Les infections nosocomiales en chiffres

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Depuis 1990, les professionnels hospitaliers se sont mobilisés et des structures de coordinations permettent d’obtenir des données de nature épidémiologique sur les infections nosocomiales. Deux types d’études ont été conçus : les enquêtes de prévalence et les enquêtes d’incidence.

Le taux de prévalence est le nombre de patients infectés à un moment donné par rapport à l’ensemble des personnes présentes dans un hôpital. Elle permet d’avoir une description globale de ces infections. Les résultats des études de prévalence ne sont applicables et interprétables que sur une population dense, au minimum à l’échelle régionale.

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Le taux d’incidence est le nombre de cas identifiés sur une période de temps donnée et permet une mesure précise du risque d’infection pour un patient admis à l’hôpital.

En 1996, une enquête a été réalisée à l’échelon national dans 830 hôpitaux soit environ 79 % des lits d’hospitalisation publique. Les résultats de cette étude, publiés par le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH n° 36 en 1997), montraient que 6,7 % des patients présentaient une infection nosocomiale.

Les infections urinaires étaient les plus fréquentes (36,3 %), suivies des infections pulmonaires ou pneumopathies (12,5 %) et des infections du site opératoire (10,6 %).

L’étude a également permis d’établir un tableau de l’incidence des infections selon les différents services.

Le service de réanimation était bien sûr le plus touché avec une prévalence moyenne de patients infectés de 22 % et de 6,1 % pour la chirurgie. A l’autre extrémité, on trouvait les services de pédiatrie (3,5 % des patients) et de psychiatrie (2,6 %). Si les services présentent un risque différent, il n’en va pas de même pour la durée de l’hospitalisation : services de moyen, long ou court séjour ne se distinguent pas par le nombre des infections nosocomiales constatées.

Toutefois l’interprétation de ces études doit tenir compte des facteurs de risques propres aux malades ( par exemple : prématurité, immunodépression, personnes âgées, chimiothérapie, ...). Elles permettent alors de mettre en oeuvre des stratégies de lutte et de prévention.

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