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Ne plus se mettre martel en tête

Les animaux, les enfants, les jeunes adultes savent bien souvent se "réguler", c’est-à-dire manger ce que le corps réclame, sans se dire : "Est-ce bon pour mon poids ? Combien de calories dans cet aliment ? Si je le mange, je devrais me priver ce soir"...

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Car un mangeur régulé qui prend un gros déjeuner, gras et calorique, n’aura naturellement pas faim, ou moins faim, le soir venu. L’appétit se régule. Une fois les calories nécessaires au bon équilibre de la balance énergétique, le corps ne réclame plus de nourriture.

Chez le mangeur dit en "restriction cognitive", les sensations disparaissent, on mange sans faim, préventivement, pour ne justement pas avoir faim et donc pour ne pas succomber aux aliments interdits... On perd ses repères, on mange plus que de coutume, on calcule les calories ingérées à chaque repas, tout cela peut tourner à l’obsession, et le poids joue au yo-yo.


Beaucoup d’idées fausses

Respecter ses sensations : Pourquoi ne pas se dicter de règle du "bien manger" ? Car elles vont insidieusement remplacer nos sensations alimentaires. La faim, la satiété, le rassasiement vont peu à peu être remplacées par des pensées. "Ai-je encore faim ?" (sensation) devient par exemple "n’ai-je pas dépassé les X calories que je m’étais fixées pour ce repas ?"

Résultat : On mange sans faim, on ne comprend plus les messages de son corps, seul habilité à nous dire ce dont nous avons besoin, tant en quantité qu’en qualité. L’exemple type est celui du petit déjeuner. On nous affirme depuis des années qu’il faut, le matin, prendre un petit déjeuner copieux.

Or, si vous n’avez pas faim le matin, c’est que vous n’avez pas encore fini de digérer votre dîner de la veille. Les calories, ingérées de force, seront de trop ! La preuve : la Grande-Bretagne est le pays où les petits déjeuners sont le plus copieux, mais c’est aussi le pays européen où l’obésité se répand le plus rapidement !

Manger sans envie n’est pas la solution : pourquoi faire trois repas par jour, ou quatre, ou cinq, si un seul vous suffit ?

Autre exemple : vous aimez les pains au chocolat mais vous vous les interdisez sous prétexte qu’ils sont caloriques. Arrive l’heure du goûter... et une féroce envie de dévorer un pain au chocolat (200 calories).

Pour passer l’envie, vous mangerez un yaourt à 0% (50 calories) mais l’envie sera toujours présente, vous mangez un deuxième yaourt (de nouveau 50 calories)... L’estomac sera un peu plus calé mais l’envie encore là. Finalement, vous craquerez sur votre friandise favorite, en ayant déjà ingéré 100 calories auparavant.

Parions aussi que comme beaucoup de mangeurs dits en "restriction calorique", vous vous jetterez sur le pain au chocolat, que vous engouffrerez en moins de deux secondes et que vous en prendrez un deuxième de suite, en vous disant : "C’est un aliment que je m’interdis habituellement. Cette fois-ci je craque, mais demain je saurais me contrôler, donc j’en profite et j’en mange plus que ce que ma faim me dicte". N’était-ce pas plus simple de manger le pain au chocolat de suite ?

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