Mal des transports

Mal des transports : Définition

Le mal des transports se traduit par un malaise qui s’accompagne de nausées, vomissements ou céphalées. Il survient lors d’un voyage en voiture, bateau, avion, en train et même lors de déplacements à dos de chameau ou d’éléphant.

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Les enfants, notamment de 3 à 12 ans, y sont en général plus sujets que les adultes. Et les femmes plus souvent affectées que les hommes.

Le bateau est le moyen de transport le plus susceptible d'occasionner le mal des transports, suivi de l'avion, de la voiture et du train.

Cette affection touche de façon chronique plus de 3 millions de personnes en France.

Mal des transports : Causes

Le mal des transports provient d’un conflit entre les informations reçues par l’oeil, notre perception des mouvements renseignée par nos muscles, et celles perçues par l’oreille interne. Ces informations sont transmises au cerveau et permettent de donner la position du corps dans l’espace. Mais lorsqu’elles paraissent contradictoires (voiture à l’arrêt pendant qu’une autre démarre), le cerveau crée un message confus qui engendre l’apparition des symptômes.

Mal des transports : Symptomes

Les symptômes évoluent en général en deux phases. Dans un premier temps, la personne ressent un léger malaise avec une sensation d’inconfort générale, une somnolence et des bâillements. Si le déséquilibre se maintient, elle souffre ensuite de nausées, de céphalées, de salivation importante, de pâleurs, et de vomissements, jusqu’à la perte de connaissance.

Certaines odeurs (parfum, tabac, essence…) et l’appréhension du voyage peuvent faire augmenter les symptômes. En général, ils s’atténuent après l’arrêt du mouvement, mais peuvent prendre jusqu’à trois jours pour complètement disparaître.

Mal des transports : Prévention

-En voiture, faites des haltes régulièrement, marchez un peu et respirez profondément.

-Sur un bateau ou en avion, privilégiez les places au milieu du bâtiment, où le mouvement est minimal. Montez sur le pont pour prendre l’air et fixez l’horizon ou la côte.

-Dans un train, préférez toujours un siège dans le sens de la marche et près de la fenêtre.

-Evitez de lire durant le trajet ou de fixer votre regard sur un objet en mouvement. Au contraire, regardez la route devant vous. Demandez au conducteur une conduite calme en évitant le plus possible accélérations ou décélérations. Vous pouvez également prendre le volant. Certaines personnes victimes du mal de transports en tant que passagers, sont très à l’aise comme conducteur. Le fait d’anticiper avec les yeux les mouvements que le corps doit subir élimine les troubles de l’équilibre.

-Evitez la prise d’alcool, le tabac et le café qui peuvent aggraver les symptômes et mangez léger.

-Il est important de ne jamais partir l'estomac vide, mais il ne faut pas non plus de gaver de produits gras et sucrés. Le mieux: manger léger une demi-heure avant pour caler l'estomac avec du pain, des fruits... Cela permet de diminuer les maux de coeur.

-Lorsque les symptômes se font sentir, fermez les yeux et tentez de dormir. Le cerveau ne reçoit plus d’informations par la vue et le déséquilibre s’atténue.

Mal des transports : Examens

Le diagnostic du mal des transports repose essentiellement sur l’observation des symptômes (malaise générale, nausées; céphalées, vomissements…), et par leur fréquence d’apparition (à chaque fois que la personne prend un moyen de transport comme la voiture, le bateau, l’avion, le train).

Mal des transports : Traitements

Si vous êtes régulièrement sujet au mal des transports, sachez qu'il existe des médicaments à prendre en prévention avant le départ, notamment des antinauséeux de la famille des antihistaminiques comme Agyrax® (méclosine), Dramamime® (dimenhydrinate), Nausicalm® (dimenhydrinate). Pour optimiser leur efficacité, il convient de les prendre entre 30 minutes à 1 heure avant le voyage. Si les troubles apparaissent et persistent, la prise peut être renouvelée six heures après.

Attention, car ils peuvent causer des somnolences. Il est préférable de consulter un médecin avant de les utiliser, en particulier pour les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes avec des antécédents de problèmes cardiaques, d’ulcères de l’estomac, de glaucome, de constipation. L’homéopathie est également conseillée pour traiter le mal des transports: Cocculine®, Nausetum®, Dolitravel®…

Prendre ces médicaments n’empêche pas de suivre les conseils préventifs.

Mal des transports : Evolution

Le mal des transports touche rarement les enfants de moins de 2 ans, est plus répandu chez les enfants de 3 à 12 ans, et diminue graduellement avec l'âge.

En cas de mal de mer, les symptômes apparaissent généralement dès le premier jour. Au bout de trois jours, la personne tend à montrer des signes d’adaptation. On parle alors de 'pied marin'. Le retour sur terre peut déclencher une reprise des symptômes (mal de terre), mais elle est généralement brève.

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