Bronchopneumopathies infectieuses

Bronchopneumopathies infectieuses : Définition

On distingue l’infection des bronches de gros et moyen calibre (les bronchites) et l’infection des toutes petites bronches appelées bronchioles (bronchiolites).

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L’infection de tout le tissu pulmonaire s’appelle pneumonie.

Dans les broncho-pneumopathies infectieuses, l’infection atteint les bronches et le tissu pulmonaire.

Bronchopneumopathies infectieuses : Causes

Elles peuvent être virales (virus respiratoire syncytial, virus de la grippe) ou microbiennes (haemophilus, mycoplasme, pneumocoque, chlamydiae, staphylocoque).

L’infection des voies aériennes entraîne une inflammation, une hyper sécrétion, parfois une suppuration, qui sont à l’origine d’une obstruction des conduits.

Les bronches étant obstruées, la circulation d’air se fait mal et le tissu pulmonaire s’infecte à son tour constituant ce qu’on appelle un foyer pulmonaire.

Parfois le tissu pulmonaire s’infecte directement par voie aérienne ou sanguine (pneumonie à pneumocoque ou staphylocoque)

Bronchopneumopathies infectieuses : Symptomes

Les signes débutent souvent par une infection des voies aériennes supérieures ; il apparaît rapidement de la fièvre, une toux d’abord sèche puis grasse (crachats) avec un encombrement bronchique.

La gêne respiratoire, l’atteinte de l’état général, l’intensité de la fièvre, dépendent de l’agent responsable ; généralement elles sont moins importantes avec les virus qu’avec les bactéries.

L’examen clinique, thoracique en particulier, permet d’évaluer l’encombrement bronchique, parfois de localiser un foyer pulmonaire.

Maladies dont les symptômes sont proches ?

L’abcès du poumon, rare chez l’enfant, se présente comme une pneumonie sévère, avec fièvre persistante sous traitement.

Les bronchiolites, concernent le nourrisson et se manifestent par une respiration sifflante comme dans l’asthme, une gène respiratoire, et une fièvre peu élevée. L’atteinte de l’état général dépend du degré de la gène respiratoire.

Les bronchites, se manifestent par une toux productive et un encombrement. La fièvre n’est généralement pas très élevée.

Bronchopneumopathies infectieuses : Examens

La numération formule sanguine avec test d’inflammation sanguine (protéine C réactive) permet de faire la part entre infection bactérienne et virale.

La radiographie de thorax confirme et localise un foyer ou un trouble de ventilation pulmonaire.

Les sérologies sanguines sont utiles dans certains cas pour reconnaître tel ou tel virus.

En cas de fièvre très élevée, on réalise des hémocultures (recherche de la bactérie dans le sang).

La fibroscopie bronchique est indiquée dans les formes traînantes, récidivantes ou résistantes au traitement. Elle permet de voir l’état et la perméabilité des bronches. Elle sert aussi à faire des prélèvements pour analyse bactériologique.

Bronchopneumopathies infectieuses : Traitements

L’hospitalisation peut être nécessaire, notamment chez les personnes âgées ou à risque (diabétique, alcoolique...) et si la clinique est défavorable.

La kinésithérapie respiratoire désencombre les bronches.

Les antibiotiques sont indispensables uniquement quand il s’agit d’une bactérie ou d’une infection virale surinfectée. Ils doivent être pris pendant toute la durée précisée sur l’ordonnance même si les symptômes disparaissent.

Si la fièvre persiste au-delà de 48H après la mise en route du traitement, il faut reconsulter votre médecin traitant.

Il faut faire une radiographie de contrôle un mois après la fin des antibiotiques.

Que devez vous faire ?

La kinésithérapie apprend à l’enfant à bien tousser. Elle peut être impressionnante mais elle est irremplaçable pour bien vider les poumons des crachats qu’ils contiennent.

Il faut encourager l’enfant à faire ses exercices de kinésithérapie tout seul.

Les traitements actuels permettent de guérir assez rapidement, mais il faut prendre le traitement prescrit jusqu’au bout afin d’être certain que plus aucune bactérie n’est restée « cachée » dans les poumons.

Août 2006

Pour en savoir plus : Page d’un organisme officiel français de santé sur le traitement des infections respiratoires

Bronchopneumopathies infectieuses : Evolution

L’évolution des broncho-pneumopathies s’étale sur 7 à 10 jours : la toux sèche au départ, devient productive. Sous traitement, la fièvre cède en quelques jours et la guérison se fait sans séquelle.

Les complications sont rares, mais peuvent exister : abcès du poumon, pleurésie (infection de la plèvre qui est l’enveloppe du poumon), septicémie.

Il existe des formes récidivantes ; il faut penser alors à une bronchite chronique et en rechercher la cause ; penser également à une inhalation de corps étranger bronchique.

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