ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

source: ANSM - Mis à jour le : 04/09/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Ethylsuccinate d'érythromycine

Quantité correspondant en érythromycine base à..... 500,0 mg

Pour un sachet-dose.

Un sachet-dose de 4,75 g contient 3,7 g de saccharose et 65 mg de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Granulés pour solution buvable en sachet-dose.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Les indications thérapeutiques procèdent de lactivité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de lérythromycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans léventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles, notamment dans les manifestations suivantes :

·Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.

·Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêta-lactamine est impossible.

·Surinfections des bronchites aiguës.

·Exacerbations des bronchites chroniques.

·Pneumopathies communautaires chez des sujets:

osans facteurs de risque,

osans signes de gravité clinique,

oen l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.

En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.

·Infections cutanées bénignes: impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermo-hypodermite infectieuse (en particulier, érysipèle), érythrasma, acné inflammatoire mineure à modérée et composante inflammatoire des acnés mixtes, en alternative au traitement par les cyclines, lorsque celles-ci ne peuvent être utilisées.

·Infections stomatologiques.

·Infections génitales non gonococciques.

·Chimioprophylaxie des rechutes du RAA en cas d'allergie aux bêta-lactamines.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

VOIE ORALE.

Ce médicament est adapté à l'adulte et l'enfant à partir de 25 kg (soit environ à partir de 8 ans).

Adulte: 2 à 3 g par jour, soit 2 sachets 2 à 3 fois par jour.

Cas particulier:

Acné: 1 g par jour, soit 1 sachet 2 fois par jour pendant au moins 3 mois.

Enfant: 30 à 50 mg/kg par jour.

·entre 25 et 35 kg (soit environ entre 8 à 12 ans): 1 sachet deux fois par jour.

·entre 35 et 50 kg (soit environ entre 12 à 15 ans): 1 sachet trois fois par jour.

La prise avant le repas assure les meilleurs taux sériques.

Durée du traitement

La durée du traitement des angines est de 10 jours.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

·hypersensibilité à l'érythromycine, aux autres macrolides ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

·association avec :

oles alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteur : dihydroergotamine, ergotamine, methylergométrine, methysergide

ol'alfuzosine

ola colchicine

ola dapoxétine

ola dronédarone

oléplérénone

olivabradine

ole lomitapide

ola mizolastine

olombitasvir, le paritaprévir

ole pimozide

ola quétiapine

ola ranolazine

ola simvastatine

ole ticagrelor

(Voir rubrique 4.5)

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés avec l'utilisation de pratiquement tous les antibiotiques, y compris l'érythromycine. La sévérité de la DACD peut varier dune forme légère jusquà la mise en jeu du pronostic vital, la forme la plus sévère étant la colite pseudomembraneuse (voir rubrique 4.8). Par conséquent, il est important denvisager ce diagnostic chez les patients qui développent une diarrhée grave pendant ou après le traitement par érythromycine. Si une DACD est suspectée ou confirmée, lérythromycine doit être arrêtée immédiatement et un traitement approprié doit être instauré sans retard. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués chez les patients qui développent une diarrhée sévère.

Des cas exceptionnels de sténose hypertrophique du pylore ont été rapportés chez des nouveau-nés sans que le mécanisme n'en ait été établi. Les avantages dun traitement par érythromycine doivent être évalués par rapport au risque potentiel de développer une sténose hypertrophique du pylore. Les parents doivent être informés de limportance de prévenir immédiatement leur médecin en cas de vomissements ou d'irritabilité pendant lalimentation.

Des cas de prolongation de la repolarisation cardiaque et dallongement de lintervalle QT, impliquant un risque de survenue darythmie cardiaque et de torsades de pointes, ont été observés lors du traitement avec les macrolides (voir rubrique 4.8). Des cas exceptionnels ont été rapportés avec lérythromycine par voie orale. Dans la mesure où les situations suivantes peuvent amener à un risque accru darythmie ventriculaire (incluant des torsades de pointes) susceptible dentraîner un décès, la prudence est recommandée lors du traitement par érythromycine de patients :

·Présentant un allongement de lintervalle QT congénital ou documenté.

·Recevant actuellement un traitement par dautres substances actives connues pour allonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5).

·Présentant un trouble électrolytique, en particulier dans les cas dhypokaliémie et dhypomagnésémie.

·Présentant une bradycardie cliniquement significative, une arythmie cardiaque, ou une insuffisance cardiaque grave.

Les femmes et les patients âgés peuvent aussi être plus sensibles aux traitements allongeant lintervalle QT.

Inhibiteurs de lHMG-CoA réductase (statines) métabolisés par le CYP 3A4 et risque de rhabdomyolyse :

Lérythromycine entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques des statines qui sont métabolisées par le CYP3A4, ce qui augmente le risque de myopathie notamment de rhabdomyolyse. La simvastatine étant principalement métabolisée par le CYP3A4, son utilisation concomitante avec lérythromcyine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Si le traitement par lérythromycine savère indispensable, le traitement par simvastatine doit être suspendu pendant la durée du traitement par érythromycine.

Lassociation de lérythromycine avec les autres statines métabolisées par le CYP3A4 (atorvastatine) doit être évitée dans la mesure du possible (voir rubrique 4.5). Dans le cas où lutilisation concomitante dérythromycine avec latorvastatine savère nécessaire, il est recommandé dutiliser une plus faible dose datorvastatine et lapparition de signes ou symptômes de myopathie doit être surveillée.

L'utilisation d'une statine qui ne dépend pas du métabolisme du CYP3A peut être envisagée.

En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.

Ce médicament contient 3,7 g de saccharose par sachet: en tenir compte dans la ration journalière.

Ce médicament contient 65 mg de sodium par sachet: en tenir compte chez les personnes suivant un régime hyposodé, strict.

Interactions avec les examens paracliniques

L'érythromycine, comme d'autres antibiotiques peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par fluorescence. Cette interférence peut s'observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une moindre mesure, après séparation chromatographique.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Inhibiteurs puissant du CYP3A4

Lérythromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il possède la capacité dinhiber fortement le cytochrome P450-3A4, une enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque lactivité de cette enzyme est inhibée, elle nest plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors saccumuler. Si la marge thérapeutique de ce médicament est étroite et quil n'y a pas dautre voie métabolique efficace, le risque dobserver une interaction cliniquement significative devient élevé.

Associations contre-indiquées

+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, methylergometrine, methysergide)

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités), ou de poussées hypertensives par diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle.

+ Alfuzosine

Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de l'alfuzosine et de ses effets indésirables.

+ Colchicine

Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

+ Dapoxetine

Risque de majoration des effets indésirables notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+ Dronédarone

Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.

+ Eplérénone

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de léplérénone par linhibiteur et de ces effets indésirables, notamment lhyperkaliémie.

+ Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de livabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par linhibiteur).

+ Lomitapide

Augmentation des concentrations plasmatiques du lomitapide par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.

+ Mizolastine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Ombitasvir, Paritaprévir

Augmentation des concentrations plasmatiques de la bithérapie par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.

+ Pimozide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Quétiapine

Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

+ Ranolazine

Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.

+ Simvastatine

Risque majoré de deffets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de lhypocholestérolémiant).

+ Ticagrelor

Augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur

Associations déconseillées

+ Alcaloïdes de lergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

+ Apixaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de lapixaban par linhibiteur, avec majoration du risque de saignement.

+ Bédaquiline

Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquilline par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.

Si lassociation est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont recommandées.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique avec majoration importante de la sédation.

+ Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.

Il est possible d'utiliser d'autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialisé.

+ Disopyramide

Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes.

Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.

+ Ebastine (antihistaminique H1)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).

+ Fésotérodine

Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

+ Halofantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre le macrolide. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)

Augmentation très importante des concentrations sanguines de limmunodépresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.

En cas dassociation, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de limmunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.

+ Inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : bosutinib et ibrutinib

Risque de majoration des effets indésirables de linhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Si lassociation avec librutinib ne peut être évitée, adaptation de la posologie dibrutinib ou interruption temporaire (environ 7 jours).

+ Irinotécan

Risque de majoration des effets indésirables de lirinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.

+ Luméfantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre le torsadogène associé. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Oxycodone

Augmentation des concentrations plasmatiques de loxycodone.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie doxycodone pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.

+ Régorafénib

Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafénib par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur

+ Riociguat

Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur

+ Rivaroxaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.

+ Siméprévir

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

+ Théophylline et par extrapolation aminophylline

Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.

Il est possible d'utiliser les autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant, en cas de légionellose, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de théophylline est souhaitable en milieu spécialisé.

+ Toltérodine

Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Afatinib

Augmentation des concentrations plasmatiques dafatinib par augmentation de son absorption par lérythromycine. Il est recommandé dadministrer lérythromycine le plus à distance possible de lafatinib, en respectant de préférence un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise dafatinib.

+ Alfentanil

Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.

+ Antagonistes des canaux calciques

Majoration des effets indésirables de l'antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension notamment chez le sujet âgé.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Antivitamines K

Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Atorvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (par diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.

+ Bortezomib

Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.

+ Carbazitaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose dépendants du carbazitaxel par inhibition de son métabolisme par l'inhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du carbazitaxel pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique.

+ Daclatasvir

Augmentation des concentrations de daclatasvir par linhibiteur.

La dose de daclatasvir doit être diminuée à 30 mg 1 fois par jour en cas de co-administration avec linhibiteur.

+ Darifénacine

Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.

+ Digoxine

Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.

Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Docetaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par linhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par linhibiteur enzymatique

+ Fentanyl

Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

+ Glibenclamide et glimépiride

Risque dhypoglycémie par augmentation de labsorption et des concentrations plasmatiques de lantidiabétique.

Prévenir le patient, renforcer lautosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.

+ Inhibiteurs de la phosphodiésterase de type 5

Augmentation des concentrations plasmatiques de linhibiteur de la PDE 5 avec risque dhypotension.

Débuter le traitement par linhibiteur de la PDE5 à la dose minimale en cas d'association avec l'un de ces médicaments.

+ Inhibiteurs des tyrosines kinases autre que le bosutinib et librutinib (cf associations déconseillées) et le vandétanib (pas dassociations à considérer)

Risque de majoration des effets indésirables de linhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme. Surveillance clinique.

+ Ivacaftor

Augmentation importante des concentrations divacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables.

Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.

+ Maraviroc

Augmentation des concentrations de maraviroc par linhibiteur.

La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois par jour en cas de co-administration avec cet inhibiteur.

+ Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant.

Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.

+ Pravastatine

Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par lérythromycine.

Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par lantibiotique.

+ Quinine

Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).

Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.

+ Solifénacine

Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risques de surdosage.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.

+ Sufentanil

Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.

+ Vérapamil

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.

Surveillance clinique et ECG; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.

+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques

Risque de majoration de la toxicité de lantimitotique par diminution de son métabolisme hépatite par lérythromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

Associations à prendre en compte

+ Dexaméthasone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par lérythromycine, avec risque dapparition dun syndrome cushingoïde.

+ Idélalisib

Augmentation des concentrations plasmatiques didélalisib par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.

+ Substrats à risque du CYP3A4

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

+ Venlafaxine

Augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine avec risque de surdosage.

+ Zolpiclone et zolpidem

Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

En raison du bénéfice attendu l'utilisation de l'érythromycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin.

En effet, malgré des données animales insuffisantes, l'utilisation large de l'érythromycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique.

Allaitement

L'érythromycine passe dans le lait maternel; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Sans objet.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

La liste des effets indésirables présentée ci-dessous est présentée par classes de système d'organes, suivant les préférences de MedDRA, et les fréquences utilisées suivent les catégories de fréquences suivantes : très fréquente (≥1/10), fréquente (≥1/100 à <1/10), peu fréquente (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000) et indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)

Classification par système organe

Fréquence

Effets indésirables

Affections du système immunitaire

Indéterminée

Hypersensibilité, réactions anaphylactiques

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Indéterminée

Ototoxicité chez les patients âgés atteints d'insuffisance rénale ou hépatique, cas dhypoacousies (surdité) et dacouphènes isolés généralement régressifs à larrêt du traitement, en majorité chez des patients présentant une insuffisance rénale ou chez ceux traités avec des doses massives d'érythromycine

Affections cardiaques

Indéterminée

Allongement de lintervalle QT, torsades de pointe

Affections gastro-intestinales

Indéterminée

Nausée, vomissements, gastralgies, diarrhée, colite pseudomembraneuse*, sténose hypertrophique du pylore infantile

Rare

Pancréatite**

Affections hépatobiliaires

Rare

Troubles hépatiques avec élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases***

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Indéterminée

Érythème polymorphe, syndrome de Lyell, syndrome de Stevens Johnson

Affections du rein et des voies urinaires

Indéterminée

Néphrite interstitielle

*Dexceptionnels cas de colites pseudo-membraneuses ont été rapportés.

**De rares cas de pancréatites pouvant survenir rapidement après le début du traitement, notamment lors de lutilisation de forte dose, ou au cours dun surdosage, ont été rapportés.

***avec parfois des manifestations cliniques (ictère, fièvre) éventuellement associées à des « douleurs abdominales aiguës ». Lapparition de signes cliniques impose larrêt immédiat du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes :

Perte d'audition, sévères épisodes de nausées, vomissements et diarrhées

Traitements

Lavage gastrique, mesures de traitement de support.

En cas de surdosage, le traitement avec l'érythromycine doit être interrompu.

Lérythromycine ne peut être éliminée ni par dialyse péritonéale ni par hémodialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANTIBACTERIENS a usage systémique, Code ATC : J01FA01

Mécanisme daction

Lérythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.

Lérythromycine agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la partie 50 S de la sous-unité du ribosome des micro-organismes sensibles et en empêchant la translocation peptidique.

Spectre dactivité antibactérienne

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :

S ≤ 1 mg/l et R > 4 mg/l

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères.

Ces données ne peuvent apporter quune orientation sur les probabilités de la sensibilité dune souche bactérienne à cet antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :

Catégories

Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes)

ESPÈCES SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Bacillus cereus

Corynebacterium diphtheriae

Entérocoques

50 - 70 %

Rhodococcus equi

Staphylococcus méti-S

Staphylococcus méti-R *

70 - 80 %

Streptococcus B

Streptococcus non groupable

30 - 40 %

Streptococcus pneumoniae

35 - 70 %

Streptococcus pyogenes

16 - 31 %

Aérobies à Gram négatif

Bordetella pertussis

Branhamella catarrhalis

Campylobacter

Legionella

Moraxella

Anaérobies

Actinomyces

Bacteroides

30 - 60 %

Eubacterium

Mobiluncus

Peptostreptococcus

30 - 40 %

Porphyromonas

Prevotella

Propionibacterium acnes

Catégories

Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes)

Autres

Borrelia burgdorferi

Chlamydia

Coxiella

Leptospires

Mycoplasma pneumoniae

Treponema pallidum

ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES

in vitro de sensibilité intermédiaire)

Aérobies à Gram négatif

Haemophilus

Neisseria gonorrhoeae

Anaérobies

Clostridium perfringens

Autres

Ureaplasma urealyticum

ESPÈCES RÉSISTANTES

Aérobies à Gram positif

Corynebacterium jeikeium

Nocardia asteroïdes

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter

Entérobactéries

Pseudomonas

Anaérobies

Fusobacterium

Autres

Mycoplasma hominis

*La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de lensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

Remarque : la majorité des souches d'Haemophilus influenzae sont enclines aux concentrations atteintes après des doses ordinaires.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

·L'ingestion du produit avant le repas (environ 1 heure) assure les meilleurs taux sériques.

·Administrée par voie orale, l'érythromycine est absorbée dans la portion supérieure de l'intestin grêle. Le taux de médicament biodisponible est de 60 % à 80 %.

Distribution

·la demi-vie plasmatique est voisine de 2 heures. L'administration orale de 500 mg d'érythromycine procure une concentration sérique maximale à 1 heure de 2,5 µg/ml.

·l'érythromycine diffuse bien dans tous les tissus de l'organisme notamment au niveau des poumons et des amygdales.

·l'érythromycine diffuse peu dans le liquide céphalo-rachidien.

·l'érythromycine traverse la barrière placentaire.

Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).

Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.

Comme pour d'autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intra-cellulaires.

Excrétion

L'érythromycine est retrouvée principalement sous forme inchangée dans la bile et les urines:

·le foie est la principale voie de bio-transformation de l'érythromycine, par N- déméthylation. La voie principale d'élimination est biliaire,

·il existe également une élimination urinaire mineure du produit.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études de toxicité du stéarate dérythromycine par voie orale à long terme (2 ans) conduites chez le rat à des doses sélevant à 400 mg/kg/jour et chez la souris à des doses sélevant à environ 500 mg/kg/jour nont pas mis en évidence un effet tumorigène. Les études de mutagénicité nont pas montré de potentiel génotoxique et aucun effet apparent sur la fertilité des mâles ou des femelles na été constaté chez les rats traités par érythromycine à la dose de 700 mg/kg/jour administrée par gavage oral.

Aucune preuve de tératogénicité ou d'autres effets secondaires sur la reproduction des rats femelles par gavage oral à 350 mg/kg/jour (7 fois la dose humaine) d'érythromycine de base avant et durant l'accouplement, pendant la gestation et pendant le sevrage de deux portées successives. Il n'existe toutefois aucune étude contrôlée et adéquates chez la femme enceinte. Les études sur la reproduction animale n'étant pas toujours prédictives de la réponse humaine, ce médicament ne doit être utilisé lors de la grossesse uniquement en cas d'absolue nécessité. Il a été démontré que l'érythromycine franchit la barrière placentaire chez l'homme, mais les concentrations plasmatiques ftales restent généralement faibles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Citrate de sodium dihydraté, complexe colloïdal de silicate d'aluminium et de magnésium, saccharine sodique, arôme orange (huile essentielle d'orange, maltodextrine, gomme végétale), carmellose sodique, silice colloïdale anhydre 200, jaune orangé S (E110), poloxamer 188, saccharose.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Sachet papier/polyéthylène/aluminium/polyéthylène: 3 ans.

Sachet papier kraft/polyéthylène/chlorure de polyvinylidène: 18 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Sachet-dose de 4,75 g thermosoudable papier/polyéthylène/aluminium/polyéthylène. Boîte de 12, 16 ou 20.

Sachet-dose de 4,75 g thermosoudable papier Kraft/polyéthylène/polychlorure de vinylidène. Boîte de 12, 16 ou 20.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

AMDIPHARM Ltd

Temple Chambers

3 Burlington Road

DUBLIN 4

IRLANDE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 320 215 8 1: 1 sachet de 4,75 g (papier/polyéthylène/aluminium/polyéthylène). Boîte de 12.

·34009 324 962 2 8: 1 sachet de 4,75 g (papier/polyéthylène/aluminium/polyéthylène). Boîte de 16.

·34009 324 963 9 6: 1 sachet de 4,75 g (papier/polyéthylène/aluminium/polyéthylène). Boîte de 20.

·34009 333 933 1 1: 1 sachet de 4,75 g (papier Kraft/polyéthylène/polychlorure de vinylidène). Boîte de 12.

·34009 333 934 8 9: 1 sachet de 4,75 g (papier Kraft/polyéthylène/polychlorure de vinylidène). Boîte de 16.

·34009 333 935 4 0: 1 sachet de 4,75 g (papier Kraft/polyéthylène/polychlorure de vinylidène). Boîte de 20.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

Date de la première autorisation : 9 mars 1998

Date du dernier renouvellement : 3 mars 2002

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 04/09/2017

Dénomination du médicament

ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

Erythromycine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Adressez-vous à votre pharmacien pour tout conseil ou information.

·Si vous ressentez lun des effets indésirables, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

·Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez moins bien.

·Ne laissez pas ce médicament à la portée des enfants.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?

3. Comment utiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Ce médicament est un antibiotique antibactérien de la famille des macrolides.

Ce médicament est indiqué dans le traitement et la prévention de certaines infections bactériennes à germes sensibles.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT dutiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active, à dautres antibiotiques de la famille des macrolides ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament mentionné à la rubrique 6,

·en association avec :

·l'alfuzosine (utilisé lors de problèmes liés à la prostate),

·la colchicine (traitement de la goutte ou utilisée dans certaines maladies immunologiques ou génétiques),

·la dapoxétine (utilisée dans le traitement de l'éjaculation précoce),

·le dronédarone (médicament antiarythmique pour le coeur),

·léplérénone (médicament utilisé dans le traitement de lhypertension artérielle et de linsuffisance cardiaque),

·l'ergotamine, la dihydroergotamine et le méthysergide (médicaments dans la migraine),

·livabradine (médicament pour le coeur utilisé pour le traitement de langor et de linsuffisance cardiaque),

·le lomitapide (médicament utilisé dans le traitement de lhypercholestérolémie),

·la methylergométrine (médicament stimulant des contractions de l'utérus),

·la mizolastine (antihistaminique utilisé en particulier dans l'allergie),

·lombitasvir, le paritaprévir (médicaments utilisés dans le traitement de lhépatite C),

·le pimozide (neuroleptique utilisé pour certains troubles du comportement),

·la quétiapine (antipsychotique utilisé dans certains troubles psychiatriques),

·la ranolazine (médicament pour le coeur utilisé pour le traitement de langor),

·la simvastatine (utilisée pour diminuer le cholestérol),

·le ticagrelor (utilisé comme anti-agrégant plaquettaire)

Avertissements et précautions

Mises en garde spéciales

Contacter immédiatement votre médecin si vous avez une diarrhée sévère, persistante et / ou sanglante (colite pseudo-membraneuse) pendant ou après le traitement par ce médicament.

La survenue de diarrhée au cours d'un traitement antibiotique ne doit pas être traitée sans avis médical.

En cas de maladie du foie et de maladie cardiaque, prévenir votre médecin afin qu'il adapte le traitement à votre cas.

En raison de la présence de saccharose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase (maladies métaboliques rares).

Précautions d'emploi

Ce médicament contient 3,7 g de saccharose par sachet: en tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Ce médicament contient 65 mg de sodium par sachet: en tenir compte chez les personnes suivant un régime pauvre en sel, strict.

Des résultats d'examens biologiques (dosage urinaire des catécholamines) peuvent être modifiés avec la prise de ce médicament.

En cas de doute ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Autres médicaments et ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

Ce médicament interagit avec de nombreux médicaments.

INFORMEZ VOTRE MÉDECIN OU PHARMACIEN SI VOUS PRENEZ, AVEZ RECEMMENT PRIS OU POURRIEZ PRENDRE TOUT AUTRE MÉDICAMENT.

Vous ne devez jamais prendre ce médicament en même temps que les médicaments cités précédemment (voir la rubrique « Ne prenez jamais ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose »).

Sauf avis contraire de votre médecin, vous ne devez pas prendre ce médicament en même temps que la bromocriptine (médicament utilisé dans la maladie de Parkinson ou dans la prévention et lempêchement de montée de lait après un accouchement), la cabergoline (médicament contre lexcès de prolactine, hormone provoquant la lactation), le pergolide (médicament utilisé dans la maladie de Parkinson), le lisuride (médicament utilisé dans la maladie de Parkinson ou contre lexcès de prolactine), lapixaban et le rivaroxaban (médicaments anticoagulants utilisés pour fluidifier le sang), la bédaquiline (utilisée dans la tuberculose), la buspirone (médicament de lanxiété), la carbamazépine (anti-convulsivant), le disopyramide (médicament utilisé dans la prévention de certains troubles du rythme cardiaque), lébastine (antihistaminique utilisé dans lallergie), la fésotérodine (utilisé pour certains problèmes de vessie), la fidaxomicine (antibiotique), lhalofantrine et la luméfantrine (médicaments utilisés dans le traitement du paludisme), les immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus), lirinotécan, le bosutinib et librutinib (utilisés dans certains cancers), loxycodone (médicament antalgique utilisé contre la douleur), le régorafénib (médicament utilisé dans certains cancers), le riociguat (médicament utilisé dans le traitement de lhypertension artérielle pulmonaire), le siméprévir (médicament utilisé dans le traitement de lhépatite C), la tamsulosine (médicament utilisé dans le traitement des troubles urinaires), la théophylline et laminophylline (médicaments de lasthme), la toltérodine (médicament utilisé dans les troubles mictionnels).

ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Ce médicament ne sera utilisé pendant la grossesse que sur les conseils de votre médecin. Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.

Ce médicament passe dans le lait maternel; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant. Par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose contient :

Jaune orangé S (E110),

Saccharose,

Sodium.

3. COMMENT utiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?  Retour en haut de la page

Posologie

Dans tous les cas se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Ce médicament est adapté à l'adulte et l'enfant à partir de 25 kg (soit environ à partir de 8 ans).

A titre indicatif, la posologie usuelle chez l'adulte est de 1 sachet 2 fois par jour à 2 sachets 2 à 3 fois par jour.

Chez l'enfant, la posologie est calculée en fonction du poids, soit en moyenne:

·entre 25 et 35 kg (soit environ entre 8 à 12 ans): 1 sachet deux fois par jour.

·entre 35 et 50 kg (soit environ entre 12 à 15 ans): 1 sachet trois fois par jour.

Mode et voie d'administration

VOIE ORALE.

Dissoudre le contenu d'un sachet dans un demi-verre d'eau. Agiter jusqu'à dissolution.

Laisser reposer et agiter de nouveau avant d'avaler.

Fréquence d'administration

Il est préférable de prendre les comprimés immédiatement avant les repas.

Durée de traitement

Pour être efficace, cet antibiotique doit être utilisé régulièrement aux doses prescrites, et aussi longtemps que votre médecin vous l'aura conseillé.

La disparition de la fièvre, ou de tout autre symptôme, ne signifie pas que vous êtes complètement guéri.

L'éventuelle impression de fatigue, n'est pas due au traitement antibiotique mais à l'infection elle-même. Le fait de réduire ou de suspendre votre traitement serait sans effet sur cette impression et retarderait votre guérison.

Cas particulier: la durée du traitement de certaines angines est de 10 jours.

Si vous avez utilisé plus de ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose que vous nauriez dû

Sans objet.

Si vous oubliez dutiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

Sans objet.

Si vous arrêtez dutiliser ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Certains effets secondaires peuvent être graves, si vous présentez n'importe lequel des effets indésirables suivants, consultez immédiatement votre médecin qui modifiera le traitement antibiotique et jugera alors de la prise en charge la plus appropriée :

·éruptions cutanées généralisées ou encore formation de bulles (décollement de la peau et des muqueuses notamment la bouche, le nez, les parties génitales) pouvant sétendre à tout le corps,

·rougeurs de la peau, gonflement des lèvres, des yeux et des mains,

·fourmillements dans les pieds ou rétrécissement des voies respiratoires, ce qui peut causer un sifflement ou des difficultés respiratoires, douleur abdominale (réaction allergique sévère),

·troubles cardiaques se manifestant par des palpitations ou une sensation de battements du coeur irréguliers ou rapides,

·diarrhées importantes même survenant après larrêt du traitement,

·Si votre enfant est traité par lérythromycine et quil survient des vomissements pendant son alimentation.

Comme tous les médicaments, ERYTHROCINE est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Rare : peut affecter jusqu'à 1 personne sur 1 000

·pancréatite (inflammation du pancréas),

·augmentation possible des enzymes du foie pouvant aboutir à une hépatite, avec éventuellement fièvre, jaunisse.

Fréquence indéterminée : ne peut être estimée à partir des données disponibles

·hypersensibilité (réactions allergiques),

·trouble du rythme cardiaque visible lors de la réalisation dun électrocardiogramme,

·nausées (envie de vomir),

·vomissements (être malade),

·douleur à lestomac (gastralgie),

·selles fréquentes (diarrhée),

·inflammation de l'intestin avec diarrhée et douleur abdominale (colite pseudomembraneuse),

·obstruction à la vidange gastrique chez les nourrissons causant des vomissements importants (sténose hypertrophique du pylore du nourrisson),

·inflammation des reins,

·manifestations cutanées (pouvant être potentiellement graves),

·perte daudition (surdité) ou bourdonnement, sifflement ou encore tintement, qui disparaissent généralement à larrêt du traitement.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Ethylsuccinate d'érythromycine

Quantité correspondant en érythromycine base à.............. 500,0 mg

Pour un sachet-dose.

Un sachet-dose de 4,75 g contient 3,7 g de saccharose et 65 mg de sodium.

·Les autres composants sont :

Citrate de sodium dihydraté, complexe colloïdal de silicate d'aluminium et de magnésium, saccharine sodique, arôme orange, carmellose sodique, silice colloïdale anhydre 200, jaune orangé S (E110), poloxamer 188, saccharose.

Quest-ce que ERYTHROCINE 500 mg, granulés pour solution buvable en sachet-dose et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de granulés pour solution buvable en sachet-dose. Boîte de 12, 16 ou 20 sachets.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

AMDIPHARM LIMITED

TEMPLE CHAMBERS

3, BURLINGTON ROAD

DUBLIN 4

IRLANDE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

CENTRE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES

76, AVENUE DU MIDI

63802 COURNON D'AUVERGNE

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

FAMAR L'AIGLE

USINE DE L'ISLE

28280 SAINT REMY SUR AVRE

ou

FAMAR L'AIGLE

Zone Industrielle n°1

Route de Crulai

61300 L'AIGLE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

{MM/AAAA} {mois AAAA}.

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Conseil déducation sanitaire :

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les infections dues aux virus.

Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce quil convient précisément à votre cas et à votre maladie actuelle.

Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré laction dun antibiotique. Ce phénomène est appelé résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

La résistance saccroît par lusage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

Vous risquez de favoriser lapparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif ce médicament, si vous ne respectez pas :

·la dose à prendre,

·les moments de prise,

·et la durée de traitement.

En conséquence, pour préserver lefficacité de ce médicament :

1- Nutilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous la prescrit.

2- Respectez strictement votre ordonnance.

3- Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment semblable.

4- Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il nest peut-être pas adapté à sa maladie.

5- Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte et appropriée de ce médicament.

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Source : ANSM

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