportés chez quelques patients (voir rubriques 4.4 et 4.8).

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Le profil de tolérance de la méfloquine se caractérise en cas dutilisation en traitement prophylactique par la prédominance deffets indésirables neuropsychiatriques (voir rubrique 4.4). Des effets indésirables peuvent également survenir même jusquà plusieurs mois après larrêt du traitement.

Les effets indésirables les plus fréquents dans cette indication sont les nausées, les vomissements et les vertiges. Les nausées et les vomissements sont généralement modérés et ont tendance à diminuer lors de la poursuite du traitement, même lorsque les concentrations plasmatiques du médicament augmentent. Des troubles neuropsychiatriques (à type dépression, étourdissements, vertiges et pertes déquilibre) pouvant persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du médicament, ont été rapportés chez quelques patients.

Aux doses administrées en cas daccès palustre, il se peut que les réactions indésirables dues à la méfloquine soient difficiles à distinguer des symptômes de la maladie elle-même.

Tableau résumé des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés lors de lexpérience post-commercialisation ainsi que lors dune étude clinique randomisée, en double aveugle, incluant 483 patients recevant de la méfloquine sont présentés dans le tableau ci-dessous. Les fréquences présentées dans le tableau sont basées sur létude clinique randomisée, en double aveugle.

Les effets indésirables sont listés selon la classification MedRA des classes de systèmes dorganes et les catégories de fréquence. Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10),fréquent (≥ 1/100, <1/10),peu fréquent (≥ 1/1 000, <1/100),rare (≥ 1/10 000, <1/1 000),très rare (< 1/10 000),fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence indéterminée

Agranulocytose, anémie aplasique, leucopénie, leucocytose, thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire (voir rubriques 4.3 et 4.4)

Fréquence indéterminée

Hypersensibilité allant de troubles cutanés modérés à une réaction anaphylactique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée

Anorexie.

Affections psychiatriques a) (voir rubrique 4.4)

Très fréquent

Rêves anormaux / Cauchemars, insomnies.

Fréquent

Dépression, anxiété.

Fréquence indéterminée

Suicide, tentative de suicide idée suicidaire et comportement de mise en danger de soi-même, trouble bipolaire, réaction psychotique incluant par exemple trouble délirant, dépersonnalisation, manie et schizophrénie/trouble schizophréniforme, réaction paranoïde, attaques de panique, confusion mentale, hallucinations, agressivité, agitation, nervosité, fluctuations de lhumeur, trouble de lattention.

Affections du système nerveux a) (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Fréquent

Sensations vertigineuses, céphalées.

Fréquence indéterminée

Encéphalopathie, paralysie crânienne, convulsions, amnésie (pouvant parfois durer plus de 3 mois),syncopes, troubles du langage, pertes de mémoire, troubles de léquilibre, troubles de la marche, neuropathie motrice périphérique (y compris paresthésies, tremblements et ataxie),neuropathie périphérique sensitive, somnolence.

Affections oculaires (voir rubrique 4.4)

Fréquent

Troubles visuels.

Fréquence indéterminée

Cataracte, troubles rétiniens et neuropathie optique pouvant survenir avec un temps de latence pendant ou après le traitement, vision floue.

Affections de loreille et du labyrinthe

Fréquent

Sensations vertigineuses.

Fréquence indéterminée

Troubles vestibulaires y compris acouphènes, surdité partielle (parfois prolongée),baisse de lacuité auditive, hyperacousie.

Affections cardiaques (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Fréquence indéterminée

Bloc auriculoventriculaire, tachycardie, palpitations, bradycardie, fréquence cardiaque irrégulière, extrasystoles, autres modifications transitoires de la conduction cardiaque.

Affections vasculaires

Fréquence indéterminée

Troubles cardiovasculaires (hypotension, hypertension, bouffées de chaleur).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales (voir rubrique 4.4)

Fréquence indéterminée

Pneumonie, pneumopathie potentiellement dorigine allergique, dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Nausées, diarrhée, douleur abdominale, vomissements.

Fréquence indéterminée

Pancréatite, dyspepsie.

Affections hépatobiliaires (voir rubrique 4.4 en cas dutilisation à long terme)

Fréquence indéterminée

Insuffisance hépatique, hépatite, ictère, augmentation asymptomatique et transitoire des transaminases (ALT, AST, GGT).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Prurit.

Fréquence indéterminée

Syndrome deStevens-Johnson, érythème polymorphe, rash, exanthème, érythème, urticaire, alopécie, prurit, hyperhidrose.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquence indéterminée

Faiblesse musculaire, crampes, myalgies, arthralgies.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fréquence indéterminée

Oedème, douleur thoracique, asthénie, malaise, fatigue, frissons, fièvre.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée

Insuffisance rénale aiguë, néphrite, augmentation de la créatininémie.

a) Occasionnellement, il est rapporté une persistance de ces symptômes pendant une longue durée après larrêt du traitement par méfloquine.

Description des effets indésirables spécifiques

Rêves anormaux / cauchemars :

Les rêves anormaux sont des effets indésirables très fréquents avec la méfloquine. Par conséquent, leur portée devra être prise en compte dans lévaluation globale des réactions rapportées par les patients ou des changements de leur état mental avec la méfloquine (voir mise en garde encadrée dans la rubrique 4.4).

Les études in vitro et in vivo n'ont pas mis en évidence d'hémolyse en cas de déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (G6PD).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

En cas de surdosage avec la méfloquine, les symptômes mentionnés à la rubrique 4.8 ("Effets indésirables") peuvent être plus prononcés.

Traitement

Après un surdosage avec la méfloquine, les patients doivent recevoir un traitement symptomatique et faire lobjet dune surveillance étroite. Il nexiste pas dantidote spécifique. Lutilisation de charbon actif oral pour limiter labsorption de méfloquine peut être envisagée dans lheure suivant lingestion. On peut également avoir recours à un lavage gastrique. Lélimination de la méfloquine et de ses principaux métabolites est limitée lors dune hémodialyse.

La fonction cardiaque (électrocardiogramme),la fonction hépatique et l'état neuropsychiatrique doivent être étroitement surveillés pendant au moins 24 heures et le patient placé, si nécessaire, en soin intensif, en particulier lors de la survenue de troubles cardiovasculaires.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antiparasitaire-Antipaludique de synthèse (4-quinoléïne -méthanol),code ATC : P01BC02

(P: parasitologie)

La méfloquine exerce une action schizonticide sur les formes intra-érythrocytaires de Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium malariae, Plasmodium ovale. Des souches de Plasmodium falciparum résistantes à la méfloquine ont été observées dans certaines régions du Sud-Est asiatique (zones thaïlandaises frontalières avec le Cambodge et le Myanmar) et Afrique de l'Ouest. Une résistance croisée à l'halofantrine a été mise en évidence sur des souches de Plasmodium falciparum résistantes à la méfloquine.

Aucune action de la méfloquine n'a été démontrée sur les formes hypnozoïtes intrahépatiques d'aucune espèce de Plasmodium.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption digestive

La méfloquine se caractérise par une absorption orale importante supérieure à 85 %. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 6-24 heures (17 heures en moyenne),après l'ingestion d'une dose unique de méfloquine. Les concentrations plasmatiques exprimées en µg/l sont similaires à la dose ingérée en mg (ainsi après ingestion d'une dose de 1000 mg, on observera une concentration de 1000 µg/l). En prophylaxie, à la dose hebdomadaire de 250 mg/semaine, des concentrations plasmatiques maximales de 1000-2000 µg/l ont pu être retrouvées à l'état d'équilibre (après 7-10 semaines).

Distribution

La méfloquine se concentre dans les hématies à des concentrations au moins égales à 2 fois la valeur des taux plasmatiques. La méfloquine se fixe à environ 98 % aux protéines plasmatiques. Chez les volontaires sains, le volume de distribution est élevé (20 l/kg en moyenne),indiquant une large distribution tissulaire.

La méfloquine traverse le placenta. Son excrétion dans le lait apparaît comme étant minime.

Biotransformation

Deux métabolites ont été identifiés dans l'espèce humaine. Le principal métabolite, retrouvé dans le plasma et les urines est inactif sur Plasmodium falciparum. Il s'agit de l'acide 2,8-bis-trifluorométhyl-4-quinoline carboxylique. Dans une étude chez les volontaires sains, ce métabolite est apparu dans le plasma 2-4 heures après une prise orale unique. Ses concentrations plasmatiques maximales supérieures de 50 % à celles de la méfloquine ont été atteintes au bout de 2 semaines. Par la suite, les concentrations plasmatiques du principal métabolite et de la méfloquine ont décru à une vitesse comparable. L'aire sous la courbe de la concentration plasmatique (AUC) était 3-5 fois plus importante pour ce principal métabolite que pour la substance mère. L'autre métabolite, un alcool, n'était présent qu'en infime quantité.

Élimination

La clairance d'élimination, essentiellement hépatique, est faible : en moyenne de 30 ml/min. La demi-vie moyenne d'élimination varie de 2 à 4 semaines (3 semaines en moyenne).

Les études animales, conduites chez le rat, suggèrent que l'élimination est essentiellement biliaire et fécale. Chez des volontaires sains, l'élimination urinaire de la méfloquine inchangée et celle de son principal métabolite sont respectivement d'environ 9 % et 4 % de la dose administrée. Les concentrations d'autres métabolites sont trop faibles pour pouvoir être dosées dans les urines.

Les études in vitro et in vivo n'ont pas mis en évidence d'hémolyse en cas de déficit en G6PD.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Dans les études de toxicité chronique à des doses élevées chez les rongeurs et les chiens, des observations compatibles avec une phospolipidose ont été faites au niveau de plusieurs organes (foie, tissu lymphatique, il). Ces observations sont en accord avec la longue demi-vie et l'accumulation de méfloquine dans les tissus. Chez le singe, aucun effet constant na été vu.

La méfloquine traverse le placenta et est tératogène lorsqu'elle est administrée à doses élevées à des rats et des souris en début de gestation. Chez le lapin, des effets embryotoxiques ont été observés dans des conditions comparables. Chez les rats mâles, des modifications irréversibles de la fertilité ont été observées à doses élevées; ces modifications ont été réversibles à faibles doses quotidiennes (voir rubrique 4.6).

Dans une série de tests in vitro et in vivo, la méfloquine n'était pas mutagène. Elle n'était pas cancérogène dans les études portant sur l'administration à vie chez des rats et des souris.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Copolymère de polyoxyéthylène et de polyoxypropylène, cellulose microcristalline, alginate de calcium et d'ammonium, amidon de maïs, lactose monohydraté, crospovidone, talc, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver dans lemballage dorigine à l'abri de l'humidité.

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

6 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium).

8 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

10 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium).

100 comprimés en tube (polypropylène).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ROCHE

30, Cours de lIle Seguin

92650 BOULOGNE-BILLANCOURT CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·328 720-3 ou 34009 328 720 3 9 : 6 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium)

·339 616-8 ou 34009 339 616 8 8 : 8 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium /PVC /Aluminium)

·328 059-5 ou 34009 328 059 5 2 : 10 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium)

·555 017-1 ou 34009 555 017 1 8 : 100 comprimés en tube (polypropylène)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

Date de première autorisation: 17 mai 1985

Date de dernier renouvellement: 17 mai 2010

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

19 septembre 2016

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 27/07/2017

Dénomination du médicament

Lariam 250 mg,comprimé sécable

Méfloquine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que Lariam 250 mg, comprimé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre Lariam 250 mg, comprimé sécable ?

3. Comment prendre Lariam 250 mg, comprimé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver Lariam 250 mg, comprimé sécable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE Lariam 250 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Antiparasitaire-Antipaludique de synthèse (4-quinoléïne -méthanol),code ATC : P01BC02

Ce médicament contient de la méfloquine. Il appartient à une famille de médicaments appelés les antipaludiques qui agissent en détruisant le parasite responsable du paludisme.

Le paludisme est une maladie causée par un parasite, transmise par la piqûre d'un moustique vivant en zone tropicale. Cette maladie peut être très grave. Il faut tout faire pour sen protéger et elle doit être dépistée et traitée rapidement.

Ce médicament est utilisé pour la prévention du paludisme.

Il est indispensable de consulter un médecin pour connaître la conduite à tenir pour la prévention du paludisme la plus adaptée à votre projet de voyage, même si vous avez déjà pris Lariam pour un précédent voyage dans la même région ou une autre partie du monde.

Ce médicament est également utilisé pour traiter des crises (accès) de paludisme.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE Lariam 250 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais Lariam 250 mg, comprimé sécable :

·Si vous êtes allergique à la méfloquine ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament. Vous trouverez la liste des composants à la rubrique 6.

·Si vous êtes allergique (hypersensible) à un médicament de la même famille (les antipaludiques) comme la quinine ou la quinidine.

·Si vous prenez ce médicament pour éviter dattraper le paludisme et que vous avez ou avez eu dans le passé une dépression, une anxiété généralisée (névrose dangoisse caractérisée par une inquiétude excessive difficilement contrôlable),des idées de suicide et un comportement de mise en danger de soi-même, une schizophrénie, une psychose (perte de contact avec le réel) ou tout autre trouble psychiatrique.

·Si vous prenez ce médicament pour éviter dattraper le paludisme et que vous avez déjà eu une crise dépilepsie ou des convulsions.

·Si vous avez eu dans le passé une complication du paludisme affectant le sang et les reins (fièvre bilieuse hémoglobinurique).

·Si vous avez un défaut de fonctionnement du foie grave (insuffisance hépatique sévère).

·Si vous prenez en même temps un médicament contenant de lhalofantrine, utilisé pour traiter le paludisme. Vous ne devez pas prendre de médicament contenant de lhalofantrine si vous prenez ou avez pris Lariam au cours des 15 dernières semaines (voir ci-dessous « Prise ou utilisation d'autres médicaments »).

·Si vous prenez en même temps un médicament contenant de lacide valproïque utilisé contre lépilepsie, ou du valpromide utilisé en psychiatrie (voir ci-dessous « Prise ou utilisation d'autres médicaments »).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre Lariam 250 mg, comprimé sécable.

Prévenez votre médecin avant de prendre Lariam si vous avez ou si vous avez eu dans le passé des troubles psychiatriques comme une dépression, une tentative de suicide ou autres... (voir ci-dessus « Ne prenez jamais Lariam 250 mg, comprimé sécable »). Dans ce cas, ce médicament peut ne pas être adapté à votre situation et doit être remplacé par un autre médicament pour prévenir le paludisme.

Lariam peut entraîner des troubles neuropsychiatriques graves chez certains patients. Informez immédiatement votre médecin si vous ressentez lun des effets suivants pendant le traitement avec Lariam :

·Comportement inhabituel ou changement inhabituel de lhumeur

·Cauchemars, rêves anormaux, insomnies

·Confusion mentale

·Troubles de lattention

·Dépression

·Anxiété sévère ou attaque de panique

·Agitation, nervosité, agressivité (sentiment de colère nouveau ou aggravé)

·Idées suicidaires ou comportement de mise en danger de soi-même

·Sentiments de défiance envers autrui (paranoïa),

·Psychose (perte de contact avec la réalité)

·Vision ou bruit de choses qui nexistent pas (hallucinations)

Veuillez consulter immédiatement un médecin si vous ressentez ces troubles neuropsychiatriques pendant le traitement avec Lariam. Lariam doit être immédiatement arrêté et votre médecin reconsidèrera votre traitement.

Avant de prendre Lariam, prévenez également votre médecin si vous avez ou avez eu par le passé :

·Une réaction allergique à Lariam ou à lun de ses composants.

·Une crise dépilepsie ou des convulsions.

·Des problèmes cardiaques, comme des troubles du rythme cardiaque.

·Des problèmes hépatiques ou rénaux.

·Une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares). Dans ce cas, vous ne devez pas prendre Lariam.

·Une diminution du taux de glucose dans le sang fréquente ou permanente due à une affection préexistante appelée hyperinsulinisme congénital.

Si vous êtes dans lune de ces situations, prévenez votre médecin avant de prendre Lariam. Votre médecin décidera si vous devez être traité(e) par ce médicament et sil est nécessaire de vous surveiller étroitement.

Lariam peut entraîner dautres effets indésirables potentiellement graves. Si vous ressentez un des effets suivants, vous devez consulter immédiatement un médecin :

·Une réaction allergique à Lariam ou à lun de ses composants grave (anaphylaxie) avec des symptômes comme une difficulté à respirer, un gonflement de la langue, un dème, des démangeaisons et une éruption cutanée importante.

·Une crise dépilepsie ou des convulsions.

·Des problèmes cardiaques, comme des troubles du rythme cardiaque, incluant des palpitations (sensations que le cur bat très vite) ou un pouls irrégulier.

·Une éruption cutanée ou rougeur étendue accompagnée de cloques ou d'un décollement de la peau (desquamation),plus particulièrement autour de la bouche, dans la gorge, du nez, des parties génitales (ulcères) ou des yeux (conjonctivites) et potentiellement associée à des symptômes pseudo grippaux incluant de la fièvre. Ces signes peuvent être évocateurs dune affection potentiellement grave appelée syndrome de Stevens Johnson.

·Une inflammation des poumons se manifestant par une difficulté à respirer, une toux, généralement associés à une fièvre ou des frissons et potentiellement des maux de tête. Il pourrait sagir dune inflammation des poumons potentiellement dorigine allergique grave et potentiellement mortelle.

·Un foie sensible, dur ou augmenté de volume, un ictère (jaunissement de la peau/des yeux),des urines foncées, des selles décolorées et des démangeaisons généralisées. Ces symptômes peuvent potentiellement traduire un grave problème au foie.

·Dysfonctionnement, insuffisance ou inflammation du rein révélé généralement lors dun examen sanguin et pouvant éventuellement se traduire par une diminution du volume des urines, une altération de létat général, une tension artérielle anormale, ou encore des douleurs abdominales ou lombaires.

·Une pancréatite (inflammation du pancréas) pouvant se manifester par des symptômes tels que des douleurs à lestomac ou des douleurs abdominales.

·Une neuropathie avec des signes tels que des fourmillements ou des picotements, un engourdissement, une douleur, une sensation de brûlure, une faiblesse musculaire, lapparition ou laggravation de troubles de léquilibre ou des tremblements au niveau des mains et des doigts.

·Un trouble visuel.

·Si vous prenez ce médicament pour traiter une crise de paludisme et que vous observez une aggravation des signes de la maladie.

Les effets indésirables peuvent survenir pendant le traitement mais aussi après que vous ayez arrêté de prendre Lariam, parfois même plusieurs mois après larrêt. Chez quelques patients, il est rapporté que les troubles neuropsychiatriques tels quune dépression, des vertiges ou encore des pertes déquilibre peuvent persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du traitement (voir la mise en garde au paragraphe « Conduite de véhicules et utilisation de machines » de cette même rubrique).

Autres médicaments et Lariam 250 mg, comprimé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez pas Lariamsi vous prenez un médicament contenant de lhalofantrine utilisé pour traiter le paludisme ou contenant de lacide valproïque utilisé contre lépilepsie, ou du valpromide utilisé en psychiatrie (voir ci-dessus « Ne prenez jamais Lariam 250 mg, comprimé sécable ») et prévenez votre médecin ou votre pharmacien.

Dites à votre médecin ou à votre pharmacien:

·si vous prenez du fingolimod utilisé dans la sclérose en plaque

·si vous prenez de la quinine, ou encore de la quinidine ou de la chloroquine, utilisés pour traiter ou prévenir le paludisme.

·si vous prenez un médicament bêtabloquant ou antagoniste du calcium utilisé pour traiter des problèmes cardiaques ou une pression artérielle élevée,

·si vous prenez un antidépresseur ou un neuroleptique utilisé pour traiter certains troubles psychiatriques,

·si vous prenez ou avez pris récemment tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Grossesse et allaitement

Ce médicament ne sera utilisé pendant la grossesse que sur les conseils de votre médecin.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de poursuivre le traitement.

Dune façon générale, si vous êtes enceinte ou souhaitez le devenir, il est fortement déconseillé de voyager dans les zones où vous risquez dattraper le paludisme, en raison de la gravité de cette maladie.

La méfloquine passe dans le lait maternel. En conséquence, par mesure de précaution, vous devez éviter de prendre ce médicament si vous allaitez.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Soyez prudent. Ne conduisez pas sans avoir lu cette notice.

Ce médicament peut provoquer des étourdissements, des vertiges, des pertes de l'équilibre, des troubles touchant les nerfs et/ou des troubles neuropsychiatriques. Ces troubles peuvent survenir lors de la conduite de véhicules, de l'utilisation de machines ainsi quau cours dactivités ou de certains sports nécessitant une attention soutenue, une coordination fine des mouvements (exemple pilotage davions, alpinisme, plongée...). Ils peuvent apparaître très tardivement, même jusquà plusieurs mois après larrêt du traitement et persister longtemps. Des étourdissements, des vertiges et des pertes déquilibre pouvant persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du traitement, ont été rapportés chez quelques patients.

Si vous ressentez lun de ces effets au cours du traitement, il est déconseillé de conduire un véhicule, dutiliser une machine ou dexercer une activité ou un sport nécessitant une attention soutenue ou une coordination fine des mouvements.

Informations importantes concernant certains composants de Lariam 250 mg, comprimé sécable :ce médicament contient un sucre, le lactose (voir ci-dessus « Avertissements et précautions »).

3. COMMENT PRENDRE Lariam 250 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Si vous prenez ce médicament pour éviter dattraper le paludisme (prévention) :

·Chez l'adulte et l'enfant de plus de 45 kilogrammes (kg) :

la posologie recommandée est de1 comprimé par semaine en une seule prise.

·Chez l'adulte et l'enfant dont le poids est compris entre 15 et 45 kg (soit pour l'enfant, un âge compris entre environ 3 et 15 ans) :

la posologie recommandée est de 5 mg par kg de poids corporel par semaine en une seuleprise.

Soit à titre indicatif :

ode 31 à 45 kg : 3/4 (trois quarts) de comprimé par semaine en une seule prise ;

ode 20 à 30 kg : 1/2 (un demi) comprimé par semaine en une seule prise ;

ode 15 à 19 kg : 1/4 (un quart) de comprimé par semaine en une seule prise.

·Chez lenfant de moins de 15 kg :

En l'absence de données cliniques, il convient d'éviter l'utilisation de ce médicament chez les enfants de moins de 15 kg.

Quand devez-vous commencer le traitement par Lariam ?

Afin de s'assurer que la prise de Lariam est bien tolérée avant le départ dans la zone où vous risquez dattraper le paludisme, il est recommandé de prévoir la première prise 10 jours avant le départ et la deuxième prise 3 jours avant le départ. Les prises suivantes se feront toutes les semaines à jour fixe.

Quand devez-vous arrêter le traitement par Lariam ?

La dernière prise aura lieu au moins 3 semaines après le retour de la zone où vous risquiez dattraper le paludisme.

Si vous prenez ce médicament pour traiter une crise (accès) de paludisme :

Vous devez consulter immédiatement un médecin si vous ressentez les effets suivants car il pourrait sagir dune crise de paludisme : une fièvre, des frissons, un malaise général.

La dose recommandée pour traiter une crise de paludisme est de 25 mg par kg de poids corporel. Cette dose doit être administrée en 2 à 3 prises réparties sur 24 heures.

Soit à titre indicatif :

·Si vous pesez plus de 60 kg* : 6 comprimés par jour, soit :

o3 comprimés,

opuis 2 comprimés 6 à 8 heures plus tard,

opuis 1 comprimé 6 à 8 heures plus tard.

·Si vous pesez de 46 kg à 60 kg : 5 comprimés par jour, soit :

o3 comprimés,

opuis 2 comprimés 6 à 8 heures plus tard.

·Si vous pesez de 31 kg à 45 kg : 3 à 4 comprimés par jour, soit :

o2 à 3 comprimés,

opuis 1 comprimé 6 à 8 heures plus tard.

·Si vous pesez de 21 kg à 30 kg : 2 à 3 comprimés à prendre en 2 prises à 12 heures dintervalle.

·Si vous pesez de 5 kg** à 20 kg : 1/4 (un quart) de comprimé pour 2,5 kg de poids corporel ou 1 comprimé pour 10 kg de poids corporel à répartir en 2 prises à 12 heures dintervalle.

*Aucune donnée nest disponible pour ladministration de doses supérieures à 6 comprimés chez des patients de poids très important.

**En labsence de donnée chez les nourrissons de moins de 3 mois ou pesant moins de 5 kg, il conviendra déviter lutilisation de Lariam en traitement dune crise de paludisme dans cette tranche dâge.

Si, malgré une dose correcte, le traitement par Lariam nentraîne pas damélioration dans les 4872 heures, consultez rapidement un médecin.

Si les signes de votre maladie persistent ou saggravent, naugmentez pas le nombre de prises mais consultez immédiatement un médecin.

Mode et voie dadministration

Ce médicament est utilisé par voie orale. Lariam a un goût amer et légèrement piquant.

Les comprimés doivent être avalés sans les croquer avec un verre de liquide, de préférence au cours d'un repas.

Chez l'enfant de moins de 6 ans ainsi que chez les personnes ayant des difficultés pour avaler, les comprimés peuvent être écrasés et dissous dans de l'eau.

Les comprimés sont sécables. Cela signifie que vous pouvez également les casser en deux ou en quatre parts égales si nécessaire.

Si vous avez pris plus de Lariam 250 mg, comprimé sécable que vous nauriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre Lariam 250 mg, comprimé sécable

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Lariam peut entraîner des troubles neuropsychiatriques graves ou des effets indésirables potentiellement graves chez certains patients.

→ Lisez impérativement la description des signes dappels figurant à la rubrique 2 au paragraphe « Faites attention avec Lariam 250 mg, comprimé sécable » et informez immédiatement votre médecin si vous ressentez lun de ces effets pendant le traitement avec Lariam.

Attention : certains effets indésirables peuvent survenir ou persister jusquà même plusieurs mois après larrêt de Lariam. Chez quelques patients, il est rapporté que certains troubles neuropsychiatriques, tels quune dépression, des étourdissements, des vertiges ou encore des pertes déquilibre peuvent persister plusieurs mois voire plus longtemps, même après larrêt du traitement.

Effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus de 1 personne sur 10) :

·Troubles du sommeil (cauchemars, rêves anormaux, insomnies).

Effets indésirables fréquents(pouvant affecter plus de 1 personne sur 100 mais moins de 1 personne sur 10) :

·Anxiété.

·Dépression.

·Etourdissements.

·Maux de tête.

·Troubles de la vue.

·Pertes de léquilibre (vertiges).

·Nausées.

·Diarrhée.

·Douleur au ventre (douleur abdominale).

·Vomissements.

·Démangeaisons.

Effets indésirables de fréquence indéterminée(ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

·Idées suicidaires et comportement de mise en danger de soi-même.

·Sentiments de défiance envers autrui (paranoïa)

·Vision ou bruit de choses qui nexistent pas (hallucinations),

·Psychose (perte de contact avec la réalité).

·Agitation, nervosité, agressivité (sentiment de colère nouveau ou aggravé).

·Comportement inhabituel.

·Confusion mentale.

·Changements de lhumeur.

·Attaques de panique.

·Trouble de lattention.

·Perte de mémoire pouvant parfois durer plus de 3 mois.

·Evanouissement.

·Crise dépilepsie, convulsions.

·Augmentation transitoire des enzymes de votre foie.

·Affections du foie : hépatite (inflammation du foie),insuffisance hépatique (dysfonctionnement du foie),ictère (coloration jaune de la peau).

·Diminution ou une augmentation des globules blancs, diminution des globules rouges ou des plaquettes.

·Diminution de lappétit.

·Neuropathie avec des signes tels que des fourmillements ou des picotements, un engourdissement, une sensation de brûlure ou une douleur, une faiblesse musculaire, une apparition ou aggravation de troubles de léquilibre ou des tremblements au niveau des mains et des doigts.

·Difficultés à parler.

·Vision floue, éblouissements nocturnes ou autres troubles de la vue pouvant survenir avec un temps de latence pendant ou après le traitement.

·Troubles auditifs incluant des bourdonnements dans les oreilles ou des difficultés à entendre.

·Affections cardiaques : troubles du rythme cardiaque, palpitations (sensations que le cur bat très vite),pouls irrégulier.

·Changements de la pression artérielle ou du rythme cardiaque.

·Bouffées de chaleur.

·Essoufflement, toux, difficultés à respirer, pneumonie, pneumopathie potentiellement dorigine allergique (inflammation des poumons grave et potentiellement mortelle).

·Eruption cutanée.

·Perte de cheveux.

·Réaction allergique, pouvant être légère à grave, voire potentiellement mortelle (anaphylaxie) avec des symptômes comme une difficulté à respirer, un gonflement de la langue, un dème, des démangeaisons et une éruption cutanée importante.

·Syndrome de Stevens Johnson : affection potentiellement grave caractérisée par une éruption cutanée ou rougeur étendue accompagnée de cloques ou d'un décollement de la peau (desquamation),plus particulièrement autour de la bouche, dans la gorge, du nez, des parties génitales (ulcères) ou des yeux (conjonctivites) et potentiellement associée à des symptômes pseudo grippaux incluant de la fièvre.

·Douleur ou malaise dans la région supérieure de l'abdomen (dyspepsie).

·Une pancréatite (inflammation du pancréas) pouvant se manifester par des symptômes tels que des douleurs à lestomac ou des douleurs abdominales.

·Episode intense de transpiration (hyperhidrose).

·Faiblesse musculaire.

·Crampes.

·Douleurs musculaires ou articulaires.

·Douleur thoracique.

·Fatigue.

·Fièvre ou frissons.

·Dysfonctionnement, insuffisance ou inflammation du rein, révélé généralement lors dun examen sanguin et pouvant éventuellement se traduire par une diminution du volume des urines, une altération de létat général, une tension artérielle anormale ou encore des douleurs abdominales ou lombaires.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER Lariam 250 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après {EXP}. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver dans lemballage dorigine à labri de lhumidité.

Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient Lariam 250 mg, comprimé sécable  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de méfloquine............. 274,09 mg

(Correspondant à méfloquine............. 250 mg)

·Les autres composants sont :

Copolymère de polyoxyéthylène et de polyoxypropylène, cellulose microcristalline, alginate de calcium et d'ammonium, amidon de maïs, lactose monohydraté, crospovidone, talc, stéarate de magnésium.

Quest-ce que Lariam 250 mg, comprimé sécable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Lariam 250 mg, comprimé sécable est présenté sous forme de comprimé sécable conditionné sous plaquettes thermoformées de 6, 8 et 10 comprimés ou en tube de 100 comprimés.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ROCHE

30, Cours de l'Ile Seguin

92650 BOULOGNE BILLANCOURT Cedex

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ROCHE

30, Cours de l'Ile Seguin

92650 BOULOGNE BILLANCOURT Cedex

Fabricant  Retour en haut de la page

ROCHE

ZAC DE LA GARENNE

AVENUE FAIDHERBE

93110 ROSNY SOUS BOIS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

Septembre 2016.

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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