SRAS

SRAS : Définition

Le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) est une maladie virale grave et contagieuse du système respiratoire. Elle touche essentiellement les adultes, rarement les enfants de moins de 15 ans et exceptionnellement les enfants de moins d’un an. C’est une pneumonie atypique. Elle a été observée pour la première fois en 2002 en Chine. L’épidémie a éclaté au niveau mondial en 2003, faisant plus de 8000 personnes contaminées et près de 800 morts surtout en Chine et à Hong Kong. Grâce à une mobilisation internationale mise en place par l’OMS, la maladie a pu être endiguée par des mesures d’isolement et de quarantaine.

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Les médecins ne savent pas s'il aura d'autres flambés de SRAS dans l'avenir. Ils continuent la surveillance.
En cause: un nouveau virus de la famille des coronavirus, généralement à l’origine chez l’homme de rhumes sans gravité.
Il se transmet d’homme à homme par des gouttelettes de salive contaminées. D’autres modes de transmissions par des objets contaminés ou les systèmes d’évacuation sont probables.

SRAS : Causes

Le virus en cause dans le SRAS est un nouveau virus de la famille des coronavirus. Il s’agit d’une famille assez courante de virus, puisque c’est l’un de ses membres qui cause le rhume. Ce virus a certainement un réservoir animal peut-être la civette ou le blaireau chez qui il a été retrouvé et qui sont consommés en Chine, zone d’où est partie la première épidémie.

Le SRAS se propage par la salive ou les fines gouttelettes expulsées lors de la toux ou d’éternuements.
Aujourd’hui, les seuls facteurs de risque connus sont un voyage récent dans une zone endémique, ou un contact étroit récent avec une personne malade.

SRAS : Symptomes

Les personnes atteintes du SRAS présente une fièvre élevée, supérieure à 38° (moins souvent d’une hypothermie ou baisse de la température) accompagnée de symptômes respiratoires comme de la toux, un essoufflement, un écoulement nasal, une pharyngite, ou une difficulté à respirer. Ils s’accompagnent souvent de mal de gorge, de maux de tête, et de diarrhées. À l’auscultation, le médecin peut aussi percevoir des anomalies pulmonaires. Après 3 ou 4 jours, les troubles respiratoires s’intensifient. Dans près de 85% des cas, l’état de santé s’améliore après 6 à 7 jours. Cependant, dans 15% des cas, les symptômes s’aggravent et les patients peuvent avoir besoin d’un apport en oxygène par ventilation assistée. Le risque de décès est alors élevé.

La période d’incubation de la maladie est très variable entre 1 et 11 jours.

SRAS : Prévention

Le SRAS est une nouvelle maladie très contagieuse. Il n’existe pas de vaccin pour l’instant.

L'Organisation mondiale de la santé préconise de ne pas approcher une personne infectée et d’éviter les zones endémiques (où la maladie a été observée): Chine, Hong Kong, Vietnam, Singapour et Canada. On peut prévenir la contagion par des mesures classiques: isolement des malades, port de masque, lavage des mains...

SRAS : Examens

Un test biologique (sur une prise de sang) a été mis au point pour permettre de déceler le virus du SRAS en une heure.

Une radiographie pulmonaire est proposée qui peut permettre d’observer des signes de pneumonie. Parfois le scanner thoracique est le seul à montrer des lésions.

SRAS : Traitements

Il n’existe pas de traitement spécifique curatif pour le moment.

Le SRAS est traité comme un cas grave de pneumonie virale. Les médecins peuvent prescrire une association de médicaments antiviraux et de corticoïdes pour réduire l’inflammation des poumons, et administrer de l’oxygène par ventilation assistée.

Pour limiter la transmission du virus, les patients sont soignés dans une chambre d’isolement à l’hôpital.

SRAS : Evolution

L’OMS considère que le taux de mortalité est de 15% et peut dépasser les 50% chez les personnes de plus de 65 ans. La mortalité serait provoquée par une détresse respiratoire aigue (difficultés très importantes à respirer) avec des lésions alvéolaires multiples.

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