Inconnu à la Sécu

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Pour les consommateurs, une ombre au tableau : le médicament, délivré sur ordonnance, n’est pas remboursé. En suivant cette politique, la France ne fait pas exception par rapport aux autres pays. Aux Etats-Unis, les assureurs privés ont refusé d’inclure le remboursement du médicament dans leurs prestations. Deux raisons à cela. D’une part, l’engouement pour le médicament fait craindre aux autorités un coût excessif pour les comptes de la Sécurité sociale. D’autre part, tout comme le Prozac®, le Viagra® est perçu comme un médicament de confort.

Mais les choses pourraient évoluer quelque peu avec le récent avis du Conseil consultatif national d’éthique. Sollicité en juin 1998 par Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat à la santé, le CCNE recommande la prise en charge du médicament dans certains cas et dans des quantités limitées à 4 à 6 comprimés par mois. « La reconnaissance de l’activité sexuelle non seulement comme liée à la procréation mais aussi comme expression et facteur de bien être implique que sa défaillance puisse être traitée par la médecine » estime le CCNE.

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Mais si le recourt au Viagra® ou à d’autres substances en court de développement, est évident en cas de dysfonction érectile organique, le CCNE ne considère pas que la société doive prendre en charge toute perturbation de la vie sexuelle d’un individu ou d’un couple en l’absence de pathologie identifiée connue. « L’âge ne devant pas être assimilé à une pathologie » ajoute le Conseil.

Malgré cet avis favorable le remboursement n’est pas encore d’actualité. Car la décision revient au gouvernement et Pfizer n’a jamais fait de demande allant dans ce sens depuis la commercialisation de son produit. Comme une telle demande l’obligerait sans doute à réduire son prix de vente, on comprend que le fabriquant ne se presse pas. Et puis le Viagra® reste à ce jour sans concurrent.

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