D'où vient l'acouphène ?

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Officiellement, 2,5 millions de Français souffrent d’acouphènes et d’hyperacousie. Mais ce serait en fait près de 8 millions de personnes qui seraient touchées par ces symptômes. Rappel de leurs mécanismes.

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De plus en plus de Français se plaignent d'acouphènes et d'hyperacousie. Dans le premier cas, il s'agit de bourdonnements et de sifflements dans la tête et dans les oreilles. Dans le second, d'une hypersensibilité aux bruits normalement supportés. Ces symptômes auditifs peuvent entraîner une grande fatigue nerveuse, voire même obliger le patient à limiter ses contacts avec l'extérieur.

D'où vient l'acouphène ?

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Dans de nombreux cas, il s’expliquerait par un défaut d’interprétations des stimulis adressés par les cellules sensorielles de l’oreille aux aires auditives. Celles-ci signalent alors ce problème par un sifflement proche de celui d'une cocotte minute ou du souffle du vent. Ce signal sonore devient omniprésent et envahissant pour la personne qui en souffre. Dans un environnement silencieux, la gêne devient encore plus prononcée. Le processus d’habituation aide la personne à moins se focaliser sur ce désagrément, afin de moins le ressentir. Ce processus s'appuie sur deux fonctionnement de notre cerveau.

Le cerveau s’adapte à l’environnement sonore

Dès le stade fœtal et lors de l’enfance, l’environnement dans lequel une personne évolue façonne son cerveau. Ainsi, certaines zones de son encéphale vont être stimulées en fonction des sons, des lumières ou encore des odeurs qui l’entourent pendant cette première partie de son existence. Cette plasticité cérébrale doit être entretenue tout au long de la vie, afin d’éviter tout défaut sensoriel. Le lien social est le moyen le plus simple et le plus efficace pour stimuler nos aires sensorielles.

Le cerveau compense un sens défaillant

Mais lorsque la gêne auditive est installée, notre cerveau s’assure que ce sens défectueux soit compensé par les autres. Plusieurs études ont démontré cette interconnexion entre les systèmes sensoriels. Si l’ouïe est endommagée, la vue viendra compenser cette perte en facilitant la lecture sur les lèvres. Cette compensation sensorielle améliore le quotidien des patients. Elle ne permet pas en revanche de retrouver les capacités sensorielles perdues.

Source : Medisite avec la JNA.

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