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La perception du risque nucléaire par le public est encore forte (> 60% des personnes interrogées) (Bonnefous et Brénot, 1997) et doit le rester car c’est la seule chance pour un fonctionnement le plus sûr possible. Le principe de précaution tant défendu dans d’autres secteurs de la santé publique (O.G.M., vache folle) devrait également être automatiquement de mise dans le secteur nucléaire.

En France, nous avons la chance de bénéficier d’une vaste population de médecins, spécialistes, chercheurs et techniciens du nucléaire pour offrir une information de qualité. Il faut donc dépassionner le débat sur le secteur nucléaire civil qui a besoin avant tout de sérénité et de responsabilité, notions quelque peu évaporées. Il est sûr que cette énergie nécessite un contrôle intense de son fonctionnement et ne tolère aucun laisser-faire laisser-aller.

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L’accident de Tchernobyl en est la triste expérience. Cet accident, pourtant limité et survenu à grande distance, représente en fait tout ce que l’on peut craindre d’une énergie particulièrement difficile à maîtriser, potentiellement dangereuse et d’une puissance considérable avec des effets dévastateurs en cas de perte de contrôle.

L’insolence du nuage radioactif qui n’a respecté aucune frontière naturelle ou humaine (frontières et communiqués de presse) est à l’origine d’une contamination globale de l’Europe. Néanmoins, il n’y a aucune comparaison entre les niveaux de contamination atteints dans la région de Tchernobyl, où la population est prisonnière à perpétuité de son environnement, et les quelques points chauds de France.

Stéphane Sogon, le 24/08/00, Docteur en Géographie

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