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Afin de confiner le réacteur, 14 000 tonnes de matériaux ont été larguées par hélicoptères jusqu’à la fin du mois juin 1986.

Le sarcophage est une construction composite formée de grandes plaques en acier reposant sur des poutres d’une hauteur de 50 m. Compte tenu de l’importante activité près du réacteur, ces plaques ont été posées avec des grues sans possibilité d’assurer leur jointure et leur fixation. De plus, le sarcophage a été construit en utilisant des matériaux prévus pour une tenue de 30 ans mais sur des appuis de stabilité incertains ayant subi une explosion et de violents incendies. Il comprend 1335 tonnes de lave (mélange de combustible, de sable et de matériaux injectés dans le réacteur pour éteindre le feu), 64 000 m3 de matériaux radioactifs et 800 000 litres d’eau radioactive.

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Les failles du sarcophages

Construit trop rapidement, le sarcophage présente dans sa structure des points faibles très inquiétants (IPSN, 2000) : - En vieillissant les structures en béton sur lesquelles reposent la charpente métallique rend instable la partie supérieure du sarcophage. Un effondrement partiel entraînerait des effets radiologiques limités au voisinage immédiat du site si il n’affecte pas le réacteur 3 en fonctionnement ; - La lave et le combustible se désagrègent lentement en poudre sous l’effet des rayonnements. Une émanation constante d’aérosols se produit à un faible niveau d’activité mais peut prendre une autre dimension en cas d’éboulement ; - Le toit de tôle appuyé sur des tuyaux métalliques n’est pas étanche. L’eau qui y pénètre est pompée et envoyée à la station de traitement des eaux du site. La dalle inférieure est normalement encore étanche même si à terme, le risque de transfert de radioactivité par les eaux souterraines n’est pas exclu. Une tentative de construction de murs d’étanchéité dans le sol a avortée car elle provoquait une remontée dangereuse de la nappe phréatique sous les réacteurs ;

Enfin, il est difficile d’exclure totalement la possibilité de déclenchement spontané de réactions en chaîne.

Pour renforcer le sarcophage et surtout le doubler et permettre ainsi la récupération progressive des matériaux radioactifs, un programme de stabilisation du sarcophage et de réfection des systèmes de surveillance d’une durée de 10 ans a été mis en place en 1997.

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