Un faible risque opératoire

Un faible risque opératoire
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Un faible risque opératoire

Des complications précoces interviennent dans 2 % des interventions : infections post-opératoires articulaires et osseuses, hématome intra-articulaire, luxation ou descellement de la prothèse, paralysies liées à la compression d’un nerf. Elles conduisent parfois à une nouvelle intervention.

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Certaines complications peuvent survenir aussi tardivement : infection tardive, ossifications autour de la prothèse, raideurs, parfois fracture de la prothèse elle-même, en particulier certaines prothèses en céramique qui ont été récemment retirées du marché.

Mais globalement, le risque opératoire reste faible si l’état général est satisfaisant et si l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les principaux bénéfices de cette intervention sont le soulagement, voire la disparition des douleurs à la marche et une récupération pour tout ou partie de la fonction articulaire.

Comment se déroule l’opération ?

La durée moyenne de l’hospitalisation est de 7 jours. Sauf urgence, l’entrée à l’hôpital se fait habituellement la veille de l’intervention et un bilan pré-opératoire sera réalisé par un anesthésiste. Il faudra rester à jeûn (ne rien manger ni boire) durant les six heures qui précèdent l’opération.

L’intervention elle-même dure environ 4 à 5 heures dont une heure et demi environ pour l’acte chirurgical proprement dit. Après l’opération, les 48 premières heures en salle de réveil sont souvent inconfortables (alitement obligatoire, perfusion, utilisation d’un bassin pour les petits et gros besoins...).

Puis, la rééducation pourra commencer. Le kinésithérapeute montrera les mauvaises positions et les gestes à éviter pour ne pas luxer la prothèse. Mais rapidement la position assise au bord du lit ou dans un fauteuil sera possible avec l’aide du kinésithérapeute. L’apprentissage du "béquillage" se fera à partir du 3e jour.

Après l’intervention

La convalescence doit être paisible avec une reprise progressive des activités sans excès ni démesure. Le traitement contre la douleur doit être poursuivi quelques jours jusqu’à sédation spontanée des douleurs et en cas de gonflement de l’articulation, la mise en place locale de glace est parfois nécessaire.

La rééducation doit être douce et non douloureuse avec un entraînement quotidien à la marche à l’aide d’une ou deux béquilles. Enfin de retour à domicile, il faut aménager sa maison en évitant d’avoir à utiliser des escaliers et en mettant en place des barres d’appui dans la douche et les toilettes pour prévenir au mieux les chutes.

Habituellement il faut au moins trois mois pour pouvoir vivre "normalement" avec une prothèse et environ un an pour l’oublier dans la plupart des cas (80%). Une surveillance clinique et radiologique doit ensuite se faire tous les ans puis tous les deux ans pour prévenir les complications éventuelles et évaluer l’usure.

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