Dictionnaire des maladies

Paranoia

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Paranoia : Définition

La paranoïa mentale est une psychose caractérisée par de la suspicion: le malade est convaincu qu’il est persécuté. Comme dans toutes les psychoses, le signe principal est l’apparition d’un délire, et donc la perte de contact avec la réalité. La maladie paranoïaque est très répandue, plus fréquemment chez l’homme, notamment dans les couches sociales favorisées. Il existe trois grands types de délires paranoïaques: les délires passionnels (de jalousie, ou de revendication), le délire d’interprétation (complots professionnels ou familiaux visant à la persécution), et le délire de relation des sensitifs (le sujet croit que ses collègues se moquent d’elle, la critique).

Paranoia : Causes

La maladie paranoïaque n’est pas corrélée à une faiblesse intellectuelle. Bien au contraire, la paranoïa serait la seule forme de maladie mentale connue, qui ne soit pas associée à une déficience mentale, mais à un QI plutôt au dessus de la moyenne. L’origine de la maladie? Pour l’heure c’est encore un mystère. D’après la théorie psychanalytique de Freud, tout se jouerait dans la petite enfance. La paranoïa serait, en fait, un système de défense face à un désir homosexuel: en fait, le sujet paranoïaque ne serait 'haï' que par les gens auxquels il voudrait ressembler.

Paranoia : Symptomes

Le délire tourne toujours autour du thème de la persécution. Le malade interprète tous les événements de la vie à partir de la conviction d’être persécuté, réinventant la réalité de façon délirante, généralement avec une grande exaltation, et en croyant fermement à ses interprétations. La personnalité paranoïaque se montre classiquement susceptible, persécutée et envieuse des autres. Méfiant et obsédé, il présente, de surcroît, une hypertrophie du Moi, doublée d’un orgueil anormalement développé. Ne possédant aucun sens de l’humour, c’est un personnage totalitaire, qui ne peut se critiquer, et se culpabiliser. Autoritaire, mégalomane, la personnalité paranoïaque peut se montrer agressive en cas de fixation de ses idées délirantes sur une personne précise.

Paranoia : Prévention

Aucune.

Paranoia : Examens

Aucun.

Paranoia : Traitements

La question des soins est extrêmement sensible, car le malade interprète toute proposition de prise en charge, comme une véritable agression. Néanmoins, pour protéger l’entourage et le dégager d’une quelconque responsabilité, l’hospitalisation s’avère souvent nécessaire. Parfois même l’internement psychiatrique contre le gré du malade est indispensable, en particulier lorsque le paranoïaque accuse un persécuteur précis. Dans les meilleurs des cas, les soins par une équipe soignante peuvent stabiliser la maladie. En matière de prise en charge, les neuroleptiques sont souvent associés à la psychothérapie (ex : le Xeroquel®).

Paranoia : Evolution

Si la maladie n’est pas prise en charge par une équipe soignante, les états délirants peuvent s’exacerbés au fil des années, avec le risque que le malade devienne agressif envers son entourage. Faute de soins, bon nombre de ces personnes remplissent actuellement les prisons. La dépression est également une complication, surtout dans les délires de relation des sensitifs.

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1 commentaire

Bonjour, Merci pour cet

Portrait de BrigitteLZ

Bonjour,

Merci pour cet article sur la paranoïa.

Je note :

 


Paranoia : prévention aucune. Paranoia : examens aucun

Je cite :  "L’origine de la maladie? Pour l’heure c’est encore un mystère."

Nous voici donc en plein terrain inconnu. Pas de prévention possible, aucun examen médical.

Et comme traitement, on peut avoir recours à "l’hospitalisation s’avère souvent nécessaire. Parfois même l’internement psychiatrique contre le gré du malade est indispensable, en particulier lorsque le paranoïaque accuse un persécuteur précis.(....) les neuroleptiques sont souvent associés à la psychothérapie.

On peut se demander en voyant ces différents points ce qu'il y a de scientifique dans une telle démarche. On ne sait pas pourquoi cela se passe, on ne peut le prévenir, on n'a pas d'exament qui mette la maladie à jour et comme traitement on "interne" de force et on donne des neuroleptiques au patient.

Superbe tableau d'une connaissance médicale, voir humaine qui semble faire complètement défaut. Mais ce dont on est certain, c'est qu'il s'agit d'une maladie !

Il semble que l'homme, malgré ses progrés techniques, soit toujours à la recherche de lui-même. Il ne se connaît pas vraiment.

Et si l'on décidait de mieux se connaître, de mieux se comprendre et de mieux être soi-même... Alors peut-être que l'on n'aurait vraiment aucun intérêt à catégorier des symptômes comme une maladie et que ladite maladie même aurait disparue à jamais, comme la croyance que le ciel pourrait nous tomber sur la tête...

Une nouvelle approche de la connaissance de l'homme est nécessaire.

 

 

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