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Les matériaux fortement contaminés ont été enfouis dans près de 800 fosses de stockage (500 m²) lors du nettoyage au bulldozer de la surface du terrain (près de 1 000 000 m3 de déchets). L’activité y est supérieure à plusieurs milliers Bq/g de 137Cs (plusieurs GBq/m²) et de 90Sr. Et surtout, très alarmant, les isotopes radioactifs sont susceptibles de migrer dans le sol et les nappes souterraines par dissolution. Par exemple, les processus de lessivage du sol et de ruissellement sur un bassin versant dans la rivière Pripyat, au nord de Tchernobyl, a entraîné près de 0,12 PBq de 137Cs dans la rivière en douze ans.

Aucun effort financier n’est prévu pour éviter l’inéluctable contamination par le sous-sol. Seule une zone d’exclusion de 30 km autour de la centrale a été décrétée. Bien entendu, les rivières et les nappes phréatiques respectent rarement ce genre de frontière.

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Outre les fosses d’enfouissement, l’activité du sol autour de la centrale (quelques km²) est de plusieurs dizaines de Bq/g (plusieurs millions de Bq/m²). Quelques points chauds atteignent même 10 fois ces activités. Jusqu’à 200 km au Nord, des concentrations maximales de 10 Bq/g ont été signalées, alors qu’au sud elles sont inférieures à 1 Bq/g.

Les végétaux ont ils été contaminés ? Oui. Après l’accident, l’activité des fruits et des légumes était de plusieurs milliers de Bq/kg. En réalité, toute la chaîne alimentaire était affectée, lait, viande ... Entre 1986 et 1988, 20% de la production de lait et de viande des districts contaminés présentait une activité supérieure à la limite autorisée.

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