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Les germes dangereux pathogènes, liés aux denrées alimentaires, commencent à se multiplier au-dessus d’une température de 2°. Autant dire que notre façon de gérer les courses et l’entretien du réfrigérateur, notamment en plein été, demande un brin de discipline et beaucoup de bon sens. Mise au point.

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La saison de tous les dangers

Il fait beau et chaud. C’est le temps du pique-nique improvisé, du buffet installé au jardin, des salades fourre-tout emportées à la plage, du réfrigérateur empli jusqu’à ras bord pour éviter la corvée des courses...

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Vision idyllique ? Pas tout à fait car les produits alimentaires s’altèrent à la chaleur. Pour passer l’été en toute sécurité, il s’agit d’appliquer à la lettre :

Les règles d’hygiène élémentaires, notamment en se lavant très régulièrement les mains.

Et de préserver impérativement la chaîne du froid, efficace sur l’activité microbienne seulement en continu.

Une bonne gestion des courses

En été, les courses se font dans le bon sens. A savoir, en commençant par les produits non périssables (conserves, pâtes, riz, épicerie sèche...).

Puis les fruits et légumes, les produits réfrigérés (viandes, volailles, produits laitiers, produits traiteurs frais...) pour finir par les surgelés à mettre dans des sacs isothermes contenant des "pains de glace".

La durée du temps de transport, entre la grande surface ou le magasin d’alimentation et le réfrigérateur familial, est également primordiale. Le "lèche-vitrine", c’est avant les courses alimentaires, pas après...

Sinon, gare aux intoxications alimentaires, gastro-entérites et autres soucis intestinaux qui gâchent les bons moments !

Sans compter les développements microbiens beaucoup plus graves, même s’ils sont rares, pouvant provoquer des toxi-infections comme la salmonellose et la listériose, qui s’attaquent aux plus vulnérables d’entre nous.

A savoir : les personnes âgées et/ou immuno-déprimées, les nourrissons et les femmes enceintes.

Des achats intelligents

"Ma grand-mère descendait chaque matin acheter le quart de beurre frais, immédiatement avalé par la famille au cours du petit-déjeuner" se souvient André Gac, directeur honoraire de l’Institut International du Froid, qui a présidé la séance sur "La chaîne du froid et l’aliment" de l’Académie nationale de médecine.

S’il n’est plus question, manque de temps oblige, de faire ses achats alimentaires au jour le jour, il n’en reste pas moins "qu’avoir les yeux plus gros que le ventre" peut entraîner bien des désagréments.

"Les consommateurs confondent trop souvent leur réfrigérateur avec un simple placard, note André Gac. Ce n’est pourtant qu’une protection provisoire. En règle générale, il faut acheter pour la semaine ce qui sera consommé dans la semaine. Pas plus. Surtout pour les produits fragiles : poissons, viandes, produits laitiers frais".

N’oublions pas que si le froid conserve les aliments, il conserve aussi très bien les bactéries.

Remplir à ras bord le réfrigérateur est le meilleur moyen de rompre la chaîne du froid et de laisser proliférer le développement microbien.

Pour la simple raison que la distribution du froid se fait d’une façon imparfaite et qu’ainsi les produits risquent de s’abîmer.

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