ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 08/08/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Atorvastatine (sous forme datorvastatine calcique)........ 10 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 92,17 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimés pelliculés.

Comprimés pelliculés blancs à blanc cassé, ronds, biconvexes, portant une barre de cassure sur une face.

La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Hypercholestérolémie

ATORVASTATINE EG est indiqué comme traitement adjuvant au régime en vue de réduire des taux élevés de cholestérol total (C-total), de LDL-cholestérol (LDL-C), dapolipoprotéine B et de triglycérides chez les adultes, les adolescents et les enfants de 10 ans ou plus ayant une hypercholestérolémie primaire, y compris une hypercholestérolémie familiale (variante hétérozygote) ou une hyperlipidémie combinée (mixte) (correspondant aux types IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime alimentaire et à dautres mesures non pharmacologiques sest avérée insuffisante.

ATORVASTATINE EG est également indiqué pour réduire les taux de C-total et de LDL-C chez les adultes ayant une hypercholestérolémie familiale homozygote, comme traitement adjuvant à dautres traitements hypolipidémiants (par exemple LDL-aphérèse) ou si ces traitements ne sont pas disponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Prévention des événements cardiovasculaires chez les patients adultes estimés à risque élevé de développer un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), comme traitement adjuvant dune correction des autres facteurs de risque.

Publicité
4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Le patient doit être placé sous régime hypocholestérolémiant standard avant de recevoir ATORVASTATINE EG et doit poursuivre ce régime pendant le traitement par ATORVASTATINE EG.

Adapter la dose de manière individuelle, en fonction des taux de LDL-C à létat initial, des objectifs de la thérapie et de la réponse du patient.

La dose initiale habituelle est de 10 mg une fois par jour. Effectuer les ajustements de la dose en respectant des intervalles de minimum 4 semaines. La dose maximale est de 80 mg une fois par jour.

Hypercholestérolémie primaire et hyperlipidémie combinée (mixte)

La majorité des patients sont sous contrôle avec ATORVASTATINE EG 10 mg une fois par jour. Une réponse thérapeutique apparaît dans les 2 semaines et la réponse thérapeutique maximale sobtient habituellement dans les 4 semaines. La réponse se maintient pendant une thérapie chronique.

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote

Les patients doivent débuter avec 10 mg dATORVASTATINE EG par jour. Adapter les doses de manière individuelle et les ajuster toutes les 4 semaines jusquà 40 mg par jour. Ensuite, la dose peut être augmentée jusquà un maximum de 80 mg par jour, ou un chélateur des acides biliaires peut être associée à 40 mg datorvastatine une fois par jour.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

On ne dispose que de données limitées (voir rubrique 5.1).

Chez les patients ayant une hypercholestérolémie familiale homozygote, la dose datorvastatine est de 10 à 80 mg par jour (voir rubrique 5.1). Chez ces patients, utiliser latorvastatine en complément dautres traitements hypolipémiants (par exemple LDL-aphérèse) ou si ces traitements ne sont pas disponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Au cours des études de prévention primaire, la dose était de 10 mg/jour. Des doses plus élevées peuvent savérer nécessaires pour atteindre des taux de (LDL-)cholestérol conformes aux directives actuelles.

Insuffisance rénale

Il nest pas nécessaire dajuster la dose (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

ATORVASTATINE EG doit sutiliser avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2). ATORVASTATINE EG est contre-indiqué chez les patients ayant une maladie hépatique active (voir rubrique 4.3).

Utilisation chez les sujets âgés

Chez les patients de plus de 70 ans utilisant les doses recommandées, lefficacité et la sécurité sont similaires à celles observées au sein de la population générale.

Population pédiatrique

Hypercholestérolémie

Lutilisation chez les enfants est réservée aux médecins expérimentés dans le traitement de lhyperlipidémie pédiatrique et les patients doivent faire lobjet dune réévaluation régulière afin destimer leur évolution.

Chez les patients de 10 ans et plus, la dose initiale recommandée datorvastatine est de 10 mg par jour et peut être augmentée jusquà 20 mg par jour. La titration de la dose doit seffectuer en fonction de la réponse individuelle et de la tolérance des patients pédiatriques. Les données de sécurité sont limitées concernant le traitement de patients pédiatriques avec des doses supérieures à 20 mg, ce qui équivaut à environ 0,5 mg/kg.

Lexpérience est limitée chez les enfants de 6 à 10 ans (voir rubrique 5.1). Lutilisation datorvastatine nest pas indiquée pour le traitement des patients de moins de 10 ans.

Dautres formes pharmaceutiques/dosages peuvent mieux convenir pour cette population.

Mode dadministration

ATORVASTATINE EG est destiné à une administration par voie orale. Chaque dose quotidienne datorvastatine sadministre en une prise et la prise peut seffectuer à tout moment de la journée, avec ou sans nourriture.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

ATORVASTATINE EG est contre-indiqué dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

·maladie hépatique active ou une élévation persistante et inexpliquée des taux sériques de transaminases supérieure à 3 fois la limite supérieure de la normale ;

·pendant la grossesse, lallaitement et chez les femmes en âge de procréer nutilisant aucune méthode contraceptive appropriée (voir rubrique 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Effets hépatiques

Des tests de la fonction hépatique doivent avoir lieu avant linstauration du traitement puis de manière périodique. Les patients développant des signes ou symptômes suggestifs dune atteinte hépatique doivent subir des tests de la fonction hépatique. Les patients développant une augmentation des taux de transaminases doivent être surveillés jusquà ce que la ou les anomalies disparaissent. En cas délévation persistante des transaminases dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), il est recommandé de réduire la posologie dATORVASTATINE EG ou darrêter le traitement (voir rubrique 4.8).

ATORVASTATINE EG doit être utilisé avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes dalcool et/ou présentant des antécédents de maladie hépatique.

Prévention des accidents vasculaires cérébraux par une réduction agressive des taux de cholestérol

Au cours dune analyse post hoc de sous-types daccident vasculaire cérébral chez des patients sans cardiopathie ischémique (CPI) ayant eu récemment un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un accident ischémique transitoire (AIT), on a observé une incidence plus élevée daccident vasculaire cérébral hémorragique chez les patients ayant débuté un traitement par une dose de 80 mg datorvastatine, par rapport aux patients recevant le placebo. Ce risque accru était particulièrement marqué chez les patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique ou dinfarctus lacunaire au moment de leur inclusion dans létude. Chez les patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique ou dinfarctus lacunaire, le rapport risques/bénéfices du traitement par une dose de 80 mg datorvastatine est incertain et le risque potentiel daccident vasculaire cérébral hémorragique doit être soigneusement envisagé avant dinstaurer le traitement (voir rubrique 5.1).

Effets sur le muscle squelettique

Comme les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, latorvastatine peut, dans de rares cas, affecter le muscle squelettique et causer des myalgies, une myosite et une myopathie pouvant évoluer vers une rhabdomyolyse, une affection potentiellement fatale se caractérisant par une élévation marquée des taux de créatine phosphokinase (CPK) (> 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant donner lieu à une insuffisance rénale.

Avant le traitement

Latorvastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients ayant des facteurs de prédisposition pour une rhabdomyolyse. Mesurer les taux de CPK avant de débuter un traitement par statine dans les situations suivantes :

·Insuffisance rénale,

·Hypothyroïdie,

·Antécédents personnels ou familiaux daffections musculaires héréditaires,

·Antécédents de toxicité musculaire avec une statine ou un fibrate,

·Antécédents de maladie hépatique et/ou consommation dimportantes quantités dalcool,

·Chez les patients âgés (> 70 ans), évaluer la nécessité de ces mesures en fonction de la présence dautres facteurs de prédisposition pour une rhabdomyolyse,

·Situations où une élévation des taux plasmatiques peut survenir, notamment en cas d'interactions (voir rubrique 4.5) et dutilisation dans des populations particulières, y compris dans des sous-populations génétiques (voir rubrique 5.2).

Dans de telles situations, évaluer les risques liés au traitement par rapport aux bénéfices éventuels, et une surveillance clinique est recommandée.

Si les taux de CPK sont significativement élevés (> 5 fois la LSN) à létat initial, ne pas débuter le traitement.

Mesure des taux de créatine phosphokinase

Ne pas mesurer les taux de créatine phosphokinase (CPK) après un exercice intense ni en présence de toute autre cause plausible daugmentation des taux de CPK, car cela rend difficile linterprétation des valeurs. Si les taux de CPK sont significativement élevés à létat initial (> 5 fois la LSN), les mesurer à nouveau dans les 5 à 7 jours suivants afin de confirmer les résultats.

Pendant le traitement

·Demander aux patients de rapporter rapidement toute douleur, crampe ou faiblesse musculaire, surtout si ces symptômes saccompagnent dun malaise ou dune fièvre.

·Si ces symptômes surviennent pendant quun patient reçoit un traitement par atorvastatine, mesurer ses taux de CPK. Si ces taux sont significativement élevés (> 5 fois la LSN), arrêter le traitement.

·Si les symptômes musculaires sont sévères et induisent un inconfort quotidien, même si les taux de CPK sont élevés mais ≤ 5 x LSN, envisager larrêt du traitement.

·Si les symptômes disparaissent et si les taux de CPK se normalisent, la réintroduction de latorvastatine ou lintroduction dune autre statine peut être envisagée, à la dose la plus faible et en surveillant étroitement le patient.

·Interrompre le traitement par atorvastatine en cas délévation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 x LSN) ou en cas de diagnostic ou de suspicion dune rhabdomyolyse.

Traitement concomitant par dautres médicaments

Le risque de rhabdomyolyse augmente si lon administre latorvastatine avec certains médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des protéines de transport (par exemple ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole et inhibiteurs de la protéase du VIH incluant le ritonavir, le lopinavir, latazanavir, lindinavir, le darunavir, etc.). Le risque de myopathie peut également augmenter en cas d'utilisation concomitante de gemfibrozil et dautres dérivés de lacide fibrique, dérythromycine, de niacine et dézétimibe. Si possible, envisager des traitements alternatifs (ninduisant aucune interaction) à la place de ces médicaments.

De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine phosphokinase sérique, qui persistent malgré larrêt du traitement par la statine.

Dans les cas où ladministration concomitante de ces médicaments et datorvastatine savère nécessaire, évaluer soigneusement le rapport bénéfices/risques du traitement concomitant. Si les patients reçoivent des médicaments augmentant les concentrations plasmatiques datorvastatine, il est recommandé dadministrer une dose maximale plus faible datorvastatine. De plus, en cas dassociation avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4, lutilisation dune dose initiale plus faible datorvastatine doit être envisagée et une surveillance clinique adéquate de ces patients est recommandée (voir rubrique 4.5).

Latorvastatine ne doit pas être administrée de manière concomitante avec des formulations systémiques de l'acide fusidique ou dans les 7 jours suivant l'arrêt du traitement par acide fusidique. Chez les patients chez lesquels lutilisation de lacide fusidique par voie systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine devra être interrompu tout au long du traitement par acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés (y compris des cas avec issue fatale) chez des patients traités par une association d'acide fusidique et de statines (voir rubrique 4.5). Il conviendra de conseiller aux patients de consulter immédiatement un médecin, sils développaient des symptômes comme une faiblesse, une sensibilité ou des douleurs musculaires.

Le traitement par statine pourra être repris sept jours après la dernière dose dacide fusidique.

Dans des circonstances exceptionnelles, lorsque la prise prolongée dacide fusidique par voie systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement dinfections graves, la nécessité de coadministrer de latorvastatine et de lacide fusidique devra uniquement être envisagée au cas par cas et sous surveillance médicale étroite.

Diabète

Quelques données suggèrent que les statines, en tant que classe de médicaments, augmentent le taux de glucose dans le sang et quelles peuvent, chez certains patients présentant un risque accru de devenir diabétique, conduire à un niveau dhyperglycémie requérant un traitement antidiabétique formel. Cependant, ce risque est compensé par la réduction du risque vasculaire avec les statines et ne sera, dès lors, pas une raison pour larrêt du traitement avec les statines. Les patients à risque (taux de glucose à jeun de 5,6 à 6,9 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux de triglycérides, hypertension) feront lobjet dune surveillance clinique et biochimique conformément aux directives nationales.

Pneumopathie interstitielle

Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés avec certaines statines¸ surtout en cas de traitement au long cours (voir rubrique 4.8). Les symptômes présents peuvent inclure une dyspnée, une toux non productive et une détérioration de létat général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle, interrompre le traitement par la statine.

Population pédiatrique

La sécurité au niveau du développement de la population pédiatrique na pas été établie (voir rubrique 4.8).

Excipients

ATORVASTATINE EG contient du lactose. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Effet de certains médicaments administrés simultanément sur latorvastatine

Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des protéines de transport telles que le transporteur de captation hépatique OATP1B1. Ladministration concomitante de médicaments inhibant le CYP3A4 ou les protéines de transport peut donner lieu à une augmentation des concentrations plasmatiques datorvastatine et à un risque accru de myopathie. Le risque peut également augmenter en cas d'administration concomitante datorvastatine avec dautres médicaments susceptibles dinduire une myopathie, tels que les dérivés de lacide fibrique (fibrates) et lézétimibe (voir rubrique 4.4).

Inhibiteurs du CYP3A4

On a constaté que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 induisent une élévation marquée des concentrations datorvastatine (voir Tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous). Si possible, éviter ladministration concomitante dinhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole et inhibiteurs de la protéase du VIH incluant le ritonavir, le lopinavir, latazanavir, lindinavir, le darunavir, etc.). Dans les cas où il est impossible déviter ladministration concomitante de ces médicaments avec latorvastatine, une diminution des posologies initiales et des doses maximales datorvastatine doit être envisagée et une surveillance clinique adéquate des patients est recommandée (voir Tableau 1).

Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (par exemple érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine (voir Tableau 1). Un risque accru de myopathie a été observé en cas d'utilisation dérythromycine en association avec des statines. Aucune étude dinteractions na été réalisée concernant les effets de lamiodarone ou du vérapamil sur latorvastatine. On sait que lamiodarone et le vérapamil inhibent tous deux lactivité du CYP3A4 et ladministration concomitante datorvastatine peut induire une exposition accrue à latorvastatine. Par conséquent, une diminution de la dose maximale datorvastatine doit être envisagée et une surveillance clinique adéquate du patient est recommandée en cas d'utilisation concomitante dinhibiteurs modérés du CYP3A4. Il est également recommandé dappliquer une surveillance clinique adéquate après linstauration du traitement par un inhibiteur ou après une adaptation de la dose de linhibiteur.

Inducteurs du CYP3A4

Ladministration concomitante datorvastatine avec des inducteurs du cytochrome P450 3A (par exemple éfavirenz, rifampicine, millepertuis) peut induire une diminution variable des concentrations plasmatiques datorvastatine. En raison du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A et inhibition du transporteur de captation hépatique OATP1B1), ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est conseillée car ladministration retardée datorvastatine après ladministration de rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques datorvastatine. Leffet de la rifampicine sur les concentrations datorvastatine dans les hépatocytes reste néanmoins inconnu et, sil est impossible déviter ladministration concomitante, les patients doivent faire lobjet dune surveillance attentive afin de vérifier lefficacité du traitement.

Inhibiteurs des protéines de transport

Les inhibiteurs des protéines de transport (par exemple ciclosporine) peuvent augmenter lexposition systémique à latorvastatine (voir Tableau 1). On ignore leffet de linhibition des transporteurs de captation hépatique sur les concentrations datorvastatine dans les hépatocytes. Sil est impossible déviter ladministration concomitante, il est recommandé de diminuer la dose et dassurer une surveillance clinique afin de vérifier lefficacité du traitement (voir Tableau 1).

Gemfibrozil/dérivés de lacide fibrique

Lutilisation de fibrates seuls est occasionnellement associée à des problèmes musculaires tels quune rhabdomyolyse. Le risque de ces problèmes peut augmenter en cas d'utilisation concomitante de dérivés de lacide fibrique et datorvastatine. Sil est impossible déviter cette administration concomitante, utiliser une dose plus faible datorvastatine pour atteindre lobjectif thérapeutique et contrôler les patients dune manière adéquate (voir rubrique 4.4).

Ézétimibe

Lutilisation dézétimibe seul est associée à des problèmes musculaires tels quune rhabdomyolyse. Le risque de ces problèmes peut donc augmenter en cas d'utilisation concomitante dézétimibe et datorvastatine. Il est recommandé dassurer une surveillance clinique adéquate de ces patients.

Colestipol

En cas d'administration concomitante de colestipol et dATORVASTATINE EG, les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs étaient plus faibles (environ 25 %). Les effets sur les lipides étaient néanmoins plus importants en cas d'administration concomitante dAtorvastatine EG et de colestipol quen cas d'administration séparée des médicaments.

Acide fusidique

Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut augmenter en cas dadministration concomitante dacide fusidique par voie systémique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (qu'elle soit pharmacodynamique, pharmacocinétique, ou les deux) n'est pas connu à ce jour. Des cas de rhabdomyolyse (y compris dissue fatale) ont été rapportés chez des patients recevant cette association.

Si un traitement systémique par acide fusidique s'avère nécessaire, le traitement par atorvastatine devra être interrompu tout au long du traitement par acide fusidique. Voir aussi rubrique 4.4.

Effet de latorvastatine sur des médicaments administrés simultanément

Digoxine

L'administration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg datorvastatine a entraîné une légère augmentation des concentrations de digoxine à létat déquilibre. Surveiller de manière adéquate les patients prenant de la digoxine.

Contraceptifs oraux

Ladministration concomitante dAtorvastatine EG et dun contraceptif oral a induit une augmentation des concentrations plasmatiques de noréthindrone et déthinylestradiol.

Warfarine

Au cours dune étude clinique réalisée chez des patients recevant un traitement chronique par warfarine, ladministration concomitante de 80 mg datorvastatine par jour et de warfarine a induit une légère diminution du temps de prothrombine, denviron 1,7 secondes, pendant les 4 premiers jours du traitement. La valeur se normalisait durant les 15 premiers jours du traitement par atorvastatine. Même si lon na rapporté que de très rares cas dinteractions cliniquement significatives avec des anticoagulants, chez les patients prenant des anticoagulants coumariniques, il convient de mesurer le temps de prothrombine avant le début du traitement par atorvastatine, puis à une fréquence suffisante au début du traitement afin de sassurer que le temps de prothrombine ne soit pas modifié de manière significative. Dès quun temps de prothrombine stable est obtenu, le temps de prothrombine peut alors être contrôlé à la fréquence habituellement recommandée chez les patients sous anticoagulants coumariniques. En cas de modification de la dose datorvastatine ou darrêt du traitement, répéter cette même procédure. Chez les patients ne prenant aucun anticoagulant, le traitement par atorvastatine na pas été associé à des hémorragies ni à des modifications du temps de prothrombine.

Tableau 1 : Effet des médicaments administrés simultanément sur la pharmacocinétique de latorvastatine

Médicament administré simultanément et schéma posologique

Atorvastatine

Dose (mg)

Modification de lASC&

Recommandation clinique#

Tipranavir 500 mg 2 fois par jour/Ritonavir 200 mg 2 fois par jour, 8 jours (jours 14 à 21)

40 mg le jour 1, 10 mg le jour 20

↑ 9,4 fois

Dans les cas où ladministration concomitante datorvastatine savère nécessaire, ne pas administrer plus de 10 mg datorvastatine par jour. Une surveillance clinique de ces patients est recommandée.

Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour, dose stable

10 mg une fois par jour pendant 28 jours

↑ 8,7 fois

Lopinavir 400 mg 2 fois par jour/Ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours

20 mg une fois par jour pendant 4 jours

↑ 5,9 fois

Dans les cas où ladministration concomitante datorvastatine savère nécessaire, il est recommandé dadministrer des doses dentretien plus faibles.

En cas d'administration de doses datorvastatine dépassant 20 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée.

Clarithromycine 500 mg 2 fois par jour, 9 jours

80 mg une fois par jour pendant 8 jours

↑ 4,4 fois

Saquinavir 400 mg 2 fois par jour/Ritonavir 300 mg 2 fois par jour des jours 5 à 7, puis augmentation à 400 mg 2 fois par jour au jour 8, jours 5 à 18, 30 minutes après ladministration datorvastatine

40 mg une fois par jour pendant 4 jours

↑ 3,9 fois

Dans les cas où ladministration concomitante datorvastatine savère nécessaire, il est recommandé dadministrer des doses dentretien plus faibles.

En cas d'administration de doses datorvastatine dépassant 40 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée.

Darunavir 300 mg 2 fois par jour/Ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 9 jours

10 mg une fois par jour pendant 4 jours

↑ 3,3 fois

Itraconazole 200 mg une fois par jour, 4 jours

40 mg dose unitaire

↑ 3,3 fois

Fosamprénavir 700 mg 2 fois par jour/Ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours

10 mg une fois par jour pendant 4 jours

↑ 2,5 fois

Fosamprénavir 1400 mg 2 fois par jour, 14 jours

10 mg une fois par jour pendant 4 jours

↑ 2,3 fois

Nelfinavir 1250 mg 2 fois par jour, 14 jours

10 mg une fois par jour pendant 28 jours

↑ 1,7 fois^

Aucune recommandation spécifique

Jus de pamplemousse, 240 ml une fois par jour*

40 mg, dose unitaire

↑ 37 %

La prise concomitante de quantités importantes de jus de pamplemousse et datorvastatine est déconseillée.

Diltiazem 240 mg une fois par jour, 28 jours

40 mg, dose unitaire

↑ 51 %

Après linstauration du traitement ou après des adaptations de la dose de diltiazem, une surveillance clinique adéquate de ces patients est recommandée.

Érythromycine 500 mg 4 fois par jour, 7 jours

10 mg, dose unitaire

↑ 33 %^

Il est recommandé dadministrer une dose maximale plus faible et dassurer une surveillance clinique de ces patients.

Amlodipine 10 mg, dose unique

80 mg, dose unitaire

↑ 18 %

Aucune recommandation spécifique.

Cimétidine 300 mg 4 fois par jour, 2 semaines

10 mg une fois par jour pendant 4 semaines

↓ moins d1 %^

Aucune recommandation spécifique.

Suspension dantiacide contenant de lhydroxyde de magnésium et daluminium, 30 ml 4 fois par jour, 2 semaines

10 mg une fois par jour pendant 4 semaines

↓ 35 %^

Aucune recommandation spécifique.

Éfavirenz 600 mg une fois par jour, 14 jours

10 mg pendant 3 jours

↓ 41 %

Aucune recommandation spécifique.

Rifampicine 600 mg une fois par jour, 7 jours (administration concomitante)

40 mg dose unitaire

↑ 30 %

Sil est impossible déviter ladministration concomitante, il est recommandé dadministrer simultanément latorvastatine et la rifampicine et dassurer une surveillance clinique.

Rifampicine 600 mg une fois par jour, 5 jours (prises séparées)

40 mg dose unitaire

↓ 80 %

Gemfibrozil 600 mg 2 fois par jour, 7 jours

40 mg dose unitaire

↑ 35 %

Il est recommandé dadministrer une posologie initiale plus faible et dassurer une surveillance clinique de ces patients.

Fénofibrate 160 mg une fois par jour, 7 jours

40 mg dose unitaire

↑ 3 %

Il est recommandé dadministrer une posologie initiale plus faible et dassurer une surveillance clinique de ces patients.

& Les données mentionnées sous la forme « x fois » représentent un rapport simple entre l'administration concomitante des deux médicaments et ladministration datorvastatine seule (c.-à-d. 1 fois = pas de modification). Les données mentionnées en « % » représentent une différence en % par rapport à ladministration datorvastatine seule (c.-à-d. 0 % = pas de modification).

# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la signification clinique.

* Contient une ou plusieurs substances inhibant le CYP3A4 et pouvant augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise dun verre de 240 ml de jus de pamplemousse a également induit une diminution de 20,4 % de lASC du métabolite actif ortho-hydroxy. La prise de quantités importantes de jus de pamplemousse (plus d1,2 L par jour pendant 5 jours) a induit une augmentation de 2,5 fois de lASC de latorvastatine et de lASC des substances actives (atorvastatine et métabolites).

^ Activité totale en équivalent atorvastatine

Une augmentation est indiquée par le symbole « ↑ », une diminution par le symbole « ↓ »

Tableau 2 : Effet de latorvastatine sur la pharmacocinétique des médicaments administrés simultanément

Atorvastatine et schéma posologique

Médicament administré simultanément

Médicament/dose (mg)

Modification de lASC&

Recommandation clinique

80 mg une fois par jour pendant 10 jours

Digoxine 0,25 mg une fois par jour, 20 jours

↑ 15 %

Surveiller de manière adéquate les patients prenant de la digoxine.

40 mg une fois par jour pendant 22 jours

Contraceptif oral une fois par jour, 2 mois

- noréthindrone 1 mg

- éthinylestradiol 35 μg

↑ 28 %

↑ 19 %

Aucune recommandation spécifique.

80 mg une fois par jour pendant 15 jours

* Phénazone, 600 mg dose unique

↑ 3 %

Aucune recommandation spécifique.

& Les données mentionnées en « % » représentent la différence en % par rapport à ladministration datorvastatine seule (c.-à-d. 0 % = pas de modification)

* Ladministration concomitante de doses répétées datorvastatine et de phénazone na induit que peu ou pas deffets détectables sur la clairance de la phénazone.

Une augmentation est indiquée par le symbole « ↑ », une diminution par le symbole « ↓ ».

Population pédiatrique

Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte. On ignore limportance des interactions au sein de la population pédiatrique. Pour la population pédiatrique, tenir compte des interactions mentionnées ci-dessus chez les adultes et des mises en garde de la rubrique 4.4.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures contraceptives adéquates pendant le traitement (voir rubrique 4.3).

Grossesse

ATORVASTATINE EG est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). La sécurité na pas été établie chez la femme enceinte (voir rubrique 4.3). Aucune étude clinique contrôlée na été réalisée avec latorvastatine chez la femme enceinte. De rares cas danomalies congénitales ont été rapportés après lexposition intra-utérine à des inhibiteurs de lHMG-CoA réductase. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Le traitement de la mère par latorvastatine peut diminuer les taux ftaux du mévalonate, un précurseur de la biosynthèse du cholestérol. Lathérosclérose est un processus chronique et l'arrêt du traitement par des médicaments hypolipémiants pendant la grossesse ne devrait avoir quun faible impact sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.

Pour ces raisons, ATORVASTATINE EG ne doit pas être utilisé chez les femmes enceintes, pensant être enceintes ou planifiant une grossesse. Le traitement par ATORVASTATINE EG doit être interrompu pendant toute la durée de la grossesse ou jusquà lexclusion dune grossesse (voir rubrique 4.3).

Allaitement

On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait maternel (voir rubrique 5.3). En raison du risque deffets indésirables sévères, les femmes prenant ATORVASTATINE EG ne doivent pas allaiter (voir rubrique 4.3). Latorvastatine est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).

Fertilité

Les études effectuées chez lanimal nont révélé aucun effet de latorvastatine sur la fertilité masculine ou féminine (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

ATORVASTATINE EG na quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Dans la base de données issues détudes cliniques contrôlées par placebo réalisées avec latorvastatine chez 16 066 patients traités pendant une durée moyenne de 53 semaines (8755 patients traités par atorvastatine contre 7311 patients sous placebo), 5,2 % des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison deffets indésirables, par rapport à 4,0 % des patients sous placebo.

Sur la base des données issues des études cliniques et de lexpérience importante depuis la mise sur le marché, le tableau suivant décrit le profil deffets indésirables pour lAtorvastatine EG.

Les fréquences estimées des effets indésirables sont classées au moyen de la convention suivante : fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (≤ 1/10 000).

Infections et infestations

Fréquent : rhinopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare : thrombopénie.

Affections du système immunitaire

Fréquent : réactions allergiques.

Très rare : anaphylaxie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : hyperglycémie.

Peu fréquent : hypoglycémie, prise de poids, anorexie.

Affections psychiatriques

Peu fréquent : cauchemars, insomnie.

Affections du système nerveux

Fréquent : céphalées.

Peu fréquent : étourdissements, paresthésies, hypoesthésie, dysgueusie, amnésie.

Rare : neuropathie périphérique.

Affections oculaires

Peu fréquent : vision floue.

Rare : troubles visuels.

Affections de loreille et du labyrinthe

Peu fréquent : acouphènes.

Très rare : perte daudition.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent : douleur pharyngo-laryngée, épistaxis.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : constipation, flatulence, dyspepsie, nausées, diarrhée.

Peu fréquent : vomissements, douleur dans la région supérieure et inférieure de labdomen, éructations, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : hépatite.

Rare : cholestase.

Très rare : insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie.

Rare : dème angioneurotique, dermatite bulleuse incluant un érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent : myalgies, arthralgies, douleur dans les extrémités, spasmes musculaires, gonflement des articulations, dorsalgies.

Peu fréquent : douleurs cervicales, fatigue musculaire.

Rare : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, tendinopathie parfois compliquée dune rupture tendineuse

Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir la rubrique 4.4)

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare : gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent : malaise, asthénie, douleur thoracique, dème périphérique, fatigue, pyrexie.

Investigations

Fréquent : anomalies des tests de la fonction hépatique, élévation des taux sanguins de créatine phosphokinase.

Peu fréquent : présence de globules blancs dans les urines.

Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, une élévation des transaminases sériques a été rapportée chez des patients recevant de lAtorvastatine EG. Ces modifications étaient habituellement bénignes et transitoires et nont pas nécessité linterruption du traitement. Une élévation cliniquement importante (> 3 fois la limite supérieure de la normale) des taux sériques de transaminases est survenue chez 0,8 % des patients sous ATORVASTATINE EG. Cette élévation était dose-dépendante et réversible chez tous les patients.

Une élévation des taux sériques de créatine phosphokinase (CPK) supérieure à 3 fois la limite supérieure de la normale est survenue chez 2,5 % des patients sous ATORVASTATINE EG, ce qui est comparable à ce qui a été observé avec dautres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase au cours des études cliniques. Des taux supérieurs à 10 fois la limite supérieure de la normale sont survenus chez 0,4 % des patients traités par ATORVASTATINE EG (voir rubrique 4.4).

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :

·Dysfonction sexuelle

·Dépression

·Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, surtout en cas de traitement au long cours (voir rubrique 4.4).

·Diabète : La fréquence dépend de la présence ou de labsence des facteurs de risque (taux de glucose dans le sang à jeun ≥ 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux de triglycérides, antécédents dhypertension).

Population pédiatrique

La base de données clinique inclut des données de sécurité pour 249 patients pédiatriques ayant reçu de latorvastatine, dont 7 patients < 6 ans, 14 patients âgés de 6 à 9 ans et 228 patients âgés de 10 à 17 ans.

Affections du système nerveux

Fréquent : Céphalées.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : Douleur abdominale.

Investigations

Fréquent : augmentation des taux dalanine aminotransférase, augmentation des taux sanguins de créatine phosphokinase.

Sur base des données disponibles, on sattend à ce que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables soient les mêmes chez les enfants que chez les adultes. Il nexiste actuellement que peu dexpérience concernant la sécurité à long terme dans la population pédiatrique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

On ne dispose daucun traitement spécifique en cas de surdosage dATORVASTATINE EG. En cas de surdosage, traiter le patient de manière symptomatique et prendre des mesures de soutien si cela savère nécessaire.

Réaliser des tests de la fonction hépatique et surveiller les taux sériques de CPK. En raison du taux élevé de liaison de latorvastatine aux protéines plasmatiques, on sattend à ce que lhémodialyse naugmente pas significativement la clairance de latorvastatine.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : Agents modifiants les lipides, inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, code ATC : C10AA05.

Latorvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de lHMG-CoA réductase, lenzyme responsable du contrôle du taux de conversion de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols, y compris du cholestérol. Les triglycérides et le cholestérol dans le foie sont incorporés dans les lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et libérés dans le plasma pour atteindre les tissus périphériques. Les lipoprotéines de basse densité (LDL) se forment à partir des VLDL et sont principalement catabolisées par lintermédiaire du récepteur à haute affinité pour les LDL (récepteur des LDL).

Latorvastatine diminue les taux plasmatiques de cholestérol et les concentrations sériques de lipoprotéines en inhibant lHMG-CoA réductase et diminue ainsi la biosynthèse de cholestérol dans le foie et augmente le nombre de récepteurs LDL à la surface des hépatocytes, ce qui augmente la captation et le catabolisme des LDL.

Latorvastatine diminue la production de LDL et le nombre de particules de LDL. Latorvastatine induit une augmentation marquée et soutenue de lactivité des récepteurs LDL couplée à une modification bénéfique de la qualité des particules LDL circulantes. Latorvastatine réduit efficacement le LDL-C chez les patients ayant une hypercholestérolémie familiale homozygote, une population ne répondant habituellement pas aux médicaments hypolipémiants.

Au cours dune étude dose/réponse, on a constaté que latorvastatine diminue les concentrations de C-total (30 % à 46 %), de LDL-C (41 % à 61 %), dapolipoprotéine B (34 % à 50 %) et de triglycérides (14 % à 33 %), tout en induisant une augmentation variable des taux dHDL-C et dapolipoprotéine A1. Ces résultats sont constants chez les patients ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, des formes non familiales dhypercholestérolémie et une hyperlipidémie mixte, y compris les patients ayant un diabète non insulinodépendant.

On a démontré quune diminution des taux de C-total, de LDL-C et dapolipoprotéine B réduit le risque dévénements cardiovasculaires et la mortalité cardiovasculaire.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

Une étude dutilisation compassionnelle, multicentrique, en ouvert, réalisée durant 8 semaines avec une phase dextension optionnelle de durée variable a inclus 335 patients, dont 89 ont été identifiés comme étant atteints dune hypercholestérolémie familiale homozygote. Chez ces 89 patients, la diminution moyenne en pourcentage du LDL-C était denviron 20 %. Latorvastatine était administrée à des doses allant jusquà 80 mg/jour.

Athérosclérose

Létude REVERSAL (Reversing Atherosclerosis with Aggressive Lipid- Lowering Study), menée chez des patients atteints de cardiopathie ischémique, a comparé leffet dun traitement hypolipémiant intensif avec 80 mg datorvastatine à celui dun traitement hypolipémiant standard avec 40 mg de pravastatine sur lathérosclérose coronaire, à laide dune échographie intravasculaire (IVUS) réalisée au cours dune angiographie. Au cours de cette étude contrôlée, randomisée, multicentrique, réalisée en double aveugle chez 502 patients, une IVUS a été réalisée à linclusion et après 18 mois de traitement. Aucune progression de lathérosclérose na été observée dans le groupe atorvastatine (n = 253).

La variation médiane en pourcentage par rapport à la valeur initiale du volume athéromateux total (le critère dévaluation primaire de létude) était de 0,4 % (p = 0,98) dans le groupe atorvastatine et de +2,7 % (p = 0,001) dans le groupe pravastatine (n = 249). Les effets obtenus avec latorvastatine étaient statistiquement significatifs par rapport à ceux obtenus avec la pravastatine (p = 0,02). Les effets dun traitement hypolipémiant intensif sur les critères dévaluation cardiovasculaires (par exemple la nécessité de recourir à la revascularisation, la survenue dun infarctus du myocarde non fatal, décès dorigine coronarienne) nont pas été évalués au cours de cette étude.

Dans le groupe atorvastatine, les taux de LDL-C ont diminué jusquà une valeur moyenne de 2,04 ± 0,8 mmol/L (78,9 ± 30 mg/dl) par rapport à la valeur initiale de 3,89 ± 0,7 mmol/L (150 ± 28 mg/dl). Dans le groupe pravastatine, les taux de LDL-C ont diminué jusquà une valeur moyenne de 2,85 ± 0,7 mmol/L (110 ± 26 mg/dl) par rapport à la valeur initiale de 3,89 ± 0,7 mmol/l (150 ± 26 mg/dl) (p < 0,0001). Latorvastatine a également significativement diminué de 34,1 % les taux moyens de C-total (pravastatine : 18,4 %, p < 0,0001), de 20 % les taux moyens de TG (pravastatine : 6,8 %, p < 0,0009) et de 39,1 % les taux moyens dapolipoprotéine B (pravastatine : 22,0 %, p < 0,0001). Latorvastatine a augmenté de 2,9 % les taux moyens dHDL-C (pravastatine : +5,6 %, p = NS). Une réduction moyenne de 36,4 % des taux de CRP a été observée dans le groupe atorvastatine, par rapport à une réduction de 5,2 % dans le groupe pravastatine (p < 0,0001).

Les résultats de létude ont été obtenus avec le dosage à 80 mg. Ils ne peuvent donc pas être extrapolés aux dosages plus faibles.

Les profils de sécurité et de tolérance étaient similaires dans les deux groupes de traitement.

Les effets dun traitement hypolipémiant intensif sur les principaux critères dévaluation cardiovasculaires nont pas été évalués au cours de cette étude. Par conséquent, on ignore la signification clinique de ces résultats dimagerie concernant la prévention primaire et secondaire des événements cardiovasculaires.

Syndrome coronarien aigu

Au cours de létude MIRACL, une dose de 80 mg datorvastatine a été évaluée chez 3086 patients (atorvastatine n = 1538 ; placebo n = 1548) présentant un syndrome coronarien aigu (IDM sans onde Q ou angor instable). Le traitement a été instauré pendant la phase aiguë suivant lhospitalisation et a duré 16 semaines. Le traitement par atorvastatine à une posologie de 80 mg/jour a induit un allongement du délai de survenue du critère dévaluation principal composite, défini comme un décès de toute cause, un IDM non fatal, une réanimation après un arrêt cardiaque ou un angor avec signes dischémie myocardique nécessitant une hospitalisation. Cela indique une réduction du risque de 16 % (p = 0,048), qui était principalement attribuée à une réduction de 26 % des ré-hospitalisations pour angor avec signes dischémie myocardique (p = 0,018). Les autres critères dévaluation secondaires nétaient pas statistiquement significatifs (globalement : placebo : 22,2 %, atorvastatine : 22,4 %).

Le profil de sécurité de latorvastatine au cours de létude MIRACL correspondait à celui décrit dans la rubrique 4.8.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Leffet de latorvastatine sur la cardiopathie ischémique fatale et non fatale a été évalué au cours dune étude randomisée, contrôlée versus placebo et réalisée en double aveugle, létude ASCOTT-LLA (Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial Lipid Lowering Arm). Les patients présentaient une hypertension, étaient âgés de 40 à 79 ans, navaient aucun antécédent dinfarctus du myocarde, ne suivaient aucun traitement pour un angor et présentaient des taux de C-total ≤ 6,5 mmol/L (251 mg/dl). Tous les patients présentaient au moins 3 des facteurs de risque cardiovasculaire prédéfinis suivants : sexe masculin, âge ≥ 55 ans, tabagisme, diabète, antécédents de CPI chez un parent du premier degré, ratio C-total/HDL-C > 6, maladie vasculaire périphérique, hypertrophie ventriculaire gauche, antécédents daccident vasculaire cérébral, anomalie spécifique de lECG, protéinurie/albuminurie. Les patients inclus nétaient pas tous considérés comme ayant un risque élevé de premier événement cardiovasculaire.

Les patients recevaient un traitement antihypertenseur (amlodipine ou traitement à base daténolol) associé à 10 mg datorvastatine par jour (n =5168) ou à un placebo (n = 5137).

La réduction du risque absolu et relatif liée au traitement par latorvastatine était la suivante :

Événement

Réduction du risque relatif (%)

Nombre dévénements (atorvastatine contre placebo)

Réduction du risque absolu1 (%)

Valeur p

CPI fatale plus IDM non fatal

36 %

100 contre 154

1,1 %

0,0005

Total des événements cardiovasculaires et des procédures de revascularisation

20 %

389 contre 483

1,9 %

0,0008

Total des événements coronariens

29 %

178 contre 247

1,4 %

0,0006

1 Sur base de la différence des taux dévénements survenus au cours dune durée médiane de suivi de 3,3 ans.

CPI = cardiopathie ischémique ; IDM = infarctus du myocarde.

La mortalité totale et la mortalité cardiovasculaire nétaient pas significativement réduites (185 événements contre 212, p = 0,17 et 74 événements contre 82, p = 0,51). Dans les analyses de sous-groupes en fonction du sexe (81 % dhommes, 19 % de femmes), un effet bénéfique de latorvastatine a été observé chez les hommes mais na pas pu être établi chez les femmes, probablement en raison du faible taux dévénements observés dans le sous-groupe des femmes. La mortalité totale et la mortalité cardiovasculaire étaient numériquement plus élevées chez les femmes (38 contre 30 et 17 contre 12), mais cette différence nétait pas statistiquement significative. Une interaction significative a été observée en fonction du traitement antihypertenseur initial. Latorvastatine réduisait significativement le critère dévaluation primaire (CPI fatale plus IDM non fatal) chez les patients traités par amlodipine (HR : 0,47 (0,32-0,69), p = 0,00008), mais pas chez ceux traités par aténolol (HR : 0,83 (0,59-1,17), p = 0,287).

Leffet de latorvastatine sur les maladies cardiovasculaires fatales et non fatales a également été évalué au cours dune étude multicentrique, randomisée, contrôlée par placebo et réalisée en double aveugle chez des patients ayant un diabète de type 2, âgés de 40 à 75 ans, nayant aucun antécédent de maladie cardiovasculaire et ayant des taux de LDL-C ≤ 4,14 mmol/L (160 mg/dl) et de TG ≤ 6,78 mmol/L (600 mg/dl), létude CARDS (Collaborative Atorvastatin Diabetes Study). Tous les patients présentaient au moins 1 des facteurs de risque suivants : hypertension, tabagisme actuel, rétinopathie, micro-albuminurie ou macro-albuminurie.

Les patients ont reçu 10 mg datorvastatine par jour (n = 1428) ou un placebo (n = 1410) pendant une période médiane de suivi de 3,9 ans.

La réduction du risque absolu et relatif liée au traitement par latorvastatine était la suivante :

Événement

Réduction du risque relatif (%)

Nombre dévénements (atorvastatine contre placebo)

Réduction du risque absolu1 (%)

Valeur p

Événements cardiovasculaires majeurs (IDM aigu fatal et non fatal, IDM silencieux, décès par CPI aiguë, angor instable, pontage coronarien, ACTP, revascularisation, accident vasculaire cérébral)

37 %

83 contre 127

3,2 %

0,0010

IDM (IDM aigu fatal et non fatal, IDM silencieux)

42 %

38 contre 64

1,9 %

0,0070

Accident vasculaire cérébral (fatal et non fatal)

48 %

21 contre 39

1,3 %

0,0163

1 Sur base de la différence des taux dévénements survenus sur une période médiane de suivi de 3,9 ans.

IDM = infarctus du myocarde ; CPI = cardiopathie ischémique ; ACTP = angioplastie coronaire transluminale percutanée.

Aucune différence na été observée concernant leffet du traitement en fonction du sexe, de lâge ou des taux de LDL-C à létat initial. Une tendance favorable a été observée concernant le taux de mortalité (82 décès dans le groupe placebo contre 61 décès dans le groupe atorvastatine, p = 0,0592).

Accident vasculaire cérébral récurrent

Au cours de létude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels), les effets dune dose de 80 mg datorvastatine par jour ou dun placebo dans la prévention de laccident vasculaire cérébral ont été évalués chez 4 731 patients ayant eu un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire (AIT) au cours des 6 mois précédents, mais nayant aucun antécédent de cardiopathie ischémique (CPI). Ces patients étaient constitués de 60 % dhommes, étaient âgés de 21 à 92 ans (âge moyen : 63 ans) et avaient des taux moyens de LDL de 133 mg/dl (3,4 mmol/L) à létat initial. Les taux moyens de LDL-C étaient de 73 mg/dl (1,9 mmol/L) sous traitement par atorvastatine et de 129 mg/dl (3,3 mmol/L) sous traitement par placebo. La durée médiane du suivi était de 4,9 ans.

Ladministration dune dose de 80 mg datorvastatine a réduit de 15 % le risque du critère dévaluation primaire de survenue dun accident vasculaire cérébral fatal ou non fatal (HR 0,85 ; IC à 95 % : 0,72-1,00 ; p = 0,05 ou 0,84 ; IC à 95 % : 0,71-0,99 ; p = 0,03 après ajustement pour les facteurs à létat initial), par rapport au placebo. La mortalité pour toutes causes était de 9,1 % (216/2365) pour latorvastatine contre 8,9 % (211/2366) pour le placebo.

Au cours dune analyse post-hoc, ladministration dune dose de 80 mg datorvastatine a réduit lincidence daccident vasculaire cérébral ischémique (218/2365, 9,2 % contre 274/2366, 11,6 %, p = 0,01) et augmentait lincidence de laccident vasculaire cérébral hémorragique (55/2365, 2,3 % contre 33/2366, 1,4 %, p = 0,02), par rapport au placebo.

·Le risque daccident vasculaire cérébral hémorragique était augmenté chez les patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique au moment de leur inclusion dans létude (7/45 pour latorvastatine contre 2/48 pour le placebo ; HR 4,06; IC à 95 %: 0,84-19,57), et le risque daccident vasculaire cérébral ischémique était similaire entre les deux groupes (3/45 pour latorvastatine contre 2/48 pour le placebo ; HR 1,64 ; IC à 95 % : 0,27-9,82).

·Le risque daccident vasculaire cérébral hémorragique était augmenté chez les patients ayant subi un infarctus lacunaire au moment de leur inclusion dans létude (20/708 pour latorvastatine contre 4/701 pour le placebo ; HR 4,99 ; IC à 95 %: 1,71-14,61), mais le risque daccident vasculaire cérébral ischémique était également diminué chez ces patients (79/708 pour latorvastatine contre 102/701 pour le placebo ; HR 0,76 ; IC à 95 %: 0,57-1,02). Il est possible que le risque net daccident vasculaire cérébral augmente chez les patients ayant des antécédents dinfarctus lacunaire et recevant une dose de 80 mg datorvastatine par jour.

La mortalité pour toutes causes était de 15,6 % (7/45) pour le groupe atorvastatine contre 10,4 % (5/48) dans le sous-groupe de patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique. La mortalité pour toutes causes était de 10,9 % (77/708) pour latorvastatine contre 9,1 % (64/701) pour le placebo dans le sous-groupe de patients ayant des antécédents dinfarctus lacunaire.

Population pédiatrique

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez des patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans

Une étude ouverte a été réalisée pendant 8 semaines pour évaluer la pharmacocinétique, la pharmacodynamie, la sécurité et la tolérance de latorvastatine chez des enfants et des adolescents ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote génétiquement établie et des valeurs initiales de LDL-C ≥ 4 mmol/L. Au total, 39 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans ont été inclus. La cohorte A incluait 15 enfants de 6 à 12 ans ayant un score de Tanner égal à 1. La cohorte B incluait 24 enfants de 10 à 17 ans ayant un score de Tanner ≥ 2.

La dose initiale datorvastatine était de 5 mg par jour sous la forme dun comprimé à croquer dans la cohorte A et de 10 mg par jour sous la forme dun comprimé dans la cohorte B. La dose datorvastatine pouvait être doublée si la personne navait pas atteint la valeur-cible de LDL-C < 3,35 mmol/L à la semaine 4 et si latorvastatine était bien tolérée.

Les valeurs moyennes de LDL-C, C-total, VLDL-C et Apo B étaient diminuées à la semaine 2 chez tous les sujets. Chez les personnes dont la dose avait été doublée, des diminutions supplémentaires sobservaient déjà après 2 semaines, au cours de la première évaluation suivant laugmentation de la dose. Les pourcentages de réduction moyenne des paramètres lipidiques étaient similaires pour les deux cohortes, que les patients aient gardé la même posologie ou que leur posologie initiale ait été doublée. À la semaine 8, les pourcentages de variation moyenne par rapport aux valeurs initiales de LDL-C et de C-total étaient respectivement denviron 40 % et 30 % pour lintervalle des doses utilisées.

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez des patients pédiatriques âgés de 10 à 17 ans

Au cours dune étude contrôlée versus placebo et réalisée en double aveugle, suivie dune phase en ouvert, 187 garçons et filles pubères, âgés de 10 à 17 ans (âge moyen de 14,1 ans) et présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (HF) ou une hypercholestérolémie sévère ont été randomisés pour recevoir soit de latorvastatine (n = 140) soit un placebo (n = 47) pendant 26 semaines, avant de tous recevoir de latorvastatine pendant 26 semaines. La posologie datorvastatine (une fois par jour) était de 10 mg durant les 4 premières semaines et était augmentée à 20 mg si les taux de LDL-C étaient > 3,36 mmol/L. Latorvastatine a induit une réduction significative des taux plasmatiques de C-total, LDL-C, triglycérides et apolipoprotéine B durant la phase en double aveugle de 26 semaines. La valeur moyenne de LDL-C atteinte était de 3,38 mmol/L (intervalle : 1,81-6,26 mmol/L) dans le groupe atorvastatine et de 5,91 mmol/L (intervalle : 3,93-9,96 mmol/l) dans le groupe placebo durant la phase en double aveugle de 26 semaines.

Une étude pédiatrique supplémentaire comparant latorvastatine et le colestipol chez des patients âgés de 10 à 18 ans et ayant une hypercholestérolémie a démontré que latorvastatine (N = 25) a induit une réduction significative des taux de LDL-C à la semaine 26 (p < 0,05), par rapport au colestipol (N = 31).

Une étude dutilisation compassionnelle réalisée chez des patients ayant une hypercholestérolémie sévère (incluant une hypercholestérolémie homozygote) a inclus 46 patients pédiatriques traités par atorvastatine, dont la dose était adaptée en fonction de la réponse au traitement (certains sujets ont reçu 80 mg datorvastatine par jour). Létude a duré 3 ans : les taux de LDL-cholestérol ont diminué de 36 %.

Lefficacité à long terme de lutilisation datorvastatine pendant lenfance en vue de réduire la morbidité et la mortalité à lâge adulte na pas été établie.

LAgence Européenne du Médicament a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec latorvastatine chez les enfants de 0 à moins de 6 ans pour le traitement de lhypercholestérolémie hétérozygote, chez les enfants de 0 à moins de 18 ans pour le traitement de lhypercholestérolémie familiale homozygote, de lhypercholestérolémie combinée (mixte), de lhypercholestérolémie primaire et pour la prévention des incidents cardiovasculaires (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Latorvastatine est rapidement absorbée après administration orale ; les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) sont atteintes en 1 à 2 heures. Limportance de labsorption augmente proportionnellement avec la dose datorvastatine. Après administration orale, la biodisponibilité de latorvastatine en comprimés pelliculés est de 95 % à 99 % par rapport à la solution buvable. La biodisponibilité absolue de latorvastatine est denviron 12 % et la disponibilité systémique de lactivité inhibitrice de lHMG-CoA réductase est denviron 30 %. La faible disponibilité systémique est attribuée à une clairance pré-systémique dans la muqueuse gastro-intestinale et/ou à un métabolisme de premier passage hépatique.

Distribution

Le volume de distribution moyen de latorvastatine est denviron 381 L. La liaison aux protéines plasmatiques est ≥ 98 %.

Biotransformation

Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et para-hydroxylés et en différents produits de bêta-oxydation. En dehors dautres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuroconjugaison. In vitro, linhibition de lHMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et para-hydroxylés est équivalente à celle de latorvastatine. Environ 70 % de lactivité inhibitrice circulante de lHMG-CoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.

Élimination

Latorvastatine sélimine principalement par voie biliaire, après métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Néanmoins, latorvastatine ne semble subir aucune recirculation entérohépatique significative. La demi-vie moyenne délimination plasmatique de latorvastatine est denviron 14 heures chez lêtre humain. La demi-vie de lactivité inhibitrice de lHMG-CoA réductase est denviron 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs.

Populations particulières

Patient âgés

Les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez les personnes âgées en bonne santé que chez les jeunes adultes, mais ses effets sur les lipides sont comparables à ceux observés chez les patients plus jeunes.

Population pédiatrique

Au cours dune étude ouverte de 8 semaines, des patients pédiatriques (6 à 17 ans) ayant un stade de Tanner égal à 1 (N = 15) ou ≥ 2 (N = 24) et présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote et une valeur initiale de LDL-C ≥ 4 mmol/l ont été respectivement traités avec 5 ou 10 mg datorvastatine sous la forme de comprimés à croquer ou 10 ou 20 mg datorvastatine sous la forme de comprimés pelliculés, une fois par jour. Le poids corporel était la seule covariable significative dans le modèle PK de population de latorvastatine. Chez les sujets pédiatriques, la clairance orale apparente de latorvastatine semblait similaire à celle des adultes en cas de détermination allométrique par poids corporel. Des diminutions constantes des taux de LDL-C et de C-total ont été observées dans lintervalle des expositions à latorvastatine et à lo-hydroxyatorvastatine.

Sexe

Les concentrations datorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes chez les femmes et chez les hommes (chez les femmes : Cmax environ 20 % plus élevée et ASC environ 10 % plus faible). Ces différences navaient aucune signification clinique et nont donné lieu à aucune différence cliniquement significative concernant les effets sur les lipides chez les hommes et les femmes.

Insuffisance rénale

Une pathologie rénale na aucune influence sur les concentrations plasmatiques ou sur les effets sur les lipides de latorvastatine et de ses métabolites actifs.

Insuffisance hépatique

Les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs augmentent considérablement (environ 16 fois pour la Cmax et environ 11 fois pour lASC) chez les patients ayant une maladie hépatique alcoolique chronique (Childs-Pugh B).

Polymorphisme SLOC1B1

La captation hépatique de tous les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, y compris latorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients ayant un polymorphisme SLOC1B1, il existe un risque dexposition accrue à latorvastatine, ce qui peut donner lieu à un risque accru de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Le polymorphisme du gène codant pour lOATP1B1 (SLCO1B c.521CC) est associé à une exposition 2,4 fois plus élevée à latorvastatine (ASC) que chez les personnes ne présentant pas ce variant génotypique (c.521TT). Une altération génétique de la captation hépatique de latorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences éventuelles sur lefficacité sont inconnues.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Latorvastatine na présenté aucun potentiel mutagène et clastogène au cours de 4 tests in vitro et d1 test in vivo. Latorvastatine na présenté aucun effet carcinogène chez le rat mais ladministration de doses élevées chez la souris (qui ont induit une ASC0-24h 6 à 11 fois supérieure à celle atteinte chez lêtre humain avec la dose maximale recommandée) a été associée à lobservation dadénomes hépatocellulaires chez les mâles et de carcinomes hépatocellulaires chez les femelles.

Les études réalisées chez lanimal ont fourni des éléments indiquant que les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase peuvent avoir un effet sur le développement de lembryon ou du ftus. Chez le rat, le lapin et le chien, latorvastatine na induit aucun effet sur la fertilité et nétait pas tératogène ; une toxicité ftale a néanmoins été observée chez le rat et le lapin à des doses toxiques pour les mères. Un retard du développement des jeunes et une diminution de la survie postnatale étaient observées si les mères étaient exposées à des doses élevées datorvastatine. Chez le rat, des éléments ont indiqué lexistence dun transfert placentaire. Chez le rat, les concentrations plasmatiques datorvastatine sont comparables aux concentrations présentes dans le lait maternel. On ignore si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel chez lêtre humain.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Noyau du comprimé

Lactose monohydraté, cellulose en poudre, hypromellose, méglumine, glycolate d'amidon sodique de type A,stéarate de magnésium.

Pelliculage

Hypromellose, povidone, dioxyde de titane (E 171), propylène glycol.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

24 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

À conserver à une température ne dépassant pas 30°C. À conserver dans lemballage extérieur dorigine à labri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

Boîtes de 30 et 90 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA-Alu-PVC/Alu).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 419 879 5 3: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).

·34009 419 880 3 3: 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

source: ANSM - Mis à jour le : 08/08/2016

Dénomination du médicament

ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé

Atorvastatine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : C10AA05.

ATORVASTATINE EG appartient à un groupe de médicaments appelés statines, qui interviennent dans la régulation des lipides (graisses).

ATORVASTATINE EG est utilisé pour diminuer le taux sanguin de lipides appelés cholestérol et triglycérides en cas déchec dun régime pauvre en graisses associé à des modifications du mode de vie. Si vous présentez un risque accru de maladie cardiaque, ATORVASTATINE EG peut également être utilisé pour réduire ce risque même si votre taux de cholestérol est normal. Vous devez maintenir un régime alimentaire standard pauvre en cholestérol pendant le traitement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à latorvastatine ou à tout médicament similaire utilisé pour diminuer les lipides dans le sang, ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

·si vous avez ou avez eu une maladie affectant le foie,

·si vous avez eu des tests sanguins anormaux et inexpliqués pour votre fonction hépatique,

·si vous êtes une femme en âge davoir des enfants et que vous nutilisez pas de contraception fiable,

·si vous êtes enceinte ou essayez de lêtre,

·si vous allaitez.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé.

Si vous vous trouvez dans lune des situations suivantes, ATORVASTATINE EG peut ne pas vous convenir :

·si vous avez eu un accident vasculaire cérébral avec saignement dans le cerveau, ou si vous avez de petites poches de liquide dans le cerveau suite à des accidents vasculaires cérébraux antérieurs,

·si vous souffrez de problèmes rénaux,

·si vous avez une glande thyroïde hypoactive (hypothyroïdie),

·si vous avez souffert de courbatures ou de douleurs musculaires répétées ou inexpliquées, si vous présentez des antécédents personnels ou familiaux de problèmes musculaires.

Prévenez également votre médecin ou votre pharmacien si vous avez une faiblesse musculaire constante. Des examens complémentaires et un traitement peuvent être nécessaires pour la diagnostiquer et la traiter,

·si vous avez eu des problèmes musculaires pendant un traitement avec dautres médicaments diminuant les lipides (par exemple : autres statines ou fibrates),

·si vous buvez régulièrement dimportantes quantités dalcool,

·si vous avez des antécédents de maladie du foie,

·si vous êtes âgé(e) de plus de 70 ans,

·si vous prenez ou avez pris au cours des 7 jours précédents un médicament appelé acide fusidique (utilisé pour le traitement dinfections bactériennes) par voie orale ou par injection. Lassociation dacide fusidique et dATORVASTATINE EG peut conduire à des problèmes musculaires sévères (rhabdomyolyse).

Si vous avez du diabète ou avez un risque de développer un diabète, votre médecin vous surveillera étroitement pendant votre traitement avec ce médicament. Vous avez un risque accru de développer un diabète si vous présentez des taux élevés de sucre et de graisses dans votre sang, avez du surpoids et une tension artérielle élevée.

Vérifiez avec votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ATORVASTATINE EG :

·si vous présentez une insuffisance respiratoire sévère

Si lun des cas mentionnés ci-dessus sapplique à vous, votre médecin devra procéder à une analyse de sang avant et peut-être pendant votre traitement par ATORVASTATINE EG afin dévaluer le risque deffets indésirables musculaires. En effet, le risque deffets indésirables musculaires, notamment de rhabdomyolyse, augmente en cas de prise simultanée de certains médicaments (voir rubrique 2 « Autres médicaments et ATORVASTATINE EG 40 mg, comprimé pelliculé »).

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé

Certains médicaments peuvent modifier leffet dATORVASTATINE EG, ou leffet de ces médicaments peut être modifié par ATORVASTATINE EG. Ce type dinteractions peut diminuer lefficacité de lun des médicaments ou des deux. Dans dautres cas, cette interaction pourrait augmenter le risque ou la sévérité des effets indésirables, y compris une dégradation importante des muscles appelée rhabdomyolyse décrits à la rubrique 4:

·médicaments utilisés pour modifier le fonctionnement de votre système immunitaire, tels que la ciclosporine,

·certains médicaments antibiotiques ou antifongiques, tels que lérythromycine, la clarithromycine, la télithromycine, le kétoconazole, litraconazole, le voriconazole, le fluconazole, le posaconazole, la rifampicine,

·si vous devez prendre de l'acide fusidique par voie orale pour traiter une infection bactérienne, vous devrez temporairement arrêter l'utilisation de ce médicament. Votre médecin vous dira à quel moment vous pouvez recommencer le traitement par ATORVASTATINE EG sans risque. La prise dATORVASTATINE EG en association avec l'acide fusidique peut rarement conduire à une faiblesse, une sensibilité ou une douleur musculaire (rhabdomyolyse). Pour plus d'informations relatives à la rhabdomyolyse, voir rubrique 4,

·autres médicaments utilisés pour réguler les taux de lipides, tels que le gemfibrozil, dautres fibrates, le colestipol,

·certains bloqueurs des canaux calciques utilisés en cas dangine de poitrine ou de tension artérielle élevée, tels que lamlodipine, le diltiazem ; médicaments utilisés pour réguler le rythme cardiaque, tels que la digoxine, le vérapamil, lamiodarone,

·médicaments utilisés dans le traitement du VIH, tels que le ritonavir, le lopinavir, latazanavir, lindinavir, le darunavir, etc.,

·autres médicaments connus pour interagir avec ATORVASTATINE EG, tels que lézétimibe (qui diminue le cholestérol), la warfarine (qui diminue la coagulation sanguine), les contraceptifs oraux, le stiripentol (un anticonvulsivant utilisé pour le traitement de lépilepsie), la cimétidine (utilisée pour les brûlures destomac et les ulcères peptiques), la phénazone (un antidouleur) et les antiacides (médicaments contre lindigestion contenant de laluminium ou du magnésium),

·médicaments obtenus sans prescription médicale : le millepertuis.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé avec des aliments, boissons et de lalcool

Voir rubrique 3 « Comment prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ». Veuillez tenir compte des informations suivantes :

Jus de pamplemousse

Ne consommez pas plus dun ou deux petits verres de jus de pamplemousse par jour car de grandes quantités de jus de pamplemousse peuvent modifier les effets dATORVASTATINE EG.

Alcool

Évitez de boire trop dalcool lors de votre traitement avec ce médicament. Pour plus dinformations, voir rubrique 2 « Avertissements et précautions ».

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas ATORVASTATINE EG si vous êtes enceinte ou tentez de lêtre.

Ne prenez pas ATORVASTATINE EG si vous êtes en âge davoir des enfants, sauf si vous utilisez une méthode de contraception fiable.

Ne prenez pas ATORVASTATINE EG si vous allaitez.

La sécurité dATORVASTATINE EG pendant la grossesse et lallaitement na pas encore été établie.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Normalement, ce médicament naffecte pas votre capacité à conduire ou à utiliser des machines.

Cependant, ne conduisez pas si ce médicament affecte votre aptitude à conduire. Nutilisez pas doutils ou de machines si votre capacité à les utiliser est affectée par ce médicament.

ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé contient du lactose

Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

3. COMMENT PRENDRE ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Avant que vous ne commenciez le traitement, votre médecin vous prescrira un régime pauvre en cholestérol, que vous devrez poursuivre pendant votre traitement par ATORVASTATINE EG.

La dose initiale recommandée dATORVASTATINE EG est de 10 mg une fois par jour chez les adultes et les enfants âgés de 10 ans ou plus. Si nécessaire, votre médecin peut augmenter la posologie jusquà ce que vous preniez la quantité dont vous avez besoin. Votre médecin adaptera la posologie en respectant des intervalles dau moins 4 semaines. La dose maximale dATORVASTATINE EG est de 80 mg une fois par jour chez les adultes et de 20 mg une fois par jour chez les enfants.

Les comprimés dATORVASTATINE EG doivent être avalés entiers avec un verre deau et peuvent être pris à tout moment de la journée, pendant ou en dehors des repas. Essayez cependant de prendre votre comprimé tous les jours à la même heure

La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé sil vous est difficile de lavaler entier.

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La durée du traitement par ATORVASTATINE EG est déterminée par votre médecin.

Si vous pensez que leffet dATORVASTATINE EG est trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin.

Si vous avez pris plus dATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Si vous avez pris accidentellement trop dATORVASTATINE EG (plus que votre dose quotidienne habituelle), prenez immédiatement contact avec votre médecin ou lhôpital le plus proche.

Si vous oubliez de prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé :

Si vous oubliez de prendre une dose, prenez simplement la prochaine dose prévue à lheure normale.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé :

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si vous ressentez lun des effets indésirables graves suivants, arrêtez de prendre vos comprimés et contactez immédiatement votre médecin ou allez au service des urgences de lhôpital le plus proche.

Rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 1 000) :

·Réaction allergique sévère entraînant un gonflement du visage, de la langue et de la gorge pouvant provoquer dimportantes difficultés respiratoires

·Pathologie sévère avec desquamation et gonflement sévères de la peau, formation de cloques au niveau de la peau, de la bouche, des yeux, des parties génitales et fièvre. Eruption cutanée de taches roses-rouges, particulièrement sur la paume des mains ou la plante des pieds, qui peuvent former des cloques

·Faiblesse, sensibilité ou douleur musculaires qui, associées plus particulièrement à une sensation de malaise ou à une température élevée, peuvent être causées par une dégradation musculaire anormale pouvant engager le pronostic vital et entraîner des problèmes rénaux

Très rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000) :

·La présence inattendue ou inhabituelle de saignements ou dhématomes peut être le signe dune affection du foie. Dans ce cas, consultez votre médecin dès que possible.

Autres effets indésirables possibles dATORVASTATINE EG

Fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10) :

·inflammation des fosses nasales, maux de gorge, saignement de nez

·réactions allergiques

·augmentation du taux de sucre dans le sang (si vous êtes diabétique, continuez à surveiller attentivement votre taux de sucre dans le sang), augmentation du taux de créatine kinase dans le sang

·maux de tête

·nausées, constipation, flatulence, indigestion, diarrhée

·douleurs articulaires, douleurs musculaires et maux de dos

·résultats danalyse de sang montrant lapparition possible dune anomalie de votre fonction hépatique

Peu fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100) :

·anorexie (perte dappétit), prise de poids, diminution du taux de sucre dans le sang (si vous êtes diabétique, continuez à surveiller attentivement votre taux de sucre dans le sang)

·cauchemars, insomnie

·vertiges, engourdissement ou picotements dans les doigts et les orteils, diminution de la sensibilité à la douleur ou au toucher, modification du goût, perte de mémoire

·vision floue

·bourdonnements doreilles et/ou dans la tête

·vomissements, éructation, douleur abdominale haute et basse, pancréatite (inflammation du pancréas provoquant des maux destomac)

·hépatite (inflammation du foie)

·éruptions, éruptions et démangeaisons cutanées, urticaire, chute de cheveux

·douleur dans le cou, fatigue musculaire

·fatigue, sensation de malaise, faiblesse, douleur dans la poitrine, gonflement en particulier des chevilles (dème), augmentation de la température

·tests urinaires montrant la présence de globules blancs dans les urines

Rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 1 000) :

·troubles visuels

·saignements ou hématomes inattendus

·cholestase (jaunissement de la peau et du blanc des yeux)

·lésion des tendons

Très rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000) :

·réaction allergique les symptômes peuvent inclure une respiration sifflante soudaine et une douleur ou une oppression dans la poitrine, un gonflement des paupières, du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge, des difficultés respiratoires, une perte de conscience

·perte daudition

·gynécomastie (augmentation de la taille de la poitrine chez lhomme et la femme)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

·faiblesse musculaire constante

Effets indésirables éventuels rapportés avec certaines statines (médicaments du même type) :

·troubles sexuels

·dépression

·problèmes respiratoires, dont toux persistante et/ou souffle court ou fièvre.

·diabète. Le risque de diabète est plus important si vous présentez des taux élevés de sucre et de graisses dans votre sang, avez du surpoids et une tension artérielle élevée. Votre médecin vous surveillera pendant votre traitement avec ce médicament.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

À conserver à une température ne dépassant pas 30°C. À conserver dans lemballage extérieur dorigine à labri de la lumière.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et la plaquette après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé  Retour en haut de la page

·La substance active est latorvastatine.

Atorvastatine (sous forme datorvastatine calcique).. 10 mg

Pour un comprimé pelliculé.

·Les autres composants sont : lactose monohydraté, cellulose en poudre, hypromellose, méglumine, glycolate d'amidon sodique de type A, stéarate de magnésium.

Le pelliculage des comprimés pelliculés dATORVASTATINE EG contient : hypromellose, povidone, dioxyde de titane (E171), propylène glycol.

Quest-ce que ATORVASTATINE EG 10 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Les comprimés pelliculés dATORVASTATINE EG 10 mg sont blancs à blanc cassé, ronds, biconvexes, portant une barre de cassure sur une face. La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.

Les comprimés pelliculés dATORVASTATINE EG 10 mg sont emballés sous plaquette en OPA-Aluminium-PVC/Aluminium de 30 et 90 comprimés pelliculés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Ce médicament est disponible en comprimés pelliculés de 10 mg, 20 mg, 40 mg et 80 mg.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

« LE QUINTET » - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Fabricant  Retour en haut de la page

STADA ARZNEIMITTEL AG

STADASTRASSE 2-18

61118 BAD VILBEL

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Source : ANSM

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité