Colique hépatique

Colique hépatique : Définition

La colique hépatique, de fortes douleurs abdominales, signale la présence d’un calcul dans les voies biliaires.
Les calculs biliaires se forment dans la vésicule biliaire et ne se résorbent pas. Dans 80 à 90% des cas, ils ne causent pas de symptôme. C'est lorsqu'ils migrent et se coincent dans le canal cystique (qui relie la vésicule biliaire au canal biliaire) qu'ils provoquent des douleurs. Tant que ces calculs ne sont pas éliminés, la colique peut récidiver. Les calculs biliaires constituent un problème relativement courant et en général bénin. Les femmes y étant plus sujettes que les hommes.

Publicité
Colique hépatique : Causes

La colique hépatique est causée par la migration de calculs dans les voies biliaires.

Il existe deux types de calculs biliaires:
- les calculs de cholestérol biliaire constitués principalement de cholestérol durci (80% des cas)
- les calculs pigmentaires, composés d'un mélange de sels biliaires et de bilirubine, deux substances sécrétées par le foie.

Pour les calculs de cholestérol biliaire, plusieurs facteurs sont aujourd'hui incriminés: le sexe (les femmes y sont plus sujettes que les hommes), l'hérédité, l'obésité, certains médicaments (oestrogènes, hypolipémiants....), le diabète, les pertes de poids rapides...

Pour les calculs pigmentaires, les personnes atteintes d'anémies hémolytiques (destruction excessive des globules rouges) ou d'hémoglobinopathies (maladies métaboliques du sang) seraient plus touchées.

Colique hépatique : Symptômes

Les premiers symptômes d’une colique hépatique sont une douleur forte, persistante dans la partie supérieure droite ou au centre de l'abdomen, et qui s'intensifie rapidement. On retrouve aussi une douleur dans le dos au niveau des omoplates, et sous l'épaule droite. La personne peut également avoir des nausées, des vomissements, une coloration jaune de la peau et du blanc des yeux, de l'urine foncée, une constipation. La crise peut persister d'une vingtaine de minutes à plusieurs heures (le calcul bouge et migre laissant la bile s'écouler par intermittence). Cette manifestation peut intervenir après un repas riche en graisses.

La vésicule biliaire est reliée au foie et à l'intestin grêle par une série de canaux. Des complications comme une inflammation de la vésicule (cholécystite) et des canaux (cholangite) et une infection peuvent provoquer de la fièvre. Une colique hépatique exige une consultation médicale rapide. En présence de fièvre et de douleurs persistantes, les urgences sont indiquées.

Colique hépatique : Prévention

Si vous avez des problèmes de poids ou que vous avez déjà des calculs biliaires, mieux vaut revenir à une alimentation équilibrée pour réduire les risques. En présence de graisses, la vésicule se contracte davantage pour évacuer de la bile. Ce qui pousse les calculs et peut les bloquer dans les voies biliaires.

Les personnes atteintes de diabète devront suivre leur traitement scrupuleusement pour prévenir leur formation, une des conséquences possibles de la maladie.

Colique hépatique : Examens

En fonction des symptômes, le médecin prescrira une échographie abdominale, qui permettra de confirmer la présence de calculs biliaires dans la vésicule, de déterminer leur dimension et leur localisation. S'il y a inflammation et fièvre, une prise de sang est parfois indiquée pour définir la complication. En cas de doute, une IRM peut être demandée.

Colique hépatique : Traitements

La priorité, calmer la douleur avec des antispasmodiques, des antalgiques...

En cas d'infection de la vésicule ou des voies biliaires, la prescription d'antibiotiques est conseillée.

Si les crises se répètent ou si elles se compliquent, le médecin pourra recommander l'ablation de la vésicule biliaire et du canal cystique. Elle se fait soit par coelioscopie (3 petites incisions sur l'abdomen pour passer le matériel), soit par chirurgie ouverte. Dans le cas où le calcul est bloqué dans le canal cholédoque (canal biliaire), il faut pratiquer une cholangio-pancréatographie par voie rétrograde. Cette intervention consiste à glisser un tube dans la bouche jusqu'au duodénum (partie de l'intestin grêle où arrive le canal cholédoque) et à insérer un instrument permettant de pratiquer une petite incision et de retirer le ou les calculs. Cette intervention se fait sous anesthésie locale et dure entre 15 et 45 minutes.

Colique hépatique : Evolution

Une colique hépatique peut évoluer vers une inflammation de la vésicule (cholécystite) et des canaux (cholangite), et une infection à l’origine de fièvre. Les calculs peuvent aussi se coincer dans le conduit pancréatique et provoquer une inflammation très douloureuse (pancréatite).

Si le médecin prescrit l'ablation de la vésicule, cela ne modifie pas le fonctionnement de l'organisme. La vésicule étant le réservoir pour la bile, celle-ci s'écoule directement dans le canal biliaire. Aucune modification alimentaire n'est nécessaire.

Colique hépatique : Sources

Collège des enseignants d'hépato-gastroentérologie

Vulgaris-médical

Corpus Médical de la faculté de médecine de Grenoble

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité