Destin de l’âge et don de la voix...

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Destin de l’âge et don de la voix...

"Quand une personne est blessée, quand elle est déchirée par la souffrance, la mort, la violence qui forment son enveloppe sensorielle, ses développements biologiques sont altérés", explique Boris Cyrulnik. Les exemples se suivent et ne se ressemblent pas. Ils passent par les enfants de la Roumanie sous Ceausescu, ceux de l’Angleterre d’après-guerre.
Scientifiques et compréhensibles par tous, ils démontrent qu’avec des maux identiques, les destins des personnes peuvent être différents, tragiques ou heureux. Ils dépendent de l’environnement culturel et familial, de l’organisation quotidienne et sensorielle qui deviennent "tuteurs de comportements". Même pour des enfants porteurs de maladies génétiques. Même lorsqu’il s’agit d’évoquer la maladie d’Alzheimer.

"J’ai dirigé le groupe de travail Alzheimer et résilience. Nous nous sommes interrogés sur le destin des personnes atteintes par cette maladie en Chine. Outre le fait que la famille les prend en charge totalement, pour eux il ne s’agit pas du tout d’une maladie ! Les Chinois m’ont retourné la question. Est-ce que tu pourrais courir un 100 m comme à tes vingt ans ? Non. Et est-ce que tu te sens malade pour autant ? Non plus ! Culturellement, nous avons acquis l’idée d’un certain déclin dû à l’âge avant la mort. En Chine, comme la représentation du temps est circulaire, il suffit d’attendre le temps de la renaissance. Les pertes de mémoire, la perte du langage, la désorientation dans le temps et dans l’espace, ce n’est pas grave, ça reviendra !", développe Boris Cyrulnik.

Évoquant Anna Freud et Françoise Dolto, il insiste encore sur l’importance de la voix, de ses basses ou hautes fréquences, quelles que soient le sens des paroles dites. Elle peut agir comme une caresse. "Depuis toujours les crooners en jouent. Mais les scientifiques semblent seulement s’en apercevoir". À l’entendre, l’auditoire est d’ailleurs prêt à tout croire.
Derrière ses boutades, les prises de conscience pointent. Il dénonce encore les effets secondaires du progrès : un milieu sensoriel de plus en plus appauvrissant, de moins en moins "tuteur". Au nom du développement personnel, notre culture actuelle isole. Or comme chez les primates, nous avons besoin de rituels. "Quand on invite quelqu’un au restaurant, ce n’est pas pour lui donner des glucides, protides, lipides, mais bien pour parler, échanger, et plus ! Au fond, c’est pour harmoniser nos émotions et éviter la souffrance de la solitude."

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Florence de Maistre

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