Le contrôle antidopage

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Le rôle d’un contrôle antidopage

Un contrôle antidopage consiste à faire analyser par des laboratoires spécialisés des prélèvements d’urine ou de sang. Pour les prélèvements d’urine, la dose ingérée ainsi que la constitution de l’athlète déterminent le temps pendant lequel la substance sera décelable dans l’urine. Certains médicaments deviennent indécelables au bout de quelques heures, d’autres après plusieurs mois. Les tests sanguins pour quelques fédérations internationales, permettent d’affiner les résultats obtenues lors d’un premier test urinaire, afin de dépister les substances illicites. La découverte de telles substances entraîne pour l’athlète des mesures disciplinaires. Les contrôles antidopage tentent d’assurer le respect de l’égalité des chances en compétition.

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Pour les compétitions de niveaux national et international, l’athlète soumis au contrôle est choisi par tirage au sort - est tiré au sort soit le nom du participant soit la place occupée dans le classement- ou désigné en nom propre.

Les sportifs de haut niveau peuvent également être soumis à des tests hors compétition. Il existe deux procédés :

- L’athlète est convoqué au centre de contrôle (dans un délai de 36 heures).

- Le contrôle est effectué sans avertissement, par exemple pendant un camp d’entraînement ou un stage. On parle alors de contrôle inopiné ou sans préavis.

Les athlètes qui peuvent faire l’objet de tels contrôles en sont informés.

Les pratiquants du sport populaire ne sont pas soumis aux contrôles antidopage.

Les rôles de la Commission de lutte contre le dopage

Cette commission de lutte contre le dopage est responsable de la formation et du perfectionnement des contrôleurs et fournit également renseignements et conseils. L’action de la commission médicale du C.I.O. repose sur trois principes de base : protéger la santé des athlètes, défendre l’éthique médicale et sportive et donner à tous des chances égales.

Les tests

Les contrôles antidopage sont de la compétence des fédérations et organisations nationales et internationales.

Les fédérations sportives nomment des contrôleurs, qui sont formés pour exécuter les contrôles en compétition et les contrôles inopinés. Ces contrôleurs sont munis d’une carte de légitimation.

Les prélèvements d’urine sont envoyés pour analyse (échantillons A et B) à un laboratoire reconnu par le CIO qui recherchera des substances interdites. Le laboratoire ne travaillera qu’avec l’échantillon A, l’échantillon B étant conservé dans l’éventualité d’une seconde analyse.

Le matériel de contrôle a été mis au point spécialement pour le dépistage de substances dopantes.

L’anonymat est respecté, le laboratoire n’ayant connaissance que du numéro de code.

Les laboratoires choisis pour effectuer des analyses de substances dopantes ont satisfait aux critères de qualité très stricts du CIO. Si un laboratoire ne remplit plus les conditions requises, il perd son accréditation.

Le résultat du contrôle est négatif

Si les tests d’urine ne font apparaître aucune substance interdite, les résultats sont considérés comme négatifs et, s’il s’agit de contrôles en compétition, ils sont communiqués par le laboratoire aux responsables des questions de dopage de la fédération concernée, qui en avise l’athlète. Les résultats des contrôles hors compétition sont annoncés directement à l’athlète.

Le résultat du contrôle est positif

Si l’on trouve dans l’échantillon A une ou plusieurs substances interdites, les résultats sont considérés comme positifs et, s’il s’agit de contrôles en compétition, ils sont communiqués aux responsables des questions de dopage de la fédération concernée, qui en avise l’athlète. Les résultats des contrôles hors compétition sont annoncés par directement à l’athlète.

L’athlète mis en cause peut, dans un délai de 7 jours, demander par écrit une analyse de l’échantillon B. Il a le droit d’assister à cette analyse en compagnie d’un expert et/ou d’une personne de confiance. Si le résultat est négatif, le contrôle est déclaré négatif. Par contre, si le résultat confirme celui obtenu à partir de l’échantillon A, le contrôle est déclaré positif.

Les sanctions éventuelles sont du ressort de la fédération dont dépend l’athlète ou bien de l’autorité pénale. Auparavant, l’athlète a le droit de s’exprimer et de prendre connaissance du dossier. Le cas doit rester confidentiel jusqu’à la décision de première instance. L’athlète ou sa fédération peuvent consulter les experts de la Commission de lutte contre le dopage.

Il est possible d’adresser un recours contre une décision rendue en première instance à une cour d’arbitrage impartiale, tel le Tribunal arbitral du sport du CIO siégeant à Lausanne.

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