DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours

source: ANSM - Mis à jour le : 21/09/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Triptoréline. 3,00 mg*

(sous forme de pamoate de triptoréline)

pour une unité de prise

* Compte tenu des caractéristiques de la forme pharmaceutique, chaque flacon contient une quantité de pamoate de triptoréline correspondant à 4,3 mg de triptoréline.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) à libération prolongée.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Cancer de la prostate

Traitement du cancer de la prostate localement avancé ou métastatique.

Traitement du cancer de la prostate localisé à haut risque ou localement avancé, en association à la radiothérapie. Voir rubrique 5.1.

Un effet favorable du médicament est d'autant plus net et plus fréquent que le patient n'a pas reçu auparavant un autre traitement hormonal.

·Puberté précoce (avant 8 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon).

·Endométriose à localisation génitale et extragénitale (du stade I au stade IV)

La durée du traitement est limitée à 6 mois (voir rubrique 4.8). Il n'est pas souhaitable d'entreprendre une seconde cure par la triptoréline ou par un autre analogue de la GnRH.

·Infécondité féminine

Traitement complémentaire, en association avec les gonadotrophines (hMG, FSH, hCG), au cours d'une induction de l'ovulation en vue d'une fécondation in vitro suivie d'un transfert d'embryon (FIVETE).

·Traitement pré-opératoire des fibromes utérins :

oassociés à une anémie (avec un taux dhémoglobine inférieur ou égal à 8 g/dl),

odans le cas où une réduction de la taille du fibrome est nécessaire pour faciliter ou modifier la technique opératoire : chirurgie endoscopique, chirurgie transvaginale.

La durée du traitement est limitée à 3 mois.

·Cancer du sein

Traitement adjuvant, en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase, du cancer du sein hormonosensible à un stade précoce chez des femmes à haut risque de récidive, confirmées comme non ménopausées à lissue dune chimiothérapie (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.8 et 5.1).

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

·Cancer de la prostate :

Deux schémas thérapeutiques peuvent être utilisés :

Une injection sous-cutanée quotidienne de DECAPEPTYL 0,1 mg à libération immédiate pendant sept jours, puis une injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg le 8ème jour ; cette injection est répétée toutes les 4 semaines, ou d'emblée, une injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg à libération prolongée qui sera renouvelée toutes les 4 semaines.

Durée du traitement :

Dans le traitement du cancer de la prostate hormonodépendant localisé à haut risque ou localement avancé, en traitement concomitant et adjuvant à la radiothérapie, les données cliniques ont montré que la radiothérapie suivie par un traitement de privation androgénique longue était préférable à une radiothérapie suivie par une privation androgénique courte. Voir rubrique 5.1.

La durée du traitement de privation androgénique recommandée par les recommandations cliniques pour les patients avec un cancer de la prostate localisé à haut risque, ou localement avancé, recevant une radiothérapie est de 2 à 3 ans.

Chez les patients atteints dun cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, non castrés chirurgicalement, traités par un agoniste de la GnRH, comme la triptoréline, et éligibles à un traitement par lacétate dabiratérone, un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes ou lenzalutamide, un inhibiteur de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes, le traitement par un agoniste de la GnRH doit être poursuivi.

·Puberté précoce :

Le traitement doit être supervisé par un endocrinologue pédiatre, un pédiatre ou un endocrinologue spécialisés dans le traitement de la puberté précoce centrale.

Enfants de moins de 20 kg : injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours) dune ½ (demie) dose (soit la moitié du volume de la suspension reconstituée).

Enfants de 20 à 30 kg : injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours) de 2/3 (deux tiers) de la dose (soit les 2/3 du volume de la suspension reconstituée).

Enfants de plus de 30 kg : injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours) de toute la dose (soit tout le volume de la suspension reconstituée).

·Endométriose :

Une injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg renouvelée toutes les 4 semaines.

Le traitement doit être débuté dans les 5 premiers jours du cycle.

Durée du traitement : elle est fonction de la gravité initiale de l'endométriose et de l'évolution sous traitement de ses manifestations cliniques (fonctionnelles et anatomiques). En principe, elle est de 4 mois au moins et de 6 mois au maximum. Il n'est pas souhaitable d'entreprendre une deuxième cure par la triptoréline ou par les autres analogues de la GnRH.

·Infécondité féminine :

Le schéma thérapeutique habituel est basé sur l'injection intramusculaire d'un flacon de DECAPEPTYL L.P. 3 mg à partir du 2ème jour du cycle. L'association aux gonadotrophines débute après l'obtention de la désensibilisation hypophysaire (taux des strogènes plasmatiques inférieur à 50 pg/ml), en général une quinzaine de jours après l'injection du DECAPEPTYL L.P 3 mg.

·Traitement pré-opératoire des fibromes utérins :

Une injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg renouvelée toutes les 4 semaines. Voie Intramusculaire uniquement. Le traitement doit débuter dans les 5 premiers jours du cycle. La durée du traitement est limitée à 3 mois.

N.B. Il est important que l'injection de la forme à libération prolongée soit pratiquée rigoureusement selon les instructions de la notice. Toute injection défectueuse conduisant à la perte d'une quantité de la suspension supérieure à celle qui reste normalement dans le dispositif utilisé pour l'injection, doit être signalée.

·Cancer du sein

Une injection intramusculaire renouvelée toutes les 4 semaines en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase.

Le traitement par la triptoréline doit être initié à lissue de la chimiothérapie, une fois que labsence de ménopause a été confirmée (voir rubrique 4.4).

Le traitement par la triptoréline doit être initié au moins 6 à 8 semaines avant de débuter le traitement par inhibiteur de l'aromatase. Au minimum deux injections de triptoréline (avec un intervalle de 4 semaines entre les injections) doivent être administrées avant le début du traitement par inhibiteur de l'aromatase.

Pendant le traitement par un inhibiteur de l'aromatase, le traitement par la triptoréline ne doit pas être interrompu afin déviter une augmentation rebond des strogènes circulants chez les femmes non ménopausées.

La durée recommandée du traitement adjuvant en association avec d'autres hormonothérapies peut aller jusquà 5 ans.

Comme DECAPEPTYL L.P. 3 mg est une suspension de microparticules, une injection intravasculaire doit être strictement évitée.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité à la GnRH, aux analogues de la GnRH, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 (voir rubrique 4.8).

·Grossesse et allaitement.

·Dans le traitement du cancer du sein chez la femme non ménopausée : initiation du traitement par inhibiteur de l'aromatase avant lobtention dune suppression de la fonction ovarienne suffisante par la triptoréline (voir rubriques 4.2 et 4.4).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Lutilisation des agonistes de la GnRH peut provoquer une diminution de la densité minérale osseuse. Chez les hommes, des données préliminaires suggèrent que lutilisation dun bisphosphonate en association à lagoniste de la GnRH peut réduire la perte osseuse. Des précautions particulières sont nécessaires chez les patients qui ont des facteurs de risque dostéoporose additionnels (par exemple : alcoolisme chronique, tabagisme, traitements à long terme avec des médicaments qui réduisent la densité minérale osseuse, comme par exemple les anticonvulsivants ou les corticoïdes, antécédents familiaux dostéoporose, malnutrition).

Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL LP 3 mg.

Rarement, le traitement par les analogues de la GnRH peut révéler la présence jusque là inconnue dun adénome hypophysaire gonadotrope. Ces patients peuvent présenter une apoplexie pituitaire se caractérisant par lapparition dune céphalée soudaine, de vomissements, de troubles visuels et dune ophtalmoplégie.

Il y a un risque accru de survenue dune dépression (potentiellement sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, comme la triptoréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent. Les patients qui souffrent de dépression doivent faire lobjet dun suivi adapté pendant le traitement.

DECAPEPTYL LP 3 mg contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol (23 mg) par dose, cest à dire « sans sodium ».

La prudence est requise chez les patients traités par des anticoagulants, en raison du risque potentiel dhématome au site dinjection.

Cancer de la prostate

Au début du traitement, la triptoréline comme les autres agonistes de la GnRH provoque une augmentation transitoire du taux de testostérone sérique. Cela peut conduire à des cas isolés daggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate lors des premières semaines de traitement. Lors de la phase initiale du traitement, ladministration additionnelle dun anti-androgène adapté devra être considérée afin de neutraliser laugmentation initiale du taux sérique de testostérone et laggravation des symptômes cliniques.

Chez un nombre réduit de patients peuvent survenir une exacerbation de la tumeur avec une aggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate et une augmentation temporaire des douleurs liées au cancer (douleurs métastatiques), qui peuvent être traitées symptomatiquement.

Comme avec les autres agonistes de la GnRH, des cas isolés de compression médullaire ou dobstruction de lurètre ont été observés. En cas de compression médullaire ou dinsuffisance rénale, un traitement standard de ces complications devra être institué et dans les cas extrêmes une orchidectomie durgence envisagée (castration chirurgicale). Un suivi attentif est nécessaire lors des premières semaines de traitement, en particulier chez les patients souffrant de métastases vertébrales, à haut risque de compression médullaire, et/ou dobstruction des voies urinaires. Pour la même raison la mise en route du traitement chez les sujets présentant des signes prémonitoires de compression médullaire doit être soigneusement pesée.

Après castration chirurgicale, la triptoréline ne provoque pas de diminution supplémentaire des taux de testostérone.

Linhibition prolongée de la sécrétion androgénique quelle soit induite par orchidectomie bilatérale ou par administration danalogue de la GnRH est associée à un risque élevé de perte osseuse et peut conduire à une ostéoporose et à un risque accru de fracture osseuse.

Le traitement par suppression androgénique peut provoquer un allongement de lintervalle QT.

Chez les patients ayant des antécédents ou présentant des facteurs de risque dallongement de lintervalle QT et chez les patients traités par un médicament susceptible de prolonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5), le médecin devra évaluer le rapport bénéfice/risque, y compris le risque de torsades de pointe, avant linitiation dun traitement par DECAPEPTYL.

De plus, des données épidémiologiques ont mis en évidence que ces patients pouvaient être sujets à des changements métaboliques (par exemple une intolérance au glucose), ou un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique. Toutefois, les données prospectives ne confirment pas le lien entre le traitement par analogue de la GnRH et laugmentation de la mortalité cardiovasculaire. Les patients qui ont un risque élevé de maladies cardiovasculaires ou métaboliques doivent faire lobjet dune évaluation attentive avant dinstaurer le traitement et dun suivi adapté pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique.

Du fait de la suppression androgénique, le traitement par les analogues de la GnRH peut augmenter le risque danémie. Ce risque doit être évalué chez les patients traités et pris en charge de façon appropriée.

Ladministration de triptoréline aux doses thérapeutiques conduit à une suppression du système gonadotrope hypophysaire. Un retour à la normale est généralement obtenu après linterruption du traitement. Des tests diagnostiques de la fonction gonadotrope hypophysaire conduits durant le traitement et après linterruption de la thérapie avec un analogue de la GnRH peuvent donc être erronés.

Une élévation transitoire des phosphatases acides en début de traitement peut être observée.

Il peut être utile de vérifier périodiquement, avec une méthode sensible, la testostéronémie qui ne doit pas être supérieure à 1 nanogramme/ml.

Chez la femme

Il est indispensable de vérifier labsence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL L.P. 3 mg.

Lutilisation des agonistes de la GnRH est susceptible de provoquer une diminution de la densité minérale osseuse. Cette réduction est denviron 1% par mois, au cours dun traitement de 6 mois. Une réduction de 10% de la densité minérale osseuse est corrélée à une multiplication du risque de fracture par 2 à 3.

Chez la majorité des femmes, les données actuellement disponibles suggèrent que larrêt du traitement saccompagne dune récupération de la densité osseuse.

Aucune donnée spécifique nest disponible chez les patientes qui ont déjà une ostéoporose ou qui ont des facteurs de risque dostéoporose (par exemple : alcoolisme chronique, tabagisme, traitements à long terme avec des médicaments qui réduisent la densité minérale osseuse, comme par exemple les anticonvulsivants ou les corticoïdes, antécédents familiaux dostéoporose, malnutrition liée par exemple à une anorexie mentale). Comme la réduction de la densité minérale osseuse est susceptible d'être plus néfaste chez ces patientes, linstauration dun traitement par la triptoréline devra être soigneusement évaluée au cas par cas en sassurant que le bénéfice attendu est supérieur au risque. Des mesures supplémentaires visant à limiter la perte de densité minérale osseuse pourront être envisagées.

·Infécondité féminine

L'augmentation du recrutement folliculaire induit par l'injection de triptoréline, lorsqu'elle est associée aux gonadotrophines, peut être importante chez certaines patientes prédisposées et en particulier en cas d'ovaires polykystiques. Comme avec les autres analogues de la GnRH des cas de syndrome dhyperstimulation ovarienne ont été rapportés lors du traitement par la triptoréline associée aux gonadotrophines.

La réponse ovarienne à l'association triptoréline-gonadotrophines peut varier avec les mêmes doses d'une patiente à l'autre et, dans certains cas, d'un cycle à l'autre pour une même patiente.

L'induction de l'ovulation ne doit être réalisée que sous étroite surveillance médicale avec contrôles biologiques et cliniques stricts et réguliers : dosages rapides des strogènes plasmatiques, échographies (voir rubrique 4.8).

En cas de réponse ovarienne excessive, il est recommandé d'interrompre le cycle de stimulation en cessant les injections de gonadotrophines.

Chez les insuffisants rénaux ou les insuffisants hépatiques, la triptoréline a une demi-vie terminale de 7 à 8 heures au lieu de 3 à 5 heures chez les sujets sains. Malgré cette exposition prolongée, la triptoréline ne devrait pas être présente dans la circulation au moment du transfert d'embryon.

·Endométriose et traitement pré-opératoire des fibromes utérins

Ladministration régulière, toutes les quatre semaines dun flacon de DECAPEPTYL L.P. 3 mg entraîne constamment une aménorrhée hypogonadotrophique.

La survenue de métrorragies au cours du traitement en dehors du premier mois est anormale : elle doit conduire à la vérification du taux dstradiol plasmatique et sil est inférieur à 50 pg/ml, il faut rechercher déventuelles lésions organiques associées.

La patiente devra être informée quelle doit consulter son médecin en cas de persistance des règles.

Une méthode de contraception non-hormonale devra être utilisée tout au long du traitement et jusquau retour des règles (voir rubrique 4.6).

Après larrêt du traitement, la fonction ovarienne reprend et lovulation survient environ 2 mois après la dernière injection.

Au cours du traitement des fibromes utérins, il est recommandé de contrôler régulièrement la taille du fibrome. Quelques cas de saignements ont été rapportés chez des patientes avec des fibromes sous-muqueux. Les saignements survenaient généralement 6 à 10 semaines après le début du traitement.

·Cancer du sein

Afin d'assurer une suppression de la fonction ovarienne suffisante chez les femmes non ménopausées, le traitement par la triptoréline doit être administré pendant au moins 6 à 8 semaines avant le début d'un traitement par inhibiteur de l'aromatase, et les injections de triptoréline doivent être administrées comme prévu toutes les 4 semaines et sans interruption pendant le traitement par inhibiteur de l'aromatase.

Chez les femmes non ménopausées au moment du diagnostic et devenant aménorrhéiques après la chimiothérapie, la production d'strogènes par les ovaires peut perdurer ou non. Après la chimiothérapie et avant le début du traitement par la triptoréline, indépendamment du statut menstruel, le statut non ménopausique devrait être confirmé, par des concentrations sanguines d'stradiol et d'hormone folliculo-stimulante (FSH) conformes aux normes des femmes non ménopausées, afin d'éviter un traitement inutile par la triptoréline en cas de ménopause induite par la chimiothérapie. Après le début du traitement par la triptoréline, il est important de confirmer une suppression ovarienne adéquate (ménopause induite par l'analogue de la GnRH) par une évaluation régulière du taux de FSH circulant et dstradiol pour sassurer dun état post-ménopausique réel, si un traitement par inhibiteur de l'aromatase est envisagé dans cette sous-population de femmes, conformément aux recommandations pour la pratique clinique en vigueur.

Par conséquent, la suppression de la fonction ovarienne doit être confirmée par des taux sanguins bas de FSH et dstradiol avant de débuter le traitement par inhibiteur de laromatase et les dosages doivent être répétés tous les 3 mois pendant la durée de lassociation de la triptoreline avec un inhibiteur de laromatase.

Ceci a pour objectif déviter une augmentation rebond des taux dstrogènes circulants induite par l'inhibiteur de l'aromatase avec des répercutions sur le cancer du sein. Il est à noter que les taux de FSH circulants sont abaissés en réponse à la suppression de la fonction ovarienne induite par linhibition de la fonction gonadotrope par l'analogue de la GnRH (ménopause induite), contrairement à une ménopause naturelle où les taux de FSH sont élevés.

La triptoréline, lorsqu'elle est utilisée comme traitement adjuvant en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase, est associée à un risque élevé d'ostéoporose. Une ostéoporose a été rapportée plus fréquemment lors de l'utilisation de la triptoréline en association avec un inhibiteur de l'aromatase quen association avec le tamoxifène (39% versus 25%).

La densité minérale osseuse doit être évaluée avant le début du traitement par la triptoréline, en particulier chez les femmes qui présentent de multiples facteurs de risque d'ostéoporose. Ces patientes doivent être étroitement surveillées et le traitement ou la prophylaxie de l'ostéoporose doivent être initiés lorsque cela est approprié.

Le traitement des femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible à un stade précoce, avec la triptoréline en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase doit faire suite à une évaluation individuelle attentive des risques et des bénéfices.

Les patientes qui ont arrêté le traitement par la triptoréline doivent également arrêter les inhibiteurs de l'aromatase dans le mois suivant la dernière administration de la triptoréline (formulation 28 jours).

Le risque de troubles musculo-squelettiques (dont les douleurs articulaires ou musculo-squelettiques) lorsque la triptoréline est utilisée en association avec un inhibiteur de l'aromatase ou le tamoxifène est respectivement d'environ 89% et 76%.

L'hypertension a été très fréquemment rapportée comme effet indésirable faisant lobjet dune surveillance particulière lors de lassociation de la triptoréline avec l'exemestane ou le tamoxifène (voir rubrique 4.8). Les femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein recevant de la triptoréline en association avec l'exémestane ou le tamoxifène doivent faire lobjet dun suivi régulier concernant les facteurs de risque cardiovasculaire et la pression artérielle.

L'hyperglycémie et le diabète ont été fréquemment rapportés comme effets indésirables faisant lobjet dune surveillance particulière lors de lassociation de la triptoréline avec l'exémestane ou le tamoxifène (voir rubrique 4.8). Les femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein recevant de la triptoréline en association avec l'exémestane ou le tamoxifène doivent faire l'objet d'un suivi régulier concernant les facteurs de risque de diabète avec une surveillance régulière de la glycémie et un traitement antidiabétique doit être initié si nécessaire, selon les recommandations nationales.

Une dépression est survenue chez environ 50% des patientes traitées par la triptoréline en association avec le tamoxifène ou l'exemestane dans tous les groupes de traitement des études TEXT et SOFT, mais moins de 5% des patientes présentaient une dépression sévère (grade 3-4). Les patientes doivent être informées en conséquence et traitées comme il convient en cas dapparition de symptômes. Les patientes souffrant de dépression ou ayant des antécédents connus de dépression doivent être surveillées attentivement pendant le traitement.

Une attention particulière doit également être portée aux résumés des caractéristiques du produit de lexemestane et du tamoxifène concernant les informations de sécurité pertinentes lorsquils sont administrés en association avec la triptoréline.

La chimiothérapie peut induire une aménorrhée temporaire ou une perte permanente de la fonction ovarienne due aux dommages cytotoxiques sur le tissu gonadique. Le maintien du statut non ménopausé à lissue de la chimiothérapie doit être confirmé conformément aux recommandations cliniques, par des taux sanguins d'stradiol et de FSH compris dans les intervalles de référence pour les femmes non ménopausées.

Puberté précoce

Le traitement des enfants avec une tumeur cérébrale évolutive doit faire lobjet dune évaluation individuelle attentive du rapport bénéfices risques du traitement.

Au cours du premier mois de traitement chez les filles, la stimulation gonadique initiale peut être responsable dhémorragies génitales dintensité légère à modérée.

Après larrêt du traitement, le développement pubertaire reprend.

Les données relatives à la fertilité des patientes traitées par les analogues de la GnRH pendant lenfance sont limitées. Chez la plupart des filles des règles régulières commencent environ 1 an après la fin du traitement.

Les pseudo-pubertés précoces (hyperplasie ou tumeur des glandes surrénales ou des gonades) et les pubertés précoces indépendantes des gonadotrophines (testotoxicose, hyperplasie congénitale des cellules de Leydig) devront être exclues.

Le traitement par les analogues de la GnRH peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Toutefois, après l'arrêt du traitement le bilan ultérieur de la masse osseuse est préservé, et le pic de croissance de la masse osseuse à la fin de l'adolescence ne semble pas être affecté par le traitement.

Une épiphysiolyse de la hanche peut se produire après larrêt du traitement. Il se pourrait que ce soit consécutif à laffaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en strogène pendant le traitement et à laugmentation de la vitesse de croissance qui se produit après larrêt du traitement et qui faciliterait le déplacement des épiphyses.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

En cas dassociation de la triptoréline avec des médicaments qui modifient la sécrétion pituitaire des gonadotrophines, des précautions particulières doivent être prises et il est recommandé de réaliser un suivi attentif avec des dosages hormonaux.

Etant donné quun traitement par suppression androgénique peut provoquer un allongement de lintervalle QT, lutilisation concomitante de DECAPEPTYL et de médicaments connus pour allonger lintervalle QT ou de médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointe tels les médicaments antiarythmiques de classe Ia (par exemple : quinidine, disopyramide) ou de classe III (par exemple : amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques, etc doit être évaluée avec attention (voir rubrique 4.4).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL y compris pour le traitement dune infertilité.

La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse car lutilisation des agonistes de la GnRH est associée à un risque théorique davortement ou danomalie ftale. Avant traitement les patientes en âge de procréer doivent être examinées attentivement pour vérifier labsence de grossesse. Des méthodes de contraception non hormonale devront être utilisées jusquau retour des menstruations.

Quand la triptoréline est utilisée dans le cadre dun traitement de linfertilité, il n'y a pas de preuves cliniques suggérant un lien de causalité entre la triptoréline, et toute anomalie ultérieure du développement des ovocytes ou de lissue de la grossesse.

Toutefois des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier les conséquences dune exposition en cours de grossesse.

Allaitement

La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant lallaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Aucune étude na été réalisée sur les effets sur laptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines.

Cependant, laptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines peut être altérée par les sensations vertigineuses, la somnolence, les troubles de la vision, qui sont des effets indésirables possibles du traitement ou qui peuvent résulter de la pathologie traitée.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Tolérance générale chez lhomme (voir rubrique 4.4)

Etant donné que les patients souffrant de cancer de la prostate hormono-dépendant, localement avancé ou métastatique sont généralement âgés et ont dautres maladies fréquemment observées dans cette population âgée, des effets indésirables ont été rapportés chez plus de 90% des patients inclus dans les essais cliniques et le lien de causalité est souvent difficile à évaluer. Comme il a été observé avec dautres agonistes de la GnRH ou après castration chirurgicale, les effets indésirables les plus communément observés lors du traitement avec la triptoréline étaient dus à ses effets pharmacologiques attendus. Ces effets incluaient des bouffées de chaleur et une diminution de la libido.

A lexception des réactions immuno-allergiques (rares) et des réactions au site dinjection (<5%), tous les effets indésirables sont connus pour être liés aux changements de la testostéronémie.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés et sont considérés comme étant au moins possiblement liés au traitement par la triptoréline. La plupart de ces effets sont connus comme étant liés à une castration biochimique ou chirurgicale.

La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000). Aucune fréquence ne peut être appliquée aux effets indésirables rapportés après la commercialisation. Ils sont donc rapportés avec la mention « fréquence indéterminée ».

Classes de systèmes dorganes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Fréquence indéterminée

Infections et infestations

Rhinopharyngite

Affections hématologiques et du système lymphatique

Anémie

Thrombocytose

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Réaction anaphylactique

Choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie

Diabète

Goutte

Hyperlipidémie

Appétit augmenté

Affections psychiatriques

Diminution de la libido

Dépression*

Perte de la libido

Changements dhumeur*

Insomnie

Irritabilité

État confusionnel

Baisse de lactivité

Humeur euphorique

Anxiété

Affections du système nerveux

Paresthésie du membre inférieur

Sensation vertigineuse

Céphalée

Paresthésie

Atteinte de la mémoire

Affections oculaires

Défauts visuels

Sensation anormale dans lil

Perturbation visuelle

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Acouphènes

Vertige

Affections cardiaques

Palpitations

Allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypertension

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Epistaxis

Orthopnée

Affections gastro-intestinales

Bouche sèche

Nausées

Douleur abdominale

Constipation

Diarrhée

Vomissement

Distension abdominale

Dysgueusie

Flatulence

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Hyperhidrose

Acné

Alopécie

Erythème

Prurit

Rash

Urticaire

Eruption bulleuse

Purpura

dème angioneurotique

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Douleur dorsale

Douleur musculo-squelettique

Extrémités douloureuses

Arthralgie

Douleur osseuse

Crampe musculaire

Faiblesse musculaire

Myalgie

Raideur articulaire

Tuméfaction articulaire

Raideur musculo-squelettique

Ostéoarthrite

Affections du rein et des voies urinaires

Nycturie

Rétention urinaire

Incontinence urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Dysérection (incluant anéjaculation, trouble de l'éjaculation)

Douleur pelvienne

Gynécomastie

Douleur mammaire

Atrophie testiculaire

Douleur testiculaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administra-tion

Asthénie

Réaction au site dinjection (incluant érythème, inflammation et douleur)

dème

Léthargie

dème périphériques

Douleur

Frissons

Somnolence

Douleur thoracique

Dystasie

Syndrome pseudo-grippal

Fièvre

Malaise

Investigations

Poids augmenté

Alanine aminotransférase augmentée

Aspartate aminotransférase augmentée

Créatininémie augmentée

Pression artérielle augmentée

Urémie augmentée

Gamma-glutamyltransférase augmentée

Poids abaissé

Phosphatase alcaline augmentée

Cette fréquence est basée sur la fréquence observée dans la classe pour tous les agonistes de la GnRH.

La triptoréline provoque une augmentation transitoire des taux circulants de testostérone durant la première semaine après la première injection de la formulation à libération prolongée. A la suite de laugmentation initiale des taux circulants de testostérone, un faible pourcentage de patients (≤ 5%) peut présenter une aggravation temporaire des signes et des symptômes de leur cancer de la prostate (exacerbation de la tumeur), se manifestant généralement par une augmentation des symptômes urinaires (< 2%) et des douleurs métastatiques (5%), qui peuvent être traitées de façon symptomatique. Ces symptômes sont transitoires et disparaissent généralement après 1 à 2 semaines.

Des cas isolés dexacerbation des symptômes liés à la maladie tels quune obstruction de lurètre ou une compression médullaire par des métastases peuvent survenir. Cest pourquoi les patients avec des lésions métastatiques vertébrales et/ou avec une obstruction de lappareil urinaire doivent faire lobjet dune surveillance attentive pendant les premières semaines de traitement (voir rubrique 4.4).

Lutilisation des analogues de la GnRH de synthèse dans le traitement du cancer de la prostate peut être associée à une perte osseuse qui peut conduire à une ostéoporose et augmenter le risque de fracture.

Une augmentation des lymphocytes a été rapportée chez des patients traités par des analogues de la GnRH. Cette lymphocytose secondaire est apparemment liée à la castration induite par la GnRH et semble indiquer que les hormones gonadiques sont impliquées dans linvolution thymique.

Les patients traités au long cours par analogue de la GnRH en association avec la radiothérapie peuvent avoir plus deffets secondaires en particulier gastro-intestinaux, liés à la radiothérapie.

Tolérance générale chez la femme (voir rubrique 4.4)

Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10% des patientes) sont la conséquence de la baisse du taux dstrogènes. Il sagit de céphalées, baisse de la libido, troubles du sommeil, changements dhumeur, dyspareunie, dysménorrhée, hémorragie génitale, syndrome dhyperstimulation ovarienne, hypertrophie ovarienne, douleur pelvienne, sécheresse vulvovaginale, hyperhidrose, bouffées de chaleur et asthénie.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés et sont considérés comme étant au moins possiblement liés au traitement par la triptoréline. La plupart de ces effets sont connus comme étant liés à une castration biochimique ou chirurgicale.

La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100). Aucune fréquence ne peut être appliquée aux effets indésirables rapportés après la commercialisation. Ils sont donc rapportés avec la mention « fréquence indéterminée ».

Classes de systèmes dorganes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Fréquence indéterminée

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Appétit diminué

Rétention liquidienne

Affections psychiatriques

Troubles du sommeil (incluant insomnie)

Trouble de l'humeur

Diminution de la libido

Dépression*

Nervosité

Labilité affective

Anxiété

Dépression**

Désorientation

Etat confusionnel

Affections du système nerveux

Céphalée

Sensation vertigineuse

Dysgueusie

Hypo-esthésie

Syncope

Atteinte de la mémoire

Perturbation de l'attention

Paresthésie

Tremblement

Affections oculaires

Sécheresse oculaire

Défauts visuels

Perturbation visuelle

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Vertige

Affections cardiaques

Palpitations

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypertension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Epistaxis

Affections gastro-intestinales

Nausée

Douleur abdominale

Gêne abdominale

Distension abdominale

Diarrhée

Bouche sèche

Flatulence

Ulcération buccale

Vomissement

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Acné

Hyperhidrose

Séborrhée

Alopécie

Sécheresse cutanée

Hirsutisme

Onychoclasie

Prurit

Rash

dème angioneurotique

Urticaire

Affections musculo-squelettiques

Arthralgie

Spasme musculaire

Douleur dans les membres

Dorsalgie

Myalgie

Faiblesse musculaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Affection mammaire

Dyspareunie

Saignement génital (incluant saignement vaginal, hémorragie de privation)

Syndrome dhyperstimulation ovarienne

Hypertrophie ovarienne

Douleur pelvienne

Sécheresse vulvo-vaginale

Douleur mammaire

Saignement pendant les rapports sexuels

Cystocèle

Trouble menstruel (incluant dysménorrhée, métrorragie et ménorragie)

Kyste de l'ovaire

Pertes vaginales

Aménorrhée

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

Réaction au site dinjection (incluant douleur, gonflement, érythème et inflammation)

dèmes périphériques

Fièvre

Malaise

Investigations

Poids augmenté

Poids abaissé

Phosphatase alcaline sanguine augmentée

Pression artérielle augmentée

* traitement de longue durée. Cette fréquence est basée sur la fréquence observée dans la classe pour tous les agonistes de la GnRH.

** traitement de courte durée. Cette fréquence est basée sur la fréquence observée dans la classe pour tous les agonistes de la GnRH.

Une exacerbation des symptômes de lendométriose (douleurs pelviennes, dysménorrhée), peut être observée très fréquemment (≥ 10%) lors de laugmentation initiale et transitoire du taux plasmatique dstradiol et disparaît en une à deux semaines.

La survenue dhémorragies génitales incluant des métrorragies et des ménorragies peut être observée dans le mois suivant la première injection.

Dans linfécondité féminine, lassociation avec les gonadotrophines peut entraîner une hyperstimulation ovarienne. Une hypertrophie ovarienne, des douleurs pelviennes et/ou abdominales peuvent être observées.

Lutilisation prolongée des analogues de la GnRH peut induire une perte osseuse, facteur de risque dune éventuelle ostéoporose.

Cancer du sein

Les effets indésirables les plus fréquents observés lors du traitement par triptoréline pendant une période allant jusqu'à 5 ans en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase dans les études TEXT et SOFT étaient les bouffées de chaleur, les troubles musculosquelettiques, la fatigue, l'insomnie, l'hyperhidrose, la sécheresse vulvovaginale et la dépression.

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec la triptoréline en association avec le tamoxifène (N = 2325) ou l'exemestane (N = 2318) sont rapportés dans le tableau suivant. La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1 / 1,000 à <1/100), rares (≥1 / 10 000 à <1/1000).

Classes de systèmes dorganes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Affections endocriniennes

Diabète (intolérance au glucose) Hyperglycémie

Affections psychiatriques

Insomnie

Diminution de la libido

Dépression

Affections du système nerveux

Ischémie cérébrale

Hémorragie du système nerveux central

Affections cardiaques

Ischémie myocardique

Prolongation de lintervalle QT

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypertension

Embolie

Affections gastro-intestinales

Nausées

Affection de la peau et du tissu sous cutané

Hyperhidrose

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Trouble musculo-squelettique Ostéoporose

Fracture

Affections du rein et des voies urinaires

Incontinence urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Dyspareunie

Sécheresse vulvovaginale

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fatigue

Réaction au site dinjection

Les effets indésirables identifiés ci-dessus doivent être considérés en plus des effets indésirables identifiés chez les hommes et les femmes dans les tableaux ci-dessus afin de décrire de manière complète le profil de tolérance pour l'utilisation dans la suppression de la fonction ovarienne (SFO) en association avec l'exemestane ou le tamoxifène.

L'ostéoporose a été rapportée avec une fréquence plus élevée lors de l'utilisation de la triptoréline en association à l'exemestane que lors de lassociation au tamoxifène (39% versus 25%) (voir rubrique 4.4).

Les troubles musculosquelettiques et les fractures ont également été plus fréquemment rapportés lors de lassociation à l'exemestane que lors de lassociation au tamoxifène (respectivement 89% versus 76% et 6,8% versus 5,2%)

L'hypertension a été rapportée comme un effet indésirable très fréquent lors de lutilisation de la triptoréline en association avec l'exémestane ou le tamoxifène (respectivement 23% et 22%).

L'hyperglycémie et le diabète ont été rapportés comme des effets indésirables fréquents lors de lutilisation de la triptoréline en association avec l'exémestane ou le tamoxifène (hyperglycémie : 2,6% et 3,4%, diabète : 2,3% et 2,3% respectivement).

Tolérance générale chez lenfant (voir rubrique 4.4)

Comme avec les autres agonistes de la GnRH, les effets indésirables liés au traitement par la triptoréline les plus fréquemment observés au cours des essais cliniques étaient dus aux effets pharmacologiques attendus. Ces effets incluaient des saignements vaginaux pouvant être de faible intensité (spotting).

Les effets indésirables suivants ont été rapportés. Ils sont considérés comme au moins possiblement liés au traitement par la triptoréline. La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100). Aucune fréquence ne peut être appliquée aux effets indésirables rapportés après la commercialisation. Ils sont donc rapportés avec la mention « fréquence indéterminée ».

Classes de systèmes dorganes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Fréquence indéterminée

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité

Choc anaphylactique (rapporté chez ladulte homme et femme)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Obésité

Affections psychiatriques

Humeur modifiée

Labilité émotionnelle

Dépression

Nervosité

Affections du système nerveux

Céphalée

Affections oculaires

Défauts visuels

Perturbation visuelle

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypertension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Epistaxis

Affections gastro-intestinales

Douleur abdominale

Vomissement

Constipation

Nausées

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Acné

Prurit

Rash

Urticaire

dème angioneurotique

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Cervicalgie

Myalgie

Affections des organes de reproduction et du sein

Saignement génital (incluant hémorragie vaginale, spotting)

Hémorragie de privation

Hémorragie utérine

Pertes vaginales

Douleur mammaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Réaction au site dinjection (incluant douleur au site dinjection, érythème au site dinjection, inflammation au site dinjection)

Malaise

Investigations

Poids augmenté

Prolactinémie augmentée

Pression artérielle augmentée

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

En cas de surdosage, celui-ci sera traité de façon symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANALOGUE DE LHORMONE ENTRAINANT LA LIBERATION DE GONADOTROPHINES, code ATC : L 02 A E04 : antinéoplasique et immuno-modulateur.

La triptoréline est un décapeptide de synthèse analogue de la GnRH naturelle (hormone de libération des gonadotrophines).

Les études conduites dans l'espèce humaine comme chez l'animal ont montré, qu'après une stimulation initiale, l'administration prolongée de triptoréline entraîne une inhibition de la sécrétion gonadotrope, supprimant par conséquent, les fonctions testiculaire et ovarienne.

A la suite de certaines études animales, un autre mécanisme d'action a été évoqué : effet gonadique direct par diminution de la sensibilité des récepteurs périphériques à la GnRH.

Cancer de la prostate

L'administration d'une dose quotidienne de triptoréline peut entraîner une élévation initiale des taux sanguins de LH et de FSH, ce qui a pour conséquence une augmentation initiale des taux de testostérone. La poursuite du traitement entraîne une diminution des taux de LH et de FSH conduisant les stéroïdes à des taux de castration, dans un délai de 2 à 3 semaines, aussi longtemps que le produit est administré.

Le traitement est susceptible d'entraîner une amélioration des signes fonctionnels et objectifs.

Chez les patients avec un cancer de la prostate localement avancé, plusieurs études cliniques, randomisées, à long terme, ont démontré le bénéfice dune privation androgénique associée à la radiothérapie (RT) en comparaison à la RT seule (RTOG 85-31, RTOG 86-10, EORTC 22863, DAmico et al., JAMA, 2008).

Une étude clinique randomisée de phase III (EORTC 22961), portant sur 970 patients avec un cancer de la prostate localement avancé (principalement T2c-T4, avec des patients T1c à T2b avec un envahissement ganglionnaire régional), a recherché si une radiothérapie associée à une privation androgénique courte (6 mois, n=483) était non-inférieure à une radiothérapie associée à une privation androgénique longue (3 ans, n=487). L'agoniste de la GnRH était la triptoréline (62,2%) ou d'autres agonistes (37,8%), et l'essai n'était pas stratifié sur le type d'agoniste.

Globalement, la mortalité totale à 5 ans était de 19,0% et 15,2%, respectivement dans les groupes "traitement hormonal court" et "traitement hormonal long", soit un risque relatif de 1,42 (IC unilatéral à 95,71%=1,79 ; IC à 95,71%=[1,09 ; 1,85] ; p=0,65 pour la non infériorité et p=0,0082 pour le test post-hoc de différence entre les groupes de traitement). La mortalité à 5 ans spécifiquement liée à la prostate était 4,78% et 3,2% respectivement dans les groupes "traitement hormonal court" et "traitement hormonal long", soit un risque relatif de 1,71 (IC 95%[1,14 à 2,57] ; p=0,002). La qualité de vie, évaluée avec léchelle QLQ-C30, nétait pas significativement différente entre les deux groupes (p=0,37).

L'analyse post hoc dans le sous-groupe triptoréline va dans le même sens de l'avantage du traitement long par rapport au traitement court sur la mortalité globale (risque relatif de 1,28 ; IC à 95,71%= [0,89 ; 1,84] ; p=0,38 et p=0,08 respectivement pour les tests post-hoc de non infériorité et de différence entre les groupes de traitement).

L'indication du cancer de la prostate localisé à haut risque est basée sur des études publiées sur lassociation de la radiothérapie et des analogues de la GnRH. Les données cliniques de cinq études publiées ont été analysées (EORTC 22863, RTOG 85-31, RTOG 92-02, RTOG 86-10 et D'Amico et al JAMA, 2008). Elles ont toutes démontré un avantage de lassociation des analogues de la GnRH avec la radiothérapie. Dans les études publiées, il nétait pas possible de clairement différentier les populations respectives des indications du cancer de la prostate localement avancé et du cancer de la prostate localisé à haut risque.

Chez les patients atteints dun cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, les études cliniques ont démontré le bénéfice de lajout des inhibiteurs de la biosynthèse des androgènes comme lacétate dabiratérone ou des inhibiteurs de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes comme l'enzalutamide, au traitement par un analogue de la GnRH, comme la triptoréline.

Puberté précoce

L'inhibition de l'hyperactivité gonadotrope hypophysaire se manifeste, dans les deux sexes, par la suppression de la sécrétion d'stradiol ou de testostérone, par l'abaissement du pic de LH et par une amélioration du rapport Age statural/Age osseux.

La stimulation gonadique initiale peut être responsable de petites hémorragies génitales nécessitant le recours à un traitement d'acétate de médroxyprogestérone ou de cyprotérone.

Endométriose

L'administration prolongée de triptoréline entraîne une suppression de la sécrétion d'stradiol et ainsi une mise au repos du tissu endométriosique.

Infécondité féminine

L'administration de triptoréline entraîne une inhibition de la sécrétion gonadotrope (FSH et LH). Ce traitement assure donc la suppression du pic intercurrent de LH endogène et permet une folliculogénèse de meilleure qualité ainsi qu'un recrutement folliculaire augmenté.

Fibromes utérins

Les études ont démontré une diminution régulière et marquée du volume de certains fibromes utérins. Cette diminution est maximale au troisième mois de traitement.

Le traitement par triptoréline induit une aménorrhée après le premier mois de traitement chez la plupart des patientes. Il permet la correction dune éventuelle anémie résultante de ménorragies et/ou de métrorragies.

Cancer du sein

Des études cliniques réalisées chez des femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible à un stade précoce ont été réalisées avec la triptoréline afin de supprimer la sécrétion ovarienne d'stradiol, principale source d'strogènes. Sur la base d'études réalisées chez des femmes en bonne santé et des femmes atteintes d'endométriose, l'effet de la triptoréline est atteint 3 à 4 semaines après l'administration.

Deux études de phase 3 (SOFT et TEXT) ont exploré le bénéfice de la suppression de la fonction ovarienne (SFO) sur 5 ans en association avec le tamoxifène (T) ou un inhibiteur de l'aromatase (exemestane - E) chez des femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible à stade précoce.

La triptoréline était le principal traitement utilisé pour obtenir la SFO (91,0% des sujets randomisés dans l'étude SOFT et 100% dans l'étude TEXT). Les 9% de femmes restantes de l'étude SOFT ont subi une ovariectomie bilatérale ou une irradiation ovarienne bilatérale.

Résultats de l'étude SOFT

L'étude SOFT a été conçue pour évaluer la valeur ajoutée de la SFO associée au tamoxifène en tant que traitement adjuvant chez des femmes non ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible à stade précoce.

Un total de 3 047 femmes ont été incluses dans lanalyse (1 015 femmes dans le groupe T + SFO, 1 018 femmes dans le groupe T seul et 1 014 femmes dans le groupe E + SFO).

Lors d'un suivi médian de 67 mois (5,6 ans), le traitement par T + SFO a réduit de façon non statistiquement significative le risque de maladie (évènement DFS) versus le traitement par T seul (HR = 0,83; IC à 95%, 0,66 à 1,04; p = 0,10). La survie sans maladie (DFS) à 5 ans était de 86,6% (IC à 95%, 84,2% à 88,7%) chez les femmes du groupe T + SFO comparativement à 84,7% (IC à 95%, 82,2% à 86,9%) chez les femmes du groupe T seul.

Cependant, après ajustement des covariables pré-définies dans le modèle multivarié de Cox, les femmes ayant reçu un traitement T + SFO ont un risque significativement réduit de maladie (évènement DFS) par rapport aux femmes traitées par T seul, avec une réduction de 22% (HR = 0,78; IC à 95% 0,62 à 0,98, p = 0,03).

Les femmes ayant reçu un traitement T + SFO avaient un risque réduit non significatif de survenue d'un évènement lié au cancer du sein (évènement BCFI) par rapport aux femmes traitées par T seul (HR = 0,81, IC à 95%, 0,63 à 1,03, p = 0,09). Le pourcentage de patientes sans cancer du sein (BCFI) à 5 ans était de 88,4% (IC à 95%, 86,1% à 90,3%) pour les femmes ayant reçu un traitement T + SFO contre 86,4% (IC à 95%, 84,0% à 88,5%) pour les femmes ayant reçu T seul.

Cependant, après ajustement des covariables pré-définies dans le modèle multivarié de Cox, les femmes traitées par T + SFO avaient un risque significativement réduit de survenue dun évènement lié au cancer du sein (évènement BCFI) par rapport aux femmes traitées par T seul avec une réduction de 25% (HR = 0,75, IC à 95%, 0,59 à 0,96 ; p = 0,02).

Le bénéfice absolu est plus élevé chez les femmes qui ont reçu une chimiothérapie adjuvante. La survie sans maladie (DFS) à 5 ans pour les femmes ayant reçu une chimiothérapie adjuvante était de 80,7% dans le bras T + SFO et de 77,1% dans le bras T seul (HR = 0,82 ; IC à 95%, 0,64 à 1,07) avec un bénéfice absolu de 3,6% pour le bras T + SFO.

En particulier, le bénéfice de l'ajout de la SFO était observé pour la survie sans maladie (DFS) à 5 ans dans une analyse post-hoc pour le sous-groupe des femmes de moins de 40 ans (HR = 0,74 ; IC à 95%, 0,53 ; 1,03) avec un bénéfice absolu de 4,4 % pour le groupe T + SFO comparé au groupe T seul.

Dans l'étude SOFT, les sujets du bras E + SFO avaient une réduction statistiquement significative du risque de maladie (évènement DFS), par rapport aux sujets du bras T seul (HR = 0,68, IC à 95%, 0,53 à 0,86). Le taux de survie sans maladie (DFS) à 5 ans était de 89,0% (IC à 95%, 86,8% à 90,9%) parmi les sujets du bras E + SFO comparativement à 84,7% (IC à 95%, 82,2% à 86,9%) parmi les sujets du bras T seul.

Les sujets traités par E + SFO avaient une réduction statistiquement significative du risque de survenue dun évènement lié au cancer du sein (évènement BCFI) par rapport aux sujets traités par T seul (HR = 0,64 ; IC à 95%, 0,49 à 0,83). Le pourcentage de patientes sans cancer du sein (BCFI) à 5 ans était de 90,9% (IC à 95%, 88,9% à 92,6%) parmi les sujets ayant reçu E + SFO, comparativement à 86,4% (IC 95%: 84,0% à 88,5%) parmi les sujets traités par T seul.

Les sujets traités par E + SFO ont une réduction statistiquement significative du risque d'une récidive à distance par rapport aux sujets traités par T seul (HR = 0,71 ; IC à 95%, 0,52 à 0,96). Le pourcentage de patientes sans récidive à distance (DRFI) à 5 ans était de 93,0% (IC à 95%, 91,2% à 94,5%) chez les sujets ayant reçu E + SFO comparativement à 90,7% (IC à 95%, 88,6% à 92,4%).

Le bénéfice absolu est plus élevé chez les femmes qui ont reçu une chimiothérapie adjuvante. Le taux de survie sans maladie (DFS) à 5 ans pour les femmes ayant reçu une chimiothérapie adjuvante était de 83,8% dans le bras E + SFO et de 77,1% dans le bras T seul (HR = 0,70, IC à 95% : 0,53 à 0,92), avec un bénéfice absolu de 6,7% pour le bras E + SFO.

Estimation selon la méthode Kaplan-Meier de la survie sans maladie (DFS) chez les femmes ayant reçu une chimiothérapie préalable

Dans l'étude SOFT à 3 bras, les femmes ayant reçu une chimiothérapie présentaient une proportion plus élevée de critères cliniques associé à un risque élevé de récidive : 49,3% d'âge inférieur à 40 ans, 56,9% avec des ganglions positifs, 47,0% avec une tumeur de taille supérieure à 2 cm et 33,7% avec une tumeur de grade 3.

Résultats combinés des études SOFT et TEXT

L'objectif principal de l'étude TEXT était d'évaluer le rôle des inhibiteurs de l'aromatase (exemestane) chez les femmes traitées par SFO par rapport à aux femmes traitées par SFO+T incluant toutes les femmes des études SOFT et TEXT. Un total de 4690 femmes ont été analysées : 2346 femmes dans le bras E + SFO et 2344 femmes dans le bras T + SFO.

A un suivi médian de 68 mois (5,7 ans), le traitement par E + SFO a permis de réduire de manière statistiquement significative le risque de maladie (évènement DFS) par rapport au traitement par SFO + T (HR = 0,72, IC à 95%, 0,60 à 0,86, p = 0,0002). La survie sans maladie (DFS) à 5 ans était de 91,1% (IC à 95%, 89,7% à 92,3%) pour les femmes traitées par SFO + E contre 87,3% (IC à 95%, 85,7% à 88,7%) pour les femmes traitées par SFO + T.

Estimation selon la méthode Kaplan-Meier de la survie sans maladie (DFS) chez les femmes traitées par SFO+ E versus SFO+T

Les femmes traitées par SFO+ E avaient une réduction statistiquement significative du risque de survenue dun évènement lié au cancer du sein (évènement BCFI) par rapport aux femmes traitées par SFO + T (HR = 0,66; IC à 95%, 0,55 à 0,80; P <0,0001). Le pourcentage de patientes sans cancer du sein (BCFI) à 5 ans à 92,8% (IC à 95%, 91,6% à 93,9%) pour les femmes traitées par SFO + E contre 88,8% (IC à 95%, 87,3% à 90,1%) pour les femmes traitées par SFO + T.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Après injection intramusculaire de la forme à libération prolongée, on observe une première phase de libération du principe actif suivie d'une phase de libération régulière qui se poursuit pendant 28 jours.

Après l'injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg chez des femmes atteintes d'endométriose et de fibromes utérins, la concentration sanguine maximale de triptoréline est atteinte entre 2 à 6 heures après l'injection, la valeur du pic est de 11 ng/ml. Il n'y avait aucune preuve d'accumulation du produit après des injections toutes les 4 semaines sur six mois.

Les concentrations plasmatiques minimales sont maintenues entre 0,1 et 0,2 ng/mL. La biodisponibilité du produit à libération prolongée est d'environ 50%.

Ces données observées chez les patientes atteintes d'endométriose et de fibromes utérins peuvent être extrapolées aux patients atteints de cancer du sein car il nest pas attendu dimpact de la maladie sur les propriétés de libération prolongée du produit.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études de toxicologie animale n'ont pas montré de toxicité spécifique de la molécule. Les effets observés sont liés aux propriétés pharmacologiques du produit sur le système endocrinien.

La résorption de la poudre est complète en 40 - 45 jours.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Composition de la poudre : polymère D, L lactide-coglycolide ; mannitol ; carmellose sodique ; polysorbate 80.

Composition du solvant : mannitol ; eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Poudre en flacon (verre type I) de 4 ml muni dun bouchon (élastomère) et dune capsule (aluminium) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) avec seringue et aiguilles. Boîte de 1 flacon et 1 ampoule avec 1 seringue et 2 aiguilles.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

La suspension pour injection doit être reconstituée en conditions aseptiques et en utilisant exclusivement lampoule de solvant pour injection.

Il faut suivre strictement les instructions pour la reconstitution mentionnées ci-après et dans la notice.

La totalité du solvant doit être aspirée dans la seringue fournie en utilisant laiguille pour la reconstitution (20G, sans système de sécurité) et transférée dans le flacon contenant la poudre. La suspension doit être reconstituée en agitant le flacon doucement dun mouvement circulaire assez longtemps pour obtenir une suspension laiteuse et homogène. Ne pas retourner le flacon.

Il est important de vérifier quil ny a pas dagglomérats dans le flacon. La suspension obtenue doit être aspirée dans la seringue sans retourner le flacon. Laiguille pour la reconstitution doit être remplacée par laiguille pour injection (20G avec système de sécurité) utilisée pour ladministration du produit.

Le produit est sous forme dune suspension, il doit être injecté dans le muscle fessier immédiatement après la reconstitution pour éviter sa précipitation.

Pour administration unique seulement.

Les aiguilles utilisées, toute suspension non utilisée ou déchet doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

IPSEN PHARMA

65, QUAI GEORGES GORSE

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 339 437 6 9 : Poudre en flacon (verre) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) avec seringue et aiguilles ; boîte de 1 flacon et 1 ampoule, 1 seringue et 2 aiguilles.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}

Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

{JJ mois AAAA}

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 21/09/2017

Dénomination du médicament

DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours.

Triptoréline

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?

3. Comment utiliser DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?

6. Contenu de lemballage et autres informations

1. QUEST-CE QUE DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : ANALOGUE DE LHORMONE ENTRAINANT LA LIBERATION DE GONADOTROPHINES- code ATC : L 02 A E04.

Ce médicament est un analogue dune hormone naturelle.

Il est utilisé :

·chez lhomme : dans certaines maladies de la prostate et des os ;

·chez lenfant : dans le traitement des pubertés précoces ;

·chez la femme :

odans le traitement de lendométriose ;

odans le traitement de certaines stérilités. Ce médicament est alors généralement associé avec dautres hormones (appelées gonadotrophines) au cours des procédures de fécondation in vitro (FIVETE).

odans le traitement pré-opératoire de certains fibromes utérins

odans le traitement du cancer du sein

DECAPEPTYL L.P. 3 mg, est utilisé pour traiter le cancer du sein hormonosensible au stade précoce chez les femmes non ménopausées ayant reçu une chimiothérapie.

DECAPEPTYL L.P. 3 mg est utilisé en association avec des médicaments hormonaux. Vous devrez également prendre :

§un médicament appelé tamoxifène - on vous demandera de prendre ce médicament si vous êtes à haut risque de récidive du cancer.

ou

§un médicament «inhibiteur de l'aromatase» tel que lexemestane - vous serez traitée avec DECAPEPTYL L.P. 3 mg pendant au moins 6 à 8 semaines avant de commencer à prendre ce médicament.

N'oubliez pas de lire la notice du médicament que vous prenez en association avec DECAPEPTYL L.P. 3 mg.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours :

·si vous êtes allergique à la triptoréline, à lhormone entraînant la libération des gonadotrophines (GnRH), aux autres analogues de la GnRH ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

·Si vous utilisez DECAPEPTYL L.P. 3 mg pour un cancer du sein, ne prenez pas de médicament appelé « inhibiteur de laromatase » avant davoir déjà été traité pendant au moins 6 à 8 mois par DECAPEPTYL L.P. 3 mg.

Avertissements et précautions

·Ce traitement doit être administré sous étroite surveillance médicale avec parfois des contrôles biologiques, cliniques et radiologiques stricts et réguliers.

·Si vous prenez des médicaments pour prévenir la coagulation du sang (anticoagulants), des hématomes (bleus) peuvent apparaître au site dinjection.

·Des dépressions, parfois graves ont été rapportées chez des patients traités par DECAPEPTYL. Si une humeur dépressive apparaît alors que vous êtes traité par DECAPEPTYL, informez votre médecin. Votre médecin peut vouloir surveiller votre dépression pendant le traitement.

·DECAPEPTYL LP 3 mg peut entraîner des changements dhumeur.

·Le traitement par DECAPEPTYL LP 3 mg, comme par les autres analogues de la GnRH, peut entraîner une diminution de la densité des os et de leur résistance, particulièrement si vous êtes un grand consommateur dalcool, si vous êtes fumeur, sil y a des cas dostéoporose (maladie qui affecte la résistance des os) dans votre famille, si vous avez une mauvaise alimentation ou si vous prenez des antiépileptiques (médicaments utilisés pour traiter diverses formes d'épilepsie) ou des corticoïdes (dérivés de la cortisone). Si vous avez des problèmes dos comme de lostéoporose, parlez-en à votre médecin. Il pourra être amené à adapter le traitement.

·Vous devez informer votre médecin si vous souffrez de troubles cardiovasculaires, y compris de troubles du rythme cardiaque (arythmie), ou si vous êtes traité par des médicaments pour soigner ces maladies. Le risque de troubles du rythme cardiaque peut être augmenté par lutilisation de DECAPEPTYL.

·Si vous êtes diabétique ou si vous souffrez de problèmes cardiaques, vous devez en informer votre médecin.

·Si vous avez, sans que cela nait été découvert jusque-là, une augmentation du volume (tumeur bénigne) de la glande hypophysaire, elle pourrait être découverte au cours du traitement par DECAPEPTYL LP 3 mg. Les symptômes incluent des maux de tête soudains, des vomissements, des problèmes de vue et une paralysie des yeux.

Chez lhomme

·Au début du traitement, il y aura une augmentation de la quantité de testostérone dans votre corps. Ceci peut entraîner une aggravation des symptômes du cancer. Contactez votre médecin si cela se produit. Votre médecin pourra vous prescrire des médicaments (un anti-androgène) pour éviter que vos symptômes ne saggravent.

·Au cours des premières semaines de traitement, DECAPEPTYL LP 3 mg, comme les autres analogues de la GnRH, peut, dans des cas isolés, entraîner une compression de la moelle épinière ou un blocage de lurètre (canal par lequel passe lurine). Dans ces cas, votre médecin mettra en place un suivi particulier et vous prescrira un traitement adapté.

·Après castration chirurgicale, la triptoréline ninduit pas de réduction supplémentaire du taux de testostérone.

·Des tests diagnostiques de la fonction gonadotrope hypophysaire conduits durant le traitement et après linterruption de la thérapie avec DECAPEPTYL LP 3 mg peuvent être erronés.

·La suppression de la testostérone peut entrainer lapparition dune anémie (diminution du nombre de globules rouges).

Chez la femme

·Dans le cadre du traitement de linfertilité, lassociation aux gonadotrophines peut entraîner une augmentation de la taille des ovaires ou une hyperstimulation ovarienne qui peuvent se manifester par des douleurs pelviennes et/ou abdominales et des difficultés à respirer. Si cela se produit vous devez consulter immédiatement votre médecin.

·Durant le premier mois de traitement, vous pouvez avoir des saignements vaginaux. Ensuite, vos règles doivent normalement sarrêter. Si des saignements se produisent après le premier mois de traitement, parlez-en à votre médecin.

·Vos règles devraient revenir 2 à 3 mois après la dernière injection.

·En dehors du traitement de linfertilité, vous devez utiliser une méthode de contraception autre que la « pilule » pendant toute la période de traitement et jusquau retour des règles (voir rubrique grossesse et allaitement).

Si vous utilisez DECAPEPTYL LP 3 mg pour le cancer du sein

·Si vous présentez un problème qui affecte vos os, comme l'ostéoporose, informez-en votre médecin. Cela peut affecter la manière dont votre médecin décide de vous traiter. Votre médecin effectuera une mesure de votre densité osseuse avant le début du traitement si vous êtes à risque d'ostéoporose et vous surveillera pendant le traitement.

·Si vous souffrez de diabète ou d'hypertension artérielle, informez-en votre médecin. Votre médecin vérifiera votre glycémie et votre tension artérielle pendant le traitement.

·Si vous souffrez de dépression, informez-en votre médecin. Votre médecin peut vouloir surveiller votre dépression pendant le traitement.

Enfants

·Chez les filles traitées pour une puberté précoce, des saignements vaginaux peuvent apparaître au cours du premier mois de traitement.

·Une pathologie de la hanche peut survenir après larrêt du traitement (épiphysiolyse de la hanche). Elle se traduit par une raideur de la hanche, une boiterie et/ou une douleur aiguë à l'aine irradiant vers la cuisse. Si cela se produit vous devez consulter votre médecin.

·Si vous ou votre enfant êtes concerné par un des signes cités ci-dessus, parlez-en à votre médecin.

Autres médicaments et DECAPEPTYL LP 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Chez lhomme :

DECAPEPTYL peut interagir avec des médicaments utilisés pour traiter les problèmes de rythme cardiaque (par exemple quinidine, procaïnamide, amiodarone et sotalol) ou peut augmenter le risque de troubles du rythme cardiaque quand il est utilisé avec dautres médicaments (par exemple la méthadone (utilisée pour soulager la douleur et en traitement de substitution des pharmacodépendances), la moxifloxacine (un antibiotique), des antipsychotiques (utilisés pour des troubles mentaux graves).

DECAPEPTYL LP 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Ce médicament ne doit pas à être utilisé pendant la grossesse ou lallaitement. Nutilisez pas DECAPEPTYL LP 3 mg si vous envisagez une grossesse (sauf si DECAPEPTYL est utilisé dans le traitement dune infertilité).

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Vous pouvez ressentir des étourdissements, de la fatigue ou avoir des problèmes de vue tels quune vision trouble. Ce sont des effets indésirables possibles du traitement ou de la maladie traitée. Si vous ressentez un de ces effets indésirables, vous ne devez pas conduire ou utiliser des machines.

DECAPEPTYL LP 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol (23 mg) par dose administrée, cest-à-dire sans sodium.

3. COMMENT UTILISER DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?  Retour en haut de la page

Posologie

Une injection toutes les 4 semaines.

Cancer du sein

La dose recommandée de DECAPEPTYL L.P. 3 mg est une injection dans un muscle, toutes les 4 semaines (28 jours). Le traitement peut durer jusqu'à cinq ans.

DECAPEPTYL L.P. 3 mg est utilisé en association avec un médicament appelé tamoxifène ou un « inhibiteur de l'aromatase», comme lexemestane. Si vous devez prendre un « inhibiteur de laromatase », vous serez traitée avec DECAPEPTYL L.P. 3 mg pendant au moins 6 à 8 semaines avant de commencer à le prendre. Vous recevrez au moins 2 injections de DECAPEPTYL L.P. 3 mg (avec un intervalle de 4 semaines entre les injections) avant de commencer à le prendre.

Utilisation chez les enfants :

La dose est ajustée en fonction du poids du patient.

·Enfants de moins de 20 kg : administrer la moitié de la dose (la moitié du volume de la suspension reconstituée) par injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours)

·Enfant dont le poids est compris entre 20 et 30 kg : administrer 2/3 de la dose (soit les 2/3 du volume de la suspension reconstituée) par injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours)

·Enfants de plus de 30 kg : 1 dose (toute la suspension reconstituée) par injection intramusculaire toutes les 4 semaines (28 jours)

Si vous avez limpression que leffet de DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours, est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode et voie dadministration

Voie intramusculaire.

La poudre doit être mise en suspension immédiatement avant linjection en utilisant exclusivement le solvant fourni dans le conditionnement. La suspension obtenue ne doit pas être mélangée à dautres médicaments.

N.B. : Il est important que la préparation de linjection soit pratiquée rigoureusement selon les instructions données ci-après. Toute injection défectueuse, conduisant à une perte dune quantité supérieure à celle qui reste normalement dans le dispositif utilisé pour linjection doit être signalée.

Durée du traitement

La durée de traitement sera adaptée selon les cas.

Suivre la prescription médicale.

Si vous avez pris plus de DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours :

Dans tous les cas, contacter votre médecin.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours :

Cancer du sein :

N'arrêtez pas le traitement avec DECAPEPTYL L.P. 3 mg sans en parler avant à votre médecin. Ceci est particulièrement important si vous utilisez DECAPEPTYL L.P. 3 mg avec un inhibiteur de l'aromatase. En effet, larrêt du traitement pourrait entrainer une augmentation des taux d'strogènes. Votre médecin surveillera vos taux d'strogènes pendant votre traitement avec DECAPEPTYL L.P. 3 mg.

Si vous arrêtez d'utiliser DECAPEPTYL L.P. 3 mg, vous devez également arrêter le traitement par les inhibiteurs de l'aromatase dans le mois qui suit la dernière injection de DECAPEPTYL.

Effets pouvant apparaître lorsque le traitement par DECAPEPTYL L.P. 3 mg est arrêté :

Chez la femme, reprise de lactivité ovarienne (possibilité dovulation, règles).

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez que tout le monde.

Dans de rares cas, une réaction allergique sévère peut se produire. Consultez immédiatement un médecin, si vous ressentez des symptômes tels que des difficultés à avaler ou à respirer, un gonflement des lèvres, du visage, de la gorge ou de la langue, une éruption cutanée.

Lutilisation prolongée de ce médicament chez ladulte pourrait entraîner une diminution de la masse osseuse.

Si vous avez une hypertrophie (tumeur bénigne) de la glande pituitaire non encore diagnostiquée, elle peut être découverte pendant le traitement par DECAPEPTYL LP 3 mg. Les symptômes comprennent des maux de tête soudains, des vomissements, des problèmes de vue et une paralysie des yeux.

Comme avec les autres analogues de la GnRH, une augmentation du nombre de globules blancs peut être observée avec DECAPEPTY LP 3 mg.

Chez lhomme

La plupart des effets indésirables sont attendus, en raison du changement du taux de testostérone dans le corps. Ces effets incluent les bouffées de chaleur, limpuissance et la baisse de la libido.

Très fréquents (concernent plus de 1 patient sur 10)

·Baisse de la libido.

·Fourmillements dans les jambes.

·Bouffées de chaleur.

·Transpiration excessive.

·Douleur dorsale.

·Impuissance.

·Sensation de faiblesse.

Fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 100)

·Réaction allergique.

·Dépression, changements dhumeur, perte de la libido.

·Sensations vertigineuses, maux de tête.

·Pression artérielle élevée.

·Bouche sèche, nausées.

·Douleurs osseuses et musculaires, douleurs des extrémités des membres.

·Douleur dans la partie inférieure de labdomen.

·Réactions au site dinjection (rougeur, inflammation et douleur), dème (accumulation de liquide dans les tissus).

·Augmentation du poids.

·Diminution du nombre de globules rouges (anémie).

Peu fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 1 000)

·Augmentation du nombre de plaquettes dans le sang.

·Perte dappétit, diabète, goutte (douleur intense et gonflement des articulations, généralement du gros orteil), excès de lipides dans le sang, augmentation de lappétit.

·Insomnie, irritabilité.

·Fourmillements ou engourdissement.

·Troubles de la vision.

·Bourdonnements doreilles, vertige.

·Palpitations.

·Difficulté à respirer, saignement de nez.

·Douleur abdominale, constipation, diarrhée, vomissements.

·Acné, chute des cheveux, rougeur de la peau, démangeaisons, éruption cutanée, urticaire.

·Douleur articulaire, douleur osseuse, crampe musculaire, faiblesse musculaire, douleur musculaire.

·Réveil nocturne pour uriner, difficulté duriner.

·Gonflement des seins, douleur des seins, réduction de la taille des testicules, douleur des testicules.

·Etat de sommeil profond, gonflement des chevilles, pieds et doigts, douleur, frissons, somnolence.

·Modification de certains examens sanguins (incluant une augmentation des marqueurs du foie), pression artérielle augmentée, perte de poids.

Rares (concernent de 1 à 10 patients sur 10 000)

·Inflammation du nez et de la gorge.

·Etat confusionnel, baisse de lactivité, euphorie.

·Troubles de la mémoire.

·Sensation anormale dans les yeux vision anormale.

·Tension artérielle basse.

·Respiration courte en position couchée.

·Ballonnements, anomalies du goût, flatulence.

·Ampoules cutanées, coloration rouge ou violette de la peau.

·Raideur articulaire, gonflement des articulations, raideur musculo-squelettique, arthrose.

·Douleur thoracique, difficulté à rester debout, symptômes pseudo-grippaux, fièvre.

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·Réaction allergique grave pouvant provoquer un gonflement du visage, de la langue et du cou, des sensations de vertiges ou des difficultés à respirer (dème de Quincke, choc anaphylactique).

·Anxiété.

·Incontinence urinaire.

·Malaise.

·Modifications de lélectrocardiogramme (prolongation de lintervalle QT).

Comme avec les autres analogues de la GnRH, une augmentation du nombre de globules blancs peut être observée avec DECAPEPTYL LP 3 mg.

Les patients traités au long court par analogue de la GnRH en association à la radiothérapie peuvent avoir plus deffets secondaires en particulier gastro-intestinaux, liés à la radiothérapie.

Chez la femme

La plupart des effets secondaires sont attendus en raison du changement du niveau d'strogènes dans l'organisme.

Effets très fréquents (concernent plus de 1 patient sur 10) comprennent : difficultés à dormir, changements d'humeur, diminution de la libido, maux de tête, bouffées de chaleur, acné, transpiration excessive, peau grasse, affection des seins, douleur pendant ou après les rapports sexuels, saignements génitaux, syndrome dhyperstimulation ovarienne (se manifestant par une augmentation de la taille des ovaires et une rétention d'eau), augmentation de la taille des ovaires, douleurs dans le bas ventre, sécheresse vaginale, sensation de faiblesse.

Effets secondaires fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 100) : réaction allergique, dépression (en cas de traitement de longue durée), nervosité, sensation vertigineuse, prise de poids, nausées, douleur ou gène abdominales, douleurs articulaires, crampes musculaires, douleur dans les bras et les jambes, douleur des seins, réaction au site d'injection (incluant douleur, gonflement, rougeur et inflammation), dème des chevilles, pieds et doigts.

Effets secondaires peu fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 1000) : appétit diminué, rétention deau, variabilité émotionnelle, anxiété, dépression (en cas de traitement de courte durée), altération de la faculté de se repérer dans le temps et dans l'espace, anomalie du goût, diminution de la sensibilité, perte de connaissance temporaire et brutale, perte de mémoire, manque de concentration, fourmillements ou engourdissement, tremblements, sécheresse des yeux, troubles de la vision, vertige, palpitations, difficulté à respirer, saignement de nez, ballonnements, diarrhée, flatulence, bouche sèche, lésion de la bouche, vomissement, chute de cheveux, peau sèche, excès de poil sur le corps, ongles cassants, démangeaisons, éruption cutané, douleur dorsale, douleur musculaire, saignement pendant les rapports sexuels, descente de la vessie dans le vagin, règles douloureuses, saignements en dehors des règles, règles abondantes, kyste de lovaire qui peut provoquer une douleur, pertes vaginales, perte de poids.

Effets secondaires rapportés après la commercialisation (leur fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles) : réaction allergique grave pouvant provoquer un gonflement du visage, de la langue et du cou, des sensations de vertige ou des difficultés à respirer (dème de Quincke, choc anaphylactique), état confusionnel, perturbation visuelle, tension artérielle élevée, urticaire, faiblesse musculaire, absence de règles, fièvre, malaise, modification de certains examens sanguins (incluant une augmentation des marqueurs du foie), augmentation de la tension artérielle.

Dans le cadre d'un traitement de la stérilité, l'association avec les gonadotrophines peut entraîner une augmentation de la taille des ovaires ou une hyperstimulation ovarienne qui peuvent se manifester par des douleurs pelviennes et/ou abdominales et des difficultés à respirer. Si cela se produit, il faut consulter votre médecin immédiatement.

Dans le cadre du traitement de lendométriose, il est possible dobserver en début de traitement une accentuation des troubles qui lont motivé (douleurs abdominales, dysménorrhée) mais qui doivent disparaître en 1 à 2 semaines. Ces phénomènes peuvent survenir même si leffet du traitement est favorable. Il faut cependant en avertir immédiatement votre médecin traitant.

Effets indésirables lors de lutilisation pour le cancer du sein en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase

Les effets indésirables suivants ont été observés lorsque DECAPEPTYL L.P. 3 mg a été utilisé pour le cancer du sein en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase :

Effets indésirables très fréquents (concernant plus d'un patient sur 10) : nausées, sensation de grande fatigue, douleurs articulaires et musculaires, ostéoporose, bouffées de chaleur, transpiration excessive, difficulté à dormir, dépression, baisse de la libido, sécheresse vaginale, douleur pendant ou après les rapports sexuels, incontinence urinaire, augmentation de la pression artérielle.

Effets indésirables fréquents (concernant de 1 à 10 patients sur 100) : diabète, glycémie élevée (hyperglycémie), douleur, ecchymose, rougeur et gonflement au point d'injection, réaction allergique, fractures osseuses, caillot dans un vaisseau sanguin.

Effets indésirables peu fréquents (concernant de 1 à 10 patients de 1000) : saignement cérébral, manque d'apport sanguin vers le cerveau ou le cur.

Effets secondaires rares (concernant de 1 à 10 patients de 10.000) : modifications de lélectrocardiogramme (prolongement de l'intervalle QT).

Chez lenfant

Effets indésirables très fréquents (concernent plus de 1 patient sur 10) : saignements vaginaux et pertes vaginales chez les filles.

Effets indésirables fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 100) : réaction allergique, mal de tête, bouffées de chaleur, douleur abdominale, acné, réaction au site d'injection (rougeur, inflammation et/ou douleur), prise de poids.

Effets indésirables peu fréquents (concernent de 1 à 10 patients sur 1000) : changement dhumeur, obésité, troubles de la vision, saignement de nez, vomissement, constipation, nausées, démangeaisons, éruption cutanée, urticaire, douleur du cou, douleur des seins, malaise.

Effets indésirables rapportés après la commercialisation (leur fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles) : réaction allergique grave pouvant provoquer un gonflement du visage, de la langue et du cou, des sensations de vertige ou des difficultés à respirer (dème de Quincke, choc anaphylactique, observés chez ladulte), instabilité émotionnelle, dépression, nervosité, vision anormale, tension artérielle élevée, douleurs musculaires, modification de certains examens sanguins (incluant une augmentation de certaines hormones), augmentation de la tension artérielle.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.frEn signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte.

Conserver DECAPEPTYL L.P. 3 mg à une température ne dépassant pas 25ºC.

Nutilisez pas DECAPEPTYL L.P. 3 mg, si vous constatez des signes visibles de détérioration au niveau de lemballage ou des blisters. Retournez le médicament chez votre pharmacien.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront àprotéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Triptoréline.......... 3,00 mg*

(sous forme de pamoate de triptoréline)

pour une unité de prise

* Compte tenu des caractéristiques de la forme pharmaceutique, chaque flacon contient une quantité de pamoate de triptoréline correspondant à 4,3 mg de triptoréline

·Les autres composants sont :

Polymère D, L lactide-coglycolide, mannitol ; carmellose sodique ; Polysorbate 80

Solvant : Mannitol, eau pour préparations injectables

Quest-ce que DECAPEPTYL L.P. 3 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) forme à libération prolongée sur 28 jours et contenu de lemballage extérieur   Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) à libération prolongée. Boîte de 1 flacon + 1 ampoule de solvant.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

IPSEN PHARMA

65 QUAI GEORGES GORSE

92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

IPSEN PHARMA

65 QUAI GEORGES GORSE

92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

IPSEN PHARMA BIOTECH

PARC DACTIVITES DU PLATEAU DE SIGNES

83870 SIGNES

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

{MM/AAAA}

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de llANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé (voir rubrique 3) :

Instructions dutilisation

1 PREPARATION DU PATIENT AVANT LA RECONSTITUTION DU MEDICAMENT

·Préparer le patient en désinfectant le muscle fessier au site dinjection. Cette étape doit être réalisée en premier car la suspension doit être injectée immédiatement après la reconstitution.

2 PREPARATION DE LINJECTION

Deux aiguilles sont fournies dans la boîte.

·Aiguille 1 : aiguille longue (38 mm) sans système de sécurité à utiliser pour la reconstitution

·Aiguille 2 : aiguille longue (38 mm) avec un système de sécurité à utiliser pour linjection

Aiguille 1 38 mm 20 GaugeAiguille 2 38 mm 20 Gauge

La présence de bulles au-dessus du lyophilisat est un aspect normal du produit.

2a

·Sortir l'ampoule contenant le solvant. Si une partie de la solution est bloquée dans le haut de lampoule, la tapoter afin de la faire descendre dans le corps de lampoule.

·Visser lAiguille 1 (sans système de sécurité) sur la seringue. Ne pas retirer le capuchon de laiguille à ce stade.

·Casser le haut de lampoule en positionnant le point face à soi.

·Retirer le capuchon de lAiguille 1. Insérer laiguille dans lampoule et prélever la totalité du solvant dans la seringue. Mettre de côté la seringue contenant le solvant.

2b

·Sortir le flacon contenant la poudre.Tapoter pour ramener au fond du flacon la poudre éventuellement accumulée en haut du flacon.

·Retirer le capuchon en plastique du flacon.

·Reprendre la seringue contenant le solvant et enfoncer verticalement laiguille au travers du bouchon en élastomère du flacon. Injecter le solvant lentement, de façon à, si possible, rincer toute la partie supérieure du flacon.

2c

·Remonter l'Aiguille 1 au-dessus du niveau du liquide.

·Ne pas retirer laiguille du flacon. Reconstituer la suspension en agitant doucement le flacon dun mouvement circulaire.

·Agiter le temps nécessaire à lobtention dune suspension homogène et laiteuse.

·Important : Vérifier labsence dagglomérats (en cas dagglomérats poursuivre lagitation jusquà complète homogénéisation).

2d

·Quand la suspension est homogène, descendre laiguille et, sans retourner le flacon, aspirer toute la suspension. Une petite quantité de suspension restera dans le flacon et devra être éliminée. Un excès de poudre et de solvant est prévu lors de la fabrication pour autoriser cette perte lors de la préparation de la seringue.

·Enlever lAiguille 1 utilisée pour la reconstitution en la saisissant par lembout coloré. Visser sur la seringue lAiguille 2 avec le système de sécurité.

·Faire basculer le manchon de protection de laiguille vers le corps de la seringue. Le manchon de protection reste dans la position que vous lui donnez.

·Enlever le capuchon de laiguille.

·Amorcer laiguille en vidant lair contenu dans la seringue et injecter immédiatement.

3 INJECTION INTRAMUSCULAIRE

·Pour éviter que la suspension précipite, injecter le produit immédiatement dans le muscle fessier préalablement désinfecté.

4 APRES UTILISATION

·Activer le système de sécurité dune seule main

oRemarque : garder constamment votre doigt derrière le butoir

Il existe deux méthodes pour activer le système de sécurité :

§Méthode A : pousser le butoir avec votre doigt ou

§Méthode B : pousser la gaine de protection sur une surface plane.

oDans les deux cas, appuyer avec un mouvement ferme rapide jusquà laudition dun clic.

oVérifier visuellement que laiguille est complètement prise dans le manchon de protection.

·Les aiguilles utilisées, toute suspension non utilisée ou déchet doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.

Méthode A

Ou

Méthode B

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Source : ANSM

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