EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 20/06/2013

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate d'épirubicine ............ 2 mg

Pour 1 ml.

Un flacon de 5 ml contient 10 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 10 ml contient 20 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 25 ml contient 50 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 50 ml contient 100 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 100 ml contient 200 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 200 ml contient 400 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Excipient : ce médicament contient 3,54 mg de sodium (0,15 mmol) par ml.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution pour perfusion.

Solution limpide rouge foncé isotonique avec un pH compris entre 3,0 et 3,5.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Les indications thérapeutiques sont limitées à :

·Carcinome du sein,

·Cancer avancé des ovaires,

·Cancer avancé du poumon à petites cellules,

·Sarcome avancé des tissus mous,

·Cancer gastrique.

4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

L'épirubicine est exclusivement destinée à une utilisation intraveineuse.

Attention :

Des précautions doivent être prises pour éviter une extravasation. Toute extravasation peut provoquer des lésions graves des tissus et des nécroses. En cas d'extravasation, l'administration doit être interrompue immédiatement.

Utilisation intraveineuse

Il est recommandé que la solution rouge, qui doit être limpide et transparente, soit injectée dans le cathéter/tubulure d'une perfusion intraveineuse de solution saline physiologique ou de glucose à 5 %, sur une durée maximale de 30 minutes (selon la dose et le volume de perfusion). L'aiguille doit être correctement placée dans la veine. Cette méthode réduit le risque de thrombose et d'extravasation susceptibles de produire un phlegmon grave et une nécrose. En cas d'extravasation, l'administration doit être immédiatement stoppée. L'injection dans une petite veine et l'injection répétée dans la même veine peuvent produire une sclérose veineuse.

Dose habituelle

En monothérapie, la dose recommandée pour l'adulte est de 60-90 mg/m2 de surface corporelle. L'épirubicine doit être injectée par voie intraveineuse en 3-5 minutes. La même dose est administrée 21 jours plus tard. Une dose cumulée de 900 mg/m2 ne sera dépassée que sous surveillance étroite (voir rubrique 4.4).

Il convient de tenir compte de l'état hématologique et médullaire du patient pour fixer le calendrier d'administration.

Si des signes de toxicité apparaissent, notamment neutropénie/fièvre neutropénique et thrombocytopénie (pouvant persister au jour 21), il peut être nécessaire de modifier la dose ou de retarder l'administration de la dose suivante.

Dose élevée

Pour le traitement à dose élevée, l'épirubicine peut être administrée en bolus intraveineux en 3-5 minutes ou sous forme de perfusion d'une durée de 30 minutes au maximum.

Carcinome du sein

Lépirubicine, utilisé en monothérapie pour le traitement du cancer du sein avec une dose élevée, doit être administrée selon le schéma suivant:

Pour le traitement adjuvant de patientes atteintes d'un cancer du sein précoce et présentant des ganglions lymphatiques positifs, des doses intraveineuses d'épirubicine de 100 mg/m2 (dose unique le jour 1) à 120 mg/m2 (en deux doses divisées, les jours 1 et 8) toutes les 3-4 semaines sont recommandées, en association avec du cyclophosphamide et du 5-fluorouracile par voie intraveineuse et du tamoxifène par voie orale.

Cancer du poumon à petite cellule

Des doses intraveineuses d'épirubicine de 120 mg/m2 de surface corporellesont données en dose unique toutes les 3 semaines.

Il est recommandé d'utiliser une dose plus faible (60-75 mg/m2 pour le traitement habituel et 105-120 mg/m2 pour le traitement à la dose élevée) ou de retarder l'administration de la dose suivante pour les patientes présentant une réduction de la fonction médullaire due à une chimiothérapie ou à une radiothérapie antérieures, en raison de l'âge ou d'une infiltration néoplasique de la moelle osseuse. La dose complète par cycle peut être administrée en 2-3 jours consécutifs.

Chimiothérapie d'association

Lorsque le chlorhydrate d'épirubicine 2 mg/ml est utilisé en association avec d'autres agents anti-tumoraux, la dose est réduite en conséquence.

Groupes de patients particuliers

Sujets âgés

Chez les patients âgés, il est recommandé de réduire la dose.

Enfant

La sécurité et l'efficacité de l'épirubicine n'ont pas été établies chez l'enfant.

Insuffisance hépatique

L'épirubicine est excrétée principalement par le foie. Chez les patients présentant un trouble de la fonction hépatique, la dose doit être réduite comme suit pour éviter une augmentation de la toxicité générale:

Bilirubine sérique

AST (aspartate aminotransférase)

Réduction de la dose

1,4-3 mg/100 ml

2-4 fois la limite normale supérieure

50%

>3 mg-5 mg/100 ml

> 4 fois la limite normale

75%

Insuffisance rénale

L'insuffisance rénale modérée n'exige pas une réduction de la dose, étant donné la faible quantité d'épirubicine excrétée par voie rénale. Toutefois, une réduction de dose de 75% est recommandée pour les patients présentant une insuffisance rénale grave (créatinine sérique > 5 mg/dl).

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4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·hypersensibilité à l'épirubicine, à d'autres anthracyclines et/ou anthracènediones ou à l'un des excipients.

·allaitement.

·dépression médullaire persistante.

·insuffisance hépatique sévère.

·myocardiopathie.

·insuffisance du myocarde sévère.

·en association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).

·infarctus du myocarde récent.

·arythmies sévères.

·traitements antérieurs avec des doses cumulatives maximales d'épirubicine et/ou d'autres anthracyclines et d'anthracènediones (voir rubrique 4.4).

·patients présentant des infections systémiques aiguës.

·angine de poitrine instable.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Général - L'épirubicine doit être administrée exclusivement sous la surveillance étroite d'un médecin spécialisé dans l'utilisation des médicaments cytotoxiques.

Les patients doivent être remis de toutes toxicités aiguës (telles que stomatite, neutropénie, thrombocytopénie et infections généralisées) ou d'un traitement cytotoxique antérieur avant de débuter un traitement avec de l'epirubicine.

Même si le traitement avec des doses élevées d'epirubicine (par exemple ≥ 90 mg/m2 toutes les 3 à 4 semaines) cause des effets indésirables généralement identiques à ceux observés à des doses standard (< 90 mg/m2 toutes les 3 à 4 semaines), la sévérité de la neutropénie et des stomatites/mucosites peut être augmentée.Le traitement avec des doses élevées d'épirubicine nécessite une attention particulière en vue d'éventuelles complications cliniques dues à la dépression médullaire profonde.

Fonction cardiaque - La cardiotoxicité est un risque du traitement par anthracycline qui peut se manifester par des effets précoces (cest à dire aigus) ou des effets tardifs (cest à dire retardés).

Evénements précoces (cest à dire aigus). Les manifestations de la cardiotoxicité précoce de l'épirubicine sont principalement la tachycardie sinusale et/ou des anomalies de l'électrocardiogramme (ECG) comme des modifications non spécifiques du segment ST et de l'onde T. Des tachyarythmies, y compris des extrasystoles ventriculaires, une tachycardie ventriculaire et une bradycardie, ainsi qu'un bloc auriculo-ventriculaire et un bloc de branche ont également été signalés. Ces effets ne permettent habituellement pas de prédire la survenue ultérieure dune cardiotoxicité tardive, sont rarement graves sur le plan clinique, et ne sont généralement pas une cause d'abandon du traitement à l'épirubicine.

Evénements tardifs (ou retardés). Les manifestations de cardiotoxicité tardive surviennent habituellement vers la fin du traitement par l'épirubicine ou dans un délai de 2 à 3 mois après son terme, mais des événements tardifs (observés de plusieurs mois à plusieurs années après le traitement) ont également été rapportés. La myocardiopathie tardive se manifeste par la réduction de la fraction d'éjection du ventricule gauche (FEVG) et/ou par des signes et des symptômes d'insuffisance cardiaque congestive (ICC) comme la dyspnée, l'dème pulmonaire, l'dème déclive, la cardiomégalie et l'hépatomégalie, l'oligurie, l'ascite, l'épanchement pleural, et le bruit de galop. L'ICC mettant en jeu le pronostic vital est la forme la plus grave de myocardiopathie liée à l'absorption d'anthracyclines et constitue la manifestation de toxicité limitant la dose cumulée pour ce type de médicament.

La probabilité de survenue d'une ICC augmente rapidement avec des doses cumulées totales croissantes d'épirubicine supérieures à 900 mg/m2; l'administration d'une dose supérieure à cette dose cumulée ne sera réalisée quavec extrême précaution (voir rubrique 5.1).

Avant d'entreprendre un traitement à l'épirubicine, il faut évaluer la fonction cardiaque des patients, puis la surveiller pendant toute la durée du traitement afin de minimiser le risque d'atteinte cardiaque grave. Ce risque peut être réduit par surveillance régulière de la FEVG pendant le traitement avec interruption immédiate de l'épirubicine au premier signe d'altération fonctionnelle. Les méthodes d'évaluation quantitative adaptées pour l'évaluation répétée de la fonction cardiaque (évaluation de la FEVG) comprennent l'angiographie isotopique « multigated » (MUGA) et l'échocardiographie (ECHO). Il est recommandé d'évaluer la fonction cardiaque au début en jumelant l'ECG à un angiogramme MUGA ou à un échocardiogramme ECHO, notamment chez les patients présentant des facteurs de risque favorisant la cardiotoxicité. Il faut de nouveau évaluer la FEVG par MUGA ou par ECHO, notamment à des doses cumulées d'anthracyclines plus élevées. La technique utilisée pour l'évaluation doit être la même pendant toute la durée du suivi.

Etant donné le risque de myocardiopathie, une dose cumulée d'épirubicine de 900 mg/m2 ne sera dépassée quavec extrême prudence.

Les facteurs de risque de toxicité cardiaque comprennent les maladies cardiovasculaires évolutives ou latentes, les antécédents de radiothérapie ou la radiothérapie concomitante de la région médiastinale ou péricardique, les antécédents de traitement par d'autres anthracyclines ou anthracénédiones, et l'utilisation concomitante d'autres médicaments ayant le pouvoir de supprimer la contractilité cardiaque ou d'autres médicaments cardiotoxiques (par exemple le trastuzumab) (voir rubrique 4.5) avec un risque accru chez les personnes âgées.

L'insuffisance cardiaque (New York Heart Association [NYHA] classe II-IV) a été observée chez des patients recevant un traitement de trastuzumab seul ou en association avec des anthracyclines comme l'épirubicine. Celle-ci peut être modérée à sévère et a été associée à des décès.

Le trastuzumab et les anthracyclines comme l'épirubicine ne doivent actuellement pas être utilisés en association, sauf dans le cadre dun essai clinique bien contrôlé avec une surveillance cardiaque. Les patients qui ont précédemment reçu des anthracyclines courent également un risque de cardiotoxicité avec un traitement par trastuzumab, même si le risque est plus faible qu'avec l'utilisation concomitante de trastuzumab et danthracyclines.

Comme la demi-vie du trastuzumab est environ de 4-5 semaines, le trastuzumab peut persister dans la circulation jusqu'à 20-25 semaines après l'arrêt du traitement par trastuzumab. Les patients recevant des anthracyclines comme l'épirubicine après l'arrêt du trastuzumab peuvent éventuellement présenter un risque accru de cardiotoxicité. Si possible, les médecins devraient éviter un traitement à base d'anthracyclines jusqu'à 25 semaines après l'arrêt du trastuzumab. Si les anthracyclines comme l'épirubicine sont utilisées, la fonction cardiaque du patient doit être surveillée attentivement.

Si une insuffisance cardiaque symptomatique apparaît lors du traitement par trastuzumab après un traitement par de lépirubicine, elle doit être traitée avec les médicaments habituellement utilisés pour cet usage. La surveillance de la fonction cardiaque doit être particulièrement attentive chez les patients recevant des doses cumulées élevées et chez ceux présentant des facteurs de risque. Cependant, la cardiotoxicité avec l'épirubicine peut survenir à des doses cumulées inférieures, qu'il existe ou non des facteurs de risque cardiaque.

Il est probable que la toxicité de l'épirubicine et d'autres anthracyclines ou anthracénédiones soit additive.

Toxicité hématologique. Comme tous les agents cytotoxiques, l'épirubicine peut être responsable d'une dépression médullaire. Il faut effectuer un bilan hématologique, comprenant une formule leucocytaire, avant et pendant chaque cycle de traitement par l'épirubicine. Une leucopénie et/ou une granulocytopénie (neutropénie) réversibles et dose-dépendantes sont les principales manifestations de la toxicité hématologique de lépirubicine et constituent les effets toxiques aigus limitant la dose les plus fréquents pour ce médicament. La leucopénie et la neutropénie sont habituellement plus sévères avec des schémas posologiques à doses élevées, et atteignent leur nadir dans la plupart des cas de 10 à 14 jours après l'administration du médicament. Elles sont généralement passagères, les numérations de leucocytes et de neutrophiles se normalisant le plus souvent avant le 21ème jour. La thrombocytopénie et l'anémie peuvent également survenir. Les conséquences cliniques d'une dépression médullaire profonde comprennent la fièvre, une infection, une septicémie/un choc septique, une hémorragie, une hypoxie tissulaire ou le décès.

Leucémie secondaire - Des cas de leucémie secondaire, précédés ou non d'une phase préleucémique, ont été signalés chez les patients traités par des anthracyclines, y compris par l'épirubicine. La leucémie secondaire est plus fréquente lorsque ces médicaments sont administrés en association avec des antinéoplasiques pouvant altérer l'ADN, en combinaison avec une radiothérapie ou lorsque les patients ont reçu un traitement antérieur lourd avec des médicaments cytotoxiques, ou lorsque les doses d'anthracyclines ont augmenté progressivement. Ces leucémies peuvent se manifester après une période de latence de 1 à 3 ans. (Voir rubrique 5.1).

Appareil digestif - L'épirubicine est émétogène. Une inflammation de la muqueuse/une stomatite apparaît généralement peu après l'administration du médicament, qui, si elle est grave, peut évoluer vers l'ulcération des muqueuses en quelques jours. Chez la plupart des patients, cet effet indésirable se résorbe avant la troisième semaine de traitement.

Fonction hépatique - L'épirubicine est principalement éliminée par les voies hépatobiliaires. Il est recommandé d'évaluer la bilirubine sérique totale, les niveaux d'ASAT avant et pendant le traitement par l'épirubicine. La clairance du médicament peut être plus lente et s'accompagner d'une toxicité globale accrue chez les patients dont la bilirubinémie ou le niveau d'ASAT est élevé(e). L'administration de doses plus faibles est recommandée chez ces patients (voir les rubriques 4.2 et 5.2). Il ne faut pas administrer d'épirubicine en cas d'atteinte hépatique sévère (voir rubrique 4.3).

Fonction rénale - Il faut doser la créatinine sérique avant et pendant l'administration d'épirubicine. L'ajustement de la posologie est nécessaire chez les patients dont la créatinine sérique est supérieure à 5 mg/dL (voir rubrique 4.2).

Effets secondaires au point d'injection - L'injection dans un petit vaisseau ou des injections répétées dans la même veine peuvent provoquer une phlébosclérose. Le respect des procédures d'administration recommandées peut réduire au minimum le risque de phlébite/thrombophlébite au point d'injection (voir rubrique 4.2).

Extravasation - L'extravasation de l'épirubicine durant une injection intraveineuse peut produire une douleur locale, des lésions tissulaires graves (vésication, cellulite grave) et une nécrose. Si des signes ou symptômes d'extravasation se manifestent durant l'administration intraveineuse d'épirubicine, la perfusion de médicament doit être immédiatement interrompue. L'effet indésirable de l'extravasation des anthracyclines peut être évité ou réduit par une utilisation immédiate d'un traitement spécifique, par exemple dexrazoxane (se référer aux documents pertinents pour l'utilisation). La douleur du patient peut être soulagée en refroidissant la zone et en la gardant au frais, par l'utilisation de l'acide hyaluronique et du DMSO (solution de bicarbonate de sodium). Une nécrose pouvant survenir plusieurs semaines après l'extravasation, le patient sera placé sous surveillance étroite après un tel événement, et un chirurgien plastique sera consulté en vue d'une éventuelle excision.

Autres - Comme avec tout agent cytotoxique, des cas de thrombophlébite et d'accident thromboembolique, y compris d'embolie pulmonaire (mortelle dans certains cas) consécutifs à l'administration d'épirubicine ont été rapportés.

Syndrome de lyse tumorale - L'épirubicine peut entraîner une hyperuricémie, vu l'important catabolisme des purines qui accompagne la lyse médicamenteuse rapide des cellules néoplasiques (syndrome de lyse tumorale). Les taux sanguins d'acide urique, de potassium, de phosphate de calcium et de créatinine doivent être évalués après un traitement initial.

Une bonne hydratation, l'alcalinisation des urines et l'emploi d'allopurinol à titre prophylactique pour prévenir l'hyperuricémie peuvent réduire au minimum le risque de complications liées au syndrome de lyse tumorale.

Effets immunosuppressifs/sensibilité accrue aux infections - L'administration de vaccins à virus vivant ou atténués chez les patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques, y compris l'épirubicine, peut entraîner une infection grave, voire mortelle (voir rubrique 4.5). La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant de l'épirubicine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, mais la réponse vaccinale peut être diminuée.

Système Reproductif - L'épirubicine peut être génotoxique. Les hommes et les femmes recevant de l'épirubicine doivent recourir à une méthode de contraception efficace. Il est conseillé aux patients souhaitant avoir un enfant après la fin de leur traitement de solliciter un conseil génétique lorsque ceci est adapté et possible.

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1mmol par ml de solution pour perfusion, c'est-à-dire « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

INTERACTION COMMUNE A TOUS LES PRODUITS CYTOTOXIQUES

En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. En raison de la grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, il est fortement recommandé d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR (International Normalized Ratio).

Associations contre-indiquées

(voir rubrique 4.3)

·Vaccin antiamarile (fièvre jaune) : risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Associations déconseillées

·Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne) : risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

·La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant de l'épirubicine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, mais la réponse vaccinale peut être diminuée.

Associations à prendre en compte

·Immunosuppresseur: immunosuppression excessive avec un risque de syndrome lymphoprolifératif.

·L'épirubicine est principalement utilisée en association avec d'autres médicaments cytotoxiques. Une toxicité additive peut survenir notamment sur les effets médullaires/hématologiques et gastrointestinaux (voir rubrique 4.4). L'utilisation d'épirubicine en combinaison avec une chimiothérapie avec d'autres médicaments potentiellement cardiotoxiques, ainsi que l'utilisation concomitante d'autres composés agissant sur le cur (par exemple des inhibiteurs des canaux calciques) exige une surveillance de la fonction cardiaque pendant toute la durée du traitement.

·Les anthracyclines, y compris l'épirubicine, ne doivent pas être administrées en combinaison avec d'autres agents cardiotoxiques. Dans le cas contraire, la fonction cardiaque du patient fera l'objet d'une surveillance stricte. Les patients qui entreprennent un traitement par des anthracyclines après avoir reçu d'autres agents cardiotoxiques, et notamment des agents ayant une longue demi-vie tels que le trastuzumab, peuvent également être exposés à un plus grand risque de cardiotoxicité. La demi-vie du trastuzumab est d'approximativement 28,5 jours et cet agent peut demeurer dans la circulation jusqu'à 24 semaines. C'est pourquoi, dans la mesure du possible, les médecins devraient éviter de prescrire des thérapies à base d'anthracyclines moins de 24 semaines après la fin dun traitement par le trastuzumab.

Dans le cas contraire, une surveillance attentive de la fonction cardiaque est recommandée.

·La cimétidine a entraîné une augmentation de 50 % de l'ASC de l'épirubicine et doit être interrompu pendant un traitement avec de lépirubicine.

·Des augmentations possibles des concentrations plasmatiques d'épirubicine non modifiée et de ses métabolites, lesquels ne sont ni toxiques ni actifs, peuvent se produire en cas d'administration préalable de paclitaxel. La co-administration de paclitaxel ou de docétaxel n'a pas affecté la pharmacocinétique de l'épirubicine lorsque cette dernière était administrée avant le taxane.

Cette combinaison peut être utilisée dans le cas d'une administration échelonnée des deux agents. Un intervalle d'au moins 24 heures doit séparer la perfusion d'épirubicine de la perfusion de paclitaxel.

·Le dexvérapamil peut altérer la pharmacocinétique de l'épirubicine et éventuellement augmenter ses effets de dépression médullaire.

·Une étude a montré que le docétaxel peut accroître les concentrations plasmatiques des métabolites de l'épirubicine lorsqu'il est administré immédiatement après l'épirubicine.

·La quinine peut accélérer la distribution initiale de l'épirubicine du sang vers les tissus et peut avoir une influence sur la distribution de l'épirubicine dans les érythrocytes.

·L'administration conjointe d'interféron α2b peut entraîner une diminution de la demi-vie d'élimination terminale et de la clairance totale de l'épirubicine.

·La possibilité d'une perturbation marquée de l'hématopoïèse doit être présente à l'esprit lors d'un traitement (préalable) par des médicaments ayant une influence sur la moelle osseuse (c'est-à-dire: agents cytostatiques, sulfonamide, chloramphénicol, diphénylhydantoïne, dérivés de l'amidopyrine, agents antirétroviraux).

·Chez des patients recevant à la fois de lanthracycline et du dexrazoxane, une augmentation de la dépression médullaire peut survenir.

·L'épirubicine est largement excrétée par le foie. Des modifications de la fonction hépatique induites par des traitements concomitants peuvent affecter la métabolisation, la pharmacocinétique, l'efficacité thérapeutique et/ou la toxicité de lépirubicine (voir rubrique 4.4).

4.6. Grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Altération de la fertilité

L'épirubicine pourrait provoquer des lésions chromosomiques dans les spermatozoïdes humains. Les hommes recevant un traitement à l'épirubicine doivent avoir recours à une méthode de contraception efficace et le cas échéant, il est recommandé de se renseigner sur la conservation du sperme car l'épirubicine peut être responsable de stérilité irréversible.

L'épirubicine peut être responsable d'aménorrhée et de ménopause précoce chez la femme en préménopause.

Grossesse

Les femmes en âge de procréer doivent être informées d'éviter de tomber enceinte pendant leur traitement par épirubicine et doivent utiliser des méthodes contraceptives efficaces.

Selon des données expérimentales sur les animaux, l'épirubicine peut nuire au ftus lorsqu'elle est administrée chez une femme enceinte. Si l'épirubicine est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente tombe enceinte en prenant ce médicament, le patient devrait être au courant du risque potentiel pour le ftus.

Aucune étude n'a été réalisée chez les femmes enceintes. L'épirubicine ne sera utilisée chez la femme enceinte que si les avantages attendus l'emportent sur les risques potentiels pour le ftus.

Allaitement

On ne sait pas si l'épirubicine passe dans le lait maternel. Etant donné qu'un grand nombre de médicaments, dont les anthracyclines, passent dans le lait maternel, et au vu de la possibilité de réactions indésirables graves à l'épirubicine chez l'enfant allaité, il est impératif d'interrompre l'allaitement avant de prendre ce médicament.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'effet de l'épirubicine sur la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a pas fait l'objet d'une évaluation systémique.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par l'épirubicine avec les fréquences suivantes : Très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100 et < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100); rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000); très rare (< 1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être déterminée sur la base des données disponibles)

Plus de 10% des patients traités doivent s'attendre à développer des effets indésirables. Les effets indésirables les plus courants sont la dépression médullaire, les effets secondaires sur le système gastro-intestinal, l'anorexie, l'alopécie et une infection.

Classes de systèmes d'organes

Fréquence

Effets indésirables

Infections et infestations

Fréquent

Infection

Fréquence inconnue

Choc septique, septicémie, pneumonie.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes

Rare

Leucémie lymphocytaire aiguë, leucémie myéloïde aiguë.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Dépression médullaire (leucopénie, granulocytopénie et neutropénie, anémie et neutropénie fébrile).

Peu fréquent

Thrombocytopénie.

Fréquence inconnue

Hémorragie et hypoxie tissulaire résultant de la dépression médullaire.

Affections du système immunitaire

Rare

Anaphylaxie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Anorexie, déshydratation.

Rare

Hyperuricémie (Voir la rubrique 4.4).

Affections du système nerveux

Rare

Vertiges.

Affections oculaires

Fréquence inconnue

Conjonctivite, kératite.

Affections cardiaques

Rare

Insuffisance cardiaque congestive (dyspnée, dème, hépatomégalie, ascites, dème pulmonaire, effusions pleurales, bruit de galop), cardiotoxicité (par exemple anomalies de l'ECG, arythmies, cardiomyopathie), tachycardie ventriculaire, bradycardie, bloc AV, bloc de branche.

Affections vasculaires

Fréquent

Bouffées de chaleur.

Peu fréquent

Phlébite, thrombophlébite.

Fréquence inconnue

Choc, thrombo-embolie, y compris embolie pulmonaire.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Mucosite, oesophagite, inflammation de l'estomac, vomissements, diarrhée, nausées.

Fréquence inconnue

Erosion de la muqueuse orale, ulcération de la bouche, douleur buccale, sensation de brûlure au niveau de la muqueuse, hémorragie au niveau de la bouche et pigmentation buccale.

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

Très fréquent

Alopécie.

Rare

Urticaire.

Fréquence inconnue

Toxicité locale, éruption cutanée, démangeaison, modifications de la peau, érythème, bouffées vasomotrices, hyperpigmentation de la peau et des ongles, photosensibilité, hypersensibilité de la peau irradiée (radiodermite).

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Coloration de l'urine en rouge pendant 1 à 2 jours après l'administration.

Affections des organes de reproduction et du sein

Rare

Aménorrhée, azoospermie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Erythème au point de perfusion.

Rare

Malaise, asthénie, fièvre, frissons.

Fréquence inconnue

Phlébosclérose, douleur locale, cellulite graves, nécrose des tissus après une injection paraveineuse accidentelle.

Investigations

Rare

Augmentations des niveaux de transaminase.

Fréquence inconnue

Réductions asymptomatiques de la fraction d'éjection du ventricule gauche.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquent

Cystite chimique, parfois hémorragique, observée après administration intravésicale.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Le surdosage aigu d'épirubicine entraînera une dépression médullaire grave (principalement leucopénie et thrombocytopénie), des effets toxiques gastro-intestinaux (principalement une inflammation des muqueuses) et des complications cardiaques aiguës. Une insuffisance cardiaque latente a été observée avec les anthracyclines plusieurs mois à quelques années après l'arrêt du traitement (voir la rubrique 4.4). Les patients doivent se soumettre à une surveillance rigoureuse. Si des symptômes d'insuffisance cardiaque surviennent, le patient doit être traité selon les recommandations conventionnelles.

Traitement : Symptomatique. L'épirubicine n'est pas dialysable.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : anthracyclines et apparentés, code ATC : L01DB03

Lépirubicine appartient au groupe des antibiotiques anthracyclines. Lépirubicine se lie à l'ADN et inhibe l'action des acides nucléiques polymérases.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Après une administration par voie intraveineuse à des patients présentant une fonction rénale et hépatique normale, la concentration plasmatique d'épirubicine suit un modèle tri-exponentielle décroissant, avec une première phase très rapide avec une demi-vie de 5 minutes, puis une phase intermédiaire avec une demi-vie denviron 1 heure et enfin une dernière phase lente avec une demi-vie d'environ 20 à 40 heures.

Les taux plasmatiques du principal métabolite d'oxydo-réduction, le 13-OH-epirubicine ou lépirubicinol restent inférieures à ceux de la molécule mère et progressent en parallèle. Les glucuronides de l'épirubicine ou lépirubicinol circulent en large quantités dans le plasma et sont excrétés dans l'urine et la bile.

L'épirubicine est principalement éliminée par le système hépatobiliaire. Les valeurs élevées de la clairance plasmatique (60 à 80 litres/heure) indiquent que cette élimination lente est due à une distribution tissulaire importante.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Après administration répétée d'épirubicine, les organes cibles, chez le rat, le lapin et le chien, ont été le système hémo-lymphopoïétique, le tractus gastro-intestinal, les reins, le foie et les organes reproducteurs, l'épirubicine a aussi été cardiotoxique chez le rat, le lapin et le chien.

L'épirubicine, comme les autres anthracyclines, est mutagène, génotoxique, embryotoxique et carcinogène chez les rats.

Des études périnatales et post-natales sur le rat montrent que l'épirubicine a des effets indésirables sur la descendance aux doses cliniques. On ne sait pas si l'épirubicine est excrétée dans le lait maternel.

Aucune malformation n'a été observée chez les rats ni les lapins mais, comme les autres anthracyclines et les médicaments cytotoxiques, l'épirubicine doit être considérée comme étant potentiellement tératogène.

Une étude de tolérance locale réalisée chez les rats et les souris a montré que l'extravasation de l'épirubicine provoque une nécrose tissulaire.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Acide chlorhydrique, chlorure de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE ne doit pas être mélangée à de l'héparine, en raison du risque de précipitation.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

Avant ouverture : 2 ans.

Après la première ouverture : La stabilité physico-chimique en cours d'utilisation du produit dilué dans une solution de chlorure de sodium à 0,9% ou dans une solution de glucose à 5 % a été démontrée pendant 12 heures à une température ne dépassant pas 25°C.

Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à 2-8 ºC.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C - 8°C).

Conserver le flacon dans l'emballage dorigine, à l'abri de la lumière.

Pour les conditions de conservation du médicament, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

Flacon en verre incolore de type I de 5 ml, 10 ml, 25 ml, 50 ml, 100 ml ou 200 ml, avec un bouchon en caoutchouc de chlorobutyl serti par une capsule (aluminium) avec une fermeture flipp-off.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

medipha sante

19 avenue de norvege

les fjords villebon sur yvette

91953 courtaboeuf

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·572 471-9 ou 34009 572 471 9 5: Flacon de 5 ml en verre (type I). Boite de 1.

·572 472-5 ou 34009 572 472 5 6: Flacon de 10 ml en verre (type I). Boite de 1.

·572 473-1 ou 34009 572 473 1 7: Flacon de 25 ml en verre (type I). Boite de 1.

·572 474-8 ou 34009 572 474 8 5: Flacon de 50 ml en verre (type I). Boite de 1.

·572 475-4 ou 34009 572 475 4 6: Flacon de 100 ml en verre (type I). Boite de 1.

·572 694-8 ou 34009 572 694 8 7: Flacon de 200 ml en verre (type I). Boite de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 20/06/2013

Dénomination du médicament

EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion

Chlorhydrate dépirubicine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelquun dautre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

·Si lun des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. Qu'est-ce que EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique

L'épirubicine appartient à un groupe de médicaments appelés antibiotiques cytotoxiques et substances apparentées (anthracyclines et substances apparentées).

Indications thérapeutiques

Il est particulièrement recommandé dans certaines maladies du cancer du sein, le cancer avancé de l'ovaire, le cancer du poumon à petites cellules, le cancer gastrique et le sarcome avancé des tissus mous.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Nutilisez jamais EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion :

- si vous êtes allergique (hypersensible) à l'épirubicine, à des médicaments similaires (qu'on appelle anthracyclines, voir ci-dessous) ou à l'un des autres composants contenus dans EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion;

- si vous avez déjà été traité avec des doses élevées de certains autres médicaments anti-cancéreux, incluant la doxorubicine et la daunorubicine, qui appartiennent au même groupe de médicaments que le chlorhydrate d'épirubicine (appelé anthracyclines). Ils ont des effets secondaires similaires (y compris des effets sur le cur);

- si vous avez eu ou si vous avez actuellement des problèmes cardiaques (insuffisance cardiaque grave, cardiomyopathie, infarctus du myocarde récent, arythmies sévères, angine de poitrine instable);

- en association avec le vaccin antiamarile;

- si vous allaitez;

- si le nombre de vos cellules sanguines est faible;

- si vous avez de graves troubles de la fonction hépatique;

- si vous souffrez d'une infection aiguë grave.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion :

- En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. En raison de la grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, il est fortement recommandé d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR (International Normalized Ratio).

- Si vous êtes âgé ou si vous êtes un enfant, car le risque d'effets secondaires cardiaques est plus élevé. Votre fonction cardiaque sera vérifiée avant et après le traitement par l'épirubicine.

- Si vous avez ou avez déjà eu des problèmes cardiaques, vous devez le dire à votre médecin. La dose d'épirubicine devra être adaptée (voir la rubrique 3 « Comment utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ? »). Votre médecin vérifiera régulièrement que votre cur fonctionne correctement.

- Si vous avez déjà été traité avec des produits contre le cancer (tels que la doxorubicine ou la daunorubicine ou des dérivés de l'anthracènedione) ou si vous avez été irradié, car le risque d'effets secondaires cardiaques graves est plus élevé. Vous devez en parler à votre médecin car cet élément est pris en compte pour déterminer la dose totale d'épirubicine que vous allez recevoir (voir la rubrique 3 « Comment utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ? »)

- Si vous avez une maladie du foie ou des reins. Ces maladies peuvent accroître les effets secondaires. Votre fonction hépatique et votre fonction rénale seront régulièrement vérifiées et, si besoin, la dose sera adaptée (voir la rubrique 3 « Comment utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ? »)

- Si vous désirez avoir des enfants. Les hommes comme les femmes doivent utiliser des mesures de contraception efficaces à la fois pendant le traitement et pendant les six mois qui suivent. Les hommes doivent s'informer des possibilités de conservation de leur sperme par congélation avant le traitement.

- Si vous souffrez d'infections ou de saignements. L'épirubicine peut affecter la moelle osseuse. Le nombre de globules blancs dans le sang diminuera, ce qui vous rendra plus sensible aux infections (leucopénie). Les saignements pourront survenir plus facilement (thrombocytopénie). Ces effets secondaires sont transitoires. La diminution du nombre de globules blancs est maximale 10 à 14 jours après l'administration et le nombre de globules blancs est habituellement rétabli 21 jours après l'administration.

- Si vous avez été récemment vacciné ou si vous voulez être vacciné.

- Votre médecin vérifiera le niveau d'acide urique dans votre sang.

- Votre médecin vérifiera régulièrement que le nombre de cellules dans votre sang ne diminue pas trop.

- Si vous présentez une inflammation sévère ou des ulcères dans la bouche.

- Si vous avez suivi ou si vous suivez actuellement une radiothérapie dans la région thoracique.

- Si vous ressentez une sensation de brûlure au niveau du site d'administration. Ceci pourrait indiquer que l'épirubicine fuit hors du vaisseau sanguin. Avertissez votre médecin si cest le cas.

Si l'un des avertissements ci-dessus vous concerne ou vous a concerné par le passé, veuillez l'indiquer à votre médecin.

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par ml de solution pour perfusion, c'est-à-dire « sans sodium ».

Interactions avec d'autres médicaments

Utilisation d'autres médicaments:

Attention: les remarques qui suivent peuvent aussi s'appliquer à l'utilisation de médicaments récente ou dans un proche futur.

Il se peut que vous connaissiez les médicaments mentionnés dans cette rubrique sous un nom différent, qui est souvent le nom de marque. Dans cette section, seul(s) le ou les ingrédient(s) actif(s) des médicaments sont mentionné(s), jamais le nom de marque! Vous devez donc toujours lire attentivement la boîte ou la notice des médicaments que vous utilisez pour en connaître l'ingrédient actif.

Une interaction signifie que des médicaments qui sont utilisés ensemble peuvent influencer les effets et/ou effets secondaires des uns et des autres. Une interaction peut survenir en cas d'utilisation concomitante de cette solution et:

- de l'administration préalable ou concomitante d'autres produits apparentés à l'épirubicine (qu'on appelle anthracyclines; (par exemple les médicaments anti-cancéreux mitomycine-C, dacarbazine, dactinomycine et cyclophosphamide)) d'autres médicaments qui peuvent affecter le cur (par exemple les médicaments anti-cancéreux 5-fluorouracile, cyclophosphamide, cisplatine, taxanes); l'effet néfaste pour le cur peut être accru. Un traitement à base d'anthracycline allant jusqu'à 24 semaines après l'arrêt du traitement avec d'autres agents cardiotoxiques tels que le trastuzumab (produit utilisé pour le traitement de certaines formes de cancer du sein) doit être évité. Si les anthracyclines sont utilisés avant cette date, une surveillance supplémentaire du cur est alors nécessaire.

- L'épirubicine peut accroître l'effet des rayons et, même assez longtemps après une radiothérapie, elle peut entraîner des effets secondaires graves dans la zone irradiée.

- La rifampicine (médicament utilisé pour le traitement de la tuberculose) et les barbituriques (médicaments utilisés contre l'insomnie ou l'épilepsie, tels que par exemple le phénobarbital) diminuent la quantité d'épirubicine dans le sang, ce qui peut entraîner une diminution de l'effet de l'épirubicine.

- Le paclitaxel et le docétaxel (médicaments utilisés contre certains cancers); lorsque le paclitaxel est administré avant l'épirubicine ou lorsque le docétaxel est administré immédiatement après l'épirubicine, la quantité d'épirubicine dans le sang augmente, ce qui peut entraîner une augmentation des effets secondaires.

- Le dexvérapamil (médicament utilisé pour traiter certaines maladies cardiaques); lorsqu'il est utilisé en même temps que l'épirubicine, cela peut avoir un effet négatif sur la moelle osseuse.

- L'interféron α2b (médicament utilisé contre certains cancers et lymphomes et contre certaines formes d'hépatites).

- La quinine (médicament utilisé pour le traitement du paludisme et des crampes dans les jambes); la quinine peut accélérer la distribution de l'épirubicine dans le corps, ce qui peut avoir un effet négatif sur les globules rouges.

- La dexrazoxane (médicament parfois utilisé avec la doxorubicine pour réduire le risque de problèmes cardiaques); le temps de présence de l'épirubicine dans le corps peut être diminué, ce qui peut réduire l'effet de l'épirubicine.

- La cimétidine (médicament utilisé pour réduire l'acidité dans l'estomac); la quantité d'épirubicine dans le sang augmente, ce qui peut entraîner une augmentation des effets secondaires.

- Un traitement préalable ou concomitant avec d'autres produits qui ont un effet sur la moelle osseuse (par exemple autres médicaments pour traiter le cancer, sulfonamide, chloramphénicol, diphénylhydantoïne, dérivé d'amidopyrine, médicaments contre certains virus); la formation des cellules sanguines peut être perturbée.

- La phénytoïne (et, par extension, fosphénytoïne) : risque de survenue de convulsions.

- Les médicaments qui ont une incidence sur la fonction cardiaque (composés agissant sur le cur tels que les «inhibiteurs des canaux-calciques»); surveillance de la fonction cardiaque pendant le traitement lorsqu'il est utilisé avec l'épirubicine.

- Les médicaments qui ont une influence sur le fonctionnement hépatique; la dégradation de l'épirubicine par le foie pourrait être modifiée, ce qui pourrait entrainer une réduction de l'effet de l'épirubicine ou augmenter ses effets secondaires.

- Les vaccins vivants; il y a un risque de maladie mortelle; cette association n'est donc pas recommandée.

- La ciclosporine (médicament qui inhibe le système immunitaire); le système immunitaire pourrait être excessivement inhibé.

- unimmunosuppresseur: immunosuppression excessive avec un risque de syndrome lymphoprolifératif.

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou allaitez, si vous pensez être enceinte ou si vous envisagez davoir un bébé, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Les médicaments contre le cancer ne sont administrés pendant la grossesse que dans des cas extrêmes. Les bénéfices apportés à la mère et le danger possible pour l'enfant à naître doivent être comparés. Au cours d'études réalisées sur l'animal, l'épirubicine s'est révélée nocive pour la descendance et peut provoquer des malformations. Les hommes comme les femmes doivent appliquer des mesures de contraception efficaces (pilule, préservatif) pendant le traitement ainsi que pendant les 6 mois qui suivent, afin de prévenir toute grossesse.

Vous devez aussi éviter de tomber enceinte si votre partenaire sexuel est traité par l'épirubicine.

Si une grossesse survient pendant un traitement par l'épirubicine, une consultation de génétique est recommandée. Les hommes souhaitant concevoir des enfants ultérieurement doivent s'informer sur les possibilités de congélation du sperme avant de commencer le traitement par l'épirubicine.

Allaitement

On ne sait pas si l'épirubicine est excrétée dans le lait maternel. Vous devez arrêter l'allaitement pendant le traitement avec EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Comme beaucoup de patients souffrent de nausées ou de vomissements pendant le traitement, conduire des véhicules ou utiliser des machines nest pas recommandé.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants dEPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion

Liste des excipients à effet notoire: sodium.

3. COMMENT UTILISER EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusionvous sera administré uniquement sous la surveillance d'un médecin spécialisé dans ce type de traitement. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

La dose que vous recevrez dépend du type de cancer que vous avez, de votre état de santé, de votre âge, de l'état de votre fonction hépatique et des autres médicaments que vous prenez.

La dose habituelle est :

Le schéma posologique est déterminé en fonction de votre état de santé général et selon les traitements antérieurs éventuels, en tenant compte aussi de votre taille et de votre poids. Les doses sont exprimées en nombre de milligrammes par mètre carré de surface corporelle. Ce médicament vous sera administré en injection dans une veine pendant 3-5 minutes ou en perfusion dans une veine pendant 30 minutes au maximum.

Si l'on vous administre uniquement de l'épirubicine, sans autre médicament anti-cancéreux, la dose recommandée est de 60-90 mg/m2 de surface corporelle. Cette dose est administrée en une seule fois ou sur 2 à 3 jours consécutifs. Cette administration est répétée tous les 21-28 jours.

Lorsque l'épirubicine est utilisée en association avec d'autres médicaments contre le cancer, la dose est réduite.

L'administration se fait dans un cathéter ou dans une voie latérale d'une perfusion par injection lente d'une solution saline physiologique ou d'une solution de glucose (solution de sucre).

Des doses plus élevées sont utilisées pour le traitement du cancer du poumon (120 mg/m2 de surface corporelle) ou pour le traitement du cancer du sein (100-120 mg/m2 de surface corporelle).

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez utilisé plus dEPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion que vous nauriez dû :

Comme ce médicament est administré par du personnel médical, le risque de surdosage est improbable. Contactez immédiatement votre médecin si vous pensez que l'on vous a administré trop dEPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez dutiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion :

Comme ce médicament est administré par du personnel médical, il est improbable qu'une dose de médicament soit oubliée.

En cas de doute, consultez votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez dutiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion :

Consultez votre médecin.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde ny soit pas sujet.

Si certains effets indésirables deviennent graves, ou si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Les effets secondaires suivants, entre autres, peuvent survenir:

Effets secondaires très fréquents (touchant plus d'1 patient sur 10)

Effets secondaires fréquents (touchant plus d'1 patient sur 100 mais moins d'1 patient sur 10)

Effets secondaires peu fréquents (touchant plus d'1 patient sur 1 000 mais moins d'1 patient sur 100)

Effets secondaires rares (touchant plus d'1 patient sur 10 000 mais moins d'1 patient sur 1 000)

Effets secondaires très rares (touchant moins d'1 patient sur 10 000), y compris des cas isolés

Plus de 10% des patients traités peuvent s'attendre à dévélopper des effets indésirables. Les effets indésirables les plus fréquents sont une myélosuppression, des effets indésirables gastrointestinaux, anorexie, alopécie et infection.

Classes de systèmes d'organes

Fréquence

Effets indésirables

Infections

Fréquent

Infection.

Fréquence indéterminée

Empoisonnement du sang (septicémie) et choc résultant de la septicémie, pneumonie.

Sang

Très fréquent

La dépression médullaire est une anomalie dans le sang qui se traduit par une diminution de la production de nouvelles cellules sanguines (ce qui entraîne un manque de globules blancs, globules rouges, plaquettes; une réduction d'un certain type de globules blancs [granulocytes neutrophiles] avec de la fièvre), et qui provoque une plus grande sensibilité aux infections (à cause d'un manque de globules blancs [leucopénie]), et une anémie. Votre sang doit être régulièrement testé.

Peu fréquent

Formation de bleus et une tendance à saigner (à cause d'un manque de plaquettes [thrombocytopénie]).

Fréquence indéterminée

Hémorragie, manque d'oxygène dans les tissus.

Système immunitaire

Rare

Réaction allergique grave immédiate (réaction anaphylactique) avec ou sans choc incluant éruption cutanée et démangeaisons; fièvre et frissons.

Système nerveux

Rare

Etourdissements.

Fréquence indéterminée

Certaines maladies des nerfs (neuropathie périphérique), maux de tête.

Yeux

Fréquence indéterminée

Inflammation des yeux (conjonctivites ou kératites).

Cur

Rare

Risque d'affaiblissement du cur avec comme conséquence une congestion du sang (insuffisance cardiaque congestive), insuffisance cardiaque (dyspnée, accumulation de liquide dans tout le corps, (oedème), augmentation de la taille du foie, accumulation de liquide dans l'abdomen (ascite), accumulation de liquide dans les poumons [oedème pulmonaire, effusions pleurales], rythme cardiaque anormal (bruit de galop) cardio-toxicité (par exemple anormalité de l'ECG, arythmies, maladie du muscle cardiaque (myocardiopathie)), augmentation du rythme cardiaque provenant des compartiments inférieurs du coeur [tachycardie ventriculaire], rythme cardiaque ralenti (bradycardie), cessation de la transmission de l'influx nerveux dans le coeur [bloc auriculo-ventriculaire, bloc de branche].

Fréquence indéterminée

Diminution de la fraction de sang pompé en dehors du ventricule à chaque battement cardiaque (baisse asymptomatique de la fraction d'éjection ventriculaire gauche).

Vaisseaux sanguins

Fréquent

Bouffées de chaleur, épaississement ou durcissement des parois des veines (phlébosclérose).

Peu fréquent

Rougeur le long de la veine perfusée (phlébite), inflammation vasculaire avec formation d'un caillot sanguin, souvent ressenti comme un cordon douloureux assez dur sous une zone de peau rouge (thrombophlébite).

Fréquence indéterminée

Choc, y compris la formation de caillot sanguin (thromboembolisme), incluant formation de caillot sanguin dans les poumons (embolie pulmonaire ayant entraîné le décès dans de très rares cas).

Système gastro-intestinal

Fréquent

Une inflammation des membranes muqueuses (mucite, (peut survenir 5-10 jours après le début du traitement), inflammation de la membrane muqueuse de l'sophage (sophagite), inflammation de la membrane muqueuse de la bouche (stomatite), vomissements, diarrhées qui peut entraîner une déshydratation, nausées (des nausées et des vomissements sont fréquents dans les 24 heures suivant l'administration (chez presque tous les patients)), une perte d'appétit (anorexie).

Peau

Très fréquent

Une chute de cheveux (alopécie) dans 60-90% des cas traités. Cela implique une croissance ralentie de la barbe chez les hommes. La chute des cheveux est dose-dépendante et dans la majorité des cas réversible.

Rare

Eruption cutanée avec formation de petites boules (urticaire) ou fortes démangeaisons (prurit), rougeur le long de la veine utilisée pour l'injection.

Fréquence indéterminée

Réactions locales, rash, prurit, modifications cutanées, rougeurs, bouffées de chaleur, modifications de la peau et des ongles (hyperpigmentation), sensibilité à la lumière (photosensibilité) ou réaction allergique en cas de radiothérapie (phénomène de rebond).

Reins et voies urinaires

Très fréquent

L'urine peut être rouge 1 à 2 jours après l'administration.

Fréquent

Infection de la vessie, parfois saignements, des réactions locales comme des sensations de brûlure et des désirs fréquents d'uriner ont été observés après l'administration vésicale.

Rare

Augmentation du taux d'acide urique dans le sang (hyperuricémie)

Fréquence indéterminée

Augmentation de la quantité de protéine dans les urines (protéinurie) chez les patients traités par de fortes doses.

Organes sexuels

Rare

Absence de règles, absence de spermatozoïdes dans le sperme.

Autres

Fréquent

Rougeur au site d'injection.

Rare

L'administration concomitante de certains médicaments anticancéreux (appelées substances anti-néoplasiques endommageant l'ADN) peut, dans de rares cas, entraîner certaines formes de cancer du sang (leucémie myélocytaire aiguë secondaire [LMS] avec ou sans phase préleucémique). Ces formes de cancer du sang peuvent apparaître après 1-3 ans seulement, malaise, faiblesse, fièvre (extrèmement forte), frissons, changement du taux de certaines enzymes (transaminase).

Les effets secondaires graves qui touchent l'ensemble du corps et les réactions allergiques sont rares lorsquEPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion est administrée dans la vessie.

Si certains effets indésirables deviennent graves, ou si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion après la date de péremption mentionnée sur le flacon. La date dexpiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Avant ouverture: A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

Conserver le flacon dans l'emballage dorigine, à l'abri de la lumière.

Après ouverture: la stabilité physico-chimique du produit dilué dans une solution de chlorure de sodium 0,9% ou du glucose 5% a été démontrée pendant 12 heures à une température ne dépassant pas +25°C.

Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES  Retour en haut de la page

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion ?

La substance active est:

Chlorhydrate d'épirubicine ............ 2 mg

Pour 1 ml.

Un flacon de 5 ml contient 10 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 10 ml contient 20 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 25 ml contient 50 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 50 ml contient 100 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 100 ml contient 200 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Un flacon de 200 ml contient 400 mg de chlorhydrate d'épirubicine.

Les autres composants sont:

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que EPIRUBICINE MEDIPHA SANTE 2 mg/ml, solution pour perfusion et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de solution pour perfusion rouge et limpide. Flacon de 5 ml, 10 ml, 25 ml, 50 ml, 100 ml ou 200 ml.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable de la libération des lots, si différent

Titulaire

medipha sante

19 avenue de norvege

les fjords villebon sur yvette

91953 courtaboeuf

Exploitant

medipha sante sn

les fjords immeuble oslo

19 avenue de norvege

91953 courtaboeuf cedex

Fabricant

GENEPHARM SA

18TH KM, MARATHON AVENUE

153 51 PALLINI ATTIKI

GRECE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etas membres de lEspace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la règlementation en vigueur.

Date dapprobation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAnsm (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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Source : ANSM

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