Rhinites chroniques

Rhinites chroniques : Définition

C’est une maladie inflammatoire de la muqueuse des fosses nasales. Synonyme : Rhume des foins, coryza spasmodique. Les sinusites aiguës ou chroniques. La rhino-pharyngite survient en générale dans le cadre d’une infection virale avec fièvre et écoulement nasal plus ou moins purulent.

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Rhinites chroniques : Causes

Les rhinites chroniques sont d’origines allergiques dans 40% des cas et non allergiques dans 60% des cas. La rhinite chronique allergique est due à un allergène (substance qui déclenche des manifestations allergiques) auquel la personne est sensibilisée. Parmi les rhinites chroniques non allergiques, il existe la rhinite vasomotrice (75%), peut être due à des prises de médicaments, ou hormonales (femmes enceintes). La rhinite chronique non allergique à éosinophiles (25%), (les globules blancs responsables de la réaction allergique) qui sont en nombre élevé dans les sécrétions nasales, sans réaction allergique.

Rhinites chroniques : Symptomes

La rhinite chronique se manifeste par l’obstruction nasale (nez bouché), un écoulement nasal clair (rhinorrhée), la douleur, les troubles de l’odorat et les éternuements. Pour la rhinite allergique, il faut rechercher des antécédents d’allergie ou d’autres manifestations (conjonctivite, asthme, eczéma, urticaire), des démangeaisons du nez et des larmoiements. Elle peut être rythmée par les saisons (mars avril : pollens, mai juillet : graminées, mai et septembre : arbres) ou par l’exposition d’animaux. Pour la rhinite vasomotrice, on constate des signes de spasmophilie. Les symptômes débutent en général après 30 ans, favorisés par des facteurs climatiques : le froid sec et la chaleur humide. Il faut se méfier des rhinites chroniques unilatérales.

Rhinites chroniques : Prévention

A part l’éviction de l’allergène et un traitement précoce, la rhinite chronique ne peut être prévenue. Quelque soit le traitement, une meilleure hygiène de vie est souhaitable : arrêt du tabac et pratique d’un sport. En cas de rhinite allergique, il faut essayer d’éviter l’allergène. Assainissez votre intérieur, éliminez les acariens, évitez le tissu mural, les tentures, la moquette, les animaux domestiques.

Rhinites chroniques : Examens

La recherche de l’allergie tient compte des antécédents personnels ou familiaux, des circonstances d’apparition, des symptômes associés (asthme). Le diagnostic d’allergie est étayé par des tests cutanés utilisant les allergènes suspectés : intradermoréaction, cutiréaction, Prick-test (tests cutanés réalisé par une petite injection de l’allergène sous la peau), dosage des IgE spécifiques, test de provocation nasale. En pratique, on demande un test de dépistage (Phadiatop ) dirigé contre une batterie de pneumallergènes courants. Un Scanner des sinus permet d’éliminer une pathologie des sinus.

Rhinites chroniques : Traitements

Le principal traitement est médicamenteux. Les anti-histaminiques H1 sont efficaces sur la rhinorrhée et les éternuements. Attention, certains peuvent êtres sédatifs (somnolence). La corticothérapie en pulvérisation nasale est efficace sur tous les symptômes. Les anticholinergiques en pulvérisation nasale sont efficaces sur la rhinorrhée mais peuvent assécher également la bouche. Deux traitements peuvent être proposés si la rhinite est invalidante : La désensibilisation (injection de façon répétée et à faible dose de l’allergène), ceci est efficace seulement en cas d’allergie à un seul allergène. La chirurgie en cas d’obstruction nasale chronique importante : cautérisation des cornets inférieurs en consultation sous anesthésie locale ou ablation sous anesthésie générale. Les cures thermales peuvent être d’un bon apport.

Rhinites chroniques : Evolution

Des surinfections nasales peuvent survenir. Si l’allergène est retrouvé, son éviction peut permettre la guérison. Dans le cas contraire, les traitements actuels ne sont pas toujours efficaces pour guérir le patient mais soulagent grandement les symptômes.

La réaction allergique :
Les Immunoglobulines de type E ou IgE sont des anticorps.
Ces anticorps sont des protéines sécrétées par les cellules de l’immunité (ici, les polynucléaires basophiles et les mastocytes) pour lutter contre les agressions allergiques : présence d’un allergène dans l’organisme.
Le complexe IgE-Allergène est identifié par différentes cellules de l’inflammation (dont les éosinophiles) et provoque ainsi leur dégranulation, libérant des facteurs dont l’histamine, responsables des symptômes allergiques (conjonctivite, asthme, eczéma, urticaire et rhinite chronique allergique).

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