Incontinence anale

Incontinence anale : Définition

L'incontinence anale se définit par l'impossibilité de retenir ses gazs, notamment lors d'un effort. On peut observer également une fuite des matières fécales, mais celle-ci est souvent favorisée par une mauvaise vidange du rectum.

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Incontinence anale : Causes

Plusieurs causes peuvent être à l’origine d’une incontinence anale : grossesses répétées, surpoids, pratique sportive intensive, chirurgie du petit bassin, vieillissement musculaire, troubles neurologiques, constipation. Certaines pathologies de l'anus et du rectum comme les tumeurs peuvent aussi favoriser une incontinence anale. Dans la majorité des cas, il s'agit d'un défaut de fermeture du sphincter anal à la suite d'un relâchement musculaire ou d'une atteinte des nerfs qui commandent la constriction. Il peut plus rarement s’agir d’un trouble du réservoir rectal (post radiothérapie notamment) plus difficile à gérer.

Incontinence anale : Symptomes

L’incontinence anale se traduit par l’impossibilité de retenir ses gaz ou ses selles.

Incontinence anale : Prévention

La meilleure prévention consiste à prendre les mesures de rééducation post-partum pour les femmes (comme pour l’incontinence urinaire parfois associée, on parle alors de double incontinence). Il faut assurer un transit régulier et des défécations avec vidange rectale complète. Pour cela, il est conseillé de se faire suivre régulièrement et de signaler à son médecin traitant l’apparition de symptômes inhabituels (sang dans les selles, diarrhées, constipation…). Il est recommandé d’avoir une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée. Aux toilettes, il faut adopter une bonne position sur le siège, prendre son temps et éviter les poussées intempestives qui peuvent provoquer l’apparition de fissures ou d’hémorroïdes. En cas d’accouchement, il ne faut pas hésiter à aborder la question de la continence avec le personnel médical.

Incontinence anale : Examens

En plus d’un interrogatoire, le médecin dispose de plusieurs examens possibles pour confirmer le diagnostic d’une incontinence anale. Parmi ceux-ci : le toucher rectal, l’échographie endo-anale (mise en évidence de rupture sphinctérienne), la manométrie ano-rectale (évaluation de la fonction sphinctérienne et rectale), la défecographie. Des examens complémentaires peuvent être proposés comme la coloscopie complète, l’anuscopie ou la rectoscopie.

Incontinence anale : Traitements

Le traitement de l’incontinence anale s’attachera à soigner les troubles du transit associé, constipation ou diarrhée (prise de médicaments, changement dans le régime alimentaire…). Une rééducation sphincterienne peut aussi se faire chez un kinesithérapeute pour réapprendre à contracter le muscle périnéal. Si les médicaments et la rééducation ne sont pas suffisants pour soigner l’incontinence, le médecin pourra avoir recours aux traitements chirurgicaux. Il peut y avoir utilisation de la neuromodulation sacrée, de la pose d’un sphincter artificiel, ou plus exceptionnellement aujourd’hui de la graciloplastie stimulée ou non.

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