Effets d’une exposition solaire excessive

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Cancers de la peau

Une surexposition aux rayons UV peut entraîner l’apparition de plusieurs types de cancer de la peau. Ces cancers peuvent être classés en deux catégories : les mélanomes malins et les tumeurs non mélaniques. Ces dernières sont la forme de cancer de la peau la plus fréquente. Elles ont tendance à apparaître sur les parties du corps habituellement exposées au soleil comme le cou, le visage, les oreilles, le dessus des mains et les avant-bras. Ces cancers, dont la particularité est de rester localisées, peuvent le plus souvent être enlevés chirurgicalement. Elles sont rarement mortelles mais peuvent entraîner de graves préjudices esthétiques.

Le mélanome malin

Le mélanome malin est une forme de cancer de la peau heureusement assez rare. Il faut pourtant s’en inquiéter davantage parce qu’il peut développer des métastases, envahir facilement d’autres parties du corps et causer la mort. Au contraire des autres types de cancer de la peau, les mélanomes n’apparaissent pas nécessairement sur les parties du corps qui sont exposées au soleil.

Ces tumeurs se développent à partir des mélanocytes, c’est-à-dire des cellules de la peau qui produisent la mélanine. Quatre vingt dix pour cent de ces tumeurs sont des mélanomes cutanés. Le très grand potentiel de dissémination métastatique, autrement dit de " généralisation " de ce cancer, fait que seuls un diagnostic précoce et l’extraction chirurgicale large de la lésion avant que celle-ci ne devienne trop profonde, permettent d’entrevoir une guérison définitive.

L’incidence du mélanome malin est en forte augmentation dans les pays industrialisés : elle a doublé en dix à quinze ans. En France, on peut estimer l’incidence actuelle du mélanome entre 5000 et 6000 cas par an.

L’identification de facteurs de risque permet le développement de mesures préventives. Deux types de facteurs de risque ont été identifiés dans le mélanome : des facteurs individuels, constitutifs (phototypes, nombreux nævus, nævus atypiques, antécédents personnels ou familiaux de mélanome) et un facteur comportemental, l’abus d’exposition au soleil ou aux ultraviolets (UV) artificiels.

Le dépistage " ABCDE "

Pour reconnaître la nature éventuellement maligne d’une tâche pigmentée, on utilise le dépistage " ABCDE ". En effet, le mélanome malin présente en général les caractéristiques suivantes :

- A pour Asymétrie. La lésion est asymétrique. - B pour Bord. Le contour est irrégulier, en carte de géographie. - C pour Couleur. La lésion est polychrome. - D pour Dimension. Diamètre > 8 mm. - E pour Evolution. La lésion évolue : taille, prurit, couleur, saignement, etc...

La plupart des mélanomes sont décelés par le malade. L’auto-examen est, au moins potentiellement, une méthode de détection précoce qui ne requiert pas de technique coûteuse de dépistage. De plus, la détection précoce des mélanomes présente comme nous venons de le voir des avantages considérables sur le plan de la survie.

Le pronostic d’un mélanome malin est étroitement lié à son épaisseur mesurée par l’anatomo-pathologiste sur le spécimen tumoral prélevé. Cette épaisseur, qui définit l’indice de Breslow, est déterminée par examen histologique : il s’agit de la profondeur en millimètres entre la couche cellulaire cutanée la plus superficielle et la partie la plus profonde de la tumeur. Lorsque cette épaisseur est inférieure à 1,5 mm, la survie à cinq ans est de 92%, mais elle n’est plus que de 36% lorsque cette épaisseur est supérieure à 3,5 mm.

Il est donc souhaitable d’apprendre à reconnaître l’aspect précoce d’un mélanome. Il est également important que ces tumeurs soient rapidement vues par un professionnel de la santé.

La plupart des mélanomes (55% environ dans les populations blanches d’Europe) sont des mélanomes superficiels extensifs développés dans certains cas seulement aux dépends de grains de beauté.

Ces lésions ont une croissance relativement lente et se développent souvent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’être vues par le médecin. C’est pourquoi une éducation sanitaire axée sur une détection précoce serait à tout moment bénéfique pour un pourcentage significatif de la population présentant de telles lésions.

Les mélanomes superficiels extensifs ont généralement un diamètre plus grand que celui de la plupart des grains de beauté (supérieur à 5 mm), ils présentent des contours irréguliers et sont de couleur variable.

Afin de faciliter l’identification de telles lésions, il convient donc de consulter un médecin dès qu’un grain de beauté change de forme, de couleur ou de taille, ou saigne facilement.

Les mélanomes nodulaires, moins fréquents, ont une croissance beaucoup plus rapide et peuvent ressembler à des grosseurs rouges ou pigmentées qui sont susceptibles de saigner.

Effets sur le système immunitaire

La lumière ultraviolette peut avoir des effets néfastes sur le système immunitaire en affectant la peau. Celle-ci est notre première ligne de défense contre l’invasion d’organismes auxquels elle est constamment exposée. Elle est constituée d’un réseau de cellules et de protéines qui jouent un rôle de premier plan dans la lutte contre les micro-organismes. Les rayons UV sont responsables d’une baisse locale de l’activité du système immunitaire, ce qui fait que le corps est moins apte à combattre l’apparition de cellules cancéreuses.

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