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Une hanche douloureuse qui grince à la marche ? Un col du fémur qui se brise ? Et la question d’une prothèse de hanche se pose, parfois en urgence... Qu’attendre d’une telle intervention ? Quels sont les risques, les suites opératoires ? Les réponses du Pr. Courpied, orthopédiste à l’hôpital Cochin.

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Une indication opératoire à négocier

Les os ont de la mémoire. Simone se souvient de sa chute d’une échelle, il y a vingt ans, alors qu’elle tentait de remettre en place quelques tuiles après une tempête. Six mois d’immobilisation. Puis au fil des ans, sa hanche droite est devenue douloureuse à la marche et un jour le diagnostic est tombé : coxarthrose.

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"L’indication d’une prothèse de hanche n’est jamais une urgence dans le cadre d’une arthrose de hanche (coxarthrose), explique le Pr. Jean-Pierre Courpied, orthopédiste à l’hôpital Cochin, à Paris. Elle dépend du degré de gêne fonctionnelle, du niveau de dégradation anatomique et de la tolérance du patient à la douleur ."

Simone a longtemps repoussé l’échéance d’une intervention à l’aide d’anti-inflammatoires et de médicaments contre la douleur. Mais aujourd’hui, à 62 ans, il lui faut se rendre à l’évidence : seule une prothèse de hanche lui permettra de retrouver une mobilité sans douleur.

Un bon pronostic opératoire

L’autre indication opératoire de la prothèse de hanche, c’est la fracture du col du fémur. Marie souffrait d’ostéoporose et à 78 ans, elle s’est cassé le col en tombant d’un escabeau. Elle a été opérée en urgence. Ce type d’intervention était autrefois de mauvais pronostic, du fait des complications post-opératoires liées en particulier à l’alitement prolongé.

Aujourd’hui, grâce aux progrès de la chirurgie et à une "verticalisation précoce" du patient , la mise en place d’une prothèse de hanche est de meilleur pronostic ( 70 % survivront à cette fracture ) et désormais, la fracture du col n’est plus synonyme de dépendance ou de mort prochaine.

Il reste que la prévention de ce type d’accident est toujours préférable à une intervention chirurgicale en urgence chez un sujet âgé. Une prévention de l’ostéoporose qui doit se réaliser bien en amont, souvent dès la ménopause chez la femme mais aussi, au présent, par un aménagement du lieu de vie pour réduire les risques de chute.

Enfin des protecteurs externes de hanche , faits de mousse compacte placée dans une culotte spéciale, sont aujourd’hui proposés sur le marché au prix d’environ 123 € pour protéger l’extrémité supérieure du fémur chez les "chuteurs" (réduction de près de 80 % du risque de fracture du col).

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