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Elle court, elle court la rumeur sur les dangers de l’aspartame commercialisé sous le nom de Canderel en France et de Nutrasweet aux Etats-Unis. Cet édulcorant possède deux qualités : il a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre avec un goût très proche de ce dernier et surtout son apport calorique est extrêmement faible. Il est donc utilisé abondamment soit directement par les consommateurs, soucieux de leur ligne, mais aussi dans les sodas « light ».

L’aspartame est découvert en 1965, mais c’est en 1981 que la Food and Drug Administration (FDA- l’autorité sanitaire des Etats-Unis) autorise son usage comme additif alimentaire. En 1996 une étude (Olney et col. Journal of Neuropathology & Neurology 55,n° 11, 1115-1123, novembre 1996) émet l’hypothèse qu’une augmentation du nombre de tumeurs au cerveau serait liée à l’utilisation de l’édulcorant. En effet la dégradation des composés de l’aspartame produirait une substance cancérigène (voir encadré).

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Pour la FDA ce problème a déjà été évoqué avant la délivrance de l’autorisation de mise sur le marché. Après la parution de l’étude d’Olney, un examen des registres de l’Institut National du Cancer américain n’a pas permis de conclure à une association entre l’augmentation des cancers du cerveau et l’usage de l’édulcorant.

En effet, selon la FDA, l’incidence des tumeurs du cerveau s’accroît à partir de 1973, se stabilise à partir de 1985 et baisse entre 1991 et 1993, alors qu’il est fait un usage croissant de l’édulcorant. En juin 1997 le Comité scientifique pour l’alimentation de l’Union européenne estime qu’il n’y a pas lieu de ré-examiner la toxicité de l’aspartame. Cette décision se base sur une analyse de l’étude Olney effectuée par le Comité britannique de la Carcinogénicité.

Malgré ces deux mises au point, et d’autres recommandations favorables émisent par l’OMS et diverses sociétés savantes, les rumeurs de toxicité ressurgissent périodiquement notamment sur le Web. La polémique est relancée par le Sunday Express dans son édition du 9 janvier 2000. le journal évoque l’aspartame comme cause de cécité, de sclérose en plaque et de cancer du cerveau. Qui croire ?

L’aspartame est composé de méthanol et de deux acides aminés, la phénylalanine et l’acide aspartique. Ces trois substances sont naturellement présentes dans certains aliments et en quantité plus importante que dans les doses usuellement ingérées d’aspartame.

Il est néanmoins avéré que, sous l’effet de la chaleur l’aspartame se dégrade en dicétopipérazine qui, chauffée elle aussi, forme des produits cancérigènes. En dessous de 105° C la dégradation de l’aspartame est extrêmement faible et du coup le risque cancérigène le semble aussi.

L’aspartame est toutefois contre-indiqué pour les personnes souffrant de phénylcétonurie, c’est à dire d’une incapacité à transformer la phénylalanine présente dans l’édulcorant. Cette rare maladie héréditaire est dépistée systématiquement et les produits contenant de l’aspartame mentionne la présence de l’acide aminé.

Faut-il faire confiance à des rumeurs souvent invérifiable ? Ou bien croire en l’indépendance des autorités sanitaires mondiales et de différents pays ? Doit-on suspecter la main invisible des industriels toujours prompts à protéger ses intérêts financiers et pour cela prête à influencer les autorités sanitaires ? Cela c’est bien vu par le passé. En définitive, la question est : à qui faire confiance ? Et dans le doute l’abstention resterait-elle l’unique solution ... ?

Thomas Leven

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