Quels risques et pour qui ?

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L’ampleur du risque dépend de l’exposition à l’amiante. Trois types d’expositions ont été définis par l’Inserm :

Les expositions professionnelles. Il s’agit de l’exposition la plus dangereuse. Ce type d’exposition survient lors de l’extraction et de la transformation de l’amiante, son transport, son utilisation dans l’industrie (fabrication du fibro-ciment) ou encore durant les interventions dans un milieu amianté notamment pendant les opérations de désamiantage. Ces dernières doivent être effectuées en observant des procédures strictes qui évitent la dispersion de fibres dans l’atmosphère.

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Les expositions paraprofessionnelles et domestiques. Les fibres et la poussière d’amiante sont très volatiles et peuvent être transportées du lieu de travail jusqu’aux habitations. Et donc constituer une source d’exposition. Une femme a ainsi développé un mésothéliome en lavant à la main, durant des années, le bleu de travail de son mari employé dans l’industrie de l’amiante.

Les expositions domestiques sont celles provoquées par les objets ménager qui peuvent contenir de l’amiante et être source de pollution (tables à repasser, certains appareils de chauffage mobile).

Les expositions environnementales. La pollution peut être celle due à la proximité des mines, ou de l’industrie de transformation de l’amiante, mais il s’agit surtout de la dissémination dans l’atmosphère des fibres d’amiante présente dans les matériaux (fibro-ciment et flocage notamment) de construction de certains locaux (habitation, école, entreprise).

L’exposition naturelle : Au milieu des années 1970, on a découvert que certains sols recelaient et libéraient naturellement des poussières d’amiante dans l’atmosphère. C’est le cas notamment dans certaines régions de Turquie, de Grèce, de Nouvelle-Calédonie et de Corse. Les études scientifiques montrent que dans ces régions la population présente un risque de développer un mésothéliome jusqu’à mille fois plus élevé que pour la population générale des pays industrialisés.

En France, c’est durant la période comprise entre 1960 et 1970 que la plus grande proportion d’hommes a été exposée professionnellement. Soit 15 % de la population masculine. Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 9 novembre 1999, l’exposition maximale en France entre 1900 et 1969, concerne la classe d’âge des 20-29 ans et la génération née entre 1930 et 1939. Pour la génération née entre 1940 et 1949, l’exposition à l’amiante a été maximale à l’âge de 20-29 ans, donc au cours des années 1960 à 1970.

« Ce sont les hommes âgés de 45 ans ou plus aujourd’hui qui ont été le plus massivement exposés en France » indiquent les auteurs de l’étude. Mais attention, cette étude ne porte que sur l’exposition professionnelle, telle que la définit l’Inserm. Concernant l’exposition dite environnementale, la période d’exposition à l’amiante s’étend du début de l’utilisation de l’amiante dans la construction immobilière, soit depuis l’après-guerre, jusqu’à l’interdiction de l’amiante et aux mesures de décontamination. C’est à dire jusqu’à nos jours.

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