Tumeurs benignes et malignes du colon

Tumeurs benignes et malignes du colon : Définition

23 juillet 2007

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Le côlon (ou gros intestin) est la partie du tube digestif qui fait suite à l’intestin grêle et va jusqu’à l’anus. Il comporte plusieurs segments et a grossièrement une forme de U inversé ; s’abouchant par le rectum dans l’anus.

Les tumeurs bénignes du côlon sont principalement représentées par les polypes. Ce sont des saillies de la muqueuse digestive. Leur taille est variable : de 2mm à plusieurs centimètres.

Il en existe deux types :

Le polype hyperplasique qui ne se cancérise jamais

Le polype adénomateux qui peut se transformer en cancer.

5 à 10% des sujets de plus de 45 ans présentent des polypes adénomateux.

Les tumeurs malignes sont représentées par l’adénocarcinome du colo-rectum. C’est un problème de santé publique majeur. En effet ces cancers sont responsables de 16 000 décès par an en France.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Causes

La prolifération glandulaire, observée en cas de polype adénomateux est la conséquence de modifications génétiques, empêchent le contrôle normal du cycle de la cellule en ne bloquant plus sa croissance.

La filiation polype adénomateux-cancer est bien connu. 5 à 10% des adénomes dégénèrent. Ainsi 75% des cancers du côlon surviennent sur un adénome. Il s’écoule en moyenne un délai de 5 à 10 ans entre la naissance d’un adénome et sa transformation maligne.

Il existe des maladies relativement rares transmises de manière génétique qui prédisposent très fortement à la survenue d’adénomes puis de cancers du côlon. Dans la polypose adénomateuse familiale, le nombre de polypes adénomateux recto-coliques est supérieur à 100. Au bout de 30 à 40 ans d’évolution, si aucun traitement n’est entrepris, un cancer colique survient dans tous les cas.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Symptomes

Les polypes sont rarement symptomatiques sauf quand ils sont gros. Ils se manifestent alors par des épisodes de saignements par voie basse (rectorragies) ou de douleurs abdominales. Ils sont le plus souvent découverts à l’occasion d’une maladie associée ou d’un dépistage systématique.

Les signes cliniques pouvant révéler un cancer sont non spécifiques. Il s’agit de douleurs abdominales, d’hémorragie digestive de sang noir ou rouge, de troubles du transit (constipation, diarrhée ou alternance diarrhée-constipation).

Rarement le cancer est révélé par une complication : occlusion (due à un blocage de la lumière colique par la tumeur) ou perforation avec péritonite.

Maladies dont les symptômes sont proches ?

Les signes cliniques sont peu spécifiques et le principal problème est de ne pas négliger des signes d’appel souvent minimisés par le patient.

En particulier, à partir d’un certain âge, devant des rectorragies, il ne faut pas se contenter du diagnostic d’hémorroïdes. Il faut donc absolument consulter son médecin.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Prévention

Il n’existe pas de moyen actuel prouvé de prévention de la survenue de polypes adénomateux.

La prévention du cancer est efficacement assurée par l’ablation des polypes adénomateux. En cas de polypose adénomateuse familiale ; le nombre de polypes rend souvent illusoire la polypectomie endoscopique. Une ablation de tout le colon (colectomie) est alors le plus souvent nécessaire.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Examens

L’examen clinique est une étape primordiale. Le médecin palpe les aires ganglionnaires (en particulier sus claviculaires) et effectue un toucher rectal. Le toucher rectal recherche un polype ou un cancer du rectum et apprécie la consistance et la couleur des selles (rectorragies).

La coloscopie est l’examen clef. Elle montre la tumeur et permet les prélèvements (biopsies). Elle juge du caractère sténosant ou non de la tumeur. En cas de polype, elle permet la plupart du temps une ablation endoscopique de celle ci.

Si un cancer (tumeur maligne de type adénocarcinome) est diagnostiquée, le bilan d’extension général nécessite les réalisations d’une échographie hépatique, d’un scanner abdominal et d’une radiographie pulmonaire.

En cas de cancer du rectum des examens pour apprécier l’extension en profondeur de la tumeur sont réalisés : écho-endoscopie et parfois scanner.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Traitements

Le traitement des polypes est le plus souvent uniquement endoscopique. C’est la polypectomie. Le polype est retiré grâce à une anse qui coupe sa base au cours d’une coloscopie..

La prise en charge du cancer recto-colique est faite en réunion pluridisciplinaire incluant gastro-entérologue, cancérologue, radiologue et chirurgien. Les indications sont fonctions du siège de la tumeur, de l’existence de localisations à distance et de l’état général du patient. Le traitement peut être chirurgical (résection de la zone ou siège le cancer). La chimiothérapie peut être proposée seule ou après la chirurgie. De la radiothérapie peut être effectuée ; principalement sur le rectum.

Aussi bien en cas de polype que de cancer la surveillance régulière du côlon restant est absolument nécessaire. En effet, il faut rechercher périodiquement la survenue de nouveaux polypes et les réséquer avant une éventuelle transformation cancéreuse. Coloscopie 3 ans après le traitement du cancer puis à 5 ans si elle est normale. Tous les 5 ans en cas de polypes bénins.

Que devez-vous faire ?

Même devant des signes mineurs, ou considérés comme tels, comme des saignements par l’anus, il faut consulter son médecin.

Celui ci pourra selon les données de l’examen clinique prescrire différents examens dont une coloscopie.

Tumeurs benignes et malignes du colon : Evolution

L’évolution des polypes adénomateux peut se faire vers le cancer.

Le cancer colique peut avoir une croissance et une envahissement local, régional puis général.

Le pronostic est fonction du stade de découverte de la maladie. Ainsi un polype enlevé par voie endoscopique est considéré comme guéri. Un cancer découvert à un stade localement limité a un excellent pronostic.

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