ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant

source: ANSM - Mis à jour le : 22/06/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Esoméprazole......... 40,00 mg

Sous forme d'ésoméprazole magnésium dihydraté.

Pour un comprimé gastro-résistant.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 12.28 mg de saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé gastro-résistant.

Comprimé pelliculé, rose pâle, oblong, biconvexe.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Les comprimés dESOMEPRAZOLE EG LABO sont indiqués chez les adultes dans :

·reflux gastro-oesophagien (RGO): traitement de l'sophagite érosive par reflux ;

·traitement du syndrome de Zollinger-Ellison ;

·poursuite du traitement après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Adultes

Reflux gastro-oesophagien:

§Traitement de l'sophagite érosive par reflux :

40 mg une fois par jour pendant 4 semaines.

Un traitement supplémentaire de 4 semaines est recommandé chez les patients dont l'oesophagite n'est pas cicatrisée ou dont les symptômes persistent.

§Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison :

La dose initiale recommandée est de 40 mg deux fois par jour. La posologie doit être ajustée individuellement et le traitement poursuivi aussi longtemps que nécessaire cliniquement. Sur la base des données cliniques disponibles, la majorité des patients est contrôlée avec des doses entre 80 et 160 mg d'ésoméprazole par jour. Pour des posologies supérieures à 80 mg par jour, la dose journalière devra être divisée et donnée en 2 prises.

§Poursuite du traitement après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal :

40 mg une fois par jour pendant 4 semaines après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.

Populations particulières

§Patients atteints dune insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale.

En raison de l'expérience limitée chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, l'utilisation d'ESOMEPRAZOLE EG LABO devra être prudente chez ces patients (voir rubrique 5.2).

§Patients atteints dune insuffisance hépatique

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il convient de ne pas dépasser la dose maximale de 20 mg désoméprazole chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2).

Sujets âgés

Aucune adaptation posologique chez le sujet âgé.

Population pédiatrique

Adolescents à partir de lâge de 12 ans

Reflux gastro-oesophagien (RGO) :

·traitement de lsophagite érosive par reflux :

40 mg une fois par jour pendant 4 semaines.

Un traitement supplémentaire de 4 semaines est recommandé chez les patients dont lsophagite n'est pas cicatrisée ou dont les symptômes persistent.

Enfants de moins de 12 ans

ESOMEPRAZOLE EG LABO ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 12 ans en labsence de données disponibles.

Mode dadministration

Les comprimés doivent être avalés entiers avec une boisson. Ils ne doivent pas être mâchés ni croqués.

Chez les patients ayant des difficultés pour avaler, les comprimés peuvent aussi être dispersés dans un demi-verre d'eau non gazeuse. Aucun autre liquide ne doit être utilisé car l'enrobage entérique peut être dissous. Remuer jusqu'à délitement des comprimés et boire la solution avec les granules immédiatement ou dans les 30 minutes. Rincer le verre avec un demi-verre d'eau et le boire. Les granules ne doivent pas être mâchés ni croqués.

Pour les patients ne pouvant pas avaler, les comprimés peuvent être dispersés dans de l'eau non gazeuse et administrés par sonde gastrique.

Il est important de s'assurer préalablement et minutieusement que la sonde et la seringue choisies sont appropriées.

Pour la préparation et l'administration par sonde gastrique, se reporter à la rubrique 6.6.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés benzimidazolés ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

L'ésoméprazole ne doit pas être utilisé de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5)

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

En présence de lun des symptômes dalarme suivants (tels que perte de poids importante et involontaire, vomissements répétés, dysphagie, hématémèse ou méléna) ou en cas de suspicion ou de présence dun ulcère gastrique, léventualité dune lésion maligne doit être exclue car ESOMEPRAZOLE EG LABO peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic.

Utilisation au long cours

Les patients recevant un traitement dentretien (et ceux, plus particulièrement, traités pendant plus dun an) doivent être suivis régulièrement.

Traitement à la demande

Les patients ayant un traitement à la demande doivent être avertis de la nécessité de contacter leur médecin en cas de modification de leur symptomatologie.

Eradication dHelicobacter pylori

En cas de prescription de lésoméprazole pour une éradication de Helicobacter pylori, les interactions médicamenteuses possibles de tous les composants du traitement déradication doivent être prises en considération.

La clarithromycine est un puissant inhibiteur du CYP3A4 et donc les contre-indications et les interactions de la clarithromycine doivent être prises en compte lorsquun traitement déradication est pris concomitamment avec des médicaments métabolisés par le CYP3A4, tel que le cisapride.

Infections gastro-intestinales

Le traitement par IPP pourrait légèrement augmenter le risque d'infections gastro-intestinales dues à des germes tels que Salmonella et Campylobacter (voir rubrique 5.1).

Absorption de la vitamine B12

Comme tous les médicaments visant à diminuer la sécrétion dacides gastriques, lésoméprazole peut diminuer l'absorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine) en raison de l'hypo-ou de lachlorhydrie. Cela devra être pris en compte lors dun traitement au long cours chez des patients ayant une réserve en vitamine B12 diminuée ou des facteurs de risque entrainant la diminution de labsorption de la vitamine B12.

Hypomagnésémie

Des cas dhypomagnésémies sévères ont été rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) tels que l'ésoméprazole pendant au moins trois mois, et dans la plupart des cas pendant un an. Lhypomagnésémie peut se manifester par des signes cliniques graves tels que fatigue, tétanie, bouffées délirantes, convulsions, sensations vertigineuses, arythmie ventriculaire mais elle peut débuter de façon insidieuse et passer inaperçue. Chez la plupart des patients, lhypomagnésémie sest améliorée après supplémentation en magnésium et arrêt de l'IPP.

Chez les patients nécessitant un traitement prolongé ou en cas dassociation des IPP avec de la digoxine ou avec des médicaments pouvant induire une hypomagnésémie (par exemple des diurétiques), un dosage du taux de magnésium sanguin doit être envisagé par les professionnels de santé avant de commencer le traitement par lIPP puis régulièrement pendant le traitement.

Risque de fractures

Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier sils sont utilisés à fortes doses et sur une durée prolongée (> 1 an), peuvent augmenter modérément le risque de fracture de la hanche, du poignet et des vertèbres, principalement chez les patients âgés ou en présence d'autres facteurs de risque identifiés. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10 à 40%. Cette augmentation peut être en partie due à dautres facteurs de risque. Les patients présentant un risque d'ostéoporose doivent être pris en charge conformément aux recommandations en vigueur et recevoir un apport approprié en vitamine D et en calcium.

Association avec dautres médicaments

Lassociation de lésoméprazole avec latazanavir nest pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si lassociation de latazanavir avec un inhibiteur de la pompe à proton est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée associée à une augmentation de la dose datazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir ; une dose maximale de 20 mg désoméprazole ne doit pas être dépassée.

Lésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début ou à la fin dun traitement avec lésoméprazole, le risque dinteractions avec les médicaments métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et lésoméprazole a été observée (voir rubrique 4.5). La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. Par précaution, lutilisation concomitante désoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée.

En cas de prescription dun traitement désoméprazole à la demande, limpact sur les interactions avec dautres médicaments doit être pris en considération en raison des fluctuations des concentrations plasmatiques de lésoméprazole (voir rubrique 4.5).

Saccharose

Ce médicament contient du saccharose. Ce médicament est contre indiqué chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose ou un déficit en sucrase-isomaltase.

Lupus érythémateux cutané subaigü (LECS)

Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à des cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles saccompagnent darthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager darrêter loméprazole. La survenue dun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec dautres inhibiteurs de la pompe à protons.

Interférence avec les tests de laboratoire

Une augmentation du niveau de la CgA peut interférer lors des tests réalisés pour des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement avec lésoméprazole doit être momentanément arrêté pendant au moins cinq jours avant les mesures de la CgA. Si les concentrations de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisées après la mesure initiale, des mesures doivent être répétées 14 jours après l'arrêt du traitement par inhibiteurs de la pompe à protons.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Effets de lésoméprazole sur la pharmacocinétique des autres médicaments

Inhibiteurs de protéase

Des interactions entre l'oméprazole et certains inhibiteurs de protéases ont été rapportées. L'importance clinique et le mécanisme de ces interactions ne sont pas toujours connus. L'augmentation du pH gastrique observée lors dun traitement par oméprazole peut modifier l'absorption des inhibiteurs de protéases. Il existe d'autres mécanismes d'interactions qui se font via linhibition du CYP 2C19. Pour l'atazanavir et le nelfinavir, une diminution des concentrations plasmatiques a été rapportée lorsquils sont associés à l'oméprazole ; l'administration concomitante d'oméprazole et de ces médicaments n'est donc pas recommandée. Loméprazole (40 mg en une prise par jour) administré en association avec latazanavir 300 mg associé au ritonavir 100 mg, chez des volontaires sains, a entraîné une diminution substantielle des concentrations plasmatiques datazanavir (approximativement une diminution de 75 % de lASC, Cmax et Cmin). Laugmentation de la posologie de latazanavir à 400 mg na pas compensé leffet de loméprazole sur les concentrations plasmatiques de latazanavir.

Lassociation doméprazole (20 mg une fois par jour) avec latazanavir 400 mg/ritonavir 100 mg chez des volontaires sains a diminué approximativement de 30% lexposition à latazanavir en comparaison à lexposition observée avec latazanavir 300 mg/ ritonavir 100 mg une fois par jour administré seul. Lassociation doméprazole (40 mg une fois par jour), a diminué de 36-39% les moyennes des ASC, Cmax et Cmin du nelfinavir et de 75-92% les moyennes des ASC, Cmax et Cmin de son métabolite pharmacologiquement actif M8.

Du fait de la similarité des effets pharmacodynamiques et des propriétés pharmacocinétiques de loméprazole et de lésoméprazole, une administration concomitante désoméprazole et datazanavir nest pas recommandée (voir rubrique 4.4), et une administration concomitante désoméprazole et de nelfinavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).Pour le saquinavir (en association avec le ritonavir), une augmentation de la concentration plasmatique (80-100%) a été rapportée en association avec loméprazole (40 mg une fois par jour). Un traitement avec loméprazole 20 mg une fois par jour na pas modifié lexposition au darunavir (associé au ritonavir), ni celle à lamprenavir (associé au ritonavir).

Un traitement avec lésoméprazole 20 mg une fois par jour na pas modifié lexposition à lamprenavir (associé ou non au ritonavir). Un traitement avec loméprazole 40 mg une fois par jour na pas modifié lexposition au lopinavir (associé au ritonavir).

Methotrexate

Une augmentation des concentrations de méthotrexate a été observée chez certains patients en cas dadministration concomitante de méthotrexate avec les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Lors de ladministration de fortes doses de méthotrexate, un arrêt provisoire du traitement par ésoméprazole peut être nécessaire.

Tacrolimus

Une augmentation des concentrations sériques de tacrolimus a été observée lors dune administration concomitante avec lésoméprazole. Une surveillance renforcée des concentrations de tacrolimus ainsi que de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être effectuée, et la posologie du tacrolimus doit être ajustée si nécessaire.

Médicaments dont labsorption est dépendante du pH

Linhibition de lacidité gastrique au cours du traitement avec lésoméprazole et dautres IPP pourrait diminuer ou augmenter labsorption de médicaments si celle-ci est dépendante du pH gastrique.

Comme avec les autres médicaments qui diminuent lacidité intragastrique, labsorption de certains médicaments, tels que le kétoconazole, litraconazole et lerlotinib peut être diminuée alors que labsorption de médicaments tels que la digoxine peut augmenter pendant le traitement par ésoméprazole. Un traitement concomitant avec de loméprazole (20 mg par jour) et de la digoxine chez des sujets sains a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10 % (jusquà 30 % chez deux des dix sujets). La toxicité de la digoxine a été rarement rapportée. Cependant une attention particulière doit être portée lorsque lésoméprazole est donné à fortes doses chez des patients âgés. La surveillance thérapeutique de la digoxine doit donc être renforcée.

Médicaments métabolisés par le CYP2C19

Lésoméprazole inhibe le CYP2C19, principal enzyme de métabolisation de lésoméprazole. De ce fait, lors dune administration concomitante avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19, tels que le diazépam, le citalopram, limipramine, la clomipramine, la phénytoïne, etc, les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées et une réduction des doses peut être nécessaire. Ceci doit être particulièrement pris en compte lorsque lésoméprazole est prescrit pour un traitement à la demande.

Diazépam

Une administration concomitante de 30 mg désoméprazole entraîne une diminution de 45 % de la clairance du diazépam, métabolisé par le CYP2C19.

Phénytoïne

Ladministration concomitante de 40 mg désoméprazole conduit à une augmentation de 13 % des concentrations plasmatiques de phénytoïne chez les patients épileptiques. Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de la phénytoïne lors de la mise en oeuvre ou à larrêt du traitement avec lésoméprazole.

Voriconazole

Loméprazole (à la dose de 40 mg en une prise par jour) a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de voriconazole (un substrat du CYP2C19), avec Cmax et ASCt augmentés respectivement de 15 et 41 %.

Cilostazol

Comme loméprazole, lésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Dans une étude en cross over, l'oméprazole, administré à la dose de 40 mg à des sujets sains a augmenté la Cmax et l'ASC du cilostazol de 18% et 26% respectivement, et de l'un de ses métabolites actifs de 29% et 69% respectivement.

Cisapride

Chez les volontaires sains, ladministration concomitante de 40 mg désoméprazole et de cisapride conduit à une augmentation de 32 % de laire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) et à une prolongation de 31 % de la demi-vie délimination (t1/2) sans augmentation significative du pic plasmatique du cisapride. La légère prolongation de lespace QTc observée après administration du cisapride seul nest pas majorée lors de ladministration concomitante du cisapride avec lésoméprazole (voir rubrique 4.4).

Warfarine

Un essai clinique a montré que lors de ladministration de 40 mg désoméprazole chez les patients traités par warfarine, les temps de coagulation restent dans les valeurs normales. Cependant depuis la mise sur le marché, quelques cas délévation de lINR cliniquement significatifs ont été rapportés lors dun traitement concomitant. Une surveillance est recommandée à linitiation et à la fin du traitement concomitant de lésoméprazole avec la warfarine ou dautres dérivés coumariniques.

Clopidogrel

Les résultats détudes chez des sujets sains ont montré une interaction pharmacocinétique (PK)/ pharmacodynamique (PD) entre le clopidogrel (dose de charge de 300 mg/ dose de maintenance 75 mg par jour) et lésoméprazole (40 mg/jour par voie orale), entraînant une diminution denviron 40% de l'exposition au métabolite actif du clopidogrel et une diminution denviron 14% de l'inhibition maximale de lagrégation plaquettaire (induite par l'ADP).

Dans une étude chez des sujets sains, une diminution de lexposition denviron 40% du métabolite actif du clopidogrel a été observée lors de la prise dune association fixe désoméprazole 20 mg et dacide acétylsalicylique (AAS) 81 mg avec du clopidogrel en comparaison avec le clopidogrel seul. Cependant, les niveaux maximum dinhibition de lagrégation plaquettaire (induite par lADP) chez ces patients étaient identiques dans le groupe clopidogrel et le groupe clopidogrel + association fixe (ésoméprazole + acide acétylsalicylique).

Des données contradictoires sur les conséquences cliniques dune interaction PK / PD en termes dévénements cardiovasculaires majeurs ont été observées à partir détudes à la fois observationnelles et cliniques. Par mesure de précaution, une utilisation concomitante de clopidogrel doit être déconseillée.

Médicaments étudiés sans interaction cliniquement significative

Amoxicilline et quinidine

Lésoméprazole na pas deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de lamoxicilline ou de la quinidine.

Naproxène ou rofécoxib

Des études à court terme évaluant ladministration concomitante désoméprazole avec du naproxène ou du rofécoxib nont pas montré dinteraction pharmacocinétique cliniquement significative.

Effets des autres médicaments sur la pharmacocinétique de lésoméprazole.

Médicaments qui inhibent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4

Lésoméprazole est métabolisé par le CYP2C19 et le CYP3A4.

Ladministration concomitante désoméprazole avec un inhibiteur du CYP3A4, la clarithromycine (500 mg deux fois par jour) conduit à un doublement de laire sous la courbe (ASC) de lésoméprazole.

Ladministration concomitante désoméprazole et dun inhibiteur combiné du CYP2C19 et du CYP3A4, peut entraîner une augmentation de plus du double du Cmax et lASC de lésoméprazole.

Le voriconazole, inhibiteur des CYP2C19 et CYP3A4 a entraîné une augmentation de ASCt de loméprazole de 280 %.

Un ajustement systématique de la dose de lésoméprazole nest pas nécessaire dans lune ou lautre de ces situations.

Cependant, un ajustement de la dose doit être envisagé chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère, et si un traitement au long cours est indiqué.

Médicaments qui induisent le CYP2C19 et/ou le CYP3A4

Des médicaments connus pour induire le CYP2C19 ou le CYP3A4 ou les deux (comme la rifampicine et le millepertuis) peuvent conduire à une diminution des taux sériques désoméprazole par augmentation du métabolisme de lésoméprazole.

Population pédiatrique

Les études dinteractions ont uniquement été réalisées chez les adultes.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les données cliniques lors de grossesses exposées à ESOMEPRAZOLE EG LABO sont insuffisantes. Les données issues d'études épidémiologiques sur un nombre élevé de grossesses exposées à l'oméprazole, mélange racémique, n'ont révélé aucun effet malformatif ni ftotoxique. Les études chez l'animal avec l'ésoméprazole n'ont révélé aucun effet direct ou indirect malformatif embryonnaire/ftal. Les études chez l'animal avec le mélange racémique n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects quant à la grossesse, l'accouchement ou le développement postnatal. ESOMEPRAZOLE EG LABO doit être prescrit avec précaution au cours de la grossesse.

Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) na mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né dû à lésoméprazole.

Les études conduites chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3)

Allaitement

L'excrétion dans le lait maternel de l'ésoméprazole n'est pas connue. Il nexiste pas de données suffisantes sur les effets de lésoméprazole chez le nouveau-né/nourrisson. Lésoméprazole ne doit pas être utilisé au cours de lallaitement.

Fertilité

Des études conduites chez lanimal avec un mélange racémique doméprazole, administré par voie orale, nindiquent pas deffets sur la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Lésoméprazole a une influence mineure sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets indésirables tels que des étourdissements (peu fréquent) et une vision trouble (rare) ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Les patients affectés ne devraient pas conduire ou utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de sécurité

Maux de tête, douleur abdominale, diarrhées et nausées sont, entre autres, les réactions qui ont été le plus fréquemment rapportées dans les études cliniques (et également lors de son utilisation en post-commercialisation). De plus, le profil de sécurité est similaire pour les différentes formulations, les indications de traitement, les groupes dâges et les populations de patients. Aucune réaction indésirable liée à la dose na été identifiée.

Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de lésoméprazole et depuis sa mise sur le marché. Aucun des effets na été dose-dépendant.Les effets indésirables sont classés par fréquence : très fréquent 1/10 ; fréquent 1/100 < 1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1000 <1/100 ; rare ≥ 1/10 000 < 1/1000, très rare < 1/10 000 ; indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Classe de Systèmes dOrganes

Fréquence

Effet indésirable

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare

leucopénie, thrombocytopénie.

Très rare

agranulocytose, pancytopénie.

Affections du système immunitaire

Rare

réactions dhypersensibilité telles que fièvre, angio-dème, réaction/choc anaphylactique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

dème périphérique.

Rare

hyponatrémie.

Fréquence indéterminée

hypomagnésémie (voir rubrique 4.4), une hypomagnésémie sévère peut être associée à une hypocalcémie, une hypomagnésémie peut également être associée à une hypokaliémie.

Affections psychiatriques

Peu fréquent

insomnie.

Rare

agitation, confusion, dépression.

Très rare

agressivité, hallucinations.

Affections du système nerveux

Fréquent

céphalées.

Peu fréquent

étourdissements, paresthésies, somnolence.

Rare

troubles du goût.

Affections oculaires

Rare

vision trouble.

Affections de loreille et du labyrinthe

Peu fréquent

vertiges.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare

bronchospasme.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées /vomissements, polypes des glandes fungiques (bénins).

Peu fréquent

sécheresse buccale.

Rare

stomatite, candidose gastro-intestinale.

Fréquence indéterminée

colite microscopique.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

augmentation des enzymes hépatiques.

Rare

hépatite avec ou sans ictère.

Très rare

insuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère préexistante.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

dermatite, prurit, rash, urticaire.

Rare

alopécie, photosensibilisation.

Très rare

érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Peu fréquent

fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres (voir rubrique 4.4).

Rare

arthralgies, myalgies.

Très rare

faiblesses musculaires.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare

néphrite interstitielle ; chez quelques patients une insuffisance rénale a été rapportée de façon concomitante.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare

gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Rare

malaise, augmentation de la sudation.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

A ce jour, l'expérience relative à un surdosage volontaire est très limitée. Les symptômes décrits lors d'une prise de 280 mg sont des symptômes gastro-intestinaux et des signes de fatigue. Des doses uniques de 80 mg par jour ont été bien tolérées. Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. L'ésoméprazole est fortement lié aux protéines plasmatiques et donc n'est pas aisément dialysable. En cas de surdosage le traitement sera symptomatique et visera à préserver les fonctions vitales.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Médicaments pour les troubles liés à lacidité, INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS, code ATC : A02BC05

Lésoméprazole est lisomère S de loméprazole et diminue la sécrétion gastrique acide par un mécanisme daction spécifiquement ciblé. Cest un inhibiteur spécifique de la pompe à protons au niveau de la cellule pariétale. Les deux isomères R et S de loméprazole ont une activité pharmacodynamique similaire.

Mécanisme daction

Lésoméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans lenvironnement acide des canalicules sécrétoires des cellules pariétales, où il inhibe lenzyme H+K+-ATPase (la pompe à protons), la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée.

Effets pharmacodynamiques

Après une prise orale de 20 et 40 mg désoméprazole, lapparition de leffet anti-sécrétoire survient dans un délai dune heure. Après administrations répétées de 20 mg désoméprazole en une prise par jour pendant 5 jours, le débit acide maximal obtenu après stimulation par la pentagastrine est réduit en moyenne de 90 % au 5ème jour, 6 à 7 heures après la prise.

Après 5 jours de prises orales de 20 mg et 40 mg désoméprazole, un pH intragastrique supérieur à 4 était maintenu respectivement pendant en moyenne 13 et 17 heures sur 24 heures chez les patients ayant un reflux gastro-oesophagien symptomatique. Les pourcentages de patients dont le pH est > 4 pendant au moins 8, 12 et 16 heures sont respectivement de 76 %, 54 % et 24 % avec 20 mg désoméprazole et de 97 %, 92 % et 56 % avec 40 mg désoméprazole.

En utilisant laire sous la courbe (ASC), comme paramètre reflétant la concentration plasmatique, une relation entre linhibition de la sécrétion gastrique acide et laire sous la courbe (ASC) a été démontrée.

La cicatrisation de lsophagite par reflux avec l'ésoméprazole 40 mg est obtenue chez environ 78 % des patients après 4 semaines de traitement et chez 93 % des patients après 8 semaines de traitement.

Une semaine de traitement avec ésoméprazole 20 mg deux fois par jour associé à des antibiotiques appropriés, aboutit à une éradication dHelicobacter pylori chez environ 90 % des patients.

Après un traitement déradication dune semaine, il nest pas nécessaire de poursuivre une monothérapie par anti-sécrétoire pour obtenir la cicatrisation et la disparition des symptômes en cas dulcère duodénal non compliqué.

Dans une étude clinique randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, des patients avec une hémorragie ulcéreuse gastroduodénale confirmée par endoscopie (Forrest Ia, Ib, IIa ou IIb, pour respectivement 9%, 43%, 38% et 10% des patients) ont été randomisés pour recevoir ESOMEPRAZOLE EG LABO solution pour perfusion (n=375) ou un placebo (n=389). Après hémostase endoscopique, les patients recevaient soit 80 mg désoméprazole en perfusion intraveineuse de 30 minutes suivi par une perfusion continue de 8 mg/h pendant 72 heures, soit un placebo. Après la période initiale de 72 heures, tous les patients recevaient de lESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg per os en ouvert pendant 27 jours pour réduire la sécrétion acide. La survenue dune récidive hémorragique dans les 3 jours était de 5,9% dans le groupe traité par ESOMEPRAZOLE EG LABO, comparé à 10,3% dans le groupe placebo. Après 30 jours de traitement, la survenue dune récidive hémorragique dans le groupe traité par ESOMEPRAZOLE EG LABO était de 7,7% versus 13, 6% dans le groupe placebo.

Au cours du traitement par les anti-sécrétoires, la concentration de gastrine dans le sérum augmente en réponse à la réduction de la sécrétion gastrique acide. La chromogranine A (CgA) augmente également à cause de la diminution de lacidité gastrique. L'augmentation du taux de CgA peut interférer avec les résultats des examens pour les tumeurs neuroendocrines. Les données issues de la littérature indiquent que le traitement par un inhibiteur de la pompe à protons devrait être arrêté au moins 5 jours avant la mesure de la CgA. Si les concentrations de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisées après 5 jours, des mesures doivent être répétées 14 jours après l'arrêt du traitement par ésoméprazole.

Une augmentation du nombre de cellules ECL en relation possible avec laugmentation des concentrations sériques de la gastrine a été observée à la fois chez certains patients traités au long cours avec lésoméprazole. Les résultats sont considérés comme nayant pas de signification clinique.

Lors dun traitement au long cours par les médicaments anti-sécrétoires, des kystes glandulaires gastriques ont été rapportés avec une fréquence légèrement augmentée. Ces modifications sont une conséquence physiologique dune inhibition prononcée de la sécrétion acide : elles sont bénignes et apparaissent réversibles.

La diminution de la sécrétion dacide gastrique quelle quen soit la cause, notamment celle induite par les Inhibiteurs de la pompe à Protons (IPP) augmente dans lestomac la quantité de bactéries normalement présentes dans le tube digestif. Le traitement par IPP pourrait augmenter légèrement le risque d'infections gastro-intestinales dues à des germes tels que Salmonella et Campylobacter et possiblement dues au Clostridium difficile chez les patients hospitalisés.

Efficacité clinique

Dans deux études versus ranitidine, utilisée comme comparateur actif, une meilleure efficacité avec lésoméprazole a été démontrée dans la cicatrisation des ulcères gastriques chez les patients traités par AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2.

Dans deux études versus placebo, utilisé comme comparateur, une meilleure efficacité de lésoméprazole a été démontrée dans la prévention des ulcères gastroduodénaux chez les patients traités par AINS (âge > 60 ans et/ou antécédents dulcère), y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2.

Population pédiatrique

Dans une étude réalisée dans une population pédiatrique (enfants âgés de moins de 1 an à 17 ans) atteints de RGO et recevant un traitement par IPP au long cours, 61% des enfants ont présenté des niveaux faibles dhyperplasie des cellules ECL sans signification clinique connue et sans développement d'une gastrite atrophique ou de tumeurs carcinoïdes

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

L'ésoméprazole est instable en milieu acide. Il s'administre par voie orale sous forme de granules gastro-résistants. In vivo, la conversion en isomère R est négligeable.

L'absorption de l'ésoméprazole est rapide, avec un pic plasmatique survenant environ 1 à 2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est de 64 % après administration unique de 40 mg et augmente à 89 % après administrations répétées d'une prise par jour. Les valeurs correspondantes pour 20 mg d'ésoméprazole sont 50 % et 68 % respectivement.

La prise d'aliments retarde et diminue l'absorption de l'ésoméprazole bien que cela n'ait pas d'influence significative sur l'effet anti-sécrétoire de l'ésoméprazole.

Distribution

Le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0,22 l/kg. La liaison de l'ésoméprazole aux protéines plasmatiques est de 97 %.

Biotransformation

L'ésoméprazole est totalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP). La majeure partie de son métabolisme est dépendante de l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy et déméthyl de l'ésoméprazole. La partie restante est dépendante d'un autre isoenzyme spécifique, le CYP3A4, responsable de la formation de sulfone ésoméprazole, principal métabolite plasmatique.

Elimination

Les paramètres ci-dessous reflètent principalement la pharmacocinétique chez les individus ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel ou métaboliseurs rapides.

La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique et d'environ 9 l/h après administrations répétées. La demi-vie plasmatique d'élimination est d'environ 1,3 heure après administrations répétées d'une prise par jour.

Lésoméprazole est éliminé totalement du plasma entre deux administrations sans tendance à laccumulation lors dune prise par jour.

Les principaux métabolites de lésoméprazole nont pas deffet sur la sécrétion gastrique acide. Environ 80 % dune dose désoméprazole administré par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant retrouvé dans les fèces. Moins de 1 % de la molécule mère est retrouvé dans les urines.

Linéarité/Non linéarité

La pharmacocinétique de l'ésoméprazole a été étudiée pour des doses allant jusqu'à 40 mg deux fois par jour. L'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) augmente avec des administrations répétées d'ésoméprazole. Cette augmentation est dose-dépendante et résulte en une augmentation supérieure à la dose-proportionnalité de l'aire sous la courbe après administrations répétées. Cet effet temps-dépendant et dose-dépendant est dû à une diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique probablement causée par une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et /ou son métabolite sulfone.

Populations spécifiques

Métaboliseurs lents

Environ 2,9 + 1,5 % de la population sont déficients en enzyme CYP2C19 fonctionnel et sont appelés "métaboliseurs lents". Chez ces individus, le métabolisme de l'ésoméprazole est probablement catalysé principalement par le CYP3A4. Après administrations répétées d'une prise par jour de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) est environ 100 % plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel (métaboliseurs rapides). Le pic plasmatique moyen est augmenté d'environ 60 %.

Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.

Genre

Après administration d'une dose unique de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques est d'environ 30 % supérieure chez la femme comparativement à l'homme. Aucune différence entre les sexes n'a été observée après administrations répétées quotidiennes d'ésoméprazole. Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole.

Insuffisance hépatique

Le métabolisme de l'ésoméprazole des patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée peut être altéré. Le taux de métabolisation est diminué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, résultant en un doublement de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Par conséquent, une dose maximale de 20 mg ne doit pas être dépassée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère.

L'ésoméprazole et ses principaux métabolites ne montrent pas de tendance à l'accumulation avec une seule prise par jour.

Insuffisance rénale

Aucune étude n'a été réalisée chez les patients ayant une fonction rénale altérée.

Comme le rein est responsable de l'élimination des métabolites de l'ésoméprazole mais pas de l'élimination de la molécule mère, le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié chez les patients avec insuffisance rénale.

Sujets âgés

Le métabolisme de lésoméprazole nest pas significativement modifié chez le sujet âgé (71-80 ans).

Population pédiatrique

Adolescents 12-18 ans

Après administration de doses répétées de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, l'exposition totale (ASC) et le temps d'atteinte des concentrations plasmatiques maximales (tmax) chez les enfants de 12 à 18 ans sont similaires à ceux observés chez les adultes avec les deux doses d'ésoméprazole.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études non cliniques nont pas révélé de risque particulier chez lhomme, à partir des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de toxicité par administration réitérée, de génotoxicité, de potentiel carcinogène, de toxicité sur la reproduction et sur le développement. Les effets indésirables suivants nont pas été observés dans les études cliniques, mais ont été constatés chez des animaux soumis à des niveaux dexposition semblables à ceux utilisés pour lhomme et pourraient avoir une signification clinique détaillée ci-après :Les études de carcinogénèse chez le rat avec le mélange racémique ont montré une hyperplasie des cellules ECL gastriques et des tumeurs carcinoïdes. Chez le rat, ces modifications gastriques sont le résultat d'une hypergastrinémie prolongée et importante, secondaire à la réduction de la sécrétion gastrique acide et sont observées chez cet animal lors de traitement au long cours avec des inhibiteurs de la sécrétion acide.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Pellets : copolymère dacide méthacrylique et déthyle acrylate (acide methacrylic, laurilsulfate de sodium, polysorbate 80, eau), talc, triéthylcitrate, hypromellose, sphères de sucres, stéarate de magnésium, hydroxypropylcellulose, monostéarate de glycérol, polysorbate 80.

Comprimé : cellulose microcristalline, povidone, macrogol, crospovidone, stéarylfumarate de sodium.

Pelliculage : opadry rose 03B34284 : hypromellose, dioxyde de titane (E171), macrogol, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

Après ouverture du flacon 6 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC) ou plaquettes (Aluminium/Aluminium).

Flacon en HDPE fermé par un bouchon en LDPE.

Boîtes de 7, 14, 28, 30, 50, 56, 60, 90, 98, 100 ou 140 comprimés.

Flacons de 30, 100, 250 ou 500 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Administration par sonde gastrique.

1. Placer le comprimé dans une seringue adaptée et remplir la seringue avec environ 25 ml d'eau et environ 5 ml d'air. Pour certaines sondes, un volume de 50 ml d'eau est nécessaire pour disperser le comprimé afin d'éviter l'obstruction de la sonde.

2. Remuer immédiatement la seringue pendant environ 2 minutes pour disperser le comprimé.

3. Maintenir la seringue embout en l'air et vérifier que l'embout n'est pas obstrué par la dispersion.

4. Raccorder la sonde sur la seringue en maintenant la position décrite ci-dessus.

5. Agiter la seringue, puis la positionner embout vers le bas. Injecter immédiatement 5-10 ml dans la sonde. Puis repositionner la seringue embout vers le haut et l'agiter (la seringue doit être maintenue position embout vers le haut afin d'empêcher l'obstruction de l'embout).

6. Retourner la seringue embout vers le bas et injecter immédiatement à nouveau 5-10 ml dans la sonde. Répéter cette opération jusqu'à ce que la seringue soit vide.

7. Remplir de nouveau la seringue avec 25 ml d'eau et 5 ml d'air et répéter l'étape 5, si nécessaire, afin de ne laisser aucun résidu dans la seringue. Pour certaines sondes, un volume de 50 ml d'eau est nécessaire.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

LE QUINTET, BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 278 219 4 3 : 7 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).

·34009 278 220 2 5 : 14 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).

·34009 278 221 9 3 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).

·34009 278 222 5 4 : 50 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC).

·34009 278 223 1 5 : 7 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 278 224 8 3 : 14 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 278 225 4 4 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

·34009 278 226 0 5 : 50 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 22/06/2017

Dénomination du médicament

ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant

Esoméprazole

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant?

3. Comment prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : A02BC05

ESOMEPRAZOLE EG LABO contient une substance appelée ésoméprazole. C'est un médicament de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons. Il diminue la sécrétion acide au niveau de l'estomac. ESOMEPRAZOLE EG LABO est utilisé dans le traitement des maladies suivantes:

Adultes

·le traitement de l'sophagite érosive par reflux lorsque l'acide de l'estomac remonte au niveau de l'sophage (tube qui relie votre gorge à votre estomac) et entraîne une douleur, une inflammation et des brûlures ;

·un excès d'acide dans l'estomac dû à un syndrome de Zollinger-Ellison ;

·poursuite du traitement après prévention avec ESOMEPRAZOLE EG LABO par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.

Adolescents âgés de 12 ans et plus

·le reflux gastro-oesophagien (RGO) lorsque lacide de lestomac remonte au niveau de lsophage (tube qui relie votre gorge à votre estomac) et entraîne une douleur, une inflammation et des brûlures.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à lésoméprazole ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous êtes allergique à un autre inhibiteur de la pompe à protons, (par exemple : pantoprazole, lansoprazole, rabéprazole, oméprazole) ;

·si vous prenez un médicament contenant du nelfinavir (utilisé dans le traitement du VIH).

·Si vous êtes dans une des situations décrites ci-dessus, ne prenez pas ESOMEPRAZOLE EG LABO. Si vous avez des doutes parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien avant toute administration dESOMEPRAZOLE EG LABO.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO.

·si vous avez des problèmes hépatiques sévères ;

·si vous avez des problèmes rénaux sévères.

Si vous devez subir un examen sanguin spécifique (chromogranine A), prévenez votre médecin avant de prendre ce médicament,

ESOMEPRAZOLE EG LABO peut masquer des symptômes dautres maladies. Si vous prenez ESOMEPRAZOLE EG LABO vous devez informer immédiatement votre médecin si :

·vous perdez du poids sans raison et vous avez des problèmes pour avaler ;

·vous avez des douleurs à lestomac ou une indigestion ;

·vous vomissez de la nourriture ou du sang ;

·vous avez des selles noires teintées de sang.

En cas de prescription dun traitement « à la demande » en fonction des besoins, vous devez contacter votre médecin si les symptômes persistent ou se modifient.

La prise dun inhibiteur de la pompe à protons tel quESOMEPRAZOLE EG LABO, en particulier sur une période supérieure à un an, peut légèrement augmenter le risque de fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres. Prévenez votre médecin si vous souffrez d'ostéoporose ou si vous prenez des corticoïdes (qui peuvent augmenter le risque d'ostéoporose).

Autres médicaments et ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

ESOMEPRAZOLE EG LABO peut interagir sur le fonctionnement dautres médicaments et réciproquement.

Vous ne devez pas prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO si vous prenez le médicament suivant :

·nelfinavir (utilisé dans le traitement de linfection par le VIH).

Vous devez informer votre médecin ou pharmacien si vous prenez lun des médicaments suivants :

·atazanavir (utilisé dans le traitement de linfection par le VIH) ;

·clopidogrel (utilisé pour prévenir la formation de caillots dans le sang) ;

·kétoconazole, itraconazole ou voriconazole, (utilisés dans le traitement des infections fongiques) ;

·erlotinib (utilisé dans le traitement du cancer) ;

·citalopram, imipramine ou clomipramine (utilisés dans le traitement de la dépression) ;

·diazépam, (utilisé dans le traitement de lanxiété, de lépilepsie ou comme relaxant musculaire) ;

·phénytoïne (utilisé dans lépilepsie) ; si vous prenez de la phénytoïne, une surveillance par votre médecin sera nécessaire au début et à larrêt de ladministration dESOMEPRAZOLE EG LABO;

·médicaments anti-coagulants pour fluidifier le sang tel que la warfarine ; une surveillance par votre médecin pourrait être nécessaire au début et à larrêt de ladministration dESOMEPRAZOLE EG LABO;

·cilostazol (utilisé dans le traitement de la claudication intermittente - douleur dans les jambes lorsque vous marchez qui est causée par un apport sanguin insuffisant) ;

·cisapride (utilisé en cas dindigestion ou de brûlures destomac) ;

·digoxine (utilisé pour des problèmes cardiaques) ;

·méthotrexate (médicament utilisé en chimiothérapie à forte dose dans le traitement du cancer) si vous prenez une forte dose de méthotrexate, votre médecin peut temporairement arrêter votre traitement par ESOMEPRAZOLE EG LABO ;

·tacrolimus (transplantation dorganes) ;

·rifampicine (utilisé pour le traitement de la tuberculose) ;

·millepertuis (Hypericum perforatum) (utilisé pour traiter la dépression).

ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant avec des aliments et boissons

Vous pouvez prendre vos comprimés avec de la nourriture ou à jeun.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Votre médecin vous dira si vous pouvez prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO pendant cette période.

On ne sait pas si ESOMEPRAZOLE EG LABO passe dans le lait maternel ; en conséquence, vous ne devez pas utiliser ESOMEPRAZOLE EG LABO, lorsque vous allaitez.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

ESOMEPRAZOLE EG LABO nest pas susceptible dentraîner des effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, des effets secondaires tels que des étourdissements et une vision trouble peuvent survenir peu fréquemment ou rarement (voir rubrique 4). Si vous êtes affectés par lun de ces effets, vous ne devez pas conduire ou utiliser des machines.

ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant contient du saccharose.

ESOMEPRAZOLE EG LABO contient des sphères de sucres à base de saccharose (un type de sucre). Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au saccharose (maladie héréditaire rare).

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

·ESOMEPRAZOLE EG LABO n'est pas recommandé pour les enfants de moins de 12 ans ;

·si vous prenez ce médicament depuis longtemps (en particulier depuis plus d'un an), votre médecin sera amené à vous surveiller.

Si votre médecin vous a dit de prendre ce médicament « à la demande » en fonction des besoins, vous devez l'informer si les symptômes se modifient.

Posologie

·Votre médecin vous dira le nombre de comprimés à prendre et la durée du traitement. Ceci dépendra de votre état de santé, de votre âge et du fonctionnement de votre foie.

·Les doses usuelles sont mentionnées ci-dessous.

Adultes âgés de 18 ans et plus

§Traitement des symptômes du reflux gastro-sophagien (brûlures et remontées acides)

Si votre médecin diagnostique une inflammation de l'sophage, la dose recommandée est de 40 mg d'ESOMEPRAZOLE EG LABO une fois par jour pendant 4 semaines. Un traitement supplémentaire de 4 semaines peut être nécessaire pour obtenir une guérison complète.

Si vous avez une maladie hépatique grave, votre médecin peut vous donner une dose plus faible.

§Traitement de l'excès d'acide dans l'estomac dû au syndrome de Zollinger-Ellison

La dose recommandée est d'un comprimé d'ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg deux fois par jour. Votre médecin vous indiquera la dose et la durée de traitement selon les besoins. La dose maximale est de 80 mg deux fois par jour.

§Poursuite du traitement après prévention avec ESOMEPRAZOLE EG LABO par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.

La dose recommandée est de un comprimé de 40 mg une fois par jour pendant 4 semaines.

Utilisation chez les adolescents (âgés de 12 ans et plus)

§Traitement des symptômes du reflux gastro-oesophagien (brûlures et remontées acides)

·si votre médecin diagnostique une inflammation de loesophage, la dose recommandée est de 40 mg dESOMEPRAZOLE EG LABO une fois par jour pendant 4 semaines. Un traitement supplémentaire de 4 semaines peut être nécessaire pour obtenir une guérison complète ;

·si vous avez de graves problèmes hépatiques, il est possible que votre médecin vous donne une dose plus faible.

Mode dadministration

·vous pouvez prendre vos comprimés à n'importe quel moment de la journée ;

·vous pouvez prendre vos comprimés pendant ou en dehors des repas.

·avalez vos comprimés avec un verre d'eau. Les comprimés ne doivent pas être mâchés ni croqués. En effet, les comprimés sont constitués de granules pelliculés protégeant le médicament de l'acidité de l'estomac qui ne doivent pas être endommagés avant le passage dans lestomac.

Que faire si vous avez des difficultés pour avaler les comprimés :

Si vous avez des difficultés pour avaler les comprimés:

·mettez un comprimé dans un verre d'eau (non gazeuse). Aucun autre liquide ne doit être utilisé ;

·remuez jusqu'à ce que le comprimé se désintègre (le mélange ne sera pas limpide).

Puis buvez le mélange contenant des petits granules immédiatement ou dans les 30 minutes. Remuez toujours avant de boire.

Afin de prendre la totalité du médicament, rincez ensuite le verre en ajoutant le contenu d'un demi-verre d'eau et le boire. Tous les granules doivent être avalés sans être mâchés ni croqués.

Pour les patients ne pouvant pas avaler: les comprimés peuvent être dispersés dans de l'eau et administrés par sonde gastrique.

Enfants âgés de moins de 12 ans

ESOMEPRAZOLE EG LABO nest pas recommandé chez les enfants âgés de moins de 12 ans.

Sujets âgés

Un ajustement de la posologie nest pas nécessaire chez les sujets âgés.

Si vous avez pris plus dESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant:

Prenez-le dès que possible. Cependant, si vous êtes à proximité du moment de prendre la dose suivante, ne prenez pas la dose que vous avez oubliée, mais poursuivez votre traitement normalement.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant:

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si vous remarquez lun de ces effets indésirables graves, arrêtez de prendre ESOMEPRAZOLE EG LABO et contactez un médecin immédiatement :

·apparition soudaine dune respiration sifflante, gonflement des lèvres, de la langue, de la gorge ou du corps, éruptions cutanées, perte de connaissance et difficultés à avaler (réactions allergiques graves) ;

·rougeurs de la peau avec des bulles ou une desquamation. Parfois, les bulles peuvent être importantes et saccompagner dun saignement au niveau des lèvres, des yeux, de la bouche, du nez ou des parties génitales. Ceci peut correspondre à un syndrome de Stevens-Johnson ou à une destruction toxique de la peau ;

·jaunisse, urines foncées et fatigue peuvent être des symptômes dune maladie du foie.

Ces effets sont rares et peuvent affecter jusquà 1 personne sur 1000.

Les autres effets indésirables sont :

Effets indésirables fréquents (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 10)

·maux de tête ;

·effets sur lestomac ou lintestin : diarrhée, douleurs à lestomac, constipation, flatulence ;

·nausées, vomissements ;

·polypes bénins dans lestomac.

Effets indésirables peu fréquents (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 100)

·gonflement des pieds et des chevilles ;

·troubles du sommeil (insomnie) ;

·étourdissements, fourmillements, somnolence ;

·vertiges ;

·sécheresse de la bouche ;

·augmentation dans le sang des enzymes du foie ;

·éruptions cutanées, urticaire et démangeaisons ;

·fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres (si ESOMEPRAZOLE EG LABO est utilisé à des doses élevées et sur une longue période).

Effets indésirables rares (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 1000)

·troubles sanguins tels quune diminution du nombre de globules blancs ou de plaquettes. Ces effets peuvent provoquer une faiblesse, des ecchymoses et faciliter la survenue dinfections ;

·diminution du taux de sodium dans le sang. Celle-ci peut provoquer une faiblesse, des nausées, des vomissements et des crampes ;

·agitation, confusion, dépression ;

·troubles du goût ;

·troubles de la vue, tels que vision trouble ;

·respiration sifflante ou souffle court (bronchospasme) ;

·inflammation de lintérieur de la bouche ;

·infection de lintestin lié à un champignon (candidose gastro-intestinale) ;

·troubles hépatiques incluant la jaunisse, pouvant entrainer une peau colorée en jaune, des urines sombres et de la fatigue ;

·perte de cheveux (alopécie) ;

·éruption cutanée lors dexposition au soleil ;

·douleurs articulaires (arthralgie) ou musculaires (myalgie) ;

·sensation de faiblesse et manque dénergie ;

·augmentation de la sueur.

Effets indésirables très rares (peuvent affecter jusquà 1 personne sur 10 000)

·modification du nombre de cellules du sang incluant lagranulocytose (déficit en globules blancs).

·agressivité ;

·hallucinations visuelles, sensorielles ou auditives ;

·troubles hépatiques sévères entraînant une insuffisance hépatique et une inflammation du cerveau ;

·apparition soudaine déruptions cutanées sévères, bulles ou desquamations importantes (réactions bulleuses) pouvant être associées à une fièvre et à des douleurs articulaires (érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell) ;

·faiblesse musculaire ;

·troubles rénaux sévères ;

·gonflement des seins chez lhomme.

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

·si vous prenez ESOMEPRAZOLE EG LABOpendant plus de trois mois, il est possible que le taux de magnésium dans votre sang diminue. De faibles taux de magnésium peuvent se traduire par une fatigue, des contractions musculaires involontaires, une désorientation, des convulsions, des sensations vertigineuses, une accélération du rythme cardiaque. Si vous présentez l'un de ces symptômes, veuillez en informer immédiatement votre médecin. De faibles taux de magnésium peuvent également entraîner une diminution des taux de potassium ou de calcium dans le sang. Votre médecin pourra décider d'effectuer des examens sanguins réguliers pour surveiller votre taux de magnésium ;

·inflammation de l'intestin (entraînant des diarrhées).

ESOMEPRAZOLE EG LABO peut dans de très rares cas affecter les globules blancs entraînant un déficit immunitaire. Vous devez consulter votre médecin dès que possible si vous avez une infection avec des symptômes tels que de la fièvre avec une fatigue générale très importante, ou de la fièvre avec des symptômes dinfection locale tels que des douleurs dans le cou, la gorge, la bouche, ou des difficultés à uriner. Si vous avez ces symptômes, un déficit de globules blancs (agranulocytose) pourra être éliminé par un test sanguin. Il est important que vous donniez des informations sur vos médicaments dans ce cas.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Après première ouverture du flacon, le médicament doit être utilisé dans les 6 mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Esoméprazole.... 40,00 mg

Sous forme désoméprazole magnésium dihydraté.

Pour un comprimé gastro-résistant.

·Les autres composants sont:

Pellets : copolymère dacide méthacrylique et déthyle acrylate (acide methacrylic, laurilsulfate de sodium, polysorbate 80, eau), talc, triéthylcitrate, hypromellose, sphères de sucres, stéarate de magnésium, hydroxypropylcellulose, monostéarate de glycérol, polysorbate 80.

Comprimé : cellulose microcristalline, povidone, macrogol, crospovidone, stéarylfumarate de sodium.

Pelliculage : opadry rose 03B34284 : hypromellose, dioxyde de titane (E171), macrogol, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).

Quest-ce que ESOMEPRAZOLE EG LABO 40 mg, comprimé gastro-résistant et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimés gastro-résistants.

Boîtes de 7, 14, 28, 30, 50, 56, 60, 90, 98, 100 ou 140 comprimés.

Flacons de 30, 100, 250 ou 500 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS

LE QUINTET, BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO LABORATOIRES EUROGENERICS

LE QUINTET, BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT

Fabricant  Retour en haut de la page

ACTAVIS HF

REYKJAVIKURVEGUR 76-78

220 HAFNARFJORDUR

ISLANDE

ou

BALKANPHARMA -DUPNITSA AD

3 SAMOKOVSKO SHOSSE STR. DUPNITSA 2600

BULGARIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

INSTRUCTIONS D'UTILISATION POUR L'ADMINISTRATION D'ESOMEPRAZOLE EG 20 mg PAR SONDE GASTRIQUE

Il est très important que l'administration par sonde gastrique soit réalisée par un personnel entraîné et ayant la connaissance nécessaire pour s'assurer que le matériel choisi (sonde et seringue) est approprié à ce mode d'administration.

Seule de l'eau non gazeuse doit être utilisée. Aucun autre liquide ne doit être utilisé.

Rincer la sonde avec de l'eau avant administration.

1. Placer le comprimé dans une seringue adaptée et remplir la seringue avec environ 25 ml d'eau et laisser approximativement 5 ml d'air.

Pour certaines sondes, un volume de 50 ml d'eau est nécessaire pour disperser le comprimé afin de prévenir l'obstruction de la sonde

2. Remuer immédiatement la seringue pendant environ 2 minutes pour disperser le comprimé.

3. Maintenir la seringue embout en l'air et vérifier que l'embout n'est pas obstrué par la dispersion.

4. Raccorder la seringue sur la sonde en maintenant la position décrite ci-dessous.

5. Agiter la seringue, puis la positionner embout vers le bas Injecter immédiatement 5-10 ml dans la sonde.

Puis, repositionner la seringue embout vers le haut et l'agiter (la seringue doit être maintenue position embout vers le haut afin d'empêcher l'obstruction de l'embout).

6. Retourner la seringue embout vers le bas et injecter immédiatement à nouveau 5-10 ml dans la sonde. Répéter cette opération jusqu'à ce que la seringue soit vide.

7. Remplir de nouveau la seringue avec 25 ml d'eau et 5 ml d'air et répéter l'étape 5, si nécessaire, afin de ne laisser aucun résidu dans la seringue. Pour certaines sondes, un volume de 50 ml d'eau est nécessaire.

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Source : ANSM

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