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La sécurité en matière d’alimentation devient progressivement un sujet de préoccupation et un thème de recherche à l’échelle internationale. De nombreux pays ont fait de ce thème une priorité nationale en créant des organismes spécifiques dont les recommandations font force de lois. Ce n’est pas un problème Nord/Sud ; c’est une tâche globale. Récemment, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a adopté un programme de grande envergure qui vient renforcer ses activités passées dans ce domaine.

Lors de son discours prononcé devant la cinquante-troisième Assemblée Mondiale pour la Santé, le Dr. Gro Brundtland, Directrice Générale de l’OMS, déclara : "La volonté politique, lorsqu’elle s’ajoute à des preuves solides, peut faire la différence". Elle pressait les responsables politiques en matière de santé d’entamer le processus politique avec plusieurs objectifs, dont la sécurité alimentaire.

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L’Assemblée Mondiale pour la Santé est le corps exécutif suprême de l’OMS. Pour la première fois, celle-ci a traité de la sécurité alimentaire. L’Assemblée Mondiale de la Santé a adopté une résolution globale qui définit un plan d’action à la fois pour l’OMS et pour ses états membres.

Les pays s’accordent à reconnaître que la sécurité alimentaire est une des missions essentielles de santé publique. En vue de ses implications au niveau international, l’OMS devra renforcer ses programmes et ses activités dont son soutien à la Commission du "Codex Alimentarius", sa coopération technique avec les Etats Membres, et la coordination de ses travaux avec d’autres organismes internationaux, en particulier la FAO des Nations Unies.

L’Assemblée Mondiale de la Santé a également exhorté les Etats Membres à développer et à mettre en place des mesures préventives systématiques et durables, visant à réduire de manière significative l’apparition de maladies d’origine alimentaire, en mobilisant tous les responsables (agriculteurs, industriels, consommateurs et services de santé publique).

La Résolution insiste sur la nécessité de disposer d’une information scientifique de qualité, mise facilement à disposition. De concert, l’OMS, la FAO et les autorités nationales seront chargées de veiller à ce que les dispositions scientifiques prises répondent aux plus hautes normes de transparence, d’excellence et d’indépendance. Il a également été demandé à l’OMS de réagir immédiatement aux urgences en matière de sécurité au niveau international et national, et d’aider les pays confrontés à une situation de crise.

Cette même Résolution demande d’intégrer des disciplines de sécurité alimentaire dans les programmes d’éducation sanitaire et diététique, et dans les programmes d’information destinés aux consommateurs, en particulier dans les programmes des cycles primaire et secondaire. De plus, seront initiés des programmes culturels et éducatifs sur la santé et la diététique, à l’intention des conseillers en alimentation, des consommateurs, des agriculteurs, des producteurs et du personnel de l’industrie agro-alimentaire.

L’Assemblée Mondiale pour la Santé a évoqué les préoccupations propres aux pays en voie de développement, parmi lesquelles l’aide visant à développer leurs capacités à œuvrer à part entière au "Codex Alimentarius".

Cette Résolution majeure, impliquant à la fois les principales organisations internationales ainsi que les gouvernements, renforce un réseau qui sera investi du pouvoir de garantir que le thème aussi essentiel de la sécurité alimentaire devienne une priorité dans le monde où les aliments parcourent de grandes distances d’un pays ou d’un continent à l’autre.

Les prochaines étapes visant à la mise en place de cette stratégie globale seront entreprises dans un futur très proche. Si vous souhaitez de plus amples informations sur cette Résolution, des activités au niveau international sur la sécurité alimentaire, consultez le site de l’OMS à l’adresse www.who.ch et le site de la FAO à l’adresse www.fao.org

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