DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant

Médicament sous surveillance renforcée : Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée.

source: ANSM - Mis à jour le : 05/09/2017

Ce médicament fait lobjet dune surveillance supplémentaire qui permettra lidentification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique 4.8 pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Valpromide .......... 300,000 mg

Pour un comprimé pelliculé gastro-résistant.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé gastro-résistant.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Chez l'adulte

Traitement des épisodes maniaques du trouble bipolaire en cas de contre-indication ou d'intolérance au lithium.

La poursuite du traitement après lépisode maniaque peut être envisagée chez les patients ayant répondu au valpromide lors de lépisode aigu.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Femmes en âge de procréer utilisant une contraception efficace

Le traitement par DEPAMIDE doit être initié et surveillé par un psychiatre.

Le traitement doit être instauré uniquement en cas dinefficacité ou dintolérance aux autres traitements (voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.6) et le rapport bénéfice/risque doit être réévalué attentivement, à intervalles réguliers au cours du traitement.

Mode d'administration

Voie orale.

Posologie

Episodes maniaques du trouble bipolaire :

Chez les adultes

La posologie quotidienne sera établie et contrôlée individuellement par le médecin.

La posologie initiale recommandée est de 750 mg par jour de valproate correspondant à 900 mg par jour de valpromide. De plus, dans les essais cliniques, une dose initiale de 20 mg/kg de valproate correspondant à 24 mg/kg de valpromide a aussi montré un profil de tolérance satisfaisant.

La posologie sera ensuite augmentée aussi rapidement que possible, pour atteindre la dose minimale efficace. La posologie quotidienne doit être adaptée à la réponse clinique de chaque patient pour établir la dose individuelle minimale efficace.

La posologie moyenne se situe habituellement entre 1000 et 2000 mg de valproate par jour correspondant à 1200 et 2400 mg de valpromide.

Les patients recevant des doses supérieures à 45 mg/kg/j doivent être surveillés attentivement.

La poursuite du traitement au décours de l'épisode maniaque du trouble bipolaire doit être adaptée individuellement en utilisant la dose minimale efficace.

Chez les enfants et les adolescents

La tolérance et l'efficacité de DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant dans le traitement des épisodes maniaques du trouble bipolaire n'ont pas été évaluées chez des patients âgés de moins de 18 ans. Ce médicament nest donc pas indiqué chez les enfants et les adolescents.

En cas d'anomalies des fonctions rénales ou hépatiques (voir rubriques 4.3 et 4.4).

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Femme enceinte et femme en âge de procréer nutilisant pas de méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.6)

·Antécédent d'hypersensibilité au valproate, au divalproate, au valpromide ou à l'un des constituants du médicament.

·Hépatite aiguë.

·Hépatite chronique.

·Antécédent personnel ou familial d'hépatite sévère, notamment médicamenteuse.

·Porphyrie hépatique.

·Patients ayant des troubles connus du cycle de lurée (voir rubrique 4.4).

·Le valproate est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles mitochondriaux connus, causés par des mutations du gène nucléaire codant lenzyme mitochondriale polymérase γ (POLG), par ex. le syndrome dAlpers-Huttenlocher, et chez les enfants de moins de deux ans suspectés davoir un trouble lié à la POLG (voir la rubrique 4.4).

·Association au millepertuis (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde

Ce médicament se transformant dans l'organisme en acide valproïque, il convient de ne pas l'associer à d'autres médicaments subissant cette même transformation afin d'éviter un surdosage en acide valproïque (par exemple : divalproate, valproate).

En raison de son potentiel tératogène élevé et du risque de troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero au valproate, tout doit être mis en uvre pour éviter les grossesses sous DEPAMIDE.

Chez les femmes envisageant une grossesse, le traitement par DEPAMIDE doit être interrompu avant le début de la grossesse, et toutes les mesures doivent être mises en uvre pour recourir à dautres thérapeutiques (non médicamenteuses et/ou médicamenteuses) appropriées avant la conception (voir rubrique 4.6).

En cas de découverte dune grossesse le traitement doit être interrompu et il conviendra dinformer pleinement la patiente sur les risques (cf. ci-dessous et rubrique 4.6) et dinstaurer une surveillance prénatale spécialisée en vue de détecter déventuelles anomalies touchant le tube neural ou d'autres malformations.

Femmes enceintes et femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception efficace

DEPAMIDE est contre-indiqué chez les femmes enceintes et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.3).

La nécessité dun traitement thymorégulateur sera réévaluée au plus tôt après laccouchement du fait du risque de décompensation dans le post-partum.

Femmes en âge de procréer utilisant une contraception efficace

Chez les femmes en âge de procréer, le traitement par DEPAMIDE est contre-indiqué chez les patientes présentant un accès maniaque du trouble bipolaire sauf en cas dinefficacité ou dintolérance aux alternatives médicamenteuses, et ne peut être instauré quà condition :

·quelles ne soient pas enceintes (test de grossesse plasmatique négatif) ;

·et quelles utilisent une contraception efficace.

Chez ces femmes, le rapport bénéfice-risque doit être réévalué attentivement et à intervalles réguliers au cours du traitement. Le traitement doit impérativement être interrompu dès quune grossesse est envisagée (ou en cas de découverte dune grossesse).

Le traitement par une spécialité à base de valproate ne peut être maintenu quaprès une réévaluation du rapport bénéfice / risque du traitement par un psychiatre.

Le médecin sassurera que la femme en âge de procréer nest pas enceinte (test plasmatique dune sensibilité dau moins 25 mUI/ml) :

·à linstauration du traitement ;

·et à intervalles réguliers pendant le traitement.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et être complètement informées des risques associés à lutilisation de DEPAMIDE pendant la grossesse (voir rubrique 4.6).

Le médecin doit sassurer que la patiente a reçu une information complète sur les risques, à laide de documents tels que la brochure dinformation patiente pour laider à comprendre les risques, et quelle a dûment complété et signé le formulaire daccord de soins.

Le médecin doit notamment sassurer que la patiente a bien compris :

·la nature et limportance des risques dune exposition pendant la grossesse, en particulier des risques tératogènes et des risques de troubles neuro-développementaux ;

·la nécessité dutiliser une contraception efficace ;

·la nécessité de réévaluer régulièrement le traitement ;

·la nécessité de consulter rapidement son médecin si elle envisage une grossesse ou pense être enceinte.

Les sujets âgés et les sujets atteints daffections organiques graves peuvent mal tolérer le valpromide. Une surveillance particulière de ces malades est nécessaire, notamment lorsque le valpromide est administré à une posologie relativement importante, ou associé à de fortes doses dautres psychotropes ou dantiépileptiques.

Hépatopathies

Des atteintes hépatiques d'évolution sévère parfois mortelle ont été rapportées exceptionnellement.

Signes évocateurs

Le diagnostic précoce reste avant tout basé sur la clinique. En particulier, il convient de prendre en considération notamment 2 types de manifestations qui peuvent précéder l'ictère :

·tels que des signes généraux non spécifiques, généralement d'apparition soudaine tels qu'asthénie, anorexie, abattement, somnolence, accompagnés parfois de vomissements répétés et de douleurs abdominales ou,

·des complications neurologiques, signes dune hépatopathie grave.

Il est recommandé d'informer le patient que l'apparition d'un tel tableau doit motiver aussitôt une consultation. Celle-ci comportera, outre l'examen clinique, la pratique immédiate d'un contrôle biologique des fonctions hépatiques.

Détection

Pendant les 6 premiers mois du traitement, une surveillance des fonctions hépatiques doit être périodiquement pratiquée.

Parmi les examens classiques, les tests reflétant la synthèse protéique et notamment le TP (taux de prothrombine) sont les plus pertinents. La confirmation d'un taux de prothrombine anormalement bas, surtout s'il s'accompagne d'autres anomalies biologiques (diminution significative du fibrinogène et des facteurs de coagulation, augmentation de la bilirubine, élévation des transaminases - voir rubrique 4.4), doit conduire à arrêter le traitement par ce médicament (ainsi que par prudence et s'ils sont co-prescrits, les dérivés salicylés, puisqu'ils utilisent la même voie métabolique).

Pancréatite

Des cas de pancréatites dont l'évolution est parfois mortelle ont été très rarement rapportés. Ils peuvent s'observer quels que soient l'âge et l'ancienneté du traitement.

Les pancréatites d'évolution défavorable sont généralement observées chez le jeune enfant, ou chez les patients présentant une épilepsie sévère, des lésions cérébrales ou une polythérapie antiépileptique.

Une insuffisance hépatique associée à la pancréatite augmente le risque d'évolution mortelle.

En cas de syndrome douloureux abdominal aigu comme en cas de manifestations digestives à type de nausées, vomissements et/ou anorexie, il faut savoir évoquer le diagnostic de pancréatite et en cas d'élévations des enzymes pancréatiques, interrompre le traitement en mettant en place les mesures thérapeutiques alternatives qui s'imposent.

Risque suicidaire

Des idées et comportement suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour le valpromide.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d'idées et de comportements suicidaires.

Patients présentant la maladie mitochondriale connue ou suspectée

Le valproate peut déclencher ou aggraver des signes cliniques de la maladie mitochondriale sous-jacente causée par des mutations de lADN mitochondrial ainsi que du gène nucléaire codant la POLG. Notamment, des cas dinsuffisance hépatique aiguë induite par le valproate et des décès liés ont été signalés à un taux plus élevé chez les patients présentant des syndromes héréditaires neurométaboliques causés par des mutations du gène de lenzyme mitochondriale polymérase γ (POLG), par ex. le syndrome dAlpers-Huttenlocher.

Des troubles liés à la POLG devraient être soupçonnés chez les patients présentant des antécédents familiaux ou des symptômes évoquant un trouble lié à la POLG, y compris, entre autres, une encéphalopathie inexpliquée, une épilepsie réfractaire (focale, myoclonique), un état de mal épileptique à la présentation, des retards développementaux, une régression psychomotrice, une neuropathie axonale sensitivo-motrice, une myopathie, une ataxie cérébelleuse, une ophthalmoplégie, ou une migraine compliquée avec aura occipitale. Pour une évaluation diagnostique de tels troubles, un test des mutations de la POLG devrait être effectué, conformément à la pratique clinique actuelle (voir la rubrique 4.3).

Interactions médicamenteuses

La prise de ce médicament est déconseillée en association à la lamotrigine et aux pénems (voir rubrique 4.5).

Précautions demploi

Pratiquer un contrôle biologique des fonctions hépatiques avant le début du traitement (cf. rubrique 4.3) puis une surveillance périodique pendant les 6 premiers mois, tout spécialement chez les patients à risque (cf. rubrique 4.4).

Onpeutobserver,notamment endébutde traitement,uneaugmentationmodérée,isoléeettransitoiredestransaminases,enlabsencedetoutsigne clinique.

Danscecas, ilestconseillédepratiquerunbilanbiologiquepluscompleten particuliertauxdeprothrombine, dereconsidéreréventuellement laposologieetderéitérerlescontrôlesenfonctiondelévolutiondes paramètres.

UnexamenhématologiqueNFSincluantlesplaquettes,tempsdesaignementetbilandecoagulation)est recommandé préalablement autraitement,à15joursdetraitement,puisdescontrôlesrégulierssont recommandésetàlarrêtdutraitement, ainsiquavantuneinterventionchirurgicaleetencasdhématomesou desaignementsspontanés(cf.rubrique48).

Chezlinsuffisantrénal,ilconvientdetenircomptedelaugmentationdesconcentrationssériqueslibresen acidevalproïqueet dediminuerlaposologieenconséquence.

Ce médicamentest contre-indiquéchezlespatientsporteursdun déficit enzymatiquedu cycledelurée. Quelquescasdhyperammoniémieassociéeàunétatstuporeuxouàuncomaontétédécritschezces patients (voir rubrique 4.3).

Bienquecemédicamentsoitreconnucommenentraînantquexceptionnellement desmanifestationsdordre immunologique,sonutilisationchezunsujetprésentantunlupurythémateuxdisséminédevraêtrepeséeen fonctiondurapportbénéfice/risque.

Alinstaurationdutraitement,lespatientsdoiventêtreinformésdurisquedeprisedepoidsetdesmesures appropriées,essentiellementdiététiques,quidoiventêtreadoptéespourminimisercelle-ci.

Lexcrétionduvalproateestessentiellementurinaire,enpartiesousformedecorpscétoniques,larecherche decétonuriepeutdonnerdesfauxpositifschezlespatientsdiabétiques.

LespatientsayantundéficitencarnitinepalmitoyltransferaseCPT)detypeIIdoiventêtreavertisdurisque accruderhabdomyolyselorsdelaprisede valproate.

Levalpromidepotentialiseleseffetsdelalcool. Laprisedalcoolestdéconseilléependantladuréedu traitementparDEPAMIDE.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Associations contre-indiquées

Millepertuis

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'anticonvulsivant.

Associations déconseillées

Lamotrigine

Risque majoré des réactions cutanées graves (Syndrome de Lyell).

Par ailleurs, augmentation des concentrations plasmatiques de lamotrigine (diminution de son métabolisme hépatique par le valproate de sodium).

Si l'association s'avère nécessaire, surveillance clinique étroite.

Pénems

Risque de survenue de crises convulsives, par diminution rapide des concentrations plasmatiques de lacide valproïque, pouvant devenir indétectables.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Acetazolamide

Augmentation de lhyperammoniémie, avec risque accru dencéphalopathie.

Surveillance clinique et biologique régulière.

Aztreonam

Risque de survenue de crises convulsives, par diminution des concentrations plasmatiques de l'acide valproïque.

Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation éventuelle de la posologie de l'anticonvulsivant pendant le traitement par l'anti-infectieux et après son arrêt.

Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif de la carbamazépine avec signes de surdosage. De plus, diminution des concentrations plasmatiques d'acide valproïque par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation des posologies des deux anticonvulsivants.

Felbamate

Augmentation des concentrations plasmatiques de lacide valproïque, avec risque de surdosage.

Surveillance clinique, contrôle biologique et adaptation éventuelle de la posologie du valproate pendant le traitement par le felbamate et après son arrêt.

Phénobarbital, et par extrapolation primidone

Augmentation de lhyperammoniémie, avec risque accru dencéphalopathie.

Surveillance clinique et biologique régulière.

Phénytoïne, et par extrapolation fosphénytoïne

Augmentation de lhyperammoniémie, avec risque accru dencéphalopathie.

Surveillance clinique et biologique régulière.

Propofol

Possible augmentation des concentrations sanguines de propofol. Une réduction de la dose de propofol est à envisager en cas dassociation avec le valproate.

Rifampicine

Risque de survenue de crises convulsives, par augmentation du métabolisme hépatique du valproate par la rifampicine.

Surveillance clinique et biologique et adaptation éventuelle de la posologie de l'anticonvulsivant pendant le traitement par rifampicine et après son arrêt.

Rufinamide

Possible augmentation des concentrations de rufinamide, notamment chez lenfant de moins de 30 kg.

Chez lenfant de moins de 30 kg : ne pas dépasser la dose totale de 600 mg/j après la période de titration.

Topiramate

Augmentation de lhyperammoniémie, avec risque accru dencéphalopathie.

Surveillance clinique et biologique régulière.

Zidovudine

Risque d'augmentation des effets indésirables, notamment hématologiques, de la zidovudine par diminution de son métabolisme par l'acide valproïque.

Surveillance clinique et biologique régulière. Un hémogramme à la recherche d'une anémie devrait être réalisé au cours des deux premiers mois de l'association.

Zonisamide

Augmentation de lhyperammoniémie, avec risque accru dencéphalopathie.

Surveillance clinique et biologique régulière.

Associations à prendre en compte

Nimodipine (voie orale et par extrapolation, voie injectable)

Risque de majoration de l'effet hypotenseur de la nimodipine par augmentation de ses concentrations plasmatiques (diminution de son métabolisme par l'acide valproïque).

Autres formes d'interactions

Contraceptifs oraux

En raison de l'absence d'effet inducteur enzymatique, le valproate ne diminue pas l'efficacité des estroprogestatifs chez les femmes sous contraception hormonale.

Lithium

DEPAMIDE na pas deffet sur la lithémie.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Le principal métabolite du valpromide est l'acide valproïque.

Grossesse

Femmes enceintes et femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception efficace

DEPAMIDE est contre-indiqué chez les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer nutilisant pas de méthode de contraception efficace (voir rubrique 4.3).

Femmes en âge de procréer utilisant une contraception efficace

Chez lesfemmes en âge de procréer, le traitement par DEPAMIDEest contre indiqué chez les patientes présentant un accès maniaque du trouble bipolairesauf en cas dinefficacité ou dintolérance aux alternatives médicamenteuses, et ne peut être instauré quà condition :

·- quelles ne soient pas enceintes (test de grossesse plasmatique négatif) ;

·- et quelles utilisent une contraception efficace.

Chez ces femmes, le rapport bénéfice-risque doit être réévalué attentivement et à intervalles réguliers au cours du traitement. Le traitement doit impérativement être interrompu dès quune grossesse est envisagée (ou en cas de découverte dune grossesse).

Le médecin sassurera que la femme en âge de procréer nest pas enceinte (tests plasmatique dune sensibilité dau moins 25 mUI/ml) :

·à linstauration du traitement ;

·et à intervalles réguliers pendant le traitement.

Si une grossesse est envisagée, le traitement par DEPAMIDE doit être interrompu avant le début de la grossesse, et toutes les mesures doivent être mises en uvre pour avoir recours à dautres thérapeutiques (non médicamenteuses et/ou médicamenteuses) avant cette grossesse.

Risques liés à l'exposition au valproate pendant la grossesse

L'utilisation du valproate, qu'il soit en monothérapie ou en polythérapie, est associée à des issues de grossesses anormales. Les données disponibles suggèrent quune polythérapie antiépileptique, incluant le valproate, est associée à un risque de malformations congénitales plus élevé quune monothérapie par valproate.

Malformations congénitales

Les données d'une méta-analyse (incluant des registres et des études de cohortes) montrent que lincidence des malformations congénitales chez les enfants nés de mères épileptiques traitées par le valproate en monothérapie pendant leur grossesse est de 10,73 % (IC à 95 % : 8,16-13,29). Ce risque de malformations majeures est plus élevé que celui de la population générale, qui est de 2 à 3 %. Le risque est dose-dépendant mais aucune dose excluant ce risque na pu être déterminée.

Les données disponibles montrent une incidence accrue de malformations mineures et majeures. Les malformations le plus souvent rencontrées incluent des anomalies de fermeture du tube neural (de lordre de 2 à 3%), des dysmorphies faciales, des fentes labiales et fentes palatines, des craniosténoses, des malformations cardiaques, rénales et uro-génitales (notamment hypospadias), des malformations des membres (notamment aplasie bilatérale du radius) et des syndromes polymalformatifs touchant diverses parties du corps.

Troubles neuro-développementaux

Les études mettent en évidence que le valproate entraîne un risque accru des troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero. Le risque semble dose-dépendant mais les données disponibles ne permettent pas de déterminer une dose excluant ce risque. La période à risque pourrait concerner toute la grossesse.

Des études menées chez des enfants d'âge préscolaire exposés in utero au valproate montrent que jusqu'à 30 à 40 % d'entre eux présentent des retards de développement dans la petite enfance, tels que des retards dans lacquisition de la parole et de la marche, des capacités intellectuelles diminuées, des capacités verbales (parole et compréhension) diminuées ainsi que des troubles de la mémoire.

Le quotient intellectuel (QI) mesuré chez des enfants d'âge scolaire (6 ans) exposés in uteroau valproate est en moyenne de 7 à 10 points inférieur à celui des enfants exposés à d'autres antiépileptiques. Bien que le rôle des facteurs confondants ne puisse être exclu, il est prouvé que cette diminution de QI observée chez les enfants exposés in utero est indépendante du QI maternel.

Les données sur lévolution de ces troubles à long terme sont limitées.

Les données disponibles montrent que les enfants exposés in utero au valproate ont un risque accru de présenter des troubles envahissants du développement (syndromes appartenant au spectre de lautisme) (environ 3 fois plus fréquent) et d'autisme infantile (environ 5 fois plus fréquent), par rapport à celui des populations témoins.

Des données limitées à ce jour suggèrent que les enfants exposés in utero au valproate sont plus susceptibles de développer des symptômes de trouble du déficit de lattention/hyperactivité (TDAH).

Si une grossesse est envisagée :

·le traitement par DEPAMIDE doit être interrompu avant le début de la grossesse, et toutes les mesures doivent être mises en uvre pour prévoir le recours à dautres thérapeutiques (non médicamenteuses et/ou médicamenteuses) avant cette grossesse ;

·la patiente devra être pleinement informée sur les risques en cas dexposition pendant la grossesse (voir rubrique 4.4) ;

·une consultation pré-conceptionnelle est recommandée.

Le traitement par DEPAMIDE ne doit pas être interrompu sans avoir consulté un psychiatre.

En cas de découverte dune grossesse :

Le traitement par DEPAMIDE doit être interrompu. En cas dexposition pendant la grossesse, il conviendra dinformer pleinement la patiente sur les risques et dinstaurer une surveillance prénatale spécialisée en vue de détecter déventuelles anomalies touchant le tube neural ou d'autres malformations.

Si aucun traitement thymorégulateur alternatif nest prescrit pendant la grossesse, le traitement par DEPAMIDE pourra être rétabli au plus tôt après laccouchement du fait du risque de décompensation dans le post-partum.

Avant laccouchement

Pratiquer un bilan de coagulation comprenant notamment une numération plaquettaire, un dosage du fibrinogène et un temps de coagulation (Temps de Céphaline Activée : TCA) chez la mère avant l'accouchement.

Risques chez le nouveau-né

·De très rares cas de syndrome hémorragique ont été rapportés chez les nouveau-nés de mères traitées par valproate pendant la grossesse. Ce syndrome hémorragique est lié à une thrombopénie, une hypofibrinogénémie et/ou une diminution des autres facteurs de coagulation. Une afibrinogénémie a également été rapportée et peut être fatale. Toutefois, ce syndrome doit être distingué du déficit en facteurs de la vitamine K induit par le phénobarbital et les inducteurs enzymatiques. Un bilan dhémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né. Par conséquent, à la naissance, un bilan comprenant une numération plaquettaire, un dosage du fibrinogène, les tests et les facteurs de coagulation sera pratiqué chez les nouveau-nés.

·Des cas d'hypoglycémie ont été rapportés chez des nouveau-nés de mères traitées avec du valproate au cours du troisième trimestre de leur grossesse.

·Des cas d'hypothyroïdie ont été rapportés chez des nouveau-nés de mères traitées avec du valproate pendant la grossesse.

·Un syndrome de sevrage (en particulier agitation, irritabilité, hyperexcitabilité,nervosité, hyperkinésie, troubles du tonus, tremblements, convulsions et troubles de lalimentation) peut survenir chez les nouveau-nés de mères traitées avec du valproate pendant le troisième trimestre de la grossesse.

Allaitement

Le valproate est excrété dans le lait maternel à une concentration comprise entre 1 % et 10 % des niveaux sériques maternels. Des troubles hématologiques ont été observés chez des nouveau-nés/nourrissons allaités par des femmes sous traitement (voir rubrique 4.8).

La décision dinterrompre l'allaitement ou de suspendre le traitement par DEPAMIDE doit tenir compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité

Des cas d'aménorrhée, dovaires polykystiques et d'augmentation des taux de testostérone ont été rapportés chez des femmes traitées avec du valproate (voir rubrique 4.8). Chez l'homme, ladministration du valproate peut également nuire à la fertilité (diminution de la mobilité des spermatozoïdes en particulier) (voir rubrique 4.8). Les cas rapportés indiquent que les troubles de la fertilité sont réversibles après l'arrêt du traitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur le risque de somnolence, particulièrement en cas de polythérapie anticonvulsivante ou d'association à d'autres médicaments pouvant majorer la somnolence.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Classificationdesfréquencesattendues:

Trèsfréquent≥10%);Fréquent1%-<10);Peufréquent≥0,1%-<1);Rare≥0,01%-<0,1%); Trèsrare<0,01%);Indéterminéenepeutêtreestiméedaprèslesdonnéesdisponibles)

Affectionsconnitales,familialesetgénétiques

·Malformations congénitales, troubles neuro-développementaux (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Affections hématologiques et du système lymphatique

·Fréquent : anémie, thrombopénie

Descasdethrombopéniedose-dépendante, généralementdedécouvertesysmatiqueetsans retentissementclinique,ontédécrits.

Encasdethrombopénieasymptomatique, siletauxdeplaquettesetsilecontrôledelamaladiele permettent,laseulediminutiondeposologiedecemédicament permetleplussouventlarégression de cettethrombopénie.

·Peu fréquent : leucopénie, pancytopénie.

·Rare : aplasie médullaire globale ou aplasie pure de la lignée rouge, agranulocytose, anémie macrocytaire, macrocytose.

Investigations

·Fréquent : prises de poids*

·Rare : diminution dau moins un facteur de coagulation, tests de coagulation anormaux (tel que allongement du temps de prothrombine, allongement du temps de céphaline activé, allongement du temps de thrombine, augmentation de lINR) (voir rubriques 4.4 et 4.6), déficit en vitamine B8 (biotine)/déficit en biotinidase

*lesprisesdepoidsétantunfacteurderisquedesurvenuedusyndromedesovairespolykystiques,lepoidsdespatientesdoitfairelobjet dune surveillanceattentive (voir rubrique 44).

Affections du système nerveux

·Très fréquent : tremblements

·Fréquent : troubles extrapyramidaux stupeur*, sédation, convulsion*, troubles de la mémoire, céphalées, nystagmus, sensations nauséeuses ou vertigineuses

·Peu fréquent : coma*, encéphalopathie*, léthargie*, syndromes parkinsoniens réversibles, ataxie, paresthésie.

·Rare : troubles cognitifs dinstallation insidieuse et progressive (pouvant réaliser un tableau complet de syndrome démentiel), réversibles quelques semaines à quelques mois après larrêt du traitement.

*Descasd'étatsstuporeux oudeléthargieaboutissantparfoisàuncomatransitoire(encéphalopathie)sousvalproate,ontétéobservés, régressantàlarrêtdutraitementouàladiminutiondesdoses.Cetatssurviennentleplussouventlorsdepolythérapies(phénobarbital ou topiramateen particulier) oudaugmentation brusque des dosesde valproate.

Affections de loreille et du labyrinthe

Fréquent : pertes daudition

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

·Peu fréquent : épanchement pleural

Affections gastro-intestinales

·Très fréquent : nausées

·Fréquent : vomissements, troubles gingivaux (principalement hyperplasie gingivale), stomatite, douleurs épigastriques, diarrhées qui peuvent survenir chez certains patients en début de traitement, mais qui cèdent en général au bout de quelques jours sans interruption du traitement.

·Peu fréquent : pancréatite dont lévolution peut être fatale et qui nécessite un arrêt précoce du traitement (cf. rubrique 4.4).

Affections du rein et des voies urinaires

·Peu fréquent : insuffisance rénale

·Rare : énurésie, incontinence urinaire, néphrite tubulo-interstitielle.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Fréquent : chute des cheveux passagère et/ou dose-dépendante, troubles de longle et du lit de longle

·Peu fréquent : angiooedème, réactions cutanées, troubles capillaires (tels que texture anormale des cheveux, changements de la couleur des cheveux, pousse anormale des cheveux)

·Rare : syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, syndrome DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms) ou syndrome dhypersensibilité médicamenteuse.

Affections endocriniennes

·Peu fréquent : syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH), hyperandrogénie (hirsutisme, virilisme, acné, alopécie de type androgénique, et/ou augmentation du taux dhormones androgènes)

·Rare : hypothyroïdie (voir rubrique 4.6)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

·Fréquent : hyponatrémie.

·Rare : hyperammoniémie* (voir rubrique 4.4), obésité.

*Unehyperammoniémieisoléeetmodéréesansmodificationdestestsbiologiqueshépatiquespeutreobservée,surtoutencasde polythérapie,et ne doit pas faireinterrompreletraitement.

Toutefois,descasd'hyperammoniémieavecsymptômesneurologiques(pouvantallerjusqu'aucoma)ontaussiétérapportés,nécessitant alorsdes investigations complémentaires(voir rubrique 44.

Tumeurs bénignes, malignes, et non précisées (incl. kystes et polypes)

·Rare : syndrome myélodysplasique

Affections vasculaires

·Fréquent : hémorragie (voir rubriques 4.4 et 4.8)

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

·Peu fréquent : hypothermie, dème périphérique non sévère

Affections hépatobiliaires

·Fréquent : hépatopathies (cf. rubrique 4.4).

Affections des organes de reproduction et du sein

·Fréquent : irrégularités menstruelles

·Peu fréquent : aménorrhées

·Rare : impact sur la spermatogénèse (diminution de la mobilité des spermatozoïdes en particulier) (voir rubrique 4.6), ovaires polykystiques.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

·Peu fréquent : diminution de la densité minérale osseuse, ostéopénie, ostéoporose et fractures chez des patients traités au long cours par DEPAMIDE. Le mode daction de DEPAMIDE sur le métabolisme osseux nest pas connu.

·Rare : lupus érythémateux aigu disséminé (voir rubrique 4.4), rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4).

Affections psychiatriques

·Fréquent : état confusionnel, hallucinations, agressivité*, agitation*, troubles de lattention*

·Rare : comportement anormal*, hyperactivité psychomotrice*, difficultés dapprentissage*

*Ceseffets sont observés essentiellementdans lapopulationpédiatrique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Le tableau de l'intoxication aiguë massive comporte habituellement un coma calme, plus ou moins profond, avec hypotonie musculaire, hyporéflexie, myosis, diminution de l'autonomie respiratoire, acidose métabolique, hypotension et collapsus/choc cardio-vasculaire.

Quelques cas d'hypertension intracrânienne liée à un dème cérébral ont été décrits.

Les mesures à entreprendre en milieu hospitalier sont : évacuation gastrique si indiqué, maintien d'une diurèse efficace, surveillance cardiorespiratoire. Dans les cas très graves, on pratiquera éventuellement une épuration extra- rénale.

Le pronostic de ces intoxications est généralement favorable, cependant quelques décès ont été rapportés.

La présence de sodium dans les formulations contenant du valproate peut entrainer une hypernatrémie en cas de surdosage.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

ANTIEPILEPTIQUE,

THYMOREGULATEUR.

Code ATC: N03AG02.

Le valpromide exerce ses effets pharmacologiques essentiellement au niveau du système nerveux central.

Chez l'homme, le valpromide a démontré une activité anticonvulsivante modérée.

De même que pour son activité anticonvulsivante, le principal mécanisme d'action sous-tendant l'activité thymo-régulatrice du valpromide semble lié à un renforcement de la voie gabaergique.

Chez l'animal, le valpromide a une action antagoniste vis-à-vis de l'agressivité induite par le stress.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

La concentration sérique maximale est atteinte en moyenne 4 heures après la prise orale.

La quantité de valpromide absorbée diminue rapidement dans le sang.

La demi-vie du principal métabolite actif (acide valproïque) est comprise entre 8 et 15 heures. Lors de la mise en route d'un traitement, l'obtention d'un taux sérique stable pour le valpromide et ses principaux métabolites actifs demande environ 48 heures.

On observe une bonne diffusion du produit au niveau cérébral.

L'élimination du valpromide, essentiellement rénale, se fait en partie sous forme inchangée, en partie sous la forme d'acide valproïque ou d'autres métabolites.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Docusate sodique, carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, talc, stéarate de magnésium, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, citrate de triéthyle, hydroxyde de sodium, dioxyde de titane, oxyde de fer jaune (E172).

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

·30 ou 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).

·30 ou 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·320 706-1 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium.

·559 000-6 : 50 comprimés sous plaquettes (Polyamide-Aluminium-PVC/Aluminium).

·xxx : 30 compriméssousplaquettesthermoformées(PVC/Aluminium).

·xxx :50 compriméssousplaquettesthermoformées(PVC/Aluminium.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

Femmes en âge de procréer avec contraception efficace : prescription initiale annuelle réservée aux psychiatres. Renouvellement non restreint.Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement : la prescription initiale nécessite préalablement le recueil de l'accord de soins de la patiente ; la délivrance ne peut se faire qu'après avoir vérifié que cet accord de soins a été recueilli.

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Médicament sous surveillance renforcée : Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée.

source: ANSM - Mis à jour le : 05/09/2017

Dénomination du médicament

DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant

Valpromide

Encadré

▼Ce médicament fait lobjet dune surveillance supplémentaire qui permettra lidentification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Vous pouvez y contribuer en signalant tout effet indésirable que vous observerez. Voir en fin de rubrique 4 comment déclarer les effets secondaires.

MISE EN GARDE

Le valpromide est un dérivé du valproate.

Les enfants exposés in utero au valproate présentent un risque élevé de troubles graves du développement (intellectuel et moteur) et du comportement (jusquà 30 à 40 % des cas) et/ou de malformations (environ 10 % des cas).

DEPAMIDE ne doit pas être pris pendant la grossesse et si vous êtes en âge davoir des enfants et que vous nutilisez pas de méthode de contraception efficace. Contactez immédiatement votre médecin si vous êtes enceinte ou pensez que vous pouvez lêtre.

Si vous êtes une femme en âge davoir des enfants, votre psychiatre ne pourra vous prescrire DEPAMIDE quen cas dinefficacité ou dintolérance aux autres traitements.

Si vous êtes une femme en âge davoir des enfants, vous devrez utiliser une méthode de contraception efficace pendant votre traitement et votre médecin devra sassurer que vous nêtes pas enceinte. Si vous envisagez une grossesse, vous ne devez pas interrompre votre traitement sans en avoir parlé avec votre psychiatre.

Votre médecin discutera de cela avec vous mais vous devez suivre les conseils donnés à la rubrique 2 de cette notice.

Assurez-vous davoir lu et compris la brochure dinformation à l'attention de la patiente et davoir signé le formulaire daccord de soins qui vous sera remis par votre psychiatre. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?

3. Comment prendre DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

ANTIEPILEPTIQUE

THYMOREGULATEUR

DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant est un médicament pour le traitement de l'épisode maniaque.

Au cours de l'épisode maniaque, vous pouvez vous sentir excité, avoir une modification de l'humeur, être agité, enthousiaste ou hyperactif. L'épisode maniaque survient au cours d'une maladie appelée « trouble bipolaire ». DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant peut être pris quand un traitement par le lithium ne peut pas être utilisé.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?  Retour en haut de la page

Neprenezjamais DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant:

·si vous êtes enceinte ou si vous êtes en âge davoir des enfants et que vous nutilisez pas de méthode de contraception efficace,

·sivousêtesallergiqulasubstanceactivedecemédicament(valpromide)ouàlundesautres composantscontenusdansDEPAMIDE. Voustrouverezlalistedescomposantsà larubrique6,

·sivousêtesallergiqueà unmédicamentde lamêmefamillequele valpromidedivalproate,valproate,

·sivousavezunemaladiedufoie(hépatiteaigueouchronique,

·sivousouunmembredevotrefamilleavezdéjàeu unehépatitegravenotammentliéeàlaprisedun médicament,

·sivoussouffrezduneporphyriehépatique(maladiehéréditairedufoie),

·si vous avez un problème génétique causant un trouble mitochondrial (par ex. le syndrome dAlpers-Huttenlocher),

·si vous avez un trouble métabolique connu, tel quun trouble du cycle de lurée, (voir rubrique «Avertissements et précautions»),

·sivousprenezenmêmetemps:

odumillepertuis(planteservantà traiterladépression.

Avertissements et précautions

Ce médicament peut très rarement provoquer une atteinte du foie (hépatite) ou du pancréas (pancréatite) pouvant être grave et mettre votre vie en danger.

Votre médecin vous prescrira des examens du sang pour surveiller régulièrement le fonctionnement de votre foie, notamment au cours des 6 premiers mois de traitement.

Prévenez immédiatement votre médecin en cas d'apparition des signes suivants :

·fatigue soudaine, perte d'appétit, abattement, somnolence, gonflement des jambes, malaise général,

·vomissements répétés, nausées, douleurs dans le ventre et à l'estomac, coloration jaune de la peau ou des yeux (jaunisse).

·Avant de prendre ce médicament, prévenez votre médecin si vous avez une maladie des reins (insuffisance rénale), un lupus érythémateux disséminé (maladie rare), des déficits enzymatiques héréditaires en particulier un déficit enzymatique du cycle de l'urée pouvant entraîner une augmentation de la quantité d'ammonium dans le sang ou un problème génétique responsable dun trouble mitochondrial (y compris dans votre famille).

·Si vous devez subir une intervention chirurgicale, vous devez prévenir le personnel médical que vous prenez ce médicament.

·Si vous êtes une femme en âge davoir des enfants, votre médecin s'assurera en début de traitement puis à intervalles réguliers que vous n'êtes pas enceinte et que vous utilisez une méthode de contraception efficace (voir rubrique grossesse).

·Ce médicament peut entraîner une prise de poids. Votre médecin vous conseillera de prendre certaines mesures diététiques et surveillera votre poids.

·Des pensées autodestructrices ou suicidaires ont également été observées chez un petit nombre de personnes traitées par des anti-épileptiques tels que DEPAMIDE. Si vous avez ce type de pensées, contactez immédiatement votre médecin.

·Si vous avez un déficit en carnitine palmitoyltransferase (CPT) de type II (maladie métabolique héréditaire), le risque de survenue de problèmes musculaires graves (rhabdomyolyse) avec ce médicament sera plus important.

·Quelques cas d'augmentation de lammonium dans le sang, associée à un état stuporeux ou à un coma ont été décrits chez les patients avec une anomalie connue du cycle de lurée.

Enfants et adolescents

·Enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans :

·DEPAMIDE ne doit pas être utilisé chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans dans le traitement de l'épisode maniaque.

Autres médicaments et DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant

Vous ne devez jamais prendre ce médicament si vous prenez le médicament suivant :

·du millepertuis (médicament à base de plante servant à traiter la dépression).

Vous devez prévenir votre médecin si vous prenez de la lamotrigine (médicament utilisé pour traiter des crises d'épilepsie ou des troubles psychiatriques) et des pénems (antibiotiques pour traiter les infections bactériennes).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant avec de lalcool

La prise de boissons alcoolisées est déconseillée pendant la durée du traitement par Dépamide.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Conseil important à l'attention des femmes

Vous ne devez pas prendre DEPAMIDE si vous êtes enceinte ou si vous êtes en âge davoir des enfants et que vous nutilisez pas de méthode de contraception efficace.

Si vous êtes une femme en âge davoir des enfants, votre médecin ne pourra vous prescrire le valproate qu'en cas d'échec des autres traitements après sêtre assuré que vous nêtes pas enceinte (test de grossesse) et que vous utilisez une méthode de contraception efficace. DEPAMIDE est dangereux pour lenfant à naître s'il est pris pendant la grossesse.

·Le valproate expose à un risque s'il est pris pendant la grossesse. Plus la dose est élevée, plus les risques sont importants ; toutefois, toutes les doses exposent à ce risque.

·Les enfants exposés in utero au valproate présentent des risques élevés de malformations graves et de troubles du développement (intellectuel et moteur) et du comportement. Les malformations rapportées incluent le spina bifida (malformation osseuse de la colonne vertébrale), des malformations de la face, de la lèvre supérieure et du palais, du crâne, du cur, des reins, des voies urinaires et des organes génitaux ainsi que des membres.

·Si vous prenez du valproate pendant la grossesse, vous avez un risque plus élevé que les autres femmes d'avoir un enfant atteint de malformations nécessitant un traitement médical. Le valproate étant utilisé depuis de nombreuses années, il est établi que près de 10% des enfants nés de mères sous valproate présentent des malformations, contre 2 à 3 % des enfants dans la population générale.

·On estime que jusqu'à 30 à 40 % des enfants d'âge préscolaire dont les mères ont pris du valproate pendant la grossesse présentent des problèmes de développement dans leur petite enfance. Les enfants concernés marchent plus tardivement et/ou parlent plus tardivement, et/ou ont des capacités intellectuelles plus faibles que les autres enfants et/ou ont des difficultés de langage et/ou de mémoire.

·Les troubles du spectre autistique sont plus souvent diagnostiqués chez les enfants exposés au valproate.

·Des données limitées à ce jour indiquent que les enfants sont plus susceptibles de développer les symptômes du trouble de déficit de lattention/hyperactivité (TDAH).

·Avant de vous prescrire ce médicament, votre psychiatre devra vous avoir expliqué les risques possibles pour votre enfant en cas de grossesse pendant la prise de valproate.

Si vous envisagez une grossesse, prévenez votre psychiatre, il devra interrompre votre traitement par DEPAMIDE. Vous ne devez pas interrompre votre traitement ni votre contraception sans en avoir parléavec votre psychiatre.

PREMIERE-PRESCRIPTION

S'il s'agit de votre première prescription de DEPAMIDE, votre psychiatre devra sêtre assuré que vous nêtes pas enceinte et vous avoir expliqué les risques pour lenfant à naitre en cas de grossesse. Si vous êtes en âge davoir des enfants, vous devrez utiliser une méthode de contraception efficace pendant votre traitement et votre médecin devra sassurer que vous nêtes pas enceinte Pour obtenir des conseils sur la contraception, adressez-vous à votre médecin généraliste ou gynécologue ou à un centre de planning familial.

Messages clés :

·Assurez-vous d'utiliser une méthode de contraception efficace.

·Si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être, consultez en urgence votre médecin.

POURSUITE DU TRAITEMENT ET ABSENCE DE DÉSIR DE GROSSESSE

Si vous continuez votre traitement par DEPAMIDE et que vous nenvisagez pas une grossesse, assurez-vous d'utiliser une méthode de contraception efficace. Votre médecin devra sassurer que vous nêtes pas enceinte. Pour obtenir des conseils sur la contraception, adressez-vous à votre médecin généraliste ou gynécologue ou à un centre de planning familial.

Messages clés :

·Assurez-vous d'utiliser une méthode de contraception efficace.

·Si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être, consultez en urgence votre médecin.

POURSUITE DU TRAITEMENT ET GROSSESSE ENVISAGÉE

Si vous continuez votre traitement par DEPAMIDE et que vous envisagez une grossesse, vous ne devez pas interrompre votre traitement par le valproate ou votre contraceptif avant d'en avoir parlé avec votre psychiatre.

Si vous envisagez une grossesse, votre médecin devra interrompre votre traitement par DEPAMIDE avant que vous nessayiez de concevoir.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte, contactez immédiatement votre médecin. Vous serez suivie étroitement, à la fois pour le traitement de votre maladie et pour la surveillance du développement de lenfant à naître (voir ci-dessous).

Messages clés :

·N'arrêtez pas votre contraception avant d'en avoir discuté avec votre psychiatre.

·Si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être, consultez en urgence votre médecin.

GROSSESSE NON PRÉVUE PENDANT LE TRAITEMENT

Les enfants nés de mères traitées par le valproate ont un risque important de présenter des malformations et des troubles du développement intellectuel et moteur qui peuvent se révéler lourdement handicapants. Si vous prenez du valproate et pensez être enceinte, contactez immédiatement votre médecin. N'arrêtez pas votre traitement sans que votre médecin vous lait conseillé.

En cas de découverte dune grossesse, votre médecin devra interrompre votre traitement par DEPAMIDE.

Messages clés :

·Si vous êtes enceinte ou si vous pensez l'être, consultez en urgence votre médecin.

·N'arrêtez pas votre traitement sans que votre médecin ne vous lait demandé.

Allaitement

Vous ne devez pas allaiter si vous prenez ce médicament sauf avis contraire de votre médecin.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Dépamide peut provoquer une somnolence, en particulier si vous prenez en même temps un autre médicament anticonvulsivant ou pouvant augmenter la somnolence.

Si vous ressentez cet effet vous ne devez pas conduire un véhicule ou utiliser une machine.

DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant contient

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?  Retour en haut de la page

Respectez toujours la dose prescrite par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Posologie

Episode maniaque

La dose quotidienne à utiliser est déterminée et contrôlée individuellement par votre médecin.

Dose initiale :

La dose initiale recommandée est de 750 mg par jour, de valproate correspondant à 900 mg de valpromide.

Dose quotidienne moyenne :

Les doses quotidiennes moyennes se situent habituellement entre 1000 mg et 2000 mg de valproate correspondant à 1200 et 2400 mg de valpromide.

Mode dadministration

Avalez toujours les comprimés entiers avec un grand verre deau.

Ce comprimé est gastro-résistant, il ne doit être ni cassé, ni écrasé pour conserver toute son efficacité.

Durée du traitement

Ninterrompez pas la prise de ce médicament sans avis médical.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Sans objet

Si vous avez pris plus de DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou les urgences médicales.

Si vous oubliez de prendre DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant :

Narrêtez pas la prise de Dépamide sans lavis de votre médecin. Linterruption de votre traitement devra être réalisée de manière progressive.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Consultezimmédiatementvotremédecinouvotrepharmaciensil'undeseffetssuivantssurvient:

·une atteinte du foie (hépatite) ou du pancréas (pancréatite), pouvant être grave et mettre votre vie en danger et qui peut commencer soudainement par une fatigue, une perte d'appétit, un abattement, une somnolence, des nausées, des vomissements, des douleurs dans le ventre.

·réaction allergique :

· brusquegonflementdu visageetouducoupouvantentraînerunedifficultéà respireret vousmettreen dangerdèmedeQuincke),

·réactionallergiquegrave syndromed'hypersensibilitémédicamenteuse)associantplusieurs symptômestelsquedela fièvre,uneéruptionsurlapeau,uneaugmentationde lataille desganglions, uneatteintedufoie,durein,etdesanomaliesdesexamenssanguinstellesquuneaugmentation du nombredecertainsglobulesblancs(éosinophiles).

·éruption de boutons sur la peau avec parfois des bulles pouvant aussi affecter la bouche (érythème polymorphe), éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant s'étendre rapidement à tout le corps et vous mettre en danger (syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson).

Autres effets indésirables possibles :

·Malformations congénitales et troubles du comportement et du développement intellectuel et moteur (voir Section 2 - Grossesse et allaitement).

Très fréquent (touchant plus de 1 personne sur 10) :

·nausées,

·tremblements.

Fréquent (touchant jusquà 1 personne sur 10) :

·en début de traitement : vomissements, douleurs à l'estomac, diarrhées,

·prise de poids,

·maux de tête,

·somnolence,

·convulsions,

·troubles de la mémoire,

·confusion, agressivité, agitation, troubles de lattention, hallucinations (voir, entendre ou sentir des choses qui nexistent pas),

·troubles extrapyramidaux (ensemble de symptômes tels que des tremblements, une rigidité des membres et des difficultés pour marcher) parfois irréversibles. Dans certains cas le syndrome parkinsonien peut être réversible,

·mouvements des yeux rapides et incontrôlables,

·perte de l'audition,

·affections de la gencive (troubles gingivaux), en particulier augmentation du volume de la gencive (hypertrophie gingivale),

·bouche douloureuse, enflée, aphtes et sensation de brûlure de la bouche (stomatite),

·chute des cheveux,

·troubles des règles (irrégularité menstruelle),

·saignements,

·sensations nauséeuses ou vertigineuses,

·troubles de longle et du lit de longle,

·diminution du nombre des plaquettes (thrombopénie), diminution du nombre de globules rouges (anémie),

·diminution de la quantité de sodium dans le sang (hyponatrémie, syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique.

Peu fréquent (touchant jusquà 1 personne sur 100) :

·troubles de la vigilance, pouvant aller jusqu'au coma passager, qui régresse après diminution de la dose ou arrêt du traitement,

·difficultés à coordonner ses mouvements,

·engourdissement ou fourmillement des mains et des pieds,

·texture anormale des cheveux, changements de la couleur des cheveux, pousse anormale des cheveux,

·éruption de boutons ou de plaques sur la peau,

·pilosité excessive, particulièrement chez les femmes, virilisme, acné (hyperandrogénie),

·baisse de la température corporelle (hypothermie),

·gonflements des extrémités (dèmes),

·aménorrhée (absence de règles),

·difficulté respiratoire et douleur due à linflammation de la membrane protectrice des poumons (épanchement pleural),

·diminution de l'ensemble des cellules du sang : globules blancs, globules rouges et plaquettes (pancytopénie), diminution du nombre de globules blancs (leucopénie),

·des cas de troubles osseux se manifestant par une fragilisation des os (ostéopénie), une diminution de la masse osseuse (ostéoporose) et des fractures ont été rapportés. Consultez votre médecin ou votre pharmacien en cas de traitement de longue durée par un médicament anti-épileptique, d'antécédent d'ostéoporose ou de prise de corticostéroïdes.

Rare (touchant jusquà 1 personne sur 1000) :

·troubles de la mémoire et des capacités mentales d'apparition progressive (troubles cognitifs, syndrome démentiel), diminuant quelques semaines à quelques mois après l'arrêt du traitement,

·difficulté ou incapacité à retenir ses urines (énurésie, incontinence urinaire),

·diminution de la mobilité des spermatozoïdes,

·fonctionnement anormal des ovaires (syndrome des ovaires polykystiques),

·troubles du comportement, augmentation de lactivité psychomotrice, difficultés dapprentissage,

·réaction auto-immune avec douleur des articulations, éruptions sur la peau et fièvre (lupus érythémateux disséminé),

·diminution de lactivité de la glande thyroïde (hypothyroïdie),

·douleurs musculaires, faiblesse musculaire pouvant être graves (rhabdomyolyse),

·obésité,

·atteinte des reins (insuffisance rénale, néphrite tubulo-interstitielle),

·augmentation du volume des globules rouges (macrocytose), diminution importante du nombre de globules blancs (agranulocytose),

·appauvrissement de la production des cellules sanguines (aplasie médullaire), anomalie de la production des cellules sanguines (myélodysplasie),

·diminution des facteurs de coagulation, anomalies des tests de coagulation (augmentation de lINR, allongement du TCA...),

·diminution de la quantité de vitamine B8 (biotine)/de biotinidase,

·augmentation de la quantité d'ammonium dans le sang.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après {MM/AAAA}. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Valpromide .......... 300,000 mg

Pour un comprimé pelliculé gastro-résistant.

·Les autres composants sont :

Docusate sodique, carboxyméthylamidon sodique (type A), silice colloïdale anhydre, talc, stéarate de magnésium, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, citrate de triéthyle, hydroxyde de sodium, dioxyde de titane, oxyde de fer jaune (E172).

Quest-ce que DEPAMIDE 300 mg, comprimé pelliculé gastro-résistant et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé gastro-résistant. Boîte de 30 ou 50 comprimés.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANOFI AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Fabricant  Retour en haut de la page

SANOFI AVENTIS S.A

CTRA. C35 LA BATLLORIA A HOSTALRIC, KM 63.09

17404 RIELLS I VIABREA

(GIRONA)

ESPAGNE

ou

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

1, RUE DE LA VIERGE

33400 AMBARES

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est < {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lAnsm (France).

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Source : ANSM

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